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Malene Rydahl — 00:00
Comment je fais preuve d'empathie quand j'ai juste envie de donner 2 claques et la certitude,
Malene Rydahl — 00:05
c'est quelque chose qui est très mauvais dans nos relations parce que ça laisse aucun espace sur le dialogue. C'est extrêmement fatiguant d'avoir peur que les gens me découvrent.
Rudy — 00:13
Bonjour à tous et bienvenue dans tous le média qui parle de votre point de bascule. Aujourd'hui,
Rudy — 00:19
on reçoit Maline Ridall. Elle est danoise et vous allez le voir dans sa culture, l'empathie est une seconde nature. Après une 1re vie, elle est devenue consultante
Rudy — 00:30
en leadership et en performance pour les entreprises.
Rudy — 00:34
Elle nous explique que l'empathie et la bienveillance
Rudy — 00:37
sont les remèdes à la crise du leadership qui sévit aujourd'hui dans le monde de l'entreprise. Ça veut dire quoi? Ça veut dire que ce qu'elle va nous dire, ça va forcément vous concerner. Elle va nous expliquer comment avoir de l'empathie pour son collègue qu'on n'aime pas, pour son n plus un qu'on n'aime pas. Elle va nous expliquer comment crever l'abcès, qui n'est pas d'éléphant, ce qu'elle appelle un éléphant en plein milieu de la pièce. Et puis elle nous explique aussi avec des petits conseils sur comment bien parler à son patron.
Rudy — 01:03
Tous Wonder,
Rudy — 01:05
c'est tous les mardis matins sur YouTube.
Rudy — 01:08
Abonnez-vous, cliquez aussi sur la petite cloche pour être informé dès qu'une vidéo sort. Vous pouvez aussi nous écouter sur Spotify,
Rudy — 01:16
Deezer, Amazon et Apple. Vous pouvez donc nous écouter et nous suivre un peu partout et un peu tout le temps. Merci à vous et merci aussi à notre sponsor
Rudy — 01:27
Suméria.
Rudy — 01:28
Sumeria c'est la même équipe que Lydia vous savez cette application qui vous permet d'envoyer de l'argent de partager une note au restaurant ou de participer à un cadeau commun sumeria
Rudy — 01:38
c'est un vrai compte courant avec une vraie carte bancaire
Rudy — 01:42
mais c'est la 1re fois en France qu'un compte est rémunéré. Votre argent vous génère de l'argent et ça, c'est plutôt sympa. Et avec Sumeria, on peut aussi gérer des enveloppes numériques pour mieux gérer son budget. Merci donc à Suméria,
Rudy — 01:57
tous Wonder, c'est maintenant avec Maline Ridal,
Rudy — 02:00
coach en bonheur et en empathie.
Rudy — 02:13
Marine Ridall, merci beaucoup d'être avec nous. Je suis hyper contente de te recevoir. Dans tous, commence toujours avec un point de bascule. Le tien, il arrive en 2013.
Rudy — 02:22
Tu as un métier, si j'ose dire classique en fait tu vas écrire un livre et ta vie a changé. Effectivement,
Malene Rydahl — 02:29
oui. En
Malene Rydahl — 02:31
2000, plutôt en 2012,
Malene Rydahl — 02:32
le rapport des Nations Unies, le World Happiness Report est sorti et a positionné le Danemark, donc mon pays d'origine,
Malene Rydahl — 02:39
comme étant le pays le plus heureux au monde. Et en fait en réalité, moi j'étais incapable d'expliquer exactement pourquoi. J'avais quelques pistes, un des pays les plus égalitaires au monde.
Malene Rydahl — 02:49
Je savais 2 3 choses, mais j'ai commencé par lire les rapports et j'ai été absolument
Malene Rydahl — 02:56
intriguée, fascinée par
Malene Rydahl — 02:58
les vraies explications qui
Malene Rydahl — 03:00
font qu'un pays va avoir ce que j'appelle un bien-être élevé
Malene Rydahl — 03:04
et surtout
Malene Rydahl — 03:06
collectif.
Malene Rydahl — 03:08
Ce n'est pas une question de notre, mon bonheur ou le bonheur individuel, mais comment on arrive à faire fonctionner ensemble. Donc ça, ça m'a fasciné et j'ai commencé à lire tous les documents, les livres qui existaient à l'époque, donc en 2012
Malene Rydahl — 03:21
sur le sujet et à un moment donné, je me dis, mais tout est écrit par des académiques, donc des chercheurs,
Malene Rydahl — 03:27
des sociologues,
Malene Rydahl — 03:29
des psychologues
Malene Rydahl — 03:31
pour les académiques en réalité.
Malene Rydahl — 03:33
Et donc j'avais envie
Malene Rydahl — 03:35
de donner ces explications simples de qu'est-ce qui fait que ce modèle danois entre guillemets arrive en tête des sondages de bien-être collectif
Malene Rydahl — 03:44
et comment on pourrait le transmettre sans s'en inspirer,
Malene Rydahl — 03:48
mais m'adresser Donc ça, simple. À tout le monde. Oui, c'est ça. Donc simplifier,
Rudy — 03:53
vulgariser si on veut les propos. Et donc ce livre, Heureux comme un Danois, c'est un succès fou. En fait, il y a un vrai point de bascule. Y a un avant et un après. En fait, ta vie va complètement changer. Qu'est-ce qui va se passer à partir du moment où ce livre sort? En fait, tu fais des médias. Enfin, tout d'un coup, tu deviens ultra visible et tout va, tout va changer. Oui, enfin, il faut dire que quand j'ai eu cette idée ou cette envie,
Malene Rydahl — 04:16
j'étais
Malene Rydahl — 04:16
dans un poste. Je dirigeais la communication des hôtels en Europe et en Afrique. Donc j'étais, j'avais quand même un poste à plein temps. Donc je l'écris le week-end et les vacances et le soir. Et puis il sort et j'étais, j'avais une forme d'inconscience
Malene Rydahl — 04:30
par rapport à ce que je faisais. C'est-à-dire que moi, je n'ai jamais eu dans mon ventre le rêve de l'écrivain ou le rêve d'écrire un livre. Ce n'était pas sur ma liste à moi. En revanche,
Malene Rydahl — 04:41
la la transmission,
Malene Rydahl — 04:43
être utile, donc en fait c'était plus dans ce sens-là. Donc le rêve livre
Malene Rydahl — 04:50
était un peu abstrait pour moi. Et donc le le le livre sort effectivement et il y eu un alignement de planètes où j'ai eu une exposition presse et je pense qu'il y avait le timing. Il y avait sûrement aussi le fait que le sujet était
Malene Rydahl — 05:03
relativement 9 et que je l'incarnais parce qu'il y une danoise qui parle du Danemark qui était le pays le plus. Ça
Malene Rydahl — 05:09
marche assez bien donc j'ai des bons clients et donc ça ça a donné une exposition
Malene Rydahl — 05:15
importante
Malene Rydahl — 05:16
et et donc ça a un peu changé ma vie. Et puis le livre a été traduit
Malene Rydahl — 05:21
dans une douzaine de langues et lancé dans je crois que c'est 15 pays. Et donc effectivement,
Malene Rydahl — 05:27
ça change quand même
Rudy — 05:30
un peu ta vie. C'est clair. Et depuis donc tu es consultante, j'ai bien noté un consultante en leadership et en performance
Rudy — 05:37
pour les entreprises,
Rudy — 05:39
tu as ta méthode
Rudy — 05:40
et toi tu dis que tout passe par l'empathie et par la bienveillance.
Rudy — 05:44
C'est-à-dire que pour nous, en France,
Malene Rydahl — 05:46
ce n'est pas des mots qu'on a intégrés dans le management. Tout ne peut pas passer par là et surtout pas dans les entreprises, parce qu'il y a trop d'écart. Et quand on commence à prendre cette approche-là,
Malene Rydahl — 05:56
il n'y a plus la moitié qui vont dire non non, ça, ce n'est pas pour nous. Et puis c'est trop violent de d'arriver avec un discours
Malene Rydahl — 06:04
tourné dans ce sens-là. Et par moment, je ne peux même pas utiliser
Malene Rydahl — 06:08
l'empathie
Malene Rydahl — 06:09
comme terme parce que c'est trop. Pourquoi? Pour une culture, parce qu'il y a beaucoup d'entreprises qui sont tournées vers le résultat. Ils ont raison, vers la performance, ils ont raison, mais passons tout le reste. Et donc, il faut faire très attention aux mots que j'utilise,
Malene Rydahl — 06:23
aux termes que j'utilise.
Malene Rydahl — 06:25
Au fond, moi, je suis persuadée
Malene Rydahl — 06:28
que la
Malene Rydahl — 06:30
connaissance de soi-même, c'est-à-dire
Malene Rydahl — 06:32
être adulte à table, me connaître suffisamment bien pour être responsable
Malene Rydahl — 06:37
de,
Malene Rydahl — 06:39
on va dire de
Malene Rydahl — 06:41
de mes croyances,
Malene Rydahl — 06:43
comprendre quelles sont mes valeurs, quelles sont mes difficultés, ce que j'appelle les ombres, c'est des théories d'Eckhart Young sur ce que je ne supporte pas, qui m'aimait en état de colère.
Malene Rydahl — 06:53
Suffisamment comprendre tout ce système qui le nôtre,
Malene Rydahl — 06:58
avoir la capacité de bien comprendre les autres dans nos relations,
Malene Rydahl — 07:02
les points de tension, les stress et ce qu'on prend personnellement,
Malene Rydahl — 07:06
là où on exagère,
Malene Rydahl — 07:07
là où ça devient un conflit en réalité où il y a souvent des malentendus et des incompréhensions qui précèdent d'un conflit.
Malene Rydahl — 07:15
Une certaine façon de recevoir un message, de l'interpréter,
Malene Rydahl — 07:19
d'avoir à nouveau
Rudy — 07:21
ces valeurs, ces ombres qui influencent la manière dont on va vivre en relation. Sur ces conflits, tu as toute une théorie sur les éléphants. Ça, il faut que tu nous racontes parce que ça va parler à tout le monde. Oui. C'est quoi les éléphants? C'est quoi les noms? C'est
Malene Rydahl — 07:35
dans les nombreuses expériences et missions que je conduis dans les entreprises.
