Un bureau de direction en Allemagne. Une carrière au sommet dans l'univers du luxe. Et puis, en une heure, tout bascule. C'est l'histoire de Michaëlla Merck, une expérience d'une violence inouïe qui deviendra le catalyseur de sa nouvelle vie. Invitée de l'émission 'Tous Wonder', elle ne vient pas raconter une chute, mais une renaissance. Celle que permet un super-pouvoir à la portée de tous : l'intelligence relationnelle.
Dévoilez le 'pouvoir magique' de l'intelligence relationnelle avec Michaëlla Merck : révolutionnez votre carrière et le monde du travail
Publié le 22 juin 2026 · Mis à jour le 6 août 2026
Et si votre plus grand atout professionnel n'était pas une compétence technique, mais un 'pouvoir magique' ? Michaëlla Merck, conférencière et auteure, nous guide dans les méandres de l'intelligence relationnelle. Une force capable de transformer un licenciement brutal en une carrière florissante et de bâtir les entreprises de demain.
L'invitation au voyage : quand l'intelligence relationnelle devient votre super-pouvoir
Imaginez posséder une clé. Une clé capable d'ouvrir les portes les plus verrouillées de votre carrière. Une clé qui ne figure sur aucun diplôme, mais qui détermine pourtant votre succès. Cette clé, Michaëlla Merck l'appelle un "pouvoir magique". C'est l'intelligence relationnelle.
Dans l'émission 'Tous Wonder', le média qui explore nos points de bascule, l'atmosphère est électrique. Face à l'hôte, Michaëlla Merck, conférencière internationale et auteure du livre acclamé 'Le pouvoir de l'intelligence relationnelle' (éditions Dunod), n'est pas là pour de la théorie. Elle est là pour du concret, du vécu.
Son propos est simple mais révolutionnaire. Maîtriser l'art des relations humaines n'est pas un 'plus'. C'est le cœur du réacteur. C'est ce qui vous permettra de briller en entretien d'embauche, de mener une négociation avec brio ou, plus simplement, de créer des liens sains avec vos collègues.
Une onde de choc personnelle
Pour comprendre la force de son message, il faut revenir en 2009. Michaëlla Merck est alors Directrice Générale d'une grande marque de cosmétiques en Allemagne. Elle a gravi tous les échelons, un parcours exemplaire. Jusqu'à ce jour où tout s'arrête.
« [Host / Présentateur] « Tu vas être renvoyé, tu vas être viré en une heure, fait. »
La crise financière frappe de plein fouet son groupe américain. Après avoir dû licencier des collaborateurs talentueux, son tour arrive. Une heure pour vider son bureau. Une heure pour voir une carrière s'effondrer. La violence de l'instant est totale.
« [Michaëlla Merck] « Et là, je me suis dit c'est tellement violent. Plus jamais je vais vivre ça. »
Ce choc, ce "point de bascule", aurait pu la détruire. Il va la reconstruire. Privée de chômage en Allemagne, loin de son réseau français, elle est contrainte à une introspection profonde. C'est dans ce vide apparent qu'elle trouvera sa véritable mission : armer les autres contre la déshumanisation du monde du travail.
Les clés de la réussite : maîtrisez l'art des relations professionnelles
Comment ce 'pouvoir magique' se traduit-il au quotidien ? Michaëlla Merck nous livre des applications concrètes, transformant des situations de stress en opportunités de connexion et de succès.
L'entretien d'embauche : bien plus qu'un CV
L'entretien d'embauche est souvent perçu comme un interrogatoire. Une performance où l'on doit réciter ses compétences. C'est une erreur. Pour Michaëlla, c'est avant tout une rencontre. Le véritable enjeu est de créer une connexion authentique.
Les recruteurs, parfois 'fermés au langage non verbal' selon elle, cherchent à être rassurés, inspirés. Il ne s'agit pas de mentir, mais de montrer qui vous êtes vraiment. Votre capacité à écouter, à poser des questions pertinentes, à partager votre vision avec passion... Voilà ce qui fait la différence.
L'intelligence relationnelle vous apprend à décoder les attentes de votre interlocuteur, à adapter votre discours, et à laisser une empreinte mémorable. Vous ne vendez plus seulement des compétences, vous offrez une collaboration humaine.
La négociation : l'empathie comme arme secrète
Demander une augmentation, négocier un contrat, régler un désaccord. Ces moments sont souvent chargés de tension. L'approche classique consiste à imposer son point de vue, à voir l'autre comme un adversaire. L'intelligence relationnelle propose un changement de paradigme.
La clé est l'empathie. Comprendre sincèrement les besoins, les contraintes et les objectifs de l'autre partie. Cela ne signifie pas céder sur tout, mais trouver un terrain d'entente où chacun se sent respecté et gagnant. En vous mettant à la place de votre collègue ou de votre manager, vous désamorcez les conflits et ouvrez la porte à des solutions créatives.
Parler correctement, avec assurance mais sans agressivité, devient alors un outil pour construire des ponts, et non pour brûler les étapes. Le résultat est souvent bien plus avantageux qu'un rapport de force.
Le quotidien au bureau : l'harmonie au service de la performance
L'intelligence relationnelle ne se résume pas aux grands moments de la carrière. Elle s'infuse dans chaque interaction. Un simple bonjour, une écoute attentive lors d'une pause-café, une aide spontanée sur un dossier...
Développer de l'empathie pour ce collègue avec qui vous avez des différends peut transformer une ambiance de travail. Comprendre que derrière une attitude qui vous irrite se cache peut-être une difficulté personnelle ou un stress invisible change toute la dynamique.
C'est ce travail de fond qui bâtit des équipes solides, loyales et, au final, bien plus productives. Car lorsque l'humain est au centre, la performance suit naturellement.
Les deux questions qui changent tout
Suite à son licenciement, Michaëlla s'est posé deux questions fondamentales. Des questions que chacun devrait se poser pour aligner sa carrière avec sa véritable nature.
« [Michaëlla Merck] « Une, sur quoi est-ce qu'on t'a beaucoup félicité [...] Et 2, qu'est-ce qui te fait profondément plaisir ? »
La première question révèle vos talents naturels, ceux que les autres perçoivent comme exceptionnels chez vous. La seconde vous connecte à votre moteur intérieur, à votre passion. La jonction des deux est souvent le lieu de votre plus grand épanouissement professionnel.
L'ère nouvelle : abandonnez les 'entreprises du passé' pour un avenir épanouissant
Le constat de Michaëlla Merck est sans appel. Un certain modèle d'entreprise est en train de mourir. Elle les nomme les 'entreprises du passé'.
Leur signature ? Un management déshumanisé, focalisé uniquement sur les chiffres en bas de la ligne. Leurs symptômes ? Un taux de burn-out alarmant et un turnover incessant, y compris au plus haut niveau de la direction.
« [Michaëlla Merck] « Les entreprises qui ont beaucoup de burn-out, qui font changer le dirigeant, c'est ça le vrai différenciateur. Ça veut dire qu'elles ne pourront jamais fonctionner. Pour moi, c'est les entreprises du passé. »
Ces structures considèrent l'humain comme une ressource ajustable, une ligne dans un tableur Excel. L'expérience vécue par Michaëlla – être licenciée en une heure après des années d'investissement – en est l'illustration la plus brutale. Dans ce système, l'efficacité prime sur tout, et l'humain n'existe pas.
L'intelligence relationnelle, l'antidote à la toxicité
Face à ce modèle toxique, l'intelligence relationnelle n'est pas un pansement, c'est un antidote. C'est le changement de logiciel qui permet de bâtir les entreprises de demain. Celles où le bien-être n'est pas l'ennemi de la performance, mais son carburant.
En cultivant l'empathie, l'écoute et la reconnaissance, les leaders créent un environnement de sécurité psychologique. Les collaborateurs osent prendre des initiatives, partager leurs idées, collaborer sans crainte. La créativité et l'engagement explosent.
C'est une vision optimiste et enthousiaste. Le futur du travail n'est pas une fatalité. Il peut être un lieu d'épanouissement, de respect mutuel et de succès partagé. Le 'pouvoir magique' de l'intelligence relationnelle est l'outil pour construire cet avenir.
Comparatif des modèles d'entreprise
| Caractéristique | Entreprise du Passé (focus transactionnel) | Entreprise du Futur (focus relationnel) |
|---|---|---|
| Management | Top-down, contrôle, pression sur les chiffres | Collaboratif, confiance, coaching |
| Indicateur clé | Résultat financier à court terme | Engagement des équipes, bien-être, innovation |
| Communication | Opaque, descendante | Transparente, ouverte, à 360° |
| Gestion des erreurs | Sanction, recherche de coupable | Apprentissage, droit à l'erreur |
| Ambiance de travail | Stress, compétition interne, burn-out | Sécurité psychologique, coopération, épanouissement |
| Loyauté | Faible, turnover élevé | Forte, rétention des talents |
Les moments forts
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'intelligence relationnelle et comment la développer ?
L'intelligence relationnelle est la capacité à comprendre, gérer et utiliser les émotions pour créer des relations humaines saines et constructives. Elle englobe l'empathie, l'écoute active, la communication non violente et la conscience de soi. Pour la développer, il faut pratiquer l'écoute sans jugement, s'intéresser sincèrement aux autres, apprendre à gérer ses propres réactions émotionnelles et chercher à comprendre les perspectives différentes de la sienne.
Comment Michaëlla Merck définit-elle le 'pouvoir magique' de cette intelligence ?
Pour Michaëlla Merck, le 'pouvoir magique' de l'intelligence relationnelle réside dans sa capacité à transformer radicalement des situations professionnelles et personnelles. C'est une compétence qui n'est pas technique mais profondément humaine, permettant de créer des connexions authentiques, de désamorcer les conflits et de laisser une empreinte positive durable, bien au-delà des simples compétences d'un CV.
En quoi l'intelligence relationnelle est-elle cruciale pour les entretiens d'embauche et la négociation ?
En entretien, elle permet de passer du statut de simple candidat à celui de partenaire potentiel en créant une véritable connexion avec le recruteur. En négociation, elle change le paradigme d'un rapport de force à une recherche de solution gagnant-gagnant, en utilisant l'empathie pour comprendre les besoins de l'autre partie et trouver un terrain d'entente.
Comment cette intelligence peut-elle transformer la culture d'entreprise et prévenir le burn-out ?
