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Margot Duquenne — 00:00
Si vous sortez avec quelqu'un depuis 3 mois et que vous voulez savoir si la personne vous est fidèle, toi tu es détective privé, est-ce qu'il y a des enquêtes qui te poursuivent Ce n'était pas votre femme que je suivais, c'était vous. Aujourd'hui, on peut s'évaporer, on peut disparaître. Il suffit de peu de choses pour changer d'apparence de loin. Est-ce que ça t'est déjà arrivé de ne pas résoudre une enquête
Intervenant 2 — 00:16
Bonjour à tous et bienvenue dans tous Wonder, le média qui parle de votre point de bascule. Aujourd'hui,
Intervenant 2 — 00:21
on reçoit Margot Duquenne, elle a un métier incroyable,
Intervenant 2 — 00:24
elle est détective privée, elle montre très rarement son visage. Vous allez voir qu'elle sait tout de vous qu'elle peut tout savoir si vous trompez votre femme, elle va le savoir. Si vous voulez disparaître dans la nature, elle saura vous retrouver. On va parler de la réalité de ce métier, des fantasmes aussi, de pourquoi elle a choisi d'être détective privée et aussi il y a très très peu de femmes, est-ce que c'est un avantage ou pas sur le terrain et lors des filatures par exemple. Tous Wonder c'est tous les mardis, vous nous retrouvez sur YouTube et sur toutes les plateformes de podcasts Spotify,
Intervenant 2 — 00:54
Deezer, Amazon et Apple. Vous pouvez nous regarder, nous écouter
Intervenant 2 — 00:58
un peu partout et un peu tout le temps. Cet épisode vous est présenté avec Lucie,
Intervenant 2 — 01:02
l'expert en santé préventive.
Intervenant 2 — 01:05
Vous le savez dans Troussefender, on parle souvent de points de bascule, de déclic qui change une vie. Bien parfois, le 1er déclic, c'est simplement de mieux comprendre son corps. Souvent, on se demande pourquoi on est tout le temps fatigué, tout le temps stressé.
Intervenant 2 — 01:17
Pourquoi une femme peut perdre ses cheveux, par exemple en pleine ménopause Pourquoi un homme, même jeune, peut avoir des problèmes de fertilité
Intervenant 2 — 01:24
bien très souvent la réponse elle se trouve dans votre corps, dans notre corps et Lucie propose que moi en tout cas je cherche depuis longtemps et c'est pour ça que je vous en parle, c'est un bilan complet, analyse de sang, d'urine,
Intervenant 2 — 01:35
de salive, il y a plus de 110 marqueurs qui sont étudiés. En gros, vous l'avez compris, tout est passé au crible,
Intervenant 2 — 01:42
organe,
Intervenant 2 — 01:43
équilibre hormonal.
Intervenant 2 — 01:44
Et quand vos résultats arrivent, bien vous avez un plan d'action à mettre en place pour avoir de nouvelles bonnes habitudes sur votre activité, votre sommeil, votre santé mentale et vous pouvez même échanger avec un chat avec une IA pour vous aider à avoir de bonnes nouvelles habitudes. Avec Tous Wonder, vous avez un code de réduction,
Intervenant 2 — 02:01
moins 10 pour 100 avec le code Tous Wonder 10 et évidemment je vous mets le lien dans la description de l'épisode. Et tous wonder c'est maintenant avec Margot Ducaine, détective privé.
Intervenant 2 — 02:21
Margot Duquenne, merci d'être avec nous.
Intervenant 2 — 02:24
Toi, tu es détective privé. Tu vas nous raconter, nous dire pourquoi on voit ton visage aujourd'hui, parce qu'on se dit que, évidemment, c'est un métier extrêmement secret.
Intervenant 2 — 02:32
Mais commençons par ton point de bascule.
Intervenant 2 — 02:34
10 mai 2019,
Intervenant 2 — 02:36
t'avais un métier avant d'être détective privé, tu étais journaliste.
Intervenant 2 — 02:40
Et puis, il y a eu un avant et un après. Qu'est-ce qui s'est passé
Margot Duquenne — 02:43
J'étais journaliste et je voulais,
Margot Duquenne — 02:46
enfin, je voulais vendre des podcasts,
Margot Duquenne — 02:48
voilà, en vivre en tout cas et j'avais eu un rendez-vous avec
Margot Duquenne — 02:52
maison de production de podcasts qui venait de se créer à l'époque et je leur avais proposé
Margot Duquenne — 02:56
une série sur le renseignement
Margot Duquenne — 02:59
et la personne en face de moi elle était super emballée et caetera
Margot Duquenne — 03:03
Et puis en fait, je suis sortie du rendez-vous
Margot Duquenne — 03:05
pas spécialement
Margot Duquenne — 03:07
satisfaite
Margot Duquenne — 03:08
et je me suis posée la question. Je me suis dit, mais
Margot Duquenne — 03:11
je vais encore poser, tendre le micro à des gens qui font ce qu'en fait moi j'aimerais faire. Des enquêtes quoi. Voilà, je voudrais faire des enquêtes, et caetera. Je n'ai pas forcément envie de d'entendre parler des gens faire des enquêtes.
Margot Duquenne — 03:22
Du coup, suis rentrée chez moi et je sais que c'est ce jour-là en tout cas où j'ai commencé à regarder sur internet
Margot Duquenne — 03:27
quelles étaient les possibilités
Intervenant 2 — 03:29
pour devenir enquêteur, dans quel type de métier il y avait des enquêtes. Donc tu es devenu détective privé. Ça veut dire quoi être détective privé aujourd'hui Parce qu'on
Intervenant 2 — 03:39
a l'image de l'inspecteur gadget. Tu sais que son grand manteau, le chapeau, bon évidemment, ce n'est pas ça la réalité. C'est quoi ce métier finalement
Margot Duquenne — 03:47
Alors ce métier en fait c'est vraiment
Margot Duquenne — 03:49
tout type d'enquête
Margot Duquenne — 03:50
qui ont besoin soit d'un renseignement ou d'une preuve.
Margot Duquenne — 03:54
Et en fait il y a plein de moments je ne dans une vie d'entrepreneur
Margot Duquenne — 03:58
ou dans une vie familiale
Margot Duquenne — 04:00
où il nous manque une information par exemple. Alors on a de
Margot Duquenne — 04:05
prouver un adultère, des choses comme ça, mais ça peut être par exemple dans le cadre d'un divorce des choses beaucoup plus concrètes qui est trouvé l'adresse où est parti
Margot Duquenne — 04:13
le mari qui a quitté le foyer familial,
Margot Duquenne — 04:16
la mère qui a quitté le foyer, et caetera. Juste retrouver une adresse et le des petits bouts qui manquent, par exemple dans un dossier d'un avocat,
Margot Duquenne — 04:23
ou alors trouver
Margot Duquenne — 04:25
des informations sur le train de vie d'une personne parce qu'elle réclame beaucoup en prestations compensatoires.
Margot Duquenne — 04:30
Il y plein de
Margot Duquenne — 04:32
moments en fait dans la vie, dans un dossier juridique où il y a besoin d'une information ou d'une preuve. Et parfois, ce n'est pas forcément d'ailleurs devant les tribunaux que nos rapports vont, c'est aussi pour de l'aide à la décision.
Margot Duquenne — 04:44
Je pense par exemple aux chefs d'entreprise. C'est-à-dire
Margot Duquenne — 04:47
Par exemple, ils ont besoin d'une information
Margot Duquenne — 04:50
je ne sais pas, un candidat ou alors
Margot Duquenne — 04:53
une situation.
Intervenant 2 — 04:55
Attends, il y a des boîtes qui enquêtent sur des candidats avant de les embaucher Alors
Margot Duquenne — 04:59
avant la RGPD, je pense que c'était plus facile.
