Romain Lanery. Un nom qui pèse des millions de vues sur YouTube. Un visage familier pour des centaines de milliers d'abonnés sur toutes les plateformes, de Spotify à Apple Podcasts. Il incarne le succès digital, cette nouvelle vague de créateurs qui ont bâti des empires médiatiques depuis leur studio. Mais que sait-on vraiment de son parcours ? L'émission "Tous Wonder" a décidé de gratter le vernis pour découvrir l'histoire cachée, celle d'avant la gloire. Et elle est bien loin du conte de fées que l'on imagine.
Romain Lanery : les 5 ans oubliés d'une success story digitale inattendue
Publié le 21 juin 2026 · Mis à jour le 6 août 2026
Un million d'abonnés sur YouTube, une success story qui semble évidente. Pourtant, derrière le visage de Romain Lanery se cache une histoire que personne ne raconte : celle des cinq années de galère, des doutes et d'un pari fou lancé à 16 ans. Plongée dans les coulisses d'une réussite qui a mis du temps à s'écrire.
L'énigme Romain Lanery : quand un million d'abonnés cache une autre histoire
Un micro, une caméra, un succès fulgurant. Voilà le résumé facile. Mais comment crée-t-on un média qui explose ? Est-ce vraiment accessible à tous ? Pour le comprendre, l'émission "Tous Wonder" a placé Romain Lanery de l'autre côté du micro, dans le fauteuil de l'invité.
L'objectif est clair : aller au-delà des chiffres et des vues. Découvrir le véritable point de départ, les choix décisifs et les doutes qui ont jalonné son parcours.
Loin de l'image du "jeune qui se filme dans sa chambre", l'émission promet de révéler la complexité d'une économie entière, la "creator economy", qui s'est construite autour de ces nouveaux talents.
Le mythe du succès facile démystifié : loin de l'image du "jeune dans sa chambre"
Le point de bascule de Romain Lanery n'a rien d'un algorithme favorable ou d'une vidéo virale. C'est une décision radicale, un soir d'août 2013.
« Host / Présentateur « Ton point de bascule août 2013, t'as 16 ans. »
À cet âge, où l'avenir se dessine sur les bancs de l'école, il prend une décision qui va changer sa vie.
« Romain Lanery « je dis à ma mère je retournerai pas à l'école. »
La réaction est immédiate. Sa mère est en pleurs. L'incompréhension est totale. Dans un environnement où la réussite passe par les diplômes, annoncer qu'on arrête tout pour "faire des vidéos sur Internet" sonne comme une folie. "Le petit con prétentieux qui sait mieux que tout le monde", voilà comment il se décrit lui-même à l'époque.
Un pari fou face au proviseur
Le lendemain matin, il se présente à l'école, sans sac, et fonce dans le bureau du proviseur. Il y improvise son tout premier "business plan". Il explique son projet : des marques lui envoient des produits, il les teste en vidéo, donne son avis, et à terme, les marques paieront pour cette visibilité. Son objectif : gagner le SMIC en un an.
Contre toute attente, le proviseur l'écoute. Mieux, il appelle sa mère et prononce les mots qui vont tout débloquer.
« Romain Lanery « faites-lui confiance pour un an et s'il n'y arrive pas, je m'engage à le reprendre. »
Le pacte est scellé. Un an pour faire ses preuves. Un an pour transformer une passion en métier. Un an pour prouver à tous qu'il n'a pas fait le mauvais choix.
Les leçons apprises sur le terrain
Avec le recul, Romain Lanery admet que ce chemin abrupt lui a fait manquer certaines choses. La rigueur, le travail en groupe, la capacité à jongler entre plusieurs sujets... Autant de compétences que l'école enseigne et qu'il a dû apprendre "de façon un peu difficile" sur le terrain. Il confie même aujourd'hui regarder des formations à distance, proposées par des universités comme Harvard, pour combler cette soif d'apprendre.
Bâtir un empire média numérique : les secrets d'une accessibilité révolutionnaire
L'aventure commence bien avant la monétisation. Quand Romain Lanery se lance, YouTube est une terre vierge. Pas de publicité, pas d'affiliation, pas de modèle économique clair. C'est un espace de partage pur.
Il observe ce qui se passe aux États-Unis avec des créateurs comme Marques Brownlee (MKBHD) ou Unbox Therapy, et sent que la vague va déferler en France. Déjà, quelques marques commencent à s'intéresser à lui, lui proposant des produits à tester. Il comprend qu'un nouveau canal de communication est en train de naître, contournant la presse traditionnelle.
Les premiers euros, le début d'une économie
Son premier contrat rémunéré est un électrochoc. La société QNAP, qui fabrique des serveurs de stockage, lui propose 150 ou 200 euros pour une vidéo de présentation. Pour lui, c'est la révélation. "Si je prends 200 euros par semaine, [...] je suis au SMIC, c'est bon, j'y arrive", se dit-il.
C'est le début d'une ère nouvelle, un véritable Far West où tout est à inventer. Les paiements se font via PayPal, parfois même en cash envoyé dans une enveloppe.
« Romain Lanery « c'était le far west quoi. C'est vraiment. »
Beaucoup de créateurs naviguent à vue, sans structure légale, accumulant de l'argent sur des comptes PayPal sans réaliser les implications fiscales. Romain, lui, crée une société au nom de sa mère, car il est encore mineur. Il structure son activité dès le départ, une décision qui s'avérera cruciale.
L'ombre et la lumière : les cinq années cruciales de Romain Lanery
Le pacte avec le proviseur lui a donné un an. Mais la réalité est bien plus lente. Combien de temps a-t-il fallu pour que son activité décolle vraiment ? "5 ans", répond-il sans hésiter.
Cinq longues années. Une période invisible pour ceux qui découvrent sa chaîne aujourd'hui, mais qui a forgé l'entrepreneur qu'il est devenu. Cinq ans à "remplir le frigo", à payer les petites charges, mais sans plus.
La précarité derrière les caméras
Il se souvient d'une année particulièrement difficile où, pour rassurer ses parents, il prétendait gagner 1500 euros par mois. En réalité, il n'en gagnait que 600.
Pour survivre, il quitte le cocon familial, part s'installer à Périgueux avec sa copine de l'époque, où le coût de la vie est dérisoire. 200 euros de loyer, 100 euros de courses. Le reste du temps, il le passe sur son ordinateur.
Il ne dépense presque rien, car les marques lui envoient les produits dont il a besoin. Sa seule vraie ressource, c'est le temps. Et il l'investit massivement pour apprendre, créer, et construire. Cette période de sacrifices est le socle de sa réussite future.
La révolution "creator economy" : comment Romain Lanery redéfinit le paysage audiovisuel
L'histoire de Romain Lanery est celle de toute une génération qui a bâti une nouvelle économie : la "creator economy". Aujourd'hui, les opportunités sont plus nombreuses que jamais.
Tout le monde a sa place
« il n'y a aucune bonne raison pour ne pas être sur les réseaux sociaux". Il insiste sur trois facteurs clés pour réussir : La prise de risque : être prêt à se sacrifier au début. La vision : savoir où l'on veut aller. La récurrence : publier, encore et toujours. "On s'en fout que ton contenu soit incroyable. On s'en fout que ton contenu ne soit pas bien. On veut que ton contenu existe", martèle-t-il. C'est en publiant qu'on apprend, qu'on se trompe, et qu'on s'améliore. Votre portfolio, c'est ce que vous faites Il balaye d'un revers de main l'idée du CV traditionnel. Quand des créatifs le contactent, il ne veut pas voir un PDF, mais leurs dernières créations. "Sors de chez toi, va filmer, reviens, tu montes, envoie-moi la vidéo, mais montre-moi ce qui se passe dans ta tête. » Romain est formel »
Il utilise une métaphore simple mais parlante : "Avant d'ouvrir une pizzeria, tu fais des pizzas chez toi, tu invites des potes, tu vois si elle est dégueulasse". Le principe est le même pour la création de contenu. Il faut faire, tester, se lancer avant de chercher la perfection ou le client idéal.
Le modèle économique, lui, est protéiforme. Il peut reposer sur des audiences de niche très qualifiées, comme vendre des pelleteuses avec seulement 500 vues, ou sur des volumes massifs dans des domaines comme le jeu vidéo. L'essentiel est de trouver son créneau et sa méthode de monétisation. Des partenaires comme Ramify, sponsor de l'émission "Tous Wonder", jouent un rôle essentiel en soutenant cet écosystème florissant.
Les moments forts
Questions fréquentes
Qui est Romain Lanery et comment a-t-il atteint une telle notoriété ?
Romain Lanery est un créateur de contenu, youtubeur et podcasteur français influent. Il a atteint le million d'abonnés sur YouTube grâce à une persévérance de plusieurs années, en se lançant à 16 ans et en développant une expertise dans la tech et l'entrepreneuriat, bien avant que la 'creator economy' ne soit structurée.
Qu'est-ce que la 'creator economy' et quel est son impact ?
La 'creator economy' (ou économie des créateurs) désigne l'écosystème économique bâti par les créateurs de contenu indépendants (youtubeurs, podcasteurs, influenceurs). Son impact est majeur : elle a créé de nouveaux métiers, redéfini les stratégies marketing des marques et transformé la manière dont le public consomme l'information et le divertissement.
Combien de temps faut-il réellement pour réussir en tant que créateur de contenu ?
Il n'y a pas de règle, mais l'histoire de Romain Lanery montre que le succès est rarement immédiat. Il lui a fallu cinq ans pour pouvoir vivre confortablement de son activité. La clé est la récurrence et la capacité à tenir sur la durée, même pendant les périodes difficiles.
Quels sont les plus grands défis rencontrés par les créateurs à succès ?
Les défis sont nombreux : l'incertitude financière au début, la nécessité d'être polyvalent (création, montage, gestion d'entreprise), la pression de la régularité, la gestion de la solitude et des doutes. Romain Lanery a par exemple vécu avec 600€ par mois pendant une période pour pouvoir continuer son projet.
Comment créer un média digital accessible et influent ?
Selon Romain Lanery, il faut avant tout créer et publier régulièrement, sans attendre l'idée parfaite. Il est crucial de montrer son travail (c'est le 'nouveau CV') et de diversifier sa présence sur plusieurs plateformes (YouTube, podcasts, etc.) pour toucher une audience large et construire une communauté engagée.
Quelles plateformes Romain Lanery utilise-t-il pour diffuser son contenu ?
Romain Lanery a une approche multiplateforme. Il est principalement connu pour sa chaîne YouTube, mais son contenu, notamment via 'Tous Wonder', est également disponible sur toutes les grandes plateformes de podcasts comme Spotify, Deezer, Amazon Music et Apple Podcasts.
Qui sont les sponsors ou partenaires de Romain Lanery ?
Dans le cadre de l'émission 'Tous Wonder', le partenaire principal mentionné est Ramify, une banque privée en ligne. Le sponsoring est un modèle économique clé dans la 'creator economy', permettant aux créateurs de monétiser leur audience tout en collaborant avec des marques pertinentes.
