De Beyrouth en guerre à Wall Street : l'incroyable odyssée de Jean-Michel Caram

Publié le 22 juin 2026 · Mis à jour le 26 septembre 2026

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Il y a des vies qui ressemblent à des romans. Celle de Jean-Michel Caram est de celles-là. Invité de l'émission "Tous Wonder Leader", l'entrepreneur et juré de "Qui veut être mon associé ?" sur M6 s'est livré sur un parcours qui défie l'imagination. Une trajectoire marquée par la guerre, la science et une réussite éclatante dans le monde des affaires. Une histoire qui commence sous les bombes, à Beyrouth.

Une enfance sous les bombes : le départ qui a tout changé

Vingt ans. C'est le temps que Jean-Michel Caram, que tout le monde appelle Jean, a passé sous les bombes au Liban. Une jeunesse vécue dans une "prison à ciel ouvert", un territoire représentant à peine 10% de la Corse, où chaque jour était une incertitude.

Mais contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce ne sont pas les épreuves qui l'ont poussé à partir. "On ne quitte pas un pays parce que c'est dur", explique-t-il avec force. "On était même heureux sous les bombes."

« J'ai quitté le jour où l'espoir est mort. »
Jean-Michel Carame 3:46

Le vrai point de rupture, c'est la fin de l'espoir. Le sentiment que demain ne sera pas meilleur. C'est cette perte qui scelle sa décision. Le 10 juillet 1990, à 21 ans, il entame le voyage qui le mènera en France, un pays qu'il n'a encore jamais vu.

Un bus pour seule issue

Son départ n'a rien d'une simple formalité. C'est une opération à très haut risque. La voie normale, via le port de Jounieh, est alors pilonnée, la rendant quasi impraticable. Ses parents ont une autre idée, aussi audacieuse que dangereuse : lui faire prendre un bus de la compagnie aérienne libanaise, la Middle East Airlines.

Ce bus, transportant des employés, n'est en principe jamais arrêté par les milices et l'armée syrienne qui contrôlent la route vers l'aéroport de Beyrouth. En principe seulement.

Le souffle de la mort aux checkpoints

Ce jour-là, le bus est stoppé. Fouillé. La tension est à son comble. Dans sa valise, Jean-Michel a fait une erreur de jeunesse : une ceinture à l'effigie d'une faction ennemie. Quand un soldat ouvre son bagage, il pense que sa dernière heure est arrivée. "Je me suis dit : bon, c'est fini quoi."

Miraculeusement, le soldat ne la voit pas. Mais le calvaire n'est pas terminé. Il sera arrêté et contrôlé jusqu'au pied de l'avion. Chaque fois, il sent la menace des prisons syriennes, synonymes de torture et de mort. Sa résolution est prise.

« On est torturé jusqu'à la mort. Et de toute manière, dans ma tête, je ne serai jamais allé avec eux. Jamais. »
Jean-Michel Carame 6:56

Plutôt mourir sur place que de finir dans un de ces geôles. Finalement, il montera dans l'avion. Il arrivera à Paris. Une nouvelle vie commence, mais la guerre a laissé une trace indélébile, une philosophie de vie hors du commun.

Vivre chaque jour comme le dernier

Loin de le traumatiser, cette épreuve lui a inculqué une forme de "carpe diem poussé à son paroxysme". Une dualité qui le définit encore aujourd'hui.

« Je planifie ma vie comme si j'étais immortel et je vis chaque jour comme si c'était le dernier. »
Jean-Michel Carame 8:42

Cette capacité à projeter sur le long terme tout en savourant l'instant présent devient sa plus grande force. Une force nourrie par des valeurs familiales solides, où la culture de l'effort et du travail bien fait est un pilier.

De l'ingénieur chercheur au visionnaire du business

En arrivant en France, Jean-Michel Caram n'est pas un inconnu pour le monde de la rigueur et de l'analyse. Son parcours académique est brillant : il est ingénieur et docteur en technologie.

Avant de se lancer corps et âme dans l'entrepreneuriat, il fait ses premières armes dans un temple de la recherche française : le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique).

La science comme école de la stratégie

Cette expérience de chercheur forge son esprit. Il y apprend la méthodologie, l'importance de l'analyse factuelle, la patience de l'expérimentation et la nécessité de trouver des solutions innovantes à des problèmes complexes.

Ce bagage scientifique, loin de l'enfermer dans une tour d'ivoire académique, devient son atout majeur dans le monde des affaires. Il applique la rigueur du chercheur à la frénésie de l'entrepreneuriat.

Il ne se contente pas de suivre des intuitions. Il analyse les marchés, dissèque les modèles économiques et construit ses projets avec la précision d'un protocole scientifique. Cette approche structurée lui permet de naviguer dans des univers aussi différents que la beauté et l'intelligence artificielle.

Construire des empires : beauté, IA et succès en bourse

L'appétit entrepreneurial de Jean-Michel Caram est immense. Il ne se contente pas de créer une entreprise, il bâtit des groupes, explore des secteurs variés et démontre une capacité d'adaptation exceptionnelle.

Il fonde plusieurs entreprises innovantes, notamment dans les domaines de la beauté et de l'intelligence artificielle. Deux univers a priori éloignés, mais qu'il relie par un fil rouge : l'innovation de rupture et une compréhension fine des besoins du marché.

La consécration boursière, par deux fois

Mais le symbole le plus éclatant de sa réussite est une prouesse que peu d'entrepreneurs français peuvent revendiquer : il a réalisé non pas une, mais deux introductions en bourse (IPO).

Cet exploit n'est pas anodin. Entrer en bourse signifie soumettre son entreprise au jugement quotidien des marchés financiers, faire preuve d'une transparence absolue et démontrer un potentiel de croissance capable de séduire les investisseurs les plus exigeants.

Le faire deux fois avec des entreprises différentes témoigne d'une maîtrise exceptionnelle des codes du capitalisme, d'un sens aigu des affaires et d'une capacité à transformer une vision en une machine de création de valeur reconnue par tous. C'est la marque des très grands entrepreneurs.

La philosophie du 'cash' : un pragmatisme à toute épreuve

Dans le monde des start-ups où l'on parle souvent de valorisation, de levées de fonds et de croissance à tout prix, Jean-Michel Caram apporte une vision beaucoup plus terre-à-terre, presque brutale de sincérité.

Pour lui, le succès d'une entreprise ne se mesure pas à sa popularité médiatique ou à la taille de ses bureaux. Il se mesure à un seul indicateur, le plus important de tous.

Le cash est roi

"Ce qui compte, c'est le cash. Tout le reste, c'est du blabla." Cette phrase, assénée comme une évidence, résume toute sa philosophie. Le cash, c'est le sang de l'entreprise. C'est ce qui garantit la survie, la liberté de décision et l'indépendance.

Cette obsession pour la trésorerie est le fruit de son expérience. Il a vu des entreprises aux concepts géniaux mourir faute de liquidités. Il sait qu'un compte en banque bien garni offre plus de sécurité et d'options stratégiques que n'importe quel plan sur le papier.

Au-delà des apparences

Son approche est un rappel salutaire pour tous les entrepreneurs : ne vous laissez pas griser par les métriques de vanité. Un million d'utilisateurs qui ne paient pas, c'est un million de problèmes. Une entreprise rentable, même modeste, est une entreprise souveraine.

Ce pragmatisme est sa boussole. Il ne court pas après l'argent pour le prestige, mais pour la liberté qu'il procure. Comme le disait sa mère : "Il ne court pas après l'argent, il court plus vite que toi." Une leçon qu'il n'a jamais oubliée.

La résilience comme moteur : une leçon de vie entrepreneuriale

Le parcours de Jean-Michel Caram est, avant tout, une histoire de résilience. La capacité à encaisser les coups les plus durs et à les transformer en énergie pour aller de l'avant.

La guerre, l'exil, mais aussi les drames personnels, comme la perte brutale de sa mère, ont forgé un mental d'acier. Il raconte sobrement comment, la veille de son décès, elle lui a donné un conseil de vie, avant de succomber à treize attaques cardiaques dans la nuit.

Transformer l'adversité en carburant

Ces épreuves ne l'ont pas détruit. Elles l'ont construit. Chaque obstacle surmonté a renforcé sa détermination, sa conviction qu'il est possible de se relever de tout.

Cette force mentale est le socle de sa réussite entrepreneuriale. Créer une entreprise est un marathon semé d'embûches, de doutes et d'échecs. Sans une résilience à toute épreuve, l'abandon est souvent la voie la plus simple.

Jean-Michel Caram incarne cette idée que les plus grandes forces naissent souvent des plus grandes faiblesses. Son histoire est une source d'inspiration, un message puissant pour tous les leaders et entrepreneurs qui font face à l'adversité : les cicatrices peuvent devenir des armures.

Questions fréquentes

Qui est Jean-Michel Caram ?

Jean-Michel Caram, aussi appelé Jean, est un entrepreneur franco-libanais au parcours exceptionnel. Ingénieur et docteur en technologie, ancien chercheur au CNRS, il a fondé plusieurs groupes innovants dans la beauté et l'IA. Il est surtout connu pour avoir réalisé deux introductions en bourse et pour sa participation comme juré à l'émission 'Qui veut être mon associé ?' sur M6.

Comment Jean-Michel Caram a-t-il quitté le Liban ?

Il a quitté le Liban en guerre le 10 juillet 1990 à l'âge de 21 ans. Son départ fut rocambolesque : il a emprunté un bus de la compagnie aérienne nationale pour traverser des zones contrôlées par l'armée syrienne. Son bus a été arrêté et fouillé à plusieurs reprises, et il a échappé de peu à une arrestation qui aurait pu lui être fatale.

