Elle est à la tête de trois entreprises, figure parmi les femmes Forbes 2025 et rayonne d'une énergie contagieuse. Claire Moungenot Laine est l'invitée de l'émission 'Tous Wonder', le média qui explore les points de bascule de nos vies. Derrière le succès, elle dévoile une histoire de choix, de doutes, et surtout, d'un voyage fondateur qui a redéfini sa vision du monde et de l'entrepreneuriat.
Claire Moungenot : le voyage en Argentine qui a forgé une entrepreneure d'impact
Publié le 22 juin 2026 · Mis à jour le 6 août 2026
Elle a bâti un empire en suivant son intuition. Claire Moungenot, entrepreneure multi-facettes, se livre dans 'Tous Wonder' sur le voyage qui a tout changé et la quête de sens qui anime chacun de ses projets. Un parcours qui prouve que la vulnérabilité est une force motrice.
L'éclat d'une vision : bienvenue à Claire Moungenot chez 'Tous Wonder'
L'émission 'Tous Wonder' s'est donné une mission : raconter les histoires de celles et ceux dont la vie a pris un tournant décisif. Un moment charnière, un "point de bascule" qui change la trajectoire d'une existence. Pour ce nouvel épisode, l'équipe reçoit une entrepreneure qui incarne cette dynamique à la perfection : Claire Moungenot Laine.
Fondatrice de Lousse Collection, une marque de vêtements de sport écoresponsable, elle est aussi à la tête du réseau de femmes News Society et du média de développement personnel Cerveau Puissant. Une hyperactive de la création, animée par une volonté farouche de laisser une empreinte positive.
L'émission, disponible chaque mardi sur YouTube et toutes les plateformes de podcast, bénéficie du soutien de son partenaire, Ramify. Présenté comme une banque privée en ligne nouvelle génération, Ramify se propose de démocratiser la gestion de patrimoine avec des frais accessibles et un conseiller dédié. Une solution pour ceux qui veulent prendre en main leurs finances — de l'assurance-vie à l'immobilier, en passant par l'art — sans que cela ne devienne une charge mentale. Ce partenariat souligne l'ambition de 'Tous Wonder' : mettre en lumière des parcours inspirants qui allient ambition et sérénité.
Le point de bascule argentin : quand un voyage devient une révélation
Chaque histoire a son chapitre fondateur. Pour Claire Moungenot, il s'écrit à des milliers de kilomètres de Paris, sous le ciel de Buenos Aires. Fraîchement diplômée d'une école de commerce, elle décide de fuir le chemin tout tracé du "métro-boulot-dodo" pour s'offrir une année de césure. Six mois à Buenos Aires, six mois à New York. C'est le premier acte qui va tout changer.
« Hôte / Animateur · « Il y a vraiment eu un avant et un après, c'est ton voyage en Argentine. En 2019, tu as fait une école de commerce et plutôt que de rentrer dans le quotidien de métro boulot dodo, tu pars en voyage et là, tu as une forme d'émerveillement. »▸ 1:00
Ce qui ne devait être qu'un voyage se transforme en un séjour de plus de six ans. Une immersion totale. Dès son arrivée, le ton est donné. Une simple course en taxi devient une leçon de vie. Le chauffeur, un ancien professeur érudit, lui parle de la résilience et de la joie de vivre de son peuple.
« Claire Moungenot Laine · « Et en fait, il me dit mais nous, en Argentine, on a mi vie. Quand on perd quelque chose, on reconstruit. Nous, la vie, on en profite à chaque instant. »▸ 2:01
Cette rencontre est une étincelle. Claire découvre une culture où le partage n'est pas un vain mot. Les Asados, ces barbecues dominicaux où l'on se retrouve à quarante sans se connaître, l'émerveillent. Elle sent qu'il se passe quelque chose de profond, un appel à creuser plus loin.
Une boussole intérieure redéfinie
Ce séjour la transforme. Loin du regard de ses proches et des attentes sociales, elle explore une autre facette d'elle-même. Elle se reconnecte à des valeurs qu'elle portait en elle mais que le pragmatisme du monde des affaires avait mises de côté : la gentillesse et l'intuition.
« Claire Moungenot Laine · « Et en fait, quand j'arrive dans ce pays, je me dis si toute ma vie sera tournée autour de mon intuition, de la gentillesse et de l'humain. »▸ 2:46
Cette décision, prise à seulement 20 ans, devient sa ligne de conduite. Elle ne sait pas encore où cela la mènera, mais elle sait qu'elle sera alignée avec ses convictions profondes. Ce voyage lui permet aussi de soigner des blessures familiales, de se plonger dans le développement personnel à travers le yoga, la méditation et même des retraites en silence. Une démarche qui, à l'époque, pouvait sembler étrange, mais qui s'avérera être le socle de sa future force d'entrepreneure.
Déployer l'influence : les multiples facettes de l'empire Moungenot
De retour en France, forte de cette transformation intérieure, Claire est prête à bâtir. Issue d'une famille d'entrepreneurs, elle a toujours su qu'elle créerait sa propre voie. Elle refuse le conseil parental classique : trouver un emploi salarié pour sécuriser des droits au chômage avant de se lancer. Pour elle, l'attente est un concept abstrait. Elle veut agir, tout de suite.
La naissance de Lousse Collection
Son premier projet naît de cette lumière trouvée en Argentine. Luz, en espagnol, signifie lumière. Ce sera donc Lousse Collection. Au départ, la marque propose des maillots de bain en coton bio. Une idée qui semble parfaite : le maillot de bain évoque les vacances, le bien-être, le soleil. Le marché de l'écoresponsable est encore une niche, et elle est la première à s'y positionner en France.
L'histoire est belle, elle séduit la presse et les réseaux sociaux. La marque obtient même une exclusivité de trois ans au Bon Marché, le graal pour une jeune griffe parisienne.
Pourtant, Claire sent que le modèle va s'essouffler. Le marché du maillot de bain est saisonnier, la niche est trop étroite. Surtout, elle a l'impression que le projet ne remplit pas sa mission profonde : créer un déclic chez les gens, comme l'Argentine l'a fait pour elle.
Le pivot stratégique vers le sport
C'est là qu'intervient une décision cruciale : le pivot. "Un projet évolue toujours énormément", rappelle-t-elle. Elle réalise que si le maillot de bain est synonyme de repos, le sport, lui, est un véritable catalyseur de changement.
Le sport accompagne tous les moments de la vie, il est source d'adrénaline, de dépassement de soi. C'est là que se trouve le "déclic" qu'elle cherche à provoquer. Elle réoriente alors Lousse Collection vers les vêtements de sport. C'est ce choix audacieux qui assurera la pérennité et le succès de sa marque.
Bâtir un écosystème d'impact
Mais Claire ne s'arrête pas là. Animée par cette volonté de créer du lien et de révéler le potentiel des autres, elle développe un véritable écosystème.
News Society voit le jour. C'est un réseau de femmes conçu pour connecter, inspirer et soutenir. Une plateforme où l'entraide et le partage d'expériences sont au cœur du projet.
Puis vient Cerveau Puissant. Un média qu'elle lance à la rentrée pour explorer les thématiques du développement personnel et de l'optimisation des capacités cognitives. Elle y partage les outils et les réflexions qui l'ont aidée à se construire.
Chacune de ses entreprises est une brique d'un édifice plus grand. Un projet de vie où l'humain, l'épanouissement et l'impact positif sont les véritables moteurs, bien avant la recherche de profit.
Au-delà des projets : la passion, la vulnérabilité et la quête d'impact
Entreprendre n'est pas un long fleuve tranquille. Claire Moungenot le sait mieux que quiconque. Derrière l'image de la réussite se cachent des moments de stress intense et de grande vulnérabilité.
Gérer le stress et l'incertitude
Elle évoque sans détour les difficultés. Les stress financiers, d'abord. Ces moments où l'on "vivote", où la trésorerie est à flux tendu et où chaque décision pèse lourd. Ce sont des épreuves qui forgent le mental d'un entrepreneur.
Il y a aussi les crises opérationnelles, ces imprévus qui peuvent tout faire basculer. Elle raconte ce souvenir angoissant : un lancement de collection imminent, des commandes passées par de grandes enseignes, et la production bloquée à la douane. Dans ces moments, il n'y a pas de solution miracle. Il faut trouver des ressources insoupçonnées pour débloquer la situation, négocier, rassurer, et surtout, ne pas paniquer.
Une détermination à toute épreuve
Qu'est-ce qui lui permet de tenir ? Une conviction chevillée au corps. "Je pense que j'ai ça dans le sang et je ne lâcherai jamais", confie-t-elle. Cette force de caractère, héritée de sa famille d'entrepreneurs, est son moteur. Pour elle, l'échec n'est pas une option. Tant que ses projets ne sont pas là où elle le souhaite, elle n'abandonnera pas.
C'est cette même détermination qui la pousse à constamment se réinventer et à développer de nouvelles initiatives. Elle ne se contente pas d'un succès ; elle cherche en permanence à élargir son champ d'action et son impact.
La vulnérabilité comme une force
Le parcours de Claire Moungenot Laine est une leçon d'authenticité. Elle n'hésite pas à partager ses moments de doute et de fragilité, comme lorsqu'elle évoque un malaise où elle se réveille en pleurs. Ces instants de vulnérabilité ne sont pas des faiblesses, mais des rappels puissants de l'humanité qui doit rester au cœur de toute aventure entrepreneuriale.
En fin de compte, son histoire montre que le succès ne se mesure pas seulement en chiffres d'affaires. Il se mesure à la capacité de rester fidèle à ses valeurs, de transformer les épreuves en force et de créer quelque chose qui a du sens, pour soi et pour les autres. Une quête de lumière, commencée en Argentine et qui continue d'éclairer son chemin chaque jour.
Les moments forts
Questions fréquentes
Qui est Claire Moungenot et quelles sont ses entreprises ?
Claire Moungenot Laine est une entrepreneure française reconnue, notamment citée parmi les femmes Forbes 2025. Elle a fondé et dirige trois entreprises : Lousse Collection (une marque de vêtements de sport écoresponsable), News Society (un réseau pour les femmes) et Cerveau Puissant (un média dédié au développement personnel).
Qu'est-ce que 'Tous Wonder' et quel est son objectif ?
'Tous Wonder' est un média, diffusé en podcast et sur YouTube, qui se consacre aux parcours de vie et aux "points de bascule", ces moments clés qui redéfinissent une trajectoire. L'objectif est de partager des histoires inspirantes d'entrepreneurs et de personnalités. L'émission est sponsorisée par Ramify, une banque privée en ligne.
Quel a été le tournant décisif dans la carrière de Claire Moungenot ?
Le point de bascule de sa carrière a été un long séjour en Argentine après ses études. Ce voyage, qui a duré plus de six ans, lui a permis de se reconnecter à ses valeurs profondes (intuition, gentillesse, humain) et de trouver l'inspiration et la confiance nécessaires pour se lancer dans l'entrepreneuriat.
Comment la marque Lousse Collection a-t-elle évolué ?
