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Frédéric Mazzella — 00:00
C'est quand tu donnes envie aux gens que tu changes le monde. Ce n'est pas quand tu donnes des leçons pendant 12 ans, j'ai travaillé 90 heures par semaine et je me dis mais en fait des places pour descendre en Vendée, il y en avait plein mais elles n'étaient plus dans les trains, elles étaient dans les voitures. Je dis écoutez je m'appelle Mazzella, j'ai des origines italiennes, je peux manger des pâtes pendant 10 ans donc on se
Intervenant 2 — 00:16
Bonjour à tous et bienvenue dans tous vendeurs, le média qui parle de votre point de bascule. Aujourd'hui, on reçoit Frédéric Mazella. Il est entrepreneur,
Intervenant 2 — 00:24
fondateur du site de covoiturage
Intervenant 2 — 00:26
Bla Bla Car et plus récemment de la plateforme Dift qui permet de collecter de l'argent pour le donner à des associations. Alors oui vous connaissez Frédéric Mazella mais dans tous vous allez entendre des détails sur sa vie. Il aurait pu être musicien, c'est un mélomane et même leader vous allez entendre d'un groupe de musique. Tous vous nous retrouvez tous les mardis sur YouTube mais aussi sur toutes les plateformes de podcast Spotify, Deezer, Amazon et Apple. Vous pouvez donc nous écouter, nous suivre un peu partout et un peu tout le temps. Merci à vous et merci à notre sponsor Aroma zone. C'est le numéro un en France des produits bio et des recettes cosmétiques maison. Les produits sont efficaces, ils sont de qualité et sûr et c'est pour ça que je vous en parle. Et en cette période de Noël, ça fait des petits cadeaux sympas sous le sapin et aussi pour vos secrets de Santa. Il y a pour tous les types de peau, tous les âges, tous les goûts. Merci donc à Aroma Zone et tous Wonder, c'est maintenant avec Frédéric Mazella,
Intervenant 2 — 01:20
une des figures emblématiques de la french tech.
Intervenant 2 — 01:33
Frédéric Mazella,
Intervenant 2 — 01:34
merci d'être là.
Intervenant 2 — 01:36
Dans tous on commence toujours avec un point de bascule. Te concernant, y a 12000 points de bascule pro qu'on pourrait imaginer,
Intervenant 2 — 01:42
mais tu m'as donné un point de bascule que j'ai trouvé super touchant. Ton point de bascule, c'est 1993,
Intervenant 2 — 01:48
ça remonte, tu as 17 ans et là tu arrives en terminale à Paris pour rentrer au conservatoire, donc tu es une sorte de déraciné en fait. Ouais, je je venais de de Vendée, puis je partais à Paris quoi, tu vois. C'est un peu classique
Frédéric Mazzella — 02:00
et en même temps, c'est une vraie épreuve de vie tu vois, parce qu'il y a plein de choses en même temps. Non seulement bon tu changes de d'endroit où tu habites véritablement,
Frédéric Mazzella — 02:07
tu vas à Paris, ce qui est pour la France important.
Frédéric Mazzella — 02:10
Et puis évidemment, tu vas vivre tout seul. Donc tu vois, tu en famille, pour rien, puis je n'avais personne, je ne connaissais personne à Paris. Et pour toi, enfin pourquoi c'est un point de bascule?
Frédéric Mazzella — 02:19
Parce que ça
Frédéric Mazzella — 02:22
m'a,
Frédéric Mazzella — 02:23
à la fois ça m'attirait énormément et en même temps ça me faisait forcément une 1 forte appréhension.
Frédéric Mazzella — 02:28
Et ça m'a
Frédéric Mazzella — 02:30
forcé à quelque part, je ne dirais pas me déraciner parce que je suis toujours enraciné en Vendée dans le sens où j'y vais très souvent, mais ça m'a forcé à aller chercher ailleurs,
Frédéric Mazzella — 02:39
chercher des
Frédéric Mazzella — 02:41
nouvelles perspectives,
Frédéric Mazzella — 02:43
des nouvelles personnes, des nouveaux apprentissages.
Frédéric Mazzella — 02:47
Et ça
Frédéric Mazzella — 02:48
m'a quelque part poussé
Frédéric Mazzella — 02:50
vers la recherche permanente de de d'endroits d'excellence.
Frédéric Mazzella — 02:53
C'est-à-dire que
Frédéric Mazzella — 02:55
après quand je me suis intéressé à certaines différentes matières, donc là c'était la musique,
Frédéric Mazzella — 02:59
ensuite ça a été la physique, ensuite ça a été l'informatique,
Frédéric Mazzella — 03:02
ensuite ça a été comment on crée une entreprise, enfin toutes ces choses-là m'ont m'ont attiré,
Frédéric Mazzella — 03:07
bien j'ai systématiquement par la suite cherché les meilleurs endroits
Intervenant 2 — 03:11
Et pourquoi? Parce qu'il n'y avait qu'à Paris où pouvait trouver les meilleurs endroits? Tu vois Disons qu'en musique quand même,
Frédéric Mazzella — 03:17
tu vois il y un il y a un niveau dans les conservateurs de Paris et notamment le le CRR qui est rue de Madrid et puis le CNSM qui est à la Villette qui sont bon qui sont très très reconnus
Frédéric Mazzella — 03:27
partout en France. Donc effectivement moi je l'ai bien senti puisque je venais donc j'étais à l'école de de de musique de La Rochelle.
Frédéric Mazzella — 03:36
On dit conservatoire de La Rochelle, mais je crois que c'est une école nationale de musique.
Frédéric Mazzella — 03:39
Et
Frédéric Mazzella — 03:40
et donc là-bas j'avais fait tout mon cursus, puis à 17 ans, j'avais mon prix de conservatoire à l'unanimité avec les félicitations, enfin tu vois j'étais au bout du cursus de La Rochelle. Et puis en arrivant à Paris, voilà j'ai été Le choc. Ouais j'étais dans les choux, c'est-à-dire que j'étais
Frédéric Mazzella — 03:55
j'étais parmi les les les, pas je ne dirais pas les derniers, mais enfin en tout cas dans le dans le niveau, déjà j'ai régressé d'un ou 2 niveaux je crois quand on Ah oui. Suis arrivé à Paris, comme ça en musique. C'est hyper d'exactoire en fait. Oui, mais en fait, c'est Tu fais partie des meilleurs et puis bon Mais c'est tout le temps comme ça quand tu arrives dans les endroits où tu es avec les meilleurs, tu te retrouves assez vite le dernier, enfin ou pas loin du dernier, mais tu es le dernier chez les meilleurs. Et moi, je préfère être le dernier chez les meilleurs que le meilleur dans des endroits où on ne recherche pas l'excellence. Et ça, c'est c'est un état d'esprit qui va te servir
Frédéric Mazzella — 04:24
pour Oui, c'est c'est un petit peu ce que j'ai fait tout le temps en remontant tel le le saumon à chaque fois à des endroits, parce que
Frédéric Mazzella — 04:30
j'aime bien quand j'arrive quelque part.
Frédéric Mazzella — 04:32
Alors au début, je prends mes marques et je je n'ai pas forcément, je suis pas forcément très performant et puis je travaille énormément et puis je remonte petit à petit, ça m'est arrivé, tu vois même quand je suis arrivé en classe prépa Henri 4 après parce que j'étais très attiré par les sciences. Bon,
Frédéric Mazzella — 04:46
devoir de physique, je termine 40 et unième ex-aequo sur 46. Et
Intervenant 2 — 04:51
puis j'ai fini ma prépa, j'étais 2e. Ah ouais génial. Mais j'ai, entre les 2, j'ai travaillé énormément, j'ai remonté le le On va revenir après sur les études, mais restons un tout petit peu sur la musique. Tu jouais ou peut-être que tu joues encore de 4 instruments différents, c'est ça? Oui, alors surtout de C'est quoi? Surtout le piano et le violon.