Invité
- Romain Lanery — Créateur de contenu / Youtubeur
Transcript
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[SPEAKER_00] Je fais des vidéos, je commence à recevoir de plus en plus de propositions au moins pour recevoir des produits où je vois pas à quoi ça sert de retourner à l'école. Et combien de temps ça a mis à vraiment bien marcher 5 ans. Typiquement quand tu fais une vidéo avec KMXL, j'ai vécu des moments où je pouvais plus aller au McDonald's. Des moments où tu t'es dit j'arrête tout je fais autre chose. [SPEAKER_01] Bonjour à tous et bienvenue dans tous Wonder le média qui parle de votre point de bascule. Aujourd'hui on plonge dans les coulisses d'une success story digitale. [SPEAKER_01] Mon invité Romain Lanery, il est créateur de contenu, youtubeur, [SPEAKER_01] il a plus d'un 1000000 d'abonnés [SPEAKER_01] sur sa chaîne YouTube et on a autant de questions. Comment on fait pour créer un média qui explose Est-ce que c'est accessible au commun des mortels Et puis quel est son point de départ Comment il a fait pour arriver à un tel succès, vous allez le voir on est très très loin du petit jeune qui se tourne qui se filme dans sa chambre et derrière chaque vidéo il y des doutes, il a des choix à faire et toute une creator économie [SPEAKER_01] qui s'est imposée, vous allez le voir c'est passionnant. [SPEAKER_01] Tous Wonder, vous nous retrouvez tous les mardis sur YouTube et sur toutes les plateformes de podcasts [SPEAKER_01] Spotify, Deezer, Amazon et Apple, vous pouvez nous regarder, nous écouter, nous suivre un peu partout et un peu tout le temps merci à vous. Merci à notre sponsor Ramify. [SPEAKER_01] Ramify, c'est une banque privée en ligne. Chez eux, les frais sont accessibles et vous avez un conseiller dédié. [SPEAKER_01] En gros, si vous avez envie de vous occuper de votre patrimoine [SPEAKER_01] sans que ça devienne un 2e job, et bien Ramify est fait pour vous. Ils mettent en place une stratégie sur mesure. [SPEAKER_01] Avec eux, vous parlez assurance vie, PEA, immobilier, [SPEAKER_01] private equity, crypto et même d'art et Ramify a été primé plus de 40 fois en 3 ans pour sa qualité et ses performances. [SPEAKER_01] Si vous voulez une gestion pro et sans le stress, faites une simulation gratuite. Je vous mets le lien en description. Et puis en plus, avec tous Wonder, vous avez 3 mois de frais de gestion offerts. Tous Wonder, c'est maintenant avec Romain Lanery, [SPEAKER_01] les dessous d'une réussite. [SPEAKER_01] Romain Lanery, merci beaucoup d'être avec nous. Je suis hyper contente parce qu'en général, tu n'es pas du tout dans cette position. Je suis dans l'ombre. Tu es dans l'ombre Enfin, c'est toi qui poses la question. Ça dépend. Oui, c'est c'est soit je suis à ta place, soit là, pour le coup, dans ce qui se passe ici avec [SPEAKER_01] tous tes contenus, on est plus dans l'ombre. Donc, suis très content, merci. Donc, trop bien. Merci. Tu vas nous raconter ta success story, comment tu as fait, comment tu es devenue aussi incroyable sur les réseaux. Dans Tous Funders, on commence toujours par un petit point de bascule, [SPEAKER_01] un avant, un après. Ton point de bascule août 2013, [SPEAKER_00] t'as 16 ans. Oui, et je dis à ma mère je retournerai pas à l'école. Ça, c'est, ouais, c'était, c'était Ta mère a des sueurs froides. [SPEAKER_00] Bah elle est en pleurs. Ouais. C'était pas évident. Ouais, c'était il y a longtemps, là, tu vois, presque 30 ans, parfois je revois le truc, je fais ouais, [SPEAKER_00] maintenant je me mets dans la peau des parents, fresques, tu vois, et je suis en mode, mais moi je réagirais pas bien non plus. En fait, tu lui dis quoi Tu dis je prends une année sabbatique et en fait ça fait 16 ans que ton année sabbatique dure en fait. Déjà, c'est un peu la galère. Ça fait déjà 2 ou 3 ans que je me tape à chaque fois pas des bonnes notes, tout cas dans les matières qui me plaisent pas. [SPEAKER_00] J'avais converti une prof de français pour qu'elle corrige mes vidéos YouTube parce que de toute façon, elle avait bien compris que la poésie de X, jamais je la ferai. [SPEAKER_00] Tu sais, c'était un peu le gars qui voulait faire son truc à lui et qui voulait imposer [SPEAKER_00] sa loi, le petit con quoi. Vois vraiment le ah ouais ouais ouais ouais prétentieux, [SPEAKER_00] petit con qui sait mieux tout que tout le monde. Enfin vraiment pour situer à l'époque et c'est vrai c'est [SPEAKER_00] c'est grave je savais pas situer l'Afrique [SPEAKER_00] sur la carte et c'était pas grave pour moi parce que je te disais mais qu'est-ce que en as à foutre demande à Google. [SPEAKER_00] J'étais à ce point là tu vois dans mon truc de me dire non moi tout ce qui compte c'est moi je c'est [SPEAKER_00] bon chacun c'est après [SPEAKER_00] bon voilà le temps passe et ta saisie est là tu n'as pas eu ton bac Non bac moins 2. Bac moins 2. Ouais bac moins 2. [SPEAKER_00] Bon c'était pas forcément, [SPEAKER_00] je sais pas si c'était à refaire, est-ce que je referais exactement pareil, il y plein de choses qui m'ont manqué, tu vois le côté un peu peut-être [SPEAKER_00] rigueur au début à plusieurs, j'ai vraiment dû l'apprendre [SPEAKER_00] un peu peut-être sur le terrain et de façon un peu difficile parce que tu te tapes une réalité [SPEAKER_00] que tu apprends de base à l'école. Être à l'heure, travailler en groupe, [SPEAKER_00] travailler différentes matières, switcher de sujets, c'est des choses où quand on se dit, quand on est jeune, j'ai pas besoin de ça, je m'en fous de l'école et tout, en fait, comprends pas qu'il YYA plus profond [SPEAKER_00] que t'es en train d'apprendre et qui va te servir toute ta vie. Donc peut-être que si c'était à refaire, je le ferais [SPEAKER_00] après le bac ou en tout cas après un peu plus Parce [SPEAKER_00] que là, typiquement, [SPEAKER_00] je prendrai pas le temps en ce moment, mais je suis allé regarder à distance pour reprendre peut-être des études sur d'autres sujets. Ah ouais Je vois, à Harvard, ils te font des [SPEAKER_00] sessions à distance. Il y des sujets passionnants maintenant autour de la tech, de l'intelligence artificielle. [SPEAKER_00] Tu t'es devant des profs renommés [SPEAKER_00] à distance. Et donc typiquement, c'est maintenant où j'ai plus cette, peut-être encore cette envie-là de Je comprends. Découvrir et Est-ce que tu peux nous raconter ce que tu as fait du coup en août, alors 2013 [SPEAKER_00] Du coup, dis je me lance, je fais des vidéos, c'est ma vie, c'est ce que j'aime. Vacances d'été, je fais des vidéos, ça fait déjà plusieurs années que j'en fais pour rigoler sur les jeux vidéos, sur l'humour. Enfin, il y plein de vieilles chaînes YouTube. J'ai tout laissé en ligne. Je veux que ça soit mon open source. Avis aux amateurs. Tu pourras tout retrouver si tu suis les lives et autres. À chaque fois, on en rigolait. Parfois, je redonnais les noms des vieilles chaînes YouTube qui sont toujours publiques. Donc, on a fait ça pour s'amuser au départ. Et vers 15 ans et demi, 16 ans, je commence à recevoir de plus en plus de propositions au moins pour recevoir des produits et pour les tester. Donc je vois qu'il y une appétence des marques qui ne se tournent plus uniquement vers les journalistes, vers la presse papier et la presse traditionnelle [SPEAKER_00] Et je me dis, bon, y a peut-être quelque chose à faire en fait sur les réseaux. Peut-être que ce que j'ai vu aux États-Unis, [SPEAKER_00] peut-être que ça va arriver finalement plus vite que prévu en France. Je regardais beaucoup Marques Brownlee, Unbox Therapy, [SPEAKER_00] Pewdiepie, [SPEAKER_00] les premiers gros youtubeurs [SPEAKER_00] américains. [SPEAKER_00] Au tout début, Lucas Squeezie ou Amixem. Et tout ça, c'était, il n'y a rien quoi. C'était des prémices, il n'y avait rien. Quand j'ai atterri sur YouTube, il n'y pas de pub, on peut pas gagner sa vie, il n'y a même pas d'affiliation. Il y avait, enfin, on va parler de tout le business après et tout, mais il n'y avait rien, c'est juste pour partager. Donc moi, je tombe là dessus avec de la photographie [SPEAKER_00] et cet été là, je dis à ma mère écoute, [SPEAKER_00] je à quoi ça sert de retourner à l'école. Enfin là, j'ai envie de faire ça toute ma journée, j'ai envie d'apprendre plein de choses, il faut que je me laisse un an. [SPEAKER_00] Donc voilà, tu es la seule au courant pour l'instant, mais je ne pense pas y retourner le lundi matin. J'arrive à l'école naturellement [SPEAKER_00] sans rien, je me souviens même pas d'avoir eu un sac à dos et je fais mine de vouloir aller aux toilettes, je vais taper directement dans le bureau du proviseur en buy-passant complet la secrétaire qui me crie dessus. [SPEAKER_00] Il m'ouvre et je lui dis [SPEAKER_00] voilà [SPEAKER_00] je voulais juste prendre 10 minutes pour vous dire pourquoi je j'allais quitter votre établissement, [SPEAKER_00] que ça soit avec votre accord ou sans votre accord, de toute façon, je pars là ce soir. Donc avant que je parte, si vous voulez, je prends 10 minutes et je vous explique pourquoi et ce que j'ai envie de faire de ma vie. Et qu'est-ce qu'il a dit Il m'a dit bien sûr, rentre dans mon bureau. Moi j'étais comme ça, j'avais rien préparé du tout. Et c'est mon 1er business plan, tu vois, improviser [SPEAKER_00] avec un avec un proviseur, [SPEAKER_00] monsieur Celario que j'embrasse, [SPEAKER_00] qui est toujours d'ailleurs au collège, au lycée Albert 1er à Monaco. [SPEAKER_00] Et voilà, et je lui dis voilà, il y des marques qui vont m'envoyer des produits, je fais des vidéos sur ces produits-là, y a des gens qui les regardent. En fonction de mon avis, je peux donner des astuces et je peux permettre aux gens de mieux choisir les produits. Donc il y a des marques qui vont payer des espaces publicitaires pour ça. Voilà, dans un an, je veux gagner au moins le SMIC, veux me laisser un an et tout ça. Je dis donc qu'est-ce qu'il faut que je fasse pour partir me dit j'ai quand même besoin de l'autorisation de vos parents puisque vous êtes encore mineur. Ah mais c'est clair. Donc il faut qu'on signe ce document. Je dis non mais moi ma mère jamais elle va le signer, c'est pas vous qui l'appelez, jamais elle va le signer. Non, mais là, monsieur, j'ai un rendez-vous machin et tout ça. Je dis non, non, s'il vous plaît, appelez-la juste 2 minutes pour dire que vous êtes d'accord et tout Il l'appelle et il lui dit un truc qui, je pense, n'aurait pas déclenché tout ce qui s'est enclenché après. Il lui dit écoutez, je pense qu'il faut suivre là ce que veut votre fils, [SPEAKER_00] faites-lui confiance pour un an et s'il n'y arrive pas, je m'engage à le reprendre. Dans un an, on lui rouvre la porte pour qu'il vienne Et [SPEAKER_00] donc voilà, donc le soir, bon, [SPEAKER_00] tu vis la soirée qui paraît très longue parce que t'as un silence vraiment glacial. T'as l'impression de décevoir un peu toute la famille parce que Bien sûr. Tu dis en plus de ça, je suis né dans un endroit particulier à Monaco. Tout le monde considère que tu n'es avec une cuillère en or dans la bouche, que t'as besoin de rien, que surtout tu te tais, tu fais ton petit boulot et tu gagneras super bien ta vie et tout le monde va t'entretenir. Moi, c'était mon cauchemar quoi. Je me suis dit mais jamais je veux, je veux faire un truc où il y du risque que je veux pouvoir essayer de faire quelque Voilà, c'est une énorme prise de risque parce que c'est un métier qui n'existait pas. Non. Alors donc le proviseur dit on lui laisse un an, tu vas mettre combien de temps à gagner ta vie et à en faire un vrai métier finalement Au bout de quelques mois, j'avais peut-être 203 100 euros par mois, quelques, mais c'était tu tu maximisais tout, tu avais [SPEAKER_00] les premières affiliations Amazon qui tombaient, donc je me disais trop bien, je peux parler d'Apple ou de Samsung et je serais quand même payé, donc je peux être impartial et quand même être rémunéré par la plateforme qui distribue les produits. [SPEAKER_00] Et j'ai un 1er contrat qui là me donne une ouverture d'esprit incroyable, [SPEAKER_00] le client c'est QNAP qui faisait à l'époque des NAS, des des serveurs de geeks pour stocker de la donnée et tout ça et qui me propose, je crois que c'était 150 ou 200 euros pour faire une vidéo, pour présenter leurs produits qu'ils allaient utiliser la vidéo sur leur site internet. J'étais comme un dingue, je me suis dit, mais si je prends 200 euros par semaine, attends, ça fait 4 semaines dans le mois, 4 fois de 800 euros avec les 300 euros, je suis au smic, c'est bon, j'y arrive. C'est un peu le pari que j'avais eu avec ma mère, c'était lui dire au bout d'un an, si ça, ça marche, on y va. Donc [SPEAKER_00] voilà, c'était il a un moment et ça s'est passé comme ça. Au bout d'un an, je commence un peu à