Lousse Collection a commencé comme une marque de maillots de bain en coton bio, un marché de niche. Claire Moungenot a ensuite opéré un pivot stratégique en réorientant la marque vers les vêtements de sport, un secteur plus porteur et plus aligné avec sa mission de créer un "déclic" positif chez ses clientes.
Quelle est la philosophie entrepreneuriale de Claire Moungenot ?
Sa philosophie repose sur la création d'impact avant la recherche de profit. Elle place l'humain, l'intuition et la gentillesse au cœur de toutes ses entreprises. Elle est animée par une forte détermination et la volonté de ne jamais abandonner, tout en reconnaissant la vulnérabilité comme une partie intégrante du parcours.
Invité
- Claire Moungenot Laine — Entrepreneure / Fondatrice
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[SPEAKER_00] Je pense que j'ai ça dans le sang et je ne lâcherai jamais. Moi, je viens d'une famille d'entrepreneurs, j'ai toujours su que voulais entreprendre, tant que ça n'était pas là où je le souhaitais, ne l'abandonnerai pas, je ne lâcherai pas. Et là, je me dis, mais c'est dingue, il y quelque chose qui va se passer avec ce pays, ne sais pas quoi, mais je veux creuser. Et là, tu as une forme d'émerveillement, [SPEAKER_00] je me réveille allongée, je me mets à pleurer, je la regarde et elle me dit Claire, ça va [SPEAKER_01] Bonjour à tous et bienvenue dans tous Wonder le média qui parle de votre point de bascule. Aujourd'hui on reçoit Claire Moungenot l'aime, elle a fondé Lousse Collection, une marque de vêtements de sport écoresponsable, [SPEAKER_01] elle est à la tête d'un réseau de femmes, News Society et elle a lancé à la rentrée un média qui s'appelle Cerveau Puissant, elle fait partie des femmes Forbes 2025, [SPEAKER_01] vous l'avez compris c'est une entrepreneure à suivre absolument. Elle va nous parler aujourd'hui de trajectoire, [SPEAKER_01] de points de bascule et de choix imparfaits. [SPEAKER_01] Tous Wonder c'est tous les mardis vous nous retrouvez sur YouTube et sur toutes les plateformes de podcasts Spotify, [SPEAKER_01] Deezer, Amazon et Apple. Vous pouvez nous suivre, nous regarder un peu partout et un peu tout le temps. Merci à notre sponsor Ramify. Ramify c'est une banque privée en ligne. Chez eux les frais sont accessibles et vous avez un conseiller dédié. En gros, si vous avez envie de vous occuper de votre patrimoine [SPEAKER_01] sans que ça devienne un 2e job, et bien Ramify est fait pour vous. Ils mettent en place une stratégie sur mesure. [SPEAKER_01] Avec eux, vous parlez assurance vie, PEA, immobilier, [SPEAKER_01] private equity, crypto [SPEAKER_01] et même d'art et Ramify a été primé plus de 40 fois en 3 ans pour sa qualité et ses performances. [SPEAKER_01] Si vous voulez une gestion pro et sans le stress, faites une simulation gratuite. [SPEAKER_01] Vous mets le lien en description. Et puis en plus, avec tous Wonder, vous avez 3 mois de frais de gestion offerts. Et tous Wonder, c'est maintenant avec Claire Mounenot Laine, une entrepreneure [SPEAKER_01] qui veut créer de l'impact avant de faire de l'argent. [SPEAKER_01] Claire Moungenau-Laine, merci 1000 fois d'être avec nous. Je suis très, très contente de te recevoir. [SPEAKER_01] J'ai hâte de t'entendre sur ta positive attitude et tu es vraiment quelqu'un qui rayonne. [SPEAKER_01] On commence toujours dans tous fondeurs avec un point de bascule. [SPEAKER_01] Le tien, on a mis un peu de temps à le trouver quand on a préparé l'émission et c'est un peu moi qui te l'essoufflait parce que finalement, je trouve que c'est à t'écouter. Tu vas nous le dire vraiment ce qui a changé. Il y vraiment eu un avant et un après, c'est ton voyage en Argentine. [SPEAKER_01] En 2019, tu as fait une école de commerce et plutôt que de rentrer dans le quotidien de métro boulot dodo, tu pars en voyage et là, tu as une forme d'émerveillement. [SPEAKER_01] Qu'est ce qui s'est passé pour toi [SPEAKER_00] Non, c'est très évident ce qu'on voit des points, parce que j'en ai plein. Mais c'est vrai que tu as raison. En fait, quand on remonte vraiment [SPEAKER_00] en arrière sur tout ce qui justifie ce que je fais aujourd'hui, c'est vrai que c'est l'Argentine. Alors c'est un voyage qui ensuite est devenu un séjour qui a duré plus de 6 ans. Donc c'est devenu plus qu'un voyage. Ce qui se passe, c'est que moi j'ai une vie, donc je viens d'une famille [SPEAKER_00] heureuse [SPEAKER_00] sur le papier comme ça, assez lisse. [SPEAKER_00] Je fais [SPEAKER_00] des écoles privées, [SPEAKER_00] une école de commerce réputée [SPEAKER_00] Et donc voilà, j'ai mon destin, j'ai envie dire un peu tout tracé. Je pars parce que j'ai besoin de respirer. J'ai un peu cet appel [SPEAKER_00] peut être qu'on va le développer après qu'il [SPEAKER_00] y a quelque chose de plus que je vais pouvoir créer autre part. C'est vrai aussi que je crois que l'étranger, je le recommande, mais n'importe qui, aux jeunes, aux familles, te crée aussi une autre personnalité ou une autre facette de toi très intéressante puisque tu sors totalement de [SPEAKER_00] ton éducation et de la manière dont les gens qui t'aiment te voient. [SPEAKER_00] Et donc j'ai un peu cet appel et je me dis tiens, il faut faire une année de césure et je me dis moi je vais la faire à l'étranger. Donc je fais 6 mois à Buenos Aires et 6 mois à New York. Je mets les pieds à l'aéroport et j'arrive dans un taxi. Et là, le taxi me dit oh la kettle. Et là commence une discussion, mais hyper intéressante, le taxi hyper cultivé. Et puis je sens une profondeur que nous n'avons. Je ne pas qu'on l'a pas en Europe, mais qui est moins habituelle, on va dire pour une discussion avec un taxi quand tu arrives à l'aéroport. [SPEAKER_00] Et je me dis mais c'est dingue, il y quelque chose qui va se passer avec ce pays. Je ne sais pas quoi, mais je veux creuser. [SPEAKER_00] Et là, j'ai 20 ans, tu vois. [SPEAKER_00] Et en fait, c'est vraiment ce qui m'est arrivé. Donc le taxi, en fait, avant d'être taxi, était [SPEAKER_00] un [SPEAKER_00] professeur d'école hyper érudit. Et en fait, il me dit mais nous, en Argentine, on a mi vie. Quand on perd quelque chose, on reconstruit. [SPEAKER_00] Nous, la vie, on en profite à chaque instant. On aime la vie, on aime la joie. Quand on a un, il y a pour 10. Enfin, il me sort un nombre de trucs où je me dis c'est complètement hallucinant. [SPEAKER_00] En fait, il y une forme de transmission d'humain à humain aussi, qui est assez jolie dans ce que tu racontes, dans ce qu'il dit en fait. Exactement. Et donc je sors de ce taxi. La vie fait que je découvre pas mal de choses de Buenos Aires. En fait, je rencontre dans [SPEAKER_00] beaucoup de gens que j'ai croisés, quels que soient les [SPEAKER_00] classes sociales, les métiers et les éducations, [SPEAKER_00] vraiment ce côté l'humain, [SPEAKER_00] l'humain avant tout, [SPEAKER_00] le partage. Donc les Argentins, ils font ce qu'on appelle les Asado tous les dimanches et l'Asado, c'est l'équivalent du barbecue en France. [SPEAKER_00] Mais ils invitent franchement quasiment n'importe qui. C'est-à-dire que venez [SPEAKER_00] à notre Asado, y en a pour un, il en a pour 10. Puis on se retrouve à 40 à manger de la viande [SPEAKER_00] et à boire du vin rouge. Donc il a vraiment sens du partage et de profiter qui m'a moi épaté. [SPEAKER_01] Mais qu'est ce que tu as découvert en toi Qu'est ce que ça a changé ce voyage en toi, dans ta façon d'être, dans ta façon de voir le monde et l'autre aussi Déjà, ça, ça m'a propulsé sur cette gentillesse [SPEAKER_00] et ce côté positif [SPEAKER_00] qu'on entend aujourd'hui énormément dans le développement personnel. [SPEAKER_00] Et c'est des choses que je fais aussi. Mais [SPEAKER_00] ça, ça paraissait très bateau pour moi à l'époque. Enfin, moi, j'en étais convaincu, mais plein de gens disaient oui, enfin, tu es gentil. [SPEAKER_00] Être gentil, ça ne mène pas nulle part. Comme j'avais fait une école de commerce, j'avais aussi ce besoin ambitieux et cette casquette assez business. Donc [SPEAKER_00] les gens qui sont en finance, qui sont pas en droit, la gentillesse, c'est quand même pas une nouvelle. Intuitif, Pas intuitif du tout. Mais moi j'avais ça en moi. Et en fait, quand j'arrive dans ce pays, je me dis si toute ma vie sera tournée autour de mon intuition, de la gentillesse et de l'humain. [SPEAKER_00] Je ne sais pas où ça me mènera, mais je sais que serai alignée avec moi même et j'ai pris cette décision si tu veux à 20 ans. [SPEAKER_00] Et aujourd'hui, tout ce que je fais, il y ça. Ce qui est intéressant, c'est que tu décides d'entreprendre. [SPEAKER_01] Tu [SPEAKER_01] vas entreprendre en 2011, [SPEAKER_01] louze collection, je pense pas très bien. Moi, j'ai fait allemand, tu vois, louze collection, c'est extravagant. C'est extravagant. [SPEAKER_01] 1011, tu entreprends 2013, 13, [SPEAKER_00] ça décolle. Est ce qu'avant ce voyage en 2009, donc 2 ans avant la création de ta marque, tu avais envie d'entreprendre ou c'est venu un peu comme ça Tu vois d'un coup Moi, j'aime une famille d'entrepreneurs. J'ai toujours su, je voulais entreprendre. J'ai fait des stages un peu comme tout le monde. Je me suis rendu compte que je ne faisais pas pas pareil que les autres [SPEAKER_00] différemment. Parfois, je suis. C'est vrai que assez rapide, c'est-à-dire que moi j'effectue, j'ai effectué des stages, des tâches en stage très rapides. Puis gens me disaient bon, maintenant tu attends, moi attendre, c'est vraiment un concept. [SPEAKER_00] Faut m'occuper quoi Non, que je n'aime pas. Et donc, très vite, j'ai considéré que j'entreprendrais et un peu au désarroi de mes parents qui