Elle est l'antidote aux 'entreprises du passé' focalisées sur le profit au détriment de l'humain. En favorisant l'écoute, la reconnaissance et la sécurité psychologique, elle crée un environnement de travail où les employés se sentent valorisés et en sécurité. Cette culture positive réduit drastiquement le stress chronique, principale cause du burn-out, et augmente l'engagement et la loyauté des équipes.
Où peut-on trouver le livre 'Le pouvoir de l'intelligence relationnelle' de Michaëlla Merck ?
Le livre 'Le pouvoir de l'intelligence relationnelle' est publié aux éditions Dunod. Il est disponible dans toutes les bonnes librairies, ainsi que sur les plateformes de vente en ligne comme Amazon, la Fnac, etc.
Invité
- Michaëlla Merck — Guest
Transcript
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[SPEAKER_00] Les entreprises qui ont beaucoup de burn-out, qui font changer le dirigeant, c'est ça le vrai différenciateur. [SPEAKER_00] Ça veut dire qu'elles ne pourront jamais fonctionner Pour moi, c'est les entreprises du passé. Si on prend l'exemple d'un entretien d'embauche. Les ressources humaines sont fermées au langage non verbal. Tu es DG d'Estelloder. [SPEAKER_00] Mes équipes m'ont vu pleurer. Michaëlla, [SPEAKER_00] vous êtes vérifiée. [SPEAKER_01] À tous et bienvenue dans Tous Wonder, le média qui parle de votre point de bascule. Aujourd'hui, [SPEAKER_01] on reçoit Michaëlla Merck. On la reçoit parce qu'elle a la maîtrise d'un pouvoir magique, [SPEAKER_01] le pouvoir de l'intelligence [SPEAKER_01] relationnelle. [SPEAKER_01] Ça veut dire quoi bien, ça veut dire qu'elle va vous donner des clés pour réussir un entretien d'embauche, [SPEAKER_01] pour parler correctement à votre quand vous avez quelque chose à négocier ou pour avoir de l'empathie pour votre collègue d'à côté avec qui vous avez peut-être certaines différences ou certains points de discorde. [SPEAKER_01] Aujourd'hui, elle est conférencière dans le monde entier et puis c'est l'auteur d'un livre, le pouvoir de l'intelligence [SPEAKER_01] relationnelle chez Duno. Vous trouvez ici à l'intérieur toutes les règles d'or, toutes les clés [SPEAKER_01] pour voilà maîtriser ce ce petit pouvoir magique. [SPEAKER_01] Tous Wonder, vous nous retrouvez tous les mardis sur YouTube et sur toutes les plateformes de podcasts [SPEAKER_01] Spotify, [SPEAKER_01] Deezer, Amazon et Apple. Vous pouvez donc nous écouter, nous regarder un peu partout et un peu tout le temps. Cet épisode vous est présenté avec Lucie, [SPEAKER_01] l'expert en santé préventive. [SPEAKER_01] Vous le savez dans Troussefender, on parle souvent de points de bascule, de déclic qui change une vie. Et bien parfois le 1er déclic, c'est simplement de mieux comprendre son corps. Souvent on se demande pourquoi on est tout le temps fatigué, tout le temps stressé. [SPEAKER_01] Pourquoi une femme peut perdre ses cheveux par exemple en pleine ménopause Pourquoi un homme même jeune peut avoir des problèmes de fertilité [SPEAKER_01] Et bien très souvent la réponse elle se trouve dans votre corps, dans notre corps et Lucie propose que moi en tout cas je cherche depuis longtemps et c'est pour ça que je vous en parle, c'est un bilan complet, analyse de sang, d'urine, [SPEAKER_01] de salive, il y a plus de 110 marqueurs qui sont étudiés, en gros vous l'avez compris tout est passé au crible, [SPEAKER_01] organe, [SPEAKER_01] équilibre hormonal [SPEAKER_01] et quand vos résultats arrivent, et bien vous avez un plan d'action à mettre en place pour avoir de nouvelles bonnes habitudes sur votre activité, votre sommeil, [SPEAKER_01] votre santé mentale et vous pouvez même échanger avec un chat avec une IA pour vous aider à avoir de bonnes nouvelles habitudes. Avec tous Wonder, vous avez un code de réduction moins 10 pour 100 avec le code tous Wonder 10 et évidemment je vous mets le lien dans la description de l'épisode. Tous Wonder c'est maintenant avec Michael Amerk qui maîtrise le pouvoir de l'intelligence relationnelle. [SPEAKER_01] Michael Amerck, merci beaucoup d'être avec nous. Je suis très contente de te recevoir. [SPEAKER_01] Dans tous fondeur. Tu sais, on commence par un point de bascule [SPEAKER_01] et le tien, il arrive en 2009. [SPEAKER_01] Tu es DG d'Estelloder, [SPEAKER_01] une marque de cosmétiques en Allemagne. C'est ça. T'as 38 ans, [SPEAKER_01] t'as gravi tous les échelons, t'as fait énormément de boîtes de cosmétique de luxe [SPEAKER_01] et il va se passer quelque chose d'incroyable. Tu vas être renvoyé, tu vas être viré en une heure, fait. Non, ce que tu peux nous raconter. Effectivement, en 2009, il se passe quelque chose qui a basculé et qui a bousculé ma vie profondément. [SPEAKER_00] Après [SPEAKER_00] 10, 12 ans dans des grands groupes internationaux, [SPEAKER_00] L'Oréal, Marionnot, [SPEAKER_00] ensuite Estelloder, comme tu dis, DG. [SPEAKER_00] C'était [SPEAKER_00] assez smooth vers le top [SPEAKER_00] Et [SPEAKER_00] je quitte la France parce que ce poste de DG, c'est en Allemagne et mon pays natal. [SPEAKER_00] Avec au début une vraie mission, voilà, élargir [SPEAKER_00] les points de vente, créer, [SPEAKER_00] élargir aussi l'entreprise, [SPEAKER_00] manager plusieurs centaines de personnes en grosse responsabilité. [SPEAKER_00] Et je me dis chouette, c'est super en plus de le faire dans mon propre pays après la France. [SPEAKER_00] Et là, ce qui n'était pas visible, c'est [SPEAKER_00] que doucement, mais sûrement, [SPEAKER_00] arrive la grosse crise économique et financière de 2009. Non, 2009. [SPEAKER_00] Travailler pour un groupe américain à cette époque-là, c'était doublement dur parce qu'ils étaient directement affectés. [SPEAKER_00] Donc, on me demandait, [SPEAKER_00] 1er signal, de couper les budgets. [SPEAKER_00] 1er signal, de ne plus ouvrir de points de vente. [SPEAKER_00] Vraiment veiller sur sur toutes les dépenses. Sur les chiffres. Sur les chiffres. Ensuite, on me demande [SPEAKER_00] de virer les premières personnes. Et là, je me suis dit ouh là là, c'est pas drôle. On m'a vendu le contraire. Tu vas embaucher et non là, je fais l'opposé. [SPEAKER_01] J'ai une petite parenthèse. Tu avais déjà viré des gens [SPEAKER_00] Avant ça Oui, non. Parce que ça doit être terrible. Non, c'est horrible. C'est horrible, surtout quand tu vois que tu es obligé de virer des gens qui sont bons. Et [SPEAKER_00] là, c'était juste parce que les chiffres étaient bas à la hauteur, parce que le siège et c'est l'Oder aux États-Unis, [SPEAKER_00] à une des plus grandes filiales en Allemagne de couper les budgets. Et donc [SPEAKER_00] ça, je trouvais déjà injuste. [SPEAKER_00] Je trouvais ça très frustrant à une époque où on ne trouvait pas d'embauche. Parce que quand tu es dans une crise profonde et tout le monde, et pas uniquement c'est l'odeur, mais tous les autres boîtes autour sont [SPEAKER_00] dans la même [SPEAKER_00] tendance. [SPEAKER_00] Ceux qui sont sur le terrain, ça veut dire que ceux qui étaient virés trouvent pas tout de suite. C'est clair. Et ça, tu le savais. Et là arrive [SPEAKER_00] ce que je n'attendais absolument pas. [SPEAKER_00] Après ce gros travail, on va dire de suivre quand même ce qu'on me demandait de faire. Là, c'est ton tour, en quelque C'est mon tour, c'est RH me convoque dans son bureau et je me disais pour tous les efforts que j'ai faits, peut-être une petite prime. [SPEAKER_00] C'est ça l'attitude que j'avais. Je [SPEAKER_00] rentre, ils disent Mikaïla, [SPEAKER_00] on est désolé de t'annoncer que [SPEAKER_00] vous êtes viré. [SPEAKER_00] Comme ça. [SPEAKER_00] Tu connais la situation actuelle, [SPEAKER_00] tu es la plus jeune DG [SPEAKER_00] de la maison. [SPEAKER_00] Les autres avaient beaucoup plus d'années, voire proches de la retraite, donc très, très difficile à licencier. [SPEAKER_00] Et on me fait comprendre que voilà, tu dois partir. [SPEAKER_00] Et à l'américaine, [SPEAKER_00] j'avais [SPEAKER_01] une heure. Si toi aussi tu aimes cet épisode, aide-moi à produire la saison 2, je lance une campagne participative. [SPEAKER_01] Je te mets le lien en description. N'hésite pas à participer et à partager. Merci. [SPEAKER_00] Quelle heure Une heure pour prendre mon ordinateur, [SPEAKER_00] pour déposer [SPEAKER_00] mon téléphone, [SPEAKER_00] tout ce que j'avais [SPEAKER_00] et de partir. Ils ont chronométré. [SPEAKER_00] Mais non. Si. [SPEAKER_00] Et là, je me suis dit c'est tellement violent. [SPEAKER_00] Plus jamais je vais vivre ça. Mais tu imagines comment j'ai pleuré, je me sentais vide, je me sentais nulle, je me sentais surtout [SPEAKER_00] injuste, très injuste, [SPEAKER_00] qu'au [SPEAKER_00] final, ce qui compte, en tout cas à cette époque-là, c'est efficacité, [SPEAKER_00] le le [SPEAKER_00] voilà, résultats