Quelles entreprises Jean-Michel Caram a-t-il fondées ?

L'article mentionne qu'il a bâti plusieurs groupes innovants, notamment dans les secteurs de la beauté et de l'intelligence artificielle. Il est reconnu pour avoir mené deux de ses entreprises jusqu'à l'introduction en bourse, une réussite majeure.

Quelle est la philosophie d'affaires de Jean-Michel Caram ?

Sa philosophie est extrêmement pragmatique et se résume en une phrase : "Ce qui compte, c'est le cash. Tout le reste, c'est du blabla." Il considère la trésorerie comme le principal indicateur de la santé, de l'indépendance et du succès d'une entreprise, bien avant les autres métriques.

En quoi l'histoire de Jean-Michel Caram est-elle une source d'inspiration ?

Son histoire est une puissante leçon de résilience. Parti de rien, ayant survécu à 20 ans de guerre, il a transformé les pires adversités en une force motrice pour construire une carrière entrepreneuriale spectaculaire. Son parcours montre que la détermination et un mental d'acier peuvent surmonter tous les obstacles.

Qu'est-ce que l'émission 'Tous Wonder Leader' ?

C'est une émission, présentée comme un hors-série de 'Tous Wonder', qui se concentre sur le business, l'entrepreneuriat et les trajectoires de vie inspirantes. Elle reçoit des leaders comme Jean-Michel Caram pour discuter des choix qui ont défini leur parcours.

Invités

  • Jean-Michel Carame — Entrepreneur / Juré 'Qui veut être mon associé?'

Points clés

  • A vécu 20 ans sous les bombes au Liban avant de fuir en 1990.
  • Est ingénieur, docteur en technologie et ancien chercheur au CNRS.
  • A fondé plusieurs groupes dans la beauté et l'intelligence artificielle.
  • A réussi deux introductions en bourse (IPO), un fait rare pour un entrepreneur.
  • Est juré dans l'émission 'Qui veut être mon associé ?' sur M6.
  • Prône une philosophie d'affaires centrée sur le 'cash' comme unique mesure de succès et d'indépendance.

À éviter

❌ Croire que les difficultés sont une raison d'abandonner.

✅ Jean-Michel Caram enseigne que la difficulté n'est pas une raison de quitter un projet ou un pays. Le véritable signal d'alarme est la 'fin de l'espoir'. La résilience face aux épreuves est une condition du succès.

❌ Se focaliser sur les métriques de vanité au détriment de la rentabilité.

✅ Sa philosophie du 'cash' est un rappel brutal : le nombre d'utilisateurs ou la couverture médiatique ne valent rien sans un modèle économique viable. La priorité absolue doit être la génération de trésorerie pour assurer la survie et l'indépendance de l'entreprise.

❌ Subir le passé au lieu de s'en servir.

✅ Son parcours montre comment transformer les traumatismes (la guerre, la perte d'un proche) en une force motrice. Au lieu de le paralyser, son passé a nourri sa détermination et sa philosophie de vie : 'vivre chaque jour comme si c'était le dernier'.

Glossaire

IPO (Initial Public Offering)
Terme anglais pour 'Introduction en Bourse'. C'est le processus par lequel une entreprise privée ouvre son capital au public en vendant des actions sur un marché financier pour la première fois.
CNRS
Le Centre National de la Recherche Scientifique. C'est le principal organisme public de recherche scientifique en France, réputé pour son excellence dans de nombreux domaines.
Cash
Dans le contexte de l'entreprise, le 'cash' désigne la trésorerie disponible, c'est-à-dire l'argent liquide ou les actifs facilement convertibles en liquide. C'est un indicateur clé de la santé financière et de la capacité d'une entreprise à opérer.
Résilience
Capacité d'un individu ou d'une organisation à surmonter les chocs traumatiques et les épreuves, à s'adapter et à continuer à se développer malgré l'adversité.

Conclusion

L'odyssée de Jean-Michel Caram n'est pas seulement l'histoire d'une réussite financière. C'est le récit d'une survie, la preuve que la volonté humaine peut transformer les cendres d'un pays en guerre en fondations d'un empire. Une leçon qui résonne bien au-delà du monde des affaires, touchant à l'essence même de ce que signifie se battre pour ses rêves.

Mots-clés : Jean-Michel Caram, entrepreneur résilient, success story, Qui veut être mon associé, leadership, Liban guerre, IPO, intelligence artificielle, beauté, philosophie business

