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Intervenant 1
Si on m'avait dit au début tout ce par quoi on allait passer, pense qu'on n'aurait pas fait. 20 passages de frontières, c'était quoi qui était difficile J'ai perdu François, j'ouvre toutes les portes, je tombe sur des barbus avec des calages. Et le cousin handicapé qui emmène son cousin valide régler ses problèmes. Et là fait tu m'as dit, il faut vraiment que tu arrêtes de me comme une valise.
Intervenant 2
Bonjour à tous et bienvenue dans tous vendeur le média qui parle de votre point de bascule. Aujourd'hui je reçois 2 cousins extraordinaires.
Intervenant 2
Marc Bouzic et François Ponce.
Intervenant 2
Leur histoire elle est dingue, ils ont passé 4 mois et demi ensemble, ils ont voyagé en side car, ils ont parcouru 25000
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kilomètres, traversé
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20 frontières,
Intervenant 2
Marc a conduit la moto, François en side car avec une particularité
Intervenant 2
devant lui son fauteuil roulant parce que depuis un accident de la route, et bien il est aujourd'hui en fauteuil roulant. Vous allez le voir, ce n'est pas l'histoire du cousin valide qui emmène en voyage son cousin handicapé, c'est plutôt le cousin handicapé qui permet aux cousins valides de résoudre ces problèmes à l'autre bout de la planète. Ils en ont tiré un film, au-delà
Intervenant 2
du handicap et c'est une histoire qui est forte, qui est inspirante, que je vous invite à écouter parce que ça fait vraiment réfléchir.
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Tous c'est tous les mardis, vous nous retrouvez sur YouTube et sur toutes les plateformes de
Intervenant 2
Spotify,
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Deezer, Amazon et Apple. Vous pouvez nous écouter, nous regarder un peu partout, un peu tout le temps. Cet épisode vous est présenté avec Lucie,
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l'expert en santé préventive.
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Vous le savez dans Troussefonder, on parle souvent de points de bascule, de déclic qui change une vie. Et bien parfois le 1er déclic, c'est simplement de mieux comprendre son corps. Souvent, on se demande pourquoi on est tout le temps fatigué, tout le temps stressé.
Intervenant 2
Pourquoi une femme peut perdre ses cheveux par exemple en pleine ménopause Pourquoi un homme même jeune peut avoir des problèmes de fertilité
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bien très souvent la réponse elle se trouve dans votre corps, dans notre corps et Lucie propose que moi en tout cas je cherche depuis longtemps et c'est pour ça que je vous en parle, c'est un bilan complet, analyse de sang, d'urine,
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de salive, il y a plus de 110 marqueurs qui sont étudiés. En gros, vous l'avez compris, tout est passé au crible,
Intervenant 2
organe,
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équilibre hormonal.
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Et quand vos résultats arrivent, et bien vous avez un plan d'action à mettre en place pour avoir de nouvelles bonnes habitudes sur votre activité, votre sommeil,
Intervenant 2
votre santé mentale et vous pouvez même échanger avec un chat avec une IA pour vous aider à avoir de bonnes nouvelles habitudes. Avec Tous Wonder, vous avez un code de réduction, moins 10 pour 100 avec le code Tous Wonder 10 et évidemment je vous mets le lien dans la description de l'épisode. Tous wonder c'est maintenant avec l'histoire de Marc et François qui ont parcouru 25000
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kilomètres en side-car avec un fauteuil roulant.
Intervenant 2
Alors aujourd'hui, je reçois Marc Bouzic et François Ponce. Merci beaucoup. C'est rare qu'on soit 2, enfin qu'on soit, que vous soyez 2, qu'on soit 3.
Intervenant 2
Vous avez une histoire qui est extraordinaire. On va, on va en parler. Vous allez nous raconter. On a, on a reçu plein d'images de votre film Side to Side qui va, je pense, bien illustrer votre aventure.
Intervenant 2
Mais on commence dans tous pointeurs toujours par un point de bascule.
Intervenant 2
Vous avez évidemment un point de bascule différent. François, c'est fin août 2020.
Intervenant 2
Marc, il te propose de participer à son voyage. Et
Intervenant 2
Marc, toi, c'est le 3 décembre 2024.
Intervenant 2
Tu m'as dit que le film a été projeté au cinéma
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et qu'en fait la salle était remplie quoi. Évidemment ces 2 points de bascule assez fous,
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tout ça part d'un voyage. Il faut quand même me raconter comment est venue cette idée de dingue, c'est-à-dire partir tous les 2 en side car,
Intervenant 1
ça paraissait impossible, mais vous l'avez fait quoi. Sur le coup, je ne rendais pas bien compte de ce que ça impliquait. Si on m'avait dit au début tout ce qu'on a, tout ce par quoi on allait passer,
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honnêtement, je pense qu'on on ne l'aurait pas fait. C'est vrai Oui, bien sûr. Qu'est-ce
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était super difficile ou que tu n'avais pas anticipé
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dans la On
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voit que tu ne connais pas François. Je n'avais rien anticipé du tout. 5 mois, 24, 24, 7, 7 avec François,
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ce n'est pas facile tous les jours.
Intervenant 2
Ouais, François, tu as un caractère
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de cochon en fait.
Intervenant 3
Normal,
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je suis normal en fait. Marquer, pas, ça date pas du mot, mais bon, sinon ça s'est bien fait au final.
Intervenant 1
Je me rendais absolument, non, François a un super bon caractère et ce n'est pas le problème, tu vois, mais je ne me rendais pas compte du côté le voyage. On est tous les 2 pendant 5 mois dans une sorte de huis clos, on est tout le temps ensemble.
Intervenant 1
Je me rendais pas compte que moi j'avais un caractère de cochon pour le coup et que François a fait beaucoup d'efforts. Et surtout, je me rendais pas compte du tout de tout ce que les contraintes du fauteuil roulant impliquait en fait. Coup, il ne se rendait pas compte. Il voyait ça, il se dit non, ça va le faire. Mais en fait, ne
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fait pas penser à ce qui qui arrivait après. Qu'est-ce qui était difficile En fait, c'était l'accès parce que vous êtes traversé 20 pays.
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Donc finalement, l'idée de base, c'était Paris, Vladivostok.
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Vous avez fait Paris, Iran, ce qui est déjà extraordinaire
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au sens littéral du terme.
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20 passages de frontières, c'était quoi qui était difficile Parce qu'évidemment, il y a plein de pays où il n'y a pas d'accès handicapé,
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où il n'y pas d'accès pour le fauteuil. C'était ça la 1re difficulté finalement Non, non. C'était logistique La plupart des pays, il n'y pas de, il y a beaucoup moins d'accès que chez nous, mais ils sont très gentils.
Intervenant 3
Ils sont toujours très prêts à t'aider. Ça se sent pas quand même. En France, c'est genre de gars qui réfléchissent d'avoir ce qu'ils peuvent perdre.
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C'est dur quand même.
Intervenant 3
Non non, à l'étranger, c'est très bien.
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C'est vrai que ça, je n'avais pas remarqué, mais c'est François qui m'a fait remarquer ça. En France, tu sens que les gens veulent t'aider, mais ils se disent, alors potentiellement, suis pressé, potentiellement, j'ai des choses à faire. C'est un peu ce que tu veux dire quand tu penses que les gens veulent le car. Complètement. Et ça, je n'avais pas conscience, tu vois. Et dans des pays comme la Turquie ou l'Iran, les gens sont fondamentalement
Intervenant 1
Ils
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sont mous. C'est incroyable. Est-ce qu'on peut repartir à la genèse Donc en fait,
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il fallait construire un side car parce qu'il n'existait pas. Vous avez mis combien de temps et comment vous avez fait pour construire ce side car qu'on verra en images Et j'invite à ceux qui nous écoutent d'aller quand même voir la vidéo parce que les images, elles sont, elles sont folles quoi. Comment vous avez fait Notre oncle est chaudronnier.