Margot Duquenne — 05:02
Aujourd'hui,
Margot Duquenne — 05:03
par exemple,
Margot Duquenne — 05:04
si on va demander à une école
Margot Duquenne — 05:07
très connue si leur candidat
Margot Duquenne — 05:10
a bien reçu ce diplôme
Margot Duquenne — 05:11
en telle année,
Margot Duquenne — 05:13
il nous faut l'accord du candidat. Enfin, tout est devenu un peu plus compliqué.
Margot Duquenne — 05:17
Mais ça peut être que tu peux vérifier. L'employeur
Intervenant 2 — 05:20
pourrait avoir envie de vérifier si tu as bien fait HEC,
Intervenant 2 — 05:23
si tu as bien fait une grande école
Intervenant 2 — 05:26
polytechnique.
Margot Duquenne — 05:27
Après, on postule dans postes
Margot Duquenne — 05:29
importants, en général, on ne va pas dire qu'on refuse de,
Margot Duquenne — 05:33
voilà. On donne son CV, normalement c'est c'est ça. Mais lesquels les plus fréquents pour les chefs d'entreprise aujourd'hui, c'est quand même les enquêtes sur les faux arrêts de travail,
Margot Duquenne — 05:44
les les personnes qui sont en arrêt de travail pendant parfois plusieurs mois, voire des années et qui en fait
Margot Duquenne — 05:50
soit travaillent à côté, soit sont en train de monter une entreprise concurrente,
Margot Duquenne — 05:54
et caetera.
Margot Duquenne — 05:56
C'est beaucoup d'affaires de concurrence déloyale
Margot Duquenne — 05:58
et ça, ça fait très très mal pour les entreprises qui en sont victimes. C'est quoi tes histoires les plus folles, tes enquêtes qui t'ont marqué
Intervenant 2 — 06:08
Peut-être des situations
Intervenant 2 — 06:09
fortes ou des situations improbables
Intervenant 2 — 06:12
Les situations improbables,
Intervenant 2 — 06:14
c'était
Margot Duquenne — 06:17
de déceler un trafic de déchets.
Intervenant 2 — 06:19
Alors ça ça nous a amené à Donc tu as fait les poubelles quoi. Alors non, pas ce type Non
Margot Duquenne — 06:25
pas celui-là.
Margot Duquenne — 06:26
Non ça c'était plutôt pour une affaire de vol de données dans les entreprises. Non, c'est, alors c'était plutôt
Margot Duquenne — 06:32
un trafic
Margot Duquenne — 06:34
de de déchets
Margot Duquenne — 06:35
mais massifs, c'est-à-dire transportés dans des poids lourds et caetera. Ce qui nous a amenés avec un confrère à faire des planques sur des aires d'autoroute,
Margot Duquenne — 06:45
planquer devant des déchèteries,
Margot Duquenne — 06:47
enfin des choses comme ça. Donc ça, c'était assez improbable. Quand j'ai, je me suis lancée dans ces ces études, je ne suis pas dit que j'allais faire ça, que j'allais traquer des poids lourds sur l'autoroute, et caetera. Donc ça, c'était assez,
Intervenant 2 — 06:59
c'était assez drôle quand même. Ouais, c'est improbable. Enfin, c'est c'est c'est comme dans dans un film quasiment.
Margot Duquenne — 07:04
Ouais, complètement. Et puis retracer tous les points d'arrivée et les points de départ.
Margot Duquenne — 07:09
Après, c'est sûr qu'on a Mais tu as fait les poubelles. Ça, je l'ai lu dans ton livre, on va en parler. J'ai fait les poubelles. Et d'ailleurs, c'est l'ouverture du livre.
Margot Duquenne — 07:18
Ça, tu n'imaginais pas, je pense, en choisissant ce métier de détective privé qu'il fallait en passer par là, non Non. Alors quand je l'ai fait, je me suis dit bon, c'est normal, il faut en passer par là. Aujourd'hui, avec du recul
Margot Duquenne — 07:28
avec 5 ans d'expérience, je me dis bon, c'était peut-être pas obligé, quoi. J'aurais peut-être pu dire non à ce moment-là. Après,
Margot Duquenne — 07:35
c'est vrai qu'il y a parfois des cas où
Margot Duquenne — 07:38
c'est très, très difficile de recueillir des preuves et ne serait-ce que pour avoir des indices, pour savoir où chercher, et caetera,
Margot Duquenne — 07:45
ça peut être utile pour des choses extrêmement graves. Je ne sais pas s'il y a un dossier
Margot Duquenne — 07:50
pénal où il faut prouver un viol ou des cas de voilà. Je pense que je pourrais le refaire, mais voilà, pas pour des petits trucs quoi. En fait, tu peux tout trouver sur tout le monde
Margot Duquenne — 08:01
Non, pas du tout. Alors, on ne peut pas suivre tout le monde. On ne peut pas fouiller sur tout et n'importe qui. Heureusement,
Margot Duquenne — 08:07
depuis quelques années, notre profession est vraiment très encadrée.
Margot Duquenne — 08:11
Et par exemple,
Margot Duquenne — 08:13
je ne pas si vous sortez avec quelqu'un depuis 3 mois et que vous voulez savoir si la personne vous est fidèle, ce qui, enfin, ce qui sont des demandes qui nous arrivent fréquemment,
Margot Duquenne — 08:21
bien évidemment que non.
Margot Duquenne — 08:23
Le 1er venu,
Margot Duquenne — 08:25
non vous avez, non on ne peut pas suivre la personne. On ne peut pas suivre pourquoi Parce que la personne déjà elle ne vous doit pas fidélité
Margot Duquenne — 08:31
parce qu'elle sera avec vous depuis 3 mois. Nous on règle que des préjudices
Margot Duquenne — 08:36
où il y eu un contrat, donc par exemple des gens qui sont mariés, là il a eu il y a quand même un contrat où on promet fidélité donc il y a un
Margot Duquenne — 08:44
devoir qui n'a pas été respecté,
Margot Duquenne — 08:46
Mais il y a plein d'autres relations où il n'y a aucun droit et devoir. Et dans ce cas là, nous, on n'intervient pas. Heureusement, parce que sinon, on tombe sur un obsessionnel et puis il nous demande d'enquêter sur sa nouvelle obsession. Si
Intervenant 2 — 08:59
tu n'es pas marié,
Intervenant 2 — 09:01
toi, en tant que détective,
Margot Duquenne — 09:03
tu vas refuser une enquête pour savoir si ton mec te trompe, et caetera. Et même dans les cas de gens qui sont mariés,
Margot Duquenne — 09:12
par exemple,
Margot Duquenne — 09:13
une femme ne peut pas suivre son mari
Margot Duquenne — 09:16
si elle considère,
Margot Duquenne — 09:18
enfin si elle a des soupçons d'adultère. Pourquoi
Margot Duquenne — 09:21
Parce que nous, on a en fait, on a un diplôme, des autorisations administratives,
Margot Duquenne — 09:26
un cadre légal, on est habilités. Mais la personne si elle le fait elle-même alors même que c'est son propre mari, elle pourrait si le mari se retournait contre elle, être accusé de harcèlement,
Margot Duquenne — 09:37
enfin voilà. Donc
Margot Duquenne — 09:39
et puis ça ne vaudrait rien devant devant un juge. Donc
Margot Duquenne — 09:43
l'idée, c'est de ne faire les choses n'importe comment. En plus de ça, bon, si votre femme vous suit,
Margot Duquenne — 09:48
il est possible que vous la reconnaissiez, que vous connaissiez sa voiture. Donc c'est pour ça que c'est bien d'avoir aussi des gens qui ont la tête plus froide. Les cas d'infidélité,
Intervenant 2 — 09:57
est-ce que c'est fréquent
Intervenant 2 — 09:59
dans les dossiers que tu acceptes parce qu'on en parlait à l'instant
Intervenant 2 — 10:02
Oui, oui, c'est fréquent. Enfin, c'est fréquent. Est-ce que c'est le 1er cas Parce qu'on se dit qu'on fait appel à un détective privé pour prouver ça. Enfin, en tout cas, c'est le 1er truc qui vient comme ça, tu vois, dans le Il y a plein de gens qui pensent qu'on ne le fait plus parce que c'est, ça a été dépénalisé.