en bas de ligne et l'humain. [SPEAKER_01] N'existe pas. N'existe pas. C'est une violence inouïe. [SPEAKER_01] Parce que tu étais au top, tu étais directrice générale et en une heure, tu te retrouves avec 3 cartons sur le trottoir. Exactement. En fait, c'était un groupe américain, donc ils ont appliqué des techniques américaines. Exactement. Exactement. Et là, qu'est-ce qui va se passer après Parce que [SPEAKER_01] tu te retrouves au chômage, mais tu n'as jamais cotisé en Allemagne. Exactement. Travailler en France. Voilà. Donc, en fait, je ne pouvais pas [SPEAKER_00] attendre du chômage parce que je me retrouvais en Allemagne et je n'avais pas assez cotisé pour [SPEAKER_00] être soutenue. [SPEAKER_00] En même temps, je me suis dit OK. [SPEAKER_00] Après cette 1re phase de deuil, tu tiens envie de ressortir au plus vite possible parce que d'être en bas, ce n'est pas bon. Ce n'est vraiment pas bon, même si on a envie de s'isoler, de ne plus rien faire, de créer distance. [SPEAKER_00] Et là, grosse phase d'introspection. [SPEAKER_00] Mais parenthèse quand même, parce que [SPEAKER_00] tu mets un peu de temps, j'imagine, [SPEAKER_01] à accuser le coup. C'est [SPEAKER_01] ça, [SPEAKER_00] tu as dû pendant des jours et des jours, non Alors pas pendant les jours. Le jour même, oui, mes équipes m'ont vu pleurer. Je pense qu'ils avaient jamais vu sa bosse pleurer, tout cas. Et [SPEAKER_00] je me suis dit c'est un film. Je vis quelque chose qui n'est pas réel. [SPEAKER_00] Pourquoi ça arrive à moi En plus, j'ai quitté un super poste en France où j'étais bien. On t'a quitté un job et un an et demi après, tu te fais virer. Exactement. Je me retrouve donc sur le terrain en plus, loin de mon réseau professionnel. [SPEAKER_00] En fait, il y une vraie différence entre [SPEAKER_00] être [SPEAKER_00] né dans une culture comme la mienne en Allemagne. Donc mes parents n'étaient pas loin [SPEAKER_00] et avoir un réseau qui est loin, [SPEAKER_00] le réseau professionnel. [SPEAKER_00] Et c'est celui-là qu'il me fallait à ce moment-là pour remonter la pente, pour me redéfinir, [SPEAKER_00] pour aussi savoir qu'est-ce que tu veux plus et qu'est-ce que tu veux vraiment. [SPEAKER_00] Et [SPEAKER_00] ce que je faisais, c'était [SPEAKER_00] ne pas rester trop longtemps en dehors de mon réseau, [SPEAKER_00] rentrer en France. [SPEAKER_00] Donc, j'ai pris mes bagages, je suis re-rentrée en France. J'ai intégré l'appartement où j'ai vécu avant. [SPEAKER_00] Déjà, ça me permettait de trouver un petit cocon. Oui, des marques. C'est très important d'être stable de nouveau. [SPEAKER_00] Et je me posais 2 questions très, très importantes. [SPEAKER_00] Une [SPEAKER_00] sur quoi est-ce qu'on t'a beaucoup félicité [SPEAKER_00] Ça veut dire que en quoi est-ce que les autres personnes ont perçu en toi quelque chose peut-être d'excellent ou au-dessus de la moyenne [SPEAKER_00] Et 2, qu'est-ce qui te fait profondément plaisir [SPEAKER_00] C'est les bonnes questions. C'est essentiel. C'est essentiel parce que je pense qu'il y beaucoup de gens qui se montent encore et qui suivent un peu des conseils des autres. Mais cette phase d'introspection [SPEAKER_00] était essentielle pour ne pas sauter [SPEAKER_00] sur peut-être encore autre chose qui n'est pas [SPEAKER_01] favorable pour me développer. Envelopper, c'est intéressant dans ce que tu dis aussi, c'est [SPEAKER_00] faire le tri entre ce qui est bon pour toi et ce qui satisfait ton ego. Là où tu as complètement raison, c'est cet ego. Quand tu as un poste comme directeur général, tu es bien payé. Bien sûr. Tu un peu sur le spotlight de l'entreprise. Les journalistes félicitent, [SPEAKER_00] tu fais des interviews, donc voilà tout ça. Tu as un poste hyper sécurisé [SPEAKER_00] et là, tu pourrais tomber dans ce piège-là. [SPEAKER_00] Et je me suis fixée [SPEAKER_00] une obligation. [SPEAKER_00] C'est si on me propose [SPEAKER_00] un poste, voire 2 postes, voire 3 postes, je me suis dit il faut que je sois capable de refuser 3 beaux postes [SPEAKER_00] pour être vraiment dans la mesure de faire ce que je voulais absolument faire. Du coup, dans cette ce nouveau rôle, après Beauce Bascule [SPEAKER_00] qui [SPEAKER_00] était finalement de me mettre [SPEAKER_00] en indépendance [SPEAKER_00] et de faire [SPEAKER_00] ce que, par exemple, chez L'Oréal, [SPEAKER_00] on m'avait souvent dit mais Kaïla, mais toi, quand tu présentes, c'est dingue parce que c'est c'est toi. Tu tu devrais faire la télé, tu devrais parler [SPEAKER_00] en conférence. [SPEAKER_00] Et j'ai entendu ça tellement souvent que je me suis dit bon, il y a peut-être quelque chose de vrai. J'ai un truc. J'ai un truc, mais je l'osais pas faire parce que j'étais tellement confortable sur mon poste [SPEAKER_00] bien rémunéré. [SPEAKER_01] Bien sûr. Et [SPEAKER_00] facile, entre guillemets, sur cet angle là. Donc, [SPEAKER_00] cette [SPEAKER_00] cette expérience [SPEAKER_00] chez Estilo Dair m'a donné un kick. [SPEAKER_01] Un petit coup de pied aux fesses. Un petit coup de pied aux fesses, je n'allais pas le dire. Un petit coup de pied aux fesses pour faire quelque chose que je n'aurais probablement pas osé faire. Et tu es devenu conférencière spécialiste [SPEAKER_01] du pouvoir de l'intelligence relationnelle. [SPEAKER_01] Quand je t'ai présenté, j'ai dit en fait, tu as ce pouvoir magique, [SPEAKER_01] tu [SPEAKER_01] maîtrises ce pouvoir magique de l'intelligence relationnelle. [SPEAKER_01] Il a une forme de magie quand même. Concrètement, [SPEAKER_01] dans nos vies, [SPEAKER_01] c'est quoi cette intelligence relationnelle et elle s'applique à quoi En fait, [SPEAKER_00] je me rends compte que [SPEAKER_00] souvent, les gens y confondent intelligence relationnelle et intelligence émotionnelle. Ce qu'on connaît beaucoup plus en fait intelligence émotionnelle. [SPEAKER_00] L'intelligence émotionnelle, pour moi, c'est le prérequis de l'intelligence relationnelle. Ça veut dire déjà, c'est cette capacité de pouvoir mettre les émotions, [SPEAKER_00] les justes émotions sur une situation que je vis et de creuser au fond de moi pour me dire voilà, là, je suis super joyeuse. Là, je suis dégoûtée. Là, je suis triste. Là, je suis énervée. Tout ça, pas tout le monde a d'ailleurs cette capacité là. Ça, c'est sûr. [SPEAKER_00] Après, l'intelligence relationnelle, [SPEAKER_00] c'est cette capacité d'aller vers les autres avec plaisir, avec authenticité, [SPEAKER_00] avec envie en fait d'apprendre de l'autre, de d'échanger [SPEAKER_00] avec l'autre et [SPEAKER_00] de créer des connexions fortes, [SPEAKER_00] même face aux personnes qui sont difficiles. [SPEAKER_00] Même si l'autre est d'une autre culture, [SPEAKER_00] d'une autre croyance, [SPEAKER_00] autre, [SPEAKER_00] par une autre langue. Même si quelqu'un est chinois et je ne maîtrise pas le chinois, je peux créer [SPEAKER_00] une connexion forte avec quelqu'un à chaque fois quand tu rencontres quelqu'un. [SPEAKER_00] Donc là, il n'y pas d'ailleurs. C'est [SPEAKER_00] en entreprise, évidemment, ça commence avec le dirigeant, avec ses équipes, [SPEAKER_00] mais c'est aussi les collègues entre eux. Quand ils travaillent sur un projet concret, c'est là, si je n'ai pas d'intelligence relationnelle, le projet, il ne va jamais probablement aboutir [SPEAKER_00] ou il va, ils vont partir en live parce qu'ils ne vont pas s'entendre. [SPEAKER_00] Ou bien le projet, il va prendre un énorme retard parce qu'ils n'arrivent pas à se mettre d'accord. [SPEAKER_00] Cock fight. Voilà le combat de coq. Exactement. Si j'ai une intelligence relationnelle, je vais [SPEAKER_00] créer une telle relation avec l'autre qui va se dire il est vachement sympa. Il me comprend. J'ai envie de faire du business avec lui, même peut être s'il est plus cher. Ce n'est pas grave. Au moins, j'ai un partenaire qui qui me correspond en termes de valeur, qui me comprend. Donc j'ai envie de voilà, c'est ça. [SPEAKER_00] Et au delà de ça, [SPEAKER_00] quelqu'un qui maîtrise l'intelligence relationnelle, il va avoir aussi plus de paix en famille. Oui, face au conjoint, [SPEAKER_00] face au conjoint, quand on regarde combien de divorces on a aujourd'hui, [SPEAKER_00] un couple sur 2, je pense, si on vit avec les 30 règles d'or que je décris dans le livre Le pouvoir de l'intelligence relationnelle, [SPEAKER_00] je suis sûre qu'on n'aura pas 50 pour 100 de divorce. De divorce. Est-ce que. Et ça va au plus loin face aux autres, face aux enfants, face aux enfants. En fait, [SPEAKER_00] un parent qui a cette intelligence relationnelle [SPEAKER_00] va créer une relation, même avec des ados qui sont peut être rebelles, [SPEAKER_00] même avec les plus petits enfants qui voilà où on a du mal en fait à les canaliser. [SPEAKER_00] Là