m'avaient dit mais non, ce n'est pas ça la stratégie. La stratégie, c'est tu [SPEAKER_00] rentres dans une entreprise, tu deviens salarié. Et puis, une fois que tu as cette petite expérience, tu auras ton chômage [SPEAKER_00] qui te permettra éventuellement de se prendre. Et moi pareil à nouveau concept. Mais je dis mais de quoi vous me parlez en fait Moi, je veux tout de suite, je veux maintenant. J'ai cette idée et je mettrais l'humain au sens de mon projet Et donc je savais que je voulais entreprendre. Je ne savais juste pas quoi. Et comment tu as trouvé l'idée [SPEAKER_00] L'idée, c'est que comme j'ai une approche en vrai extrêmement ésotérique en Argentine, [SPEAKER_00] je lâche en fait toute mon histoire. Je soigne aussi beaucoup de traumatismes que j'ai [SPEAKER_00] liés à ma famille et Dieu sait que je les aime et on s'aime énormément. [SPEAKER_00] Mais c'est vrai que chaque famille, en fait, a une a une histoire très importante qu'on oublie ou qu'on désire travailler trop tard souvent dans nos vies. 40 ans est un moment, 50 ans en est un autre. Quand on devient maman aussi, nous, pour les femmes, c'est aussi un moment où on se penche aussi sur nos histoires. Et en fait, je donc moi, je me connecte très vite à ce développement personnel. Donc je me mets au yoga, à la respiration, à la méditation. Je fais des stages en silence. [SPEAKER_00] Là pareil, ma famille dit un peu mais qu'est ce qu'elle fait Elle va être dans des sectes et en fait je me dis je veux faire un projet qui a du sens, qui n'existe pas. [SPEAKER_00] Et qui a un lien avec l'écologie. [SPEAKER_00] Voilà comment je lance tous. Parce qu'au tout départ, c'est des maillots de bain. Au tout départ, c'est des maillots de bain en coton bio. [SPEAKER_00] Je veux que mon projet évolue. [SPEAKER_00] Un projet évolue toujours énormément. Tu sais qu'il faut dire à n'importe quel entrepreneur, c'est que l'idée un [SPEAKER_00] n'est pas l'idée de l'année n plus 10. Donc [SPEAKER_01] tu commences par des maillots de bain et ça va évoluer. On l'a dit en intro vers une marque de vêtements écoresponsable [SPEAKER_01] de sport, de sport. [SPEAKER_01] Et puis [SPEAKER_01] en fait, tu incarnes aussi d'autres choses, c'est vraiment des valeurs de sport, du bien être, du bien vivre. C'est ça qui est intéressant dans ce que tu vas faire. Ensuite, c'est que ça évolue, tu le dis, mais c'est exactement en fait, je crée lousse, donc ça veut dire lumière en espagnol. Ça me vient [SPEAKER_00] de cette lumière que l'Argentine m'a donné, que j'avais déjà. Mais l'Argentine a potentialisé cette lumière que je voyais, que je visibilise, que je ressentais en moi et que je ressentais dans les autres. Donc là, c'est un peu bateau ce que je dis. [SPEAKER_00] Et donc je me dis je veux que cette marque, ce soit pareil pour les gens. Et donc au début, pour moi, le maillot de bain, ça évoque les vacances, le soleil, le bien être, le repos. Et donc je me dis. Puis j'analyse aussi le marché. Il n'y pas beaucoup à l'époque de marques de maillots de bain en France écoresponsable. Il n'y en a aucune. [SPEAKER_00] Et donc je me dis ça, c'est intéressant. [SPEAKER_00] Assez rapidement, je me rends compte évidemment que le marché du maillot de bain est un marché de niche, que l'éco responsabilité est un marché de niche [SPEAKER_00] et que mon expansion [SPEAKER_00] mondiale que j'envisageais entre l'Europe et évidemment l'Amérique latine ne va pas du tout se passer comme comme comme je l'envisageais. [SPEAKER_00] Ce serait trop simple, ce serait trop simple. [SPEAKER_00] Néanmoins, [SPEAKER_00] je ressens que quand je crée cette marque au tout début, [SPEAKER_00] les gens sont intrigués, intéressés. [SPEAKER_00] Il y a ce que j'ai encore beaucoup dans toutes mes relations, ce côté [SPEAKER_00] les gens sentent que je suis passionnée [SPEAKER_00] et qu'il y a une jolie histoire derrière. Donc ça, à ce moment là, ça prend, ça prend sur les réseaux, ça prend avec les journalistes. [SPEAKER_00] On a une exclusivité pendant 3 ans. Bon marché pour une marque de mode, c'est un peu le graal à Paris. [SPEAKER_00] Néanmoins, je sens que le modèle va s'essouffler et qu'il faut que et que je fasse que tu te réinvente. Moi, [SPEAKER_00] comme j'ai cette volonté derrière cette marque, en fait de créer du lien et de révéler les gens. Parce que moi, l'Argentine m'a réveillé [SPEAKER_00] sur plein d'aspects et surtout m'a fait faire un énorme travail sur moi qui est encore le cas aujourd'hui. Mais en tout cas, moi, ça m'a fait un déclic à 20 ans. En fait, je veux créer une marque déclic et donc je me dis le maillot de bain, il n'y pas de déclic. Tu pars en vacances, tu prends en fauteuil en maillot de bain, tu es avec ton ta famille. [SPEAKER_00] Le sport, ça crée un déclic. Là, il y en a. C'est-à-dire que vraiment le sport, ça nous accompagne dans n'importe quel moment de nos vies. Il y a cette cette notion d'adrénaline, [SPEAKER_00] de mental, de performance. [SPEAKER_00] Et donc, en fait, assez rapidement, je pivote la marque sur le sport et là, je commence à toucher à ce qui est devenu en tout cas la pérennité de ma marque. Tu te souviens de tes premiers stress d'entrepreneur [SPEAKER_01] 2000, [SPEAKER_00] j'imagine. Après moi, je ne pas, enfin, je suis tellement, tu vois, [SPEAKER_00] passionnée [SPEAKER_00] et alignée avec mes valeurs que [SPEAKER_00] j'ai eu beaucoup de stress, mais je les ai toujours très bien gérés. [SPEAKER_00] Après les stress, le plus gros stress qu'on a eu, c'est des stress financiers et c'est des stress de ce qu'on appelle des bides. Il y a des trucs où tu te dis alors là, tout de suite, là, maintenant, je n'ai pas du tout la solution. [SPEAKER_00] Je te dis n'importe quoi, tu dois faire un lancement. [SPEAKER_00] La prod est bloquée, mais le lancement est prévu quoi qu'il arrive et doit être distribué dans des Bon bah ouais, dans les enseignes, enfin c'est ça, dans les enseignes. Puis on stresse. Puis surtout si tu ne livres pas à l'enseigne, l'enseigne te paye pas. Et puis surtout après, elle va te te poursuivre. Enfin, c'est. Et en fait, il y un moment quand c'est bloqué à la douane, [SPEAKER_00] c'est bloqué quoi. [SPEAKER_00] C'est toujours lié. Les plus grosses stress ont été liés à l'argent. [SPEAKER_00] Et d'ailleurs, ce qui a fait un de mes pivots, c'est qu'aujourd'hui, moi je parle dans mes missions [SPEAKER_00] de prise de parole. Je parle beaucoup de l'argent et en fait à quel point l'argent peut être un frein. Il peut être une peur énorme. Il faut savoir la surmonter parce qu'en fait, il y a un moment, il faut quand même revenir chez nous le soir en disant ça n'est que de l'argent, ça n'est que du matériel. Et puis voilà, si quelque chose ne doit pas fonctionner, on retrouvera bien. Et ça, c'est l'Argentine qui me l'a donné. Je vois, c'est cool. Parce que ce qui est très important, c'est un excellent. [SPEAKER_00] L'Argentine, il faut savoir que le pays a été en crise et on en parle aujourd'hui en Europe parce que les gens ne se focalisent pas assez sur les autres histoires des autres pays, [SPEAKER_00] alors que l'humanité [SPEAKER_00] est un cycle. [SPEAKER_00] Bien sûr. Et oui, mais les gens s'arrêtent aux 50 dernières années, alors que si on va plus loin, c'est hyper intéressant. L'Argentine est un pays qui, à un moment, a eu une crise financière et économique qui ressemble légèrement à celle de la France. [SPEAKER_00] Et la banque, à un moment, a dit bien, nous n'avons plus d'argent dans les caisses et nous prenons l'argent [SPEAKER_00] du particulier [SPEAKER_00] qui était donc laissé dans les banques. Et donc, à l'époque, c'était effectivement beaucoup de billets et beaucoup d'or et beaucoup de bijoux. Et donc ça, ça a été pris aux Argentins, mais littéralement. Incroyable. Et donc les gens ont participé [SPEAKER_01] au développement, [SPEAKER_01] à la reconstruction du pays en fait. Exactement. [SPEAKER_00] Mais c'est surtout les économies du pays s'est envolée au plus grand désarroi des riches, des pauvres et des middle classes. Bien [SPEAKER_00] sûr. Et ça a été un choc de se rendre compte que l'État était capable de le faire. Et donc ils en ont gardé cette cette cette psychologie [SPEAKER_00] de [SPEAKER_00] on peut, en met un peu sous le sous le matelas. On thésaurise. Voilà. Mais à un moment, ce qui est arrivé une fois peut revenir évidemment. Et donc quand on perd, qu'est ce qu'on fait On reconstruit. [SPEAKER_00] Et ça, c'est un truc. Ils l'ont tous en eux. [SPEAKER_00] Et moi, j'ai beaucoup appris de ça en se disant. Appliquer. Oui, et en fait, c'est un peu là. C'est des méthodes. En fait, le développement personnel, c'est de se dire bon, si j'ai perdu, j'ai perdu. Demain est un nouveau jour. [SPEAKER_01] C'est intéressant que tu parles de stress financier et de la gestion que t'as émotionnellement. Est ce que tu penses qu'on peut tous être entrepreneur [SPEAKER_01] ou est ce qu'il y a certains types de profils Tu vois de gens qui peuvent développer des boîtes ou pas Je pense les 2. Je pense qu'on peut tous avoir une bonne idée et on peut tous être passionné et être [SPEAKER_00] comme quand on tombe amoureux et ça peut changer notre vie et on peut faire un pas de côté. Néanmoins, [SPEAKER_00] sur la durée, il ne faut pas du tout croire que l'entrepreneuriat, [SPEAKER_00] c'est un long fleuve tranquille. C'est quand même loin, loin de là. C'est énormément de sacrifices. [SPEAKER_00] C'est une conviction à toute épreuve. Moi, j'ai été challengé [SPEAKER_00] de mes 20 ans à aujourd'hui, mais mais quasiment quotidiennement [SPEAKER_00] par [SPEAKER_00] par des financiers, par ma