Références

Entités citées

Source primaire

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Brute
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Intervenant 1 J'ai vécu 20 ans sous les bombes. Qu'est-ce qui se serait passé si tu avais arrêté On est torturé jusqu'à la mort. Il ne court pas après l'argent, il court plus vite que toi. C'est ma mère qui m'a dit ça et dans la nuit, elle a eu les attaques cardiaques 13 d'un coup, le 13e l'a tué. La veille, j'avais 150000 Intervenant 1 euros et le lendemain 110000 euros. Ce qui compte, c'est le cash. Tout le reste, c'est du blabla. Intervenant 2 Bonjour à tous et bienvenue dans tous vendeurs leader, les hors séries de tous vendeurs où on parle business, entrepreneuriat, Intervenant 2 trajectoire et choix qui changent une vie. Aujourd'hui, on aborde tous ces sujets avec Jean-Michel Carame. Vous le connaissez peut-être parce qu'il est juré de l'émission qui veut être mon associé sur M 6, mais c'est surtout un entrepreneur Intervenant 2 hors norme. Il a quitté le Liban en guerre à l'âge de 20 ans, il est ingénieur, docteur en technologie, Intervenant 2 ancien chercheur au CNRS. Il a bâti plusieurs groupes innovants en, en beauté et en intelligence artificielle et il a surtout réussi la prouesse de faire non pas une, mais 2 entrées en bourse et ça c'est juste incroyable. Tous Wonder Leader, c'est maintenant avec Jean-Michel Carame. Intervenant 2 Jean-Michel Caram, merci d'être avec nous. Tout le monde t'appelle Jean, alors est-ce qu'on peut t'appeler Jean Absolument, c'est mon vrai prénom. C'est ton vrai prénom. Absolument. Michel, c'est le prénom de mon père. Intervenant 2 Donc c'est l'état civil, mais dans la vie de tous les jours, c'est Jean, donc on va rester sur genre si tu le veux bien. Oui, oui, je préfère Intervenant 2 même. Bon ben génial. Dort tous, vendeur leader, on commence toujours avec un point de bascule. Évidemment, on en a plein dans la vie, mais toi, tu en as un qui est très, très fort et qui est très précis. 10 juillet 1990, Intervenant 2 tu as 21 ans et tu quittes ton pays, le Liban, alors en guerre. Intervenant 2 Et c'est la 1re fois que tu arrives en France. Est-ce que tu peux nous raconter à la fois pourquoi tu pars et aussi ce départ qui est rocambolesque Intervenant 2 parce que tu as failli ne jamais arriver finalement à Paris. Je quitte le Liban Intervenant 1 pour la 1re fois. Intervenant 1 De toute ta vie. De toute ma vie avant Intervenant 1 cette date-là. Alors à l'époque, Intervenant 1 donc Intervenant 1 j'avais exactement 20 ans. Intervenant 1 Jusqu'à cet âge-là, je n'ai vécu Intervenant 1 qu'au Liban Intervenant 1 et je n'ai jamais même, Intervenant 1 à partir de 7 ans, quitté Intervenant 1 ce qu'on appelait la Intervenant 1 région libre Intervenant 1 qui représente 10 pour 100 de la surface libanaise, Intervenant 1 donc à peu près 1000 kilomètres carrés. Intervenant 1 On peut l'imaginer que c'était une Intervenant 1 prison à ciel ouvert, parce que 1000 kilomètres carrés, c'est Intervenant 1 déjà 10000 kilomètres carrés, 10452 Intervenant 1 kilomètres carrés précisément, Intervenant 1 qui est la surface du Liban. Intervenant 1 C'est un peu plus que la Corse. Intervenant 1 Alors imagine Intervenant 1 que tu ne quittes pas 10 pour 100 de la Corse. Intervenant 1 C'est quand même une prison. Intervenant 1 Et pourtant, dans ces 1000 Intervenant 1 kilomètres carrés, Intervenant 1 j'étais Intervenant 1 l'homme le plus libre de Intervenant 1 la planète Intervenant 1 et je n'ai jamais vu ça comme une contrainte parce que Intervenant 1 rien que de vivre Intervenant 1 à l'époque au Liban, Intervenant 1 c'était un acte de résistance. Intervenant 1 Et on résistait face à un oppresseur Intervenant 1 que tout le monde aujourd'hui a connu puisque tout le monde a vu ces prisons Intervenant 1 affreuses, Intervenant 1 qui est le régime syrien Intervenant 1 de Hassad, Intervenant 1 époque, Intervenant 1 pas celui d'aujourd'hui. Intervenant 1 Pourquoi tu décides de partir à cet âge-là En fait, c'est très important. Aujourd'hui, parle beaucoup de quitter la France. Est-ce qu'il faut qu'on Et moi, je passe mon temps à dire aux politiques, Intervenant 1 on ne quitte pas un pays parce que c'est dur. Intervenant 1 J'ai vécu 20 ans sous les bombes. Intervenant 1 Dans Intervenant 1 la guerre la plus rude de la planète Intervenant 1 et on était même heureux sous les bombes. J'ai quitté le jour Intervenant 1 où l'espoir est mort. Intervenant 1 Et ça, c'est très très très important. On peut en France aujourd'hui avoir Intervenant 1 des impôts dans tous les sens, Intervenant 1 une Intervenant 1 situation Intervenant 1 très dure sur tous les côtés. Intervenant 1 Ce n'est pas ça qui pousse les gens à partir. Ce qui pousse les gens à partir, c'est la fin de l'espoir. Intervenant 1 L'espoir que demain sera meilleur. Quand tu quittes le Liban, Intervenant 2 c'est presque une fuite. Intervenant 2 C'est Intervenant 2 presque rocambolesque. Intervenant 1 Ce n'est pas une fuite. Je n'ai jamais fui. Intervenant 1 Je n'ai vraiment jamais fui. Moi, je suis un homme de combat. Ce n'est pas ce qu'on imagine. Ce n'est pas tu vas aller, ne prends pas la journée, j'arrive Intervenant 2 pour faire classe. Non, n'es pas en phase classe. Intervenant 2 Vas quand même avoir une journée où tu ne sais pas si tu vas arriver en France. Ça, c'est sûr. En fait, dans cette région libre, Intervenant 1 il y avait Intervenant 1 2 manières de quitter. Intervenant 1 Enfin, y avait une méthode de quitter, c'était le port de Jounier. Intervenant 1 Le port de Jounier qui était avec nos troupes, Intervenant 1 on prend un hydroglisseur Intervenant 1 jusqu'à Chypre Intervenant 1 et de Chypre, on prend l'avion. Ça, c'est la voix de Intervenant 1 tous ceux qui vivaient dans cette région-là. Sauf que Intervenant 1 à ce moment-là où je quitte, quand je quitte le Liban, c'était très dangereux. Hyper bombardé, Intervenant 1 une zone interdite quasiment et les trajets étaient même interrompus. Intervenant 1 Donc le seul voie, Intervenant 1 peut-être que s'il y avait quelques bateaux qui partaient, mais mes parents, ils ont eu l'idée, Intervenant 1 ok, Intervenant 1 c'est dangereux de quitter de l'aéroport de Beyrouth, qui est complètement sous le contrôle syrien. On peut emprunter le bus Intervenant 1 de la compagnie aérienne libanaise qui s'appelle la Medleast Airlines. Intervenant 1 Et ce bus n'est jamais arrêté parce qu'il y des employés de la compagnie dedans. Intervenant 1 Je ne sais pas qui connaissait qui, et caetera. Et mes parents ont eu cette magnifique idée. Tu montes dans le bus de la compagnie aérienne. Oui, et je monte dans le bus et parce que le danger n'est pas seulement l'aéroport. Intervenant 1 Le danger, surtout, c'est la route vers l'aéroport. Intervenant 1 C'est les checkpoints. C'est les checkpoints multiples, Intervenant 1 multiples. Intervenant 1 Et ce bus, normalement, il n'est pas arrêté par les syriens. Sauf que moi, il a été arrêté Intervenant 1 plusieurs fois. Intervenant 1 Ma valise Intervenant 1 fouillée, le sol de de du bus à qui on fuit la valise et j'avais fait des erreurs en fait, Intervenant 1 parce que j'avais une ceinture sur laquelle il y avait Intervenant 1 tous les symboles des forces libanaises Intervenant 1 qui étaient dans ma valise, les Intervenant 1 troupes qui défendaient cette région libre. Intervenant 1 Et Intervenant 1 quand je vois la ceinture, quand il ouvre ma valise, je me suis dit bon, c'est fini quoi. Il Intervenant 1 secoue et en plus, secouait mes affaires dans tous les sens. Je dis cette ceinture roule, Intervenant 1 c'est Intervenant 2 fini. Qu'est-ce Intervenant 2 qui se serait passé si tu avais arrêté Intervenant 1 Ça aurait été très dangereux. Intervenant 1 Si j'avais été arrêté sur ce point en soi ou les 3 autres Intervenant 1 points où on m'a arrêté dans l'aéroport, Intervenant 1 parce que j'ai été arrêté jusqu'au pied de l'avion, Intervenant 1 c'était direct Intervenant 1 une des 2 prisons syriennes, soit Mazi, soit Masayidnaya. Intervenant 2 Et on n'en sort Non, Intervenant 1 on n'en sort pas. On est Intervenant 1 torturé jusqu'à la mort. Et de toute manière, dans ma tête, je ne serai jamais allé avec eux. Intervenant 1 Jamais. Intervenant 1 J'aurais fait l'acte Intervenant 1 sur place. En fait, j'aurais lutté sur place et vu qu'ils sont plus nombreux que moi, Intervenant 1 même si Intervenant 1 j'arrive à Intervenant 1 mettre en état de nuire Intervenant 2 celui qui est face à moi, il y en aura son collègue et son collègue. Donc l'état d'esprit à ce moment-là, c'est plutôt mourir qu'une prison syrienne. C'est clair et net. Tu vas finir par arriver en France et tu dis quelque chose d'assez Intervenant 2 touchant, même incroyable pour ceux n'ont pas vécu la guerre dans leur vie. Tu dis la guerre m'a inculqué quelque chose d'essentiel, Intervenant 2 une forme de carpe diem poussé à son paroxysme. Intervenant 1 Tu