Malene Rydahl — 07:39
Il y a un phénomène qui revient, c'est le phénomène non-dits. En fait, les Mais qui amène le conflit. Qui amène le conflit, mais qui amène aussi
Malene Rydahl — 07:48
beaucoup de tensions et et qui vont s'ancrer
Malene Rydahl — 07:52
dans la culture parce que ça devient des croyances extrêmement affirmées. Donc ces non-dits, c'est des malaises, ça peut être des comportements inappropriés qui n'ont jamais été corrigés,
Malene Rydahl — 08:02
une forme d'injustice qui a été commise dans une entreprise qui n'a pas été corrigée ou expliquée. Donc ça devient des non-dits et donc moi j'appelle ça des éléphants parce qu'il y a l'expression en anglais the elephant in the room, c'est-à-dire c'est gros ça prend l'air de la pièce et puis c'est
Malene Rydahl — 08:17
on
Rudy — 08:18
ne peut pas vraiment le rôle de la pièce. Personne n'en parle. Et
Rudy — 08:23
donc,
Malene Rydahl — 08:25
j'ai développé
Malene Rydahl — 08:26
toute une
Malene Rydahl — 08:27
formation
Malene Rydahl — 08:28
sur ce phénomène de non-dit. Ce non-dit amène vers ce que j'appelle aussi la fausse harmonie notamment des comex où en fait les gens s'entendent bien
Malene Rydahl — 08:37
par des formules de politesse parce que les gens sont bien élevés, mais en dessous il y a
Malene Rydahl — 08:43
ce que j'appelle une fausse harmonie ou enfin en dessous au-dessus.
Malene Rydahl — 08:47
Et en dessous, il y a toutes ces séries de de non-dits, donc de frustration que les gens prennent sur eux-mêmes et ça peut finir par exploser évidemment si on met un peu plus de pression et de stress sur les gens.
Malene Rydahl — 08:57
Et donc c'est une formule pour
Malene Rydahl — 09:00
voir ce que c'est déjà. La différence entre un non-dit, donc un éléphant,
Malene Rydahl — 09:05
une frustration. En fait, quand on travaille pour
Malene Rydahl — 09:08
pour un groupe, il y a un certain nombre de décisions, de choses avec lesquelles on n'est pas d'accord, mais qu'on est obligé de suivre parce qu'on travaille pour d'autres personnes. On n'est pas, on n'est pas chez nous. Et donc ça relève d'une frustration qu'on doit traiter par un processus d'acceptation
Malene Rydahl — 09:23
de dire est-ce que je suis ok toujours de travailler pour ce groupe Bien sûr. Dans ces conditions-là Ça correspond à ce que Et ce pas
Malene Rydahl — 09:30
moi qui décide tout. Donc là, ça, c'est une frustration et ça doit être traité
Malene Rydahl — 09:35
par la personne. Après il peut avoir des vrais sujets qui sont des vrais non-dits, mais qui doivent passer tout un filtre
Malene Rydahl — 09:42
de déjà quel est l'intérêt d'en parler. Quel est l'intérêt pour moi, pour l'entreprise,
Malene Rydahl — 09:48
pour la personne à qui j'ai envie d'en parler
Malene Rydahl — 09:50
Et pourquoi je n'en ai pas parlé? Quels sont les risques? Quel est le coût supposé
Malene Rydahl — 09:55
pour moi d'en parler? Parce que si on n'en parle pas, c'est qu'on pense qu'il y a un danger ou un prix à payer ou un risque en tout cas.
Malene Rydahl — 10:03
Et ensuite, est l'intention? Quelle est mon intention quand j'en parle? Est-ce que tu as un exemple pour que les gens comprennent,
Rudy — 10:10
tu vois d'un non-dit classique, comment on fait pour désamorcer pour que ce non-dit ne soit plus un non-dit?
Malene Rydahl — 10:16
Déjà quand on prend la responsabilité de de de dire à la personne,
Malene Rydahl — 10:22
j'ai envie de te parler de de de tel et tel sujet. Enfin moi j'avais donné l'autre jour à l'époque de chez Ayat un exemple où il y avait un problème de de soupe d'aileron
Malene Rydahl — 10:32
de requin.
Malene Rydahl — 10:34
C'était peu, c'est-à-dire qu'il servait en dans les pays asiatiques
Malene Rydahl — 10:38
cette soupe notamment pour Ah ça, ce n'est pas une expression, il servait une soupe d'aileron de requin. D'accord. Ok. Et et donc c'était un peu un non-dit parce que c'est un générateur de chiffre d'affaires énorme et donc on le servait et on savait que c'est un sujet en termes de bien-être animal et bon les requins, les tuer, juste pas ça donc.
Malene Rydahl — 10:57
Et en même temps, culturellement, c'était extrêmement important De servir cette De servir cette soupe. Et derrière ça, il y avait tous les welling business dans tous les mariages, et caetera. C'était extrêmement
Malene Rydahl — 11:09
difficile d'en parler et ça fait, ça a duré depuis des années. Et donc la manière dont on parle, c'est d'être très sérieux, d'avoir les chiffres, de ne faire du,
Malene Rydahl — 11:19
c'est-à-dire de ne pointer les doigts en disant que ce n'est pas bien et donc et alors, donc de dire quels peuvent être les alternatifs,
Malene Rydahl — 11:25
quel est le business réellement, comment on pourrait
Malene Rydahl — 11:29
se positionner,
Malene Rydahl — 11:30
peut-être en le mettant pas sur le la carte, mais en l'ayant pendant une période en option pour voir
Rudy — 11:36
Donc en fait, quand tu as un non-dit, il ne faut pas dire c'est nul, il faut, tu proposes une solution. Tu proposes une solution et puis
Malene Rydahl — 11:42
tu dis quelle quelle est l'intention et quel est l'intérêt de l'entreprise que toute la réflexion, ce n'est pas juste toi qui trouves ça embêtant parce que tu es militant pour la nature,
Malene Rydahl — 11:53
mais qu'il y a un vrai sens pour l'entreprise d'en parler et que, alors je si on veut utiliser, je trouve même pas le terme bienveillance qui est bon terme, mais mais il y a une vraie intelligence derrière
Malene Rydahl — 12:04
le fait de nommer ce non-dit. Ce n'est pas un non-dit gratuit que qui est une frustration en réalité pour nous-mêmes.
Malene Rydahl — 12:10
Donc tout ça, c'est à nouveau travailler autour des postures d'adultes,
Malene Rydahl — 12:15
c'est de responsabiliser
Malene Rydahl — 12:17
les gens et aussi avoir cette intelligence de la relation,
Malene Rydahl — 12:21
de mieux pouvoir comprendre les autres pour vraiment
Malene Rydahl — 12:25
réduire
Malene Rydahl — 12:26
tous ces malentendus,
Malene Rydahl — 12:28
les incompréhensions.
Rudy — 12:29
Et donc il devient des conflits, qui devient des charges mentales pour les gens. Mais oui. Mais moi j'ai un exemple qui est assez trivial. Mais écoute je te raconte. Assez récemment, j'ai un ami qui bosse dans un cabinet d'avocat. Visiblement,
Rudy — 12:40
le salarié qui est à côté de lui
Rudy — 12:43
ne doit pas bien se laver, enfin il ne sent pas très bon. Et en fait son n plus un lui dit écoute-toi qui bosse avec lui là tous les jours dans le bureau, tu ne peux pas lui dire qu'il pu. Tu vois ça c'est un non-dit. Alors c'est un peu trivial comme exemple, mais toi typique,
Rudy — 12:56
tu
Rudy — 12:57
tu fais quoi enfin avec ce non-dit, tu as ton collègue de bureau qui pue et on te dit à toi de lui dire et le mec me dit, mais attends je ne veux pas lui dire qu'il faut acheter du du doigt. Alors là c'est en plus, il y a aussi de très précis tu vois mais.
Malene Rydahl — 13:08
C'est
Malene Rydahl — 13:10
de la délicatesse évidemment potentiellement
Malene Rydahl — 13:12
en fait c'est ça rentre dans un autre outil qui dans la mon fameux livret de d'outils,
Malene Rydahl — 13:17
c'est la boutique et l'autre. C'est-à-dire quand tu viens
Malene Rydahl — 13:20
c'est c'est
Malene Rydahl — 13:22
c'est un espace en fait,
Malene Rydahl — 13:24
la manière dont il se
Malene Rydahl — 13:26
lave. Bon,
Malene Rydahl — 13:28
alors c'est très délicat parce que ça a une conséquence pour les autres par l'odeur ou avec les relations avec les clients, ça peut être très gênant. Bien sûr. Mais
Malene Rydahl — 13:39
là, il y a à nouveau toute une liste de choses et et la dernière, le dernier point, c'est de demander l'autorisation
Malene Rydahl — 13:46
à la personne de faire un de faire un commentaire là-dessus. Est-ce que je peux me permettre de de te donner un petit feedback dessus? Et donc là, c'est d'abord d'abord quelles sont mes intentions
Malene Rydahl — 13:58
quand je vais lui dire qu'ils sont
Malene Rydahl — 14:01
mauvais ou que c'est difficile?
Malene Rydahl — 14:04
Quelle est l'intention? C'est l'aider lui, c'est de répondre à la question de mon boss? Enfin, quelle est mon intention quand je lui en parle? Est-ce que souvent quand on va dans la boutique de l'autre, tu sais, on entend souvent les gens refaire les dîners des autres en disant que ah ben non, moi je préfère que quand ça dure très longtemps ou pas longtemps, quand il y un seul plat ou quand c'est chaud ou froid, et caetera, oui il faut faire la table d'une certaine façon. Et donc en fait, c'est d'aller dans la boutique de l'autre et ça se passe vraiment bien.
Malene Rydahl — 14:31
Et donc alors sur ce sujet-là, c'est normal qu'il y a plus de malaise.
Malene Rydahl — 14:35
Mais là, c'est
Malene Rydahl — 14:36
dire à la personne quelle est l'intention,
Malene Rydahl — 14:39
pourquoi je t'en parle? Dire que on a réfléchi à
Malene Rydahl — 14:44
les raisons pour lesquelles que peut-être ça va un peu vite le matin ou
Malene Rydahl — 14:49
Donc en fait, il faut que tu tu dises à l'autre ton intention?
Rudy — 14:53
Oui. Donc en fait tu as un non-dit, peut-être si on donne 3, enfin toi 3 steps, 3 conseils, c'est tu dis à l'autre, je te parle parce que mon intention, c'est ça, donc tu lui dis, tu lui Tu tu fais d'abord
Malene Rydahl — 15:04
la liste toi-même
Malene Rydahl — 15:06
en disant que quelle est réellement mon intention? C'est que ça ça, je pense qu'il y a potentiellement
Malene Rydahl — 15:11
un
Malene Rydahl — 15:12
danger même pour pour ton travail. Fait, je suis gênée de t'en parler, mais j'ai l'impression que ça peut te porter des préjudices ou ça peut être gênant.
Malene Rydahl — 15:22
Donc je me permets éventuellement dire si c'est possible.
Malene Rydahl — 15:26
Moi-même, je suis passée par là. Il y a des moments où
Malene Rydahl — 15:29
ça va un peu vite et on n'a pas le temps de tout faire. Et puis en fait, faire ça On donne ton intention, tu donnes une solution.