famille, [SPEAKER_00] par des choix que j'ai fait, des sacrifices. Moi, il y a quand même un moment de ma vie où il y a 10 ans, on me disait enfin tu gagnes quand même pas vraiment ta vie, [SPEAKER_00] tu vivotes sur ta boîte. On est quand même loin, loin, loin de la jeune fille qui a fait l'école de commerce et qui pensait changer le monde. Mais ils avaient raison [SPEAKER_00] et c'est là où je me disais OK, donc en fait, maintenant, il faut que j'accélère [SPEAKER_00] intelligemment [SPEAKER_00] sur mes autres. Il faut que je réfléchisse sur d'autres skills que j'ai pour pousser le modèle plus loin et pour tenir. Alors que là, il y moment où tu peux dire c'est vrai, je gagne pas très dans ma vie. Je n'importe quoi, je gagne 2 000 €, ça [SPEAKER_00] correspond probablement. [SPEAKER_00] Mais moi en plus, j'avais investi. On investit du temps quand on entreprend, on investit, on fait beaucoup de sacrifices. Moi, j'étais déjà maman d'un jeune enfant célibataire [SPEAKER_00] et en fait, il y un moment tu te dis mais est-ce que je veux vivre de ça comme ça [SPEAKER_00] Et donc, à ce moment-là, il y a plein de gens, [SPEAKER_00] ils lâchent et ils ont raison. Mais c'est juste que moi, je pense que j'ai ça dans le sang et je ne lâcherai jamais. Et c'est aussi ton intuition, ce que tu parles beaucoup, ton intuition. [SPEAKER_01] Quand on est entrepreneur, [SPEAKER_01] comment on prend des décisions avec son intuition Là, tu viens de le dire, tu avais l'intuition profonde qu'il fallait que tu continues. Mais comment tu fais Parce que l'intuition, ce n'est pas raisonné, tu vois. Ça [SPEAKER_00] peut quand même. L'intuition peut aussi venir d'une bonne connaissance de toi. Et en fait, moi, je pense que j'ai fait un travail. Donc ce qui est simple, c'est que si tu veux, en fait, je suis partie de ma famille et de mes schémas familiaux à 20 ans. J'ai abandonné plein de choses et j'avais une très belle vie et donc je pense que j'ai fait une vraie [SPEAKER_00] introspection, [SPEAKER_00] tu vois, personnelle et donc aussi professionnelle puisque les 2 sont extrêmement liés pendant 6 ans, loin de tout le monde. Et ça m'a donné une grande force en fait. Et puis, et puis ce qui est vrai aussi, c'est que j'ai utilisé plein de skills que j'avais et on m'a appris plein de choses qu'aujourd'hui des gens partent en retraite pendant des mois, payent des fortunes ou se font coachés pendant des vies, soit en thérapie, soit pour accueillir ça, tu vois. Donc moi, en fait, en vrai, j'ai eu aussi un sas privilégié que j'ai choisi ou en fait, en abandonnant, j'ai créé aussi, je pense, ce socle pour être entrepreneur et le rester et faire travailler mon intuition. Et puis après, ce qui est vrai, c'est que aujourd'hui, moi, suis très connectée et très croyante. [SPEAKER_00] Et en fait, j'ai considéré que [SPEAKER_00] quand on commence, on n'abandonne pas, que choisir, c'est renoncer et que j'avais, j'avais, j'ai décidé [SPEAKER_00] que je m'embarquais dans quelque chose et que tant que ça n'était pas là où je le souhaitais, je ne l'abandonnerait pas, je ne lâcherais pas. Et ça, c'est une croyance. C'est une croyance, [SPEAKER_01] c'est la foi que je me suis devenue avec moi même. C'est le pacte que j'ai fait avec moi même et et donc c'est pour ça que j'ai tenu. Bien bien sûr, mais toi, planté. Enfin, tu aurais pu. J'aurais pu me planter. Tu vois, on va en parler, mais tu étais maman célibataire avec un petit garçon, ça aurait pu être difficile. [SPEAKER_00] Mais ça l'a été. Et pour le coup, il ne faut vraiment pas croire. Enfin moi, 1000 fois, j'ai voulu abandonner, c'est que j'ai juste que je ne le sentais pas. [SPEAKER_00] Et quand on ne sent pas les choses et quand et qu'on sait que demain est un autre jour et que tout est possible, on accepte qu'il y a un sale moment qui passe [SPEAKER_00] financier, personnel, [SPEAKER_00] un trou noir et on sait qu'à un moment, ça va se calmer. Il faut tenir [SPEAKER_00] Et donc c'est pour ça que n'est pas entrepreneur qui veut. Mais en revanche, n'importe quelle personne qui est passionnée peut tenir aussi longtemps qu'il est passionné. Et [SPEAKER_01] après tu t'es dit j'entreprends, [SPEAKER_01] mais plus encore. C'est en fait ce qui est assez marrant dans ton profil, c'est que t'es une sérielle entrepreneuse. C'est ça. À la fois t'as ta boîte et puis ensuite tu te dis ce qui m'intéresse, c'est les femmes, c'est les réseaux de femmes et arrive mieux society. [SPEAKER_01] C'est ça. Est-ce que tu peux nous raconter ce que c'est Parce que c'est pas qu'un réseau de femmes, c'est aussi autre chose. Il y a aussi une sorte [SPEAKER_00] de vraies valeurs humaines. Fait, c'est ça. En fait, sais c'est l'entrepreneur, mais je pivote, je pivote. C'est incroyable. Non, mais est ce que tu mène tout front et tu fais tout en même temps C'est incroyable. Mais parce que parce que on va l'expliquer. En fait, mes passions, y a mes convictions, il y il y ce que j'appelle ma mission de vie. Je me sens un peu missionné [SPEAKER_00] et en fait, si tu veux, je, [SPEAKER_00] j'active [SPEAKER_00] ce que j'aime et en même temps, il faut que ça soit rapporteur [SPEAKER_00] matériellement pour moi. Donc tu vois d'affaires et de business, sinon ça [SPEAKER_00] ne va pas tenir. Mais bien sûr. Sinon, je n'aurais que des des engagements humanitaires. Tu vois ce qui est génial et honorable, mais ça ne fait pas forcément toujours vivre. [SPEAKER_00] Donc en fait, à 30 ans, je rentre en France [SPEAKER_00] avec une avec l'Oce Collection qui vivote, [SPEAKER_00] qui est une très jolie marque, qui a un petit succès, mais qui ne me permet pas du tout de [SPEAKER_00] pouvoir prétendre à être une entrepreneure [SPEAKER_00] renommée de France. Et je tombe enceinte de quelqu'un que je rencontre au bout de 3 semaines, d'une date, tout simplement. [SPEAKER_00] Et à nouveau, mon intuition me dit [SPEAKER_00] cet enfant va changer ta vie et cette histoire va changer ta vie. [SPEAKER_00] Ce que je ne savais pas, c'est qu'elle allait le changer de manière très dure à un moment pour ensuite pouvoir pivoter. [SPEAKER_00] Et en fait, je me retrouve, je raccourcis, [SPEAKER_00] mais je me retrouve maman célibataire [SPEAKER_00] parce que la situation ne me convient absolument pas et c'est peu dire. [SPEAKER_00] Je retrouve dans une dans un dans une relation toxique, [SPEAKER_00] violente, qui ne m'épanouit absolument pas et qui est à l'opposé de ce que j'avais été chercher en Argentine et de ce que je cherchais chez Lousse et puis même de mon histoire familiale. [SPEAKER_00] Et donc je décide [SPEAKER_00] de sortir très vite de cette histoire. [SPEAKER_01] Mais pour comprendre, est-ce qu'on peut aller sur ce terrain-là Tu, [SPEAKER_01] dans ton couple, va s'installer une certaine violence, même pas une certaine, une violence. Une violence. [SPEAKER_00] Morale, physique. Morale, physique. Qu'est-ce [SPEAKER_01] qui s'est passé pendant ces années C'est-à-dire qu'en fait, tu nous racontes la lumière et l'émerveillement que tu as en Argentine [SPEAKER_00] et tu vas te mettre dans une dans une situation qui est extrêmement noire et qui te tire vers le bas en fait. Alors en fait, ce que j'ai appris et ce qui est pareil et assez évident, c'est qu'en fait, justement, comme je suis un peu illuminée, [SPEAKER_00] tu vois, en gros, je suis un peu là avec mes armes et plantes, mon univers. Moi, je parle aux anges, mais vraiment, et l'eau va changer le monde et l'argent [SPEAKER_00] n'a pas vraiment tant d'importance que ça. Tu vois, je pense qu'il y a une partie de moi qui se dit [SPEAKER_00] inconsciente, [SPEAKER_00] confronte toi quand même à des gens vraiment un peu très différents de toi [SPEAKER_00] pour voir comment ça matche. [SPEAKER_00] Et donc, en fait, inconsciemment, je choisis volontairement [SPEAKER_00] quelqu'un [SPEAKER_00] qui ne correspond pas du tout à ce que j'ai appris et ce que j'ai fait en Argentine. [SPEAKER_00] Pour reprendre, je pense, un peu un choc émotionnel. [SPEAKER_00] Alors tout ça, c'est inconscient. [SPEAKER_00] Et donc qu'est ce qui se passe Je tombe enceinte hyper vite, c'est quand même enfin déjà rien qu'à la base tombe enceinte au bout de 3 semaines, on ne connaît pas la personne. Donc c'est déjà un peu, [SPEAKER_00] ça peut être quitte ou double. Mais moi, mes parents, ils me disent à nouveau, ils me disent mais qu'est ce que tu fais [SPEAKER_00] Non, ce n'est pas un bon choix et je leur dis c'est un choix et l'intuition me dit que ça ira. [SPEAKER_00] Et en fait, je me suis rendu compte, tu vois, après en décortiquant [SPEAKER_00] que je pense que j'avais été inconsciemment chercher cette violence, cette instabilité [SPEAKER_00] pour peut être me tester. Et après, je crois aussi que la vie m'a mis ça sur mon chemin parce que sinon je ne serais pas la personne que je suis aujourd'hui. [SPEAKER_00] Je serais une gentille jeune femme qui raconte des jolies histoires. Mais les jolies histoires, personne n'y croit. Et moi même, alors que moi aujourd'hui je crois à mon histoire parce que je sais par quoi je suis passée et je pense que je parle droit dans les yeux aux gens et je parle au cœur des gens. Et donc [SPEAKER_00] c'était mon destin et c'était mon chemin. Puis je l'ai soigné comme une grande de tomber enceinte et de garder cet enfant qui est aujourd'hui évidemment le soleil de ma vie. [SPEAKER_00] Je à refaire, je referai exactement la même chose et j'ai vécu 4 ans de procédure pénale et familiale extrêmement douloureuse. Une solitude la plus totale réellement, [SPEAKER_00] alors que je suis très entourée parce que un, personne ne se rendait compte de ce que je vivais. 