Margot Duquenne — 10:16
Alors c'est sûr que c'est aujourd'hui, on ne peut pas,
Margot Duquenne — 10:20
en droit pénal, on ne peut pas vous reprocher un adultère. Sauf qu'en droit civil, c'est toujours existant.
Margot Duquenne — 10:26
Mais il ne pas s'attendre à gagner
Margot Duquenne — 10:30
50000 euros parce qu'on a prouvé une infidélité. Évidemment que ce n'est pas pénalisé comme avant.
Margot Duquenne — 10:36
Mais il y a des gens par exemple pour qui
Margot Duquenne — 10:39
dire que ça a été un divorce pour faute de la faute de mon mari ou de la faute de ma femme, c'est important pour eux.
Margot Duquenne — 10:46
Parce qu'aussi, par exemple au regard de du reste de la famille, ça explique pourquoi il y a une séparation.
Margot Duquenne — 10:52
Et je je pense par exemple à des des gens qui ont des religions où le divorce normalement
Intervenant 2 — 10:58
n'est pas considéré comme une étape quoi. Comment on prouve un adultère Comment on prouve une tromperie
Margot Duquenne — 11:04
On le prouve en Alors déjà il faut aussi, enfin il faut prouver des gestes affectueux,
Margot Duquenne — 11:09
c'est-à-dire qu'une femme et un homme qui se baladent dans la rue ça ne suffit pas.
Margot Duquenne — 11:13
Il faut montrer voilà des gestes affectueux, ça peut être un bisou sur la bouche, une embrassade, une accolade et caetera. Mais il faut aussi prouver une récurrence
Margot Duquenne — 11:22
parce que voilà, si ça a été juste juste un bisou, une embrassade entre guillemets,
Margot Duquenne — 11:28
voilà, ça ne vaudra pas le coup. Parfois, il y a aussi, en fait les gens vivent ensemble, ils vivent avec leur nouveau partenaire.
Margot Duquenne — 11:36
Donc
Margot Duquenne — 11:37
donc voilà, ça ça peut aussi jouer sur une prestation compensatoire.
Margot Duquenne — 11:42
Je pense notamment à un dossier où une femme demandait une prestation compensatoire à son ex-mari énorme
Margot Duquenne — 11:48
en disant qu'elle vivait chez ses parents en banlieue, et caetera. Or, elle avait un train de vie
Margot Duquenne — 11:54
que vous et moi, nous n'avons pas, qui était assez excessif
Margot Duquenne — 11:58
avec un nouveau partenaire qui était très riche,
Margot Duquenne — 12:01
qui avait même rencontré sa mère. Donc ce n'était pas du tout. Ça t'a réussi à le prouver. Oui, oui, ça, on a réussi à le prouver. On est plusieurs pour faire ça parce que c'est des dossiers assez énormes.
Intervenant 2 — 12:11
C'est quoi tes techniques,
Intervenant 2 — 12:13
tes outils
Margot Duquenne — 12:14
Tu prends des photos, comment on constate Tu vois comment tu Il n'y a pas que de la photo, j'imagine. Comment ça marche, en fait Si on Si j'atteste que j'ai vu quelqu'un qui embrasse une autre personne dans la rue, etc, entre guillemets, normalement, ma valeur de juste avoir observé et l'écrire dans un rapport, ça devrait suffire.
Margot Duquenne — 12:32
Mais aujourd'hui, comme
Margot Duquenne — 12:34
de partout, on est aussi dans le dans le dans l'image, et caetera, et il n'y a quand même pas meilleure preuve
Margot Duquenne — 12:40
d'un fait que de le montrer en photo. C'est en ça que je me dis des fois que l'intelligence artificielle ne va pas forcément nous remplacer parce
Margot Duquenne — 12:47
que c'est très difficile d'avoir
Margot Duquenne — 12:49
le bisou au bon moment, l'accolade au bon moment parce qu'en plus les gens sont discrets, les gens ne le font pas forcément dans des lieux publics et si c'est dans un lieu privé, nous on n'a pas le droit de le photographier, photographier, de le prendre en vidéo.
Margot Duquenne — 13:01
Donc ça demande énormément de patience
Margot Duquenne — 13:04
d'être
Margot Duquenne — 13:06
aux aguets et de faire la bonne image au bon moment, mais c'est voilà, c'est un grand travail de patience. C'est quoi tes outils alors C'est la photo, pas que. C'est la photo, la vidéo,
Margot Duquenne — 13:17
démontrer
Margot Duquenne — 13:18
des déplacements,
Margot Duquenne — 13:19
démontrer des des lieux visités, des personnes rencontrées.
Intervenant 2 — 13:23
Est-ce que tu as les mêmes outils que la police du coup
Margot Duquenne — 13:26
Pas du tout, j'aimerais bien. Par contre, une des choses dont
Margot Duquenne — 13:31
dont on a le droit, c'est d'enquêter
Margot Duquenne — 13:34
sans faire état de notre fonction et voilà. C'est-à-dire que moi par exemple, je parlais à des voisins,
Margot Duquenne — 13:41
si j'ai un bon scénario,
Margot Duquenne — 13:42
que je suis assez débrouillarde,
Margot Duquenne — 13:44
que j'arrive à amener des choses sans que la personne comprenne que j'essaie d'obtenir une information,
Margot Duquenne — 13:49
on peut recueillir
Margot Duquenne — 13:50
ces informations de cette façon-là. Contrairement par exemple à un huissier de justice quand il s'adresse à quelqu'un qui est l'enquêté,
Margot Duquenne — 13:58
il est obligé de se présenter en tant que Oui, c'est sûr que si tu arrives en disant bonjour, je suis détective Ah oui, détective privé, c'est le mot qu'il faut bannir du vocabulaire si on veut faire la moindre enquête. Pourquoi Parce que ça ferme toutes les portes. Moi, j'aimerais savoir pourquoi tu montres ton visage. Parce qu'on se dit détective privé,
Intervenant 2 — 14:17
c'est une sorte d'espion, tu vois, c'est une sorte
Intervenant 2 — 14:21
d'enquêteur de l'ombre.
Intervenant 2 — 14:22
Est-ce que pour toi, c'est un souci de montrer aujourd'hui ton visage Est-ce que tu pourrais être reconnue Est-ce que ça peut poser un problème Alors jusqu'ici, ça ne m'est jamais arrivé d'être reconnue. Je pense que les gens ont une mémoire très très courte. Moi, la 1re,
Margot Duquenne — 14:36
sauf quand je fais une enquête et là j'essaie de bien mémoriser le visage des gens. Mais en général, quand on regarde une vidéo
Margot Duquenne — 14:43
peu de temps après, on oublie. Deuxièmement, je n'ai pas du tout cette apparence quand je suis en filature. Et
Margot Duquenne — 14:48
je ne pas le dire justement, mais je ne suis pas non plus avec des perruques, des trucs comme ça. C'est juste qu'en général, déjà, on est très loin de notre cible.