Intervenant 3
Du coup, s'est Ah ça aide. C'est exactement,
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C'est money métal. En fait le side, c'est un
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un triptyque de 3 choses. Ouais. Une moto, un châssis avec la 3e roue et une nacelle. La moto, a eu de la chance, c'est qu'on a eu un sponsor de dingue, c'est la marque Triumph qui nous a aidés, qui nous a accompagnés, qui nous accompagnent encore. On les remercie d'ailleurs.
Intervenant 1
On a acheté un châssis et
Intervenant 1
en fait notre oncle a fabriqué la nacelle qui vient se poser sur le châssis pour qu'elle soit 100 pour 100 adaptée à ce qu'on voulait faire. Puisse le transfert tout seul. En fait, il fallait que tu puisses monter et descendre tout seul. Exactement, ça le transfert du coup, c'est bouger mon fauteuil roulant, puis aller dans le sous la nacelle.
Intervenant 2
Ça, c'est important que je puisse le faire sans trop de champ pour Marc. Et donc, il fallait quoi Qu'il n'y ait pas de rebord. Concrètement, ça veut dire quoi Il fallait que ça soit comment cette nacelle Que je puisse m'acclipper
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qu'il part et que ça tienne, parce que je suis pas très doué, pas fatigué non plus et que je puisse faire mon sac tout seul facilement.
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Donc, tu me mettes, puis bouge mon cul en fait. Bouger ton cul.
Intervenant 1
En
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fait, contrairement à un side car classique, l'image que les gens ont en tête, c'est Indiana Jones avec son père qui est assis. En fait, François et moi, on est au même niveau. Donc François est assis à la même hauteur que moi. Et concrètement, ce que notre nacelle a de particulier, c'est qu'on peut mettre le fauteuil une fois qu'il est plié, peut le mettre devant nous. Et à l'arrière, on peut emmener tout notre équipement qui était assez conséquent.
Intervenant 1
Parce que vous êtes quand même parti 5 mois quoi. C'est un truc de dingue. Donc déjà ça tu vois, la conception de la nacelle, les essais, ça a pris
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ça a pris 6 mois à peu près.
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Donc 2 ans finalement entre le moment,
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entre l'idée et le départ.
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2 ans entre l'idée et le départ.
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Au début, on se Parce qu'on a fait un grand voyage, un petit voyage, qu'on a un pas HCS.
Intervenant 3
C'est un détail qui est important pour François. Ah oui, très important. Moi, je le fais, remarque, vous ne devez pas le faire. Du coup, c'est important. On l'a fait. Très merci, Marie-Zir.
Intervenant 2
De faire un On
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est parti. On ne rendait pas compte. Pardon.
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On se rendait pas compte, tu pensais que c'est normal en fait, mais ça implique beaucoup d'emmerdes.
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Le honte de le sauter.
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En fait, on n'est pas à la demande de François et je reconnais que c'était une très bonne idée, je le dis devant la caméra.
Intervenant 1
On est parti tester notre matériel en Norvège pendant
Intervenant 1
2 semaines on a fait 5000 kilomètres
Intervenant 2
pour prendre un peu nos repères et adapter notre matériel. Et moi au début je ne voulais pas le faire. Si toi aussi tu aimes cet épisode aide-moi à produire la saison 2, je lance une campagne participative, je te mets le lien en description. N'hésite pas à participer et à partager, merci.
Intervenant 1
Ces projets-là c'est des projets qui prennent beaucoup de temps et qui sont méga engageants notamment vis-à-vis de ton taf. Et en fait, moi, je voulais partir le plus vite possible pour le gros voyage. Tu vois ce que veux dire Ouais, je comprends. Pour ne utiliser des congés payés, entre guillemets, pour rien. Et au final, pourquoi ça a été une bonne idée Ça nous a permis de faire des, comment dire, des améliorations.
Intervenant 3
On avait pris 2 tentes à base parce qu'on est ensemble toute la journée. Au bout d'un moment, on a un peu marre l'un l'autre. Du coup, on était content de pouvoir être tranquillement dans sa tente.
Intervenant 3
Mais moi, je ne peux rien faire dans la tente, je peux rien faire tout seul. Marc était obligé de monter 2 tentes. Du coup, c'est embêtant.
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Une tente, c'est méfiant parce
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qu'on pouvait mettre le fauteuil à l'abri quand il pleuvait, ça c'est très bien. Puis moi je pouvais participer au montage de la tente, ma refaisait ce qu'il ne pouvait pas faire et puis bon, du coup ça se fait. Ouais, parce qu'en fait, au final,
Intervenant 2
vous étiez parti sur 2 tentes et vous avez fait des petits ajustements, une tente, mais une tente pour abriter le fauteuil et tout. Il a fallu racheter une tente. Il a fallu, vous avez trouvé une tente qui existait ou c'était quoi
Intervenant 1
vous avez fait En fait. Tout est sur mesure en fait. Non, non, en On a trouvé une tente. La particularité de notre voyage, et là, on a eu une chance énorme, c'est qu'on a reçu énormément de soutien.
Intervenant 1
On a fait un financement participatif.
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On a levé beaucoup d'argent pour pouvoir acheter la moto, fabriquer le side car. Combien si ce n'est pas indiscret
Intervenant 1
À peu près, tu vois. En
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cash, on a levé 25000 euros. Bravo. On a reçu environ 5000 euros d'équivalent en matériel,
Intervenant 1
dont la fameuse grande tente.
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En fait pour que les gens puissent visualiser initialement on est parti en Norvège avec 2 tentes de trek, elles sont très légères. Le problème c'est qu'elles sont très basses
Intervenant 1
et factuellement une fois que François était allongé dans sa tente, vous pouvez plus rien faire. Vous ne plus rien faire. Ouais c'est emmerdant.
Intervenant 1
C'est long quoi. Alors qu'après on a reçu
Intervenant 1
en dotation ce qu'on appelle une moto tente.
Intervenant 1
C'est normalement une tente qui est très haute, qui est faite pour en fait dormir avec ta moto à l'abri.
Intervenant 1
Et du coup nous on n'a pas mis la moto à l'abri, on mettait le fauteuil roulant ce qui nous permettait même dans des conditions
Intervenant 1
de pluie d'orage d'être à l'abri, François sur son fauteuil, moi sous la tente tranquillement et pas dans notre zone de vie.
Intervenant 3
Gros inconvénient pardon, c'est qu'on dormait ensemble. Ah oui. Il ronfle, il ronfle. Du coup ça c'est un ingrédient.
Intervenant 2
Il ronfle.
Intervenant 2
Donc Marc il ronfle et François il fait quoi alors Il ronfle pas lui.
Intervenant 2
Non mais toi tu ronfles pas. Non non.
Intervenant 2
Il ronfle pas. Donc au moins au moins tu as eu de la chance. Racontez-moi alors ce que vous avez fait, le nombre de frontières, combien de kilomètres. Si on fait un petit résumé de l'aventure. Un petit résumé,
Intervenant 1
c'est une bande. On a fait une vingtaine de pays et 4 mois et demi. 4 mois et demi, hallucinant.
Intervenant 2
135 jours. Qu'est-ce a été le
Intervenant 2
plus difficile pour vous Est-ce que c'était des imprévus
Intervenant 1
Est-ce que c'est l'aspect humain C'est quoi On n'a sans doute pas la même façon de la chose. Ce qui est super intéressant, c'est qu'on n'a pas du tout la même, la même expérience du voyage. Pour moi, c'était un voyage qui a été dur physiquement, psychologiquement
Intervenant 1
et le plus dur pour moi, je vais le dire, je vais me tirer 2 balles dans le pied face à la caméra. Ça a été de ne considérer mon cousin comme une valise
Intervenant 1
parce que je n'ai pas honte de le dire. On en parle beaucoup maintenant en entreprise, et caetera. Au début, c'était mon idée de voyage, mon projet. J'emmenais mon cousin qui, a priori, savait moins bien que moi parce qu'il était en fauteuil roulant et qui s'exprimait moins bien. Et c'est moi qui croyais qu'au quotidien, je devais tout faire.