2 aller au tribunal de justice [SPEAKER_00] une dizaine de fois dans sa vie. Je souhaite à personne. C'est quand même aussi un passage. On parle de l'accouchement pour les femmes. [SPEAKER_00] Aller au tribunal de justice, c'est aussi un vrai apprentissage de la vie. [SPEAKER_00] Avoir des avocats autour de nous [SPEAKER_00] pour des situations humiliantes. [SPEAKER_00] Et puis en plus, voilà la famille. Quand on est jeune maman, on a envie de boire une jolie vie avec des jolies histoires. [SPEAKER_00] Et puis c'est humiliant aussi, [SPEAKER_00] même pour [SPEAKER_00] pour la famille de manière générale. [SPEAKER_00] Et puis les gens jugent, [SPEAKER_00] les gens pensent qu'ils comprennent, qu'ils savent et qu'ils ont, qu'ils ont toujours des bons conseils à nous donner. Et être maman célibataire, moi j'ai une admiration sans bornes et tu vois, je suis toujours avec beaucoup d'émotions pour les mamans qui sont seules ou qui sont dans des situations compliquées. [SPEAKER_00] Parce que mon Dieu, [SPEAKER_00] quel warrior [SPEAKER_00] sont elles Et tu vois, ça rejoint ton two wonder. [SPEAKER_00] Et Dieu sait qu'il y a des mamans qui sont seuls partout dans le monde et qui gèrent d'une main de maître l'éducation de leurs enfants envers et contre tout. Moi, j'en suis. Je suis pas restée longtemps dans cette situation, mais suffisamment pour pour être admirative. Est-ce que tu te souviens du moment où tu te dis je ne veux pas être une femme battue [SPEAKER_01] Il y a eu de la violence verbale, physique. On parle de femmes battues. Bien sûr, bien sûr. [SPEAKER_01] J'ai un petit garçon. Tu te souviens du moment où tu t'es dit stop Oui, [SPEAKER_00] il y a toujours. Il y a toujours un moment dans la vie où t'es dégoûté. En fait, tu vomis presque ton malheur. Tu dis mais pourquoi j'y retourne Pourquoi je continue Puis pourquoi on est si malheureux en fait, alors que moi qui crois à cette lumière, je me dis mais elle est là, la lumière, il faut juste aller la rechercher. Et c'est aussi une décision. Et ça, je m'en rends compte à un moment et je me dis tu es toi même actrice de ce qui se passe. C'est hyper dur de l'accepter. [SPEAKER_00] Mais moi, je pense que mon cheminement de vie m'a permis de me dire mais en fait, arrête de croire que tu n'es que victime. [SPEAKER_00] Et ça, ça m'a sauvé. Ça m'a sauvé parce que. [SPEAKER_00] T'étais maîtresse, en fait, de la situation que ton destin. Exactement. Et là, j'ai dit tu seras plus forte maintenant. Pour être forte, il faut s'éloigner, [SPEAKER_00] il faut stopper le truc, il faut sortir ton enfant. Si ça se calme, ça va se calmer en face aussi. [SPEAKER_00] Et tu vas, c'est comme ça que tu vas sauver ta famille. Ce n'est pas en restant dans cette ambiance qui en fait, s'enfonce [SPEAKER_00] dans la douleur, la souffrance, le reproche. Et puis et moi j'entraîne ça. Et à un moment, je me suis dit déjà les procédures de justice, ça met quand même un rest stop. Et puis après, il y aussi de latitude. Si tu veux changer ta vie, il faut toi même que tu incarnes. Donc en fait, moi, à l'époque, si tu veux, je fumais quand même pas mal de cigarettes et je buvais aussi pas mal parce que j'étais très seule. Et en fait, je me suis dit non, je vais reprendre le sport, la méditation, [SPEAKER_00] je veux devenir lumineuse, je veux redevenir une jolie femme ou je sais pas en tout cas une femme qui inspire. [SPEAKER_00] Et puis je vais, je vais être plus seule, mais je vais être seule, heureuse, pas seule. [SPEAKER_00] C'est vachement dur d'appliquer. C'est hyper dur, mais c'est step by step. Attends, là, je te parle de ça. On parle d'il y a 10 ans, bien sûr. C'est 10 ans de vie, il faut pas l'oublier. Et puis c'est et puis tu rechutes parce que surtout, ce est vrai, c'est un peu comme l'addiction. Moi, en fait, j'ai été voir une spécialiste en addiction qui me disait que j'étais addict à cette forme de violence, à cette forme de tolérance, à cette forme d'image que je me rends, que je me renvoyais de moi même. [SPEAKER_00] Et voilà, je pense aussi que je pensais aussi [SPEAKER_00] que les l'Argentine m'avaient apporté beaucoup. Mais en fait, mon schéma familial n'était pas du tout totalement achevé. Tu vois ce que veux Et ça, je l'ai compris aussi en me disant ce n'est pas quelques incantations et quelques homes. Tu vois, je le résume un peu, mais il faut aussi avoir beaucoup d'humour aussi sur soi. Bien sûr. Qui me sauvait Ben non, en fait, la vie, je reprends une phrase que Frédéric Lenoir m'a dit récemment [SPEAKER_00] tant que tu n'as pas compris la vie te renvoie des messages. Oui, et moi, c'est ce que j'ai compris. Tu vas en me disant maintenant. Et surtout, elle te renvoie des messages de plus en plus durs à vivre. Exactement. Tant que tu ne comprends pas. Oui, à chaque fois. Donc. Et donc moi, une psychologue m'avait dit que j'étais addict à ça et en fait, c'était vrai. Qu'est-ce qui t'a amené ensuite à ce réseau de femmes Parce qu'il y a un lien avec ce que tu as vécu. Tu te retrouves 30 ans mère célibataire, [SPEAKER_01] T'as cette marque qui continue de vivre aujourd'hui. Et puis tu lances Myous Society [SPEAKER_01] qui est ce réseau [SPEAKER_01] de femmes. Il y a une forme d'entraide, il y une forme de bienveillance. [SPEAKER_01] Comment tu passes de [SPEAKER_01] ta situation de violence conjugale [SPEAKER_01] à transformer [SPEAKER_00] et à monter quelque chose Alors, c'est aussi un réseau business. Ce n'est pas que de l'entraide et de la bienveillance, même si c'est le cas. Ce qui se passe, c'est qu'il y 30 ans, donc je regarde ma boîte lousse d'un côté. Et puis je regarde ma situation et je me dis je suis quand même pas du tout là où je veux être. [SPEAKER_00] Résultat je me dis mais si je réfléchis, je ressens [SPEAKER_00] ça, on doit être 1000 à le ressentir. Et surtout, je me rends compte que ce qui vient de m'arriver, [SPEAKER_00] je ne veux pas [SPEAKER_00] passer le message d'Ialous, même si ça veut dire la lumière, parce que c'est une marque qui existe. [SPEAKER_00] Et puis, n'avais pas envie d'en parler en tout cas. J'avais envie d'en parler. J'avais vraiment envie d'en parler, mais je n'avais aussi pas envie de ne parler que de ça et d'être catégorisé comme ça. Et je me dis si je crée un sac de parole [SPEAKER_00] ou je ne vends pas un produit, c'est à dire un produit matériel, donc un vêtement, ça va être plus facile. Je vais pas libérer ma parole, je vais libérer celle des autres. C'est toujours l'arroseur arrosé. [SPEAKER_00] Sûr, c'est facile, c'est facile, on le fait tout. Exactement. Et puis surtout, en fait, en vrai, ça nourrit en plus. Exactement. Et en fait, dans ma reconstruction, il y aussi tellement de femmes qui m'ont parlé et qui m'ont dit des mots. [SPEAKER_00] Tu vois, il me suffisait d'une phrase pour avoir des déclics beaucoup plus rapides que des choses qu'on me répétait sans cesse. En fait, c'est une forme de thérapie de groupe en fait. Exactement. [SPEAKER_00] Et d'énergie collective. Bien sûr, bien sûr. Et donc je crée Muse. [SPEAKER_00] Ce qui est drôle, c'est que le 1er événement Muse en fait est un événement Muse X Lousse autour du sport, évidemment, parce que je ne pas aller non plus trop loin par rapport à ce que je sais. [SPEAKER_00] Et on réunit 120 femmes. Et puis l'événement fait son petit chemin à un franc succès. On m'appelle, on me dit c'est génial, qu'est-ce que ce nouveau concept et tout On en fait un 2e, 1 3e et en fait, c'est comme ça que Nemuz a appris. Et à ce moment là, [SPEAKER_00] ma collègue, enfin moi, mon associé [SPEAKER_00] Alexandre une Pella me dit écoute, OK, mais on veut un événement par mois de 100 femmes. [SPEAKER_00] Donc là, la challenge me dit génial, [SPEAKER_00] mais avec des thématiques différentes, jamais la même. Donc on veut des femmes dans l'art, des femmes dans la politique, des femmes dans la santé, des femmes dans la beauté, des femmes dans la politique. [SPEAKER_00] Et là, je me dis waouh, ça y est, ça y est. En fait, je commence à toucher ce que je veux vraiment parce que moi, via lousse, je veux m'adresser à tout le monde. Je veux m'adresser à toutes les femmes [SPEAKER_00] et je m'adresse à toutes les warriors en fait. Et là, je me dis mais en fait, ce n'était pas et ce n'est pas que ce n'était pas lousse, c'est qu'en fait, c'était un 1er palier et que mieux est mon 2e. Oui. Et ce qui est génial, c'est que là, smart, je dis OK, je le fais, mais c'est quand même un sacré boulot et donc je vais pas juste le faire [SPEAKER_00] pour la gloire. Je veux être rémunéré et et mon partenaire dit pas de souci. Et donc là pareil, je me dis waouh, en plus, je vais être rémunéré. Donc je gagne de l'argent. Et en plus je gagne l'argent. [SPEAKER_01] C'est la 1re fois en disant mais [SPEAKER_00] que quelqu'un me paye, tu vas te dire parce que sinon finalement c'est moi qui me payais tout le temps moi même sur de l'argent que j'investissais bien Et donc là, c'est génial. Là, je touche un petit truc. Et en fait, là, tu vas chercher les badass et tu deviens badass. Exactement. Et donc en fait, vois, c'est là où je me rends compte que cette histoire de vie [SPEAKER_00] est probablement le plus beau déclic. En vrai, c'est bizarre de le dire, mais je te jure que c'est réel. En fait, en même temps que suis devenue maman, j'ai eu le plus grand apprentissage de vie qui m'a rendu la femme [SPEAKER_00] qui passe des messages. [SPEAKER_00] Intelligent, [SPEAKER_00] mais aussi surtout, je pense. [SPEAKER_00] J'avais ma propre histoire à raconter. Pas que l'Argentine, [SPEAKER_00] le coton bio, l'éco responsable. Tu vois ce que veux dire Je touchais mon vrai point