Margot Duquenne — 14:57
On n'est pas censé la croiser. Et si jamais on la croise voilà au détour d'un trottoir et caetera,
Margot Duquenne — 15:04
on fait ce qu'on appelle, on se désilhouette,
Margot Duquenne — 15:07
on change d'apparence et caetera, on a des outils là-dessus mais c'est surtout que normalement c'est au moment de l'enquête qu'on est très discret. Après, moi, je prends la parole aussi parce que justement, il y a beaucoup de mauvaises images. Enfin, il y a une image qui n'est pas forcément vraie des détectives privés. Le barbouze, quoi. Déjà, déjà, les gens ne savent même pas que ça existe. Bien sûr. Ils ne savent pas ce dont on a le droit. Il y l'image du barbouze fait n'importe quoi. J'essaie d'expliquer aussi comment
Margot Duquenne — 15:32
on peut être utile dans la vie des gens. Et les gens n'ont pas forcément l'idée que
Margot Duquenne — 15:36
pour rechercher une adresse, pour rechercher
Margot Duquenne — 15:39
un ami disparu ou une tante à qui on veut parler, mais on n'arrive pas à avoir accès dans le cas d'une succession, des choses comme ça. En fait, nous, on est là. Tu peux nous raconter sans dévoiler trop de secrets, mais comment tu fais des filatures, comment tu te grilles, mais est-ce qu'il y des techniques,
Margot Duquenne — 15:54
une filature, il y a des techniques d'enquête. Je ne pas évidemment trop dévoiler parce que pour le pour
Margot Duquenne — 16:01
le coup, c'est des choses que j'essaie de vraiment pas trop dévoiler.
Margot Duquenne — 16:05
Mais c'est,
Margot Duquenne — 16:07
je vais laisser un peu flou, mais c'est la distance qu'on doit avoir justement. Quelle est la distance Où est-ce qu'on se positionne Ça, c'est secret.
Margot Duquenne — 16:14
Mais en fait, ça, ça dépend de la personne. Ça dépend si on fait une filature en voiture, si on fait une filature en piéton.
Margot Duquenne — 16:20
Si on est plusieurs, on n'a pas forcément la même distance.
Margot Duquenne — 16:23
Parce que si on est plusieurs, il y a un qui peut prendre beaucoup plus de de distance justement,
Margot Duquenne — 16:29
car l'autre est
Intervenant 2 — 16:31
sous un autre truc. Est-ce que tu peux donner un exemple, je ne pas, dans un café par exemple,
Intervenant 2 — 16:36
ou un mec qui fait ses courses Alors dans un café, alors déjà,
Margot Duquenne — 16:39
est-ce que c'est vraiment utile qu'on rentre
Margot Duquenne — 16:42
dans le café Je ne sais pas. Ça, ça dépend de voilà. Est-ce que par exemple dans le café, si on suit quelqu'un pour une filature,
Margot Duquenne — 16:49
on va rentrer dans le café pour savoir évidemment qui est qui la personne rencontre.
Margot Duquenne — 16:53
Mais si la personne rentre dans un monoprix et qu'on le suit pour une affaire de concurrence déloyale,
Margot Duquenne — 16:58
il n'y a aucun intérêt à rentrer dedans à part se croiser la personne. Donc on ne va pas prendre le risque à ce moment-là pour avoir une information, il a acheté du coca
Margot Duquenne — 17:08
un mars et ça ne nous intéresse pas.
Margot Duquenne — 17:10
Nous ce qu'on veut c'est être le plus discret possible et on ne va rentrer dans les
Margot Duquenne — 17:16
endroits que par exemple on peut rentrer dans un immeuble avec quelqu'un si c'est très important de cibler
Margot Duquenne — 17:21
l'endroit où il est allé, s'il a sonné un interphone,
Margot Duquenne — 17:24
dans quel
Margot Duquenne — 17:25
dans quel appartement il est rentré. Ça
Margot Duquenne — 17:28
ça peut être utile, mais parfois c'est pas utile. Parfois on reste dehors et en fait on on est dehors très loin de la sortie, mais avec toujours un visuel sur la sortie. Et ça, ça t'est déjà arrivé de te dire, mais il ne sort pas, mais je l'ai raté.
Margot Duquenne — 17:41
Oui, oui. Une heure, 2 heures, 3 heures, tu attends Oui, oui, c'est bien sûr, ça, ça nous arrive.
Margot Duquenne — 17:46
D'ailleurs, c'est toujours au moment où ça, c'est, je racontais ça à une collègue détective.
Margot Duquenne — 17:51
Par exemple les gens ils sont dans leur voiture et nous on les suit, ils se garent, ils restent dans leur voiture. Mais ils restent super longtemps parfois. Mais moi moi je suis la 1re à rester très longtemps dans ma voiture parce que je ne pas, je regarde quelque chose, je discute avec quelqu'un. Ah oui, c'est vraiment tu sors de la voiture que lui ça va ou que lui en fait il redémarre ou alors il sort de sa voiture et du coup du coup on aura mieux fait de rester parce que c'est le début du scrap.
Margot Duquenne — 18:14
Je, c'est, il ne faut pas s'impatienter
Intervenant 2 — 18:17
et c'est ça le plus difficile. Tu parlais du dé-silo étage, donc changer d'apparence. Parfois, peux changer d'apparence dans la même heure.
Intervenant 2 — 18:25
Parce que tu vas croiser quelqu'un et puis il ne pas qu'il te reconnaisse.
Intervenant 2 — 18:29
Comment tu fais en fait un sac à dos, une casquette,
Intervenant 2 — 18:32
une veste
Margot Duquenne — 18:33
Comment on change d'apparence très rapidement Alors en fait, quand vous êtes dans la rue et que vous regardez les gens, vous voyez par exemple quelqu'un avec une casquette, un blouson en jean. Oui, Vous ne voyez pas, c'est très, vous voyez pas forcément s'il y une moustache, les yeux, et caetera. Donc c'est ce genre de choses-là qu'il faut modifier, c'est une silhouette de loin qu'il faut modifier. Donc évidemment, c'est compliqué de changer de chaussures. Donc on essaie d'avoir des chaussures assez basiques,
Margot Duquenne — 19:00
pas des chaussures orange, mais mais ça peut être un manteau, ça peut être quelque chose sur la tête
Margot Duquenne — 19:06
ou des lunettes ou je ne pas pour une femme se lâcher les cheveux,
Margot Duquenne — 19:11
voilà. Et en fait, il y a peu de, enfin
Margot Duquenne — 19:14
Et tu portes jamais de,
Margot Duquenne — 19:16
il suffit. Non, ne porte jamais de, il suffit de peu de choses pour changer d'apparence de loin.
Margot Duquenne — 19:21
Après, vraiment, on est on est loin. Il faut être quand même très bonne comédienne, non Oui, quand on va faire des enquêtes de voisinage, des choses comme ça,
Margot Duquenne — 19:29
pourtant je ne pense pas que je suis une bonne comédienne, mais c'est plus arriver à
Margot Duquenne — 19:33
tout de suite donner confiance aux gens. Et ça, ne pas si ce pas la même chose qu'être mon Bon
Margot Duquenne — 19:39
déjà moi les les l'entourage,
Margot Duquenne — 19:41
le voisinage, et caetera, je ne leur veux pas de mal. Donc
Margot Duquenne — 19:45
normalement, même s'ils m'aident, etc. Ça n'aura aucune conséquence sur eux. Donc je n'ai pas l'impression de leur faire un sale coup.
Margot Duquenne — 19:51
Et je sais pas,
Margot Duquenne — 19:53
je me mets à leur place. J'essaie d'avoir un scénario où on a envie d'aider la personne. Par exemple, j'ai perdu mon chat.
Intervenant 2 — 20:00
Si vous le retrouvez, est-ce que je peux laisser mon numéro dans une boîte aux lettres C'est quoi votre nom Tout ça, c'est un truc comme ça. Ça peut être ça. D'accord.
Margot Duquenne — 20:06
Et les gens ont confiance, quoi. Ça marche. Oui, ils ne vont pas vraiment se douter. En plus, ils ont de la compassion parce que le pauvre chat, quoi.
Intervenant 2 — 20:15
Ce n'est pas forcément Est-ce que tu as d'autres techniques Est-ce qu'il y a des techniques avérées pour faire parler les gens
Margot Duquenne — 20:21
Non, parce que vraiment, ça dépend de Il y a des gens qui sont On ne les a pas avec des chats.
Margot Duquenne — 20:26
Donc
Margot Duquenne — 20:27
non là c'est des gens qui ne sont pas forcément concernés d'ailleurs que avec qui on peut faire ça.