Frédéric Mazzella — 05:07
Et après un petit peu de guitare et de batterie, puisque quand tu as 16 ans et les cheveux longs, tu te Ouais, c'est un peu plus cool quoi. Voilà, tu piquais la guitare et la batterie, ouais. C'est tes parents qui t'ont poussé? Oui, ma mère, ouais. Ma mère qui est musicienne,
Frédéric Mazzella — 05:18
alors pas de profession puisqu'elle est professeur de français, mais elle est elle est très
Frédéric Mazzella — 05:23
Mélomane. Oui, très très mélomane. Elle-même a fait beaucoup de musique quand elle était jeune, elle joue tous les jours aujourd'hui et elle fait du violon. Et donc comme je l'entendais jouer quand j'étais petit, j'avais envie de jouer du violon aussi. J'ai envie de jouer comme elle. Pourquoi tu n'es pas devenu musicien? Oui
Frédéric Mazzella — 05:36
voilà, c'est ça. Alors après, faire un, comment dire, faire une carrière de musique ou jouer de la musique, c'est 2 choses différentes.
Frédéric Mazzella — 05:43
Je
Frédéric Mazzella — 05:44
joue de la musique, je m'y suis remis là, y quelques, alors moi maintenant, année, un ou 2 ans là, je m'y suis remis,
Frédéric Mazzella — 05:50
parce que je n'ai pas pu pendant très longtemps, parce que j'avais, enfin, je je ne faisais pas le temps nécessaire pour jouer. Et puis aussi, il manquait un détail principal, c'est que j'avais un piano chez moi,
Frédéric Mazzella — 05:59
mais c'est un piano, tu sais numérique
Frédéric Mazzella — 06:01
Oui. Avec un toucher certes, alors c'est le toucher lourd, donc ça ressemble au Tu n'as pas le même rendu c'est quand même pas du tout pareil. Non. Et puis, à un de mes anniversaires, on a fait une cagnotte
Frédéric Mazzella — 06:11
avec des copains pour que je puisse me racheter un vrai piano. Et maintenant tu as un vrai piano. Maintenant j'ai un piano avec eux maintenant. Et donc tu joues à nouveau. Oui. Et et parce que le plaisir n'est pas le même, tu vois sur le piano que c'est c'est ouais. Tu n'as pas le même coffre, je ne pas si on dit ça comme ça, mais j'imagine que n'as pas le même rendu sonore. Ouais tout tout tout en fait la le le l'objet te donne beaucoup plus de, bien de coffres de plaisir et de de de puissance aussi. Et donc oui, c'est beaucoup beaucoup plus plaisant,
Frédéric Mazzella — 06:37
c'est-à-dire que là, à chaque fois que je vois le piano à queue, j'ai envie de jouer dessus. Alors qu'avant le piano numérique, je voyais, mais je n'avais pas vraiment envie jouer. Ouais, c'est un peu moins sexy quoi. Alors tu joues à quelle fréquence?
Frédéric Mazzella — 06:47
Maintenant je rejoue peut-être 2 3 fois par semaine. Ah quand même. Ouais. Trop sympa. Après ce n'est pas forcément longtemps hein, tu vois, des fois c'est 10 minutes un quart d'heure, des fois ça fait 3 quarts d'heure, une heure,
Intervenant 2 — 06:57
mais voilà. Alors moi ce que j'ai découvert aussi parce que tu me l'as avoué, tu as failli devenir
Intervenant 2 — 07:01
leader de groupe de rock peut-être, enfin un musicien,
Intervenant 2 — 07:05
tu avais un groupe avec ton frère là à 64.
Intervenant 2 — 07:08
Ah oui, il un Moi j'ai découvert un truc de dingue.
Frédéric Mazzella — 07:12
Fait, tu es genre rock star en fait. Non non, pas du tout, parce que c'était la musique, tu restes de musique composée, c'est la musique sur ordinateur avec avec tout. Enfin, j'avais un, 1 sampler, enfin bon, tout ce qu'il fallait autour. Alors maintenant, tout est dans les ordinateurs. Tu as cru j'allais te coincer sur un, mais pas du tout. Non, mais parce qu'en fait, non, je ne me voyais pas forcément comme Comme une rock star. Comme une rock star, mais mais en fait par contre composer de la musique, ouais, ça me procure un très très très grand plaisir.
Frédéric Mazzella — 07:35
Et alors tu as composé certaines choses et tu m'as dit notamment c'était quoi le répondeur du journal le monde? Oui, j'ai fait la musique pour le répondeur du journal et aussi une 1 pub qui passait à la radio.
Frédéric Mazzella — 07:45
Oui
Frédéric Mazzella — 07:46
tout à fait, donc je suis compositeur enregistré à la SACEM. C'est quoi? Ah bah c'est une musique, c'est une musique. Est-ce que tu pourras nous la tirer comme ça on on la mettra. Si tu veux, je me prends C'est génial. Après c'est une musique de répondeur, ce pas non plus tu vois. Non mais c'est rigolo attends attends.
Intervenant 2 — 08:00
L'entrepreneur à succès
Intervenant 2 — 08:03
et compositeur en fait quoi.
Intervenant 2 — 08:25
Alors le groupe s'appelle a 64, pourquoi a 64?
Frédéric Mazzella — 08:29
C'est parce que ça fait référence à l'article 64
Frédéric Mazzella — 08:33
du code pénal, je crois que c'est en 1810,
Frédéric Mazzella — 08:36
qui qui introduisait pour la 1re fois dans notre société le la notion de démence au moment des actes pour excuser quelqu'un qui a fait un truc inexcusable.,
Frédéric Mazzella — 08:45
ça vient d'où? Pourquoi tu as pensé à ça? Parce que je trouvais que c'était un, d'ailleurs tu parles de points de bascule, je trouvais que c'était un point de bascule ça de de dire que oui en fait faire un truc inexcusable, ça peut être excusé parce qu'en fait on n'était pas dans son état normal au moment où on l'a fait bon alors je voilà.
Frédéric Mazzella — 09:01
Mais voilà, c'est plus une réflexion philosophique par rapport à Ouais c'est c'est philosophique quand même. Oui oui donc c'est quand même un 1 peu plus sérieux quoi. Puis c'est une, pas puis 64, c'est aussi un multiple de 2, enfin tu vois c'est une puissance de 2. Donc et a 64 ça sonne bien, ça commence par un a et donc en fait quand tu es classé, quand les, tu vois dans dans tout classement d'entreprise ou de groupe de musique ou de quoi que ce soit ou dans les bacs chez les disquaires, enfin ça existe encore, mais bon.
Frédéric Mazzella — 09:25
Si ça existe encore En 1er. Oui, tu es 1er. Quand tu t'appelles à quelque chose et a 64, tu ne peux pas faire tellement plus avant dans l'alphabet quoi, quasiment. Ce n'est pas mal. Donc il y avait déjà une stratégie quoi. Parce que ce groupe, tu avais tu avais quel âge quand tu l'as monté? C'est une stratégie, je me dis toujours qu'elle n'est pas allée très très loin. Non.
Frédéric Mazzella — 09:41
Non, j'avais, je ne sais pas, 26
Intervenant 2 — 09:43
ans, 25 ans, 26, 27, un truc comme ça. Mais tu étais quand même bon en marketing quoi. Il y avait un truc. Je vais, je crois, parce que j'avais remarqué que la la lettre a était au début d'alphabet. Non, mais parce que tu as réfléchi ton machin, tu vois, tu as un storytelling sur le don du groupe quoi. J'y réfléchis. Pas mal. Donc tu es créatif, mais tu as aussi fait des études brillantes, on y vient. Henri 4, Normal Sup, Stanford et Insead.
Intervenant 2 — 10:07
C'est un CV de dingue.
Intervenant 2 — 10:10
Est-ce que tu as été poussé dans ton enfance ou c'est venu comme ça? Tes parents, tes 2 parents et tes profs?
Frédéric Mazzella — 10:16
Oui.
Intervenant 2 — 10:17
Donc tu as quand même une famille où on pousse les étudiants. Apprendre, c'est important. Apprendre,
Frédéric Mazzella — 10:22
important, oui.