et ce que j'avais envie de dire. [SPEAKER_01] En fait, il a fallu arriver loin [SPEAKER_01] dans nos failles les plus profondes, dans tes failles les plus profondes. Il y ce qu'on sait. Je sais qu'on partage de cadeaux mal emballés. On s'en est déjà parlé. [SPEAKER_01] Est-ce que tu as l'impression que ce que tu as vécu [SPEAKER_00] et ou était un cadeau mal emballé Mais c'était un cadeau mal emballé. J'ai quand même tout de suite senti le cadeau parce que j'avais mon fils [SPEAKER_00] et en vrai, quand je suis tombée enceinte, [SPEAKER_00] je n'ai pas eu la moindre peur. [SPEAKER_00] J'ai eu ce sentiment. Alors je ne sais pas si ça nous arrive à toutes quand on est maman, mais je me suis dit je le garde et il va. Et mon fils a été exceptionnel. Il y c'est un pivot dans ma vie, tu vois, et je l'ai vraiment senti. Est-ce [SPEAKER_00] que c'est ma croyance Est-ce que c'est ma manière aussi C'est un peu de voir les choses et d'être très connecté Sûrement, mais peu importe. En tout cas, c'est comme ça, bien sûr. [SPEAKER_00] Et donc quand même, j'étais en douleur et en souffrance, [SPEAKER_00] comme je pouvais, je ne pouvais jamais revenir en arrière. Tu vas me dire mais pourquoi je me suis dans cette galère En fait, j'étais déjà embarquée dans le côté là. Donc il fallait que je crée de la lumière. Et toi, même encore aujourd'hui, [SPEAKER_00] mon fils, il y a 10 ans et [SPEAKER_00] un jour, il aura l'intégralité, [SPEAKER_00] probablement peut être pas tous, mais des faits. [SPEAKER_00] Et tu vois, c'est son histoire et je crois aussi que je vais pas lui raconter une autre histoire. Parce que regarde moi, [SPEAKER_00] j'ai dû décortiquer plein de trucs moi même, parce que probablement par protection, mes parents, en fait, les parents nous veulent en tout cas dans les familles où se passe bien, les parents, les gens ne vous pas de mal en nous cachant. Mais en fait, ce qu'on ne se rend pas compte, c'est que parfois, en ne disant pas l'impact est plus important qu'on ne le croit. Mais surtout, les secrets [SPEAKER_01] ne sont pas des secrets. Les enfants sentent, [SPEAKER_01] on le sait aujourd'hui. Non, tout ce qui est psychologie transgénérationnelle, [SPEAKER_01] ça se passe quoi. Qu'est-ce que tu as appris sur la sororité [SPEAKER_01] en fondant Myus Society [SPEAKER_01] Est-ce que c'est surfait de se dire que les femmes s'entraident ou est-ce que c'est réel Et est-ce que c'est utile encore aujourd'hui [SPEAKER_00] Alors c'est absolument pas surfaible et de manière et j'invite n'importe qui, pas que la sororité d'ailleurs, à ouvrir [SPEAKER_00] ses chakras si on veut vulgariser ou ouvrir un peu le réseau, la puissance du réseau, la puissance de la confiance entraîne la confiance et le positif entraîne positif, évidemment. [SPEAKER_00] Et ce n'est sûrement pas nous, les femmes qui l'avons inventé. Ça existe depuis que le monde est monde. Ça, c'est le 1er point. [SPEAKER_00] Le 2e, [SPEAKER_00] c'est que le collectif a une puissance incroyable et rien ne s'est fait seul. Donc aucune révolution, aucun changement, aucune grosse boîte. Donc rien que ça déjà. Voilà. [SPEAKER_00] Et en plus, ce que mieux, Society m'apporte, [SPEAKER_00] c'est que c'est des gens. [SPEAKER_00] Je crois qu'on attire nos énergies quand on sait en fait ce qu'on aime et ce qu'on veut et ce qu'on ne veut pas. On attire à nous les gens qui nous correspondent [SPEAKER_00] et donc par conséquent, toi tu vas me correspondre et moi je vais te correspondre. [SPEAKER_00] Et donc oui, évidemment que c'est vrai. Maintenant, toutes les femmes ne sont pas gentilles, [SPEAKER_00] toutes les tous les hommes ne sont pas gentils entre eux. Il faut juste connecter avec des gens qui veulent la même chose que toi. Ces femmes, elles viennent pour des ambitions [SPEAKER_00] moitié personnelles et moitié finale. Et en fait, dès qu'on gratte un tout petit peu, mais ce n'est même pas moi qui gratte. Elles ont toutes des histoires assez incroyables [SPEAKER_00] de des traumatismes, [SPEAKER_00] de gros traumatismes qu'elles me dévoile parce que je pense que ça s'y prête. [SPEAKER_00] Est-ce que toi tu te reverrais parler avec un homme d'un de tes traumatismes [SPEAKER_00] Non, [SPEAKER_00] il n'est pas dit que ça ne se fait pas, que ce n'est pas possible. Mais aujourd'hui, les cercles, moitié business et moitié développement, [SPEAKER_00] on ne va pas non plus se dire la conversation qu'on a, on a ensemble. C'est une réalité. Maintenant, il y a plein d'hommes qui sont extrêmement curieux, qui sont très armés aussi à discuter de ces sujets de plus en plus. Et c'est génial. Nous, mieux, on organise aussi d'événements mixtes et c'est vraiment une de mes vocations parce que aujourd'hui, moi, je suis [SPEAKER_00] mariée avec un homme formidable. Je suis une famille recomposée. Je n'y croyais pas. Ne savais même pas que tu étais. 2e enfant, une petite fille. J'ai un 2e enfant, une petite fille qui a été comme aussi pareil, une réconciliation [SPEAKER_00] de ce que je pensais totalement irréalisable. [SPEAKER_00] Donc j'aime les hommes. [SPEAKER_00] Je trouve qu'il y a des hommes extraordinaires et fabuleux, [SPEAKER_00] ceux qui sont à l'écoute, ceux qui ont envie et ceux qui, comme tu le dis, [SPEAKER_00] ont envie de [SPEAKER_01] collaborer main dans la main avec les skills féminins et les skills masculins. Voilà les autres. T'as l'impression qu'il y a encore de la misogynie. Tu vois qu'il y a encore des combats à mener, énormément de difficultés. [SPEAKER_00] Énormément. [SPEAKER_00] Moi non, puisque moi je suis entourée de mes cercles et [SPEAKER_00] de mes et de mes projets. Et je [SPEAKER_00] ne souhaite m'attirer que de gens qui me font, pas que de gens qui me ressemblent. Mais je choisis aussi aujourd'hui à qui je travaille. Néanmoins, [SPEAKER_00] les femmes viennent dans ce cercle pour me raconter que dans les commerces, dans les entreprises, pas toutes. Et heureusement, [SPEAKER_00] il y a plein de choses merveilleuses qui sont qui sont faites. Il y des entreprises formidables, [SPEAKER_00] mais il y en a aussi encore qui sont extrêmement misogynes. [SPEAKER_00] Y a une femme [SPEAKER_00] notaire [SPEAKER_00] qui a fait une fausse couche [SPEAKER_00] tardive [SPEAKER_00] et quelqu'un lui a dit mais pourquoi tu es en congé maladie [SPEAKER_00] Reviens enfin, tu n'as jamais eu d'enfant. Bon, voilà pour n'importe qui qui a connu une fausse couche aux alentours de 5 mois, [SPEAKER_00] tu vois. Et ça, alors ce qui est vrai, c'est que l'agressivité, [SPEAKER_00] c'est l'ignorance. [SPEAKER_00] Et moi, ma mission aujourd'hui, en tout cas via My Society, ce n'est pas de cloisonner, c'est au contraire, c'est de c'est de divulguer des messages ou de vulgariser, [SPEAKER_00] peu importe, [SPEAKER_01] pour arrêter cette ignorance dans un sens comme dans l'autre. Ce qui est intéressant aussi en tant qu'entrepreneur, tu dis ce qui m'intéresse, c'est l'impact, ce pas l'argent. [SPEAKER_01] Ça, c'est assez rigolo parce que bien sûr, c'est une réalité. Je veux dire, il faut aussi vivre et faire de l'argent. Mais toi, ton ton drive, en fait, c'est l'impact. Parce que l'impact rapporte, enfin, est rapporteur d'argent. Tu vois, ça reste des combien de business se sont faits sur l'impact. [SPEAKER_00] Je crois aussi que l'impact, c'est aussi moi, ma valeur d'alignement. Quoi ta définition [SPEAKER_01] de l'impact Bouger les lignes, [SPEAKER_00] faire bouger les lignes aussi petites soient elles. Et ça, c'est un truc que j'ai compris. Parce qu'en fait, avant l'impact, pour moi, c'était des grands, des grandes choses, faire beaucoup de bruit, [SPEAKER_00] être extrêmement visible. [SPEAKER_00] Alors qu'en fait, parfois, tu te rends compte qu'à des toutes petites échelles, tu as des gens et que c'est énorme. Et que c'est ça dont il faut se contenter dans la vie. Le sourire de quelqu'un, le remerciement d'un message, le merci pour ce bon conseil, merci pour cette mise en relation. Elle change une journée. Ça commence là l'impact. Et ensuite, après, [SPEAKER_00] en fonction aussi de ton expertise et de ta volonté, [SPEAKER_00] tu peux aller de plus en plus loin. Mais il faut d'abord se satisfaire des petites choses. Et c'est possible de lier impact et business, évidemment. [SPEAKER_00] Mais comment [SPEAKER_00] En s'entourant des bonnes personnes, en réfléchissant à un business model rémunérateur. [SPEAKER_00] Tu as mis Society, c'est un cercle de femmes. J'ai des sponsors qui sont des marques de renom de luxe, mais pas du tout que je collabore avec des banques, avec des boîtes de tech, avec des boîtes de santé. [SPEAKER_00] Voilà, c'est en fait tous les sujets [SPEAKER_00] qui sont des sujets authentiques [SPEAKER_00] où on a envie de laisser la parole aux femmes et pas que. Donc autant te dire que n'importe qui pourrait être sponsor de Society, [SPEAKER_00] pour parler à des femmes. Et puis [SPEAKER_00] donc, évidemment que c'est du business. Et je pense qu'en fait, ne pas mettre la charrue à la bande avant les boeufs dans un sens comme dans l'autre. Ce n'est pas que de l'impact et ce n'est pas que du business. En tout cas, moi, c'est ma perception des choses. Et ça qui fait qu'aujourd'hui, suis heureuse. Et comme je suis heureuse, je travaille [SPEAKER_00] jamais autant travaillé toute ma vie. Je ne l'ai jamais aussi peu senti, alors [SPEAKER_00] peut dire, mais je suis tellement heureuse, épanouie que c'est ok. [SPEAKER_00] Et en même temps, il y a plein de choses que je fais, 20 pour 100 de mon temps, j'essaye qu'il soit pro bono. Et parce qu'en fait, même dans le pro bono, il y a aussi. [SPEAKER_00] Il y a une trace, une