Margot Duquenne — 20:32
Les techniques pour faire parler des gens,
Margot Duquenne — 20:36
c'est
Margot Duquenne — 20:38
pas forcément engager la conversation sur le sujet qui nous intéresse et au détour de la conversation,
Margot Duquenne — 20:44
poser la petite question qui, au milieu de tout ça, ne va pas paraître suspecte.
Margot Duquenne — 20:49
Il faut avoir un poker face,
Margot Duquenne — 20:51
j'imagine.
Intervenant 2 — 20:52
Tu sais, quand tu as enfin ta réponse à la question que tu attends, mêlée dans la conversation.
Margot Duquenne — 20:57
Faut être capable de rester impassible, quoi.
Margot Duquenne — 21:01
Oui, en général,
Margot Duquenne — 21:02
je suis tellement contente
Margot Duquenne — 21:03
que je ne vais pas. Non, c'est
Margot Duquenne — 21:06
sûr qu'on ne montre pas qu'on est ni satisfait ni quoi que ce soit. Il faut garder le truc jusqu'à presque qu'on soit dans la voiture quoi. Oui oui c'est ça, c'est ça, c'est ça. Mais ce n'est pas,
Margot Duquenne — 21:18
je vois pas ça comme un jeu d'acteur,
Margot Duquenne — 21:20
je vois plus ça comme,
Margot Duquenne — 21:23
je ne sais pas,
Margot Duquenne — 21:25
obtenir,
Margot Duquenne — 21:26
réussir une mission quoi. Je ne sais pas comment dire autrement, mais ce n'est pas forcément
Intervenant 2 — 21:30
la comédie pour moi. C'est quoi la satisfaction que tu as, que tu ressens Tu parles de mission
Margot Duquenne — 21:36
quand tu résous une affaire, quand tu arrives à prouver quelque chose qu'on t'a demandé de prouver. Je je me rappelle ma 1re mission, par exemple, j'étais en stage et pendant très très longtemps, on a suivi
Margot Duquenne — 21:45
une femme pour prouver un adultère, et caetera. Et c'était des longues journées, et caetera. Et du coup, le moment où enfin tout ça, entre guillemets,
Margot Duquenne — 21:54
a payé parce qu'il y a eu, en plus c'était c'était une femme qui était très belle, son amant était très beau, enfin je ne pas, y avait quelque chose d'un peu
Margot Duquenne — 22:03
cinématographique,
Margot Duquenne — 22:05
ils m'ont vraiment
Margot Duquenne — 22:06
fait
Margot Duquenne — 22:07
une scène très jolie. Évidemment qu'on est super satisfait.
Margot Duquenne — 22:12
Après je me rends compte maintenant que
Margot Duquenne — 22:14
quand j'ai les clients directs
Margot Duquenne — 22:16
et que j'ai des femmes au téléphone ou des hommes au téléphone,
Margot Duquenne — 22:20
des femmes qui parfois pleurent, dont en fait ce que je vais leur dire ça va quand même leur détruire
Margot Duquenne — 22:26
une part de la confiance qu'ils avaient. Je ne dis pas leur vie parce que heureusement leur vie ne tient pas à ça. En tout cas un mariage, c'est une chose de terrible.
Margot Duquenne — 22:34
J'ai la satisfaction,
Margot Duquenne — 22:36
mais bon,
Margot Duquenne — 22:37
ce n'est pas
Intervenant 2 — 22:39
comme quand je suis pas en contact avec le client, quoi. Ouais, ouais, je comprends. C'est quoi les cas Donc, on a dit adultère.
Intervenant 2 — 22:46
Il y a aussi les, donc tu l'entends, tu l'as évoqué, les maladies imaginaires, donc des entreprises
Intervenant 2 — 22:51
qui vont enquêter sur des gens qui sont en arrêt maladie.
Intervenant 2 — 22:54
C'est ça Il y des cas de personnes qui ont un double job
Margot Duquenne — 22:58
Oui, des personnes,
Margot Duquenne — 22:59
par exemple, qui disent qu'ils ont très, très mal à l'épaule. Ils ne peuvent pas travailler. Et puis, en fait,
Margot Duquenne — 23:05
ils font des travaux chez eux. Ils soulèvent des sacs, ils soulèvent. Ils sont très très en forme chez eux, mais bizarrement ils ne sont pas trop en forme au boulot, ça ça peut être, ça ça peut Ça c'est ça c'est fréquent Non, ce pas fréquent. On va faire flipper pour les gens si on a la maladie de longue durée là. Oui, d'ailleurs tous mes amis qui sont dans la maladie flippent tout le temps et je leur dis, mais non toi tu es vraiment malade. Il n'y a pas de souci, mais non, il faut savoir qu'il y a quand même des gens qui abusent du système et qui sont en arrêt depuis parfois des années.
Margot Duquenne — 23:29
Et en plus, c'est, enfin, on imagine,
Margot Duquenne — 23:33
enfin, je sais pas, il quand même se dire que parfois le patron c'est une petite PME, il y a 3 employés ou 5 employés et que ces gens-là bloquent le poste et ça fait, enfin c'est c'est très compliqué après pour l'entreprise de rebondir.
Margot Duquenne — 23:46
Et parfois d'ailleurs, ils ne veulent même pas forcément aller aux prud'hommes, mais ils veulent juste
Margot Duquenne — 23:52
parler avec l'employé et dire que ce n'est pas possible de mettre un terme au contrat, bien sûr. Voilà, il y a aussi des cas qui t'ont marqué.
Intervenant 2 — 24:00
Il y une histoire
Intervenant 2 — 24:02
réseau de pédophilie,
Intervenant 2 — 24:03
c'est ça Il y a une grande affaire, une grande enquête que tu as fait. Est-ce que tu peux nous en parler Oui, alors moi, j'ai été au tout début de cette affaire-là.
Intervenant 2 — 24:12
C'est-à-dire que je n'ai pas enquêté Il faut que tu nous racontes l'affaire parce que j'avais vraiment dit 2 mots.
Margot Duquenne — 24:18
En fait, je je rencontre
Margot Duquenne — 24:19
une femme qui m'explique
Margot Duquenne — 24:22
que c'est, elle a été adoptée, ses 2 parents
Margot Duquenne — 24:25
adoptifs sont aujourd'hui décédés, ce qui l'autorise, entre guillemets, à enquêter aujourd'hui sur un peu plus ses origines, et caetera. Et en fait, elle ne me raconte pas tout de prime abord parce que je pense qu'elle a un peu peur et qu'elle n'a pas forcément, enfin voilà, il faut qu'elle ait confiance aussi pour raconter tout. Et au début, elle me demande juste de retrouver sa mère
Margot Duquenne — 24:46
biologique,
Margot Duquenne — 24:49
sa génitrice, on va dire ça comme ça, parce
Margot Duquenne — 24:51
qu'elle se pose des questions sur
Margot Duquenne — 24:54
notamment,
Margot Duquenne — 24:55
elle elle a eu son dossier d'adoption auprès de l'aide sociale à l'enfance, mais il y plein de choses qui sont bizarres,
Margot Duquenne — 25:01
qui sont voilà qui qui qui ne sont pas cohérentes.
Margot Duquenne — 25:05
Et donc on retrouve sa mère adoptive et caetera. Et en fait je me rends compte au fur et à mesure de cette enquête que elle son père adoptif a enfin a abusé d'elle
Margot Duquenne — 25:17
seul mais aussi
Margot Duquenne — 25:18
avec d'autres amis
Margot Duquenne — 25:20
à lui qui faisaient tous partie de l'intelligentsia
Margot Duquenne — 25:26
de gauche parisienne et caetera. Donc c'est quand même
Margot Duquenne — 25:29
des hommes qui sont avocats,
Margot Duquenne — 25:32
enfin voilà qui ont des hautes fonctions dans des médias, des
Margot Duquenne — 25:36
voilà, donc c'est extrêmement
Margot Duquenne — 25:38
extrêmement grave. Qui après ça a donné lieu à une apparition
Margot Duquenne — 25:44
dans les médias. Donc cette affaire elle a été couverte, c'est l'affaire des de des
Margot Duquenne — 25:49
hommes de la rue du bac qui a été publiée dans Libération.