Intervenant 2 — 10:24
Est-ce que tu es poussée ou est-ce que ça vient comme ça un peu au fur et à mesure au gré de ton parcours?
Frédéric Mazzella — 10:29
Je je ne dirais pas que j'étais poussé pour la musique un peu au début parce que c'est très dur la musique au début surtout quand tu te manges du solfège et tout enfin c'est quand même dur comme matière. Alors après l'instrument c'est toujours beaucoup plus rigolo,
Frédéric Mazzella — 10:42
Mais donc
Frédéric Mazzella — 10:43
pour la musique, oui, je dirais que j'ai été poussé pour l'école, pas tellement. Je j'ai l'impression que ça marchait bien, puis surtout comme moi je voulais vraiment tout le temps m'amuser dehors parce que j'habitais en pleine campagne.
Frédéric Mazzella — 10:53
Donc on avait des chevaux, on avait des chiens, des chats. Moi j'avais un élevage de têtards, enfin je tu vois, je je je jouais tout le temps dehors,
Frédéric Mazzella — 11:01
on faisait de l'équitation évidemment sur sur les avec les chevaux.
Frédéric Mazzella — 11:04
Et puis j'avais mon vélo et puis j'avais un mur sur lequel je jouais au tennis et puis j'avais des patins à roulettes et puis je j'étais tout le temps tout le temps dehors et et dans la campagne. Et en fait, j'avais compris que si je voulais aller jouer et m'amuser,
Frédéric Mazzella — 11:18
il fallait juste que j'ai fini et bien fini les devoirs. Donc je n'y passais pas beaucoup de temps quoi. Enfin en tout cas quand j'étais plus petit. Après, c'est venu, tu vois avec le le le fait que ça marche bien et que tu tu deviens rapide, tu prends plaisir aussi à à apprendre des nouvelles choses et des choses plus compliquées au fur et à mesure. Donc, je ne pense pas que j'ai été vraiment poussé à part comme je te le dis sur la musique,
Frédéric Mazzella — 11:39
jusqu'à ce que j'ai 13, 14 ans où là, me suis rendu compte que grâce à tout le travail que j'avais fait en musique, j'avais de l'or dans les mains quoi. Fait, je savais, je savais jouer du piano quoi, c'est ce qui est quand même magique.
Frédéric Mazzella — 11:50
Et
Frédéric Mazzella — 11:52
et ou là, c'est la la si tu veux le l'envie
Frédéric Mazzella — 11:56
et la la progression intrinsèque a pris vraiment le relais et donc en musique après je je suis devenu beaucoup beaucoup plus
Frédéric Mazzella — 12:04
autopropulsé
Frédéric Mazzella — 12:05
on va dire, alors qu'avant il fallait un peu me pousser.
Frédéric Mazzella — 12:08
Donc d'ailleurs, c'est, ça veut dire qu'en musique c'est vrai, c'est possible qu'il y ait, tu vois, 4,
Frédéric Mazzella — 12:13
5, 6 années difficiles
Frédéric Mazzella — 12:15
au début où il faut vraiment que quelqu'un nous aide à à passer ces années-là pour ensuite commencer à prendre plaisir Pour assez de maîtrise en fait. Assez de maîtrise pour commencer à prendre du plaisir ouais. Est-ce que c'est pareil dans les études un peu peut-être?
Frédéric Mazzella — 12:28
Oui peut-être, mais en fait,
Frédéric Mazzella — 12:31
quand tu fais les choses bien,
Frédéric Mazzella — 12:33
tu prends beaucoup de plaisir. Tu vois, c'est ça la la clé, c'est de de te dire parce que si tu prends l'habitude de faire les choses de travers,
Frédéric Mazzella — 12:40
mais après il
Frédéric Mazzella — 12:42
n'y plus il n'y plus grand-chose qui te tire. Enfin si si c'est c'est ok de faire des trucs de travers à chaque fois, de toute façon c'est facile de faire de travers, tu fais mal, tu ne fais pas, tu Ouais mais ce qui est intéressant c'est que tu vises l'excellence, c'est-à-dire qu'à chaque fois,
Frédéric Mazzella — 12:55
tu vises le meilleur. Oui parce que j'ai remarqué que tu apprends beaucoup au contact des meilleurs, c'est tout. Donc je, des meilleurs pas d'Alexia Meyer, mais aussi,
Frédéric Mazzella — 13:05
mais c'est-à-dire que mis autrement,
Frédéric Mazzella — 13:08
si
Frédéric Mazzella — 13:09
j'adore apprendre des meilleurs, j'ai aussi une grosse appréhension à apprendre des gens qui ne savent pas plus que moi.
Frédéric Mazzella — 13:16
Sur sur un sujet, j'aime bien me dire, bon, je j'écoute cette personne-là parce que parce qu'elle en sait plus que moi. Si elle en sait moins que moi, je, à ce moment-là, je ne, pas pas nécessairement Ça vous intéresse pas? Oui, parce que ça ne va pas me tirer vers le haut C'est clair. Tout simplement. Donc oui, après j'ai été en découvrant cette possibilité
Frédéric Mazzella — 13:34
d'accéder à des endroits comme ça, ce soit un très bon conservatoire, une très bonne école, une 1 bonne prépa,
Frédéric Mazzella — 13:39
une très bonne école comme Normal sup ou une très bonne école en informatique comme
Frédéric Mazzella — 13:44
Stanford en Californie, bon ça te ça te tire,
Frédéric Mazzella — 13:48
tu vois, et tu tu te retrouves
Frédéric Mazzella — 13:50
avec plein de gens qui savent faire des trucs que tu ne sais pas faire, toi tu aimerais bien savoir le faire, mais Ouais, mais en même c'est un peu parce qu'à la fois tu te nourris, mais tu es constamment en train de courir pour comprendre, pour les rattraper? Ouais, mais oui, donc ça veut dire que, tu sais comme, voilà, comme tout, ce n'est pas la destination qui compte, c'est aussi le C'est le chemin. C'est le chemin. Donc, là, le chemin, c'est, faut aimer apprendre, Moi, j'adore apprendre. Tu m'as dit, je n'ai pas de ne pas comprendre. Ouais, ça aussi ouais. Ouais.
Intervenant 2 — 14:16
Donc, es constamment en train de lire, de regarder, de comprendre de de Ouais, j'essaie ouais, j'essaye. C'est-à-dire que j'ai du mal à
Frédéric Mazzella — 14:22
parler d'un truc que je ne comprends pas, vraiment beaucoup.
Frédéric Mazzella — 14:26
Il faut que j'ai compris. Tu vois là donc là j'arrive à parler puisque ce dont je te parle, c'est je l'ai Mais
Intervenant 2 — 14:32
quoi que je ne suis pas sûr de m'être compris encore, mais bon. Est-ce que ça veut dire que tu es très exigeant avec les gens qui t'entourent?
Frédéric Mazzella — 14:39
Alors, je me soigne.
Frédéric Mazzella — 14:41
Je,
Frédéric Mazzella — 14:42
non, je suis Tu as phérologues psy en fait là. En fait, je suis très exigeant avec moi-même et j'essaye de l'être moins avec les gens qui m'entourent parce que sinon ça doit, c'est un peu, c'est un peu dur ouais. Tu dis ça doit être ou c'est dur?
Frédéric Mazzella — 14:55
Non je, j'ai
Frédéric Mazzella — 14:56
compris que je ne peux pas, en tout cas pas sur tous les sujets évidemment,
Frédéric Mazzella — 15:00
être aussi exigeant avec les autres que je suis avec moi-même. Moi je suis capable de travailler, tu vois, pour monter,
Frédéric Mazzella — 15:07
j'ai compté, j'ai fait pendant 12 ans, j'ai travaillé 90 heures par semaine
Frédéric Mazzella — 15:11
sans m'arrêter,
Frédéric Mazzella — 15:13
voilà. Je je suis capable de travailler énormément, d'ailleurs j'ai compté qu'en
Frédéric Mazzella — 15:17
en 15 ans d'entrepreneuriat, j'ai fait à peu près 40 annuités de 35 heures, donc c'est bon, je l'ai fait. Ouais, c'est bon. Check.