Malene Rydahl — 15:37
Tu donnes une solution
Malene Rydahl — 15:39
à la personne, mais tu donnes surtout,
Malene Rydahl — 15:42
tu montres que tu as pris le temps de réfléchir,
Malene Rydahl — 15:45
réfléchir à les raisons possibles
Rudy — 15:48
de cette situation. D'accord, ça, c'est intéressant. Ça m'inspire un autre concept dont on a parlé quand on a préparé l'émission, c'est l'empathie. Et tu m'as dit ça m'a fait beaucoup rire, je ne t'apprends pas à avoir de l'empathie classique, je t'apprends à avoir de l'empathie pour celui que tu n'aimes pas.
Malene Rydahl — 16:02
Oui, alors
Malene Rydahl — 16:03
l'empathie
Malene Rydahl — 16:04
et notamment le projet que j'ai conduit avec l'éducation nationale
Malene Rydahl — 16:08
où j'ai conduit des
Malene Rydahl — 16:09
expérimentations,
Malene Rydahl — 16:11
des cours d'empathie à l'école. Là, c'est plutôt l'empathie classique, on va dire
Malene Rydahl — 16:16
pouvoir.
Rudy — 16:17
Pour qu'on comprenne bien, il y a des cours d'empathie au Danemark et tu as proposé aussi l'idée. Tu as travaillé avec Gabriel Attal quand il était ministre de l'Éducation nationale
Malene Rydahl — 16:26
et vous aviez réfléchi, c'est ça, à importer ce type de cours pour bien comprendre. C'est juste pour le la big picture. On a au Danemark des cours d'empathie à l'école depuis 50 ans. Donc on a énormément de recul. D'ailleurs ça s'appelle l'heure de la classe au Danemark Class and Steam
Malene Rydahl — 16:40
et
Malene Rydahl — 16:41
on va dire les médias et d'autres personnes ont nommé ça des cours d'empathie parce que c'est en réalité ce qu'on fait dans ces cours. Et donc, toute cette base-là, c'est à l'école et y compris effectivement dans l'empathie,
Malene Rydahl — 16:53
pouvoir
Malene Rydahl — 16:54
faire
Malene Rydahl — 16:54
communiquer avec ceux qui ne nous ressemblent pas et que avec qui on a moins d'affinité.
Malene Rydahl — 17:00
Et la même chose est vraie dans l'entreprise.
Malene Rydahl — 17:02
L'empathie
Malene Rydahl — 17:04
entre guillemets classique ou chaleureuse, je lui appelle,
Malene Rydahl — 17:07
c'est celle que je pense être plutôt innée.
Malene Rydahl — 17:10
C'est des gens qui ont cette chaleur,
Malene Rydahl — 17:12
qui vont faire attention,
Malene Rydahl — 17:14
qui vont se et d'ailleurs pas très régulièrement
Malene Rydahl — 17:17
confondu avec la sympathie, la gentillesse,
Malene Rydahl — 17:20
la bienveillance. Quelqu'un qui apporte
Malene Rydahl — 17:22
des gâteaux au bureau.
Malene Rydahl — 17:24
Je fais des petits gâteaux, voilà je donne à tout le monde. On a envie de dire que la personne est même peut-être empathique et que la personne n'a pas elle est sympathique. Mais en réalité, empathique.
Malene Rydahl — 17:34
Et de surcroît,
Malene Rydahl — 17:35
quelqu'un, une personne qui fait ça peut manquer totalement d'empathie parce que toi, tu peux lui dire,
Malene Rydahl — 17:41
ah, c'est super gentil, mais non, merci, je ne mange pas trop de sucre. Mais alors, mais comment ça, tu ne manges pas de sucre? Mais allez, prends un peu de sucre, mais ça ne va pas te faire. Mais en fait, ça, c'est l'absence totale de l'empathie
Malene Rydahl — 17:52
parce qu'elle, en fait, elle ne te voit pas. Elle ne comprend pas. Elle veut que tu manges, veut qu'elle mange, elle est gentille. Et donc c'est donc on on a une association,
Malene Rydahl — 18:02
d'où l'association avec le côté bisounours et d'où le le problème de le l'utiliser en entreprise par moment parce que les gens ils se disent ce pas le sujet.
Malene Rydahl — 18:10
Alors que moi, ce que j'enseigne, c'est l'empathie quand quand je t'avais dit au téléphone, quand on n'aime pas l'autre. Mais oui, parce que du coup, je fais preuve d'empathie
Malene Rydahl — 18:20
quand en
Malene Rydahl — 18:21
fait, j'ai juste envie de donner 2 claques.
Malene Rydahl — 18:25
Tu fais quoi? Comment on fait? Et le l'empathie
Malene Rydahl — 18:28
dans
Malene Rydahl — 18:30
dans ma formule ou la la façon dont dont je l'enseigne, c'est de voir
Malene Rydahl — 18:35
comprendre.
Malene Rydahl — 18:36
Donc si on prend le débat, vax, antivax à l'époque
Malene Rydahl — 18:40
qui était extrêmement
Malene Rydahl — 18:42
clivant Animé,
Malene Rydahl — 18:44
houleux. Animé, houleux. Il y avait des des membres de famille qui ne se parlaient plus, des amis qui se fâchaient, et caetera sur sur ce sujet-là.
Malene Rydahl — 18:50
Et en fait, ce qui se passe quand on dit
Malene Rydahl — 18:53
tu n'es pas vacciné et tu tu tu te mets en colère pour démolir l'autre pour toi avoir raison.
Malene Rydahl — 19:00
Tu renforces et tu radicalises l'autre. Donc le fameux, j'emmerde les antivax, n'est pas, ils ne se sont pas vaccinés, ils
Malene Rydahl — 19:07
ils sont descendus dans dans la rue. Donc quand on insiste
Malene Rydahl — 19:10
avec pression,
Malene Rydahl — 19:12
en fait on renforce
Malene Rydahl — 19:14
l'adversité.
Malene Rydahl — 19:15
Donc ça n'a aucun intérêt. Et donc c'est ce que j'explique parce qu'en fait c'est c'est une perte d'énergie et de temps
Malene Rydahl — 19:23
d'essayer de démolir
Malene Rydahl — 19:25
ou de gagner ou d'écraser l'autre. D'accord. Tu renforces la position, tu renforces ce que tu ne souhaites pas avoir. Donc, qu'est-ce qui va? Et donc, je donne 3 3 options. Donc effectivement,
Malene Rydahl — 19:35
voir, donc
Malene Rydahl — 19:36
prendre le temps de s'arrêter.
Malene Rydahl — 19:38
Quand vous me dites, mais je ne suis pas vaccinée, tu essaies de comprendre pourquoi.
Malene Rydahl — 19:42
Ah bon, mais pourquoi tu, pourquoi tu n'étais pas vaccinée?
Malene Rydahl — 19:45
Ah je j'ai peur pour ma santé,
Malene Rydahl — 19:48
j'ai entendu que voilà les raisons.
Malene Rydahl — 19:51
Et tu as 3 options. Tu peux constater,
Malene Rydahl — 19:55
ok. Donc que tu n'es pas vacciné.
Malene Rydahl — 19:57
Ah oui, ah ok. Si vraiment tu as du mal, tu peux constater,
Malene Rydahl — 20:01
tu peux l'accepter,
Malene Rydahl — 20:02
ah ok,
Malene Rydahl — 20:04
moi je l'ai fait, tu ne l'as pas fait, ok. Ok. Ou tu peux l'apprécier.
Malene Rydahl — 20:08
L'apprécier?
Malene Rydahl — 20:10
Je n'ai pas eu le courage, moi-même je me suis posé la question. Je n'ai pas eu le courage parce que je me disais quand même dans la collectivité, c'est ce qu'on doit faire,
Malene Rydahl — 20:18
mais bravo pour le courage de faire le contraire à la majorité des gens et contre les recommandations.
Rudy — 20:24
Je trouve que c'est, on verra qui a raison à la fin. Mais en tout cas, bravo. Mais ça, il faut, il faut que ça soit fin. Il faut que ce soit faux ou il faut vraiment le Ça ne pas être faux. Non,
Malene Rydahl — 20:34
non. Le le j'ai du mal et j'ai envie de donner des claques, c'est constaté. Oui.
Malene Rydahl — 20:39
Mais si tu rentres dedans Alexia,
Malene Rydahl — 20:41
tu renforces
Malene Rydahl — 20:43
la volonté de la personne,
Malene Rydahl — 20:45
non seulement de ne jamais se vacciner,
Malene Rydahl — 20:47
mais aussi de faire la promotion à tout le monde pour l'antivax.
Malene Rydahl — 20:51
Ok, donc tu renforces l'adversité que tu ne souhaites pas avoir. Donc tu peux à ce moment-là où tu constates, tu as le droit bien sûr de revenir sur le ce pourquoi tu l'as fait, mais sans toucher l'autre.
Malene Rydahl — 21:01
Ok. Donc, c'est c'est une empathie où tu ne renforces pas l'adversité.
Malene Rydahl — 21:06
Tu alors ou a minima, en fait, j'ai rajouté constater parce qu'il y avait des gens qui ne pouvaient pas vivre avec, accepter parce qu'ils avaient l'impression que c'était être d'accord avec. Tu peux accepter quelque chose, même si tu n'es pas d'accord. Mais bon, on va dire ça marche. Est-ce que du coup, moins de conflits en entreprise? Il y moins de conflits parce qu'en fait, quand tu comprends que tu renforces ce que tu ne veux pas, tu n'as pas envie d'y aller. Bien sûr. Sauf si tu es extrêmement animé par le fait de vouloir avoir raison. Et ça, c'est un 1 écueil. Enfin, c'est c'est vraiment
Malene Rydahl — 21:37
quelque chose
Malene Rydahl — 21:38
qu'on a tous un tout petit peu par moment. Et il ne pas oublier qu'en France, vous êtes issu d'un système issu, je dis vous êtes parce que moi j'ai fait mon école au Danemark, mais
Malene Rydahl — 21:48
d'un système éducatif
Malene Rydahl — 21:50
élitiste
Malene Rydahl — 21:51
où vous êtes noté très tôt et il y a quand même plus de compétition à être le meilleur. Vous êtes classé,
Malene Rydahl — 21:58
1re de la classe, 2e de la classe Bien sûr. Et dernière de la classe. Et donc ce cet
Malene Rydahl — 22:05
cet esprit ou cette volonté ou cette valorisation de celui qui gagne, c'est-à-dire que gagner un débat,
Malene Rydahl — 22:11
c'est potentiellement
Malene Rydahl — 22:13
que les autres le perdent. Et ce n'est pas le fameux esprit de consensus que qui nous est très cher au Danemark.