sais, Intervenant 1 tu peux Intervenant 1 prendre une demi-heure, Intervenant 1 prendre une page blanche Intervenant 1 et noter tout ce que tu peux penser qu'une guerre est. Intervenant 1 Et bien, Intervenant 1 c'est encore plus. Intervenant 1 Il n'y a pas une journée Intervenant 1 que les séquelles de la guerre ne sont pas là. Intervenant 1 Dans ma guerre à moi, Intervenant 1 j'ai vu des cadavres Intervenant 1 et j'ai évité la mort 1000 fois. Intervenant 1 J'ai vu des amis Intervenant 1 exploser, Intervenant 1 des gens, Intervenant 1 des classes où on arrive le matin, on compte ceux qui sont là et ceux qui ne sont pas Intervenant 1 revenus. Intervenant 1 Alors les Libanais sont d'ordre général, Intervenant 1 c'est des gens qui aiment vivre, le carpe diem, la fête, et caetera. La guerre est venue multiplier ça par par par 1000000. Intervenant 1 Et du coup, moi, aujourd'hui, Intervenant 1 je vis, Intervenant 1 je dis toujours cette phrase, Intervenant 1 je planifie ma vie comme si j'étais immortel Intervenant 1 et je vis chaque jour comme si c'était le dernier. Intervenant 1 J'ai vraiment Intervenant 1 ancré ça en moi. Ça veut dire que Intervenant 1 tous les jours, Intervenant 1 je fais attention, je réfléchis et je me dis Intervenant 2 attention, ça peut être ton dernier. Il y aussi quelque chose qui est très marquant chez toi et qu'on retrouve dans ton livre. Je vais le montrer, qui est très sympa et que je recommande, La réussite est en vous, aux éditions Michel Laffont. Ce Intervenant 2 qu'on, ce qu'on, je trouve que ce qui transparaît énormément, Intervenant 2 c'est Intervenant 2 ce mental. On comprend, là, tu parles de mental, mais aussi dans la réussite, qu'elle soit professionnelle ou dans la vie personnelle, je trouve, ce qui transparaît, c'est que parles d'efforts, Intervenant 2 de résilience Intervenant 2 et d'accepter l'échec. Intervenant 2 Ça, c'est 3 valeurs qui semblent assez essentielles. Intervenant 2 Est-ce qu'elles viennent de, évidemment ce que tu as traversé Intervenant 2 ou ensuite de ce que tu as découvert en tant qu'entrepreneur Intervenant 2 Mais on a un peu l'impression que ce mental, il est finalement assez capital. Rien ne se fait sans effort. Intervenant 1 Et encore dans l'entrepreneuriat, Intervenant 1 c'est Intervenant 1 plus ingrat. Intervenant 1 Moi, j'étais un sportif de haut niveau. Intervenant 2 Le sport Basketteur. Intervenant 1 Ouais. Intervenant 1 Dans le sport, Intervenant 1 c'est la méritocratie. Intervenant 1 Ça veut dire on travaille, Intervenant 1 on a des résultats. Intervenant 1 Donc l'effort Intervenant 1 est presque Intervenant 2 Récompensé à chaque fois. Voilà presque Intervenant 1 95 Intervenant 1 pour 100 des trucs. Intervenant 1 Dans l'entrepreneuriat, Intervenant 1 quasiment tout le monde travaille, Intervenant 1 tout le monde. Intervenant 1 J'ai rarement vu des entrepreneurs fainéants. Intervenant 1 C'est un peu En tout cas, Intervenant 1 n'a même pas le temps de les voir. Ils meurent avant. Intervenant 1 Donc l'effort, la culture de l'effort, c'est quelque chose qui est dans l'éducation des carams d'ordre général. Nous, on a été élevés au sens du travail bien fait, et caetera. Intervenant 1 On a vu nos parents Intervenant 1 faire ça, donc ça a été, ils étaient des exemples pour nous. On a tous tous dans la famille, Intervenant 1 mes 2 autres frères et ma sœur, on a Intervenant 1 la culture de l'effort, du travail. La valeur travail. Donc, Intervenant 1 l'effort, c'est Intervenant 1 un must, c'est un minimum. Intervenant 1 Mais après, Intervenant 1 la résilience, Intervenant 1 c'est hyper important. Il faut Intervenant 1 aujourd'hui, Intervenant 1 quand on zoome sur l'entrepreneuriat, Intervenant 1 on zoome sur des gens comme moi, Intervenant 1 qui ont Intervenant 1 une certaine, on va dire, Intervenant 1 qu'on appelle réussite. Intervenant 1 C'est un schéma. Va en parler, on va tirer le C'est un schéma, on va Carrément, c'est incroyable. Et Intervenant 1 on zoome particulièrement Intervenant 1 sur les jours de gloire. Intervenant 1 L'introduction Intervenant 1 en bourse, moi j'en ai 2, les ventes de boîte, Intervenant 1 les les des choses Intervenant 1 spectaculaires Intervenant 1 ou les sessions ou l'acquisition, Intervenant 1 des acquisitions des moments de gloire. Mais ce n'est pas que ça. On ne zoome jamais sur les Intervenant 1 les moments fréquents. Alors tu dis shit, raways happen. Shit always happen. Toujours. Toujours. C'est pour cela que quand on fait nos business plan, il faut planifier que ça ne va pas le faire tout le temps. Tous les gens qui font leur business plan et disent qu'ils vont et ils se croient eux-mêmes que ça va arriver. Intervenant 1 C'est sûr que ça ne pas arriver. Intervenant 1 Cisco, Intervenant 1 Google, Intervenant 1 toutes ces boîtes-là ont raté leur business plan de 50 pour 100. Intervenant 1 Il m'est arrivé dans la création de mes boîtes moi à partir d'un certain moment en disant si le jour où on fait notre business plan c'est qu'on n'a pas été assez agressif. Intervenant 1 Donc Intervenant 1 la réalité, c'est qu'on connaît bien son bateau. On ne connaît pas la mer. Intervenant 2 Et puis tu es le seul navigateur. Intervenant 1 Tu es le seul, ça c'est sûr. Intervenant 1 La solitude, Intervenant 1 j'ai vu l'autre jour, y en a quelqu'un qui dit solopreneur. Intervenant 1 Tous les entrepreneurs sont des solopreneurs. Intervenant 1 Même quand ils sont binômes, ils sont solopreneurs. Intervenant 1 Donc évidemment, Intervenant 1 la solitude Intervenant 1 du marin, Intervenant 1 il n'y personne en fait. Tout le monde est là au moment de la fête. Intervenant 1 Il y des mêmes, vous avez des actionnaires comme l'État, Intervenant 1 qui est un actionnaire invisible. Intervenant 1 Il n'est pas dans la, dans la cap table, mais au moment du gâteau, il va être là. Intervenant 1 Par contre, au moment de la difficulté. Intervenant 1 Pas du tout là. Personne n'est là. Intervenant 1 Donc Intervenant 1 la résilience est un must absolu parce que Intervenant 1 le nombre de fois où on va mettre les genoux à terre, on ne pas le compter. Intervenant 1 Aujourd'hui, Intervenant 1 je suis Intervenant 1 le seul Intervenant 1 PDG d'Europe doublement coté en bourse. Intervenant 1 Et pourtant, Intervenant 1 il n'y a pas une seule journée, Intervenant 1 pas une seule journée Intervenant 1 où tout le tableau est ouvert. Pas possible. Intervenant 1 Il y toujours une merde quelque part. Ouais, il faut l'accepter. Intervenant 1 Toujours. Au début, Intervenant 1 quand on est perfectionniste, en fait, nous les entrepreneurs, Intervenant 1 nous voulons faire les choses bien au maximum. Intervenant 1 Donc Intervenant 1 on ne supporte pas d'avoir un truc rouge là. Intervenant 1 Tout doit être vert, donc on lutte pour avoir tout ouvert. Mais en fait, n'est pas possible. À un moment donné, accepte. Intervenant 1 C'est ça en fait la maturité dans les affaires, Intervenant 1 c'est savoir Intervenant 1 accepter Intervenant 1 l'imperfection. Intervenant 2 Il y a aussi un aspect intéressant, je trouve. Tu parlais de levée de fonds, ça m'inspire la question d'après. Tu dis en fait, il ne pas lever juste ce dont on a besoin. Intervenant 2 Comme il y a toujours Intervenant 2 des tempêtes et tu en parlais, les gars, il faut lever plus. Ça, c'est ton conseil. Intervenant 1 Parce qu'on a peur d'être Mon conseil, c'est Intervenant 1 que si vous pouvez faire sans lever de l'argent, fait. Évidemment. L'entrepreneur le plus grandiose, Intervenant 1 c'est l'entrepreneur qui arrive à faire des Intervenant 1 énormes boîtes Intervenant 1 sans lever de l'argent. C'est rare, c'est rare, presque impossible. Donc maintenant, si on fait une moonshot, Intervenant 1 donc Intervenant 1 une boîte qui nécessite Intervenant 1 des levées d'argent, Intervenant 1 Les entrepreneurs en général font le calcul de cash, Intervenant 1 ras la Intervenant 1 machin, Intervenant 1 parce qu'ils n'ont pas envie de se diluer, ce qui est compréhensible. Intervenant 1 Et Intervenant 1 après, ils rate le business plan et se retrouve en difficulté. La 1re chose, Intervenant 1 c'est de dire que Intervenant 1 les ennuis vont être là, la mer sera agitée, Intervenant 1 même si on a un beau bateau. La 2e chose, c'est que Intervenant 1 ce qui compte, c'est le cash. Intervenant 1 Tout le reste, c'est du blabla. Intervenant 1 La 3e chose, Intervenant 1 c'est quand on fait une moonshot, vaut mieux avoir 10 pour 100 de l'océan Intervenant 1 que Intervenant 1 100 pour 100 de sa piscine pourrie. Intervenant 1 Donc du coup, Intervenant 1 lever de l'argent, être dilué, ça fait partie du jeu. Du jeu, ouais. La 4e chose, le contrôle, Intervenant 1 ce n'est pas à 50 pour 100, il n'est pas à 30, il n'est pas à 10. Le contrôle, Intervenant 1 c'est la compétence. Intervenant 1 Le Intervenant 1 contrôle, c'est quand tous les actionnaires Intervenant 1 s'inquiètent Intervenant 1 si on dit je veux partir. Intervenant 