grappiller [SPEAKER_00] quelques business model différents à droite à gauche entre l'affiliation, la publicité qui se lance sur YouTube, les partenariats. [SPEAKER_00] Tu es aux prémices de ça quoi, il n'y pas de Déjà [SPEAKER_00] j'étais précurseur en créant une boîte. [SPEAKER_00] Les gens à l'époque se faisaient payer par PayPal. C'était des virements PayPal ou même de l'argent en cash dans une enveloppe que la marque t'envoyait. Non [SPEAKER_00] mais c'était le far west quoi. C'est vraiment. [SPEAKER_00] J'ai connu des youtubeurs qui me disaient là j'ai 20000 euros sur PayPal, je ne pas quoi en faire. Mais tu ne as pas déclarés Non. Mais comment il faut faire non mais là t'es dans la merde en fait. Tu réalises [SPEAKER_02] pas là en fait, il y a un pote qui s'appelle l'URSSAF qui va venir te voir tu vois, c'est un Donc [SPEAKER_00] ouais, c'était pas évident et t'étais vraiment dans cette période là. Donc j'avais créé la boîte au nom de ma mère au départ sur Monaco pour faire tout ça. Parce que tu étais mineure en plus. Exactement. Et après, les choses s'enchaînent assez vite. Et 1re relation [SPEAKER_00] que je suis finalement avec une ex copine qui travaillait à Périgueux pour ses études. Je me dis bon ça ressemble à rien mais on se casse comme ça on n'est plus dans le cercle [SPEAKER_00] familial [SPEAKER_00] et puis finalement un an après très vite je suis reparti en solo plus sur Paris [SPEAKER_00] plusieurs mois par an pour connaître les marques [SPEAKER_00] Ça marchait, mais pas encore fabuleusement bien. [SPEAKER_01] Et combien de temps ça a mis à vraiment bien marcher 5 ans. 5 ans Ouais. [SPEAKER_00] J'arrivais [SPEAKER_00] à remplir mon frigo. J'arrivais à payer mes petites charges et tout ça, mais [SPEAKER_00] c'était pas fou quoi. Je me souviens d'une année où pour rassurer mes parents, je leur disais que ça va, je gagnais au moins 1500 euros par mois, j'en gagnais 600. C'était pas Ah ouais. Ouais ouais. Mais comment tu t'es logé quand tu as fait Parce qu'on partageait tout à Périgault, ça coûtait que dalle. On avait 200 euros de loyer, on faisait 100 euros de course et puis je passais mes journées sur l'ordi. Et puis vu que les marques m'envoyaient des produits, je n'achetais rien. Donc tu n'avais pas de dépense. Pas besoin. Ta seule dépense, c'était ton énergie et je pense que c'est le plus grand secret quand tu as du temps, c'est d'utiliser ce temps pour apprendre des choses. Il y vachement de fantasmes autour de cette activité de créateur sur les revenus. Elle a bien changé depuis. Aujourd'hui, démarres, ce pas pareil. C'est ça. Mais alors, est-ce que c'est lucratif Est-ce qu'on peut gagner sa vie ou est-ce qu'en fait, c'est vraiment quelques élus seulement, tu vois, qui arrivent à gagner leur vie Non, je pense que tu peux très bien gagner ta vie. Je pense que tu peux te structurer assez rapidement. Ça dépend de plusieurs choses. Je dirais 3 facteurs, le facteur risque, [SPEAKER_00] le facteur abnégation, [SPEAKER_00] à quel point tu es prêt à te sacrifier fort les premiers mois, voire premières années pour [SPEAKER_00] générer beaucoup plus de résultats Et [SPEAKER_00] le 3e critère que beaucoup oublient dans ce milieu-là, c'est la récurrence. [SPEAKER_00] On s'en fout que ton contenu soit incroyable. On s'en fout que ton contenu ne soit pas bien. On s'en fout, on veut que ton contenu existe. [SPEAKER_00] On veut qu'il soit là, qu'il soit publié. Tous les lundis, je m'en fous. Et tous les lundis à midi, ouais mais celui-là il est moins bien que Oh, publie, vas-y publie. Parce que le fait de publier, ben t'enclenches la roue forcément, qui fait que tu crées plus, donc t'apprends plus de choses, tu te plantes plus, donc t'apprends plus de choses. Et au fur et à mesure ça donne des contenus de plus en plus qualitatifs qui auront envie d'être suivis. Donc non, je pense vraiment qu'aujourd'hui tout le monde a encore et plus que jamais sa place sur les réseaux. Il y a tellement de réseaux différents, il y a tellement de façons différentes que de gagner sa vie sur les réseaux sociaux, tu peux créer ton propre produit, tu peux créer [SPEAKER_00] ton propre [SPEAKER_00] club [SPEAKER_00] en ligne, tu peux donner des conférences payantes en ligne si tu as des choses à apprendre aux gens, tu, enfin il y tellement d'opportunités [SPEAKER_00] que, [SPEAKER_00] que tu sois fleuriste [SPEAKER_00] ou que tu sois à Hollywood, [SPEAKER_00] il n'y a aucune bonne raison pour ne pas être sur les réseaux sociaux. Aucune. Il faut y être quoi aujourd'hui. Ben ouais, partage, enfin c'est un journal intime. Pour moi, c'est ton nouveau CV. En fait je trouverais ça dommage et c'est souvent ce que je dis quand il y a des vidéastes ou des créatifs qui contactent Influxe prod, [SPEAKER_00] la boîte qui fait les contenus et tout ça autour de ma chaîne Youtube, je leur dis mais c'est ce je m'en fous d'un CV PDF, envoyez-moi vos dernières prod. Mais j'ai pas eu encore de client. [SPEAKER_00] Et je m'en fous des clients. T'as une caméra, t'as un iPhone, t'as quelque chose, t'es t'as quoi Un iPhone, sors de chez toi, va filmer, reviens, tu montes, envoie moi la vidéo, mais montre moi ce qui se passe dans ta tête. Et tu te dis c'est fou qu'ils attendent à chaque fois le moi, je n'attends pas d'avoir une idée pour écrire. J'écris. Ou tu filmes. Ouais, ou je lis un média, je lis la presse et puis d'un coup l'idée, elle vient. Mais j'attends pas comme ça en disant alors l'idée, l'idée, l'idée, je l'ai pas, bon on tourne pas aujourd'hui, ça marche jamais. Tu vois, dans aucun des métiers, ça marche. [SPEAKER_00] Chaque fois, on se fout de ma gueule parce que je prends l'exemple de la pizzeria que j'adore. Avant d'ouvrir une pizzeria, tu fais des pizzas chez toi, tu invites des potes, tu vois si elle est dégueulasse quoi. C'est peut-être une bonne idée, tu vois. Mais pour moi, c'est pareil, c'est ça qui est Tu t'en fais, moi, elle sera dégueulasse. Exactement, exactement. C'est quoi le business model alors Comment on fait pour que ça marche et gagner des sous Comment on se rémunère [SPEAKER_00] Déjà ça va dépendre de l'audience qui te suit. Si tu as une audience, [SPEAKER_00] ce qu'on appelle une audience de niche, [SPEAKER_00] exemple tout bête, tu as un accord pour vendre des pelleteuses [SPEAKER_00] sur des chantiers [SPEAKER_00] à des professionnels. [SPEAKER_00] Tu peux faire des vidéos qui font 500 vues, si à chaque vidéo tu vends 2 pelleteuses et que les pelleteuses valent 200000 euros, tu vas déjà bien gagner ta vie. [SPEAKER_00] A contrario, tu veux faire du jeu vidéo. [SPEAKER_00] Tu vas faire des vidéos qui font 102 100000 vues en jeu vidéo, tu vas avoir tellement de concurrence, un marché tellement large que pour gagner ta vie, ça va être quand même beaucoup plus compliqué parce que tu vas gagner pour 100000 vues aujourd'hui [SPEAKER_00] correctement monétisées, tu vas peut-être gagner 607 100 euros juste via YouTube. Mais pour faire 100000 vues, il faut se lever tôt. C'est quand même pas évident, peu importe le sujet que tu traites. [SPEAKER_00] Ce n'est pas faire des vues TikTok. Là, on parle vraiment de vues YouTube. [SPEAKER_00] Donc c'est pas uniquement interpeller [SPEAKER_00] un auditeur avec quelque chose un peu bizarre et qui reste 15 secondes. Oui, [SPEAKER_00] c'est pas ton selfie sur ton canap quoi. Exactement. Ouais, c'est ça. Maintenant, il y a des créateurs qui commencent par créer une entreprise, un produit [SPEAKER_00] et qui deviennent créateurs de contenu pour se passer de coûts marketing pour leur marque et pour engranger aussi un personal branding autour de leur marque. Donc en fait, le business model est assez large. [SPEAKER_00] Il y a toujours l'affiliation, [SPEAKER_00] tu partages un lien et TikTok est arrivé encore en force avec TikTok shop, tu prends n'importe quel produit sur TikTok shop, tu en fais une vidéo, [SPEAKER_00] tu partages le produit, si le produit est acheté tu touches une commission de ce produit-là, [SPEAKER_00] tu as les publicités qui passent devant tes contenus avant, après ou pendant tes contenus, peu importe les plateformes et tu touches une partie de ces revenus là. Je crois que sur YouTube aujourd'hui on touche 45 pour 100 des revenus [SPEAKER_00] qui sont générés sur Google Ads. Google facture 100 euros, nous on touche 45 euros. Et [SPEAKER_00] la dernière, c'est les partenariats avec les marques. Donc là, c'est comment est-ce que tu rends ton média, ton image ou ton contenu suffisamment désirable pour qu'une marque se dise les gens qui regardent ce contenu [SPEAKER_00] peuvent m'intéresser et je suis prêt à payer pour aller toucher son audience. [SPEAKER_01] Ça reste les les 3 grandes catégories. Et alors pourquoi ça intéresse les marques aujourd'hui en fait Donc il y toute une créateur économie, on on va en parler, mais pourquoi c'est intéressant pour une marque de se dire je vais sponsoriser [SPEAKER_01] un contenu qui est digital, qui est sur internet Tu vois, en quoi c'est différent des pubs traditionnelles qu'on connaît Alors 2 choses fondamentales. La 1re, la marque ne parle pas en son nom. [SPEAKER_00] Est-ce que c'est plus sexy d'avoir Alexia Meyer qui te dit bonjour, bienvenue dans Tous Wonder, c'est le meilleur podcast, abonnez-vous. Ouais ça c'est clair. Ou est-ce que [SPEAKER_00] c'est plus puissant d'avoir un invité qui est là Romain et qui dit honnêtement si vous connaissez absolument pas le podcast d'Alexia Meyer, faut absolument aller s'abonner, ça s'appelle Tous Wonder, je suis devenu accro dès le 1er épisode. Ça j'adore. Et ce n'est pas grâce à moi. Ouais. C'est juste parce que c'est plus toi qui l'incarnes. T'as raison. Donc pour l'audience, [SPEAKER_00] ça a beaucoup plus de puissance. Donc ça, c'est le 1er aspect de pourquoi est-ce qu'une marque a envie [SPEAKER_00] d'être [SPEAKER_00] incarnée par un créateur, par un acteur. Quand tu vois Pierre Ninet, quand tu vois d'autres acteurs qui incarnent des marques, c'est ça qui fonctionne. [SPEAKER_00] Deuxièmement, [SPEAKER_00] c'est parce qu'aujourd'hui sur les réseaux sociaux, tu as des chiffres que tu n'as nulle part ailleurs. Tu ouvres un journal papier, tu vois la pub. Est-ce qui va dire quel âge tu avais, est-ce que quand tu regardé la pub tu allais sur le site internet, est-ce que tu as acheté, personne ne peut le savoir. Quand tu es sur YouTube, que tu cliques sur le lien du sponsor en dessous, tu peux tout de suite savoir combien il y a eu de clics, une fois que tu as des cookies qui traquent les utilisateurs sur ton site internet, tu peux savoir si l'achat [SPEAKER_00] du produit jusqu'à [SPEAKER_00] la validation du panier a été facile. [SPEAKER_00] Et tu as évidemment toutes les analytics autour de la vidéo. Donc tiens, on voit que l'audience d'Alexia Meyer a plutôt entre 25 et 45 ans, plutôt parisien, [SPEAKER_00] donc peut-être un pouvoir d'achat un peu élevé, ok, français. Ah mais on voit aussi que ça regarde aussi anglophone, intéressant, donc Alexia fait aussi des interviews en anglais. [SPEAKER_00] Et ça, ça te donne un persona. [SPEAKER_00] Et pour une marque, ce persona, plus il est élitiste, [SPEAKER_00] plus il vaut de l'argent. Plus il est sexy quoi. Évidemment. Si tu es une agence immobilière qui vend que des biens à 20000000, tu n'en as peut-être pas grand chose à faire de toucher Timothée qui a 15 ans Évidemment. Et qui n'a même pas encore de portefeuille. Et bien ça, ça a beaucoup de valeur. Donc aujourd'hui, qu'ont fait les marques jusqu'à présent, c'est essayer de s'associer [SPEAKER_00] devant [SPEAKER_00] des émissions [SPEAKER_00] de télé, dans la presse traditionnelle ou dans les médias tradi. [SPEAKER_00] Et encore là, ils n'avaient pas toutes les métriques qu'on peut apporter [SPEAKER_00] avec internet, [SPEAKER_00] donc complètement. Toi, tu as plus d'un 1000000 d'abonnés Sur YouTube. Sur YouTube. Ouais. Et après, utilise tous les réseaux. Maintenant, j'ai même relancé Snapchat. C'est vrai. Je mets plein de billes R&D. J'adore. Tu balances quoi. Je veux pas vieillir. Je suis dans un modèle open source. Je veux comprendre toutes les générations. J'adore. Là, ce week end, j'ai fait des snaps j'avais genre 405 100 vues, je fais mais d'où est-ce qu'ils viennent genre, ça fait des années que j'ai pas ouvert snap et là je vois des commentaires en mode oh Golri t'es sur snap, j'étais en mode mais c'est pas du tout les mêmes commentaires que j'ai sur YouTube, c'est pas les mêmes commentaires qu'il y sur LinkedIn. LinkedIn j'ai commencé aussi à m'éclater pas mal en me disant tiens si je prends LinkedIn comme j'écris sur Twitter, [SPEAKER_00] est-ce que ça marche Bah ouais ça marche parce qu'en fait les gens ont envie juste. Mais c'est pas les mêmes mecs qui vont qui