Intervenant 2 — 25:52
Il y des affaires comme ça, est-ce qu'elles te poursuivent Parce que j'imagine qu'enquêter
Intervenant 2 — 25:57
sur un cas d'adoption, puis au final, en tirant le fil, on se rend compte qu'il y un réseau pédophile derrière, c'est quand même dingue. Est-ce qu'il y a des enquêtes qui te poursuivent, tu vois, dans la tête, qui te,
Margot Duquenne — 26:07
que tu gardes avec toi comme ça. Pendant que pendant l'enquête, évidemment que c'était extrêmement
Margot Duquenne — 26:13
prenant. En plus, moi, c'était, enfin, c'était l'année où j'ai eu ma 1re fille. Du coup, il y a eu la naissance de ma fille au milieu de ça, et caetera. Donc forcément, c'était un peu perturbant. Parce
Margot Duquenne — 26:25
qu'on a un enfant et
Margot Duquenne — 26:26
et on On parle de maltraitance grave dans notre boulot. Notre boulot, ce n'est pas comme si on était en train, je ne pas, de vendre des cuisines ou autres. On parle de maltraitance sur les enfants, donc forcément, ça ça perturbe. Après, vraiment,
Margot Duquenne — 26:38
cette affaire-là
Margot Duquenne — 26:40
m'a fait me dire que si j'avais fait cette reconversion et caetera de détective au moins juste pour cette affaire-là et que peut-être il n'y aurait pas d'autres affaires importantes entre guillemets, c'était,
Margot Duquenne — 26:49
ça valait déjà la peine quoi.
Margot Duquenne — 26:51
Pourquoi Parce que j'ai l'impression de l'avoir vraiment aidé.
Margot Duquenne — 26:55
En plus, c'est quelqu'un qui est extrêmement, enfin qui est dans la reconnaissance,
Margot Duquenne — 26:59
qui qui qui me le dit souvent. Enfin, on est resté vachement en lien et je je suis toujours ce qu'elle fait, et caetera.
Margot Duquenne — 27:07
Et voilà, je pense que moi qui avais envie de passer entre guillemets à l'action et de vraiment aider les gens et de ne être trop passive,
Margot Duquenne — 27:14
et bien là, j'ai eu l'impression d'avoir, à ma toute petite échelle, participé à quelque chose de d'utile. Ça m'inspire une question, c'est le cas aussi de disparition de personnes.
Intervenant 2 — 27:24
Ça, c'est un cas, j'imagine complexe
Intervenant 2 — 27:26
parce qu'aujourd'hui, les adultes ont le droit de disparaître.
Intervenant 2 — 27:29
On a le droit de s'évaporer.
Margot Duquenne — 27:31
Comment tu fais Comment tu cherches les gens C'est quoi la règle Tu vois comment Alors la la règle numéro un, c'est que comme ils ont le droit de disparaître, c'est la 1re chose que je dis en général si les gens ne sont pas très sérieux ou alors que ce n'est pas pour des bonnes raisons, ça s'arrête là. C'est que si je retrouve la personne,
Margot Duquenne — 27:47
il faudra que j'ai j'ai son accord
Margot Duquenne — 27:50
pour vous de transmettre ses coordonnées. Ah oui.
Margot Duquenne — 27:52
Ça, c'est hyper difficile. Et si elle refuse,
Margot Duquenne — 27:57
entre guillemets, moi, j'aurais quand même fait mon travail.
Margot Duquenne — 28:00
Donc, faut que les gens acceptent ça.
Intervenant 2 — 28:02
Donc, je dis n'importe quoi, une famille
Intervenant 2 — 28:05
dont une fille s'est enfuie avec un
Intervenant 2 — 28:09
mec toxique,
Intervenant 2 — 28:11
si tu la retrouves et qu'elle refuse que tu donnes ses coordonnées aux parents,
Margot Duquenne — 28:16
bien, on pourra rien faire. Non, et ça, alors dans ce cas-là précis, je le je le précise bien. Oui, mais c'est notre fille. Oui, mais
Margot Duquenne — 28:23
c'est votre fille, mais elle n'a pas elle n'a pas 16 ans ou 15 ans. Donc c'est votre fille, mais
Margot Duquenne — 28:30
même si elle fait des choix qui, pour vous, sont mauvais, voilà, elle a quand même des droits qu'on doit respecter. Aujourd'hui, on peut s'évaporer, on peut disparaître ou on
Intervenant 2 — 28:39
finit par te retrouver la police, un détective privé.
Margot Duquenne — 28:43
C'est compliqué
Margot Duquenne — 28:45
aujourd'hui, surtout parce que les gens utilisent énormément plein d'applications. Je pense à ça parce que par exemple, il n'y pas longtemps, on a retrouvé quelqu'un, c'était
Margot Duquenne — 28:52
c'était une disparition à l'international.
Margot Duquenne — 28:54
Donc on savait que ce n'était pas forcément en France, et caetera. Et en fait, a fait une recherche
Margot Duquenne — 28:59
d'OSINT
Margot Duquenne — 29:00
et dans notre rapport d'OSINT nous disent après ce c'est que l'OSINT. C'est
Margot Duquenne — 29:04
de l'enquête numérique en source ouverte, donc c'est-à-dire que c'est tout ce qui, entre guillemets, que vous pourriez, vous et moi pourrions trouver, voilà, avec un ordinateur et une connexion wifi.
Margot Duquenne — 29:16
Sauf qu'il y a des gens assez doués qui vont voilà qui vont chercher plus que les 3 idées auxquelles le commun des mortels aura à Et
Margot Duquenne — 29:25
donc on avait fait tout notre rapport, on était un petit peu pas satisfait parce qu'on n'avait pas forcément retrouvé la personne.
Margot Duquenne — 29:31
Mais en voyant le rapport,
Margot Duquenne — 29:33
le client qui cherchait son frère
Margot Duquenne — 29:35
me dit, ah mais bien sûr et en fait on avait listé toutes les applications
Margot Duquenne — 29:40
sur lesquelles on l'avait vu et il y avait une application de sport
Margot Duquenne — 29:44
à laquelle son frère, nous on avait fait une demande parce que c'était en privé, mais son frère lui il était connecté avec lui sur l'application de sport. Et là en fait grâce
Margot Duquenne — 29:53
à ça il a pu voir le dernier trajet de footing qu'il avait fait, donc où est-ce qu'il était précisément,
Margot Duquenne — 29:59
et caetera.
Intervenant 2 — 30:01
Donc ça veut dire quoi Qu'on ne peut pas disparaître
Margot Duquenne — 30:05
On peut disparaître si on n'utilise plus de de téléphone,
Margot Duquenne — 30:09
aucune application.
Margot Duquenne — 30:11
Oui si on ne vit pas vivre dans une grotte où Moi il y des gens que je n'ai jamais retrouvés Ah bon et qui ont 0 signe de vie nulle part et caetera,
Margot Duquenne — 30:20
ni administrativement
Margot Duquenne — 30:21
ni nulle part et je me dis bon peut-être qu'ils sont dans une communauté
Margot Duquenne — 30:26
qui n'utilise pas les téléphones enfin voilà. Je ça m'interroge beaucoup. Non
Margot Duquenne — 30:31
on est sûr de rien. En tout cas s'ils sont morts ils n'ont pas été déclarés.
Margot Duquenne — 30:36
Ce qui est inquiétant donc on espère que c'est plus qu'ils sont dans une communauté honnêtement.