Intervenant 1
Sauf qu'en fait, à un moment, j'ai explosé parce que ça ne pouvait pas fonctionner comme ça. Tu t'en es rendu compte comment Je m'en suis rendu compte le jour où il m'a mis une énorme soufflante
Intervenant 1
parce que j'ai fait une story un peu En Iran. Je je ne me suis pas rendu compte de ce que de ce que je disais.
Intervenant 1
Et
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on arrive à la frontière entre la Turquie et l'Iran. En fait, à un moment, François et moi, on est séparés. Moi, je passe avec le véhicule et François passe au passage piéton. Et il se trouve que sans m'en rendre compte, j'ai gardé tous les documents de François. Il a son passeport, mais il n'a pas son visa, il n'a pas son test PCR, il n'a rien.
Intervenant 1
Au moment où je me rends compte, je panique complètement. Et donc j'arrive en Iran dans le poste frontière et je ne trouve plus François.
Intervenant 1
Et vraiment, panique,
Intervenant 1
tu vois. Et j'ouvre toutes les portes, je tombe sur des barbus avec des calages. Enfin, n'est pas, tu sais, ce pas, ils étaient très sympas, tu vois, tu arrives dans un endroit où tu dis ok Ouais ça a l'air hostile quoi. Qu'est-ce j'ai fait en fait Et tout le monde me regarde en disant mais mec qu'est-ce que tu faut ouvrir toutes les portes, et caetera tu vois. Et là je commence vraiment à péter un plomb et à un moment il y a un gars qui vient me voir et qui me mime un fauteuil roulant, je dis bah oui oui oui. Et en fait le mec m'explique que c'est un taxi et qu'après le poste frontière, la 1re ville est à 5 bornes et que
Intervenant 1
François a pris un taxi pour aller m'attendre à la ville. Et moi, François laisse-moi finir s'il te plaît, je fais une story
Intervenant 1
en face caméra en expliquant j'ai perdu François, les mecs l'ont mis dans un taxi et je ne pas où il est. J'ai été séparé de de François à la frontière. Lui il est passé au passage piéton.
Intervenant 1
Moi je suis passé avec la moto, arrivé de l'autre côté il n'était plus là.
Intervenant 1
Les mecs l'ont mis dans un taxi et ils lui ont fait faire 5 bornes
Intervenant 1
jusqu'à la 1re ville en fait en Iran.
Intervenant 1
Là, je ne où
Intervenant 1
il est, on ne peut pas se parler parce qu'il n'y a pas de réseau,
Intervenant 1
c'est impeccable. Sauf
Intervenant 1
qu'en fait, au moment où je poste ces stories, François pète un plomb parce qu'en fait me dit, François me dit, mais mec je ne suis pas un objet, j'ai choisi de prendre le taxi tout seul et c'est moi qui t'attendais en fait. Et là en fait il m'a dit, faut vraiment que tu arrêtes de me considérer comme une valise et c'est là où j'ai commencé à tilter. Parce qu'on n'a pas le fond en fait. Bon après, pas à ce jeu frontière, il y qu'une seule route qui n'a pas de, pour aller jusqu'à point de vie, on est obligé de passer par là. Du coup, n'étais obligé de passer là-bas.
Intervenant 3
Je penserais que tu es allé voir parce qu'on me dit, on n'est pas passé au même endroit, mais du coup, suis obligé de passer par là-bas. Ouais. Du coup, bon, c'est sûr qu'il allait y passer.
Intervenant 3
Puis lui, il pense que on m'a mis en tête comme ça.
Intervenant 3
C'est moi qui vais tout seul en tête quand même. Ouais, tu es monté seul ou pas Bien sûr. Et c'est ça en fait qui t'a, qui t'a excédé en fait. Ce qui m'a vraiment énervé, c'est qu'ils pensent que je n'ai pas de tête et que moi je suis emballé comme un objet en fait. Ça m'a vraiment énervé.
Intervenant 3
C'est moi qui ai décidé. Bien sûr, bien sûr. Mais ton parti n'importe quoi, c'est moi qui leur ai demandé.
Intervenant 2
Toujours tu comptes en plus. En plus, les tables du pot sur la table. Ouais, c'est là que tu as, c'est intéressant comme point. C'est là que tu t'es rendu compte qu'en fait,
Intervenant 1
il fallait changer de prisme, en fait. En fait, c'est là où, dans ta tête, tu te prends une sorte de baffe et tu dis, mais en fait, tu crois que tu es le mec qui sait bien faire, sait gérer, qui sait mieux les choses. La réalité, c'est que toi pendant une heure, j'étais en panique absolue,
Intervenant 1
absolue, alors qu'en fait la personne que je pensais gérer moins, savait moins bien, et caetera,
Intervenant 1
avait eu un raisonnement mégalologique qui dit, la route, c'est par là, il va passer là-bas et François, il m'attendait peinard en discutant avec les douaniers. Moi, je suis arrivé, j'étais, mais catastrophé,
Intervenant 1
tu vois. Et ce qui est dingue, c'est que même quand on est revenu, dans ma famille disait, oh là là, quand tu avais perdu François à la frontière et François, ça le mettait en 2 et j'ai compris, tu vois, après. Mais je
Intervenant 1
ne l'ai pas perdu, en fait. C'est François, il a pris une décision solo qui était beaucoup plus intelligente que la mienne et il s'est débrouillé tout seul, tu vois.
Intervenant 2
Et ce que tu dis dans le film, c'est marrant aussi, tu dis François, c'est le seul mec au monde qui a passé la frontière iranienne
Intervenant 2
sans visa, sans test PCR.
Intervenant 2
C'est
Intervenant 3
vrai que j'ai pas de visa. Mais j'ai un passeport du coup. Ils m'ont regardé, j'ai un passeport. Ils me disaient bon, on va passer monsieur.
Intervenant 1
Non mais tu dis ça comme si tu étais rentré en vacances en Italie François. C'est l'Iran, enfin je veux dire, même si nous on a passé un mois en Iran et qu'on sait à quel point les gens sont accueillants,
Intervenant 1
ce n'est quand même pas vu de l'extérieur le pays le plus ouvert du monde. Non non mais ne dirait pas je te intéresse quand Mais je te rappelle la session à l'ambassade pour avoir le visa. Non c'est chiant, mais non.
Intervenant 1
Si tu veux ton visa en Iran, tu vas au, alors je ne plus si un ambassade ou un consulat et tu dois leur donner ton téléphone.
Intervenant 1
Ah le téléphone physiquement. Tu leur donnes et puis après ils te donnent rendez-vous, tu parles avec pendant une heure avec quelqu'un qui te demande beaucoup de choses sur qu'est-ce que tu vas faire en Iran, dans quelle ville, dans quel but, et caetera. Pendant ce temps-là, ton téléphone,
Intervenant 1
tu sais pas ce qu'ils en font et après tu le récupères.
Intervenant 1
Donc ils scannent le truc et puis ne sont pas avec quel Si ça se trouve, c'est juste une mesure de sécurité. Ouais, ouais. Mais bon, tout ça pour dire que j'étais quand même assez étonné que tu arrives à rentrer. Non, mais franchement, n'ont pas trop peur de moi. Je suis en fauteuil, n'y pas de soucis. Et ils feraient bien de se méfier de toi en fait, c'est ça qui se fait Oh qui est mauvais.
Intervenant 1
Ce qui est sympa c'est que vous vous n'arrêtez pas de vous engueuler en fait. On est rarement d'accord en fait. Du coup bon, on discute quoi, on est obligé. Tu vois, c'est ça qui est, c'est ça qui est super intéressant et ça, c'est un des grands enseignements du voyage, c'est que au début, je n'étais pas d'accord et je pensais que j'avais raison et François avait forcément tort. Encore une fois, je n'ai pas honte de le dire, tu vois.
Intervenant 1
Parce que mon cousin je l'ai connu avant et que maintenant il s'exprime moins bien, parfois il fait des gestes, et caetera. Je n'ai pas honte de dire que je l'ai jugé tu vois. Ce n'est pas, et d'ailleurs c'est un message qu'on veut porter.