vont regarder. Exactement. Donc ouais tout cumulé, je crois qu'on est presque à 2000000 d'abonnés sur l'ensemble des réseaux. C'est hallucinant. Et Facebook on a relancé complet pareil Facebook c'est ça redécolle, on a fait 1000000 et demi de vues l'année le mois dernier sur Facebook. [SPEAKER_00] Ah ouais, c'est sur tes contenus sur un mois Ouais, c'est On refait du contenu semi long, c'est du contenu entre 3 et 5 minutes pour une bonne rétention d'audience et quand même garder le viewer. Et du coup maintenant quand on écrit des vidéos, typiquement une vidéo de 30 minutes, quand on la pense par chapitre, moi je la pense comme des contenus [SPEAKER_00] qui peuvent être complètement [SPEAKER_00] dissociés de la vidéo longue. C'est comme ça qu'on l'écrit. Donc jamais par exemple dans une vidéo, vais te dire comme je le disais au début de la vidéo, non, c'est la personne peut arriver en plein milieu, il faut qu'elle prenne le fil. Donc c'est aussi une façon différente d'écrire, [SPEAKER_01] mais c'est ce qui me passionne vraiment. En fait, ce qui est fou, c'est que c'est l'équivalent d'une chaîne de télé en fait. En fait, tu es une chaîne de télé. On est 8 ans maintenant. [SPEAKER_00] Moi, juste pour mes réseaux sociaux, y a 8 personnes, 8 indépendants. J'ai personne en salarié parce que je considère qu'un créatif doit aller à droite, à gauche pour revenir avec des idées, délivrer les miennes open source. Et puis, n'ai pas assez de taf pour occuper typiquement un monteur pendant 4 semaines d'affilée. Et en fait, on a des périodes, une période d'écriture, une période de montage, de production, une période de publication, distribution. [SPEAKER_00] Et en fonction de la période, il n'y a pas les mêmes prestataires qui travaillent. Combien de temps tu as mis à avoir autant d'abonnés, [SPEAKER_01] à avoir cette influence, cette croissance [SPEAKER_00] C'est allé assez vite. [SPEAKER_00] Je pense que c'est allé assez vite quand j'ai commencé à bouger un petit peu plus vers [SPEAKER_00] peut-être ça faisait 5 6 ans déjà que je faisais des vidéos et là il y a plusieurs personnes à l'époque qui m'ont tendu la main je pense à Amixem, [SPEAKER_00] Pierre Cros, [SPEAKER_00] Vieux de la vieille, il y avait Vodka Prod aussi à l'époque, Cyril m p 4, Fast Good Cuisine, il y a eu plein de créateurs comme ça qui qui honnêtement [SPEAKER_00] qui m'ont pris la main et qui m'ont dit tiens, machin et tout. J'étais toujours le petit con qui savait tout mieux que tout le monde, mais j'ai eu cette chance. Alors bon, j'ai travaillé et ce travail m'a permis de débloquer parfois, je pense des opportunités qui étaient vraiment de la chance [SPEAKER_00] et au tout début ouais c'était les premières paris games week avec les salons du jeu vidéo à Paris, c'était les premiers salons aux États-Unis où j'étais invité aussi et en fait j'ai toujours eu [SPEAKER_00] ce, ouais cette envie de faire avec les autres, de comprendre et je pense que YouTube c'est ça. [SPEAKER_00] Je comprends toujours pas certains créateurs qui me disent que sur YouTube il y a de la compétition, le l'essence même de l'algorithme YouTube c'est la recommandation. [SPEAKER_00] La majorité des vues que tu fais sur ta chaîne YouTube, c'est parce que ton contenu est recommandé après d'autres vidéos qui ne sont pas de ta chaîne YouTube. Donc en fait c'est parce que toi tu vas faire des super interviews, que tes super interviews vont référencer peut-être mes super interviews et que mes super interviews vont référencer ces super interviews. [SPEAKER_00] Donc quand tu vois ça, tu te dis que [SPEAKER_00] c'est à ce moment là, voilà, je pense que c'était 4015, [SPEAKER_00] 2016. Mais alors du coup, c'est c'est, enfin tu dis c'est rapide. Non, ce pas rapide. C'est c'est, j'ai gagné en moyenne [SPEAKER_00] 5 à 10000 abonnés par mois pendant, [SPEAKER_00] en moyenne 5000 abonnés par mois pendant 15 ans. C'est quand même beaucoup 5000 par mois. Oui, mais il y a des phases. Tu as des phases où tout de suite tu es découvert typiquement quand tu fais une vidéo à l'époque avec Amixem, c'était, j'ai vécu des moments où je ne pouvais plus aller au McDonald's. [SPEAKER_01] Ah bon Ah oui, [SPEAKER_00] ah les vidéos quand on a fait des vidéos à l'époque de la Red Box quand j'étais en vidéo avec MXM, avec toute toute l'équipe, [SPEAKER_00] on faisait 2, 3, 4000000 de vues la semaine. [SPEAKER_00] Donc en fait tu sortais à Subway, moi je me souviens, [SPEAKER_00] ma femme actuelle [SPEAKER_00] a connu il y a 10 ans le fait d'aller à Subway pour moi parce que je ne pouvais plus aller à Subway. J'étais le gars dans les vidéos d'Amixem, j'étais le gars qui faisait de la tech, j'étais Donc tu te rends compte que très vite, y a eu une puissance de dingue en fait dans les réseaux. Et j'ai vécu plus de moments d'euphorie comme ça avec YouTube que finalement même à la télé où il y avait eu un reportage sur 7 à 8, il y de ça maintenant plusieurs années sur justement les youtubeurs et j'avais participé pendant, c'était assez long, on avait fait 7 8 minutes [SPEAKER_00] de séquences télé, [SPEAKER_00] ça génère moins d'engouement que YouTube parce qu'en fait YouTube c'est un c'est un vase clos. Une fois que tu es sur la chaîne [SPEAKER_00] de Legend, tu peux voir l'autre chaîne à côté et donc tu restes dans la même plateforme. [SPEAKER_01] C'est ça qui Alors il combien de créateurs Parce qu'on parle de créateurs économie. Est-ce qu'en France Je t'ai pris quelques chiffres. Ah merci, tu as bossé. Un petit peu, un petit peu. En France, sait combien il a de créateurs ou enfin c'est quoi les chiffres dont on dispose Parce que tout le dit que ça explose. Aujourd'hui en France, il y a plus de 450 [SPEAKER_00] chaînes qui génèrent plus de 100000 euros par an uniquement avec le partage de revenus des publicités. [SPEAKER_00] Donc ça te donne une idée des [SPEAKER_00] chaînes professionnelles [SPEAKER_00] qui sont déjà installées. [SPEAKER_00] C'est beaucoup et pas beaucoup C'est pas mal. [SPEAKER_00] Si tu le compares au milieu de la restauration. [SPEAKER_00] Ouais ouais c'est vrai. Tu vois c'est c'est peu finalement. Là c'est parce qu'on le pense en chaîne. Donc on a l'impression qu'il faut le comparer à des chaînes télé ou des chaînes ou des médias. Mais [SPEAKER_00] finalement, je pense qu'on peut comparer une chaîne YouTube à une série Netflix. [SPEAKER_00] Ça n'impressionne personne d'avoir [SPEAKER_00] 2000 séries disponibles sur les plateformes de streaming. Je pense qu'une chaîne YouTube c'est une grande série. [SPEAKER_00] C'est ça tu vois, tu as raison, tu as raison, tu viens voir un protagoniste [SPEAKER_00] et tu viens voir ses épisodes. [SPEAKER_00] Donc finalement, 450 [SPEAKER_00] séries [SPEAKER_00] en France qui génèrent plus de 100000 euros par an, [SPEAKER_00] c'est bien, mais ce pas énorme. Ça montre qu'il y a quand même énormément de travail derrière et [SPEAKER_00] beaucoup de professionnalisme. [SPEAKER_00] Le plus dur, je trouve, sur YouTube, [SPEAKER_00] c'est de durer. [SPEAKER_00] C'est [SPEAKER_00] un média qui est [SPEAKER_00] particulièrement [SPEAKER_00] difficile [SPEAKER_00] d'accès déjà aujourd'hui, parce qu'on demande de plus en plus une belle qualité de production. Donc ça coûte des moyens. Tu ne plus arriver sur YouTube avec du contenu long comme tu le faisais à l'époque, [SPEAKER_00] comme tu peux le faire aujourd'hui sur TikTok. [SPEAKER_00] Un téléphone suffit aujourd'hui sur YouTube, [SPEAKER_00] à part peut-être GMK dans les voitures qui, ce n'est plus le cas aujourd'hui, il a un super caméraman et tout ça [SPEAKER_00] qui est top. Et [SPEAKER_00] au départ, il a démarré avec son iPhone. Donc je pense qu'il a, il doit y avoir aucune limite pour commencer, [SPEAKER_01] mais il doit y avoir des objectifs pour évoluer. Mais c'est à dire qu'aujourd'hui, si tu commences avec ton téléphone et que tu filmes, tu n'émerges pas. [SPEAKER_00] Ça dépend ce que tu racontes. Ouais, ça dépend ce que tu racontes en fait. Moi, je suis, je suis pas pour dire que ça coûte cher ou que je suis pour encourager [SPEAKER_01] les gens à faire. Il faut juste le Mais est-ce que c'est accessible à tous Est-ce que n'importe qui, tu vois, pourrait se lancer ou est-ce qu'il y quand même des difficultés [SPEAKER_00] Ah non, aujourd'hui, le monde peut prendre un téléphone sur TikTok, faire ses vidéos. Il juste [SPEAKER_00] le faire. Mais on envoie plein de créateurs qui passent aujourd'hui chez Influx et qui nous disent ah oui, mais moi j'ai ça, j'ai ça, mais je ne pas comment publier, je sais pas comment on fait, ne pas, mais arrête de ne savoir, publie. Ouais, mais ça, n'est pas au niveau, ça me C'est [SPEAKER_00] Steve Jobs qui disait [SPEAKER_00] produire un produit parfait, c'est le produire en retard. Ah bah ça, c'est clair. Complètement. [SPEAKER_01] On [SPEAKER_00] peut m'étonne. Moi, il y a de prod Quand je vois le script, je me dis putain, ça serait trop bien d'avoir l'interview du gars qui machin et on tourne demain. Bah c'est pas grave, on tourne quand même. Bien sûr. Mais sinon, t'en sors en vidéo. Moi, [SPEAKER_01] quand je bossais en télé, on disait toujours un bon sujet est un sujet qui arrive à l'heure. C'est-à-dire qu'en fait, le 20h est à 20h, tu vois On s'en fout, tu publies. Complètement. Donc c'est pareil. Et alors donc, [SPEAKER_01] donc il y a 450 chaînes. [SPEAKER_01] Est-ce que tu as d'autres chiffres sur cette créateur economy Parce que du coup, c'est assez, [SPEAKER_01] c'est un peu le sujet du moment quoi. En termes de chiffres, je trouve ça assez [SPEAKER_00] dingue de réaliser qu'aujourd'hui, [SPEAKER_00] les créateurs de contenus de YouTube et leurs activités [SPEAKER_00] ont contribué en 2024 et pour la 1re fois pour plus de 1000000000 d'euros aux produits intérieurs bruts français. [SPEAKER_01] Ah ouais. [SPEAKER_00] Ça c'est un chiffre que je crois impressionnant [SPEAKER_00] et un 2e chiffre, mais cette fois-ci à l'échelle mondiale, YouTube a reversé plus de 100000000000 de dollars dans le monde aux détenteurs de chaînes [SPEAKER_00] depuis le début de YouTube. 100000000000. [SPEAKER_01] Pour les pubs [SPEAKER_00] Oui. Uniquement [SPEAKER_00] là-dessus. [SPEAKER_00] J'aurais aussi quelques métriques après si tu veux avec la télé, mais pour qu'on se remémore là juste sur la plateforme YouTube, tu as 20000000 de vidéos u-plot par jour, il y a 20000000000 de vidéos au total. [SPEAKER_00] Tu te dis, mais comment est-ce que la vidéo qu'on fait là, elle va émerger avec 20000000000 de 60000000000 [SPEAKER_00] de vues sur des shorts par jour. [SPEAKER_01] 70000000000. [SPEAKER_00] Par jour. [SPEAKER_00] Et aujourd'hui, YouTube, c'est 80 langues, 100 pays dans le monde. Et les gens aujourd'hui regardent plus leur télé ou YouTube ou YouTube sur la télé. C'est quoi les pratiques Alors ça y est, aux US, et ça, c'est un truc de ouf, [SPEAKER_00] YouTube [SPEAKER_00] est plus regardé sur les téléviseurs américains en 2025 que la télé, [SPEAKER_00] que les chaînes de télé. Donc quand les gens allument leurs téléviseurs, [SPEAKER_00] ils ne regardent plus les chaînes de télé, mais ils regardent principalement l'application YouTube. C'est là-dessus qu'ils passent le plus de temps. Aujourd'hui, c'est 43000000 de Français qui viennent chaque mois sur la plateforme et les contenus qui sont regardés par les Français sont en moyenne de 52 minutes par jour selon une étude de Comscore que j'ai noté C'est énorme. [SPEAKER_00] Et le dernier chiffre pour avoir juste une idée, [SPEAKER_00] en France, [SPEAKER_00] YouTube, c'est le 2e écran de visionnage et c'est un usage qui a augmenté de 31 pour 100 en 2 ans. Ah ouais, seulement. [SPEAKER_01] En fait, qui est marrant, c'est que ce n'est plus forcément un truc de petits jeunes, tu vois, de Ça, ça fait longtemps. Non, mais c'est marrant parce que tu vois là, non, ce qu'on comprend, c'est que c'est une réalité. En fait, il un vrai changement d'usage, des modes. [SPEAKER_00] On le voit, les gens ont envie d'avoir un contenu pour passer un bon moment. Carrément. Et ils ont envie de choisir à quel moment, ils ont envie de choisir sur quelle chaîne. Ils n'ont pas envie de payer non plus. Aujourd'hui YouTube reste l'une des seules plateformes, si je dis pas de conneries, Spotify où tu échanges ton temps contre du contenu et c'est donc ton temps qu'on va évidemment vendre pour des À [SPEAKER_00] mon sens, et je ne fais aucune bonne pub à YouTube, ne pas rémunéré pour dire ça, mais YouTube premium est le meilleur abonnement, [SPEAKER_00] le plus worst au monde pour télécharger des vidéos hors ligne, avoir de la musique, enfin pour 15 euros par mois, trouve que vu le contenu Je pense qu'ils vendent compte avec la richesse de YouTube. Non mais