Frédéric Mazzella — 15:24
Mais donc voilà, donc je et je sais que j'ai cette capacité de travail,
Frédéric Mazzella — 15:28
mais je constate que Tout monde n'est pas comme ça? Non, tout monde n'est pas comme ça. Donc donc je ne demande pas ça. Mais ceux qui ne sont pas comme ça et qui ne sont pas comme toi, tu les fais bosser quand même ou pas? Non en fait moi je ne dirais je je ne dirais pas que je fais bosser les gens,
Frédéric Mazzella — 15:41
je dirais je leur donne envie de donner le meilleur d'eux-mêmes.
Frédéric Mazzella — 15:44
C'est plus ça que je fais. Je ne suis pas, je suis pas derrière les gens quand je travaille avec avec d'autres,
Frédéric Mazzella — 15:50
je ne pas derrière à faire du,
Frédéric Mazzella — 15:52
à
Frédéric Mazzella — 15:53
regarder ce qui est fait ou je
Frédéric Mazzella — 15:56
suis plus à leur donner envie de faire le mieux qu'ils peuvent.
Frédéric Mazzella — 15:59
Voilà, c'est juste ça, parce que moi c'est ça qui me motive, faire le mieux que je peux. Et ce qui me permet d'ailleurs de passer facilement
Frédéric Mazzella — 16:06
les projets ou de ne pas avoir de regrets, parce que je sais que quand j'ai fait quelque chose,
Frédéric Mazzella — 16:11
si ça marchait, bien, c'est tant mieux. Et si ça n'a pas marché, bien, j'ai fait tout ce que j'ai pu pour que ça marche. Donc en fait, je n'ai pas de regret. Ça, c'est très important pour moi. C'est de me dire, bon, bien, j'ai essayé, ça n'a pas marché, mais je n'ai rien à me reprocher parce que j'ai fait le maximum, j'ai fait tout ce que j'ai pu. Quand et je m'arrête quand je suis à court d'idées, tu vois, que je n'ai plus, je ne sais plus comment faire. Et quand tu crées un projet entrepreneurial, il faut tellement accumuler les idées différentes pour réussir à faire marcher ton projet qu'il
Frédéric Mazzella — 16:36
faut, bon on parlait de créativité tout à l'heure, il faut déjà se remuer pour être créatif et trouver plein de solutions.
Frédéric Mazzella — 16:42
Mais c'est aussi extrêmement important
Frédéric Mazzella — 16:45
de
Frédéric Mazzella — 16:46
de
Frédéric Mazzella — 16:47
de se dire que c'est la solution justement d'être créatif pour euh faire en sorte que ça marche à un moment. Et
Frédéric Mazzella — 16:55
donc si tu n'es pas euh
Frédéric Mazzella — 16:58
en
Frédéric Mazzella — 17:00
comment dire, en recherche de nouvelles solutions, autres solutions en permanence, tu risques de te retrouver dans une situation où tu dis, j'ai essayé ça, puis ça n'a pas marché. Oui, c'est l'impasse quoi. Et bien, as essayé ça, mais est-ce que tu as essayé le truc qui est juste à côté? Peut-être ça passait juste à côté, tu as essayé autre chose. C'est pour ça qu'on parle de persévérance en entrepreneuriat,
Frédéric Mazzella — 17:18
qui est complètement différent de d'une obstination,
Frédéric Mazzella — 17:21
euh pour moi en tout cas, parce que l'obstination,
Frédéric Mazzella — 17:24
ça pourrait être essayer plusieurs fois la même chose en essayant un en espérant un résultat différent, ce qui est d'ailleurs une citation d'Einstein que j'adore, qui dit que le signe de la folie, c'est justement d'essayer plusieurs fois la même chose en espérant un résultat différent.
Frédéric Mazzella — 17:37
Alors que pour moi, la persévérance en entrepreneuriat, c'est véritablement vouloir passer de l'autre côté de la montagne, mais si ça ne passe pas par un chemin, d'en essayer un autre quoi. Tu prends un autre ouais.
Frédéric Mazzella — 17:48
Enfin Mais tu tu changes. Bien sûr. Tu veux y aller, oui, mais tu n'es pas obstinée sur la méthode.
Intervenant 2 — 17:54
On va parler de blabla car, mais peut-être un tout petit pas de côté sur la Californie.
Frédéric Mazzella — 17:59
Moi j'ai découvert, donc tu as bossé pour un programme financé par la NASA. Tout à fait. Hallucinant, c'était quoi ce programme? Ce qu'on faisait, c'est qu'on faisait de la modélisation
Frédéric Mazzella — 18:08
euh des environnements
Frédéric Mazzella — 18:11
de
Frédéric Mazzella — 18:12
d'environnement
Frédéric Mazzella — 18:13
de chirurgie, faisait la chirurgie virtuelle,
Frédéric Mazzella — 18:16
euh pour
Frédéric Mazzella — 18:17
pouvoir envoyer
Frédéric Mazzella — 18:19
lors d'un vol,
Frédéric Mazzella — 18:20
d'un long vol spatial
Frédéric Mazzella — 18:22
sur Mars ou ailleurs,
Frédéric Mazzella — 18:25
pouvoir mettre à bord un chirurgien
Frédéric Mazzella — 18:27
sur l'équipe de, je ne pas, 8, 10, 12 astronautes,
Frédéric Mazzella — 18:30
et
Frédéric Mazzella — 18:32
ce chirurgien aurait la possibilité de s'entraîner sur
Frédéric Mazzella — 18:36
un environnement virtuel de chirurgie avant d'opérer
Frédéric Mazzella — 18:39
un astronaute, une astronaute qui potentiellement aurait besoin d'être opérée. Quand tu es chirurgien,
Frédéric Mazzella — 18:45
il y a, je ne sais pas, 305
Frédéric Mazzella — 18:47
100000 opérations différentes
Frédéric Mazzella — 18:49
que tu peux faire pour tes Oui, c'est clair. Il y des chirurgiens pour la tête, ce n'est pas les mêmes que pour le coeur, que pour la main, que pour le genou, que pour le dos de pied. Donc en fait, quand il y a un astronaute qui se blesse, les chances qu'il se blesse ou qu'il faille opérer Dans spécialité du maître. Dans la spécialité du chirurgien à bord sont maigres. Donc,
Frédéric Mazzella — 19:06
il y a de fortes chances qu'au moment où il faut opérer la personne, bien que le chirurgien soit chirurgien,
Frédéric Mazzella — 19:11
il n'ait jamais fait l'opération. Bien sûr. Et donc, quand tu n'as jamais fait une opération que tu devais faire pour la 1re fois En urgence En urgence l'espace. Sur un sur un bonhomme,
Frédéric Mazzella — 19:20
tu as moins de chances de réussite que si tu as déjà fait l'opération avant. Et donc, maintenant, on développait les les environnements de chirurgie virtuelle qui permettent de s'entraîner avant d'opérer le vrai bonhomme. Alors, ce sur quoi tu as bossé? Est-ce que ça existe aujourd'hui? C'est développé? Enfin, c'est c'est arrivé Ah, je pense qu'il y des suites. Évidemment, ça ça n'existe pas, je pense, sous la forme que je l'ai, enfin sous la forme que je lui ai donnée moi exactement c'est sûr, mais par contre oui j'ai j'ai j'ai fait des des algorithmes qui c'est sûr sont utilisés aujourd'hui Oui, tu as travaillé pour la Dasa et puis finalement tu décides de rentrer en France Oui. Et peu de temps après, là tu as ton point de bascule professionnel.