Intervenant 1
Mais maintenant ce que je trouve intéressant, je sais qu'on n'est jamais d'accord. Quand je lui propose un truc, tu peux être sûr qu'il va dire
Intervenant 1
Mais tu vois, je me dis ok, ça va être l'opportunité de réfléchir à quelque chose de différent.
Intervenant 2
Et même si ce n'est pas facile au quotidien, c'est super enrichissant en fait. Mais il y a une phrase moi qui m'a touché. Tu dis finalement, n'est pas le cousin valide qui emmène son cousin handicapé en voyage, c'est le cousin handicapé qui emmène son cousin valide régler ses problèmes à l'autre bout du monde. Alors texto, c'est à l'autre bout de la planète. Ah, excuse-moi, il y un mot Pas de problème, pas de problème. Finalement, ce n'était pas toi qui avais le plus besoin de voyager, c'était Marc qui avait le plus besoin de voyager,
Intervenant 3
Je pense qu'on avait toujours besoin, mais chacun de notre façon,
Intervenant 3
pas pour les mêmes raisons en fait. Moi parce que ma
Intervenant 1
vie est un peu trop pareille, du coup j'avais envie de différent. Marc il voulait, il avait besoin de souffler, voir autre chose. Et donc tu vois, c'est ça après coup, quand on a commencé à raconter notre voyage dans des podcasts, et caetera, et que j'ai arrêté de vous de parler pour nous 2 parce qu'avant, je parlais beaucoup pour nous 2.
Intervenant 1
1 jour, on fait un Tu parles beaucoup, Gérald. En plus, je
Intervenant 1
Ça, c'est pas grave, c'est pas, c'est pas un défaut. Non, c'est pas très grave. Un jour, on fait un podcast et le 1er qu'on fait et là, on dit ok, vas-y, laisse parler François. Et là, j'écoute François raconter le voyage. Je me dis, mais attends, mais en fait, on n'a pas du tout vécu le même truc. Et lui, il avait une super bonne expérience, un bon retour, et caetera. Et moi, dans ma tête, ce voyage, il était difficile.
Intervenant 1
Et c'est là où je me suis dit, mais en fait, tu n'as peut-être pas tout compris, tu vois.
Intervenant 2
Ah, donc en fait, tu t'es dit ça à rebours Oui, bien sûr. Ah ouais, ce n'est même pas pendant le voyage. Non non. C'est en rentrant. J'ai pas assez un petit jeu, faut le comprendre tout de suite.
Intervenant 1
Non pardon. Toujours sympa les cousins. Toujours un maximum de bienveillance, c'est notre règle.
Intervenant 1
Non mais tout ça pour dire que tu vois on on est souvent en train de on s'engueule pour rigoler, on n'est pas d'accord, et caetera. Mais fondamentalement, ça avance dans le bon sens. Oui, c'est ça. Et tu as senti que son regard avait changé, toi
Intervenant 3
Pas pour nos voyages, pour être honnête. Au retour, pas trop. Mais maintenant, il a changé par rapport aux voyages, ce jour. Pour comprendre, vous, vous êtes très proche depuis l'enfance. Vous avez un an d'écart, c'est ça C'est ça. Vous avez grandi ensemble.
Intervenant 2
Vous avez fait les 400 coups ensemble.
Intervenant 2
Et François, tu as eu un accident. Est-ce que tu peux nous nous raconter, c'est une autre bascule où on en a plein dans la vie. Tu as eu cet accident, c'était il y 10 ans, c'est ça Il y 10 ans maintenant. Qu'est-ce qui s'est passé En rentrant au travail, je ne me suis pas en voiture.
Intervenant 2
Donc c'est un accident de voiture.
Intervenant 3
Là du coup, il y a 3 mois de coma, 3 ans, 3 ans de réduc, maintenant ça fait dire que je suis en fauteuil, donc non.
Intervenant 2
3 ans de rééducation.
Intervenant 3
Oui, j'ai bien, j'ai bien, comment dire.
Intervenant 3
Bien abîmé Oui, merci Marc.
Intervenant 2
Ouais, tu étais bien abîmé, ouais. C'est dur, mais tout. Tu es un miraculé.
Intervenant 3
T'es pas miraculé, mais je suis un miraculé.
Intervenant 2
Et pendant que tu étais dans le coma, toi, Marc, en fait, a veillé ton cousin. C'est-à-dire qu'en fait,
Intervenant 1
il y a, il y a Veiller, c'est un grand mot. Non, mais t'es venu, t'es venu J'ai déjà gagné ma place au paradis.
Intervenant 1
En fait,
Intervenant 1
on a grandi ensemble, on était super proches quand on était petits, adolescents, au moment des études, de manière un peu naturelle,
Intervenant 3
on a fait des choix, on s'est un peu éloignés. On pourrait préciser qu'on ne vit pas du tout dans la même région. Du coup bon, on se voyait pour les grandes occasions. C'est ça. Pour Noël, pour les vacances du ski,
Intervenant 3
pour les vacances de l'été, mais pas entre le dessus, pas entre le dessus. Exactement.
Intervenant 1
Mais on avait toujours ce lien et
Intervenant 1
effectivement le jour où François a eu son accident, du coup là ton cousin revient dans ta vie un peu de manière
Intervenant 2
imprévue. Et là vous aviez quel âge tous les 2
Intervenant 3
Moi 23,
Intervenant 2
donc 24. 23 24, ok.
Intervenant 1
Et voilà et en fait donc François est en réanimation et au début on te dit si
Intervenant 1
si il survit, c'est c'est un miracle. On ne l'a pas dit comme ça, mais voilà.
Intervenant 1
Puis au final, il survit. Et puis après voilà. Et donc en fait, les week-ends, j'allais le voir en réanimation en attendant qu'il se réveille. Sauf qu'il a mis un petit moment à se réveiller. C'est ça le la particularité. 3 mois. La particularité. Oui, 3 mois Dans le service de
Intervenant 1
de soins intensifs, parce qu'au début, c'était les soins intensifs. Après, c'est la réanimation et
Intervenant 1
un jour, il s'est réveillé.
Intervenant 3
Contrairement à contrairement à tous les pronostics, donc ça, c'était plutôt cool. Ça n'arrive pas d'un coup. Il faut préciser quand même pour les gens qui écoutent, je pense, parce que tu ne réveilles pas d'un coup.
Intervenant 3
Tu ne se réveilles pas bribes là en fait. D'accord. Et après, ne souviens pas tout en fait, tu ne t'es pas conscient tout le temps.
Intervenant 2
Et moi, au bout d'un moment, tu es conscient tout le temps. Mais c'est un moment après quand même. Ouais, ce n'est pas tout de suite. Et vous avez continué à être très proche, c'est-à-dire que l'accident ne vous a pas séparé, vous a même soudé parce qu'on l'a vu avec ce voyage.
Intervenant 2
Vous êtes resté proche tout de suite ou il a fallu reconstruire une relation Non, mais en fait, elle était plus proche avant parce que Oui, c'était les études. C'était totalement différent. Moi, j'étais en économie, il faisait des commerces.
Intervenant 3
Puis bon, j'étais en grande école, je sortais, faisais mes copains. Moi, pareil, je campagne, je suis à Paris, enfin compliqué quoi. Cette relation, elle s'est, elle s'est aussi reconstruite.
Intervenant 2
Complètement. Après,
Intervenant 2
après l'accident. Complètement.
Intervenant 2
Et puis il y a ce voyage qui va, qui va arriver, qui est fou. On a un peu le sentiment que c'est un voyage de tête brûlée. Mais qu'est-ce qui est plus tête brûlée de vous 2 C'est-à-dire que
Intervenant 3
là, c'est quand même À la base, je pense que je n'ai plus tête brûlée. Mais maintenant, c'est
Intervenant 1
lui le plus élevé, je pense. Quand on était petit, je prends toujours cet exemple-là. On est allé au ski ensemble.