aujourd'hui, Arte publie sur YouTube, Bloomberg Original publie sur YouTube, Wall Street Journal publie. Je ne pas si on se rend compte de l'éducation gratuite à laquelle on a accès quand on t'ouvre YouTube. [SPEAKER_00] T'as des vidéos, là je suivais une chaîne, [SPEAKER_00] il faudrait que je retourne le nom, il y a une chaîne d'architecture [SPEAKER_00] qui t'explique toute l'histoire des buildings aux États-Unis. [SPEAKER_00] Mais c'est fabuleux, genre ça dure 30, 40 minutes, tout est détaillé, tu relis les contrats quand même. Oui, mais c'est dingue de te dire que tu as accès autant à ça qu'à Espritdog qui va t'apprendre à [SPEAKER_00] éduquer ton chien. Et tout ça, c'est gratuit. Ouais. Donc Ah c'est génial. Pour moi, je me Et il n'y a toujours pas d'alternative. [SPEAKER_00] Que finalement je trouve que Netflix à côté, [SPEAKER_00] c'est ultra bien produit, on est dans un monde de cinéma. C'est plus du tout, on n'a pas le choix entre l'amateurisme ou le cinéma. Et c'est ce que j'aime encore avec YouTube, c'est que tu peux te taper du contenu ciné, [SPEAKER_00] parce que maintenant tu peux aussi louer des films en plus évidemment sur YouTube, mais à côté avoir du contenu home made, [SPEAKER_01] des backstages, des coulisses à des événements, enfin tu voyages aux 4 coins du monde. C'est trop bien quoi. Et toi du coup ton quotidien il est dingue, est-ce que est-ce que tes semaines elles se ressemblent Est-ce que c'est toujours différent [SPEAKER_01] C'est quoi ta vie quoi C'est quoi la vie d'un créateur comme toi [SPEAKER_00] C'est [SPEAKER_00] c'est [SPEAKER_00] pas très drôle. C'est vrai finalement Oui, parce que. En fait, ça a l'air sexy, mais c'est pas si marrant. Parce que ce que tu publies c'est la meilleure partie de ta vie. Mais pour arriver [SPEAKER_00] à autant de petits trucs sexy à publier, [SPEAKER_00] ça fait que ouais, tous les soirs t'es chez toi, tu manges bien, tous les jours tu fais du sport, [SPEAKER_00] je dormais 8 heures par nuit minimum, [SPEAKER_00] enfin tout est cadré, quadrillé. [SPEAKER_00] Non, je ne vais pas boire une seule bière le soir après 20 heures, ce pas vrai. Je peux pas dire ça, je peux, mais parce que je sais très bien que si je déclenche ça, je déclenche pas la séance de sport le lendemain matin à 7 heures. Si je commence ma séance de sport à 8 heures, je fais pas mon rendez-vous de 9 heures. Si je pas mon rendez-vous de 9 heures, peut-être que le En fait, tu es un athlète de haut niveau quoi. Pas à ce point là, mais je pense que moi, [SPEAKER_00] fais pas ça pour les résultats que j'ai aujourd'hui. Ouais. Je fais ça pour les résultats que j'ai envie d'avoir dans 10 ans. J'essaie maintenant d'être [SPEAKER_01] très qualitatif dans tout ce que je fais donc. Il y des moments où tu t'es dit j'arrête tout, fais autre chose [SPEAKER_00] Tu as quand même des moments où tu te dis, [SPEAKER_00] tu vois, tu arrives là parfois à Paris, au studio, il est 5 heures du mat, [SPEAKER_00] tu es sur ta moto, tu as la goutte d'eau parce qu'il pleut et tu te dis mais qu'est-ce que [SPEAKER_00] je pourrais être comme les influenceurs [SPEAKER_00] à Bali avec les vlogs. [SPEAKER_00] Tu vois tu te dis mais qu'est-ce que je fous là et puis tu te rappelles très vite que que tu es là parce que tu as tu as envie de faire un truc un peu différent et que et voilà il y de l'énergie aussi qu'on a des incroyables, des locaux incroyables. Donc bon, [SPEAKER_00] après je pense que j'ai aussi un, [SPEAKER_00] c'est pas parfois c'est pas, c'est peut-être pas sain, mais je je compare beaucoup [SPEAKER_00] à ce qui peut se passer dans le monde. C'est un peu aussi le risque quand tu lis beaucoup les médias, quand tu vois tout ce qui se fait et tout. Enfin même quand t'es là et que tu viens dans des studios magnifiques et que tu croises des gens qui sont en nécessité [SPEAKER_00] sur le chemin, tu te dis, je vais fermer ma gueule 2 secondes en fait, c'est pas difficile de manger au studio, de faire une heure de sport et de faire tes vidéos genre, tu vois. Donc tu as aussi envie de saisir [SPEAKER_00] un peu ce que la vie t'offre. [SPEAKER_00] Moi j'ai souvent ça. Tous les matins j'arrive pas à me dire, [SPEAKER_00] non, je vais pas saisir ce truc là si je peux faire mieux, Mais ça manie, mais j'ai une chance énorme. C'est un métier qui est un métier passion. [SPEAKER_00] Donc bon, il y plus de métier que de passion [SPEAKER_00] pour que ça en soit un vrai métier. Donc il y a plus de moments Google Sheet finance pas drôle, business plan, machin et tout. Mais ça, ça fait naître les idées qui te font gollerie à un moment avec tes équipes. C'est trop cool. C'est un mix quoi. Voilà donc les journées non, on se ressemble pas. Ouais, c'est ça. Mais il y une rigueur qui se ressemble dans un ensemble. Ouais, [SPEAKER_00] fait, suis un peu con con. En fait, je je fais vraiment tout le temps la même chose. Je suis très régulier. Je pense que s'il y a une qualité que je peux me reconnaître, c'est juste la négation. [SPEAKER_00] C'est ce truc-là. Ça fait 10 ans que je fais la même chose, que je tape sur le même clou. Je change rien. Mais ça fonctionne. Oui. [SPEAKER_01] Et tu l'as dit, c'est la régularité. Il faut aussi publier, [SPEAKER_01] publier, publier, produire. [SPEAKER_01] Exactement. [SPEAKER_01] Et est-ce que tu as des [SPEAKER_01] envies pour la suite C'est-à-dire qu'en fait, n'est pas facile de se renouveler pour durer aussi. [SPEAKER_00] Je pense qu'il y a un peu de transmission derrière ça. Le côté équipe me me génère plus de bonheur que mon [SPEAKER_00] Finalement, tu vois, mon propre apprentissage au milieu. [SPEAKER_00] Quand je vois que tu as des équipes qui [SPEAKER_00] qui ont appris des choses, qui ont [SPEAKER_00] là des dernières productions des infox prod avec Laurent Baffy quand je vois le sourire jusqu'aux lèvres avec des invités qui arrivent et que tu vois le chef opérateur qui dit putain mais t'as vu on a cet invité et tout, toi tu tu [SPEAKER_02] vois la dernière fois il y avait Gadet de Malet dans les studios. [SPEAKER_02] J'étais dans Londres, j'étais dans mon bureau et c'est les équipes qui me disent, salut il y Gaden Malet avec Laurent Baffit où je fais putain trop cool, éclatez-vous bien les gars. Ça ça moi ça me fait plus kiffer que [SPEAKER_00] le côté ah c'est moi qui ai filmé, c'est moi qui étais là, j'ai plus ce truc là. Donc je pense que c'est ça la suite, c'est d'essayer de construire une une vraie team [SPEAKER_00] de créatifs [SPEAKER_00] qui soient très pro dans le business pour réussir à réconcilier je pense un monde un peu vieux jeu des institutionnels, [SPEAKER_00] des professionnels avec un monde nouveau tourné vers la génération de demain, avec les nouveaux [SPEAKER_00] contenus [SPEAKER_00] qui sont faits pour [SPEAKER_00] retenir l'attention [SPEAKER_00] sur les réseaux sociaux, qui sont écrits différemment, qui sont peut-être moins plan plan. Et je pense que pour ce que ces 2 mondes se parlent, parce que d'un côté on est super content d'avoir [SPEAKER_00] des grosses boîtes qui peuvent nous permettre de financer des projets de ouf, mais en même temps pour que ces projets là soient pour eux, il faut que les idées soient folles et que ça génère aussi de vrais résultats. [SPEAKER_01] Je pense ça, ça me plaît. Donc moi pour moi la suite c'est ça quoi. Et pour bien comprendre ce que du coup, à la fois, t'es créateur et à la fois, tu nous parles d'Influx. Donc en fait, tu 2 activités, 3 activités, c'est quoi J'ai toujours entrepris dans plein de sujets qui me plaisent. Donc quand on [SPEAKER_00] est dans [SPEAKER_00] une activité avec [SPEAKER_00] plein d'opportunités, [SPEAKER_00] Influx, qui est mon agent, [SPEAKER_00] qui aujourd'hui a plein de branches différentes pour [SPEAKER_00] participer à la creator economy et permettre à tous ces créateurs dont je fais partie de grandir, de faire de meilleurs contenus demain, d'avoir de meilleures collaborations, de meilleures opportunités. [SPEAKER_00] Et à l'intérieur, y a une flux prod. Et une flux prod parce que j'adore la création de contenu, quand une flux prod s'est lancée, je me suis dit ok, c'est trop cool. Peux y aller, je vais parler aux créateurs et de la belle image et de comment est-ce qu'on peut faire et pour ça je m'appuie sur une équipe de ouf gérée par Valentin, équipe opérationnelle. [SPEAKER_00] Donc voilà il y plusieurs casquettes, tu as aussi d'autres boîtes dans lesquelles j'investis [SPEAKER_00] en perso et dans lesquelles je suis au board [SPEAKER_00] pour [SPEAKER_00] parfois juste lever la main et dire non, ça ça me paraît pas fou. Et à mon avis, budget marketing, si vous le mettez là, on va faire mieux. Et c'est tout quoi, tu vois, c'est En fait, es businessman quoi, un peu. Toujours autour de la création, toujours autour du contenu. [SPEAKER_00] Je pense que faire du business tout seul, j'aurais été trader aux US et je me serais tiré très Ouais, ça [SPEAKER_00] c'est sûr, je te le dis, je les ai rencontrés, je te jure que voilà. [SPEAKER_00] Donc [SPEAKER_00] non, je pense qu'à la fin, peu importe [SPEAKER_00] l'ampleur [SPEAKER_00] de ce que tu as envie de construire, si tu si tu façonnes l'histoire [SPEAKER_00] et que c'est une belle histoire, il n'y pas de risque. Et moi, c'est sur ça que je me concentre. C'est peu importe les clients, peu importe avec qui on échange, [SPEAKER_01] Si l'histoire est bonne et que la mission est là, le reste, il n'y pas de risque. Tu peux le faire. Mais parfois, je fais une petite parenthèse, mais ça m'inspire ça. Je n'ai pas prévu les questions, si tu veux. Mais là, tu dis OK, donc j'échange [SPEAKER_01] avec d'autres créateurs. Est-ce que parfois tu dis mais l'idée, elle est naze, mais on n'y va pas les gars, ça va être quand même Oui, l'ai l'ai dit, bah oui. [SPEAKER_00] On va demander mon avis, j'ai dit bah ça c'est super, mais ça règle pas du tout ton problème. [SPEAKER_00] Mais ça te fait kiffer, fais-le. [SPEAKER_00] Mais par contre, si ton problème c'est celui-là, à mon sens et ça n'engage que moi, Après, création [SPEAKER_00] de contenu, c'est c'est un peu philosophique aussi, c'est un peu artiste. Moi, je vais te dire a, l'autre, il va te dire b, le bon créateur, c'est celui qui choisissait. [SPEAKER_01] Et c'est ce qu'il y une recette magique, tu vois Est-ce qu'il y a [SPEAKER_00] genre le Il y a des codes, il des [SPEAKER_00] Je pense que l'écriture est importante. Je pense que la façon dont tu racontes ton message est importante. Je pense que la façon dont tu t'adresses au public, [SPEAKER_00] je ne pense pas que [SPEAKER_00] si si tu veux qu'en tout cas un contenu fonctionne, [SPEAKER_00] il faut que tu t'imagines à la place de celui qui va le consommer. [SPEAKER_00] C'est un autre créateur que j'adore qui s'appelle Doigt B qui parle à chaque fois je le cite du triangle magique, [SPEAKER_00] un super contenu professionnel aujourd'hui sur les réseaux c'est un client content, un créateur épanoui et une communauté qui a un bénéfice en regardant le contenu. [SPEAKER_00] Si le triangle il est respecté il n'y pas de doute le problème c'est quand tu en as un qui veut prendre que le pognon mais sans vraiment donner au client parce que voilà, après il veut créer le contenu. Mais bon, pour toucher avec le client, il va faire le truc. Et puis sa communauté, elle, bien sa gueule. Et puis on s'en fout. Non, il n'y pas de bénéfice. Enfin, c'est malopé, ça ne marche pas. [SPEAKER_00] Je pense que non, là. T'as pas de recette magique. [SPEAKER_01] T'as pas le truc où tu dis, tu vois, en termes de rythme, en termes de [SPEAKER_00] Est-ce qu'il n'y pas des trucs à se Soyez con quoi, faites la même chose tous les jours et faites, mais c'est la seule recette parce qu'en fait, ça sera ta recette qui fonctionnera. [SPEAKER_00] Il a [SPEAKER_00] tellement de contenus qui me surprennent encore aujourd'hui où je vois parfois des façons de faire sur TikTok et tout, je me dis putain, mais ça ça marche. Attends, pourquoi ça marche Attends, vas-y, je refais le slide. [SPEAKER_00] Ah ouais, j'ai compris, ok. Cette couleur-là, ce truc-là, ces 2 images qui se chevauchent, le texte au milieu qui ne veut rien dire, mon cerveau, bug, j'ai envie de comprendre, donc d'abord je lis les Le texte qui ne veut rien dire. Mais ouais, et c'est ça. Et donc parfois quand tu vois ça, tu te dis waouh, mais ce qui fait qu'il [SPEAKER_00] y a ce résultat là, c'est parce que quand tu vas sur le compte, tu vois que tu as 2000 vidéos dessus. Donc il a réussi tu vois au fur et à Et [SPEAKER_00] je pense que la vraie seule recette, c'est c'est des recettes qui fonctionnent depuis la nuit des temps. [SPEAKER_00] Les maîtres japonais [SPEAKER_00] l'ont fait bien avant nous. [SPEAKER_00] Avant de préparer