Margot Duquenne — 30:42
Mais c'est des gens qui ont montré une volonté de disparaître. Donc je ne pense pas qu'ils sont morts. Ou alors c'est des gens qui sont à l'étranger. Et ça, on ne peut pas chercher dans tous les pays. Par exemple, si demain vous me dites moi, je pense que quelqu'un est dans tel pays, je peux aller chercher dans ce pays si jamais la réglementation du pays le permet, il y a des endroits où ce n'est pas possible.
Margot Duquenne — 31:00
Mais si vous me dites, il est à l'étranger mais je ne sais pas où, non,
Margot Duquenne — 31:04
c'est compliqué, sauf
Margot Duquenne — 31:06
à faire de l'OSINT ou des choses comme ça, mais je ne vais pas pouvoir lancer des recherches dans tous les pays du monde. C'est quoi les pays où on ne pas chercher
Margot Duquenne — 31:13
Quand tu m'as dit en Arabie saoudite, c'est interdit,
Margot Duquenne — 31:17
par exemple.
Intervenant 2 — 31:18
Donc si je veux disparaître
Margot Duquenne — 31:20
sans appli, sans carte bleue, et caetera, je vais en Arabie Saoudite et là tu ne pourras jamais me retrouver. Si on veut vraiment disparaître, je pense par exemple, je ne pas si des femmes elles veulent, parce que disparaître ce n'est pas forcément mal, des gens peuvent disparaître pour de bonnes raisons. Il faut en effet regarder des pays où peut-être les détectives ne peuvent pas, Mais bon, il n'y aura jamais 0 risque
Margot Duquenne — 31:40
d'être retrouvé, tu dis. Oui, je pense que c'est très compliqué. Alors tu parlais d'Osims, de tout ce qui est digital. Est-ce que tu peux nous expliquer,
Intervenant 2 — 31:48
est-ce qu'on a tous une empreinte numérique
Intervenant 2 — 31:51
Qu'est-ce qu'on trouve sur internet, sur les réseaux sociaux
Intervenant 2 — 31:55
Donc l'OSIN, c'est dans le langage courant
Intervenant 2 — 31:58
ce qu'on va trouver, c'est ça C'est une, c'est une. Il faut que tu expliques d'ailleurs, mais
Margot Duquenne — 32:03
c'est une possibilité,
Margot Duquenne — 32:05
c'est des techniques pour retrouver les gens. L'OSIN c'est open source intelligence et en fait c'est
Margot Duquenne — 32:10
le le, en fait c'est tout ce qu'on peut trouver sur internet
Margot Duquenne — 32:15
accessible sur vous, mais avec des outils spécifiques et caetera qui vont faire que ça ne va pas être juste
Margot Duquenne — 32:21
par exemple
Margot Duquenne — 32:23
une page Facebook.
Margot Duquenne — 32:25
Vous vous allez trouver une page Facebook de quelqu'un sur lequel vous inquiétez et
Margot Duquenne — 32:30
la page Facebook elle est fermée. Nous on a des petites techniques, je ne vous dis pas que c'est révolutionnaire et ça ne résoudra pas forcément votre enquête, mais on a des petites techniques pour trouver,
Margot Duquenne — 32:41
on va aller faire des recherches dans cette page Facebook parce que même si elle est fermée aujourd'hui,
Margot Duquenne — 32:46
il y a forcément eu des choses depuis 2011, 2012 que Facebook existe ou 2007 qui ont été publiées à un moment donné, quelqu'un qui a interagi sur votre page ou vous qui avez interagi en souhaitant un anniversaire et caetera. Donc on peut toujours retrouver des petites choses et ça c'est des petites techniques, des petites astuces et là je vous parle de Facebook mais c'est un peu à l'ancienne, c'est un peu ce qu'utilisent
Margot Duquenne — 33:07
les les cadrats ou
Margot Duquenne — 33:09
enfin les cadrats, non les cadrats ils utilisent plus ça mais
Margot Duquenne — 33:13
plutôt presque limite les personnes âgées aujourd'hui sont plus sur Facebook.
Margot Duquenne — 33:18
Et aujourd'hui les jeunes ils sont plutôt Snapchat,
Margot Duquenne — 33:21
TikTok et caetera.
Margot Duquenne — 33:23
Après tout dépend de la cible, mais souvent
Margot Duquenne — 33:26
les gens sur lesquels nous on enquête sont quand même des gens discrets.
Intervenant 2 — 33:30
Mais qu'est-ce qu'on peut trouver
Margot Duquenne — 33:32
Mais les gens autour d'eux ne sont pas forcément discrets. Ah ouais, c'est ça en fait. Donc
Margot Duquenne — 33:36
par exemple, je pense à des gens
Margot Duquenne — 33:38
qui sont entourés de d'Instagrameuses,
Margot Duquenne — 33:41
et caetera. Parfois c'est pratique parce que
Margot Duquenne — 33:44
par exemple,
Margot Duquenne — 33:46
on sait que la personne est rentrée dans dans tel hôtel ou tel restaurant
Margot Duquenne — 33:50
et puis on va regarder, je ne pas les stories Instagram du restaurant et on va voir
Margot Duquenne — 33:56
la table. On va voir d'autres gens, voilà.
Margot Duquenne — 33:58
Donc ce n'est pas forcément,
Margot Duquenne — 34:00
nous, on n'en sait pas, on n'en, on ne cible pas que
Margot Duquenne — 34:04
la cible justement,
Intervenant 2 — 34:05
mais ça peut être aussi tout l'entourage. Mais qu'est-ce qu'on veut trouver Ton numéro de téléphone,
Intervenant 2 — 34:10
ton adresse, est-ce que tu peux nous lister Parce qu'on n'imagine pas ce qu'on laisse comme empreinte numérique du coup.
Margot Duquenne — 34:16
Ça dépend. On peut trouver, oui, on peut trouver le numéro de téléphone. En général,
Margot Duquenne — 34:21
on a quand même pas mal d'informations sur les gens sur lesquels on enquête.
Margot Duquenne — 34:24
Donc tout ce qui est numéro de téléphone, date de naissance, et caetera, c'est des choses qu'on peut déjà avoir. Mais par exemple,
Margot Duquenne — 34:30
quand on prépare une mission terrain, je pense à une enquête que j'ai fait il n'y pas longtemps, on n'avait pas,
Margot Duquenne — 34:36
enfin on avait des photos puisque c'était le l'entreprise
Margot Duquenne — 34:40
qui nous avait délivré des documents, mais c'était je ne pas une vieille carte d'identité.
Margot Duquenne — 34:44
Et donc
Margot Duquenne — 34:46
nous on a juste ça pour démarrer le contrat de travail avec voilà
Margot Duquenne — 34:50
Et
Margot Duquenne — 34:51
nous on va chercher des photos récentes parce que l'agent qui va être envoyé sur place, la photo d'identité,
Margot Duquenne — 34:56
photomaton qui date d'il y a 15 ans, ça ne va pas forcément l'aider, la personne a changé de coupe de cheveux, elle a grossi, elle a migré et caetera. Donc on va trouver des photos récentes, on va voir est-ce qu'elle a un enfant parce que quelqu'un si elle sort à 7 heures et demie le matin c'est peut-être pour emmener l'enfant à l'école.
Margot Duquenne — 35:11
On va voir si elle a un compagnon ou une compagne.
Margot Duquenne — 35:14
Du coup ça expliquera pourquoi il y 2 voitures,
Margot Duquenne — 35:17
du coup il faudra regarder bien qui conduit dans les 2 voitures. Mais ça ce pas l'OSINT. Si ça c'est de l'OSINT. Ah ouais tu trouves ça sur les réseaux sociaux ouais. Ah ouais. Ah
Margot Duquenne — 35:25
oui tu trouves tout ça
Margot Duquenne — 35:27
On peut trouver soudain. Incroyable. Les photos,
Margot Duquenne — 35:30
c'est rare aujourd'hui quand même qu'il y ait 0 photo d'une personne sur sur internet.