aussi, l'intelligence relationnelle, c'est ce socle fort en fait qui [SPEAKER_00] voilà qui qui [SPEAKER_00] qui est [SPEAKER_00] inexistant en termes de génération ou de culture. [SPEAKER_01] Si on prend l'exemple de la vie de famille, c'est intéressant. Donc tu as 30 règles d'or dont tu vas nous parler. Est-ce que tu as un petit exemple de truc, par exemple situation concrète qu'il faut faire, pas faire, tu vois entre conjoints ou avec son enfant ou [SPEAKER_01] est ce que tu as un exemple qui te vient peut être Il y énormément d'exemples que je pourrais donner, [SPEAKER_00] mais peut être un, c'est dans un couple et je regarde mon couple aussi. Mon conjoint, il est très, très différent de moi, [SPEAKER_00] peut être même l'opposé en termes de comportement. [SPEAKER_00] Il [SPEAKER_00] est très important de toujours [SPEAKER_00] pas uniquement agir selon ses propres convictions, [SPEAKER_00] mais plutôt se dire qu'est-ce qu'il pourrait penser. Donc, moi, je suis plutôt impulsif de nature, [SPEAKER_00] assez [SPEAKER_00] dynamique. [SPEAKER_00] Et si je demande à l'autre avec la même impulsion, [SPEAKER_00] tiens, fais vite, vite, vite speed [SPEAKER_00] et l'autre est plutôt calme, [SPEAKER_00] plutôt réfléchi, [SPEAKER_00] aime bien prendre son temps, il va se sentir complètement bousculé et va se braquer même. Se dire mais là, franchement, avec ton speech, tu m'énerves. [SPEAKER_00] Et [SPEAKER_00] c'est ce travail sur l'intelligence relationnelle [SPEAKER_00] qui m'a permis déjà de comprendre [SPEAKER_00] qu'il y a des différences de fond qui d'ailleurs sont liées à notre ADN. [SPEAKER_00] Ah, c'est l'ADN. On ne peut pas vraiment les changer. Et d'ailleurs, une fois que quelqu'un est canalisé comme ça, il va, il va difficilement [SPEAKER_00] changer. [SPEAKER_00] On peut faire des nuances [SPEAKER_00] dans le dans le caractère, mais c'est vraiment gravé dans le caractère. [SPEAKER_01] Donc c'est inné, en fait. C'est complètement inné, c'est complètement ne [SPEAKER_00] l'es pas, tu te mettre à la place. Non, ce n'est pas une question d'empathie, c'est plus une question caractérielle. [SPEAKER_00] Si quelqu'un est plutôt speed, rentre dedans, [SPEAKER_00] très dynamique ou quelqu'un qui aime le calme, le côté zen, Ça, c'est complètement [SPEAKER_00] inné au niveau [SPEAKER_00] comportement. [SPEAKER_00] D'ailleurs, on l'appelle aussi l'intelligence comportementale. [SPEAKER_01] Donc, quand tu demandes si tu prends l'exemple d'un couple, tu demandes à l'autre de changer. C'est impossible [SPEAKER_00] en disant soit plus comme ci, soit plus comme ça. Alors si tu veux que l'autre change souvent, on se dit mais c'est fou, il change jamais. [SPEAKER_00] Mais non, mais il ne va pas changer. Par contre, ce qui va changer, c'est ta perception et ta compréhension de l'autre. Et si tu arrives à faire l'effort de te dire ok, peut-être l'autre ne raisonne pas comme moi, l'autre a besoin un peu plus de temps, l'autre a besoin de plus de calme. Je lui demande la même chose de faire la même chose, mais avec une voix déjà un peu plus posée. [SPEAKER_00] Ne pas lui mettre des échéances dans une minute qu'eux, mais de dire écoute, en 2 heures, on se revoit ou tu prévois un petit peu à l'avance, tu anticipes les choses, les choses vont se passer beaucoup mieux. En fait, c'est drôle parce que c'est un peu de la manipulation en quelque sorte. Tu arrives à obtenir ce que tu veux. [SPEAKER_00] Alors [SPEAKER_00] je ne dirais pas dans le sens négatif manipulation, [SPEAKER_00] mais je dirais plutôt compréhension [SPEAKER_00] de l'autre. [SPEAKER_00] Voilà, [SPEAKER_00] en toute conscience. [SPEAKER_00] En fait, c'est ça, c'est ça. Parce que si je ne sais pas qu'il y a ces différences qui sont innées et qu'on ne va pas forcément changer, [SPEAKER_00] ça crée beaucoup de frustration et beaucoup de [SPEAKER_00] mécompréhension [SPEAKER_00] de l'autre, voire de la critique. [SPEAKER_00] Et si je commence à critiquer l'autre, c'est le début de la fin. Oui. Non Oui. [SPEAKER_00] Et ça, c'est la même chose avec des enfants. Si je commence à critiquer un enfant, pourtant son caractère et peut-être, [SPEAKER_00] je prends un autre exemple. Si, si, si quelqu'un, un enfant [SPEAKER_00] qui est, [SPEAKER_00] qui a besoin énormément de câlins, [SPEAKER_00] énormément de câlins. [SPEAKER_00] Mais vous, vous êtes de nature pas du tout câlins, mais plutôt [SPEAKER_00] analytique, [SPEAKER_00] plutôt à distance un peu [SPEAKER_00] difficile [SPEAKER_00] à cerner comme ça. [SPEAKER_00] L'enfant, il va être en manque total. Du coup, je fais un petit peu plus d'efforts de ce que je ferais si je n'avais pas cette conscience de l'intelligence relationnelle [SPEAKER_00] Et ça se passera beaucoup mieux. Et l'autre, on va dire c'est génial, il me comprend [SPEAKER_00] et fait un effort. Ah oui, il a changé. Souvent, on a, on a un peu ça comme verbatim. Je le vois beaucoup d'ailleurs dans des dans des formations. Quand je travaille avec des dirigeants, par exemple en formation et on me dit ah oui, c'est vrai que je n'aurais jamais pensé que c'est ça, mais c'est une conscience qu'on travaille. Alors c'est quoi ces règles Évidemment, donc il y en a 30 que [SPEAKER_01] tu définis dans ton livre. Tu vas nous raconter. Il y a l'empathie qui est, j'ai l'impression, la règle de base. C'est vrai. Il y en a d'autres. Est-ce que c'est, [SPEAKER_01] est-ce que ces règles, tu vas nous nous les évoquer, on peut les apprendre ou encore une fois, elles sont que innées chez nous. En fait, ce [SPEAKER_00] qui est inné, ce sont nos différents caractères. [SPEAKER_00] Mais les règles, on peut les apprendre et c'est ça la bonne chose. Parce que là, je parle de l'intelligence relationnelle, [SPEAKER_00] donc on peut l'apprendre. On peut l'apprendre déjà avec la volonté de l'apprendre. Parce que si quelqu'un n'est pas prêt de changer et d'incarner, [SPEAKER_00] par exemple, cette capacité d'empathie qui est la base de tout. Ça, c'est la base de tout. Pour moi, c'est la base et c'est le fondement. Et [SPEAKER_00] ça permet déjà d'être suffisamment ouvert vers la différence [SPEAKER_00] qui est face à moi. Souvent, je dis l'empathie, c'est comme la capacité de créer un pont ou une passerelle avec une autre personne. Parce que si j'ai entre un pont, entre 2 piliers, un fleuve [SPEAKER_00] et [SPEAKER_00] le pont [SPEAKER_00] n'est pas créé, le fleuve, il coule, il va creuser plus en plus et plus. Et [SPEAKER_00] au final, on aura peut-être même une grosse fossée, [SPEAKER_00] mais qui ne va pas se fermer. [SPEAKER_00] Impossible que je vais pouvoir lier 2 personnes ou 2 équipes ou 2 personnes à la base de tout. Exactement. Et après, qu'est-ce qu'il y d'autre Ça commence déjà avec l'observation. [SPEAKER_00] Voilà. [SPEAKER_00] Parce qu'en fait, l'empathie, [SPEAKER_00] c'est un pouvoir de l'intelligence relationnelle qui est nourri par 6 règles d'or. [SPEAKER_00] Et [SPEAKER_00] c'est comme ça d'ailleurs qu'on arrive à 30 parce qu'il y a 5 grands pouvoirs de l'intelligence relationnelle et chaque chacun de ces 5 pouvoirs est nourri par 6 règles d'or. Donc on arrive comme ça à 30 au final, donc ça fait beaucoup. Je pense qu'on n'aura pas le temps de traiter les 5, mais voir peut être. Mais les 5 pouvoirs déjà, le 1er, [SPEAKER_00] c'est la base, c'est le pouvoir de l'empathie. [SPEAKER_00] Creuser, regarder dans les projets de l'autre, dans le cerveau de l'autre, le cerner, le sentir. [SPEAKER_00] 2e pouvoir, c'est la capacité de créer de la confiance. [SPEAKER_00] Cette confiance, [SPEAKER_00] d'abord [SPEAKER_00] en moi-même, c'est un peu la base, mais ensuite cette confiance vers les autres pour gagner la confiance des autres. Il y plein de nuances différentes au niveau de la confiance. [SPEAKER_00] D'ailleurs, c'est là-dessus que j'avais fait un. [SPEAKER_00] 3e [SPEAKER_00] pouvoir, c'est cette capacité de partager de la passion, [SPEAKER_00] d'embarquer [SPEAKER_00] l'autre avec cette envie, avec avec les yeux qui brillent, avec cet cet cet engouement vers [SPEAKER_00] un côté extrêmement joyeux, [SPEAKER_00] mais qui au fond [SPEAKER_00] mes [SPEAKER_00] mes capacités enthousiasmantes [SPEAKER_00] pour captiver. 