1 Ce n'est absolument pas un niveau en pourcentage qu'il faut absolument protéger Intervenant 1 dans les levées. C'est ridicule. Intervenant 1 En plus, parfois il faut accepter d'être dilué. Quand vous allez chercher un business angel comme moi ou comme d'autres gens, et caetera, de du, Intervenant 1 pour vous aider au-delà de l'argent, Intervenant 1 les négocier à la baisse, Intervenant 1 c'est presque débile Intervenant 1 à mes yeux. Ah ouais, pourquoi Parce qu'il faut que les gens, parce que moi, par exemple, là, aujourd'hui, j'en ai 15 boîtes. Intervenant 1 Ok Et bien où je mets mon temps Intervenant 1 À qui je donne le plus Intervenant 1 Là où je vais gagner le plus, non Évidemment. Capitalistiquement, Intervenant 1 peut-être que moi, je ne réfléchis pas comme ça. Mais Intervenant 1 logiquement, c'est comme ça qu'on réagit. Donc, Intervenant 1 ce n'est pas la peine de faire le radin Intervenant 2 pour rien. Mettre le radin là où il faut. Laissez-vous pas. Pas là où il ne faut pas. Il y a un truc sympa, tu dis aussi, est-ce qu'il ne faut pas tous être un peu cinglé quand on est entrepreneur Tu dis, j'ai toujours pensé que le monde avait besoin de fous. On va y revenir. Toi, tu l'as un peu été en 97 quand tu quittes tout, on va en parler juste après. Mais pour finir sur Intervenant 2 conseil de lever, lever plus, Intervenant 2 c'est ok pour être dilué. Mais est-ce qu'il ne faut pas aussi ce petit grain de folie pour un moment se lancer dans l'entrepreneuriat Intervenant 2 Tu vois, lancer sa boîte, ses boîtes. Intervenant 1 Il faut être Intervenant 1 définitivement Intervenant 1 taré. Intervenant 1 Il faut être cinglé pour être entrepreneur. Intervenant 1 En France, Intervenant 1 c'est presque Intervenant 1 3e Intervenant 1 niveau chez Santana Intervenant 1 pour y aller. Intervenant 1 Parce qu'en fait, on est aidé en rien. On Intervenant 1 est aidé en rien, Intervenant 1 on a Intervenant 1 un écosystème global, national Intervenant 1 qui déjà Intervenant 1 n'aime pas trop les patrons, Intervenant 1 fait l'amalgame entre le patron des mines Intervenant 1 et du charbon Intervenant 1 avec les entrepreneurs d'aujourd'hui, Intervenant 1 on a 30000000 Intervenant 1 de chances d'échouer Intervenant 1 et quand on réussit, Intervenant 1 il ne nous laisse rien Intervenant 1 et même le peu qu'il nous reste, Intervenant 1 les gens nous jalousent dessus. Intervenant 1 Il y a beaucoup de jalousie en France. C'est quelque chose qui est vraiment certain, certain. Mais c'est d'autant plus intéressant que tu le dises parce que tu n'as pas grandi en France. Donc quelque part, tu as vu vu la terre. Intervenant 1 Moi, je voyage, je voyage partout et personne ne peut me reprocher pour moi l'amour pour moi, pour la France. Bien sûr. Personne. Intervenant 1 Parce que je ne pense pas qu'il y en France des gens qui aiment la France comme moi j'aime Intervenant 1 et je fais partie des rares personnes que si la France est attaquée, portons les armes. Donc, Intervenant 1 j'ai j'ai les les l'appel américain Intervenant 1 était en 97, Intervenant 1 en 2001, Intervenant 1 en 2010, Intervenant 1 là, Intervenant 1 tout le temps, j'ai eu que des appels. Et tu as essayé. Je n'ai pas été. Et parfois, me dis, il y a des jours où je dis pourquoi je l'ai pas fait Intervenant 1 Je serai aujourd'hui Intervenant 1 une des plus grosses réussites du monde. Parce qu'en fait, ce qu'on ne se rend pas compte, c'est qu'un entrepreneur qui est capable de faire de rien quelque chose, toutes mes boîtes, elles sont en fait ex nihilo. Intervenant 1 Si l'argent qu'on ne m'a pas pris, Intervenant 1 je l'aurais réinvesti Intervenant 1 à ma manière, Intervenant 1 et bien ils auraient vu des merveilles encore plus. Mais Intervenant 1 malgré tout, ils acceptent tout ça. Intervenant 1 J'accepte tout ça. Le pire, c'est qu'on ne vous dit même pas merci. Donc il faut un peu être fou pour se lancer en France en particulier. Intervenant 1 Je parlais hier avec un entrepreneur qui Intervenant 1 est dans une situation Intervenant 1 difficile Intervenant 1 et Intervenant 1 qui Intervenant 1 dit moi j'ai cotisé tout le temps et caetera et je viens de m'en rendre compte que si ma boîte tombe, j'ai le droit à rien. Et Intervenant 1 après, on nous parle de justice sociale. Intervenant 1 Justice sociale pour laquelle ils nous prennent Intervenant 1 80 pour 100 de tout ce qu'on gagne. Intervenant 1 Et d'ailleurs, les 20 pour 100 qui restent, quand on meurt, ils prennent 45 pour 100. Donc, Intervenant 1 et après, on parle de justice sociale, mais pourquoi vous montez autant Intervenant 1 C'est c'est c'est grave quand même. Sincèrement, Intervenant 1 tous les jours, j'ai l'impression d'être un grand fonctionnaire Intervenant 1 parce que je vois beaucoup d'argent rentrer sur mes comptes et je les vois partir. C'est comme quelqu'un qui observe le mouvement des animaux Intervenant 1 qui rentrent et qui sortent. C'est la migration. C'est Intervenant 1 vraiment la Intervenant 1 migration des oiseaux. C'est Intervenant 1 tellement violent que ça a presque un engrenage. Intervenant 1 Mais j'ai l'impression que je sais faire que ça. Intervenant 1 Donc j'ai besoin de ces sensations là et Intervenant 1 je sais que je prendrai pas ma retraite. Ouais, tu vibres en fait quand même. J'ai besoin de ça en fait. Moi, je suis un, Intervenant 1 je suis vraiment Intervenant 1 T'es un faiseur. Un homme de de de grandes voltiges quoi. Moi, j'adore la voltige, j'adore, Intervenant 1 j'adore l'air. Intervenant 2 Tu aimes vibrer. Intervenant 1 Tu m'appelles ce qu'il m'appelle. Intervenant 1 C'est parce que pour moi, Intervenant 1 la vie douce, Intervenant 1 tranquille, Intervenant 1 je l'aime Intervenant 1 pendant 9 jours. Intervenant 2 Alors justement, Intervenant 2 c'est une transition parfaite pour ma question d'après. Intervenant 2 La vie douce là, en 97, Intervenant 2 tu l'as quelque part. Tu es chercheur au CNRS, tu diriges une équipe Intervenant 2 Tout va bien. Alors tout va bien. Ça a été vachement difficile. Tu es arrivé en France, l'école d'ingé. Enfin bon, je fais évidemment un bond dans le Je Intervenant 2 suis au CNRS, je brille au CNRS, donc Tout se passe bien. Et là, en fait, pardon, mais tu pètes un câble, en fait. Il y un jour où tu te dis chamboule tout. Intervenant 2 Je veux monter une boîte, je connais rien en business. Intervenant 2 Tu es un chercheur. Je suis un chercheur. Intervenant 2 J'arrête tout. Qu'est-ce qui s'est passé en fait ce jour-là Il faut quand même que tu nous expliques Intervenant 2 parce que En Intervenant 2 fait C'est quoi C'est l'appel de la vibration Intervenant 2 C'est Intervenant 1 ça ne suffisait pas Tu vois, c'était quoi Je pense, je pense que les aigles ne sont pas faits pour rester sur l'arbre et je ne me voyais pas. Intervenant 1 En fait quand je fermais mes yeux, Intervenant 1 je ne me voyais pas ce directeur de recherche au CNRS Intervenant 1 qui fait des publications. Intervenant 1 Et en 4 ans, j'ai j'ai fait 250 publications scientifiques, 50 brevets, donc j'avais un groupe de recherche de malades. Intervenant 1 On a fait plein plein de belles choses, mais c'est devenu, Intervenant 1 je voyageais beaucoup déjà, donc j'avais tout ce que j'avais envie, Intervenant 1 tout ce qui est faisable dans cette fonction, je l'ai vraiment fait. Mais j'ai fait le tour, en fait. Une fois que je fais le tour, j'ai commencé à tourner en rond. Tu t'es lassé. Et je me suis ennuyé. Intervenant 1 Et c'est là où je prends une décision Intervenant 1 un soir de le faire. Intervenant 1 J'ai peur Intervenant 1 vraiment Intervenant 1 parce que Intervenant 1 parce que c'était dangereux. Intervenant 1 C'était vraiment dangereux. J'avais une carte de séjour Intervenant 1 à l'époque. Intervenant 1 Les gens, ils ne pas, mais à l'époque, on n'avait pas de SAS. Intervenant 1 Il y avait les sociétés anonymes Intervenant 1 et les SARL. Intervenant 1 Une s a, Intervenant 1 il faut 7 à l'époque, il fallait 7 actionnaires et le PDG devrait être français. Intervenant 1 Donc français, je ne suis pas. Intervenant 1 Il fallait chercher cet actionnaire et c'était tellement con. Intervenant 1 Vu que mon expérience à l'époque, je suis parti chercher cet actionnaire, Intervenant 1 n'importe qui j'ai, mais il fallait que tu sois actionnaire quoi. J'ai besoin de Oui, Intervenant 1 j'ai donné beaucoup de parts au début à des gens qui sont enrichis derrière, enrichis, enrichis. Intervenant 1 Parce que l'action, à partir de ce moment-là, a été multipliée par 7050 en 2 ans et 8 mois. Intervenant 1 Donc si tu avais mis 1000, tu avais 6000000. Intervenant 1 C'est énorme. Incroyable. Intervenant 2 Et c'est les mecs que tu as trouvé comment C'était dans mon entourage Intervenant 1 et Intervenant 1 les gens ils savent pas. Mais le le le PDG fondateur Intervenant 1 de Mumscap, Intervenant 1 fondateur Intervenant 1 sur le papier, Intervenant 1 c'est ma copine de l'époque qui est devenue ma