Intervenant 2 — 19:54
Oui. Qui
Intervenant 2 — 19:55
est,
Intervenant 2 — 19:56
tu l'as raconté Je te vois bien. Bien sûr, tu l'as raconté 100000 fois, mais je veux dire que tu me le tu me le reraconte
Intervenant 2 — 20:02
Noël 2003,
Intervenant 2 — 20:04
tu as 27 ans et l'idée de BlablaCar va arriver. Est-ce que tu peux me redire comment c'est venu, ce que tu faisais, pourquoi? Oui, voilà,
Frédéric Mazzella — 20:11
je voulais rentrer en Vendée pour les fêtes de fin d'année. Là tu veux dire J'étais en famille, non j'étais revenu à Paris. Ouais, j'étais revenu à Paris. Je suis revenu à Paris en 2002.
Frédéric Mazzella — 20:20
Et
Frédéric Mazzella — 20:21
et
Frédéric Mazzella — 20:23
puis, alors comme je m'y prends assez souvent
Frédéric Mazzella — 20:27
tard, on va dire pour réserver mes mes trajets Et c'est encore le cas? Oui. Ouais.
Frédéric Mazzella — 20:32
Bien là je m'y suis pris trop tard. C'est-à-dire qu'il n'y avait plus de place du tout dans le train pour descendre en Vendée depuis Paris. Tu vois le, quand tu es le 22 décembre pour descendre le 23 ou le 24, tu Ouais, ça faisait un peu un peu juste. C'est un peu last minute quoi.
Frédéric Mazzella — 20:46
Donc
Frédéric Mazzella — 20:47
donc ça ne marchait pas, je me suis vu ne pas pouvoir descendre en Vendée, enfin je ou alors
Frédéric Mazzella — 20:52
faire du stop, ce que je faisais souvent, je faisais souvent du stop entre Paris et la Vendée ouais quand j'étais en classe prépa ou ou à normal sup. C'est
Intervenant 2 — 20:59
quand même dangereux, mais ok. Bon
Intervenant 2 — 21:03
Tu aurais pu finir dans les pages de feu divers, mais heureusement tu as fini dans les pages business. Et
Frédéric Mazzella — 21:09
je me suis dit bon,
Frédéric Mazzella — 21:10
alors j'ai appelé ma soeur, ma petite soeur qui habitait à Rouen qui avait une voiture. Je lui dis, est-ce que tu peux passer me chercher à Paris pour me déposer en
Frédéric Mazzella — 21:17
en Vendée?
Frédéric Mazzella — 21:19
Et et donc qu'est-ce qu'elle a fait? Elle est passée me chercher et puis sur l'autoroute A 10, je ne pas si tu l'as déjà prise purement, voilà. Sur autoroute A 10, elle est elle est parallèle au rail de TGV. Alors il y des moments où tu te fais doubler par les TGV. Et là, se fait doubler par un TGV et je dis à ma petite soeur, mais tu vois là dans le TGV, je sais qu'il n'y a plus de place, parce que j'ai cherché et donc tout était complet, donc il n'y plus de place du tout. Et en même temps, je vois sur le, sur la route, des dizaines, des centaines de voitures quasi vides. Et je me dis, mais en fait des places pour descendre en Vendée, y avait plein, mais elles n'étaient plus dans les trains, elles étaient dans les voitures. Il faut juste trouver un moyen pour indexer
Frédéric Mazzella — 21:53
les places libres dans les voitures
Frédéric Mazzella — 21:55
et
Frédéric Mazzella — 21:56
faire en sorte qu'on puisse les réserver comme on réserve un billet de train, parce que,
Frédéric Mazzella — 22:00
moi j'ai eu de la chance, j'ai trouvé une place dans la voiture de ma soeur, mais enfin ça ne fait pas un service Bien sûr vois, il faut connaître ma soeur.
Frédéric Mazzella — 22:07
Donc si on veut faire un vrai service, il faut que tous les toutes les personnes qui ont des plastiques dans leur voiture puissent déclarer, voilà, j'ai 2, 3, 4 places Alors, par Et et et qu'on puisse les réserver en ligne. Toi, tu es du genre à avoir une centaine d'idées à la minute ou c'est vraiment, tu as tu as une qui te Je n'en ai pas, non non non non, n'en ai pas Parce que tu as différents types de profils créatifs, tu vois ce je veux dire? Ouais. Toi, as ton idée géniale comme celle que tu as eue, puis tu en as et tu en as plein plein tout le temps. Non, je n'en ai pas tant que ça. Je crois que j'ai un mécanisme de protection par rapport à ça, c'est-à-dire que,
Frédéric Mazzella — 22:37
ouais, assez vite ou alors quand quand je les ai, elles ne durent pas longtemps. Très souvent, quand j'ai une idée, elle ne dure pas très longtemps parce que Pourquoi oui? Parce que une idée de de de truc à développer hein. Bien sûr. Parce que très vite, je trouve des raisons pour lesquelles non non, ça ne peut pas marcher.
Frédéric Mazzella — 22:51
Mais les idées qui restent,
Frédéric Mazzella — 22:53
c'est celles que je n'arrive pas à détruire entre guillemets. C'est celles où je n'arrive pas à me dire, mais attends, mais mais non, mais en fait, si, mais non, mais ce truc-là Ah ouais, donc tu es dans une discussion intérieure en train de, ouais, tu réfléchis à, oui. Alors que les idées qui ne sont clairement pas viables,
Frédéric Mazzella — 23:08
elles viennent, mais elles se font directement tirer
Frédéric Mazzella — 23:11
dessus en mode Mais en quoi c'est viable ou pas discussion intérieure, tu te fais un business plan, tu réfléchis. Je me parle moi. Ah tu toi ouais. Moi, je me parle. Très, je, bien, j'essaie d'être discret
Frédéric Mazzella — 23:20
l'extérieur, mais dedans dedans il y des discussions. Et
Intervenant 2 — 23:24
là, blabla car, l'idée est là et tu lances dès 2004
Frédéric Mazzella — 23:29
l'entreprise. Ouais, je commence à coder.
Frédéric Mazzella — 23:30
Je commence à coder après, j'ai mis 2 ans à incorporer la la société, je ne incorporé qu'en 2006.
Frédéric Mazzella — 23:36
Mais oui, je commence à coder avec un copain que j'appelle, mon copain Damien de de classe prépa et
Frédéric Mazzella — 23:42
il
Frédéric Mazzella — 23:43
adore l'idée tout de suite et on se met à coder, parce qu'on était, nous on faisait du développement informatique tu vois. Donc voilà. Tu étais un geek en fait. Oui, je suis toujours. Tu es toujours un geek, ouais.
Intervenant 2 — 23:54
Donc 2015 Un problème avec les geeks. Du tout, mais en fait c'est marrant parce que tu dis, enfin quand tu, moi j'ai, c'est vrai que, alors j'avoue, c'est un a priori, ce pas bien, mais je me dis le mec qui code n'est pas forcément celui qui a le cerveau créatif pour développer. C'est-à-dire qu'en fait, j'ai l'impression que quand tu codes,
Intervenant 2 — 24:10
tu es plus à appliquer une idée, tu vois, tu vas tirer Non,
Intervenant 2 — 24:14
non, mais ce n'est pas bien ce que je dis. Pour ça que te dis non, mais c'est
Intervenant 2 — 24:17
je
Intervenant 2 — 24:18
je trouve rigolo que tu sois et créatif et geek. Tu vois, voilà, c'est tout. C'est bien parce que je trouve que c'est la main droite, gauche. Tu peux faire l'idée. Mais c'est ça, c'est quand On peut faire quelque chose. L'hémisphère droit, l'hémisphère gauche. Tu vois, c'est un peu ça. Ce n'est pas du tout réducteur.
Intervenant 2 — 24:33
Je je vais me faire complètement avoir, ça ne pas du tout faire. Bon alors, 2004, 2006,
Frédéric Mazzella — 24:37
c'est covoiturage point f r que tu intègres? Oui, alors je rachète l'URL covoiturage point FRY avait un étudiant qui avait eu cette idée-là aussi, qui avait développé un, il avait commencé à faire 1 1 1 système un peu similaire
Frédéric Mazzella — 24:47
et qui ne voulait pas continuer. Donc, j'ai racheté l'url covoiturage point f r. J'ai pu déployer le tout le code qu'on avait fait avec Damien sur cette URL-là, parce que le le le, une URL c'est le nom de domaine.