4e [SPEAKER_00] pouvoir, [SPEAKER_00] c'est cette capacité [SPEAKER_00] de créer de la générosité, [SPEAKER_00] de [SPEAKER_00] faire de sorte à que l'autre va me dire merci. Donc là, c'est très intéressant. Qu'est-ce qui déclenche ça Oui. Et le 5e pouvoir, c'est de savoir stimuler de la fierté [SPEAKER_00] authentique. [SPEAKER_01] Avec ces règles là, tu pouvais aider les gens à retrouver le plaisir de travailler. [SPEAKER_01] Oui. Comment est-ce qu'on retrouve le plaisir de travailler [SPEAKER_01] quand on est dans plein de sociétés en France ou ailleurs, on [SPEAKER_01] est un peu voilà, on sent qu'il y de l'injustice, [SPEAKER_01] est un peu lassé. [SPEAKER_01] Comment est-ce qu'on retrouve ce plaisir Ce plaisir. Est-ce qu'il peut revenir en fait Ou est-ce qu'il faut changer de boîte [SPEAKER_00] Il faut changer le dirigeant. Oui, c'est ça. Parce qu'en fait, toute l'ambiance d'une entreprise, elle elle elle cascade. [SPEAKER_00] Une entreprise, [SPEAKER_00] c'est juste le miroir [SPEAKER_00] de la capacité du patron à créer l'intelligence relationnelle [SPEAKER_00] avec ses collaborateurs [SPEAKER_00] et son réseau autour, oui ou non. [SPEAKER_00] Et on le voit, entreprises qui marchent avec succès, qui fonctionnent extrêmement bien, en général, un patron qui infiltre cette intelligence relationnelle que les autres, c'est comme une invitation, une invitation de vivre ce que lui, il fait. Par contre, si on a en tête quelqu'un qui qui qui n'a toujours pas compris que c'est ça le vrai différenciateur [SPEAKER_00] demain dans les entreprises pour différencier [SPEAKER_00] une entreprise qui donne envie de travailler pour elle et une autre entreprise qui fait fuir, [SPEAKER_00] notamment les jeunes, [SPEAKER_00] C'est ça, c'est cette ce patron qui incarne [SPEAKER_00] cette [SPEAKER_00] cette capacité déjà d'embarquer [SPEAKER_00] les jeunes recrues dans son entreprise [SPEAKER_01] et ensuite de les garder, évidemment. Ça, c'est important aussi. Parce que sinon, c'est que fake. Oui, c'est ça. Mais il y une part aussi un peu générationnelle parce qu'il y a quand même un style de management [SPEAKER_01] des années 80, 90, [SPEAKER_01] début 2000, avec [SPEAKER_01] des patrons très cassants qui peuvent être dans l'humiliation, [SPEAKER_01] qui peuvent aussi nourrir de l'injustice. Mais ça, on le voit encore aujourd'hui dans pas mal d'entreprises. Ces entreprises là, ça veut dire qu'elles ne pourront jamais fonctionner. [SPEAKER_00] En fait, qu'elles sont vouées à l'échec. C'est pour moi, c'est les entreprises du passé. [SPEAKER_00] En tout cas, [SPEAKER_00] il y a encore l'ancienne génération dans certaines entreprises en pouvoir [SPEAKER_00] qui n'ont pas encore compris que [SPEAKER_00] la cloche a sonné, [SPEAKER_00] que les règles ont changé. C'est vrai que, et heureusement, [SPEAKER_00] la future génération ne tolère plus [SPEAKER_00] des dirigeants qui pensent que c'est par autorité [SPEAKER_00] qu'ils vont gagner, [SPEAKER_00] que c'est par [SPEAKER_00] voilà, [SPEAKER_00] c'est eux qui décident. Et toi, tu exécute ce côté top down, ça ne marche plus. Ça, c'est has been. Oui, et je ne cache pas que j'ai connu [SPEAKER_00] pas mal de ces [SPEAKER_00] dirigeants [SPEAKER_00] qui étaient parfois, en tout cas moi je les percevais comme assez violents. [SPEAKER_00] Des gens qui ont fait pleurer [SPEAKER_00] des gens, des gens qui ont créé des burn out. Et aujourd'hui, je dirais que des entreprises qui ont beaucoup de burn out, il suffit de regarder qui dirige [SPEAKER_00] Parce que ce sont souvent les gens qui [SPEAKER_00] continuent encore à appliquer ce côté [SPEAKER_00] hyper contrôle. [SPEAKER_00] Ne pas faire confiance [SPEAKER_00] à ses collaborateurs, [SPEAKER_00] ne pas les valoriser, ne pas leur laisser suffisamment [SPEAKER_00] d'autonomie quand même dans l'espace de travail pour dire ok, je t'ai recruté parce que je crois en tes talents, je crois en ta capacité. [SPEAKER_00] Et là, [SPEAKER_00] le jeune recrue arrive et on lui demande de de fournir des rapports [SPEAKER_00] tous les 15 secondes, [SPEAKER_00] même de carrément qu'il contrôle parfois des écrans, [SPEAKER_00] qu'il y a des justifications, [SPEAKER_00] surtout des il faut faire valider des dépenses, par exemple pour des sommes minimes. [SPEAKER_00] Tout ça, [SPEAKER_00] les jeunes, ils se disent mais c'est [SPEAKER_00] ou ma valeur ajoutée dans tout ça, mon rôle à tout ça. Donc perte confiance et qui est d'ailleurs aujourd'hui, on le sait, une des raisons principales pour un phénomène qui apparaît depuis [SPEAKER_00] 2 ou 3 ans, c'est ce départ silencieux. [SPEAKER_00] Départ silencieux en fait en entreprise, [SPEAKER_00] c'est Des gens qui sont des investisseurs. [SPEAKER_00] Physiquement, [SPEAKER_00] mentalement, je ne suis pas là. Je suis et je ne suis plus là. D'ailleurs, Galoup a fait une étude hyper intéressante [SPEAKER_00] il y a 2 ou 3 ans [SPEAKER_00] dans le monde entier et ils ont trouvé que 60 pour 100 des collaborateurs dans les entreprises encore aujourd'hui [SPEAKER_00] sont dans ce départ silencieux, [SPEAKER_00] ne sont plus là, sont plus engagés. Donc une perte aussi en termes d'efficacité des entreprises énormes. [SPEAKER_00] Et donc, prochaine étape, c'est le burn out. Ensuite, [SPEAKER_00] on quitte l'entreprise. [SPEAKER_00] Voilà. Et [SPEAKER_01] aujourd'hui, [SPEAKER_01] dire à un salarié [SPEAKER_01] qu'on [SPEAKER_01] les tient ou qu'ils doivent être exécutant, [SPEAKER_01] et cetera ça, c'est terminé. [SPEAKER_00] Pour moi, c'est terminé. Ça ne pas dire que je fixe, je ne fixe pas de cadre. [SPEAKER_00] Ne pas dire [SPEAKER_00] high life à tous les niveaux. Non, non, c'est [SPEAKER_00] un dirigeant, il peut cadrer. [SPEAKER_00] Il doit même aussi [SPEAKER_00] montrer [SPEAKER_00] des ambitions, [SPEAKER_00] des guidelines, [SPEAKER_00] fixer des stratégies, [SPEAKER_00] peut-être impliquer quand même les collaborateurs aussi quand je fixe la stratégie. [SPEAKER_00] Mais [SPEAKER_00] quand je fixe les caps, il faut aussi que je montre le bon exemple. Ça, c'est 1re chose et que je laisse suffisamment de liberté aussi à l'intérieur des des des équipes à mes collaborateurs pour dire ok, je te fais confiance, je t'ai recruté et je sais que tu sais le faire. [SPEAKER_00] Et d'ailleurs ça, ça donne énormément confiance. Ça, c'est prouvé. [SPEAKER_00] Quand un patron [SPEAKER_00] te dit [SPEAKER_01] je crois en toi, tu sais le faire et du coup, on donne tout pour réaliser. Mais tout est proactif en plus d'ailleurs. Voilà. Quoi qui du coup maîtrise ce pouvoir magique Parce que moi, à mon sens, c'est un pouvoir magique. Est ce que tu peux nous donner quelques petits exemples Peut être si on prend l'exemple d'un entretien d'embauche, [SPEAKER_01] parce que les gens qui nous regardent, qui nous écoutent, ils seront forcément confrontés un jour, peut-être dans quelques heures, quelques jours pour certains. Est-ce qu'il y des choses qu'il faut faire, pas faire pour exceller Tu vois très concrètement, [SPEAKER_01] même dans le non verbal, si tu as des astuces, moi je suis preneuse. Ah oui, [SPEAKER_00] entretien d'embauche, [SPEAKER_00] gros sujet. Parce que là dessus, vous pouvez faire plein d'erreurs. [SPEAKER_00] Si déjà la toute 1re chose n'est pas à l'ordre du jour, c'est le sourire. [SPEAKER_00] Il faut commencer par sourire. Le sourire. J'ouvre la porte, je rentre dans la salle, je souris. Que ce que ça dégage Ça montre que j'ai envie qu'on s'échange. [SPEAKER_00] Voilà, même si j'ai rien dit. Et d'ailleurs, aujourd'hui, beaucoup d'entretiens se passent en ligne. Donc souvent, le 1er 2e entretien, ce n'est pas en présentiel comme nous, on est face à face. C'est plus difficile. C'est plus en ligne, donc face à un écran. Mais ça veut dire que face à un écran, je suis plutôt à 30 centimètres de distance que [SPEAKER_00] dans la distance réelle. Donc on voit tout, on voit tous les détails. [SPEAKER_00] Et aujourd'hui, [SPEAKER_00] les chefs d'entreprise avec lesquels j'échange ou que je forme aussi [SPEAKER_00] me disent souvent moi, la 1re chose que je regarde, c'est est-ce que le candidat est [SPEAKER_00] capable de sourire [SPEAKER_00] Ça ne pas dire qu'il faut faire un sourire crispé du début jusqu'à la fin. Oui, du coup, est ridicule. Mais vraiment avoir ce sourire sur les lèvres. Alors il y a certaines personnes qui ne [SPEAKER_01] sourient pas naturellement. [SPEAKER_00] Alors c'est là où il a un petit souci [SPEAKER_00] parce que [SPEAKER_00] ce [SPEAKER_00] sont les [SPEAKER_00] 34 muscles dans notre visage qui créent le sourire et on les contrôle assez mal, sous condition qu'on les travaille. Donc c'est pour ça que je vous encourage de faire peut être votre entretien ou votre speech que vous avez préparé devant un miroir. Et regardez si quand même vous avez ce petit sourire sympathique [SPEAKER_00] ou pas. Et souvent, je me rends compte quand je fais des coachings avec des personnes, ils me disent ah je pense que je suis plutôt souriant. [SPEAKER_00] Il tient la tronche. Ah oui, ah non. [SPEAKER_00] Et donc ça, 1re chose extrêmement [SPEAKER_00] important. Ensuite, les yeux, [SPEAKER_00] les yeux, c'est là où où la vérité de la passion se traduit. [SPEAKER_00] D'ailleurs, [SPEAKER_00] un