femme. Heureusement que tu l'avais bousée. Intervenant 1 J'étais malin quand même quand Mais Intervenant 1 tu te rends compte en fait, j'avais, si j'échouais, Intervenant 1 la boîte tombait, j'avais du cash pour 3 mois, Intervenant 1 3 mois et je dis à mes équipes, je recrute 4 personnes, je leur dis voilà, je peux payer les salaires pendant 3 mois, si ça ne tient pas, Intervenant 1 on ferme Intervenant 1 et c'est fini. Intervenant 1 Et donc pour moi, plus de carte de séjour, Intervenant 2 plus rien. Hyper risqué. Intervenant 1 Maladivement risqué. Intervenant 1 Je me dis, Intervenant 1 c'est des choses qu'on fait peut-être à Intervenant 2 27 ans. Et là, avais 27 ans. Ouais. Tu n'y connais rien et surtout, vas apprendre à faire un business plan tout seul dans une chambre d'hôtel. À Saint-Rosé. À faire un pitch en une nuit. Oui. Quand même, tu apprends vite. Pour ceux qui nous regardent, est-ce que tu as des petits conseils, Intervenant 2 sans rentrer dans les grands détails, mais de business plan et de pitch, tu vois Qu'est-ce que tu as appris Intervenant 2 en accéléré Il Intervenant 1 faut être capable de pitcher sa boîte en une minute, Intervenant 1 en 2 minutes, Intervenant 1 en 10 minutes, Intervenant 1 en une heure, en 2 C'est Intervenant 1 hyper important. Intervenant 1 Ce n'est pas la même chose. On Intervenant 1 peut se retrouver face à des gens où il faut les accrocher. Intervenant 1 On n'a pas beaucoup de temps. Intervenant 1 On a une minute, Intervenant 1 une minute 30, il faut les accrocher. Donc il faut se mettre dans la tête Intervenant 1 que qu'est-ce que je dois Intervenant 1 dire pour qu'en une minute 30, Intervenant 1 cette personne-là accroche Intervenant 1 Alors il y a des gens, il y a des gens Intervenant 1 qui vous disent, honnêtement là en ce moment sur les réseaux sociaux, je reçois des dizaines de milliers de demandes Intervenant 1 par semaine et Intervenant 1 il y des gens pour m'accrocher, Intervenant 1 ils écrivent des choses, mais juste qui sont à mourir de rire quoi. Tu peux nous raconter Il y en a des gens qui me disent, Intervenant 1 il faut absolument que tu répondes à ça parce que Intervenant 1 truc là va te changer la vie. Intervenant 1 Et moi, je réponds j'aime ma vie. Intervenant 1 Merci. C'est Intervenant 1 quoi C'est ridicule Intervenant 1 ou c'est la meilleure affaire de toute la terre Intervenant 2 Et moi, tu veux que je te crois Ça, ce n'est pas une bonne approche. Ridicule. Intervenant 1 Nous, on est des entrepreneurs. Les entrepreneurs ne mentent pas. Ils disent les vraies, les choses vraies. Intervenant 1 Donc il faut raconter les choses Intervenant 1 sincèrement Intervenant 1 et par contre Intervenant 1 sortir tous nos points forts. Intervenant 1 En fait, c'est très très simple. Intervenant 1 Un bon pitch, ça ressemble un peu à un maquillage d'une femme. Intervenant 1 Les femmes qui ont des jolis yeux. Intervenant 1 Mais disons qu'on a des des yeux bleus. Intervenant 1 Les couleurs qu'on va utiliser pour les mettre en évidence, Intervenant 1 c'est certaines couleurs. Donc Intervenant 1 si elle met autre chose, on ne les voit pas ces jolis yeux. Intervenant 1 Donc le pitch, Intervenant 1 c'est du maquillage, Intervenant 1 pas pour changer Intervenant 1 l'effet, Intervenant 1 parce qu'on le saura si vous montez, Intervenant 1 mais pour mettre en évidence les points forts. Pour mettre en valeur. Voilà, c'est c'est ça le pitch. Intervenant 1 Donc Intervenant 1 après, Intervenant 1 il y le business plan. Intervenant 1 Un business plan Intervenant 1 bien, Intervenant 1 c'est quelque chose Intervenant 1 qui est Intervenant 1 agressif, suffisamment agressif, Intervenant 1 réalisable Intervenant 1 ou au moins Intervenant 1 que nous avons, Intervenant 1 que nous pouvons prouver qu'il est réalisable. Intervenant 1 On sait qu'il ne va pas se réaliser. Intervenant 1 Parce qu'il est agressif. Intervenant 1 Mais il faut avoir l'effet qui prouve que Intervenant 2 ça va le Que tu Intervenant 2 as une vision. S'il y ça, ça, ça, ça va arriver. Mais toi, ça a tellement bien marché que tu rentres en bourse. Mais c'est quoi 2 ans, 3 ans après 2 ans et 8 mois. Et tu te rends compte, c'est hallucinant. Intervenant 2 Et donc un soir tu te couches, tu es millionnaire. Intervenant 1 Je me couche. Intervenant 1 La veille j'avais Intervenant 1 150000 euros exactement Intervenant 1 et le lendemain Intervenant 1 j'ai 110000000 d'euros. Et là, j'ai mon voix, mon relevé, c'était général private banking, qui est une de mes banques à l'époque. Intervenant 1 Mon voix, mon relevé, Intervenant 1 c'est écrit Intervenant 1 110000000 d'euros. À l'époque, on donnait l'équivalent en francs aussi. Tu l'as encadré Intervenant 1 Non, je l'ai, je l'ai toujours, je l'ai pas encadré parce que Intervenant 2 je pense que je pourrais gagner beaucoup plus. Comment tu t'es senti ce matin-là quand tu t'es élevé millionnaire Intervenant 1 Je, quand j'ai dormi millionnaire, j'étais très heureux. Intervenant 1 La Intervenant 1 sensation de puissance, Intervenant 1 une sensation de puissance très forte, Intervenant 1 une sensation Intervenant 1 d'être à l'abri Intervenant 1 et de me dire plus aucun Intervenant 1 des miens aura un problème. Intervenant 1 C'est Intervenant 1 vraiment très puissant comme sensation Intervenant 1 et un réveil très douloureux. Intervenant 2 Pourquoi Intervenant 1 Parce que parce que les murs sont restés là. Intervenant 1 Parce que parce que dans ma tête, Intervenant 1 il y a une phrase qui revient tout le temps, qui revient même aujourd'hui. Intervenant 1 Tout ça pour ça. Intervenant 2 Est-ce que ça vaut le coup Intervenant 1 me poser des questions pareilles parce que je peux déprimer une armée. Intervenant 1 Je suis censé, je Intervenant 1 suis censé pousser les gens Intervenant 1 à aller se battre, à entreprendre Intervenant 1 et Intervenant 1 à réussir. Intervenant 1 Et je je, moi, suis quelqu'un qui a absolument Intervenant 1 même pas, Intervenant 1 franchement même pas 0 Intervenant 1 1000000 Intervenant 1 un pour 100 de jalousie. Et aujourd'hui Intervenant 1 mes entrepreneurs, je souhaite de tout mon coeur et je fais tout ce que je peux pour qu'ils réussissent plus que moi. Et est-ce que ça valait le coup pour toi Intervenant 1 Tout est vanité sous le soleil. Intervenant 2 Tu réponds pas à la question. Je ne pas. Intervenant 1 Je ne sais pas répondre. Intervenant 2 Il y a une phrase de ta maman qui est partie trop tôt, Intervenant 2 qui est très touchante, Intervenant 2 ne cours pas après l'argent, Intervenant 2 Il court plus vite que toi, Intervenant 2 accomplit d'abord de grandes choses et l'argent suivra. Intervenant 1 Est une conséquence. Intervenant 1 Ouais, c'est c'est ma mère qui m'a dit ça. Intervenant 1 Quand j'étais jeune, je voulais réussir vite. Intervenant 1 En fait, je voulais réussir vite pour elle, pour les miens, malheureusement. Intervenant 2 Ce n'était pas assez vite. Tu aurais voulu lui montrer à ta maman qui est partie Intervenant 2 trop tôt à l'âge de 48 ans Intervenant 1 Je n'aurais pas voulu lui montrer pour, Intervenant 1 pas pour la fierté. Je me rappelle Intervenant 1 quand elle était sur son lit Intervenant 1 d'hôpital les Intervenant 1 derniers jours. Intervenant 1 Elle a eu une amélioration Intervenant 1 incroyable à tel niveau que les médecins ont dit elle sort demain. Intervenant 1 Et dans la nuit, elle a eu les attaques cardiaques 13 d'un coup, 13 l'un après l'autre, Intervenant 1 qui l'ont tué, le 13e l'a tué. Intervenant 1 Et donc cet après-midi, Intervenant 1 je me rappelle, il y avait des infirmières Intervenant 1 et une des infirmières avait craqué pour moi. Intervenant 1 Et donc Intervenant 1 était très fière. Elle a dit, c'est mon fils ici. Intervenant 1 Tu vas bien devenir docteur. Intervenant 1 Je n'étais pas encore. Intervenant 1 Mon frère Georges, l'aîné Intervenant 1 docteur. Intervenant 1 Tu es très fier de ses enfants, donc Intervenant 1 la fierté, je l'ai vu, je l'ai vu dans ses yeux. Non, ce n'est pas ça en fait. Ce que je regrette, c'est, Intervenant 1 ce n'est pas avoir donné à ma mère Intervenant 1 la vie qu'elle m'a été. Intervenant 1 Tu vois aujourd'hui, moi je vais dans les meilleurs palaces du monde. Quand je suis au Royal Palm en particulier, à l'île Maurice qui est une des destinations que j'aime le plus au monde, Intervenant 1 C'est Intervenant 1 magnifique, le service est magnifique. Intervenant 1 Parfois je suis assis sur, genre je regarde la mer et je me dis, Intervenant 1 je n'ai même pas pu en fait lui donner ça. Intervenant 1 Et moi je l'ai vécu, Intervenant 1 mais elle non. Intervenant 1 C'est ça le regret en fait. Intervenant 1 C'est-à-dire que, et c'est dingue en fait, Intervenant 1 pourtant j'ai été, j'étais en course contre le temps et franchement, Intervenant 1 je pouvais pas aller plus vite. C'est impossible. Intervenant 1 C'est c'est c'est je Intervenant 1 courais tout le temps. Intervenant 1 