des nigiri saumon, tu vas faire du riz pendant 10 ans mon bonhomme. Voilà et tant que tu n'as pas fait du riz pendant 10 le saumon là, tu le regardes et tu ne te touches pas. Voilà, et après on va le faire dans le vide. Tu vas bien morfler. Exactement. Mais j'ai appris comme ça. J'ai eu la chance d'apprendre comme ça à travers Influx, travers tous les gens que j'ai rencontrés et je pense que c'est, ce n'est pas évident, [SPEAKER_00] mais [SPEAKER_00] je pense que c'est la voie qui fonctionne le mieux pour durer. Ouais, forcément. Voilà. Et là, commences un peu de télé [SPEAKER_01] Oui. Est-ce que, [SPEAKER_01] donc sur M6, enfin je te laisse raconter, mais est-ce que du coup, c'est, [SPEAKER_01] tu vois, l'arrivée évidente quoi Tu crées, tu crées ton média, ta chaîne et puis t'arrives à la télé. [SPEAKER_00] J'avais des choses à apprendre. Ouais. Et je pense vraiment qu'ils m'ont, [SPEAKER_00] ils m'ont ouvert ces portes-là [SPEAKER_00] dans l'émission à quel prix avec Julien Courbet, y a d'autres chroniqueurs [SPEAKER_00] et on nous a contactés en nous proposant d'incarner une chronique [SPEAKER_00] autour de la tech tout en expliquant [SPEAKER_00] à l'audience comment est-ce que tu peux acheter au bon prix en fonction des thématiques. Donc on a fait par exemple les smartphones, la moyenne gamme, l'entrée de gamme, le haut de gamme sans passer pour le vieux tekos un peu geek, j'avais quand même envie tu vois d'incarner [SPEAKER_00] ce sujet-là et à la fin expliquer aux gens, [SPEAKER_00] bah oui si tu mets 500 euros dans un téléphone plutôt que 1000, peut-être que les 500 euros à côté c'est peut-être intelligent d'en faire autre chose et de générer peut-être un tout petit peu de revenus passifs ou essayer juste d'aller un peu plus loin que le sujet. On nous a laissé carte blanche là-dessus. [SPEAKER_00] Ça m'a permis aussi d'apprendre [SPEAKER_00] des codes à la télé, [SPEAKER_00] de regarder aussi [SPEAKER_00] ce qui se fait. J'ai découvert typiquement Julien Courbet que je trouve brillant. Enfin quand tu vois qui gère l'oreillette, [SPEAKER_00] 6 chroniqueurs plateau en donnant la parole à chacun en même temps que le prompteur, en même temps que les assets à afficher derrière, [SPEAKER_00] j'ai essayé pour mon sujet Chi-in, je n'avais pas d'oreillette, j'étais déjà avec 4 personnes, c'est pas évident. Tu [SPEAKER_00] vois, donc on a beau être là en train de se dire créateur de contenu et tout, quand t'as ton prompteur, que t'es tout seul dans ton studio qui peut rien se passer, c'est différent. [SPEAKER_00] Et c'est pour ça, j'avais juste encore une fois, mais tu me proposes demain un programme TikTok avec des jeunes de 18, 20 ans qui créent un tout nouveau truc qui sort de l'ordinaire, je serais curieux d'aller apprendre d'eux et des nouveaux Et [SPEAKER_00] demain une émission Arte, RMC découverte à l'autre bout du monde pour faire, je me dirais, typiquement [SPEAKER_00] j'ai pu rencontrer il n'y a pas longtemps [SPEAKER_00] Antoine, Antoine de Maxi. Antoine de Maxi. Je dirais dormir chez vous. Exactement. Trop bien, fabulation, fabuleux. Et on va parler extraordinaire. C'est incroyable. [SPEAKER_00] Et pour autant, quand il me parle, il me dit non, mais vous, vous avez plusieurs caméras, maintenant. [SPEAKER_00] Mais toi, tu as l'histoire, [SPEAKER_01] toi, tu as le fond. Tu fais un truc pourri et les gens ont envie qu'il se passe des merdes dans ta vie, donc ils regardent. C'est fou. [SPEAKER_01] Plus tu es dans la merde, plus on est T'es un génie, C'est incroyable. Et donc, je trouve que l'essence même à chaque fois du contenu, c'est ça, c'est l'histoire. Et ça, tu la racontes en apprenant. Mais t'as bien compris quand tu eu ce coup de fil de la télé. Enfin, tu as dû halluciner quoi. [SPEAKER_00] Oui et non. Parce qu'au 1er abord, je me suis posé la question si je devais le faire. Ouais. Je me dis je suis bien, j'ai mon équipe, j'ai besoin de personnes. [SPEAKER_00] Nos clients nous font confiance, ils sponsorisent des émissions, on peut continuer de produire, de grossir. [SPEAKER_00] Qu'est-ce que je vais faire dans un média que je connais pas, que je maîtrise pas, vais pas maîtriser mon image exactement comme je le veux, je sais très bien que quand ça doit être validé, ce sera pas validé, ce sera déjà publié, enfin [SPEAKER_00] je sais pas, il y un chroniqueur qui dit à côté une merde, moi finalement j'acquiesce et parfois ça peut se passer, tu as des blagues, tu vois, parfois tu vois des chroniqueurs, tu fais fois ta blague frérot, elle est lourde et toi tu es dans le plan à côté, tu vois. Ouais. [SPEAKER_00] Et tu souris, tu as juste envie de tirer une trappe pour descendre et faire de plus exister. Je suis pas là. Donc parfois tu te dis qu'est-ce que je et même temps, donc voilà, on a pesé le pour et le contre. Donc non, tu vois, je pense qu'aujourd'hui, justement, le temps m'a appris à ne plus sauter de joie [SPEAKER_00] à la 1re occasion. [SPEAKER_01] Pose-toi juste des questions de ce que tu as à gagner, mais ce que tu as aussi à perdre. Parce que quand on est créateur, est-ce que c'est que une histoire d'ego Tu vois, je te pose la question aussi par rapport à la télé. Est-ce que quand tu es créateur, évidemment, tu dis ah, c'est tentant, la télé m'appelle, [SPEAKER_01] c'est hyper chouette. [SPEAKER_01] Est-ce qu'il y forcément un truc d'ego à régler Tu vois ce que veux dire Parce que je trouve qu'en télé, c'est le cas. Mais nous, c'est tout l'inverse. On a été hué pendant des années. [SPEAKER_00] Natu arrive sur le plateau, elle se fait déglinguer. Squeezie arrive sur le plateau, il se fait déglinguer. On s'est tous fait déglinguer. Moi je me dis je vais arriver, la 1re chose qu'on va dire c'est, il est youtubeur et il gagne des 1000000 d'euros, alors combien on gagne [SPEAKER_00] me suis dit c'est ça, c'est-à-dire j'ai mis aussi les cases, j'ai dit vous voulez pas que je demande le salaire de x, vous me demandez pas mon salaire, je veux, on n'est pas dans une émission business, on n'est pas en train de, donc il n'y aucun intérêt, Qu'est-ce qu'on s'en fout quoi, tu vois Donc [SPEAKER_00] on avait ce sentiment là un peu bizarre de jalousie au départ de la télé parce que finalement tous les mecs à la télé voyaient leurs enfants ne pas regarder leurs émissions, mais regarder nos émissions à nous sur YouTube, donc je comprends. Un peu chiant quand tu bosses toute l'année sur un gros projet et qu'à la fin ton gosse, dit t'as vu Squeezie et qu'il ne parle pas d'Ardisson, [SPEAKER_00] c'est chiant, tu vois. Mais [SPEAKER_00] à la fin, je pense que pour moi, toute cette animosité, il la faut pas du tout. Il faut qu'au contraire, eux soient ok d'apprendre de nous, nous, on soit ok [SPEAKER_00] d'apprendre d'eux et c'est tout. Open source. Juste open source. Pour moi, il n'y que ça, quoi. En fait, n'est pas 2 mondes qui Enfin, c'est des mondes qui cohabitent, quoi. Donc non, il n'y pas n'y de Il [SPEAKER_00] en tant que créateur de contenu, il faut quand même [SPEAKER_00] avoir un petit peu d'ego et s'aimer un minimum parce que tu tapes ta gueule toute l'année en montage vidéo à répéter ta voix. Et bien salut tout le monde, bien salut tout monde, et bien salut pour monter ta vidéo, c'est lourd. Donc il faut quand même un minimum [SPEAKER_00] être ok avec son image. En tout cas, ça t'aide en confiance. C'est le 1er conseil que je pourrais donner à des gens qui n'ont pas envie d'être créateur de contenu et qui me diraient tiens, pourquoi je le ferais pour apprendre Déjà parce que ton élocution va s'améliorer de fou. Tu vas apprendre à parler tout seul, à bien t'exprimer. [SPEAKER_00] Vas apprendre à t'auto juger, à regarder l'une de tes vidéos et à t'accepter aussi et à entendre ta voix comme les autres l'entendent. Et ça, c'est complètement différent aussi comme Donc [SPEAKER_00] non, je pense que [SPEAKER_00] c'est pas, [SPEAKER_00] ça flatte les grands-parents, la télé, ça c'est cool, c'est vrai, t'as les grands-parents qui t'appellent et tout ça, mais j'ai eu plus de bons retours de mes grands-parents quand tu vas interviewer des grands PDG du CAC 40 où mon grand-père me disait, putain, vice-président Airbus, quand même genre. Ah c'est mi-champé quoi, c'est trop mignon ouais. [SPEAKER_00] La télé, [SPEAKER_00] 1er truc qu'ils m'ont dit c'est, ah oui ça j'aime bien, alors l'autre là je l'aime pas, l'autre machin, tiens c'est tout de suite c'est un peu people quoi, c'est rigolo tu vois. Ouais c'est trop marrant. Donc non je pense que, moi je reste ouvert en tout cas et là il y a encore des choses qui sont pas sorties qui sortiront où les gens vont me dire mais qu'est-ce qu'il fout là Et j'ai adoré. Et c'est quoi tu peux nous dire ou pas Je sais pas si je peux en parler dans les détails mais je peux dire que j'ai collaboré [SPEAKER_00] avec une équipe de foot pour des contenus sur leurs réseaux sociaux. [SPEAKER_00] Je ne pas fan de foot de base. [SPEAKER_02] Le partenaire [SPEAKER_00] au milieu était ouf et on m'a proposé de faire un truc avec des joueurs de foot, mais mondialement connus. Quand on monte le compte Instagram à des dizaines de 1000000 d'abonnés, je me suis dit, il y ma gueule dessus, je parle anglais, je devais parler anglais. [SPEAKER_00] Donc 1re émission où je me dis ok, tu vas vraiment jouer, pour le coup c'est ton image de marque qui prône, [SPEAKER_00] tu parles anglais et tu parles anglais pour le coup à la terre entière, parce que là tu parles avec une équipe de foot, [SPEAKER_00] donc tu touches tout le monde. Ça c'est très rigolo tu vois. [SPEAKER_00] Je pense que ça sort, [SPEAKER_00] j'ai pas de date encore, je ne veux pas dire de conneries, peut-être début 2026. [SPEAKER_00] Mais tellement bien. Voilà. Mais ça, typiquement, voilà. [SPEAKER_01] Merci, c'est trop cool. Très marrant. Ah ouais, donc en fait, tu te [SPEAKER_00] tu t'interdis rien quoi. Tu y vas à fond. Il y a un truc qui joue, c'est quand mon agent m'appelle et qui me dit ça, tu devrais le faire. En général, au début, je fais un et [SPEAKER_02] le lendemain je fais bon, t'es sûr, [SPEAKER_00] et c'est d'ailleurs pas les prod qui payent le plus. Ah ouais Ah non, c'est l'inverse. [SPEAKER_00] Nous, c'est souvent, [SPEAKER_00] c'est les prod dans notre zone de confort où le client est rassuré, il connaît l'économie, [SPEAKER_00] les échelles et il est ok pour qu'on ait x budget pour telle vidéo. Gagne correctement notre vie et tout ça, tous les toutes les choses un peu waouh extraordinaire. [SPEAKER_00] La télévision, j'ai jamais aussi peu gagné ma vie qu'en faisant de la télé, vraiment. [SPEAKER_00] J'ai pas peur de le dire, ils le savent, on est très libre là-dessus. Et ils m'ont dit, on sait, mais voilà. Donc bon, [SPEAKER_00] ok, pas de problème, on connaît les règles du jeu. Et à côté de ça, qu'il y a, c'est souvent quand tu sors de ta zone de confort qu'il n'y a aucun paramètre [SPEAKER_00] qui de base est validé, [SPEAKER_00] qui se passe un truc un peu incroyable. Et donc je pense que c'est ça qu'il faut de temps en temps arriver un peu à saisir, [SPEAKER_00] tu vois, des opportunités [SPEAKER_00] comme ça qui se présentent où tu te dis mais ça n'a jamais de la vie. Et en général, la supprimes pas tout de suite et tu reviens le lendemain, tu fais bon vas y, on essaie. Et c'est quoi ton meilleur souvenir Ton moment le plus dingue que tu as réussi à vivre avec ton métier [SPEAKER_00] Alors bon, pour ceux qui me suivent, je pense que c'est facile. [SPEAKER_00] J'ai piloté une formule un. Mais non. Avec Renault et j'ai passé mon permis pour piloter la formule un. C'est-à-dire que vraiment mon permis était daté d'une semaine. La seule voiture que j'avais conduite avant, c'était une c 3. [SPEAKER_00] Mais c'est hyper dangereux. J'ai tellement toujours adoré l'automobile, fait du kart quand j'étais petit et tout ça que. Attends, tu n'avais pas ton permis avant et une semaine après, tu prends une Exactement. [SPEAKER_00] Et ça, c'est la plus belle opportunité qui m'est jamais arrivée de ma vie. Et je pense que la prochaine, et je continue de le dire encore une fois open source et on verra, être dans un Rafale, Voilà, ça, c'est pour moi, ce sera le graal de ma vie. Un jour, si je peux m'évanouir en rafale, je suis heureux. Voilà, c'est vraiment, je te jure, j'ai ce genre de. Le mec est étrange. Oui, je peux m'évanouir en rafale. C'est ça. Ma mère me déteste souvent pour tout ce genre de propos. [SPEAKER_00] Non, la formule un, c'était dingue. J'ai fait 3 tours dans une formule un qui avait gagné Abu Dhabi en 2012. [SPEAKER_01] C'est fou quoi. Enfin, pour un passionné automobile. Mais c'est quoi tes sensations Enfin, ça fait une semaine que tu conduis. [SPEAKER_00] Ça, c'était même pas grave parce que