Frédéric Mazzella — 24:57
Parce que le le la
Frédéric Mazzella — 24:59
question, c'était de
Frédéric Mazzella — 25:01
faire comprendre ce qu'on faisait quoi, tu vois. Et à cette époque-là, alors maintenant, BlablaCar est est connu en tant que marque et on sait ce que ça fait du covoiturage, mais à l'époque, il fallait déjà expliquer le concept de covoiturage.
Frédéric Mazzella — 25:12
Parce qu'on pouvait penser que c'était de la location de voitures, enfin tu vois, au début beaucoup de gens pensaient que c'était de la location de voitures.
Intervenant 2 — 25:18
Est-ce que ça a mis du temps à te covoiturage et autopartage,
Intervenant 2 — 25:21
déjà. Est-ce que ça a mis du temps à à démarrer? Parce que c'est c'est juste tout ce que tu dis. Les gens n'avaient pas l'habitude en fait. Ah mais non, mais ça, quand tu introduis quelque chose de nouveau, de toute manière, c'est très très long pour faire comprendre ce que c'est. Ça prend beaucoup de temps. C'était quoi les premières difficultés?
Intervenant 2 — 25:36
Justement
Frédéric Mazzella — 25:37
d'éduquer les gens sur des nouvelles pratiques? Oui, non seulement alors d'éduquer sur sur sur cette possibilité-là pour se déplacer et puis de
Frédéric Mazzella — 25:46
construire l'image de ce service-là de manière à ce que ce soit attractif, positif.
Frédéric Mazzella — 25:50
Parce qu'il
Frédéric Mazzella — 25:51
n'y pas que le côté technique, très souvent on,
Frédéric Mazzella — 25:55
enfin on me demande souvent pourquoi et comment je pense que BlaBlaCar a marché.
Frédéric Mazzella — 25:59
Et
Frédéric Mazzella — 26:01
en fait,
Frédéric Mazzella — 26:02
évidemment qu'il faut une plateforme technologique robuste,
Frédéric Mazzella — 26:05
faut un produit bien fait, facile à utiliser, mais ce n'est pas que ça. Ça, c'est ça, c'est nécessaire. C'est un c'est un peu la partie technique. Tu vois, si on si on fait un parallèle avec la musique, ce que j'aime bien dans la musique, c'est que pour que ce soit beau la musique,
Frédéric Mazzella — 26:17
il faut que la partie technique soit maîtrisée. Mais ça, on n'en parle pas en fait, ce n'est pas ça qui nous intéresse, ce qui nous intéresse, c'est comment on vit la musique. Mais pour pouvoir vivre la musique,
Frédéric Mazzella — 26:26
il faut déjà que la technique soit là, parce que si tu dis je vis la musique et que tu fais une fausse note à toutes les, toutes les binotes ton solfège C'est mort. Et si tu, tu, ce n'était pas bon solfège, voilà, si tu n'as pas le rythme, si n'as pas les bonnes notes et tu, et tu dis ouais, on va,
Frédéric Mazzella — 26:38
on va faire de la musique ensemble, on va, voilà, on Tu as fait ça avec bon moment? N'importe quoi, oui oui. En fait non, ne passe pas un bon moment quoi du tout. Bien sûr. Ouais, c'est vrai. Donc,
Frédéric Mazzella — 26:47
il y a la technique et après il y a l'art, voilà. Mais comme tout projet et comme dans la musique, c'est 95 pour 100 de technique et 5 pour 100 d'art. Et après, les 5 pour 100 d'art, c'est c'est là, c'est ça qui est intéressant, c'est ça qui est extrêmement,
Frédéric Mazzella — 27:00
qui nous rend joyeux, qui qui nous qui nous rend vivant peut-être.
Frédéric Mazzella — 27:05
Mais
Frédéric Mazzella — 27:06
il faut avoir maîtrisé la technique avant. Donc pourquoi Bla Bla car ça marche? Bon, oui, il y une plateforme technologique qui marche et et et le produit, il marche, bon très bien. Mais pour que ça marche, il fallait qu'il y ait beaucoup de monde dans le dans le système. Parce qu'au début, le problème que tu as, enfin je j'ai pleuré pendant des semaines devant le, même des mois, devant la plateforme, parce que tu vois, tu as quelqu'un qui arrive, qui propose
Frédéric Mazzella — 27:26
un Montpellier-Bordeaux demain à 18 heures, puis tu en as un autre qui vient chercher un Paris Strasbourg après-demain à 14 heures. Ouais.
Frédéric Mazzella — 27:33
Tu n'as aucun moyen de vendre un Montpellier-Bordeaux à quelqu'un qui vient chercher un Paris Strasbourg. Bien sûr. Bien sûr, ça ne marche pas. Ça ne marche pas du tout. Comment tu as fait? Et donc au début, tu regardes ta plateforme, c'est un sapin de Noël quoi. Ça s'allume à droite, à gauche avec des demandes, des offres qu'ils se rencontrent jamais. Sans correspondance. Voilà. Donc là, tu tu nies, quand est-ce qu'ils se rencontrent? Parce que c'est c'est toute la logique d'une place de marché. Une place de marché, il faut qu'il y ait beaucoup de d'offres et beaucoup de demandes pour qu'on commence à voir des offres et des demandes qui se correspondent.
Frédéric Mazzella — 27:59
C'est un peu comme si tu prenais, tu vois des des grains de sable dans dans tes mains, si tu prends 2 grains de sable à gauche, 2 grains de sable à droite et que tu les envoies l'un contre l'autre, ils ne vont pas se taper dessus. C'est-à-dire qu'il n'y aura pas de transactions, il n'y aura pas de match. Par contre, tu commences à prendre une poignée de sable à gauche, une poignée de sable à droite et que tu les envoies l'une contre l'autre, là tu vas avoir magique plein de transactions. Alors il y aura, il y des grains de sable qui ne toucher personne, mais il y plein de tout, de sable qui vont se toucher. Bon, c'est ça une place de marché. Place de marché Qu'est-ce qu'à un moment tu as Place de marché, volume consumer de consumer Oui, oui, j'entends.
Intervenant 2 — 28:28
Il y il y a un moment où tu t'es dit, mais attends, je je ne vais jamais y arriver quoi. Ah oui oui, tous les jours, oui, tu t'es Mais ça, quand je n'ai pas lâché, oui. Et en en encore plus
Frédéric Mazzella — 28:36
tu vois, quand tu te dis ça ne va pas marcher, mais tu dis, de toute façon, je n'ai pas d'autres solutions que de continuer à avancer, mais en fait, tu n'as pas de point de retour, donc tu tu continues à avancer. Et donc ton 1er salaire, c'est 2009?
Intervenant 2 — 28:48
Ouais, même peut-être 2010, ouais, je ne plus ouais. Donc en fait, passes des années à bosser. Enfin, enfin, comment tu fais en fait? C'est Ah, mais j'avais Quelle énergie? Suis pas je ne pas dépensier, tu vois? Donc,
Frédéric Mazzella — 28:58
tu vois, là, je suis né en vélo, je ne pas.
Frédéric Mazzella — 29:00
Je je j'adore les pâtes, donc tu vois, ça, c'est ça, c'est aussi. Je pense que d'ailleurs, Dieu a créé les pâtes pour les entrepreneurs.
Frédéric Mazzella — 29:07
Parce que franchement,
Frédéric Mazzella — 29:08
c'est c'est bon,
Frédéric Mazzella — 29:09
ce n'est pas cher, c'est rapide à faire. Donc, enfin, vois, a toutes les toutes les qualités pour être un super compagnon de l'entrepreneur. Tu as mangé beaucoup de pâtes? Oui, j'adore ça. Et puis en plus, d'ailleurs ça me rappelle une anecdote, parce qu'un jour, y avait un journaliste qui était venu me voir comme ça, qui, typiquement,
Frédéric Mazzella — 29:26
il était venu, il pensait que que le curage point f r, c'était grand ou gros, et puis,
Frédéric Mazzella — 29:30
je discute avec lui, et puis,
Frédéric Mazzella — 29:32
lui présente tout, et puis, il se rend compte un peu à un moment que bon, j'étais un peu, alors, je n'étais pas tout seul, mais j'étais tout seul temps plein,
Frédéric Mazzella — 29:39
parce que j'avais j'avais de l'aide à droite à gauche par les les gens avec qui j'ai commencé à m'associer, mais eux avaient des boulots à côté et puis moi, je moi j'étais temps plein sur le truc.