Malene Rydahl — 22:21
Alors je le dis souvent, le système éducatif au Danemark,
Malene Rydahl — 22:25
si je schématise,
Malene Rydahl — 22:27
c'est le le plus mauvais élève qui donne les niveaux pour toute la classe pour être sûr qu'on ne perd personne là où en France, c'est le meilleur élève. C'est l'opposé. Cultiver
Malene Rydahl — 22:37
ceux qui sont bons et créer cette élite.
Malene Rydahl — 22:39
Ça a évidemment plein de vertus, mais le bien-être n'est pas, c'est c'est c'est c'est c'est c'est
Rudy — 22:46
particulier ça. Oui donc au Danemark, il y a une forme de
Rudy — 22:50
nivellement par le bas, c'est-à-dire qu'en fait tu dis le le plus mauvais élève
Malene Rydahl — 22:54
impose la norme, impose la moyenne, impose le niveau de la classe. En fait, c'est sur la théorie qui sont très bons, ils vont se débrouiller dans la société, mais on ne veut pas perdre ceux qui sont en fragilité.
Malene Rydahl — 23:04
Et c'est plutôt une,
Malene Rydahl — 23:06
d'où le, un des pays les plus égalitaires au monde.
Malene Rydahl — 23:10
On perd cette histoire de de bien-être au Danemark.
Malene Rydahl — 23:14
Si on regarde les les les l'étude de de
Malene Rydahl — 23:18
Nations unies, c'est qu'on est très très bon sur le bas. On a très peu de personnes très malheureux.
Malene Rydahl — 23:24
On n'a pas,
Malene Rydahl — 23:25
ça ne vient pas de énormément de gens très très très heureux. C'est c'est c'est beaucoup vers le le milieu et surtout que La masse. On la masse et on a très peu de gens qu'on perd.
Malene Rydahl — 23:37
Il y en a bien entendu, mais il y a moins
Malene Rydahl — 23:40
par ce système de valorisation de tous les talents à l'école.
Malene Rydahl — 23:43
Il y a des cours de menuiserie,
Malene Rydahl — 23:45
de couture, de cuisine
Malene Rydahl — 23:47
et donc il est, les les élèves qui sont bons là-dedans avec les mains
Malene Rydahl — 23:53
mécaniquement, et caetera, ils sont aussi valorisés que ceux qui sont bons en maths et en langue. Donc ça évidemment, ça crée une confiance en soi et d'ailleurs c'est quelque chose qui est important dans le système éducatif,
Malene Rydahl — 24:03
avoir confiance en soi, avoir confiance aux autres, valoriser les talents des autres sans pourtant soi-même avoir ce talent. C'est d'où d'où d'où les cours de l'empathie, cette valorisation de,
Malene Rydahl — 24:14
on parle de l'éboueur heureux au Danemark,
Malene Rydahl — 24:19
parce que
Malene Rydahl — 24:20
l'éboueur
Malene Rydahl — 24:21
est valorisé dans un rôle parce que c'est un rôle essentiel pour le fonctionnement de la société.
Malene Rydahl — 24:26
Et donc les danois le valorisent pour ce rôle qui est nécessaire ou qui est utile.
Malene Rydahl — 24:31
Et donc ça fonctionne plutôt en harmonie
Malene Rydahl — 24:34
et aussi parce que c'est
Malene Rydahl — 24:50
se tromper
Rudy — 24:51
parce que l'erreur est enseignée comme étant le meilleur moyen de grandir et d'apprendre. C'est intéressant ce que tu dis là sur l'erreur, sur le l'élève qui n'a pas peur de poser la question. En France, il y un travers quand même, c'est-à-dire que les salariés ont souvent du mal à parler à leur n plus un, à leur n plus 2. Ils ont peur de se tromper, ils ont peur de la sanction.
Rudy — 25:09
Oui. Est-ce que ça, c'est typiquement
Rudy — 25:11
français?
Rudy — 25:13
Est-ce que ça induit justement des non-dits, du conflit, du, tu vois, est-ce que c'est, est-ce que c'est culturel?
Malene Rydahl — 25:18
C'est un peu culturel,
Malene Rydahl — 25:20
notamment par
Malene Rydahl — 25:21
ce système élitiste
Malene Rydahl — 25:24
où il y a beaucoup de Français qui s'en souviennent. Tout a été
Malene Rydahl — 25:28
souligné par le stylo rouge. Ah bien sûr.
Malene Rydahl — 25:31
Ou t'as 0, t'as honte. La honte quand tu passes au tableau et que tu n'as pas la bonne réponse, ce genre de scénario, donc l'erreur est stigmatisée.
Malene Rydahl — 25:40
Non, ça, beaucoup moins, beaucoup moins.
Malene Rydahl — 25:44
Donc l'erreur est associée à une forme d'honte.
Malene Rydahl — 25:47
Et donc ça, c'est en soi, c'est évidemment un problème parce qu'on ne fait rien si l'innovation,
Malene Rydahl — 25:52
par définition, demande
Malene Rydahl — 25:54
de se tromper.
Rudy — 25:56
Bien sûr, c'est l'histoire de la C'est
Malene Rydahl — 25:58
l'histoire, enfin il y plein d'histoires. Enfin tu vois, on s'est trompé, on a fait un truc génial. Et puis si on est incapable d'avouer une erreur
Malene Rydahl — 26:05
et qu'on attend et on le cache, ça va coûter des fortunes ou ça peut potentiellement avoir des conséquences beaucoup plus importantes que quand on dit bon là j'ai fait une erreur et qu'on traite l'erreur en disant que qu'est-ce qu'on a appris, quelle est quelle est l'origine de l'erreur, est-ce qu'on a, comment on peut faire pour ne le répéter
Malene Rydahl — 26:21
et qu'on le traite comme quelque chose, un phénomène intéressant?
Malene Rydahl — 26:25
Pourquoi alors pourquoi
Rudy — 26:27
pourquoi il y a eu ça? En France, mine de rien, souvent
Rudy — 26:31
dans les entreprises, le manager
Rudy — 26:33
ne reçoit pas bien le salarié qui dit j'ai fait une erreur. Bien sûr. J'ai une question. Il y a quand même quelque chose dans le management français.
Rudy — 26:42
Il faudrait presque que tous les managers soient coachés par toi en fait. Moi je veux bien. Non non, mais c'est ça fait partie évidemment de de l'enseignement en général parce que c'est un point qui est extrêmement important.
Rudy — 26:55
On ne peut pas
Malene Rydahl — 26:56
demander
Malene Rydahl — 26:58
ou ou on ne peut pas créer une culture de confiance dans une entreprise si on n'accepte pas l'erreur. On ne peut pas demander aux gens, il y a plusieurs entreprises qui disent, je veux responsabiliser
Malene Rydahl — 27:10
les gens.
Malene Rydahl — 27:11
Très bien. Mais
Malene Rydahl — 27:13
s'il n'y a pas cette acceptation de l'erreur et on veut que les gens y sont, ils agissent avec discernement ou avec responsabilité
Malene Rydahl — 27:20
ou autre
Malene Rydahl — 27:21
agilité,
Malene Rydahl — 27:23
en fait, s'ils ont peur de faire des erreurs, ils ne vont pas y aller. Et donc, si on veut que les gens prennent de l'initiative,
Malene Rydahl — 27:31
que
Malene Rydahl — 27:33
Qu'ils soient proactifs. Qu'ils soient proactifs, qu'ils parlent,
Malene Rydahl — 27:37
qu'ils proposent des choses sans être à 100 pour 100 sûrs,
Malene Rydahl — 27:41
cette dynamique-là
Malene Rydahl — 27:43
demande,
Malene Rydahl — 27:44
alors moi j'appelle de la sécurité psychologique,
Malene Rydahl — 27:47
c'est c'est c'est des études d'une d'un d'un d'une professeur américaine qui s'appelle Amy Hatterson qui a fait beaucoup de de recherches là-dessus.
Malene Rydahl — 27:55
Et c'est le corrélant avec la performance dans une entreprise quand les gens osent
Malene Rydahl — 28:00
y compris avouer une erreur. En fait ça fait partie, Poser une question et mettre une idée et avoir une erreur, partager des informations. Et donc tu es plus performant?
Malene Rydahl — 28:08
Tu es beaucoup plus performant, beaucoup plus.
Malene Rydahl — 28:11
Parce que tu, en fait, gens vont plus rapidement
Malene Rydahl — 28:15
progresser.
Malene Rydahl — 28:16
Ils vont,
Malene Rydahl — 28:17
en fait la la la charge mentale ou le stress ou la peur
Malene Rydahl — 28:22
empêchent de travailler. C'est exactement le même mécanisme qu'on
Malene Rydahl — 28:25
voit à l'école pour tout ce qui relève de harcèlement.
Malene Rydahl — 28:29
L'enfant qui est harcelé a du mal à apprendre parce qu'en fait l'espace est déjà pris par, j'ai peur d'aller dans la cour, c'est en 10 minutes, c'est en 5 minutes. Et donc en fait, les informations ne rentrent pas de la même manière. Et donc c'est, on le voit aussi chez des adultes,
Malene Rydahl — 28:44
si on a tout le temps peur,
Malene Rydahl — 28:47
stressé,
Malene Rydahl — 28:47
en fait le cerveau ne va pas aller chercher
Malene Rydahl — 28:50
toutes les informations, les solutions dans un processus de créativité de de de liberté. Après on peut structurer d'ailleurs, mais ce processus-là est est extrêmement important pour aller chercher
Malene Rydahl — 29:01
justement,
Malene Rydahl — 29:02
réfléchir hors du cadre, dire mais je sais qu'on a toujours fait comme ça.
Malene Rydahl — 29:06
Mais si on faisait
Malene Rydahl — 29:08
différemment ou je pensais à, ça peut être la réceptionniste qui se pose la question depuis qu'elle est arrivée, Pourquoi on reçoit les gens comme ça ou pourquoi on le met dans tel était le fichier? Pourquoi on ne ferait pas autrement?
Malene Rydahl — 29:20
Pourquoi je leur Oui, et si ça se trouve, a une très bonne idée. Ne donnerais pas une petite carte postale.
Malene Rydahl — 29:25
Il se trouve qu'elle a la bonne idée
Malene Rydahl — 29:29
pour que les gens se sentent mieux parce que c'est elle qui les voit en 1er instant.