j'adorais [SPEAKER_00] conduire déjà avant. [SPEAKER_00] Je faisais beaucoup de karting. J'avais déjà fait du circuit avec d'autres voitures et tout ça sans le permis. Donc moi, mon problème, c'était surtout de savoir à quel moment c'est la priorité à droite. C'était ça le problème. C'était pas les pédales, ça allait. Tout petit détail. C'est un petit détail qui aide quand même à rester en vie assez bien. [SPEAKER_00] Donc [SPEAKER_00] ça, c'est ouais, c'est et on a fait une vidéo là dessus. [SPEAKER_00] Là où je suis super fier, en plus de ça, c'est que [SPEAKER_00] le travail qu'on a pu faire sur cette vidéo là fait que la vidéo ne vieillit pas. Quand tu la regardes aujourd'hui, tu te dis pas ouah, ça a mal vieilli. Et ça, c'était le défi pour moi à ce moment là, c'était de me dire non, je veux faire. C'était déjà les premiers sentiments Netflix. On était au tout début, c'était il y a peut être 6, 6, [SPEAKER_00] 7 ans et c'était le tout début un peu des belles séries et on avait envie de faire pareil, [SPEAKER_00] de [SPEAKER_00] inspirer. [SPEAKER_00] Donc ouais, non, conduirait une formule un, je pense que c'était le truc le plus fou. Après ça a déclenché l'interview avec Loca Dimeo qui succède à Carlos Ghosn qui maintenant gère le groupe Bien [SPEAKER_00] sûr. On nous dit bon, tu auras que 20 minutes avec lui, on appelle ça 20 minutes avec Loca Dimeo, ça donne la série la plus folle de ma chaîne YouTube parce que j'ai rencontré des gens incroyables dans une série où on passe 20 minutes avec des PDG, des dirigeants et je leur parle comme si c'était le frérot quoi, en gros. Donc c'est assez drôle. As des discussions que tu n'as pas habituellement sur BFMTV quoi. Et les mecs, ils sont décontenancés [SPEAKER_01] ou ils sont Au [SPEAKER_00] départ ils sont un peu stressés dès les premières questions, [SPEAKER_00] je pense que je vois souvent dans leur regard en mode attends mais c'est ça l'interview et [SPEAKER_00] parce que finalement je m'intéresse à eux en tant qu'humain et parfois c'est un peu bizarre parce qu'il y quand même plein d'industries différentes qu'on couvre. Donc, quand tu parles d'aviation, quand tu parles d'énergie, quand tu parles, tu te dis, attends, c'est bizarre de le prendre en mode cool, alors que son industrie, elle est un peu chelou. Mais moi, c'était vraiment ma volonté. C'était ma volonté un peu candide de me dire, maintenant, j'ai envie de savoir ce qui se passe pour un vice-président de l'ingénierie Airbus. [SPEAKER_00] Il y 10 ans, tu faisais un Paris New York avec le Concord en quelques heures, aujourd'hui tu te tapes 10 heures de vol quand ça va bien. C'est c'est c'est quoi le problème Où est-ce qu'on a régressé À côté ils font atterrir des fusées, pourquoi vous le faites pas Alors il y un truc qui s'appelle l'écologie et tu vois il te l'explique et je trouve ça intéressant du coup de mettre écrit dans le plat de façon un peu brute. Voilà, en tout cas, c'est notre façon de faire. En fait, tu [SPEAKER_01] foisonnes d'idées tout le temps en fait, tu toujours en train de te dire attends, j'ai tel contenu, tel machin, tel, tel, tel, tel format, tu vois, t'es. On a tout le temps une ligne directrice. J'ai mis quand même pas mal de garde-fou aussi autour, [SPEAKER_00] mais il y a plein d'idées [SPEAKER_00] qui sont là et qui, à un moment donné, vont se, [SPEAKER_00] vont, vont se mettre ensemble. [SPEAKER_00] Typiquement, [SPEAKER_00] tu vois là l'opportunité avec l'équipe de foot, ça a déclenché l'idée que de faire un shooting photo [SPEAKER_00] avec moi un peu plus en mode pub. C'est un truc que j'avais jamais fait et je sais que pour l'image de marque c'est pas mal aussi de te montrer un peu de temps en temps en dehors de ta zone avec 2 3 marques un peu de fringues un peu lifestyle, ça peut aider dans la com, ça peut, je me suis dit, je suis pas top model, mais pourquoi pas essayer Est-ce que le bon moment, ce n'est pas le timing avec justement [SPEAKER_00] l'audience plus football, plus mainstream qui arrive On poste aussi un contenu comme, tu vois, et donc parfois, il y des trucs comme ça éclatés, [SPEAKER_01] et voilà, tu joues au lego. C'est très sympa. Enfin moi quand tu me dis calendrier, je pense au calendrier à poil Pirelli, mais enfin bon, tu vas pas nous faire calendrier à poil Non Alexia. Non, tu vas pas nous faire. [SPEAKER_01] Alors je t'ai demandé ton meilleur souvenir, c'est quoi ton pire souvenir Est-ce qu'à un moment tu dis mais sais genre la journée où tout s'est enchaîné, où ça ne marche pas, où tu avais un enjeu de dingue [SPEAKER_00] Alors tout a fonctionné et le client n'a rien vu, mais on s'est fait voler 30000 euros de matos dans le train avant une grosse vidéo. Ça, ce n'était pas une journée cool [SPEAKER_00] et c'est le genre de journée où tu vois très vite comment l'équipe réagit. [SPEAKER_00] Tu vois aussi l'équipe qui te regarde en te disant, putain, il va vraiment réussir à faire comme il dit dans ses podcasts [SPEAKER_00] maintenant que ça se passe. [SPEAKER_00] Donc oui, on arrive dans le train quelques heures après, on doit tourner un 20 minutes avec une production avec l'équipe. C'est organisé souvent, ces vidéos-là, on les organise 2, 3 mois à l'avance, entre l'écriture, l'orga, la prod, le lieu à peu Le patron, le truc. Exactement. [SPEAKER_00] Et donc là, on est dans le train, le train part et plus de matos. Et en fait, on s'est fait braquer par un gars qui nous suivait. [SPEAKER_00] Finalement, incroyable histoire parce que le gars retrouvé par Interpol sur la plage en Italie, enfin ça te donnerait un sujet exceptionnel. Je suis en train de rassembler des pièces avec l'avocat et un jour, je vais raconter toute l'histoire folle parce que je te jure, pour ce truc là, j'ai fait quoi Interpol pour un vol dans le train Mais depuis quand la police, elle fait ça, c'est C'est [SPEAKER_01] un problème. Arrêté [SPEAKER_00] en Italie, à la plage, en maillot de bain avec sa femme et tout, ramené en France en zonzon. Truc de fou, vraiment incroyable l'histoire. [SPEAKER_00] Donc à ce moment-là, dans le train, sais que tu ne pas passer une journée cool, tu dois déjeuner avec le client, donc tu gardes la face et tout. Et là, en 2 secondes, mais je me souviendrai tout le temps, en 2 secondes, je vois le [SPEAKER_00] vide dans les yeux des équipes et je fais, toi, appelles une boîte de prod là où on va pour louer le matos, toi tu peux commencer à déclarer tout le matos qu'on vient de se faire voler pour la boîte et toi tu peux appeler l'assurance s'il te plaît, moi je gère avec qui je dois gérer et ça va aller. En 2 secondes tout le monde était autour de la table en train Chef d'orchestre quoi. On arrive sur place, on loue tout le matos, on fait la prod, on se casse le soir, on va porter plainte à 22 heures 30, tu te cas 2 heures du mat, à tout, tout se passe. Mais putain, tu finis la journée et là tu dis À bout ta vie. Donc typiquement tu vois sur ce genre de de production là, tu comprends aussi les enjeux de bien gérer son business parce que quand dans les 48 heures faut ressortir 30000 euros pour rembourser le matériel que tu viens de te faire voler et tout ça qu'on allait déjà louer à une boîte de prod après, c'est la justice qui prend, tu te feras, mais en 1er lieu la boîte elle va te les demander. Il faut [SPEAKER_00] les sortir les ronds. Donc là tout de suite tu es content de bien gérer ta thune, de facturer correctement et et d'en faire un vrai business. Parce que tu te rends compte que ne serait que une ou 2 caméras aujourd'hui une caméra c'est 2 3000 balles la caméra. Bien sûr. Ça va très vite. Donc ouais ce n'était pas un bon moment ça, mais très formateur. [SPEAKER_00] Ah bah donc plus c'est dans les échecs qu'on apprend là j'ai tout appris. Ah mais maintenant tu te scotche la caméra dans le train. Surtout j'ai compris ce qu'était une assurance transport. Ouais, ouais. Voilà, on n'est pas d'assurance transport. Ouais. Bon, tu feras Je ne plus. Est-ce que tu es encore stressé quand tu tournes Chaque fois. Ah ouais. Même là. Ah ouais. Là, 2 secondes avant, et oui, je me suis posé de vraies questions. Ben, je juge envie de bien faire. Je me dis sinon je fais pas. En fait si je suis pas stressé, c'est que je me dis merde il y a un truc qui ne va pas ou que je ne le sens pas ou [SPEAKER_00] je suis là mais que je ne sers à rien. Dans ce cas c'est trop dommage. [SPEAKER_00] J'aurais juste dû refuser et je garde mon temps pour faire autre chose. [SPEAKER_00] Mais [SPEAKER_00] non, j'essaie vraiment de me dire à chaque fois, et peu importe que j'accepte, que ça soit dans le perso ou dans le pro, si je le fais, je le fais vraiment. Sinon, [SPEAKER_01] enfin, je le fais pas. On comprend que tu mets du coeur dans ce que tu fais et ça m'inspire la question d'après, c'est comment tu gères les critiques Parce qu'en fait, quand tu publies quelque chose, tu t'exposes, tu y as mis du cœur, tu as voulu bien le faire et [SPEAKER_01] forcément, ça ne plaît pas à tout le monde. Comment on fait pour gérer les critiques, les bad buzz et tout ça [SPEAKER_00] Alors les bad buzz, c'est différent. [SPEAKER_00] Si tu fais de la merde, [SPEAKER_00] tu fais de la merde et tu récoltes de la merde. Si tu essaies de faire un truc bien et qu'il n'est pas assez bien aux yeux du public, mais que c'est qu'une question professionnelle, [SPEAKER_00] tu vas juste apprendre plus et plus vite. [SPEAKER_00] Et c'est le dernier truc que j'ai dit d'ailleurs aux équipes avec qui on a produit la dernière vidéo. Quand on m'a demandé qu'est-ce que j'en pensais, j'ai dit pour [SPEAKER_00] la 1re fois, j'en pense rien et c'est un problème. Pourquoi [SPEAKER_00] Parce qu'elle est très bien, mais je ne sais plus [SPEAKER_00] sur quoi je peux vous challenger. Donc là, j'ai besoin d'aide. Et là, je me suis pris un gars extérieur que j'estime beaucoup. Je lui dis là, cette vidéo, la prends, tu la déchires. Je veux, à tes yeux, je veux voir tout ce qu'on peut modifier, tout ce qui ne pas. Parce [SPEAKER_00] que pour moi, c'est un problème. Ça veut dire que tu fais aussi bien que la dernière fois, mais ni mieux ni moins bien. Donc tu n'as pas pris de risque. Donc il n'y a pas de Et puis là, ne pas tout seul derrière mon bureau. Enfin, tu payes des gens, t'as des grosses charges, t'as envie qu'ils se dégagent tout le temps un truc. Moi, même pour les équipes, c'est pas facile de se challenger tout le temps. Ça ne peut pas. Parfois, n'est pas sur des gros trucs, mais au moins sur des petits trucs. J'aime bien avoir [SPEAKER_00] typiquement quand je travaille en équipe, même d'un point de vue business avec d'autres entreprises, [SPEAKER_00] si ça fait longtemps que je vois aucun retour dans les emails ou aucune merde que j'ai fait, je me dis merde, je n'ai pas poussé le curseur assez loin. J'aurais peut-être pu prendre plus d'initiatives. [SPEAKER_00] J'aurais peut-être pu proposer ça, j'aurais peut-être dû faire ça, j'aurais peut-être dû déjà envoyer ça, j'aurais dû travailler déjà sur des slides, j'aurais dû Mais on aurait dû me dire, ça on n'a pas besoin, vas-y arrête de nous faire chier ça, au moins j'aurais poussé un tout petit peu plus que là où on m'attend. En fait je pense que c'est ça l'enjeu, c'est d'aller un tout petit peu plus loin à chaque fois que là où on t'attend. Donc non, les critiques, [SPEAKER_00] quand c'est j'aime pas ta gueule ou [SPEAKER_00] sale con, je m'en fous. Maintenant, c'est passé. Ça, vraiment, tu vis avec quand tu fais des 1000000 de vues par mois. Au point de vue, au départ, c'était pas facile quoi. Horrible. J'invitais [SPEAKER_00] les gens. À l'époque, c'était sur Skype. Je me souviens du 1er hater qui me disait que mes plans, c'était de la merde, que j'avais dû mettre 5 minutes à les faire. Je l'ai appelé sur Skype. On est resté une heure et quart ensemble. Je lui ai montré comment je faisais mes plans. J'avais besoin de me justifier. Je me sentais attaqué, vexé. Donc non, évidemment que ça fait mal. Mais aujourd'hui, [SPEAKER_00] c'est ce qu'on va chercher. On ne pas le chercher gratuitement. Je ne pas chercher la critique qui n'a qui n'a aucun sens, [SPEAKER_00] mais j'aime bien. Là, en ce moment, j'en ai une sur les vidéos et elle me plaît parce que je ne change pas encore et je sens que je ne l'ai, ce n'est pas ce qu'il faut que je change, mais il y un truc à faire, c'est sur la musique. Depuis plusieurs vidéos, on met beaucoup de musique classique parce que pour moi, la musique classique est intemporelle. Donc si tu veux que ton contenu ne vieillisse pas, il ne pas mettre de la musique qui soit temporelle ou à la mode. Et avec de la musique classique, parfois nos propos sont un peu étouffés. [SPEAKER_00] Parfois la musique prend beaucoup le dessus, un peu