Intervenant 1
J'étais en haut de la piste en train de réfléchir à comment j'allais descendre. François était déjà en bas, en train de reprendre le tire-face. Tu avais l'impression que son cerveau était débranché, qu'il disait vas-y, on s'en fout, ce n'est pas grave, j'y vais. Les bosses, les bosses, les risques. Moi, j'étais là en mode calme, calme. Est-ce que vous avez l'impression qu'il y avait des
Intervenant 2
des limites avant le voyage Est-ce que ces limites, elles ont sauté Tu vois, de se dire
Intervenant 2
ça paraissait impossible.
Intervenant 2
Il y des trucs qui paraissent impossibles et en fait, finalement, il a aucune limite quoi. Quand quand on veut, on peut, tu vois.
Intervenant 3
Quand on se fixe un truc, on y va et en fait, possible. Ce n'est pas totalement vrai, pas toujours vrai. C'est que nous, on a fait chaud petit à petit, en fait. On fait chaud au fur à mesure. C'est bloqué, en fait, comme ça. Je ne sais pas, moi. Ouais, suis d'accord avec François. En fait, nous, on a quand même été bloqué factuellement à un moment. C'est qu'arrivé en Iran, les frontières des pays limitrophes
Intervenant 1
étaient fermées, soit pour raison de Covid, soit pour raison de guerre. Donc là, on ne pouvait rien y faire en fait.
Intervenant 1
Il y avait des méthodes pour passer. Mais là, ça sentait vraiment le,
Intervenant 1
ça sentait la poudre comme méthode et on s'est dit qu'on n'était peut-être pas armé pour le faire. Donc
Intervenant 1
au final, il y a un moment où on a fait demi-tour.
Intervenant 1
L'occurrence, on a fait Et c'était une déception ou pas de faire demi-tour Pour moi, oui, beaucoup. Ouais, c'est vrai. Ouais ouais. Une fois arrivé à Vladivostok, en fait, on devait faire un one-way et revenir en avion. Alors que là, on s'est arrêté en Iran, on a fait une boucle, on est revenu avec le zèle. C'est très bien. C'était pour réduire la frustration.
Intervenant 2
C'était ça, ouais, c'était ça. Pour résumer.
Intervenant 1
On n'avait pas d'autres moyens de rentrer. On n'avait pas anticipé le fait de rentrer D'être bloqué. D'être bloqué.
Intervenant 1
Moi, je voulais surtout ne pas rentrer. J'avais arrêté de taffer. J'avais un créneau de 5 mois, je voulais en profiter à fond. Toi, toi, tu avais pris une pause de 5 mois Ouais, 9 mois exactement. 4 mois de stage de mécanique moto et 5 qui m'a servi à rien d'ailleurs.
Intervenant 1
Et parce que je suis nul et 5 mois de de voyage,
Intervenant 2
enfin 4 mois et demi. Racontez-moi un peu les imprévus techniques justement, parce qu'il y en a
Intervenant 1
Il eu beaucoup à cause de François. Y a des pièces qui ont
Intervenant 2
Je
Intervenant 1
pense que ce qu'il faut expliquer, c'est qu'on a créé un side-car, donc c'est le triptyque dont je te parlais, qui n'était pas homogène. C'est-à-dire que la nacelle qu'on avait fabriquée avec notre oncle
Intervenant 1
était un petit peu trop lourde pour le châssis. D'accord. Notre oncle avant il travaillait dans le pour la DCN, c'est l'entreprise qui fait des sous-marins nucléaires notamment. Donc nous il nous a fait un side-car nucléaire. Ouais. Un peu trop lourd. Il m'a dit Marc t'inquiète pas ça ne cassera pas, tonton pas de problème. Donc la nacelle n'a pas cassé, mais c'est le châssis en fait qui a un petit peu souffert. D'accord.
Intervenant 1
À cause du poids, on a cassé 2 choses, l'amortisseur
Intervenant 1
du châssis qui a cassé juste à la frontière avant l'Iran. Donc on est resté bloqué 2 semaines en train Non, on m'a dit, film. Parce que ça arrivait
Intervenant 2
plus facilement avant l'Iran. Exactement. En Iran, serait pas arrivé. Ce serait pas arrivé du tout. Ouais,
Intervenant 1
on a cassé ça. Et on remercie les Kurdes qui nous ont accueillis à la frontière parce qu'on est restés 2 semaines avec eux et
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c'était magnifique. 2e
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casse, je n'ai pas écouté mon copilote, j'ai pris une route qui s'est transformée en piste. J'ai cassé l'embrayage
Intervenant 3
en Iran. Et là, n'avait pas rien du coup. On ne pouvait rien faire. Là, c'est chaud. Il a fallu sortir le pays avant pour trouver les pièces
Intervenant 2
en Arménie. Mais comment vous avez fait pour
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genre, continuer à conduire Enfin, tu vois L'embrayage, on n'a pas passé vitesse en fait. Ah, c'est ça, mais tu as passé, on est passé l'envolée.
Intervenant 3
On a
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fait 1000 kilomètres sans sans utiliser l'embrayage. Waouh, et donc on s'arrêtait quoi. Enfin On s'arrêtait le minimum.
Intervenant 1
Même, mais pas beaucoup. Contre, ce qui était stop, feux rouges et tout, ça, ça devenait optionnel pour nous. C'est hyper dangereux. Non, non, mais parce qu'ils n'ont pas beaucoup d'insuffisants en Iran. C'est top, c'est le feu rouge. Ils en ont, est-ce qu'ils ne les respectent pas Oui, c'est vrai. Ah donc vous n'étiez pas les seuls à ne la respecter, les feux La conduite en Iran, c'était C'est chaud Non, c'est assez smooth, mais par contre, n'y a pas de règles.
Intervenant 1
Tu vois, donc c'est vraiment, tu peux rouler, doubler quelqu'un, là, as quelqu'un qui va doubler sur la 4e file là, c'est assez rock'n'roll.
Intervenant 1
Donc ça, c'était la 2e casse et encore une fois, tu as des gens qui nous ont aidés, tu as des iraniens qui nous ont remorqués parce qu'on était en haut de la montagne, qui nous ont hébergés chez eux. Quel a été le regard
Intervenant 2
du coup des gens parce que je j'ai j'ai j'ai vu quelques images, des gens ont klaxonné.
Intervenant 2
Il devait être surpris de voir un side car, on n'en voit pas tout le temps, vous voir tous les 2 sur la route. Comment ça s'est passé y a vraiment beaucoup de gens qui nous klaxonnaient, qui nous disaient bienvenue en Iran, et caetera. C'était pareil en Turquie.
Intervenant 1
Et globalement, quand tu voyages en moto,
Intervenant 1
mais encore plus là avec un side car, les gens viennent à toi de manière très naturelle. Et quand les, quand on s'arrête, parce qu'au début, gens ne comprennent pas qu'il a un fauteuil Quand tu t'arrêtes et que tu décharges de fauteuil roulant, là, c'est le,
Intervenant 1
c'est le l'explosion sociale. C'est-à-dire
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Les gens viennent à toi, te demandent si tu as besoin d'aide, te souhaitent la bienvenue dans le pays. Les gens sont fondamentalement plus gentils parce qu'il y le fauteuil
Intervenant 3
Plus gentil, je ne sais pas. Tu crois en fait, vu qu'ils voient que j'ai moins de chance qu'eux, ils disent que bon, ils font un effort quoi.
Intervenant 3
C'est sympa quoi. Donc c'est
Intervenant 1
c'est un lien social qui est vraiment particulier. Il n'y jamais, on n'a jamais fait de mauvaises rencontres. Non jamais. Par contre ça c'est vrai. Jamais.
Intervenant 2
Toi tu as l'impression que les gens étaient plus gentils parce qu'il y avait un fauteuil
Intervenant 1
Moi je fais du voyage en moto solo. Oui. Oui je te le dis. Tu as vu une différence. Ne dis pas non, je te vois faire comme ça. Oui, non non, je vais dire un truc.