patron avec qui j'ai beaucoup partagé [SPEAKER_00] quand j'ai publié un de mes livres, c'est [SPEAKER_00] c'est Alain de mes parents, l'ancien patron de quartier [SPEAKER_00] qui m'avait dit Mikhaïla, [SPEAKER_00] moi, quand je recrute, je regarde les yeux et je vais voir dans les yeux la niaque. Cette envie, j'ai envie qu'il brille et il y a aussi des yeux qui sont fades, [SPEAKER_00] qui sont endormis, [SPEAKER_00] des yeux qui n'ont plus rien à raconter, [SPEAKER_00] des yeux qui sont délaissés, [SPEAKER_00] qui sont frustrés. Et donc en fait, ne sous estimez pas [SPEAKER_00] la capacité des DRH [SPEAKER_01] de regarder dans vos yeux. A décrypter. Et de décrypter ce qui se passe au fond de. Et alors, est ce que tu crois qu'on peut cacher C'est à tu peux être épuisé, tu trouves pas de job, tu vois, tu peux aussi arriver dans un mood un peu difficile, mais avoir vraiment envie de ce job. Mais t'as un regard fatigué. [SPEAKER_00] Super difficile. Super [SPEAKER_00] difficile. [SPEAKER_00] Et là, il faut. [SPEAKER_00] Alors tu dis est-ce qu'on peut cacher [SPEAKER_00] Les entretiens en général, ils durent quand même pas uniquement 5 minutes. [SPEAKER_00] Malgré tout, il ne pas sous-estimer [SPEAKER_00] la 1re impression. Ce sont les premières 30 secondes. [SPEAKER_00] Au bout de 30 secondes déjà, un RH s'est fait un 1er avis pour dire [SPEAKER_00] hyper sympa, j'ai envie de continuer ou. N'embaucherait pas. Ça va être, ça va être chaud, on va faire court. Ah oui, 30 secondes, c'est très. Et d'ailleurs, dans chaque rencontre des 30 secondes, quand vous rencontrez quelqu'un entretien ou pas entretien [SPEAKER_00] essentiel pour [SPEAKER_00] garder cette cette envie de continuer l'échange. Et dans un entretien d'embauche, c'est ça. J'ai envie de créer cette envie de savoir plus, de creuser plus. [SPEAKER_00] Après, [SPEAKER_00] exprès en général, ça dure quand même une demi heure ou parfois 45 minutes parce qu'on ne peut pas garder un masque. Et ça, ils me disent tous on ne peut pas garder un masque pendant 1 h. Donc le masque va tomber. Donc méfiez vous du [SPEAKER_00] fait que quand même, au bout d'une demi heure, vous risquez de tomber peut être sur un peu moins de sourire, [SPEAKER_00] moins d'engouement. [SPEAKER_00] Donc gardez ça jusqu'au bout. Et là, j'arrive à mon côté entraînement, [SPEAKER_00] ça s'entraîne. [SPEAKER_00] Un entretien sans ça s'entraîne [SPEAKER_00] et au fond de vous même, avant de rentrer dans un entretien, faites comme comme dans un jogging. [SPEAKER_00] Il faut éveiller tous les muscles. D'ailleurs, c'est ce qu'on fait aussi en tant que conférencier. [SPEAKER_00] Je chauffe mes muscles avant une conférence. [SPEAKER_01] Alors ça, je comprends parce que tu es sur scène face à plein de monde. Mais [SPEAKER_01] lors d'un entretien aussi. Mais bien sûr. Parce que faire quoi Tu fais des petites foulées en bas de l'immeuble [SPEAKER_00] Alors il y a une chose, petit astuce, une petite astuce. Et ça, peut-être, c'est quand vous êtes face à un entretien en ligne et vous n'avez vraiment pas envie de sourire. Vous êtes de mauvaise humeur [SPEAKER_00] avant d'allumer [SPEAKER_00] l'écran et vous connecter sur Teams ou un autre réseau. Prenez un stylo dans la bouche, [SPEAKER_00] un stylo dans la bouche. Voilà [SPEAKER_00] comme ça. En fait, on fait [SPEAKER_00] un petit, une petite ruse face à son cerveau. [SPEAKER_00] Parce que quand la bouche est un peu comme ça, [SPEAKER_00] ce que je suis obligée de faire quand je prends un stylo dans la bouche, [SPEAKER_00] mon cerveau reçoit [SPEAKER_00] le message. Ah, il est super contente, [SPEAKER_00] donc éjecte des hormones de plaisir, donc la dopamine par exemple. Et [SPEAKER_00] le cerveau va se dire OK, il est de bonne humeur, va être alimenté avec les hormones qu'il me faut. Attend, c'est gérer. [SPEAKER_01] Je veux dire que tu peux, tu peux t'envoie au cerveau un faux message en disant je suis de bonne humeur. Voilà. Juste parce que tu. Exactement. [SPEAKER_00] Voilà. C'est pour ça que je dis c'est un muscle et ça s'entraîne, [SPEAKER_00] ça s'entraîne vraiment. Et plus vous le gardez entre entre les [SPEAKER_00] entre les dents, plus ça [SPEAKER_00] donne quand même déjà [SPEAKER_00] cette cette ambiance. Ok, je suis de bonne humeur, [SPEAKER_00] mais attention, [SPEAKER_00] ça reste pas non plus [SPEAKER_00] éternellement. [SPEAKER_00] Et c'est là où j'arrive de nouveau à aller vers l'entraînement. Plus vous entrez là-dessus, plus vous refaites [SPEAKER_00] cette [SPEAKER_00] ambiance. OK, je suis bien maintenant, j'ai envie d'y aller, je suis hyper bonne, je suis capable de réussir, [SPEAKER_00] je vais y arriver, j'y crois. Donc vous le dites, vous le dites vraiment, même vous le dites face au miroir. [SPEAKER_00] Ah bah là, votre cerveau y croit. Tout cas pendant l'entretien. [SPEAKER_00] Il faut le faire juste avant. Juste avant. Voilà. Donc tu peux, par exemple, [SPEAKER_01] tu vas voir un RH [SPEAKER_01] dans la salle d'attente, tu te fais un petit, un petit mantra comme ça, tu te parles à toi même. C'est ça qu'il faudrait faire Oui, [SPEAKER_00] salle d'attente ou ou c'est vrai que [SPEAKER_00] trouver un petit endroit, même aller un petit peu dehors [SPEAKER_00] pour gagner de l'oxygène. Oxygène d'ailleurs aussi, c'est hyper bien. [SPEAKER_00] C'est génial. Comme d'ailleurs, si vous avez un peu un coup de mou [SPEAKER_00] et vous êtes [SPEAKER_00] en échange avec quelqu'un pour prendre une décision, [SPEAKER_00] ce qui est toujours mieux, c'est de le faire en marchant [SPEAKER_00] que [SPEAKER_00] assis. [SPEAKER_00] Et d'ailleurs, de plus en plus de RH aussi ont compris ça et commencent notamment à faire des recrutements pour des très, très gros cadres. Donc là où c'est extrêmement décisif qui On appelle des see level. [SPEAKER_00] Plus forcément au bureau, mais ils disent tiens, on va, on va se balader un petit peu, aller dans le parc juste à côté. Et là, on marche côte à côte. [SPEAKER_01] Et qu'est-ce que, qu'est-ce qu'on va déceler alors chez l'autre quand on marche côte à côte Il devient beaucoup plus authentique. [SPEAKER_00] Il peut plus, il va plus facilement être lui-même et on peut déceler les vraies valeurs. [SPEAKER_00] Parce que quand je marche côte à côte, [SPEAKER_00] je me mets [SPEAKER_00] au niveau de l'autre et donc, du coup, ce qui va me permettre de détecter [SPEAKER_00] ce qui se passe vraiment au fond de l'autre en marchant. Et on est déjà dans une dans une posture de compréhension [SPEAKER_00] et d'échange au lieu d'être voilà, moi, je mène l'entretien [SPEAKER_00] et toi, tu es interviewé. [SPEAKER_01] Est-ce qu'il y d'autres choses Moi, ce qui me fascine dans ce que tu viens de dire, c'est qu'on peut quand même tromper son cerveau. C'est génial. [SPEAKER_01] Est-ce qu'il y d'autres choses qu'on peut faire [SPEAKER_00] pour se motiver, pour être meilleur, pour être plus sûr de soi, pour éviter le burn out Oui, alors pour moi, essentiel, [SPEAKER_00] essentiel, c'est de bouger. [SPEAKER_00] Déjà, faire du sport régulièrement. [SPEAKER_00] Si [SPEAKER_00] si régulièrement, [SPEAKER_00] on va dire 2 ou 3 fois par semaine. C'est beaucoup quand même. [SPEAKER_00] C'est bien, il faut, faut, il faut aller On parle à une gymnaste. [SPEAKER_00] En tout cas, on sait aujourd'hui, c'est que [SPEAKER_00] sous un effort physique, [SPEAKER_00] je prends déjà des meilleures décisions [SPEAKER_00] et [SPEAKER_00] je fais baisser mon taux de cortisol [SPEAKER_00] parce que du stress. Exactement. Le monde du stress. [SPEAKER_00] Et en entreprise, [SPEAKER_00] on prend beaucoup de décisions et même en dehors d'une entreprise, on prend chaque jour énormément de décisions. On ne rend même pas compte qu'on décide. [SPEAKER_00] Mais [SPEAKER_00] souvent, on a aussi des noeuds. On se dit franchement, je ne sais pas ce que je dois faire maintenant. [SPEAKER_00] Je ne trouve pas de solution et on tourne en rond. On reste devant son ordinateur, [SPEAKER_00] on ne sait pas quoi faire et on ne trouve pas de solution. Ensuite, je dors toujours pas de solution. Et bizarrement, [SPEAKER_00] bizarrement, [SPEAKER_00] je me dis ok, je prends mon vélo, [SPEAKER_00] je pédale ou [SPEAKER_00] je vais juste [SPEAKER_00] 10 minutes courir [SPEAKER_00] un tour autour de la maison ou dans la forêt. Si vous avez possibilité, c'est mieux encore. [SPEAKER_00] Je reviens. [SPEAKER_00] Ah oui, c'est ça. [SPEAKER_00] Tout de suite, j'ai une idée. [SPEAKER_00] Et donc ça, ça s'explique parce que notre cerveau, pendant qu'il fait un effort physique, il est oxygéné. [SPEAKER_00] Et quand il est oxygéné, ça veut dire que, non, je, [SPEAKER_00] fait, ma concentration est mieux. [SPEAKER_00] Toute le, tout, toute