Frédéric Mazzella — 29:47
Et au bout d'un moment, il m'arrête pourtant j'avais discuté pendant 3 quarts d'heure pour expliquer pourquoi ça allait marcher, cartonner, enfin pourquoi ce que je faisais, c'était, ça ça avait de l'avenir.
Frédéric Mazzella — 29:56
Et il m'arrête, il me dit bon, alors attendez, j'ai bien compris,
Frédéric Mazzella — 30:00
il y a, vous
Frédéric Mazzella — 30:03
êtes tout seul à peu près, il n'y a pas grand monde sur votre site, pour pas dire quasi personne.
Frédéric Mazzella — 30:09
Chaque personne qui vient, qui utilise votre service ne paye rien,
Frédéric Mazzella — 30:13
vu que vous comptez
Frédéric Mazzella — 30:15
tenir combien de temps? Oui, c'est ça. Alors je me dit, mon mon argumentaire
Frédéric Mazzella — 30:19
pas n'a pas fait bouche parce que manifestement
Frédéric Mazzella — 30:22
je je ne l'ai pas convaincu.
Frédéric Mazzella — 30:24
C'était une bonne question. Voilà donc j'étais à court d'arguments, je dis écoutez, je m'appelle Mazzella,
Frédéric Mazzella — 30:30
j'ai des origines italiennes,
Frédéric Mazzella — 30:32
je peux manger des pâtes pendant 10 ans.
Frédéric Mazzella — 30:34
Donc on se reparle plus tard. Tu l'as revu?
Intervenant 2 — 30:37
Non. Tu ne l'as jamais revu? Non.
Intervenant 2 — 30:40
Mais peut-être que lui a pensé à toi le jour où ça a fini par Tu as réussi non? Tiens, à force de manger des pâtes, il y est arrivé. Est-ce que tu manges encore des pâtes? Ouais. Mais pas tous les jours là? Non pas tous les jours. Non. Non pas tous jours, mais j'adore. Non mais
Frédéric Mazzella — 30:55
faut mettre des choses avec. Tu mets du pistou, tu mets des choses quoi. C'est quoi ta recette de pâtes préférée?
Frédéric Mazzella — 31:00
Ah ben je les connais un peu toutes hein, non je les aime toutes ouais. Ouais c'est quoi ta recette signature?
Frédéric Mazzella — 31:05
Non
Frédéric Mazzella — 31:07
moi j'aime bien avec avec de la sauce type ouais du pistou ouais. Pas mal. Je vais aller Pistou parmesan, toi t'es bien. Pas mal.
Intervenant 2 — 31:16
En fait, ce qui est intéressant, c'est que je crois comprendre aussi que tu n'as pas trop changé tes habitudes, tu ne dépenses pas beaucoup.
Intervenant 2 — 31:21
Ta société elle a vachement réussi, c'est génial.
Intervenant 2 — 31:24
Fais partie des fortunes de France.
Intervenant 2 — 31:27
Attends, j'ai noté, attends, 400 trentièmes quand même fortune de France a Oui,
Intervenant 2 — 31:32
oui.
Intervenant 2 — 31:33
Bon, et ce pas mal. Peu importe. Tout
Intervenant 2 — 31:35
ça pour dire que
Intervenant 2 — 31:37
ça a bien fonctionné, ton travail a fini par payer, tu ne t'es pas payé pendant longtemps, mais tu as gardé ses habitudes
Intervenant 2 — 31:42
finalement où tu ne dépenses pas beaucoup.
Frédéric Mazzella — 31:44
Non, mais je n'ai pas, je n'ai pas comment dire,
Frédéric Mazzella — 31:48
enfin tu sais, il faut faut voir la chose. Moi je je crée un service pour que pour optimiser justement tu vois tous les coûts,
Frédéric Mazzella — 31:55
moins d'énergie,
Frédéric Mazzella — 31:58
dépenser donc moins d'argent, passer des moments conviviaux quand tu fais du covoiturage.
Frédéric Mazzella — 32:03
Enfin,
Frédéric Mazzella — 32:04
c'est, si tu veux le le service, c'est un peu la prolongation de ce que je suis. Je n'ai pas créé un service qui ne me ressemble pas.
Frédéric Mazzella — 32:10
Moi, je fais du, je prends des passagers et quand je suis passager, normalement dans les voitures des conducteurs, donc voilà, j'adore.
Intervenant 2 — 32:17
En fait, le
Intervenant 2 — 32:18
le fait de faire de l'argent ne t'a jamais drivé.
Frédéric Mazzella — 32:21
Ce qui t'a drivé, c'est que tu avais quand même une question sur autre chose. Je voulais que ça marche ça par contre, Ça se, si ça n'avait pas marché, je ne sais pas dans quel état mental je serais, parce que pour moi, ça devait marcher.
Frédéric Mazzella — 32:32
Qu'est-ce que tu aurais fait? Je ne sais pas. Tu sais? Non, je serais peut-être, tu vois, que je je j'étais tellement convaincu que ce truc-là devait exister et marcher. Alors après, je n'étais pas sûr que j'y arriverais moi. Je me disais, y quelqu'un qui va y arriver, je ne sais pas qui, si ça se trouve, c'est les américains qui vont y arriver comme d'hab, ça ça ne se trouve pas.
Frédéric Mazzella — 32:48
Et
Frédéric Mazzella — 32:50
j'étais tellement convaincu que ça devait marcher, parce que j'avais quand même
Frédéric Mazzella — 32:54
beaucoup analysé
Frédéric Mazzella — 32:55
toutes les conditions pour que ça marchait. Pour moi, tout était sur la table pour que ça marche, je ne voyais pas pourquoi ça ne devait pas, ça ça aurait pu ne pas marcher et
Frédéric Mazzella — 33:02
je pense que si ça n'avait pas marché, oui je je ne sais pas, si ça se trouve aujourd'hui, je serais peut-être dans un dans un parc public à pousser un chariot et à dire que la fin du monde est proche. On pourrait monter un resto de pâtes.
Intervenant 2 — 33:13
Je pense en manger les
Intervenant 2 — 33:14
50 recettes mazella, tu sais de pâtes, ouais ouais. Ouais je comprends. Et en fait ce qui est, tu as vraiment cette
Intervenant 2 — 33:21
cette structure de générosité j'ai l'impression.
Intervenant 2 — 33:25
À la fois il y a le covoiturage, il faut faire bénéficier de ta voiture aux autres et là tu as monté justement une nouvelle entreprise
Intervenant 2 — 33:32
Ouais. Qui est basée sur la générosité aussi. Est-ce que tu peux nous en parler? Et là aussi, y avait un point de bascule. Finalement, ils sont partout ces points de bascule. Il y un moment où tu as eu envie de créer autre chose et pourquoi? Oui, alors DIFT, ça ça veut dire don plus, en anglais donation of the, donc c'est une, c'est un don qui est un cadeau.
Frédéric Mazzella — 33:50
Et oui, le point de bascule, c'est euh, alors déjà, je suis quand même assez euh, plus que sensibilisé euh,
Frédéric Mazzella — 33:56
à à l'évolution de notre monde et notamment par rapport aux changements climatiques.
Frédéric Mazzella — 34:01
Ça me ça me tracasse beaucoup. Et on arrive à ton point de bascule qui est cette marche pour le climat. Oui. Et où en fait, je vois passer la marche du climat euh quand j'étais au bureau de de BlablaCar, donc c'était euh beaucoup de jeunes qui partent de la place de l'opéra et qui vont jusqu'à République et qui passent devant les locaux de de BlablaCar.