comme dans un film. Et en ce moment, j'ai le la critique de quelques commentaires qui me disent ta musique est trop forte, ta musique. Et je pense que le problème, ce n'est pas que la musique est trop forte, c'est que ce n'est pas la bonne musique. Donc tu penses que tu vas changer. Je continue de chercher, tu vois. Mais typiquement, ce genre de retour là, j'adore. [SPEAKER_01] Mais donc, c'est parce qu'ici, on a reçu Mathieu Madaignan qui dit en fait qu'il répond. [SPEAKER_01] Il dit plus c'est méchant, plus je réponds. Mais il répond, c'est ce qu'il nous racontait en disant attends le gars là, juste je viens de dîner, suis avec mon fils, c'est un peu violent. Il remet dans le contexte en fait. [SPEAKER_00] Tu réponds parfois ou tu tu ignores prends pas le temps. Je réponds plutôt aux commentaires dans ce sens là. Ouais. Ok, mais si on va réfléchir, on va affiner. Et après, il y aussi un format qui me sauve beaucoup de tout ça, c'est les lives. Je suis en live toutes les semaines pendant 2 heures sur toutes les plateformes, [SPEAKER_00] sauf Snap et LinkedIn. [SPEAKER_00] Donc je lis les commentaires TikTok, je lis les commentaires Instagram, je lis les commentaires YouTube. [SPEAKER_00] Ça, c'est génial parce que du coup, les Je les lis en live. Ah, je les lis en live. Ouais. Et et la dernière fois, tu en as eu un qui dit ah oui, je crois que tu as bad buzz sur toi, machin, ça parle mal de ça et tout. Vas-y, ça, ça me régale. Alors attends, raconte, raconte, qu'est-ce que j'ai fait et tout. Et finalement, les gens, quand ils voient que tu es très sincère et que tu joues pas un rôle, t'essaies juste de faire bien et de [SPEAKER_00] cloisonner un petit peu ta personnalité dans quelque chose qui [SPEAKER_00] est regardable et présentable, vois. Il ne pas non plus enlever tous les garde-fous. Je pense que ça se passe bien. En fait, c'est au fil des années que tu arrives à être imperméable aussi aux critiques. Oui, puis surtout après, ça dépend, ça dépend de qui elles viennent. [SPEAKER_00] C'est-à-dire Mon agent m'appelle et il me dit honnêtement là, c'est vraiment de la merde. Je ne comprends pas ce que tu as fait. Ça me touche de ouf et je me remets vraiment en question parce qu'il me connaît par cœur, il connaît toute l'industrie. [SPEAKER_00] Je me dis putain, pourquoi j'ai été aveugle quoi y a vraiment un truc là, y a un problème. Ou alors je vais challenger un peu et je vais lui dire attends, [SPEAKER_00] je comprends pas, je bug. [SPEAKER_00] Et en plus de ça, ça m'en met encore plus en question parce que souvent les contenus sont vus au moins par 2 ou 3 personnes avec moi. Donc je me dis putain, il y personne qui l'a vu quoi. Ouais, ça, personne l'a vu. Comment c'est passé à la trappe. [SPEAKER_01] Voilà, ça, c'est un problème. Tu te vois encore dans le même métier dans 5 ans, 10 ans ou [SPEAKER_00] pas Complètement pour faire différentes choses. Peut-être que dans 30 ans, [SPEAKER_00] j'irai voir des technologies sur le terrain ou j'irai visiter à l'intérieur d'une fusée SpaceX la technologie qui lui permet de atterrir toute seule. Le rêve. Tu vois, mon grand fait, le contenu comme ça, je ne le vois pas, [SPEAKER_01] non. Donc ce n'est pas une passade, c'est-à-dire que ton année sabbatique que tu annonçais à ta mère à l'âge de 16 ans, qui dure depuis 16 ans, elle va peut-être durer 30 ans en fait. Ouais, ouais, je pense, mais je le souhaite. [SPEAKER_00] Et après ça sera plus pour moi, ça sera, et c'est déjà le cas de plus en plus pour d'autres. [SPEAKER_00] J'aime bien voir aussi d'autres d'autres génies créatifs et me dire ah putain drôle vas-y attends je t'emmène là, vas-y. Ça ne marche pas du tout. Alors attends, je te ramène là-bas, on va Et [SPEAKER_00] c'est drôle aussi de voir les autres [SPEAKER_00] soit réussir, soit se planter avec avec [SPEAKER_00] toi ce que tu as appris et ce que as pu transmettre. Qu'est-ce qui te rend fier toi dans ce que tu fais [SPEAKER_00] L'équipe. Aujourd'hui [SPEAKER_00] vraiment c'est ça. [SPEAKER_00] Et [SPEAKER_00] non, c'est vraiment l'équipe et le fait d'avoir associé juste ce métier là à vraiment quelque chose qui m'anime quoi. [SPEAKER_00] C'est j'y peux rien, c'est c'est [SPEAKER_00] je pense que c'est aujourd'hui [SPEAKER_00] à la fois un atout et à la fois la pire drogue que je consomme, c'est c'est mon travail. C'est vraiment, [SPEAKER_00] c'est parfois un vrai problème, [SPEAKER_00] mais [SPEAKER_00] avant tout dans le travail ou à l'équipe. Honnêtement, [SPEAKER_00] tu vois, il y quelques années de ça, quand notre 1er monteur vidéo, c'est toujours l'exemple que je donne, [SPEAKER_00] il nous appelle un jour et il nous dit, je suis juste touché, je voulais vous le dire, voilà, j'ai vu la banque, [SPEAKER_00] mon prêt immobilier, il a été accepté grâce au travail qu'on fait depuis 5 ans ensemble. [SPEAKER_00] Tu prends une claque, tu dis putain, genre lui, il se loge, il lâche son chauffage, il a l'eau, il grâce [SPEAKER_00] à ta chaîne quoi, grâce au, un truc que tu fait à écrire. Exactement, [SPEAKER_00] ça c'est ouf. C'est ouf, tu m'étonnes. Donc de plus en plus, je ne dis pas il faut que fasse le script pour ma vidéo. Je me dis de plus en plus, faut que je fasse le script parce qu'il y lui qui bosse, il y lui qui bosse, il lui qui m'attend. Il y a, tu le fais en équipe quoi. C'est ça qui est cool aussi. Et qu'est-ce que tu as envie de transmettre aux [SPEAKER_01] équipes, [SPEAKER_01] aux jeunes qui débutent [SPEAKER_00] Faites des trucs. [SPEAKER_00] N'attendez rien de personne, juste faites. Prenez, [SPEAKER_00] prenez votre caméra, prenez, [SPEAKER_00] je vous jure, les moments gênants. Moi, au tout début, j'avais vu cette astuce là. Je ne sais pas pourquoi je l'avais fait, mais pour peut être que ça m'a aidé. Je prenais des objets du quotidien nuls et je me chronométrais devant la glace pour en parler plus de 5 minutes sans jamais m'arrêter. [SPEAKER_00] Je prenais une cuillère, une fourchette devant la On faisait ou pas Pas avant parce que j'ai pas de caméra qui filmait. J'avais un petit appareil photo et à l'époque l'appareil photo, c'est pas de caméra. Est-ce qu'on peut retrouver [SPEAKER_00] Non, pas ça. [SPEAKER_00] Mais il y d'autres moments gênants à mon avis, tu peux retrouver. [SPEAKER_00] Donc non, juste [SPEAKER_00] le [SPEAKER_00] meilleur moment pour faire un truc, c'est là maintenant tout de suite, juste après ce podcast. Tu arrêtes et tu le fais. Peu importe le le résultat, mais tu le fais. C'est le meilleur moment, c'est la meilleure façon d'apprendre quelque chose et c'est le seul truc que je veux transmettre et [SPEAKER_00] ça me rend fou parce qu'on est dans une génération de [SPEAKER_00] toujours et je pense que ça dépend des gens mais [SPEAKER_00] de stresser, d'impressionner, [SPEAKER_00] Il n'y a personne, [SPEAKER_00] T'as aucun En fait, c'est toujours plus facile [SPEAKER_00] d'être stressé ou de ne pas vouloir faire quand t'as des choses à perdre. Mais si t'en es au début, t'as rien à perdre. [SPEAKER_00] Et c'est le genre de truc un peu délicat qu'on dit aux premières personnes avec qui on travaille là quand ils nous disent non mais ça t'imagines ils vont le voir. T'es pas connu, t'es pas Brittness Pierçon s'en branle, viens on fait là maintenant ta vidéo, on lance et puis on verra après. Mais c'est clair. Bon ok, mais quand même ça pourrait, mais évidemment ça pourrait être mieux, ça va être de la merde, c'est ta 1re, [SPEAKER_00] elle va être nulle. [SPEAKER_00] J'ai jamais connu, peu importe le domaine, ta 1re fois, elle est toujours pourrie. J'ai été, voilà. Peu importe le domaine, alors je que moi [SPEAKER_00] en formule un, je peux t'assurer que je rêve un jour de repiloter une formule un parce que tu vois la vidéo, tu te dis putain, il est à 60 kilomètres heure, qu'est-ce qu'il fout, avance. C'était [SPEAKER_00] nul, mais je m'en fous, j'ai piloté une formation. Moi j'aurais été à 25 kilomètres heure, tu sais quoi. Donc non, franchement, c'est le seul truc à faire et peu importe ton niveau, c'est ce qu'on continue de faire. Moi, il y plein de trucs que je ne sais pas faire, je le fais. [SPEAKER_01] Voilà. On arrive à la fin de cet entretien dans tous À chaque fois, je demande un petit conseil. Alors c'est un peu la [SPEAKER_01] suite de ce que tu viens de me dire. Mais c'est quoi ton conseil pour les gens qui nous regardent, qui nous écoutent au vu de tout ce qu'on s'est [SPEAKER_01] dit, ton parcours, [SPEAKER_01] prise de risque de dingue, bac moins 2. [SPEAKER_01] Tu arrives à quasiment 30 ans, tu 30 ans là. En moins de mai, oui. Quasiment 30 ans, [SPEAKER_01] tu es chef d'entreprise, tu as créé de l'emploi, [SPEAKER_01] tu es quasiment à 2000000 d'abonnés ou 2000000 [SPEAKER_01] tous réseaux confondus. [SPEAKER_01] C'est [SPEAKER_00] waouh en fait, ta prise de risque, elle valait le coup quoi. Je ne m'en rends pas compte parce que j'ai fait ça naturellement et je pense que j'ai juste suivi une petite voix dans ma tête et c'est le seul truc que je peux transmettre, c'est [SPEAKER_00] s'il n'y a pas de danger de mort et si si tu ne risques pas quelque chose qui est irrécupérable, [SPEAKER_00] fais-le, [SPEAKER_00] c'est tout. Très bien, pour moi, c'est le seul truc à dire quoi. [SPEAKER_01] Merci Romain avec l'année livre, un grand succès story. Avec plaisir merci à toi. [SPEAKER_01] Merci ça donne envie de de se lancer quoi tu vois soit Trop bien ça fera plus de cerveau avec toi pour en faire des trucs c'est trop bien. C'est clair merci beaucoup j'invite [SPEAKER_01] tout le monde à regarder ce que tu fais parce que c'est trop cool il y plein de formats différents il y a assez un peu tech il y a aussi ces 20 minutes avec qui sont quand même vachement sympa et en effet on va vraiment sur de l'humain et c'est cool et ce qui est chouette chez toi c'est qu'à la fois il y le côté tech et geek mais y a le côté côté très humain aussi qu'on retrouve On essaie de mêler le chou parce que l'un sans l'autre ça ne va Donc c'est trop cool. Merci à toi Merci beaucoup. Et tous vendeur c'est tous les mardis donc on se retrouve la semaine prochaine. Salut.
Points clés
- Romain Lanery a quitté l'école à 16 ans pour se consacrer à la création de vidéos.
- Il lui a fallu 5 ans pour pouvoir vivre confortablement de son activité.
- À ses débuts, il gagnait seulement 600€ par mois tout en prétendant en gagner 1500€ pour rassurer ses parents.
- Son premier contrat rémunéré était de 150 à 200 euros avec la marque QNAP.
- Le proviseur de son lycée a joué un rôle clé en lui accordant un an pour tester son projet.
À éviter
❌ Attendre d'avoir une idée parfaite avant de se lancer.
✅ Commencez à créer avec les moyens du bord. L'inspiration et les bonnes idées naissent de l'action et de l'expérimentation, pas de l'attente. Comme pour une pizzeria, testez vos 'recettes' avant d'ouvrir.
❌ Négliger la régularité de publication.
✅ La récurrence est plus importante que la perfection. Publier régulièrement, même si le contenu n'est pas parfait, permet d'apprendre plus vite, de créer un rendez-vous avec son audience et de nourrir les algorithmes.
❌ Penser qu'un CV traditionnel est suffisant pour se faire remarquer.
✅ Dans les métiers créatifs, votre portfolio est votre meilleur atout. Montrez ce que vous savez faire à travers des projets concrets, même personnels. Une vidéo ou une création vaut mieux qu'un long discours sur un PDF.
Glossaire
- Creator Economy
- Écosystème économique où des créateurs de contenu indépendants (vidéastes, podcasteurs, blogueurs) monétisent leur audience via des partenariats, de la publicité, des produits dérivés ou des abonnements.
- Affiliation
- Modèle de monétisation où un créateur promeut les produits ou services d'une entreprise et touche une commission sur les ventes générées grâce à ses liens personnalisés.
- Tous Wonder
- Média et podcast qui explore les parcours d'entrepreneurs et de personnalités en se concentrant sur leur 'point de bascule', le moment clé qui a changé leur trajectoire.
- Ramify
- Banque privée en ligne mentionnée comme sponsor de l'émission 'Tous Wonder'. Elle propose des services de gestion de patrimoine accessibles en ligne.
- NAS (Network Attached Storage)
- Un serveur de stockage de données connecté à un réseau. La marque QNAP, spécialisée dans les NAS, a été le premier client payant de Romain Lanery.
Conclusion
L'ascension de Romain Lanery n'est pas une anomalie, mais l'illustration parfaite d'une vérité souvent oubliée : le succès digital se construit dans l'ombre, avec du temps, des sacrifices et une détermination sans faille. Son histoire rappelle que derrière chaque créateur suivi par des millions de personnes, il y a un entrepreneur qui a, un jour, fait un pari audacieux.