Intervenant 3
On se fait arrêter par la police pour
Intervenant 3
prendre un selfie, il
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repasse comme ça.
Intervenant 2
Les policiers, vous, ils font un selfie, c'est normal. Arrêtez
Intervenant 3
en voiture
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à me dire de me mettre sur côté, on se met sur côté, on se dit, c'est pas bon là. Le mec, on fait un selfie avec nous, il s'en va comme ça, trop sympa, trop drôle. Les policiers iraniens, c'est vrai qu'ils ne sont pas connus en général pour être très C'est assez incroyable, ouais. C'est quand tu les vois dans ton rétro, tu te dis, oh là là, ça y c'est compliqué. En plus, enfin, tu sais, c'est le moment où en Iran, tu avais des touristes qui commençaient à être arrêtés de manière arbitraire.
Intervenant 1
Donc nous, on a fait le choix d'y aller. On a rencontré des gens qui, en Turquie, fait demi-tour pour ne pas y aller parce qu'ils, enfin des mecs en moto, vois.
Intervenant 1
Nous, on a hésité quoi 2 secondes. Non, on n'a pas hésité quand On s'est dit, mais on a pris un risque, vois. Bien sûr. On a, beaucoup là, on a pris le risque.
Intervenant 2
Et mais en fait, c'était incroyable. Comment ça s'est passé la gestion du handicap C'est-à-dire qu'en fait, Marc, tu dis que tu n'avais pas
Intervenant 2
imaginé toute la difficulté.
Intervenant 2
Toi, François, évidemment,
Intervenant 2
tu es autonome,
Intervenant 2
pas à 100 pour 100. Non. C'est-à-dire qu'à un moment, tu as dû te reposer sur ton cousin.
Intervenant 3
Pas
Intervenant 2
beaucoup, en fait. Ah ouais, c'est vrai.
Intervenant 2
Marc regarde, aime les yeux au ciel. Oui,
Intervenant 3
pour, en fait j'ai besoin, mais pour pas qu'il y trop de choses à faire en fait, des choses essentielles où je n'ai pas le choix, mais on ne en mettre la culmé trop. C'était l'avantage du voyage test en Norvège.
Intervenant 1
On avait réfléchi
Intervenant 1
à une
Intervenant 1
séparation des
Intervenant 2
tâches, tu vois. Et
Intervenant 1
on vivait beaucoup sous la tente avec François et
Intervenant 1
on se partageait le montage de la tente. On le faisait tous les 2. Après François lui installait toutes les affaires dans la tente, il gonflait tous les matelas, organisait tout pendant que moi je m'occupais de la moto. Et au final, on avait une organisation qui était assez complémentaire.
Intervenant 3
Vu que je connais mon handicap, je savais que moi j'aurais besoin de, donc mon, ne vraiment ça.
Intervenant 2
Celui qui n'était pas préparé en fait. Tu as dû, as dû lui expliquer un petit peu,
Intervenant 2
il y avait un mode d'emploi Là,
Intervenant 3
savait quand même. Du coup, bon, il ne s'est pas dit tiens, il n'a pas découvert son coup, mais
Intervenant 3
il ne savait pas qu'il y autant de trucs à faire en fait.
Intervenant 3
Mais bon, c'est c'est adapté au final. Ouais. Ce n'est pas mal. Tu valides
Intervenant 1
Ouais, alors
Intervenant 1
j'avais déjà aidé François avant qu'on parte en voyage dans le quotidien, et caetera. Donc le sujet des transferts, et caetera, ça je connaissais. La chose que je n'avais pas anticipée,
Intervenant 1
c'est le fait de devoir accepter
Intervenant 1
de changer de rythme en fait, parce que puisqu'on avait décidé de faire des choses ensemble, au début, je voulais tout faire. Mais François m'a dit ça ne pas être possible. On va séparer les choses. Je devais accepter que
Intervenant 1
si François voulait faire des choses et c'est normal parce que c'est son voyage, c'est son autonomie. Moi, je devais accepter de, entre guillemets, perdre du temps. Et c'est, tu vois, c'est intéressant. On parlait de la la la conception du voyage qui est différente. Ma partie
Intervenant 1
est plus longue que la la chaîne. Et donc, viens encore de me couper la parole. Tu
Intervenant 3
tu
Intervenant 1
un jour, François, il m'a dit, mais toi, tu veux être efficace pour avoir du temps libre, alors que moi, ce que je veux, c'est prendre le temps de faire les choses.
Intervenant 1
Peut-être tu te dis, il va falloir réussir à concilier les choses. Ouais, c'est intéressant. Et c'est ça qui était qui était difficile.
Intervenant 1
Au-delà du côté, on est quand même dans des environnements qui étaient assez inadaptés,
Intervenant 1
Je pense qu'on peut le dire, vois. Et François,
Intervenant 1
même s'il veut se débrouiller tout seul, tu l'as vu tout à l'heure. Il y des moments où je n'ai pas le choix. Il y des moments où il est bloqué. Mais toi, quand tu es en train de faire autre chose, il faut que tu l'aides. Ça peut paraître évident quand je te le dis là maintenant, mais quand tu as d'autres choses à faire vraiment et que ton cousin a besoin de toi, il faut que, il y a des moments où tu
Intervenant 2
pètes un plomb. Ouais, où tu as fini par t'agacer.
Intervenant 1
Ah oui, mais j'ai pas honte de le dire. Vraiment, y a des moments où
Intervenant 1
c'est souvent en fait, tu dis putain, je ne pas être tranquille en fait. Et après tu te dis oui, mais en fait, souviens toi que François était prévenu et que si tu as accepté le voyage, je peux pas lui reprocher maintenant. C'est vrai. C'est ça qui était difficile à gérer. C'est fou parce qu'on a l'impression que tu as été vraiment transformé en fait. Non,
Intervenant 2
non, c'est vrai. On
Intervenant 2
a le sentiment que quand tu parles de toi,
Intervenant 2
que t'as l'air de raconter que t'as complètement
Intervenant 1
changé ta ta perception de voir ton cousin sur toi, sur plein de choses. Ça a été, je le fais, je l'ai remercié plusieurs fois. Tu vois, ça a été une
Intervenant 1
une vraie remise en question.
Intervenant 1
Sans tomber dans les clichés du discours, j'ai découvert le secret de la vie, le bonheur, là, il est là, tu vois, c'était une vraie remise en question. Je pense que je n'ai pas encore tout compris, mais au quotidien, je pense que je comprends beaucoup mieux les frustrations que
Intervenant 1
François peut vivre ou les envies qu'il peut avoir.
Intervenant 1
Et tu vois, je le dis souvent, ça aurait été vachement plus simple et drôle de partir avec mon meilleur pote.
Intervenant 1
Ça, c'est sûr.
Intervenant 1
Mais au final, vois grâce à tout ce qu'on a vécu ensemble aujourd'hui,
Intervenant 1
le voyage s'est fini il y a 3 ans. 3 ans oui. Et depuis on fait plein de choses, on le filme, les conférences, les prochains projets et ça c'est grâce à au job qu'on a fait tous les 2 donc tu vois et je suis vraiment reconnaissant de ça. Et qu'est-ce que vous avez appris l'un sur l'autre
Intervenant 2
pendant le voyage
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François fait gaffe à ce que tu vas dire. Ok,
Intervenant 3
je suis là.
Intervenant 3
Comment ça,
Intervenant 1
je peux réfléchir comment je dis. Vas-y vas-y, tu t'appuies sur moi. Moi ce que j'ai appris sur sur François, on en parle pas mal d'ailleurs en ce moment, c'est que en fait j'ai appris à comprendre les raisonnements de mon cousin.
Intervenant 1
Je vais reprendre cet exemple François, je sais que tu ne l'aimes pas, mais moi je l'aime bien.
Intervenant 1
Un jour, on rencontre un couple de Français
Intervenant 1
et François me regarde et il me dit c'est étonnant quand même que tu leur parles.
Intervenant 1
Ok, il dit parce qu'ils
Intervenant 1
ne sont pas très bien habillés, ils n'ont pas beaucoup d'argent.