image que tu fais, [SPEAKER_01] une crédibilité aussi que tu crées et les gens ne sont pas dupes. Et y a de faire du bien. C'est important. Exactement. En faisant du pro bono, j'imagine. Évidemment, tu m'as dit à 40 ans, suis enfin là où j'ai toujours voulu être. [SPEAKER_01] C'était un anniversaire qui était important, 40 ans. Hyper important. [SPEAKER_00] Moi, depuis que j'ai 15 ans, à l'époque, mes amis disaient on sera vieille, on sera décrépit, on sera fini. Et moi, déjà à l'époque, je ne me paye tout, on sera belle, on sera rayonnante, [SPEAKER_00] on sera, on sera des amazones [SPEAKER_00] et à tout musée, enfin n'importe quoi. Déjà pareil, j'ai toujours visualisé. Et deuxièmement, je considère qu'à 40 ans, en tout cas pour moi, c'était aussi un cap. Mais de ma vie, tu vois, je pense qu'à 20 ans, je suis partie en Argentine, à 30 ans, je n'étais pas là où je voulais être pro perso et à 40. [SPEAKER_00] J'ai [SPEAKER_00] mené à bien des combats et tu l'as dit, [SPEAKER_00] ça a été loin, ça, c'était loin d'être facile réellement. Et ça, on ne voit pas forcément sur une photo ou sur un discours ou sur un LinkedIn ou un Instagram. [SPEAKER_00] Ça, c'est un truc qui se ressent et ça, moi, je le sais, tu vois. [SPEAKER_01] Comment tu te sens aujourd'hui à 40 ans [SPEAKER_01] Est ce que tu te sens [SPEAKER_01] plus fort Tu vois, qu'est ce que tu as appris pour l'instant ce que tu as traversé [SPEAKER_00] Je me sens extrêmement forte. Après, je suis très, je suis extrêmement reconnaissante. Moi, je suis vraiment quelqu'un qui me lève le matin en disant merci, [SPEAKER_00] merci la vie, merci pour mes enfants et merci pour ce que j'ai déjà. [SPEAKER_00] Et puis le soir pareil, je visualise le bon et jamais ce qui m'a exaspéré. [SPEAKER_00] Et puis surtout maintenant, dès qu'il y a un problème, quel qu'il soit, [SPEAKER_00] je dis tout va se faire, se passer d'une manière ou d'une autre. Et puis si ça se passe pas bien, il faut que je l'accepte. Et plus je vais l'accepter vite, plus ça vient, plus ça va en fait, moins, moins ça va m'impacter. [SPEAKER_00] Va passer, oui, ça va passer vite, ça va passer Exactement, [SPEAKER_00] exactement. [SPEAKER_00] Et [SPEAKER_00] et puis, [SPEAKER_00] et puis je sais qu'il y plein de choses qui vont m'arriver [SPEAKER_00] et c'est ok. Et il y a plein de choses, du bon, du mauvais. [SPEAKER_00] Et c'est comme ça, c'est la vie. [SPEAKER_00] Mais il faut laisser aussi la vie nous montrer certaines choses. [SPEAKER_00] Il faut savoir être patiente aussi parce que je pense qu'à 20 ans, j'étais pressée. [SPEAKER_00] Et moi, quand j'ai monté l'ose, j'ai cru que j'allais vraiment être à la tête d'une multinationale. Mais réellement, je crois que j'allais faire 5 1000000 de chiffre d'affaires en un an. [SPEAKER_01] Mais c'est l'histoire qu'on nous raconte aussi en école de commerce. Bien sûr, c'est vrai. En fait, on a un peu le sentiment que t'es à l'aise dans la tempête, quoi. Qu'il y a un truc. [SPEAKER_00] Il vaut mieux, il vaut mieux l'être parce que [SPEAKER_00] tu sais, moi, j'ai toujours cette vision un peu de c'est la fin du monde. Qu'est ce que tu fais Complètement, [SPEAKER_00] mais c'est normal. Voilà, c'est vrai. En tout cas, c'est la 1re. Est ce que je prends de l'eau, des vivres, la lampe de poche, de la batterie pour le téléphone et je dis aux enfants de se dépêcher et on court. Ou est-ce que je dis tout et j'ai peur Non, moi j'agis. Et [SPEAKER_00] puis le truc aussi, c'est que qui est très important, c'est que moi je n'ai pas peur de la mort, [SPEAKER_00] mais vraiment. Et comme je suis très croyante et en Argentine, j'ai eu une révélation spirituelle. [SPEAKER_00] Laquelle [SPEAKER_00] En fait, les Argentins sont très croyants et en fait, c'est donc ils te disent quand ils te, quand tu t'en vas, ils te disent que Dieu te protège. [SPEAKER_00] C'est beau quand même. C'est ma grand mère qui me disait ça. Que Dieu te protège, que c'était Bendiga. [SPEAKER_00] Et donc une fois, 2 fois, je me dis mais c'est quand même dingue. Déjà, c'est trop sympa de dire ça. [SPEAKER_00] Et en fait, la croyance est très forte. L'Amérique [SPEAKER_00] latine est très connectée [SPEAKER_00] et croit beaucoup. Et la Vierge apparaît dans énormément d'endroits dans le monde. Mais du Gordje, Lourdes [SPEAKER_00] est apparu à Lourdes, en Italie [SPEAKER_00] et apparaît à Salta. [SPEAKER_00] Et bien moi, à un moment, quand on m'a dit ça, je me suis dit en France, je n'ai pas été, j'avais évidemment été à Lourdes et mon éducation catholique m'avait amené, tu vois, sur plein de chemins. Mais en vrai, quand j'arrive en Argentine, [SPEAKER_00] je crois. Mais je tu vois, je me dis un peu parfois la vie, elle te enfin pas très sympa, donc on ne sait pas trop où tu, où vous êtes quoi. Et donc on me dit la Vierge apparaît à Salta et en fait, en vrai, je vais à Salta, c'est 12 h de quart. [SPEAKER_00] Voilà, je suis avec une amie [SPEAKER_00] et on arrive sur une colline où la vierge apparaît. Tu vois la colline en vrai, elle ressemble à rien. C'est une colline quoi. Non, mais tu t'attends. C'est dans des messages un peu bien sûr, dans un truc incroyable avec de la lumière et ça brille. Un essentiel. [SPEAKER_00] Oui, exactement. Et t'attends à ce que les feuilles te tu vois te susurre. Je suis là alors que pas du tout. C'est vrai, c'est vraiment un tarif sur un lieu basique quoi. Et donc j'arrive sur ce lieu et puis ils sont tous très fervents, tu vois, très engagés. Et puis moi, pour le coup, je ne m'identifie pas du tout à eux [SPEAKER_00] et donc j'arrive cette colline. Et puis il y Maléia qui, qui en fait, qui est celle qui voit la vierge, qui parle à la vierge. Et Maria demande aux gens de se mettre en [SPEAKER_00] ligne les uns les autres. Et puis derrière, il y a comme des scouts, parce que je ne pas comment on dit, mais tu sais, moi, c'est mon image de scout en France qui se met derrière les personnes. Je sais pas pourquoi. Mais en fait, Malia [SPEAKER_00] touche les gens. Et donc ça, ça ressemble à ce que tu vois quand tu fais un truc avec un prestige. Je ne veux pas le dire. Prestigitateur, c'est hyper dur à dire. [SPEAKER_00] Si. [SPEAKER_00] Prestidigitateur. [SPEAKER_00] Précidigitateur. [SPEAKER_00] Donc en fait, Mareya touche les gens et les gens, [SPEAKER_00] certains tombent en arrière, pas tous. Et donc moi, là, suis sur ma colline. J'ai 22 ans avec ma cops, j'ai fait 12 h de quart et là, je vois des gens qui tombent comme des quilles et les scouts qui les allongent doucement. [SPEAKER_00] Et là, je me dis mais ce n'est pas possible. Donc Maria est donc quelqu'un physiquement sur place qui est une petite dame. Vous pouvez taper Maria Salta, [SPEAKER_00] elle existe, elle est toujours là. [SPEAKER_00] Et donc là, je dis bon, écoute, je n'ai pas fait ces 12 heures de quart [SPEAKER_00] avec toute cette prière parce que les gens, pendant tout le quart, faisaient que de prier, parce que c'est donc cette ferveur. [SPEAKER_00] Ce que tu dois me dire, me le dis maintenant. Bien, et ma copine dit qu'est-ce que c'est que ce qu'est-ce que c'est que ce truc Je ne veux pas tomber. [SPEAKER_00] Et moi je dis vas-y. [SPEAKER_00] Et Malien me touche. [SPEAKER_00] Et là, je tombe en arrière. Ah bon Oui. [SPEAKER_00] Mais en fait, en vrai, donc on parlait de l'Argentine, mais c'est c'est vraiment en ce moment là, moi, qui m'a évidemment transformée. [SPEAKER_01] Et donc là, [SPEAKER_00] Alors, d'un truc, Bien sûr, j'ai vu un truc, bien sûr. Donc ça, ça dure un fraction [SPEAKER_00] de seconde. Je peux pas vraiment décrire ce qui se passe, mais c'est comme si on [SPEAKER_00] pourrait résumer en tout cas aussi parce que tu sais, [SPEAKER_00] j'ai d'autres gens qui racontent ça. Mais c'est presque que oui, peut être ta vie défile très très très très très vite avec du bien et du mauvais et tu as comme un lavage de cerveau ou d'âme en fait un lavage d'âme et donc tout tourbillonne. Et puis plein, tu as un flash de lumière et c'est pour ça que la parc s'appelle Lousse. Et c'est pour ça que je suis persuadée [SPEAKER_00] est un flash de lumière et je ne peux pas te l'expliquer. Et tu as comme quelque chose qui te dit il y a autre chose. [SPEAKER_00] Et donc moi je me réveille allongée, je me mets à pleurer, mais pleurer de lavement, pas ni de bien ni de. De connaissance. [SPEAKER_00] Non, non, tu t'es allongé, tu t'évanouis [SPEAKER_00] et t'as moi j'avais mes yeux qui se tu as tes yeux qui. [SPEAKER_00] Qui. [SPEAKER_00] Très sautent quoi. Ouais, exactement, qui tressaute. Et donc là, j'ouvre les yeux, je pleure. Et ma copine qui était très grande, enfin qui est très grande, je la regarde et elle me dit Claire, [SPEAKER_00] ça va. Et je lui dis [SPEAKER_00] je ne parle pas et je pleure, mais je fais [SPEAKER_00] Voilà. Et à côté de moi, y a une maman et sa fille, [SPEAKER_00] bras ensemble comme ça, qui sanglote, mais qui sanglote. Et je ne leur ai jamais parlé. Mais j'ai eu, j'ai eu le sentiment, et pareil, y cette prémonition de cette intuition que le papa était parti et qu'elles avaient eu [SPEAKER_00] dans ce moment comme un message de bien évidemment de là haut et de leur père. [SPEAKER_00] Et elles étaient, enfin, ne pas, sanglotaient. C'est tellement beau à voir et donc tout était lunaire pour moi, tu vois. Et donc je suis rentrée dans ce petit hôtel motel, tu vois, 22 ans à Salta, au fin fond de l'Argentine. [SPEAKER_00] Je me suis endormie, mais direct, il devait être 18 heures. Je n'ai pas dit un mot et on est rentré à Buenos Aires et en fait, je suis rentré à Buenos Aires. Je n'étais pas bien du tout. [SPEAKER_00] Je dirais que