Malene Rydahl — 29:35
Dans l'hôtellerie, je m'en souviens,
Malene Rydahl — 29:38
tu vois la scène où on va dans un beau palace ou même dans un restaurant un peu chic, et caetera. Quand on demande une table, ils disent ah non, c'est complet
Malene Rydahl — 29:47
et on voit des tables derrière. Et donc,
Malene Rydahl — 29:50
beaucoup de personnes vont se sentir
Malene Rydahl — 29:52
rejetées. Bien sûr. Je ne suis pas assez bien pour cet endroit. Bien sûr. Et c'est parce que je suis mal habillée. C'est parce que je j'ai pris du poids. Donc on va trouver toutes les excuses qu'on n'aime pas chez nous-mêmes pour dire pourquoi on a été rejeté. Alors que quand on dit, ah je suis désolée, mais là aujourd'hui il n'y pas, mais est-ce que je peux vous demain ou plus tard ou on propose
Malene Rydahl — 30:11
à un autre moment où on a envie de les recevoir, on gomme complètement
Malene Rydahl — 30:15
ce sentiment de on ne veut pas de moi. Et donc en fait souvent il il il faut de peu et ça c'est les hôtesses qui souvent peuvent savoir
Malene Rydahl — 30:24
sur place le sentiment que ça donne
Rudy — 30:27
chez les gens. Et alors comment tu peux l'appliquer dans l'entreprise par exemple avec ton salarié? Est-ce que c'est un bon exemple, mais
Malene Rydahl — 30:32
C'est
Malene Rydahl — 30:33
dans l'entreprise, c'est c'est souvent,
Malene Rydahl — 30:36
il est nécessaire quand même de conduire une 1 formation,
Malene Rydahl — 30:40
de former les gens pour qu'ils parlent le même langage et surtout qu'ils comprennent
Malene Rydahl — 30:45
quelle est la partie qui émane de moi et quelles sont
Malene Rydahl — 30:49
de mes,
Malene Rydahl — 30:50
on va dire de mes croyances,
Malene Rydahl — 30:52
de ce que je pense. En fait, qui se passe, c'est que dès lorsque vous avez un postulat,
Malene Rydahl — 30:58
qu'est-ce qu'il est arrogant,
Malene Rydahl — 31:00
mon boss?
Malene Rydahl — 31:02
Le cerveau reçoit par seconde 11000000
Malene Rydahl — 31:05
d'informations
Malene Rydahl — 31:07
inconsciemment. Donc c'est la totalité de de de d'informations qui existent. Et
Malene Rydahl — 31:11
on ne peut pas traiter toutes ces informations. Donc en fait, y un tri, un espèce de filtre sur les informations qui fait. Et ce filtre est fait selon nos croyances
Malene Rydahl — 31:20
et la génération,
Malene Rydahl — 31:22
enfin la direction générale de de de notre vie et ce qu'on fait, ce qu'on aime, et caetera. Et donc sur ces 11000000,
Malene Rydahl — 31:29
on ne reçoit seulement
Malene Rydahl — 31:30
40 informations.
Malene Rydahl — 31:32
Donc c'est une minuscule
Malene Rydahl — 31:34
fraction
Malene Rydahl — 31:36
d'informations
Malene Rydahl — 31:37
sur lesquelles on va baser notre réalité.
Malene Rydahl — 31:40
Et donc, c'est de manière totalement exagérée
Malene Rydahl — 31:44
qu'on forme une réalité
Malene Rydahl — 31:46
sur lesquelles souvent on va être
Malene Rydahl — 31:48
sûr d'avoir raison.
Malene Rydahl — 31:50
C'est comme les algorithmes dès qu'on appuie sur like, du coup il y a les informations qui vont aller que dans cette Bien sûr. Direction ou dans ce sens et donc ça radicalise notamment les gens et on devient
Malene Rydahl — 32:01
sûr et on devient certain d'avoir raison. Et la certitude,
Malene Rydahl — 32:06
c'est quelque chose qui est très mauvais dans nos relations parce que ça laisse
Malene Rydahl — 32:10
aucun espace pour le dialogue.
Malene Rydahl — 32:13
Et ce que je recommande, c'est de garder,
Malene Rydahl — 32:15
d'avoir les convictions fortes sur un sujet sur lequel on a réfléchi, mais garder
Malene Rydahl — 32:20
10 à 5 pour 5 à 10 pour 100 d'ouverture,
Malene Rydahl — 32:23
d'écoute
Malene Rydahl — 32:25
de ce que j'appelle la collection du preuve du contraire.
Malene Rydahl — 32:28
C'est quoi? La collection du preuve du contraire, c'est que au lieu de dire,
Malene Rydahl — 32:32
ah là là, on a vu comme il était arrogant et là encore, il n'a pas dit bonjour, tu as vu qu'il m'a coupé la parole qui relève des 40 informations sur 11000000.
Malene Rydahl — 32:40
Mais d'aller dire en fait pendant toute cette réunion-là, il n'était pas arrogant.
Malene Rydahl — 32:46
Apaiser un peu ses croyances qui devient de plus en plus extrémistes parce qu'on les collectionne toujours dans le même sens. Et du coup, on accuse
Malene Rydahl — 32:54
l'autre,
Malene Rydahl — 32:56
soit dans le non verbal, dans notre attitude qui devient hostile et froide, et caetera et que ça se voit. La
Malene Rydahl — 33:03
puissance de la vérité sort soit par les mots, soit par les énergies, le comportement. Je donne souvent l'exemple de mon frère qui arrive tout le temps en retard.
Malene Rydahl — 33:12
Et avec ma mère, s'agace énormément là-dessus et ça peut être des collègues aussi où on se dit non, ce n'est pas visible, mais il y encore c'est insupportable.
Malene Rydahl — 33:19
Et donc je peux le dire à Jesper. Donc j'ai décidé d'aller Et d'accord, c'est mon frère, Jesper mon frère. Mais je je je le donne souvent cet exemple
Malene Rydahl — 33:27
dans mes formations parce que Alors alors comment tu lui dis donc, il arrive toujours en retard. Je dis, mais c'est insupportable, n'est en plus maman, elle a 82 ans, tu ne peux pas la faire entendre comme ça, mais c'est. Et en fait, ce qui se passe, c'est que je suis allée à Copenhague
Malene Rydahl — 33:39
Je fais la collection du preuve du contraire, c'est-à-dire sur la totalité cet été et sur la totalité du nombre de fois où j'ai vu mon frère,
Malene Rydahl — 33:47
je notais à chaque fois
Malene Rydahl — 33:49
Des fois où il est arrivé en retard. Il était en retard ou alors. Et sur 20 fois où on s'est vu,
Malene Rydahl — 33:56
ton avis, il est arrivé en retard combien de fois? Une fois ou 2 seulement non? 4, 4 fois. Oui, mais je te donne 4 exemples à l'aéroport et puis pour un dîner et avec ma mère et en aller à la plage, et caetera. Tu tu vas me croire tout de suite, tu vas me dire non, mais c'est insupportable. Moi aussi, je connais des gens qui arrivent en retard. Mais en fait, cette fois, il était à l'heure. Donc ce qui se passe quand je dis à Yesper, c'est insupportable Yesper, tu arrives tout le temps en retard,
Malene Rydahl — 34:17
ça déclenche tout de suite un sentiment Bien
Malene Rydahl — 34:20
sûr et à cause ça. L'injustice et lui, il va me dire et toi, tu ne tries pas des déchets.
Malene Rydahl — 34:25
Donc renvoyer un truc quoi. Tu tu tu renvoies à l'autre
Malene Rydahl — 34:28
un autre point et donc c'est pareil dans l'entreprise. Quand tu attaques quelqu'un,
Malene Rydahl — 34:33
l'autre va te trouver en disant que oui, mais bon, elle, elle fait des photographes et où elle est toujours ou cela et elle est toujours. Alors comment on
Rudy — 34:40
fait en entreprise pour être heureux?
Rudy — 34:43
Qu'est-ce qu'il faut faire? Tu vois, s'il fallait donner des conseils très concrets, comment on fait déjà pour être heureux avec son collègue, puis dans un second temps, avec dans une relation saine avec son patron? Alors j'ai j'ai presque envie de reprendre ce ce cette base-là parce que je pense qu'être
Malene Rydahl — 34:57
heureux en entreprise,
Malene Rydahl — 34:59
c'est peut-être une promesse que qui qui peut être
Malene Rydahl — 35:02
un peu trop important.
Malene Rydahl — 35:05
Être bien avec mon collègue, avoir de bonnes relations saines avec mon collègue.
Malene Rydahl — 35:10
Après,
Malene Rydahl — 35:11
j'essaye d'éviter de parler de bonheur au travail parce que je pense que c'est, ce n'est pas une illusion, mais c'est c'est une promesse qui est difficile et je pense que ce n'est le job des entreprises ni des dirigeants de rendre heureux les gens. Je pense que c'est
Malene Rydahl — 35:25
le la responsabilité
Malene Rydahl — 35:26
des dirigeants et les entreprises de proposer
Malene Rydahl — 35:29
un lieu de travail ou une culture de travail où on n'a pas une boule au ventre, où on n'a pas peur de s'exprimer, où on n'a pas peur de poser une question, où on n'a peur de dire j'ai une idée parce que c'est valorisant qu'on nous écoute, quand on a une idée, ça donne envie, c'est motivant
Malene Rydahl — 35:44
et de avouer une erreur en disant je me suis trompé. Ça, c'est la responsabilité
Malene Rydahl — 35:48
des entreprises et des dirigeants et ça, c'est si on veut, on peut utiliser le terme bien-être, être bien en fait, ne pas avoir peur, ne pas être mal à l'aise.
Malene Rydahl — 35:58
Donc ça
Malene Rydahl — 35:59
relève
Malene Rydahl — 36:01
de la
Malene Rydahl — 36:03
la confiance,
Malene Rydahl — 36:04
Ça relève aussi, moi je vais réutiliser d'un certain niveau d'empathie et à nouveau cette empathie où on est capable
Malene Rydahl — 36:12
de
Malene Rydahl — 36:13
voir, comprendre,
Malene Rydahl — 36:14
constater, accepter ou même voir apprécier. Et d'ailleurs, il y un énorme déficit dans les entreprises de reconnaissance.
Malene Rydahl — 36:22
On est collectivement
Malene Rydahl — 36:24
nul en compliments.
Malene Rydahl — 36:26
Et c'est très curieux parce qu'on peut dire que
Malene Rydahl — 36:29
critiquer quelqu'un,
Malene Rydahl — 36:31
que ça met mal à l'aise les gens. Moi je peux comprendre parce que tu sais que tu peux blesser, heurter la personne et que ça peut aussi
Malene Rydahl — 36:38
créer une réaction plutôt. Mais on n'est pas bon pour faire des compliments. On n'est pas bon? Mais en plus c'est capital en fait. Toi tu es excellent d'ailleurs en compliments.
Malene Rydahl — 36:47
Si si si. Mais c'est
Malene Rydahl — 36:49
très très rare
Malene Rydahl — 36:50
que les gens sont bons là-dedans. Alors par moment, par jeune ou mais c'est
Malene Rydahl — 36:55
extrêmement rare qu'il y a des cultures.
Rudy — 36:57
Alors
Malene Rydahl — 36:59
pas à l'américaine ou c'est. Non non, c'est.