Intervenant 1
Moi, je suis là, je j'écoute ça. Je dis, mais ce n'est pas possible de dire des choses pas, enfin c'est c'est simpliste comme raisonnement, tu vois. Et là, mon aide, il me dit, ose me dire qu'à Paris, tu le tu serais allé leur parler.
Intervenant 3
Et la réponse,
Intervenant 3
c'est bon.
Intervenant 1
La réponse, c'est que quand tu réfléchis, tu développes un petit peu, il a raison. Ce n'est pas les mêmes cercles, et caetera, vois, donc je suis d'accord. Mais sur le coup, je me suis dit, en fait sur le coup, je l'ai même pas écouté, vois, je ne même pas Et du coup, maintenant,
Intervenant 1
dès qu'il y a une idée qui me semble très raccourcie, je me dis ok, y a quelque chose d'intéressant derrière, il faut que je creuse. À moi de poser les bonnes questions, tu vois. Et ça, c'est un,
Intervenant 1
pour moi, c'est un changement majeur parce que ça a transformé notre relation. Ce qui en fait, ce qui est trop bien, tu vois maintenant, c'est que, en tout cas dans ma tête, on est passé d'une posture à mon voyage, mon cousin, enfin mon voyage, mon projet, j'emmène mon cousin à
Intervenant 1
tu vois, on est partenaire. Et maintenant, ce n'est plus, je ne suis plus dans cette posture où je dis à François, est-ce que tu peux m'aider à faire ci Est-ce que tu peux m'aider à faire ça C'est vraiment ok, comment est-ce qu'on va construire notre prochain projet ensemble
Intervenant 1
Et autant à la fin du voyage en side car, quand je n'avais pas encore eu toute cette prise de recul, tu m'aurais dit vous repartez, je t'aurais dit c'est hors de question. Autant là, j'ai vraiment envie de repartir
Intervenant 1
en mode ok, vas-y, on y va, on va faire du bateau, c'est le prochain objectif, on va faire une une aventure
Intervenant 1
voilier.
Intervenant 1
Comment ça se passe J'ai hâte de qu'on soit confrontés tous les 2 à des difficultés
Intervenant 1
et ok, comment est-ce qu'on va les résoudre tous les 2 Parce que je suis sûr que ça peut, ça peut aller loin. Quelqu'un a vu notre film, il est skipper, il nous a dit moi j'ai je j'ai la possibilité d'utiliser un voilier qui est aménagé pour pouvoir accueillir des personnes en fauteuil roulant et qui peut potentiellement faire des gros voyages.
Intervenant 1
Est-ce que vous voulez essayer Nous on a dit oui évidemment, C'est sûr. Donc là nouveau point de bascule.
Intervenant 1
Nouveau point de bascule et en plus autant sur le side car j'étais le seul à pouvoir piloter autant là sur le voilier on pourra être à priori
Intervenant 1
à pas On est à midi ensemble. Donc ce serait trop bien. C'est pas mal. Et en plus de ça on nous a proposé de faire de l'apnée.
Intervenant 1
Donc particularité de l'apnée,
Intervenant 1
c'est que sous l'eau, il n'y plus de fauteuil roulant. Alors
Intervenant 1
le handicap ne disparaît pas, je sais. Mais tu vois, c'est une autre manière de faire des choses ensemble et de se lancer des challenges.
Intervenant 3
Et c'est une autre manière de continuer à faire passer le message, tu vois. Et c'est quoi le message que vous avez envie de faire passer tous les 2 On n'est pas des objets quoi. On peut réfléchir, vous poser des questions quand même.
Intervenant 3
Pas tout faire notre passe,
Intervenant 3
contre notre volonté. On dit personne ne peut penser à nous tout seul. Bien sûr. Il faut poser la question en fait, pas penser à notre place. On s'est vraiment donné les moyens d'arriver là où on en est aujourd'hui et en fait c'est ça le truc, c'est que
Intervenant 1
trop cool de regarder des vidéos de mecs qui font des trucs fous sur YouTube. C'est trop cool de rêver sur Tik Tok ou sur Instagram. Mais il y un moment, en fait, ça peut arriver à toi aussi si tu décides de donner les moyens. Faut foncer. Exactement. Prochain projet départ
Intervenant 2
en bateau, voilier
Intervenant 2
et vous avez envie de tester l'apnée ensemble,
Intervenant 2
ce qui paraît fou.
Intervenant 2
Comment Enfin, vous n'êtes quand même pas très
Intervenant 2
formé à l'apnée, pardon, mais ça ne s'invente pas.
Intervenant 1
Comment vous allez faire et qu'est-ce qui vous intéresse en tout cas dans le défi Quand on est parti en side car, tout le monde a vu et moi au début le 1er, Marc le valide qui emmène François son cousin en fauteuil roulant. Et en fait le fauteuil roulant nivelait un peu par le bas ce qu'on pouvait faire au quotidien dans les visites et caetera. La particularité de l'apnée, c'est que même si le handicap reste,
Intervenant 1
le fauteuil roulant n'est pas là et qu'en fait un des facteurs déterminants
Intervenant 1
pour performer en apnée,
Intervenant 1
c'est le mental.
Intervenant 1
Et ce que François ne t'a pas dit, c'est que François et les ceintures noires de judo, Tu faisais combien d'entraînements avant ton accident par semaine Beaucoup 4 5. 4 5. Ah ouais par semaine.
Intervenant 1
Donc en fait le mental de sportif dans le binôme, ce pas moi qui l'ai, c'est François.
Intervenant 1
Donc si demain on va s'entraîner et tous les 2 on va faire des choses en apnée sans parler de records mais de tous les 2 tu vois,
Intervenant 1
potentiellement celui qui va m'apprendre des choses c'est François tu vois ce que je veux dire et là aux yeux des gens le le
Intervenant 2
rôles sont inversés en fait et moi je trouve ça trop cool. C'est trop cool. Qu'est-ce que ça t'a appris le handicap Je sais que c'est c'est embêtant pour toi qu'on te
Intervenant 3
parle du handicap. Non non, franchement, si je peux apprendre des choses aux gens
Intervenant 3
que la plupart des des conneries qui avaient le handicap parce que les gens ne réfléchissent pas, qui n'ont pas ces connaissances. Du coup, moi, si je peux donner des trucs, franchement pas
Intervenant 2
pas de problème. Qu'est-ce que, qu'est-ce que tu as envie de dire aux gens qui sont valides et qui ne connaissent pas le handicap tu vois
Intervenant 2
Qu'est-ce que,
Intervenant 2
oui qu'est-ce que tu as envie de dire quoi C'est quoi le regard qui peut t'agacer, les comportements qui peuvent t'agacer, auxquels les gens ne pensent pas forcément. La personne qui connaît le mieux son handicap, c'est le handicapé lui-même. Donc il faut lui poser des questions,
Intervenant 3
simplement,
Intervenant 3
sans croire tout savoir,
Intervenant 3
poser des questions.
Intervenant 2
Tout bêtement, ne faire à la place avant. Ne pas faire à la place, c'est ça, ouais, ouais, ouais,
Intervenant 3
c'est ça qui est important. Des gens qui veulent me pousser, ça m'énerve profondément par exemple.
Intervenant 3
Je galère, ne pas surdoué, mais au moins je le fais tout seul. Moi j'aime bien. Des gens aiment bien pousser.
Intervenant 3
C'est différent pour chaque personne. Vous posez la question de ne faire avant.
Intervenant 3
Ouais.
Intervenant 3
Comment
Intervenant 2
ça s'est passé le retour pour vous 2 Parce qu'après
Intervenant 2
autant de mois sur la route,
Intervenant 2
en voyage,
Intervenant 2
à vivre des aventures, il a fallu quand même revenir à une réalité assez
Intervenant 2
basique quand même, la vie,
Intervenant 2
c'est la routine. Complètement.