Et une fois, Intervenant 1 quand j'étais encore au Liban, et caetera, je mettais Intervenant 1 des plans, et caetera, je disais Intervenant 1 maman aimait beaucoup les bijoux. Moi aussi, j'aime les bijoux. Même les bijoux que j'offre, parfois, je les dessine. J'aime Intervenant 1 beaucoup la notion de bijoux, la pierre, les trucs. Intervenant 1 Et à chaque fois que j'avais un petit peu d'argent, j'essayais d'offrir un cadeau à ma mère, mais mes bijoux étaient Intervenant 1 à Intervenant 1 mon niveau. Intervenant 1 Et je lui disais, je lui disais Intervenant 1 un jour, je t'achèterai Intervenant 1 les plus beaux diamants du monde. Intervenant 1 Et Intervenant 1 elle sentait que Intervenant 1 je courais en fait. Intervenant 1 Et elle, elle me disait, Intervenant 1 elle m'a dit cette phrase-là Intervenant 1 dans ces Intervenant 1 circonstances-là. Intervenant 2 Arrête de courir quoi. Intervenant 1 Ouais, elle m'a dit, elle me disait, l'argent, ne cours pas derrière l'argent, l'argent n'achète pas le bonheur. Intervenant 1 Et puis si tu cours derrière lui, il va courir encore plus que toi. Intervenant 1 Focalise-toi sur les grandes choses que tu vas réaliser dans ce monde et l'argent devient une conséquence. Intervenant 1 Et la raison, Intervenant 1 Elle a raison, c'est Intervenant 1 un conseil que je donne à tous les entrepreneurs. Intervenant 1 Ne Intervenant 1 courez pas derrière l'argent parce que c'est Intervenant 1 c'est, il est très rapide. Intervenant 1 L'argent Intervenant 1 est une conséquence de toute réussite. Donc, focalisez-vous à à réaliser Intervenant 1 le la grande chose pour laquelle vous travaillez. Intervenant 1 Et l'argent va va va arriver tout seul. Ce n'est pas la peine d'y réfléchir. Intervenant 2 Ta 2e réussite, elle vient d'une de tes plus grandes peurs, peur de vieillir. Intervenant 2 Ça, c'est Quand tu veux vieillir Intervenant 2 et mourir beau. Intervenant 1 Ouais. On est d'accord Je ne vous trompe pas. C'est ce que Intervenant 1 c'est la vision du groupe IEVA Intervenant 1 aujourd'hui de IEVA Group qui est la Beautiful Longevity. Intervenant 1 Moi, Intervenant 1 ouais, je, Intervenant 1 si on me dit qu'est-ce qui te fait peur C'est marrant. Parce que franchement, Intervenant 1 si on me dit qu'est-ce qui te fait peur Jean Moi, je pensais quand j'étais jeune, Intervenant 1 que j'étais immortel, Intervenant 1 que tu pouvais tirer sur moi avec kalachnikov, Intervenant 1 les balles ne rentrent pas. Intervenant 1 Dire la force que j'avais en moi, il n'y rien qui me fait peur à part une chose, c'est la vieillesse. Intervenant 1 Ça me terrorise. Intervenant 2 Comment tu fais pour la combattre Intervenant 1 Mon objectif, c'est gagner du temps en fait. Intervenant 1 Parce que moi, je suis quand même très rationnel, Intervenant 1 très scientifique. Intervenant 1 C'est-à-dire que je sais que je mène un combat Intervenant 1 que je vais perdre. Intervenant 1 Mais Intervenant 1 j'essaye qu'il me prend, Intervenant 1 qu'il gagne pas contre moi en round 7, Intervenant 1 mais en round 20. Intervenant 1 C'est ce qui est Prolonger, Intervenant 1 prolonger, prolonger à tout prix. Je veux rester sur le ring. Ouais. Intervenant 2 Plus longtemps que ce qu'il avait pensé. Ce qui est rigolo, c'est que c'est quelque part cette peur qui te fait presque changer de trajectoire, Intervenant 2 changer de business. Intervenant 1 C'est assez marrant en fait. En fait, quand j'ai créé la marque Iyoma, Intervenant 1 qui est l'inverse d'un moi, Intervenant 1 qui était le pionnier de la personnalisation, Intervenant 1 à l'époque, Intervenant 1 je n'avais pas encore la légitimité d'aujourd'hui. Intervenant 1 Donc, disais à tout le monde que YOMA, Intervenant 1 c'est l'inverse d'un moi, la marque de la personnalisation. Intervenant 1 Oui, voilà. Quoi de meilleur Intervenant 1 nom pitch d'ailleurs, tu peux le Aujourd'hui, Intervenant 1 j'ajoute la vérité en plus, c'est que c'était la marque qui est à moi. Oui. Intervenant 1 Et je l'ai fait à moi Intervenant 1 parce que je voulais à Intervenant 1 et et ça a marché parce qu'aujourd'hui j'ai 56 ans et si tu regardes bien ma peau Intervenant 1 et tu fais tous les diagnostics que tu veux, je corresponds à quelqu'un qui a 41 ans. Tu fais du botox et tout ou pas toi 0. Intervenant 1 0 botox. À 0 je suis contre. Pas de chirurgie. Intervenant 1 Contre, 100 pour 100. 100 pour 100 contre. Et je verrai énerver beaucoup de médecins et beaucoup de gens qui disent ça. Mais moi, Intervenant 1 je suis contre les injections, Intervenant 1 quelles qu'elles soient, que ce soit du botox ou de l'acide hyaluronique Intervenant 1 ou une toute autre chirurgie. Et donc c'est quoi ton secret alors Mon secret, c'est très très simple, c'est Intervenant 1 c'est la beautiful angévétie, ça veut dire la beauté et le bien-être mixés. Intervenant 1 Dans la beauté, tu peux me couper la main, mais je ne mettrai pas sur mon visage autre chose que YOMA, rien. Intervenant 1 On me donne des des des, je ne vais pas les citer les marques par respect, mais on me donne, on m'offre des des Intervenant 1 Des crèmes. Des crèmes qui valent 300 balles, Intervenant 1 1000 balles. Je les donne en fait. Je les donne à des gens à côté de moi. Moi, je ne mets sur mon visage que Yomma. Côté produits. Attendez-vous à un Intervenant 1 produit qui sort de malade en septembre, Intervenant 1 qui est qui va être Intervenant 1 gigantesque Intervenant 1 en performance. Intervenant 1 Donc, pour moi, il y a ça. Après, il y a Intervenant 1 savoir manger, Intervenant 1 sport, Intervenant 1 tout ce groupe-là. Intervenant 1 Je fais mes 8 minutes de sport le matin et le soir. Intervenant 2 8 minutes matin, 8 minutes soir Moi, Intervenant 1 j'ai fait 5 minutes de tai chi, 2 minutes de gainage, 40 pompes. Le matin. 40 pompes le matin, non, mais attendez, Intervenant 1 sinon et le soir. Avant la douche, avant chaque douche. En fait, c'est très simple. Avant de rentrer sous la douche, je je le fais. Non, mais tu as raison. Moi, tu me donnes J'espère avoir encore 15 ans de bien, toi. Tu me donneras tes tips, parce que faut que les appliques. Intervenant 2 Tu disais, c'est intéressant, Intervenant 2 tu mets le paquet sur tout ce qui est là. Donc évidemment, contour de l'oeil, Intervenant 2 tu as racheté l'atelier du sourcil, le boudoir du regard Intervenant 2 notamment. Intervenant 2 Et ce que je trouve intéressant dans ces acquisitions, évidemment, quand on fait des acquisitions, les acquisitions, c'est qu'on négocie. Intervenant 2 L'art de la négociation Intervenant 2 chez toi, c'est ultra ultra maîtrisé. Intervenant 2 Donne-nous quelques tips. Comment on fait pour bien négocier Oui, il y en a un qui est sympa, je trouve. Tu dis pour bien négocier, Intervenant 2 il faut citer Intervenant 2 plusieurs fois le prénom de la personne à qui tu parles. Intervenant 1 Ce n'est pas pour bien négocier. Intervenant 1 C'est Intervenant 1 en fait, c'est psychologique. Intervenant 1 On apprend ça dans certains endroits. Intervenant 1 En fait, si Intervenant 1 on demande Intervenant 1 le mot Intervenant 1 qu'on a entendu le plus dans sa vie, Intervenant 1 c'est son prénom. Intervenant 1 C'est basique. Oui. Intervenant 1 Et donc c'est un prénom, c'est un mot Intervenant 1 qui est très agréable Intervenant 1 à l'oreille. Intervenant 1 Et en général, Intervenant 1 ceux qui vous appellent par le prénom, qui t'appellent par le prénom, Intervenant 1 sont des gens qui sont proches de toi. Intervenant 1 Donc ça crée une proximité. Intervenant 1 Alors ça ne veut pas dire que si tu me dis Jean, Jean, Jean, Jean, je vais devenir maboul. Intervenant 1 Mais ça a établi une certaine Intervenant 1 Proximité. Intervenant 1 Proximité. Intervenant 1 Donc, c'est intéressant. Intervenant 1 Dans l'art de la négociation aussi, il y des choses qui sont très, très importantes, c'est connaître l'autre. Intervenant 1 Connaître l'autre Intervenant 2 beaucoup. Donc il faut enquêter un peu sur le mec avec qui tu dois faire la conversation Moi je pense qu'il ne faut jamais rencontrer quelqu'un Intervenant 1 sans l'avoir Intervenant 1 googlé avant, mais Ah ouais. Ouais, Intervenant 1 ça c'est sûr. Intervenant 1 C'est sûr, Intervenant 1 c'est sûr. Écoute, ça t'a réussi en tout cas. Mais en fait, Intervenant 1 c'est par respect aussi. Ouais. C'est-à-dire que tu rencontres quelqu'un, Intervenant 1 tu connais rien sur lui, tu pars, Intervenant 1 tu peux, tu peux faire des erreurs Intervenant 1 fatales. Intervenant 1 Moi, j'ai Intervenant 1 fait des deals Intervenant 1 avec des finlandais à l'époque. Intervenant 1 Il fallait rentrer au sauna. Je me rappelle, Intervenant 1 j'étais avec un autre, quelqu'un Intervenant 1 d'autre qui n'a pas voulu aller au sauna. Intervenant 1 À poil. Oui, et il est parti. Intervenant 1 Et moi, le patron de la division, il m'a dit, c'est ton frère et jamais je signerai avec lui. Toi, tu es sympa, machin, et caetera. Et il a signé avec moi parce