Rudy — 37:03
Non mais ce qui est intéressant dans ce que tu dis, c'est que cette reconnaissance,
Rudy — 37:07
en fait, quand tu es un salarié, si je comprends bien, tu as besoin de te sentir utile,
Rudy — 37:11
tu as besoin de sentir que tu travailles bien.
Rudy — 37:14
Et donc, pour que ce besoin soit rempli,
Rudy — 37:17
il faut que tu aies des compliments, il faut que tu aies de la reconnaissance. Et ça, en France, on ne sait pas faire.
Rudy — 37:22
J'irais même au-delà de la France. C'est quelque chose
Rudy — 37:26
dont on n'est pas particulièrement
Rudy — 37:29
doué et en France,
Rudy — 37:31
peut-être te surcroît un peu. C'est
Rudy — 37:34
si les gens, en fait l'humain
Malene Rydahl — 37:36
a besoin de se sentir,
Malene Rydahl — 37:38
quand je dis aimer, ce n'est pas approprié pour l'entreprise, mais apprécié,
Malene Rydahl — 37:42
on va dire apprécié.
Malene Rydahl — 37:44
S'il y a une croyance
Malene Rydahl — 37:46
et ça pour le coup
Malene Rydahl — 37:48
au niveau mondial
Malene Rydahl — 37:50
qui existe chez l'humain et qu'on a en commun, c'est le fameux je ne suis pas assez bien.
Malene Rydahl — 37:56
On doute
Malene Rydahl — 37:57
si on est aimable,
Malene Rydahl — 37:59
si on est assez bien, si les gens vont nous aimer, nous accepter
Malene Rydahl — 38:04
pour qui on est, avec tous nos défauts. Et donc, cette réflexion-là ou tout qui amène vers le syndrome de l'imposteur plus tard, et caetera. Mais à la base, cette insécurité
Malene Rydahl — 38:14
ou ce manque de confiance en nous, il y a énormément de personnes qui le partagent. Et donc
Malene Rydahl — 38:19
savoir que quelqu'un pense de bien de nous
Malene Rydahl — 38:23
par sa, c'est
Malene Rydahl — 38:25
ça motive, ça nous rassure, ça nous donne de l'énergie,
Malene Rydahl — 38:29
on on ose peut-être encore plus parler,
Malene Rydahl — 38:32
prendre sa place.
Malene Rydahl — 38:33
Il suffit de quelques personnes qui encouragent et et ça donne de l'énergie
Malene Rydahl — 38:38
aux gens. Et que s'ils ne sont pas ce feedback-là, ça peut les démotiver complètement. Ils peuvent douter d'eux-mêmes, ils peuvent ne pas oser dire quelque chose parce qu'en fait, ne sont pas confiance.
Malene Rydahl — 38:47
En fait, tu es tu es plus performant quand tu es valorisé. Ça, c'est intéressant. Ça, c'est un bon conseil à donner peut-être aux patrons qui nous écoutent. Oui. Valoriser tes salariés
Malene Rydahl — 38:57
te rend plus efficace, plus rentable. Valoriser de la bonne manière,
Malene Rydahl — 39:00
évidemment, ça peut être de différentes manières. Ça peut être aussi le temps que tu prends
Malene Rydahl — 39:06
pour aller les saluer le matin.
Malene Rydahl — 39:08
Je travaille avec plusieurs
Malene Rydahl — 39:10
entreprises ou groupes dans l'industrie
Malene Rydahl — 39:12
et donc le fait d'aller serrer les mains des ouvriers pour les regarder dans les yeux, connaître peut-être les prénoms de les enfants. Enfin ça dépend de de du style et les besoins, mais
Malene Rydahl — 39:22
dans les ces différents langages
Malene Rydahl — 39:26
de de de reconnaissance,
Malene Rydahl — 39:28
les gens n'ont pas les mêmes. C'est toute la difficulté de ce sujet, c'est qu'il
Malene Rydahl — 39:32
y a des gens qui sont très sensibles aux compliments. Alors là, on parlait des compliments, Mais il y a des gens qui sont beaucoup moins sensibles aux compliments, qui ont besoin du temps.
Malene Rydahl — 39:40
Est-ce qu'on peut prendre un café ensemble?
Malene Rydahl — 39:42
Est-ce qu'on déjeune ensemble?
Malene Rydahl — 39:44
Il y a des gens qui sont sensibles
Malene Rydahl — 39:46
à la reconnaissance
Malene Rydahl — 39:47
par l'argent, donc les bonus, les salaires,
Rudy — 39:51
qui disent, je n'ai rien à faire des compliments, je n'ai rien à faire de prendre un café. Moi je veux de l'argent. Quand tu es patron, comment tu arrives à identifier et à reconnaître ses besoins chez les uns et les autres? C'est toute la difficulté. On ne peut pas parler à tout le monde le même langage, hélas. Là, on parle des patrons, mais je voulais revenir sur un point que tu as évoqué. Tu as dit en tant que salarié,
Rudy — 40:09
c'est se tromper de vouloir être heureux au travail. Ça, c'est hyper important.
Rudy — 40:14
En fait, ce n'est pas, ce n'est pas le le bon sujet. Selon toi, être heureux au travail, n'est pas au travail qu'il faut être heureux en fait.
Rudy — 40:20
Je veux dire, c'est une attente inatteignable,
Malene Rydahl — 40:23
tu vois? Non, je le souhaite à tout le monde, mais je pense que la promesse
Malene Rydahl — 40:27
ou dire qu'il faut que mon entreprise me rend heureux, ça, il faut arrêter.
Malene Rydahl — 40:32
Il faut arrêter parce que quelle est la partie qui vient de chez moi où je ne suis pas bien,
Malene Rydahl — 40:37
je n'étais pas bien avant, donc je ne pas bien pendant. Bien sûr. Donc ça ça de toutes les façons, c'est difficile de de voir exactement. Il peut y avoir des des environnements qui sont extrêmement toxiques, je ne dis pas le contraire, où effectivement il vaut mieux s'en aller.
Malene Rydahl — 40:51
Mais de manière générale, non, je parle de bien-être
Malene Rydahl — 40:55
et surtout
Malene Rydahl — 40:56
des sociétés où on n'a pas peur
Malene Rydahl — 40:59
de poser une question à nouveau et mettre une idée, avouer une erreur et et on n'a pas une boule au ventre. Ça, c'est important et ça, la responsabilité
Malene Rydahl — 41:08
d'une entreprise de d'avoir ce genre de culture. Ça relève effectivement
Malene Rydahl — 41:12
de de de la confiance
Malene Rydahl — 41:15
qui existe. La France, hélas, a un niveau de confiance qui bat culturellement, c'est-à-dire le pays et donc ça ne nous aide pas dans les entreprises. Qu'est-ce que ça veut dire qu'on n'a pas confiance
Malene Rydahl — 41:25
Dans l'autre. Dans l'autre. C'est ce qu'on appelle un pays défiance, méfiance.
Malene Rydahl — 41:29
Le Danemark contrairement à ça, si je peux me permettre de reprendre ce ce cet exemple, le Danemark a le taux de confiance le plus élevé au monde. Donc il est proche de
Malene Rydahl — 41:39
80, donc il varie entre 75 et 75. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement? Ça veut dire que
Malene Rydahl — 41:46
qu'on
Malene Rydahl — 41:48
fait confiance à l'inconnu dans la rue.
Malene Rydahl — 41:51
Celui qui en ne connaît pas,
Malene Rydahl — 41:53
8 danois sur 10 se disent, je fais confiance
Malene Rydahl — 41:56
à l'autre.
Malene Rydahl — 41:58
Ça peut être dire,
Malene Rydahl — 42:00
est-ce que vous pouvez surveiller mon sac pendant que je vais
Malene Rydahl — 42:04
aller chercher quelque chose ou donc
Malene Rydahl — 42:08
avoir cette toute confiance, c'est extrêmement important.
Malene Rydahl — 42:10
Et quand on a de la méfiance,
Malene Rydahl — 42:12
c'est une croyance.
Malene Rydahl — 42:14
On ne peut pas faire confiance aux gens et donc on collectionne des preuves et donc on on renforce cette réalité. Et c'est c'est
Malene Rydahl — 42:22
aussi ce qu'on appelle des prophéties,
Malene Rydahl — 42:24
prophéties
Malene Rydahl — 42:25
auto réalisatrices,
Malene Rydahl — 42:26
c'est-à-dire à partir d'une croyance,
Malene Rydahl — 42:28
on enfle, notre comportement s'adapte à ça. Les autres le voient et donc en fait, ça ça devient une réalité. On renforce à nouveau cette prophétie Sa réalité. Sa réalité. Et donc évidemment,
Malene Rydahl — 42:41
il faut essayer de dire en quoi moi je suis une personne à qui je peux faire confiance, quels sont mes critères,
Malene Rydahl — 42:47
quelles sont mes propres zones grises.
Malene Rydahl — 42:49
Plus il y a des zones grises dans une société
Malene Rydahl — 42:52
en tant que danoise, la 1re chose qui choque une danoise quand elle arrive.
Malene Rydahl — 42:56
C'est quoi? C'est quand on traverse quand se rouge.
Rudy — 43:00
Ah oui,
Rudy — 43:01
le passage piéton. Ah oui. Tu tu traverses quand le petit bonhomme est rouge quoi. Alors que l'indication est très claire.
Malene Rydahl — 43:09
Pas traverser. Il faut pas traverser, il est rouge, il ne bouge pas tant que tout le monde traverse. Et donc, tu dis, mais bon.
Malene Rydahl — 43:15
Et donc, c'est ce qu'on appelle une zone days. Excuse-moi, je regrette. Collectivement,
Malene Rydahl — 43:20
collectivement,
Rudy — 43:21
pendant le 14, 2 camps, il est les Danois, je fais une parenthèse, mais donc les Danois, il est une heure du mat, la rue est vide, le petit bonhomme est rouge, tu ne traverses pas. Non.
Rudy — 43:31
Tu ne peux pas, tu ne peux pas. Non, il pleut,
Rudy — 43:34
c'est la nuit. Tu
Malene Rydahl — 43:35
attends et c'est c'est culturel.
Malene Rydahl — 43:37
Tu ne faufies pas la queue, tu et
Malene Rydahl — 43:40
le le,
Malene Rydahl — 43:42
ça m'avait frappé et et enfin moi-même,
Malene Rydahl — 43:44
je l'ai fait, le l'attestation.