Margot Duquenne — 35:35
Et si c'est le cas, c'est que ça fait partie des personnes qui ne se, qui sont très très discrètes. Et c'est rare.
Intervenant 2 — 35:42
Dans le milieu par exemple des affaires, les gens sont très discrets en général. Ouais. Est-ce que ça veut dire que, non pas qu'on ait envie de disparaître un jour ou de devenir ta cible, mais est-ce que ça veut dire qu'il faut être plus discret sur
Intervenant 2 — 35:54
sur internet, en ligne, sur nos applications
Margot Duquenne — 35:58
Il faut vraiment se dire que toutes les photos qu'on publie peuvent être, je ne pas, capturées. En plus, maintenant, c'est tellement facile de, même si on pense que c'est éphémère, je pense par exemple les stories Instagram,
Margot Duquenne — 36:08
Snapchat, et caetera.
Margot Duquenne — 36:10
C'est tellement facile de capturer
Margot Duquenne — 36:12
une photo. Enfin, je veux dire avant sur Snapchat, il y avait quelque chose qui nous indiquait que quelqu'un faisait une capture d'écran, mais enfin bon, maintenant tout le monde peut trouver un autre téléphone à portée de main. Si sur Instagram, tu as un compte en privé par exemple.
Margot Duquenne — 36:25
Là là tu ne pourras pas y aller. Sauf si je crée un compte qui est accepté.
Margot Duquenne — 36:31
Ça, ça peut, ça, ça peut marcher. Ça, ça peut le faire. Ça peut marcher. Bon, tu nous as divulgué un truc.
Intervenant 2 — 36:36
Un peu petit. Oui, après, bon, on raisonne bien qu'il y a plein de faux comptes sur Instagram, et caetera. Alors, combien ça coûte de faire appel à un détective privé Est-ce que tout le monde peut faire appel à un détective privé ou c'est plutôt les grosses entreprises qui ont des moyens Tu vois, est-ce qu'il y une fourchette de prix Comment Comment ça marche Le prix, c'est à l'heure,
Margot Duquenne — 36:54
ça varie,
Margot Duquenne — 36:55
que ce soit en région ou à Paris, ça varie entre guillemets entre,
Margot Duquenne — 36:59
je dirais 75 et ça peut aller jusqu'à 150 euros de l'heure pour un agent.
Margot Duquenne — 37:06
Voilà donc la moyenne se trouve à peu près au milieu. Est-ce que tu as des limites Est-ce qu'il y a des affaires que tu n'accepterais pas ou qu'on ne peut pas accepter
Margot Duquenne — 37:15
Déjà le légal,
Margot Duquenne — 37:17
donc je ne fais pas de l'illégal.
Margot Duquenne — 37:19
Je pense que les affaires,
Margot Duquenne — 37:23
oui, il y des affaires où je ne m'y risque pas. Par exemple,
Margot Duquenne — 37:26
tous cas d'adultère je ne les prends pas forcément. Mais bon comme on est une profession libérale, j'ai le droit de refuser des missions. Si je sens qu'une personne elle veut savoir si la personne la trompe et caetera et qu'il pourrait y avoir des fois des représailles,
Margot Duquenne — 37:39
Je n'ai pas forcément envie de Voilà, donc dans le doute, ne prends pas. Après Et dans ces cas-là, tu dis quoi Je suis pas dispo
Margot Duquenne — 37:46
Je ne sais pas, genre d'après texte. Tu entourloupes quoi. Oui, mais ça ne va jamais très loin parce qu'en général, la personne est déjà un peu agressive au téléphone,
Margot Duquenne — 37:54
moi déjà c'est pas possible. Déjà c'est clair. Voilà mais donc ça va même pas jusqu'à
Margot Duquenne — 37:59
donner les tarifs et caetera.
Margot Duquenne — 38:02
Sinon tout ce qui est de l'ordre du politique,
Margot Duquenne — 38:05
des choses comme ça, enfin parce que déjà en général c'est pas légal. Oui oui oui. Après, ce n'est pas non plus des gens qui viennent me voir, donc ça va. Est-ce que ça t'est déjà arrivé de ne résoudre une enquête
Margot Duquenne — 38:17
Oui, malheureusement oui. Oui oui oui.
Margot Duquenne — 38:20
Il y a il y a Bon déjà, des fois, les gens nous demandent de chercher des choses qui n'existent
Margot Duquenne — 38:25
Par exemple. Des adultères qui n'existent pas. La personne, elle est Oui. En tout cas, nous, on n'a pas constaté constaté d'adultère, donc ça, c'est possible.
Margot Duquenne — 38:34
C'est assez rare dans les affaires d'adultère en général. Les choses sont très, très bien renseignées. Ils connaissent la maîtresse ou la maman, enfin, ils connaissent limite tout.
Margot Duquenne — 38:41
Mais oui, les affaires de disparition par exemple.
Margot Duquenne — 38:45
Je sais que j'ai cherché pendant longtemps
Margot Duquenne — 38:47
une mère qui avait quitté son foyer, et caetera.
Margot Duquenne — 38:51
Moi qui ça m'avait beaucoup perturbé parce qu'en plus je me disais, mais comment on peut faire ça Enfin voilà. J'ai essayé de d'être le plus
Margot Duquenne — 38:58
le
Margot Duquenne — 38:59
moins dans le jugement possible, ça m'a vraiment beaucoup questionné cette affaire.
Margot Duquenne — 39:04
Et ce que je ne comprenais pas, c'était pourquoi elle ne donnait pas des nouvelles juste à ses enfants pour, parce que ces enfants qui aujourd'hui sont adultes, mais qui étaient enfants quand
Margot Duquenne — 39:12
la personne a quitté le domicile.
Intervenant 2 — 39:14
Et oui, ça, ça me, ça, ça me ronge de ne pas arriver à donner une réponse aux enfants quoi. On arrive à la fin de cet entretien. J'aime bien demander aux gens qui sont à ta place un petit conseil. C'est quoi ton conseil en tant que détective privé C'est quand même un métier de dingue,
Intervenant 2 — 39:29
soit un conseil de vie, soit un conseil pour nous,
Intervenant 2 — 39:33
faire attention à nos vies privées, à ce qu'on peut trouver sur nous. Qu'est ce que tu as envie de dire aux gens qui nous regardent, qui nous écoutent
Margot Duquenne — 39:40
Déjà,
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rapport aux adultères,
Margot Duquenne — 39:44
un adultère, ce n'est pas forcément la fin
Margot Duquenne — 39:47
d'un couple. En fait, ce qui est ce qui rend les gens malades, c'est que la personne nie en face d'eux. Donc nous, on est là aussi pour aider, là, ils ne peuvent plus nier puisque
Margot Duquenne — 39:57
sinon si on a bien fait notre boulot et que
Margot Duquenne — 40:00
notre client nous a permis de bien faire notre travail, normalement ils ont toutes les preuves en main. Donc pour conclure, il faut faire appel à un détective privé quand on a besoin de quoi
Margot Duquenne — 40:08
Une information ou prouver quelque chose
Intervenant 2 — 40:12
Génial. Merci Margot Duquenne, je vais montrer ton livre. Attends, je me penche
Intervenant 2 — 40:17
dans la peau d'une détective privée
Intervenant 2 — 40:20
aux éditions
Intervenant 2 — 40:21
first, un livre que je recommande parce qu'il y plein de petites anecdotes
Intervenant 2 — 40:25
parfois drôles,
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parfois touchantes
Intervenant 2 — 40:29
sur
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ses affaires, tes affaires, sur
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ta vie de détective et sur les enquêtes. Donc voilà, vous recommande ce livre dans la peau d'une détective privée.
Intervenant 2 — 40:38
Merci beaucoup Merci beaucoup. D'avoir été avec nous et tous, c'est tous les mardis. Je vous dis à la semaine prochaine. Salut.