que j'étais avec lui aussi. On est en train de parler avec des finlandais qui adorent le machin, le sauna et qui, pour eux, se mettre à poil dans le sauna, c'est se mettre Intervenant 1 à poil, dans le sens, Intervenant 1 le du terme, Intervenant 1 la confiance, le machin, et caetera. Donc, Intervenant 1 tu rencontres, Intervenant 1 je je rencontre des gens qui sont herbivores. Je ne même pas qu'ils sont herbivores et je les invite chez chez Hélène, dans un restaurant de poisson. Intervenant 1 Ce n'est pas possible. Donc, il y des choses qui sont très Intervenant 1 de l'art de Intervenant 1 recevoir, de s'intéresser aux gens, et caetera. Et de toute manière, la meilleure négociation, c'est quand on s'intéresse à l'autre. Intervenant 1 Et il ne faut jamais quitter la table avec Intervenant 1 un partenaire qui est très content et l'autre très triste. Intervenant 2 Ce n'est plus de négociation là. Il y un truc que tu dis que j'ai bien aimé aussi. Intervenant 2 Tu me dis, tu me dis, enfin, tu nous dis, je suis gentil avec les gentils, Intervenant 2 voyou avec les voyous. Intervenant 2 Ce que mon interlocuteur voit en moi, c'est son reflet. Intervenant 2 En fait, en vrai, pardon, tu es gentil ou tu n'es pas gentil Tu es un gentil ou tu es un voyou au fond Intervenant 1 Moi, je suis quelqu'un Intervenant 1 d'extrêmement Intervenant 1 qui a un coeur qui n'appartient pas à cette planète. Intervenant 1 Très sincèrement, Intervenant 1 je pense, Intervenant 1 je ne pense pas qu'il y a des coeurs comme celui-là. Intervenant 1 C'est triste d'ailleurs. Intervenant 1 Mais Intervenant 1 j'ai appris Intervenant 1 force à Intervenant 1 prendre des coups. Intervenant 1 J'ai appris à être le miroir. Intervenant 1 Moi, je dis aux gens Intervenant 1 ce que tu vois de moi, c'est toi. Intervenant 1 Si tu vois que je suis dur, c'est parce que tu es dur. Si Intervenant 1 tu vois que je suis gentil, c'est parce que je sais que tu es gentil. Intervenant 1 Donc en Intervenant 1 fait, et et moi j'ai pas de limite. Intervenant 1 Je veux dire que Intervenant 1 tu vois, les gens, ils peuvent dire Jean, c'est un PDG de bois de côté, et caetera. Je peux me bagarrer dans la rue comme un Intervenant 1 bandit quoi, Intervenant 1 parce que je m'en fous quoi. Pour moi, en fait, moi, je ne joue pas un rôle. Je suis qui je suis. Devant une caméra je suis, dans la rue je suis, on va me voir comme je suis. Et du coup je n'ai pas, je ne m'habille pas des habits d'un autre et il n'y rien qui est pour moi interdit et permis. Intervenant 1 Donc Intervenant 1 si quelqu'un Intervenant 1 m'agresse dans la rue, Intervenant 1 je peux Intervenant 1 me bagarrer. Tu bagarres. N'importe qui se bagarre et je ne pas dire genre, ce n'est plus pour toi. Attends, tu es quand même un PDG. Imagine que quelqu'un te voit et je n'ai rien à foutre en fait. Rien. Reste toi, tu es fidèle à toi. Je suis moi-même, Intervenant 1 peu importe. Et puis de toute manière, tout ce que j'ai réalisé dans ma vie, Intervenant 1 pour moi, il Intervenant 1 n'y rien de qui Intervenant 1 peut me changer Intervenant 1 à tel niveau. Pour moi, tout est ok, bon, ça va quoi. Intervenant 2 Mais ça t'a réussi en fait. Tu n'es pas travesti, tu restes toi-même. Ce Intervenant 1 qui est sûr, c'est que Intervenant 1 la réussite là-dedans, Intervenant 1 quand tu dis ça t'a réussi, Intervenant 1 c'est que je vis avec mes convictions Intervenant 2 et c'est pour cela que je suis un homme heureux. Tu as réussi être fidèle, être un gentil et un voyant en même temps. Tes boîtes, elles cartonnent. Parlons de cette 2e entrée en bourse quand même. Juste, Intervenant 2 tu fais pas une, mais 2 fois le truc, 2 fois la prouesse. Intervenant 2 Comment Intervenant 2 tu t'es senti Intervenant 1 la 2e fois C'était 25 ans après, c'est ça Oui, 25 ans après. C'est dingue. Le monde a changé, surtout depuis et Paris a changé, surtout. Intervenant 1 Donc cette fois-ci, ça a été, Intervenant 1 moi, je ne stresse pas du tout. Jamais. Jamais. Intervenant 1 C'est la 1re fois de ma vie où j'ai stressé. C'est vrai. Pourquoi Intervenant 1 Parce que j'ai fait quelque chose. Moi, je suis, Intervenant 1 c'est un cerveau qui est particulier. Intervenant 1 J'ai toujours un plan ABCD. Intervenant 1 J'ai des plans à chaque fois. Quand je joue Intervenant 1 face à quelqu'un, Intervenant 1 même vos cartes, et caetera, je calcule toujours tout, Intervenant 1 et caetera. Donc, et là, pour la 1re fois de ma vie, j'étais obligé, obligé par certaines Intervenant 1 technicités, Intervenant 1 des choses et des dates et des machins, Intervenant 1 de sauter Intervenant 1 dans le vide Intervenant 1 sans avoir Intervenant 1 d'autres plans. Intervenant 1 C'était Intervenant 1 très stressant, Intervenant 2 très très très stressant. Il y a une phrase justement que j'ai j'ai relevé et ça m'inspire exactement ça parce qu'on est presque à la fin de l'entretien, mais tu dis pour atteindre le sommet de la montagne, il faut viser la lune. Je cote le 31 mars, Intervenant 1 jour de pleine lune. Intervenant 1 Et Intervenant 1 depuis Intervenant 1 ce qui est arrivé dans le livre, Intervenant 1 elle est toujours là. Intervenant 1 Tu n'arrives pas à le dire. Intervenant 1 À chaque fois Intervenant 1 que j'ai besoin, Intervenant 1 À chaque fois, Intervenant 1 elle est là. Intervenant 2 Que je peux le dire pour expliquer Intervenant 2 aux gens que ta maman, quand tu étais enfant Intervenant 2 Elle m'appelait pour la lune. Pour voir la pleine lune, Intervenant 2 qu'elle est décédée aussi un soir de pleine lune Intervenant 2 et que quand tu vois cette pleine lune, Intervenant 1 ça te rappelle Et elle m'a sauvé en 2024. Intervenant 2 Un jour où tu es vraiment très très très déprimé. Intervenant 2 Et tu vois cette pleine lune qui illumine ta chambre au moment où tu t'endors. Voilà. Et qui est revenu à Paris, Intervenant 1 qui est revenu à beaucoup de moments. Intervenant 1 Ouais, de, Intervenant 1 je suis, Intervenant 1 je suis maintenant persuadé que, Intervenant 1 je suis persuadé qu'il y quelque chose derrière Intervenant 1 et je suis persuadé que Intervenant 1 ma mère veille de l'aura sûrement. Intervenant 2 Merci, c'est très joli. Moi aussi, j'y crois. Je suis bien d'accord avec toi. Ce que je demande toujours à la fin aux gens qui sont à ta place, c'est un petit conseil. Intervenant 2 Au vu de tout ce qu'on s'est dit, on s'est dit plein de choses. Qu'est-ce que tu auras envie de dire en mots de la fin, Intervenant 2 soit sur ton parcours, Intervenant 2 soit sur Intervenant 2 ton grain de folie, Intervenant 2 soit sur ton ange gardien qui t'a sacrément accompagné quand même tout au long de ta Qu'est-ce Intervenant 2 que tu as envie de dire aux gens qui nous regardent, qui nous écoutent Intervenant 1 Aux entrepreneurs, je leur dis, enfin à tous ceux qui réfléchissent s'ils doivent faire quelque chose ou pas Intervenant 1 de se lancer, d'oser faire les choses. C'est vrai que c'est dur, ça sera dur. Intervenant 1 Et surtout qu'aujourd'hui, y a des moyens Intervenant 1 que nous n'a pas. Intervenant 1 Il y a l'émission qui va être mon associée, il y a Amplify, Intervenant 1 il y la plateforme, Intervenant 1 il y a la BPI, il y a plein de choses qui existent et que nous, on n'a pas. On n'en avait pas. Intervenant 1 Il faut y aller parce qu'on regrette beaucoup moins l'échec que ne pas Intervenant 2 s'être allé Il faut se Intervenant 1 dire que le but essentiel d'une vie, Intervenant 1 c'est vraiment être heureux. Intervenant 1 Et Intervenant 1 ce qu'il faut, c'est qu'il ne faut pas oublier qu'à Intervenant 1 un moment, on va partir. Intervenant 1 Et ce moment-là, Intervenant 1 on va voir défiler toute notre vie devant nous Intervenant 1 et il ne faut pas avoir des regrets. Intervenant 1 Parce que vraiment, ça sera l'enfer. Intervenant 1 Essayer de partir sans avoir de regrets, avoir un petit sourire, Intervenant 1 C'est pour cela que Intervenant 1 vivez vivez pleinement. Intervenant 2 Merci Intervenant 2 Jean, merci pour tous ces conseils. Intervenant 2 Vivez pleinement intensément, Intervenant 2 un petit grain de folie, il faut y aller. On n'est pas là pour exister, on est là pour vivre. On est là pour vivre. C'est très très très joli parce qu'à la fois c'est conseil business, les conseils qu'on applique aussi aisément dans sa vie de tous les jours. C'est comme dans le livre. Ouais merci, du coup j'allais justement le rappeler tu vois, tu me fais des transitions toutes prouvées. Intervenant 2 Jean-Michel Carame, Intervenant 2 La réussite est en vous chez Michel Laffont, Intervenant 2 plein d'anecdotes. Intervenant 2 Tu nous as aussi dévoilé plein de trucs que tu n'as pas dit dans le livre et je t'en remercie. Merci à toi. L'entretien, on peut le retrouver sur YouTube, mais aussi sur toutes vos plateformes de podcasts. Merci à toi et merci à vous pour votre fidélité et je vous dis à très vite. Self.

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