Malene Rydahl — 43:48
Mais
Malene Rydahl — 43:49
l'attestation sur runner quand on allait chercher
Malene Rydahl — 43:52
ou aller vers des courses ou
Malene Rydahl — 43:55
on allait apporter un médicament à un proche. Pendant le Covid. Pendant le Covid,
Malene Rydahl — 43:59
qu'on prenait le thé avec Avec une copine. Avec une copine. Donc c'est c'est
Malene Rydahl — 44:04
Parce que Danemark du coup ça n'existerait pas. Il n'y avait déjà pas l'attestation parce qu'on on fait confiance aux gens. Mais à partir du moment où cette attestation est là,
Malene Rydahl — 44:14
collectivement,
Malene Rydahl — 44:15
on a créé une zone grise où en fait tout le monde signait faussement cette attestation et trouvait que c'était ok.
Malene Rydahl — 44:22
Et donc c'est
Malene Rydahl — 44:25
à partir du moment où collectivement,
Malene Rydahl — 44:27
on se dit, mais on a tous qui n'a pas signé.
Malene Rydahl — 44:31
C'est une zone grise parce que dans l'entreprise, tu crées une règlement,
Malene Rydahl — 44:35
un règlement intérieur sur
Malene Rydahl — 44:38
un système qui est à mûrement réfléchi.
Malene Rydahl — 44:41
Mais quelqu'un qui a une très bonne raison pour ne le respecter,
Malene Rydahl — 44:45
c'est exactement comme l'attestation.
Malene Rydahl — 44:46
Ça crée ces zones où on dit, mais c'est n'importe quoi, ça ne fonctionne pas en confiance quand ce n'est pas clair. Parce que c'est du coup, ce n'est pas clair. Donc il faut que ça soit clair. Il faut que ça soit clair. C'est ça en résumé, c'est ça? C'est en résumé, il faut que le cadre soit clair. À l'intérieur du cadre,
Malene Rydahl — 45:01
il peut avoir de la liberté, mais si le cadre n'est pas clair, il n'y pas de collectivité
Malene Rydahl — 45:06
là-dedans.
Malene Rydahl — 45:07
C'est difficile, ça va prendre plus difficilement
Malene Rydahl — 45:10
collectivement
Rudy — 45:11
dans une culture, dans un pays. Tu parles de culture, évidemment, tu es de culture danoise.
Rudy — 45:16
Tu as tellement intégré cette culture française
Rudy — 45:20
que tu as fini par intégrer certaines choses comme le syndrome de l'imposteur
Rudy — 45:25
qui n'existe pas au Danemark.
Malene Rydahl — 45:27
Non, non, ça, ça existe au Danemark, mais c'est plus, c'est moins C'est
Malene Rydahl — 45:32
c'est moins fréquent, mais ça existe.
Malene Rydahl — 45:35
Oui, effectivement, c'est vrai qu'on avait parlé de ça parce que
Malene Rydahl — 45:40
ou t'as de marque, on encourage les gens à
Malene Rydahl — 45:43
à t'exprimer,
Malene Rydahl — 45:44
à poser une question, à te sentir légitime.
Malene Rydahl — 45:47
On valorise ton talent. Tu n'es pas bon en maths, ce n'est pas grave parce que tu es bon, tu es en bon en tu es bon en langue, mais mais ou même tu tu dis bon en cours de cuisine ou manuellement, tu es super, et caetera. Cette valorisation fait qu'on
Malene Rydahl — 45:59
se pose beaucoup moins la question de légitimité.
Malene Rydahl — 46:03
Et donc ça crée à nouveau une forme d'élitisme.
Malene Rydahl — 46:07
Il faut avoir les bons diplômes et je ne dis pas qu'on
Malene Rydahl — 46:10
s'invente
Malene Rydahl — 46:11
médecin ou ingénieur, bien sûr, y une base, mais par moment, le problème peut être aussi sur les sujets du quotidien, enfin je veux dire de avoir un avis sur les Mais ça, ça tu dis, c'est typiquement français. C'est-à-dire qu'en fait, a ce syndrome de l'imposteur. On va souvent se dire je ne pas légitime, ne suis pas à ma place. Alors qu'au Danemark Oui, mais sur mais sur les autres aussi à la Ah oui. C'est aussi de de demander aux autres en quoi eux, sont légitimes. Parce que si on se pose la question à soi-même, souvent, va la poser aux autres aussi. Mais pourquoi elle, elle le fait alors que
Malene Rydahl — 46:40
moi je ne l'autorise pas.
Malene Rydahl — 46:42
Et j'ai fini par le développer jusqu'à un certain point
Malene Rydahl — 46:46
où
Malene Rydahl — 46:48
je, pour quand j'ai publié aux romans danois, j'avais quand même une série de personnes qui me disaient en quoi j'étais légitime d'écrire ce livre. Alors heureusement j'étais danoise et j'écrivais sur le Danemark, donc j'avais un peu de Tu avais un argument. J'avais un argument qui semblait en plus être acceptable,
Malene Rydahl — 47:03
mais
Malene Rydahl — 47:06
j'ai décidé de ne pas le prendre personnellement,
Malene Rydahl — 47:08
pas du tout le prendre comme étant une agressivité ou un 1 attaque à ma personne ou à la crédibilité de ma personne parce que je sais que c'est une question que les français se posent eux-mêmes. Donc qui me le posent, c'est juste par curiosité, mais en fait
Malene Rydahl — 47:22
dis-moi,
Malene Rydahl — 47:23
alors que ça peut être désagréable.
Malene Rydahl — 47:26
Et j'avais fini par,
Malene Rydahl — 47:28
quand quand j'ai
Malene Rydahl — 47:30
commencé à donner mes cours
Malene Rydahl — 47:32
à Sciences Po, j'étais très contente et très fière de donner des cours. Et en fait les semaines, juste avant de de faire ma 1re année,
Malene Rydahl — 47:39
je me suis dit, mais en fait, en quoi je suis légitime? Ils vont me jeter des tomates en disant, mais elle n'est pas psychologue, elle n'est pas sociologue, mais en quoi en gros en quoi elle va nous donner des leçons sur quoi en fait là? Et
Malene Rydahl — 47:51
je stressais et donc j'ai observé moi-même que j'étais en train de De stresser, de d'être De faire ça. D'avoir ce syndrome qui me me dire et
Malene Rydahl — 47:59
j'en avais discuté avec le directeur du programme et il me dit, mais Marine, à partir du moment où on vous a demandé de le faire, c'est que la légitimité est là. Il n'y aucun doute. Bien sûr. On ne va pas demander à quelqu'un de donner des cours.
Malene Rydahl — 48:11
Et la tendance qu'on a Alexia, ce qui ce qui est intéressant parce que quand on a honte de quelque chose,
Malene Rydahl — 48:17
on va essayer de le masquer.
Malene Rydahl — 48:18
Et donc
Malene Rydahl — 48:19
ce que ce qui, le risque, c'est d'arriver par exemple en classe et dire oui bonjour,
Malene Rydahl — 48:24
alors donc je veux enseigner ces cours de bien-être et de performance.
Malene Rydahl — 48:28
Et alors moi j'ai étudié longtemps la sociologie et la psychologie
Malene Rydahl — 48:33
et
Malene Rydahl — 48:34
donc Tu vas te justifier. Pendant des années, je vais essayer de remplir ces cases. Restons floues parce que ce n'est pas vraiment vrai et en fait c'est des cours que j'ai pris en ligne et c'est, je fais une école,
Malene Rydahl — 48:45
je fais des recherches. Et en fait là, les élèves
Malene Rydahl — 48:48
vont dire, mais vous avez fait les quelle école je,
Malene Rydahl — 48:52
enfin les études de, je suis de où? Ah non non, mais donc du coup, on va essayer de
Rudy — 48:58
de meubler En fait, as intérêt à pas noyer le poisson, mais il faut être sincère. Direct. Voilà, vous allez voir, ça va être un peu différent avec moi. Je suis pas sociologue,
Malene Rydahl — 49:07
je suis pas psychologue.
Malene Rydahl — 49:08
Mais je peux quand même vous apprendre J'ai fait une école de commerce au Danemark. Vous ne connaissez pas. J'ai un master en coaching d'une école au Danemark aussi. Mais vous allez voir, je vais vous apprendre quelque chose sur votre comportement, sur votre niveau de conscience, vos relations avec les autres. Je vais en faire des bons leaders et vous allez voir, ça va vous servir toute votre carrière.
Malene Rydahl — 49:27
Et donc là, évidemment, tout le monde écoute. Et si quelqu'un dit,
Malene Rydahl — 49:30
ouais, mais elle n'est pas psychologue,
Malene Rydahl — 49:32
l'autre à côté va dire, tu me parles, elle vient le dire, elle vient le dire. Et
Malene Rydahl — 49:37
donc, en fait, c'est de reprendre le pouvoir sur ce dont tu as peur que les gens disent sur toi.
Rudy — 49:42
C'est intéressant. Et c'est une question. En fait, il faut désamorcer. Il faut désamorcer. Dans la vie de tous les jours, en entreprise,
Rudy — 49:48
tu désamorce, tu dis je ne pas psy, mais je vous apprends plein de trucs. Je suis comme ci comme Ça nous
Malene Rydahl — 49:53
use, ça nous fatigue.
Malene Rydahl — 49:55
C'est
Malene Rydahl — 49:56
extrêmement fatiguant d'avoir peur que les gens nous découvrent.
Malene Rydahl — 50:00
Alors que
Malene Rydahl — 50:01
il faut le dire.
Malene Rydahl — 50:03
Et c'est difficile pour beaucoup de personnes de dire, mais ce dont j'ai honte ou que je veux pas qu'on dise sur moi,
Malene Rydahl — 50:09
comment ça, il faut le dire. Mais parce qu'il faut le dire, qu'on n'a pas le choix, parce que sinon on passe notre vie d'avoir peur
Malene Rydahl — 50:15
que quelqu'un nous
Malene Rydahl — 50:16
dise quelque chose qui nous corresponde en fait. Et donc il faut reprendre ce pouvoir-là
Malene Rydahl — 50:21
et assumer
Malene Rydahl — 50:23
d'être une chose ou une autre avant
Malene Rydahl — 50:25
et d'ailleurs on neutralise à ce moment-là
Malene Rydahl — 50:30
pas la peur. On s'est, on s'est dit plein de choses. S'il fallait
Rudy — 50:34
résumer un petit peu
Rudy — 50:36
tes conseils pour les structurer, vois à la fois pour être bien dans ses baskets,
Rudy — 50:40
performant en entreprise,
Rudy — 50:42
parce que finalement la vie pro et la vie perso, il y a quand même des vastes communicants.
Rudy — 50:47
C'est quoi tes points, tu vois pour résumer,
Malene Rydahl — 50:49
tes grands conseils? Mais le le le point de départ de tout, de toutes les façons, c'est la connaissance de soi-même. Donc je ne parle pas de faire une thérapie de 10 ans ni de 6 mois, mais je parle de connaître ces 5 à 10 valeurs qui ont le plus dominé, influencé, guidé la personne qu'on est devenue aujourd'hui. Qu'est-ce qui a dominé? C'est ce qu'on appelle le système de navigation.