la gymnastique du cerveau, les flux cérébrales sont accélérés [SPEAKER_00] et donc ont cette capacité de prendre des meilleures décisions parce qu'ils voient plus clair. [SPEAKER_00] Donc, du coup, je suis plus focus et [SPEAKER_00] et les noeuds se se résoudre soi même. Donc quelqu'un qui est toujours plan plan, en faire des jeux vidéos par exemple, ou regarder trop [SPEAKER_00] la télé sans s'activer. [SPEAKER_00] Il va forcément tomber dans le piège [SPEAKER_00] de l'inactivité. [SPEAKER_00] Donc du stress, du stress, des problèmes, [SPEAKER_01] du burn out. C'est ça, forcément. [SPEAKER_01] Est-ce qu'on peut parler du non verbal [SPEAKER_01] Moi, c'est un truc qui me fascine, le non verbal. Est-ce [SPEAKER_01] qu'il y a des trucs et astuces, des trucs qu'il ne faut pas faire ou à l'inverse, faire Oui, [SPEAKER_00] alors verbal ou non verbal, effectivement, [SPEAKER_00] on se prépare souvent beaucoup plus au verbal avec les mots. [SPEAKER_00] Par exemple, pour quand je présente à quelqu'un, quand j'ai des arguments pour vendre quelque chose. [SPEAKER_01] On m'a marrie d'un truc, ça marche aussi. Exactement. [SPEAKER_00] Mais le non verbal est essentiel. Donc le non verbal, c'est le sourire qu'on a évoqué. Le non verbal, c'est [SPEAKER_00] les yeux aussi, ce qu'on a évoqué. [SPEAKER_00] Mais le non verbal, c'est aussi toute la posture. [SPEAKER_00] Et déjà s'ouvrir, [SPEAKER_00] avoir [SPEAKER_00] des épaules à l'arrière, ça donne automatiquement [SPEAKER_00] un message. J'ai confiance de moi. [SPEAKER_00] Au lieu d'être comme ça, un petit peu accroupi. [SPEAKER_00] Déjà, c'est une grosse grosse différence. [SPEAKER_00] Et là où je perçois beaucoup de pièges de non verbal, c'est si je suis debout et comme j'anime, j'anime beaucoup de conférences. Mais si je fais une présentation face à même 2 ou 3 personnes, [SPEAKER_00] j'argumente [SPEAKER_00] et je croise les jambes. [SPEAKER_00] Je croise les jambes et les jambes, on ne contrôle pas. C'est la partie de notre corps qu'on contrôle le moins Et maintenant, [SPEAKER_00] on les a croisés. Mais si je suis debout et je les croise, ça veut dire que message vers l'autre, [SPEAKER_00] tu n'as pas confiance en ce que tu dis ou Ce que tu dis Toi, n'as pas confiance Oui, toi, toi, tu présentes et tu j'en croise toi-même les jambes. Oui, tu envoies le message. Je ne pas confiance. Exactement. N'ai pas confiance. Ou [SPEAKER_00] autre message possible, c'est ce que tu dis, ce n'est pas juste. [SPEAKER_01] Tu mens. [SPEAKER_01] Si donc, par exemple, tu écoutes ton patron, toi, n plus un qui te dit un truc, tu as les jambes croisées alors que t'es debout. [SPEAKER_01] Oui. Est-ce que, est-ce que lui, dans son cerveau, tu vois, est-ce qu'il y a des, une sorte de langage [SPEAKER_01] Est-ce que, est-ce que tu crois que le patron, il va forcément percevoir ça Uniquement s'il est formé. [SPEAKER_00] Et aujourd'hui, de plus en plus, les ressources humaines sont formées au langage non verbal. [SPEAKER_00] Donc, par exemple, si vous avez un entretien en face à face, ils commencent à regarder pas uniquement, [SPEAKER_00] on va dire les yeux, mais ils regardent par exemple aussi la position des jambes. Alors, quand on est assis, qu'est-ce qu'il faut faire Idéalement, [SPEAKER_00] les jambes soient vraiment ancrées au sol pour être hyper solides et stables. Ça, ça montre, voilà, je n'ai rien à cacher. J'ai envie face à l'autre d'y aller. [SPEAKER_00] On [SPEAKER_00] peut croiser les jambes aussi occasionnellement [SPEAKER_00] comme ça. [SPEAKER_00] Contre, [SPEAKER_00] pas [SPEAKER_00] déjà les jambes vers l'extérieur. Ça veut dire que direction porte, [SPEAKER_00] j'ai envie de fuir. [SPEAKER_01] Je suis très mal à l'aise. Ou [SPEAKER_00] il y plein de gens aussi qui [SPEAKER_00] appuient, qui ont beaucoup de tics aussi. [SPEAKER_00] Donc là, ça m'évoque tout de suite qu'il n'est pas bien dans sa peau. [SPEAKER_00] Donc ça, il ne surtout pas faire. Exactement. Est-ce qu'il y a des trucs un peu cachés Après, il y a autre chose aussi. Quand je suis debout et je mets, je parle avec quelqu'un et je mets les mains dans les poches. Oui, ça, c'est terrible parce que mettre les mains dans les poches, on le fait souvent et je l'observe beaucoup auprès des jeunes quand ils présentent [SPEAKER_00] quelque chose. Parce que dans mon autre métier aussi de professeur [SPEAKER_00] dans les écoles de commerce, Je suis face à la jeune Z en fait, et je les entraîne [SPEAKER_00] énormément à la prise de parole. C'est essentiel. [SPEAKER_00] Mais combien de fois je vois qu'au bout d'une minute, les mains, elles tombent dans les poches et ça évoque [SPEAKER_01] J'ai rien à cirer. Oui, c'est de la nonchalance. [SPEAKER_00] Exactement. Ou je croise [SPEAKER_00] les mains comme ça. Ça veut dire que les outils les plus importants pour pouvoir créer l'intelligence relationnelle avec quelqu'un, ils sont rangés. Mais ça, c'est mes outils avec lesquels je souligne un propos avec lequel [SPEAKER_00] crée une relation [SPEAKER_00] où [SPEAKER_00] j'explique aussi si je suis d'accord de quelque chose ou je ne suis pas d'accord. [SPEAKER_01] Mais si Et donc ça, c'est important. Il faut, il faut se former aussi à En tout cas, [SPEAKER_00] quand je crée, par exemple, mon discours, [SPEAKER_00] ce n'est pas uniquement un texte. [SPEAKER_00] J'écris sur mon discours également comme une partition musicale [SPEAKER_00] les passages hyper importants [SPEAKER_00] que je mets en gras, même en rouge, sur lequel je mets l'accent [SPEAKER_00] ou je relève la voix ou [SPEAKER_00] j'augmente [SPEAKER_00] l'intonation. [SPEAKER_00] Je fais aussi des pauses très importantes, [SPEAKER_00] les pauses de silence. [SPEAKER_00] Il faut oser faire un silence [SPEAKER_00] parce que la silence, ça permet la réflexion pour l'autre. [SPEAKER_00] Extrêmement agréable aussi de pouvoir lui permettre de réfléchir. [SPEAKER_00] Et [SPEAKER_00] ce que je mets parfois aussi, c'est des gestes [SPEAKER_00] qui sont peut-être inattendus, [SPEAKER_00] mais que j'ai envie d'intégrer aussi dans mon propos pour souligner des choses par surprise. [SPEAKER_01] Qu'est-ce que tu vas faire, par exemple [SPEAKER_01] Je sais ce que tu vas raconter. [SPEAKER_01] Parce que toi, tu fais des gestes vraiment très, très, très inattendus. [SPEAKER_00] En moyenne, [SPEAKER_00] le temps d'attention [SPEAKER_00] d'un jeune, c'est à peu près 8 secondes. 8 secondes. 8 secondes. Mais c'est terrible. C'est terrible. Donc, en fait, le cerveau est tellement habitué à cette nouvelle [SPEAKER_00] vidéo vidéo, scroll, scroll, scroll, nouvelle attention, nouvelle information. [SPEAKER_00] Et encore, on change tac tac tac, nouveau sujet, sous-titre, machin, [SPEAKER_00] que quand on parle à quelqu'un [SPEAKER_00] ou on fait une conférence, et là dessus, je ne fais même pas de différence, il faut [SPEAKER_00] presque casser un peu les codes. Par exemple, je vais faire un poirier et je vais parler tête bêche quand je donne l'information [SPEAKER_00] à tout le monde aujourd'hui. [SPEAKER_00] On ne peut plus suivre tout le monde dans le même sens, [SPEAKER_00] mais il faut avoir le courage de [SPEAKER_01] aller contre le Tu fais le poirier, tu continues ta conférence. Voilà donc je mets. Ce qu'il faut savoir, c'est que tu sais faire le poirier. Ça, c'est aussi une information. [SPEAKER_00] Moi, je ne sais pas faire le poirier. En fait, j'ai exercé la gymnastique acrobatique pendant très longtemps et [SPEAKER_00] c'est vrai que c'est quelque chose que j'avais commencé à l'âge de 3 ans. C'est [SPEAKER_00] au moins au fond de moi. [SPEAKER_00] Mais [SPEAKER_00] je ne l'ai pas utilisé [SPEAKER_00] en tant qu'outil professionnel, [SPEAKER_00] jusqu'à ce qu'un coach américain, parce que les Américains sont très, très forts dans la prise de parole en public, [SPEAKER_00] coach américain d'ailleurs, celui qui a coaché Simon Sinek. Donc on a travaillé ensemble et il m'a dit mais Michael, toi, tu étais gymnaste, [SPEAKER_00] t'es folle, tu fais, tu ne fais pas de la gymnastique cross en scène. Allez, sors tout ce que tu sais encore le faire. Tu dis oui, si si je sais encore le faire, allez, tu vas le faire. Je ne peux pas le faire. Et au final, je le fais même avec des hauts talents. [SPEAKER_00] C'est [SPEAKER_00] vrai que ça surprend. [SPEAKER_00] Et des années plus tard, quand quelqu'un me voit que j'avais, qui était dans mon audience, ils me disent ah, [SPEAKER_00] mais quand tu avais fait le poirier sur scène ou quand tu avais fait la roue sur scène, c'était dingue. Et ils [SPEAKER_01] se rappellent de ça. Alors ça, ça fonctionne quand tu es sur scène et tout le monde ne monte pas sur scène. Est-ce que le fait de faire un geste inattendu [SPEAKER_01] ou un signe, quelque chose d'inattendu, [SPEAKER_01] ça fonctionne aussi dans un rapport one to one, dans une réunion ou c'est à bannir [SPEAKER_00] En [SPEAKER_00] fait, c'est parfois dans les tout petits gestes [SPEAKER_00] inattendus. [SPEAKER_00] Je t'en donne un exemple aujourd'hui, c'est vrai qu'on s'envoie toujours des messages WhatsApp, des textos très simples, très vite. [SPEAKER_00] Mais [SPEAKER_00] si vous faites un effort [SPEAKER_00] de prendre [SPEAKER_00] à un moment donné, peut-être un stylo, un stylo plume [SPEAKER_00] et vous avez envie de dire merci à quelqu'un [SPEAKER_00] pour x ou y raison. [SPEAKER_00] Et vous envoyez aujourd'hui un message vraiment sur une carte choisie pour la personne. [SPEAKER_00] C'est inattendu, c'est complètement inattendu. Oui, c'est vrai. Et aujourd'hui, ne reçoit plus rien dans nos boîtes aux lettres. Mais ça, ça marque [SPEAKER_00] et garantit que la personne va vous appeler [SPEAKER_00] ou que la personne va même venir vous voir. Elle va s'en souvenir. Et va se souvenir de ça. Et [SPEAKER_00] ça, ça casse [SPEAKER_00] les habitudes. [SPEAKER_01] Peut-être dernière thématique avant de terminer, on a souvent peur de l'IA. Oui. Toi, tu dis pas du tout, il ne pas en avoir peur. Elle peut même nous aider à générer de l'empathie et de la gratitude. [SPEAKER_01] Ça, il faut que tu nous expliques parce que je ne comprends pas comment une IA peut nous aider à générer des trucs qui sont profondément humains. C'est vrai que c'est paradoxal. [SPEAKER_00] Et au début, je ne cache pas. Quand j'ai commencé à écrire mon livre sur le pouvoir de l'intelligence relationnelle, ce n'était pas prévu que je vais parler aussi de l'IA. [SPEAKER_00] Mais [SPEAKER_00] ça rentre tellement dans notre vie de tous les jours, [SPEAKER_00] dans la vie de l'entreprise [SPEAKER_00] que je me suis dit je ne peux pas ne pas regarder quand même cet aspect de l'IA qui est aujourd'hui [SPEAKER_00] une grosse montagne pour tous d'ailleurs. Donc, je vais à la recherche [SPEAKER_00] des [SPEAKER_00] des experts [SPEAKER_00] sur l'IA, mais à plusieurs niveaux différents. Par exemple, j'interviewe [SPEAKER_00] Christophe Olenet, l'ancien [SPEAKER_00] CEO de Microsoft France, [SPEAKER_00] qui lui fait beaucoup de chroniques aussi à la télé sur l'IA et [SPEAKER_00] Emmanuel Vivier, [SPEAKER_00] créateur de Hub Insi toutes, qui lui fait plein de conférences sur l'IA. [SPEAKER_00] Et [SPEAKER_00] du coup, je les interviewe [SPEAKER_00] et ensuite je les croise avec les 30 règles d'or. [SPEAKER_00] Et là, je me suis dit c'est énorme. [SPEAKER_00] Si on regarde la gratitude aujourd'hui, la gratitude, elle est évoquée quand [SPEAKER_00] je suis disponible pour l'autre. [SPEAKER_00] Or, aujourd'hui, en entreprise, les gens sont souvent plus disponibles parce qu'ils sont complètement sous l'eau par des rapports qu'ils doivent produire, des statistiques qu'ils doivent analyser, des prises de décision à ne pas finir. C'est vrai. L'IA, [SPEAKER_00] c'est un gain de temps énorme [SPEAKER_00] de faire des rapports à partir, par exemple, [SPEAKER_00] des choses que j'ai collectées. Ça veut dire quoi Ça veut dire que tu gagnes du temps et tu te libères du temps pour retrouver les rapports humains Exactement. Tu libères le temps avec des tâches [SPEAKER_00] chronophages [SPEAKER_00] que tu étais obligé de faire parce qu'on te le demande de faire, parce que c'est obligatoire de le faire [SPEAKER_00] ou parce que c'est dans les habitudes de le faire. Et tu peux de nouveau avoir du temps pour l'autre. [SPEAKER_00] Et ça, ça n'a pas de prix. [SPEAKER_01] On arrive à la fin de cet entretien [SPEAKER_01] dans tous Wonder. On termine toujours avec un petit conseil. Qu'est ce que tu aurais envie de dire aux gens qui nous regardent, qui nous écoutent au vu de ton parcours, au vu de tout ce que tu as découvert [SPEAKER_01] dans cette intelligence relationnelle et son pouvoir Qu'est-ce que tu pourrais nous transmettre [SPEAKER_00] J'ai envie de 2 choses. Une, [SPEAKER_00] j'ai envie de te dire sois vraiment toi-même, [SPEAKER_00] extrêmement authentique parce que dans l'authenticité, [SPEAKER_00] tu vas vraiment trouver ton sweet spot. Ça veut dire que ce qui te fascine, ce qui te passionne, [SPEAKER_00] ce qui te drive, ce qui te donne [SPEAKER_00] envie [SPEAKER_00] de passer pas uniquement 5 minutes avec ça, mais 10 minutes, voire peut être une vie. [SPEAKER_00] Et si tu es bon, ça veut dire que tu es dans l'excellence et tu es dans le plaisir total. [SPEAKER_00] Et 2e chose, sois plutôt positif que négatif. [SPEAKER_00] On sait aujourd'hui que les gens qui sont positifs, [SPEAKER_00] ils attirent les autres, ceux qui sont négatifs [SPEAKER_00] et repulsent les autres. Et je pense que toi, tu as envie aussi d'attirer [SPEAKER_00] les autres pour qu'ils soient avec toi que contre toi. Donc soit positif. [SPEAKER_01] J'adore. Donc on finit avec le sourire, tu vois en fait c'est comme dans tes conférences. Voilà. Il faut être soi-même et authentique. Merci beaucoup, je je remontre ton livre. [SPEAKER_01] Michaël Amerc, le pouvoir de l'intelligence relationnelle [SPEAKER_01] chez Duno avec 30 règles d'or [SPEAKER_01] pour maîtriser justement ce [SPEAKER_01] pouvoir de cette intelligence. Merci à toi pour tes conseils, [SPEAKER_01] pour tes petits tips dans la vie pro, dans la vie perso. J'espère [SPEAKER_01] qu'on sera tous voilà plus heureux et il faudra peut-être que tu coaches tous les dirigeants [SPEAKER_00] vu tout ce que tu nous as raconté en tout cas merci beaucoup. Merci Alexia et bonne lecture pour ceux qui le prennent en main, je suis convaincue ceux qui le lisent, [SPEAKER_00] c'est la vie qui va changer. [SPEAKER_00] Ça va être beaucoup plus en paix déjà avec vous-même et beaucoup plus [SPEAKER_01] de liaison avec avec les autres. Avec les autres. Merci en tout cas à toi et puis tous vendeurs c'est tous les mardis et on se dit à la semaine prochaine. Salut.
Points clés
- Michaëlla Merck est l'auteure du livre 'Le pouvoir de l'intelligence relationnelle'.
- Elle a vécu un licenciement brutal qui a été le point de bascule de sa carrière.
- L'intelligence relationnelle est présentée comme un 'pouvoir magique' essentiel au succès professionnel.
- Les entreprises avec un fort taux de burn-out sont qualifiées d''entreprises du passé'.
- L'empathie est une compétence clé pour la négociation et le management.
À éviter
❌ Confondre intelligence relationnelle et simple politesse.
✅ La politesse est une norme sociale, une façade. L'intelligence relationnelle est une compétence profonde basée sur l'empathie sincère et l'écoute active pour comprendre réellement l'autre, et pas seulement pour suivre un code de bonne conduite.
❌ Penser que les 'soft skills' sont moins importants que les compétences techniques.
✅ Dans un monde où les compétences techniques peuvent être automatisées, ce sont les compétences humaines qui font la différence. L'intelligence relationnelle est le moteur de la collaboration, de l'innovation et du leadership, des éléments cruciaux pour la réussite à long terme.
❌ Voir la négociation comme un combat à gagner.
✅ Une approche basée sur l'intelligence relationnelle voit la négociation comme une collaboration pour résoudre un problème commun. L'objectif n'est pas de 'battre' l'autre, mais de trouver une solution mutuellement bénéfique qui renforce la relation.
Glossaire
- Intelligence Relationnelle
- Capacité à percevoir, comprendre et influencer les émotions des autres et les siennes afin de créer et maintenir des relations sociales saines et efficaces. C'est un pilier des 'soft skills'.
- Point de bascule
- Moment ou événement charnière qui provoque un changement radical et irréversible dans la vie d'une personne, comme le licenciement brutal vécu par Michaëlla Merck.
- Entreprises du Passé
- Terme utilisé par Michaëlla Merck pour décrire les organisations au management déshumanisé, caractérisées par un fort taux de burn-out, un turnover élevé et une culture focalisée exclusivement sur le profit à court terme.
- Soft Skills
- Compétences comportementales et humaines (communication, empathie, collaboration, etc.) qui complètent les compétences techniques ('hard skills') et sont de plus en plus cruciales dans le monde professionnel.
Conclusion
Le parcours de Michaëlla Merck est une leçon puissante. Un traumatisme professionnel peut devenir le terreau d'une mission de vie. L'intelligence relationnelle n'est pas une option, ni un luxe pour les managers 'sympas'. C'est le fondement d'une carrière durable et d'un monde du travail plus humain et plus performant. C'est ce 'pouvoir magique' qui sommeille en chacun de nous, prêt à être activé pour changer la donne.