là, j'étais toute seule [SPEAKER_00] et je ne savais pas trop quoi faire de ce message. Je me suis dit donc là, qu'est ce qui vient de se passer La 1re personne que j'ai appelée, c'est ma grand mère, ma grand mère qui, elle, m'a transmis cette croyance et cette foi qui, elle, était, me racontait des histoires de Jésus comme on raconte des histoires de Walt Disney. Donc moi, je n'avais pas les histoires du grand méchant loup ou de Cendrillon. J'avais Jésus, Marie, Joseph, [SPEAKER_00] Moïse, qui en fait sont des paraboles et donc sont des histoires fascinantes. Moi, j'ai grandi comme ça [SPEAKER_00] et qui me disait que je ferais des grandes choses. Et donc je l'appelle, je lui dis Manon et qui va à Medjugorje, enfin aller à Medjugorje tous les ans en pèlerinage. Manon, c'est qui Ma grand mère. Oui. [SPEAKER_00] Et donc j'appelle Manon et je lui dis écoute, tu vas pas me croire, mais j'étais à Salta. Et puis il m'est arrivé ça et elle me dit Marie, [SPEAKER_00] Jésus, Joseph, [SPEAKER_00] j'ai passé ma vie. Donc elle, elle priait tous les jours. Elle allait à la messe tous les dimanches. [SPEAKER_00] Elle, elle allait en pèlerinage 3 fois par an et elle me dit tu te rends compte que tous les pèlerins rêvent de ce moment et que c'est à toi qu'il a été offert. Je te l'avais dit. En fait, j'ai une sorte de révélation et je crois que je crois que c'est aussi pour ça que je suis très. [SPEAKER_01] Je tiens dans les tempêtes. T'as lancé depuis la rentrée Cerveau puissant. C'est un média. Tu donnes la parole aux gens. Ce n'était pas ton métier à la base. Pas du tout. Et tu as eu envie de transmettre, [SPEAKER_01] d'écouter. [SPEAKER_01] Mais finalement, il y quand même un lien avec New Society, [SPEAKER_01] avec cette forme de transmission et d'écoute. [SPEAKER_01] Qu'est-ce qui te plaît Pourquoi tu as eu envie de monter [SPEAKER_01] média Déjà, j'ai sauté. [SPEAKER_00] S'en rend oser. Fait, J'ai osé, je n'y connaissais absolument rien. Et donc en fait, je me suis dit j'aimerais bien avoir un média, une page Instagram [SPEAKER_00] avec déjà du monde, [SPEAKER_00] m'adresser à tout le monde, des hommes, des femmes, mais qu'on ait tous les mêmes convictions [SPEAKER_00] la lumière, la croyance, l'espérance. [SPEAKER_00] Et ça vous puissant est arrivé sur mon chemin. [SPEAKER_00] C'était une page qui existait déjà [SPEAKER_00] et et j'ai vu une story. Je vends, je vends la page et j'ai dit quoi Tu vends la page et donc j'ai tout de suite écrit. Et en fait, il vend la page. C'était une page d'une autre personne. C'est une page d'une autre personne. Et en fait, as aimé le nom Oui, j'ai aimé le nom, je la suivais. Oui, j'ai aimé le nom et j'ai dumpé sur le truc et la personne me dit écoute, moi j'ai cette page, elle me sert pas. Enfin, je n'arrive pas à la monétiser. C'est un temps, on ne se rend pas compte le temps que c'est d'avoir un Instagram de poster tous les jours. [SPEAKER_00] Et ce qui est vrai, c'est que beaucoup de ces ces pages inspirationnelles [SPEAKER_00] ne gagnent [SPEAKER_00] 0. Donc tu as fait on the side d'une vie, d'une activité et ça te prend un temps fou, Surtout [SPEAKER_00] aujourd'hui, nous, on a plus 324000 [SPEAKER_00] followers énormes [SPEAKER_00] et ce n'est pas [SPEAKER_00] pour le coup, il n'y pas de magie dans ça. Là, c'est vrai, en fait, ça travaille. En fait, vu de l'extérieur, ça paraît futile que de publier des stories Instagram, mais en réalité, c'est vrai boulot. C'est colossal. Et donc cette personne me dit alors ce qui est drôle, c'est que cette personne est prof de sport, tu vois [SPEAKER_00] et me dit et donc c'est un passionné [SPEAKER_00] et il a, c'est marrant, c'est écrit là récemment et il y a une âme comme j'aime, tu vois en tout cas. Donc je dis tu sais quoi cette page Je vais en faire un bijou [SPEAKER_00] parce qu'en fait, c'est ce dont moi j'ai besoin. Je vais savoir le monétiser, le, je vais savoir le en tout cas l'amener. [SPEAKER_00] Et puis, comme c'est ma passion, c'est aussi mes missions de vie [SPEAKER_00] et il me dit OK, vas y, c'est toi, J'achète la page et je laisse poser le truc. Je ne pas grand chose. Puis après, je commence à faire du test and learn. Et à un moment, comme je fais beaucoup de conférences avec My Society, je me dis allez, lance toi. Évidemment, pendant [SPEAKER_00] 10 jours, je me dis non, il y plein de [SPEAKER_00] on s'en fout de ta voix. Ils ne connaissent pas chez les cerveaux puissants. Ils n'ont pas envie de voir ton visage. À un moment, Claire, on en a un peu ras le bol de la voir raconter sa petite histoire et tout. Et puis, à un moment, je saute et je me dis mais Claire n'oublie pas l'Argentine, [SPEAKER_00] Salta et tout ce qui s'est passé. Peut-être que ton histoire en intéresse [SPEAKER_01] plein d'autres. Sauf que je ne raconte pas mon histoire, je raconte celle des autres et ça, c'est ce que j'aime le plus faire. On arrive à la fin de cet entretien. Je demande toujours aux personnes qui sont à ta place de conclure. Alors tu l'as presque fait là avec tes bons conseils. Est-ce que tu as envie de rajouter quelque chose pour les gens qui nous regardent, qui nous écoutent Est ce que tu aurais un [SPEAKER_01] petit mot de la fin au [SPEAKER_01] vu de ton parcours [SPEAKER_00] Entourez vous à des bonnes personnes et acceptez que votre cercle [SPEAKER_00] 1er [SPEAKER_00] et que vos amis d'enfance ne sont pas forcément ceux qui vont vous aider [SPEAKER_00] à [SPEAKER_00] lever des paliers. [SPEAKER_00] C'est ok. [SPEAKER_00] Votre famille [SPEAKER_00] en général vous aime et vos amis aussi. Mais parfois on a mi vie. [SPEAKER_00] Il y a une expression qui dit on est femme à 20 ans, une femme à 30 ans, une femme à 40, une femme à 50 ans. C'est vrai aussi pour les hommes, évidemment. [SPEAKER_00] Et en fait, nos cercles changent. [SPEAKER_00] Et donc, dans cette cette curiosité, [SPEAKER_00] soyez curieux des autres parce que dans cette curiosité, vous allez aussi dévoiler des choses de vous. L'autre est un miroir. [SPEAKER_00] Et donc pourquoi est-ce que parfois notre famille, ça nous agace ou nos ou nos amis Parce qu'en fait, c'est bon, le miroir, on s'est déjà beaucoup regardé l'un dans l'autre, alors que l'inconnu, [SPEAKER_00] il va te dévoiler des choses que tu sais de toi, mais que tu n'as pas encore compris. Et donc soyez curieux. [SPEAKER_00] Tant qu'on restera curieux, [SPEAKER_00] je crois qu'on aura, on aura plein de beaux moments. Merci Claire, Claire Je [SPEAKER_01] t'ai dit, est-ce qu'on dit les 2 noms Oui ça fait plaisir à mon mari. Alors merci Claire Rouge-Noëlen, [SPEAKER_01] merci [SPEAKER_01] serial entrepreneur [SPEAKER_01] entrepreneuse on peut dire les 2, Loose collection, [SPEAKER_01] new society, cerveau puissant. C'est ça. Et comme j'aime les synergies, [SPEAKER_00] je t'accueille prochainement également au micro de Cerveau Puissant. Avec On puisse parler de toi parce que tu as aussi plein de choses à dévoiler. Avec plaisir et en général, je ne pas de moi, alors je sais que ce serait exclusif. [SPEAKER_01] Écoute, on en parle. Merci à toi. Merci en tout cas à vous pour votre fidélité et tous, le savez, c'est tous les mardis. On se retrouve donc mardi prochain. À très vite.
Points clés
- Claire Moungenot Laine a été citée parmi les femmes Forbes 2025.
- Son point de bascule entrepreneurial a été un séjour de plus de six ans en Argentine.
- Lousse Collection a pivoté d'une marque de maillots de bain à une marque de vêtements de sport.
- Elle dirige trois projets : Lousse Collection, le réseau News Society et le média Cerveau Puissant.
- Sa philosophie est de créer de l'impact avant de faire de l'argent, en se basant sur l'intuition et l'humain.
À éviter
❌ Rester figé sur son idée de départ
✅ Une idée initiale est rarement parfaite. Il faut savoir l'adapter et pivoter lorsque le marché ou sa vision personnelle évolue. Le passage de Lousse Collection des maillots de bain au sportswear en est un exemple parfait.
❌ Suivre un parcours conventionnel par sécurité
✅ Claire Moungenot a refusé le chemin classique (salariat puis entrepreneuriat) pour se lancer directement, portée par sa conviction. Oser suivre son intuition dès le départ peut être un puissant accélérateur.
❌ Séparer le développement personnel du développement professionnel
✅ Son expérience montre que le travail sur soi est le fondement de la résilience et de la clarté nécessaires pour entreprendre. Investir dans sa propre croissance personnelle est un atout majeur pour surmonter les défis professionnels.
Glossaire
- Lousse Collection
- Marque de vêtements de sport écoresponsable fondée par Claire Moungenot Laine. Le nom est inspiré du mot espagnol 'luz', qui signifie 'lumière'.
- Tous Wonder
- Média (podcast et émission YouTube) qui explore les 'points de bascule' dans la vie de personnalités et d'entrepreneurs.
- Point de bascule
- Concept central de l'émission 'Tous Wonder', désignant un événement ou une période qui change radicalement la trajectoire d'une vie.
- Ramify
- Sponsor de l'émission 'Tous Wonder'. C'est une banque privée en ligne qui vise à rendre la gestion de patrimoine accessible.
- Asado
- Barbecue traditionnel en Argentine, symbole d'un fort sens du partage et de la convivialité qui a marqué Claire Moungenot lors de son séjour.
Conclusion
Le parcours de Claire Moungenot Laine est plus qu'une success story. C'est un manifeste pour un entrepreneuriat incarné, où la quête de sens guide chaque décision. En choisissant l'intuition comme boussole et l'impact comme destination, elle prouve que l'on peut construire un empire sans jamais perdre son âme, ni la lumière qui nous a mis en chemin.