Malene Rydahl — 51:09
Et ces valeurs-là, de quelle manière ça nous influence aujourd'hui? Quelles sont les conséquences positives? Qu'on gagne par une valeur,
Malene Rydahl — 51:16
le devoir,
Malene Rydahl — 51:17
la réussite, qu'est-ce que ça nous apporte? Mais qu'est-ce que ça coûte de l'autre côté? En fait, avoir une vision claire
Malene Rydahl — 51:23
de ce qui se passe dans ce système de navigation,
Malene Rydahl — 51:27
ce que moi j'appelle le mode d'emploi d'une personne. Et puis, faut
Malene Rydahl — 51:31
comprendre
Malene Rydahl — 51:32
quelles sont mes croyances sur le monde, sur les autres et sur moi-même.
Malene Rydahl — 51:37
Quel est le postulat
Malene Rydahl — 51:38
qui fait les prophétiques auto réalisatrices,
Malene Rydahl — 51:41
qui fait que je collectionne des preuves de manière exagérée sur ce point-là. Donc, avoir une vraie lucidité,
Malene Rydahl — 51:48
avoir la lumière dans la pièce et la pièce, c'est chez nous.
Malene Rydahl — 51:51
Quelle est ma base et comment je navigue? Et du coup, à partir de là, aider les autres à nous comprendre.
Malene Rydahl — 51:58
L'empathie,
Malene Rydahl — 51:59
ça, c'est un autre point, c'est que
Malene Rydahl — 52:01
l'empathie, on le, on on place cette responsabilité chez l'autre. Et j'entends très souvent,
Malene Rydahl — 52:07
alors qu'est-ce qu'elle, il y a, il y il n'y a aucune empathie. Et
Malene Rydahl — 52:11
moi je réponds toujours,
Malene Rydahl — 52:13
et pourquoi tu l'as aidé
Malene Rydahl — 52:15
à l'être?
Malene Rydahl — 52:16
Parce qu'en fait, la clé, bien sûr, il peut être chez l'autre de prendre le temps de nous voir, de nous comprendre, mais on peut aussi par cette connaissance,
Malene Rydahl — 52:25
faciliter, j'appelle ça mettre les sous-titres
Malene Rydahl — 52:28
sur nos comportements. Donc je travaille avec le mode d'emploi personnel.
Malene Rydahl — 52:33
Comment je t'explique simplement comment je fonctionne
Malene Rydahl — 52:36
sans te dire que c'est mieux ou pas assez bien, mais juste comment je fonctionne? Quelles sont les valeurs? D'où ils viennent d'ailleurs ces valeurs pour que tu comprennes
Malene Rydahl — 52:44
que ce n'est pas contre toi, mais en fait je suis en train de juste organiser
Malene Rydahl — 52:48
mon monde, mon passé, mon avenir,
Rudy — 52:51
mes peurs, mettre les outils sans avoir l'arme à l'oeil.
Malene Rydahl — 52:54
Ce n'est pas l'arme à l'oeil, mon père, ma mère, et caetera, mais c'est de pouvoir juste dire d'une manière sobre à une personne, voilà comment mon mode d'emploi. Et puis j'ai un autre outil qui est très important, qui est le disclaimer,
Malene Rydahl — 53:06
qui est l'outil d'avertissement
Malene Rydahl — 53:08
d'un trait de caractère chez nous qui est difficile pour les autres, les perfectionnistes.
Malene Rydahl — 53:13
Ça peut être les
Malene Rydahl — 53:14
les introvertis,
Malene Rydahl — 53:16
ça peut être les gens durs, les gens exigeants. Donc là, désamorce, tu le dis. Tu dis,
Rudy — 53:21
tu arrives à Je sais que je peux être dur, exigeant et un peu cassant
Malene Rydahl — 53:26
et ça peut être très désagréable et démotivant pour les autres.
Malene Rydahl — 53:31
Et donc en disant ça, tu ne régles pas le problème, mais tu peux réduire jusqu'à 50 pour 100 les dégâts que ça fait sur les autres. Quand tu es prévenu
Malene Rydahl — 53:38
et que la personne assume ce comportement, que tu l'aimes ou que tu n'aimes pas, en tout cas tu es tu es prévenu et c'est une affaire non personnelle après et après effectivement, y la relation à l'autre. Comment j'aborde l'autre quand je suis pas d'accord? Comment je,
Malene Rydahl — 53:51
effectivement, on parle d'un non-dit?
Malene Rydahl — 53:54
Comment j'arrive
Malene Rydahl — 53:56
à tolérer
Malene Rydahl — 53:58
l'adversité
Malene Rydahl — 53:59
ou ou quelqu'un qui m'oppose
Malene Rydahl — 54:03
ou je n'empire pas la la relation, ou je ne grandis pas le conflit, ou je ne veux pas une escalade de de
Malene Rydahl — 54:10
Bien sûr. Du problème.
Malene Rydahl — 54:12
Et donc,
Malene Rydahl — 54:13
c'est tout cette intelligence
Malene Rydahl — 54:15
de soi, cette intelligence de l'autre, l'intelligence de la relation.
Malene Rydahl — 54:20
Et je peux revenir sur une étude de Howard University sur 75 ans où l'élément qui a le plus d'influence sur notre bien-être et bonheur sur la durant une vie, c'est la qualité de nos relations. Donc la relation avec soi-même, mais la relation, les relations qu'on cultive avec les autres et pas que les grandes relations de mères, pères, partenaires, enfants et mes meilleurs amis. C'est des du quotidien. Micro relations. Moi, j'ai croisé depuis ce matin
Malene Rydahl — 54:45
une dizaine de personnes que je ne connais pas et que je ne vais plus jamais recroiser.
Malene Rydahl — 54:49
Est-ce que je leur ai fait un sourire? Est-ce que je laissais passer? Est-ce que j'ai fait une place? Quel, comment on crée les micro liens
Malene Rydahl — 54:56
qu'on ne va plus jamais revoir, qui n'a pas de valeur en soi parce que ce n'est pas une relation qu'on cultive Bien sûr. Pour une raison Néanmoins c'est important tu dis. Mais néanmoins,
Malene Rydahl — 55:04
ça contribue
Malene Rydahl — 55:06
à ce bien-être, à ce bonheur.
Malene Rydahl — 55:08
Après, il y a un conseil
Malene Rydahl — 55:10
si tu veux, mais c'est plus à l'ordre peut-être personnel,
Malene Rydahl — 55:14
c'est la gratitude.
Malene Rydahl — 55:16
C'est être capable
Malene Rydahl — 55:18
de de voir dans chaque journée
Malene Rydahl — 55:21
les choses pour lesquelles on
Malene Rydahl — 55:24
a de la reconnaissance.
Malene Rydahl — 55:25
Il y 2 choses, c'est la capacité de gratitude,
Malene Rydahl — 55:28
de voir ce que tu as et continuer à apprécier
Malene Rydahl — 55:32
et à aimer ce que tu as et dire j'ai de la chance de vivre dans cet appartement, de travailler dans cette et pas que voir ce qui manque, ce qui ne va pas, ce qui, mais avoir cette puissance-là
Malene Rydahl — 55:42
et puis notre capacité du pardon.
Rudy — 55:45
Ah oui, ça, n'est pas facile.
Malene Rydahl — 55:47
Et ça, c'est très difficile pour beaucoup de gens. Mais ceux qui savent
Malene Rydahl — 55:51
pardonner,
Malene Rydahl — 55:52
que ce soit nos parents ou d'autres personnes,
Malene Rydahl — 55:56
en fait, vont mieux et en plus à un niveau de bien-être plus élevé. On arrive presque à la fin de l'entretien.
Malene Rydahl — 56:03
Moi j'aime dire que tu es coach en bien-être et en bonheur et en empathie. Alors évidemment tu te décris pas comme ça, mais néanmoins ce que tu nous racontes,
Malene Rydahl — 56:10
c'est comment se sentir bien
Malene Rydahl — 56:13
à la fois avec soi, à la fois avec les autres et en entreprise,
Malene Rydahl — 56:16
qui amène à de la performance évidemment et être des meilleurs leaders.
Malene Rydahl — 56:20
Mais quand même la base et c'est ça que j'aime aussi dans dans ce que tu racontes, c'est vraiment toute cette bienveillance
Rudy — 56:25
envers toi et envers les autres. Oui bien sûr. À la fin en two, je demande toujours aux invités s'ils ont un conseil. Est-ce que tu as envie de partager quelque chose avec les gens qui nous regardent, qui nous écoutent au regard de tout ce qu'on s'est dit, de ta trajectoire,
Rudy — 56:40
de cette petite fille danoise qui rêvait de vivre à Paris et qui a
Rudy — 56:45
choisi,
Rudy — 56:46
avais une vraie vie, tu as une vraie vision, tu as choisi ton pays, tu t'es installée, tu as développé ton truc,
Rudy — 56:51
tu as tu t'es spécialisée
Rudy — 56:53
dans un domaine
Rudy — 56:54
qui est en lien avec ta culture de base, le Danemark et l'empathie. Qu'est-ce que tu as envie de raconter et transmettre?
Malene Rydahl — 57:02
Je pense que aussi rester fidèle à soi-même et à ses rêves, en tout cas c'est la trajectoire que moi j'ai pris.
Malene Rydahl — 57:10
Aussi prendre des risques et pas avoir peur de
Malene Rydahl — 57:12
tomber parce qu'en fait on se relève, on apprend, on devient plus fort et ça forme
Malene Rydahl — 57:17
notre vie. La peur de la peur fait plus mal que la peur en elle-même, c'est-à-dire c'est
Malene Rydahl — 57:23
aller explorer.
Malene Rydahl — 57:25
Quand j'ai peur
Malene Rydahl — 57:27
de quelque chose,
Malene Rydahl — 57:28
c'est une nécessité pour moi d'aller voir
Malene Rydahl — 57:31
parce que je n'ai pas envie d'avoir peur de la vie et je n'ai pas envie d'avoir peur des gens. Et donc je vais aller, je préfère aller me faire mal si c'est le cas et que j'avais raison d'avoir peur
Malene Rydahl — 57:42
que vivre dans un tout petit espace de confort
Rudy — 57:47
à force d'avoir peur de de de tout tout le monde. Merci à toi pour tes conseils, pour ta belle énergie.
Rudy — 57:52
J'espère qu'il n'y aura plus jamais qui va vivre un conflit au travail grâce à toi. On va tous tenter en tout cas de mieux nous connaître. Merci beaucoup
Rudy — 58:01
pour tout ce que tu nous as transmis.
Rudy — 58:03
Tous vendeurs,
Rudy — 58:04
c'est tous les mardis et on se retrouve la semaine prochaine. Salut.