Intervenant 3
De plus en plus l'autre,
Intervenant 3
dans le 1er temps, c'est bien quand même. Mais après, ça
Intervenant 1
manque un petit peu quand même. Mais le le retour à la à la vraie vie a été assez compliqué.
Intervenant 1
Passes, tu passes 5 mois à
Intervenant 1
penser à rien hormis
Intervenant 1
rouler, découvrir des pays, aller le plus à l'aise possible. Tu te mets dans des situations où ta carte gold ne sert à rien
Intervenant 1
et où tu as beau être le mec le plus intelligent du monde avec
Intervenant 1
avec un gros package et un gros titre sur LinkedIn, en fait ça ne te sert à rien. Donc en fait les gens, en fait les gens s'en foutent, tu vois.
Intervenant 1
Et quand tu reviens là dans Paris 8e en tant que, tu remets ton ta tenue de consultant et que le lundi matin à 9 heures, on t'explique qu'il
Intervenant 1
y a un problème sur le taux de sel-out de telle référence, tu dis, mais qu'est-ce que je fous là en fait Qu'est-ce que je fous Parce que tu as repris le boulot évidemment. Ouais bien sûr, il faut.
Intervenant 1
Ouais.
Intervenant 1
Et c'était violent, c'était vraiment violent.
Intervenant 1
Parce que tu te retrouves,
Intervenant 1
tu n'es plus dans ton élément en fait. Tu te dis, 3 semaines, j'étais en train de te réparer,
Intervenant 1
enfin faire la mécanique de ma moto et monter la tente en discutant avec mon cousin. Et là, je fais quelque chose que fondamentalement,
Intervenant 1
enfin auquel fondamentalement, je ne crois pas. Alors,
Intervenant 1
ce ne sera pas vrai pour tout le monde, mais
Intervenant 1
mais moi, j'avais un taf qui était assez dur, assez exigeant. En plus, faisais,
Intervenant 1
je faisais du conseil. Du conseil en quoi Je faisais du conseil pour des maisons de luxe et des marques de mode sur le développement.
Intervenant 1
Tu as quand même une boîte qui était suffisamment sympa pour te laisser partir pendant 9 mois. C'est quand même énorme et je les remercie, tu vois. Mais sauf que toi, ça fait 9 mois que tu es parti. Eux, ça fait 9 mois qu'ils t'attendent.
Intervenant 1
Donc, tu reviens le lundi matin sur ton sur ta boîte mail, tu as une pile de dossiers et là, boum, c'est parti. Et je n'étais pas prêt à ça.
Intervenant 1
Je n'étais vraiment pas prêt à ça et je l'ai très, très mal vécu d'ailleurs. Qu'est-ce qui s'est passé alors
Intervenant 1
Je pense qu'au bout de 3 mois, les vacances de Noël étaient vraiment bienvenues. Mais quand j'ai claqué mon ordinateur le 23 décembre, je me suis dit je ne suis pas sûr que je vais le rouvrir le 3 janvier.
Intervenant 1
Et tu es revenu ou tu n'es pas revenu Et tu as changé de vie du coup Non non, je n'ai pas changé de vie. Encore une fois, ce voyage, ça n'a pas été une transformation.
Intervenant 1
J'ai,
Intervenant 1
j'ai dû, j'ai dû faire un peu le, comment dire Tu sais, c'est des environnements où tu n'oses pas dire quand tu es en difficulté parce que tout le monde fait la course à la performance. Et moi, je leur ai dit, j'aurais dit, gars, j'ai vraiment mal vécu les 3 premiers mois, ça ne va vraiment pas bien. Et en parallèle de ça, on m'avait proposé d'intégrer une boîte de de voyage à moto pour devenir directeur des opérations. Ah oui. Donc, tu tu ne vas pas bien dans ton taf et là, on te propose un job qui,
Intervenant 1
je ne l'ai pas choisi ce job-là parce qu'il ne faut pas confondre passion et enfin à mon avis, n'est pas une bonne chose.
Intervenant 1
Et j'ai eu la chance d'avoir une boîte qui m'a beaucoup accompagné,
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qui a compris que le retour avait été très violent, qui a adapté en fait mon mes méthodes de travail, mon job, et caetera.
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Et voilà, il se trouve que j'ai arrêté de travailler dans cette boîte-là parce que quand on a sorti notre court métrage avec François,
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tu tu sentais qu'il se passait quelque chose et on nous proposait des projets à côté desquels je n'avais pas envie de passer en fait. Comment s'est passé le retour pour toi du coup François
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Je suis revenu à la numéro un quoi.
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Mais bon,
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c'est
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différent quand même. Le voyage se sent pas.
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Donc bon,
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ce n'est pas idéal, je trouve un retour comme ça. Mais bon, il y a pire quand même.
Intervenant 3
Ma vie est horrible.
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Le voyage était très bien, du coup, c'est des bonnes vacances quoi.
Intervenant 3
Juste
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la tête, c'est après, bon, ce n'est pas grave.
Intervenant 3
Ce n'est pas aussi bien qu'on voyage, mais ce n'est pas grave. Les vacances, c'est fait pour ça. Mais c'était quand même plus plus morne quoi. Tu es passé d'aventures incroyables
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à l'autre bout de la planète, un quotidien
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très difficile. Il fallait que je vais revenir à ça en partant déjà donc bon. Donc toi, toi, tu as mieux vécu
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l'atterrissage
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que Marc. En fait, je n'ai pas mal vécu l'atterrissage parce que moi, c'était logique si je n'ai pas de débat, c'est être comme ça. Donc bon,
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pas grave quoi.
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C'est vrai que c'est vrai que tu es vachement plus sage qu'avant.
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Tu as reçu Farid T'as lu des bouquins, c'est pas possible. Qu'est-ce que t'as fait Même pas.
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C'est
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incroyable.
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On arrive à la à la fin de l'entretien.
Intervenant 2
J'aime bien demander aux gens qui participent au podcast un
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petit mot de la fin, de conclure. Est-ce qu'il y a un conseil que vous avez envie l'un et l'autre de donner
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Est-ce qu'il y quelque chose que vous avez envie de
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partager
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François.
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Que
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quand un handicap, vous voyez un handicapé, il ne faut pas penser à sa place. Il faut poser les questions franchement.
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Ils sont capables, on est capables,
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s'il n'est pas capable, vous dira que ce n'est pas agréable.
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Du coup bon, il faut poser la question vraiment.
Intervenant 2
C'est bon moi je pense c'est ça. En fait c'est ça, tu as envie de de vraiment déconstruire
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les a priori qu'on peut avoir sur
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le handicap. Il y beaucoup trop. Ce n'est pas parce que tu es en fauteuil que tu ne sais pas faire et ça ça intéressant évidemment.
Intervenant 2
Marc.
Intervenant 1
Je vais la ressortir François je suis désolé. Vas-y casse-toi. Mais on adore les anecdotes nous. Non mais c'est c'est c'est une phrase que j'ai entendue dans un podcast quand je roulais en Iran justement. Un
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mec qui disait,
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un mec qui disait pour comprendre, il faut réfléchir,
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c'est pour ça que beaucoup de personnes jugent. Je pense que ça résume un peu tout le message qu'on veut porter en fait. Avant de juger, essayons de comprendre les gens qu'on ne comprend pas de 1er abord
Intervenant 1
et il y a beaucoup de perspectives qui s'ouvrent et nous on en est le bon exemple. Ouais complètement.
Intervenant 2
Bravo à vous 2 merci pour ce podcast. Merci beaucoup d'avoir écouté. Qui est vachement joli.
Intervenant 2
Bravo pour votre maturité à tous les 2, bravo pour ce voyage d'avoir osé.
Intervenant 2
Ça paraissait impossible mais vous l'avez fait donc je me réjouis de voir la suite. Et bravo et je vous recommande side to side, alors il faudra attendre qu'il y un diffuseur. En tout cas, moi j'ai pu le voir en avant 1re, c'était génial. J'ai adoré. Bravo à tous les 2 et tous fondeurs, on se retrouve tous les mardis, donc je vous dis à mardi prochain. Salut.