Frédéric Mazzella — 34:17
Et là, je vois
Frédéric Mazzella — 34:19
des panneaux avec un
Frédéric Mazzella — 34:22
slogan
Frédéric Mazzella — 34:23
qui est qui n'a rien à envier au slogan de mai 68,
Frédéric Mazzella — 34:27
qui disait, quand je serai grand, je voudrais être vivant.
Frédéric Mazzella — 34:31
Ça calme. Oui, ça calme. Ouais. Quand tu vois des jeunes de 20 ans avec un panneau comme ça, tu te dis, là, on a quand même un problème. Oui, puis tu penses à tes enfants, tu penses à, voilà, aux générations quoi. Ouais. Tu te dis bon,
Frédéric Mazzella — 34:42
si la jeune génération n'a pas l'espoir de vivre, on a un gros problème. Où est-ce que ça provoque chez moi? C'est je me dis, mais qu'est-ce et tu sais, je le prends presque comme une 1 forme de responsabilité, je me dis, mais qu'est-ce que je peux faire moi pour pour
Frédéric Mazzella — 34:55
redonner l'espoir
Frédéric Mazzella — 34:57
à des gens comme ça qui semblent avoir perdu.
Frédéric Mazzella — 34:59
Et
Frédéric Mazzella — 35:01
et donc ce n'est pas venu immédiatement si tu veux la la la solution dicte, mais c'est c'est c'est,
Frédéric Mazzella — 35:06
je suis rentré en en mission un petit peu de me dire, qu'est-ce que je peux bien faire pour essayer de ramener
Frédéric Mazzella — 35:11
de l'envie de,
Frédéric Mazzella — 35:13
de l'envie de futur
Frédéric Mazzella — 35:14
à
Frédéric Mazzella — 35:15
la nouvelle génération, mais à tout le monde.
Frédéric Mazzella — 35:17
Et et
Frédéric Mazzella — 35:19
donc après l'idée elle
Frédéric Mazzella — 35:21
de DIFT qui est une plateforme aujourd'hui permet d'aller soutenir des projets associatifs dans tous les domaines,
Frédéric Mazzella — 35:26
des projets à impact, donc dans le domaine social, environnemental
Intervenant 2 — 35:29
et aussi dans le domaine de la santé. Donc d'où don plus DIFT. Voilà. Donc tu vas donner de l'argent Voilà.
Frédéric Mazzella — 35:36
Pour une association Oui. Pour une cause. Oui, mais tu le donnes sous forme de cadeau. Avec le don et avec Dift, ce qu'on est en train de faire, c'est la même chose. C'est-à-dire qu'on
Frédéric Mazzella — 35:46
fait en sorte que donner,
Frédéric Mazzella — 35:48
non seulement ce soit normal et que ça fasse partie de ta vie, mais que ce soit un moment de joie. D'autant plus qu'en, en fait en plus quand tu donnes, tu tu es heureux après. Oui, c'est vrai. Il y a plein d'études là-dessus.
Frédéric Mazzella — 35:59
Et
Frédéric Mazzella — 36:00
et en fait, donc on on utilise le moment festif des cadeaux pour faire en sorte que le cadeau, notre cadeau, c'est justement d'aller aider des projets sociaux environnementaux
Frédéric Mazzella — 36:10
et donc quelque part aller résoudre en partie les problématiques qui nous tracassent tous les jours. Et donc qui est-ce qui va sur la plateforme? C'est des entreprises? C'est des particuliers? C'est c'est qui? Alors, a 2 justement modèles. Il y en a un, c'est les entreprises qui vont pour
Frédéric Mazzella — 36:24
euh récompenser
Frédéric Mazzella — 36:25
euh ou euh
Frédéric Mazzella — 36:27
avoir une relation euh plus émotionnelle avec leurs clients,
Frédéric Mazzella — 36:31
vont leur offrir
Frédéric Mazzella — 36:32
plutôt que des objets physiques qui qu'on offre parfois dans des programmes de fidélité ou quoi, plutôt leur offrir la possibilité, donc leur offrir un, la possibilité d'aller soutenir l'association qui leur tient à coeur.
Frédéric Mazzella — 36:42
Donc ça, on le fait avec 350 entreprises.
Frédéric Mazzella — 36:45
On a aiguillé 20000000 d'euros
Frédéric Mazzella — 36:46
vers
Frédéric Mazzella — 36:48
300 associations
Frédéric Mazzella — 36:49
à ce jour en 3 ans. Et typiquement, si je peux prendre un exemple,
Frédéric Mazzella — 36:53
surtout qu'on vient d'annoncer aujourd'hui qu'on a franchi un demi-million d'euros distribué
Frédéric Mazzella — 36:57
justement aux associations avec eux, c'est avec accord
Frédéric Mazzella — 37:01
dans le programme All, accord live limiteless, où en fait on permet de transformer tous les points de fidélité en dons à des assos. Donc ça c'est Hyper sympa. C'est
Frédéric Mazzella — 37:08
c'est super sympa. Gens qui le font, ils sont super contents, vois. Ils avaient des points de fidélité, ne pas trop quoi faire avec. Et puis tu fais un, tu fais un cadeau quoi. Tu fais, voilà, tu fais un 1 don à une, tu les transformes en don à une, bien tu es super content.
Frédéric Mazzella — 37:20
Donc ça,
Frédéric Mazzella — 37:22
ça, voilà, c'est un c'est un modèle qu'on a développé avec 350 entreprises,
Frédéric Mazzella — 37:26
et là, on est en train de déployer le second volet de
Frédéric Mazzella — 37:30
de, mais pour les cette fois, et encore une fois en donnant envie, tu vois, d'aller agir.
Frédéric Mazzella — 37:36
Et
Frédéric Mazzella — 37:38
ça se fait de la manière suivante, c'est que chacun, toi, moi, peut se créer une cagnotte solidaire
Frédéric Mazzella — 37:43
pour une cause de son choix. Donc ça peut être pour aller retirer
Frédéric Mazzella — 37:48
du plastique des océans, aller Pour les abeilles. Voilà pour les abeilles, ça
Frédéric Mazzella — 37:53
peut être pour,
Frédéric Mazzella — 37:54
oui sauver une 1 espèce en voie de disparition, ramener du bonheur dans les hôpitaux pour enfants, aider les plus démunis, soit en réinsertion, soit dans les besoins quotidiens.
Frédéric Mazzella — 38:03
Et
Frédéric Mazzella — 38:05
quand tu as choisi ta cause, bien tu vas avec ta cagnotte solidaire, tout simplement tu dis à ton entourage,
Frédéric Mazzella — 38:10
ta famille, tes proches, voilà, bien à mon anniversaire ou à Noël, si vous ne savez pas quoi m'offrir,
Frédéric Mazzella — 38:16
ne vous grattez pas la tête, faites un don à cette association-là sur ma cagnotte, ça me fera très plaisir. Et toi, ça va faire gonfler ta contribution, parce que ça fera gonfler ta cagnotte. Ouais. Et donc, tu auras transformé
Frédéric Mazzella — 38:27
le
Frédéric Mazzella — 38:29
la valeur financière des cadeaux en dons à des projets impact qui te tiennent à coeur toi, donc c'est la problématique sur laquelle tu as envie de travailler. À ce moment-là, c'est une manière de signaler à ton entourage de manière extrêmement
Frédéric Mazzella — 38:39
simple
Frédéric Mazzella — 38:39
et et
Frédéric Mazzella — 38:41
également exemplaire
Frédéric Mazzella — 38:42
et engageante,
Frédéric Mazzella — 38:43
la
Frédéric Mazzella — 38:44
ou les causes pour lesquelles
Intervenant 2 — 38:46
tu tu es sensible C'est ça. Et sur lesquelles tu envisages Je pense qu'en pratique, ça fonctionne, parce que les gens Là, depuis le lancement, ça cartonne. Ça cartonne? Parce que les gens sont très matérialistes, tu parles de cadeaux, alors évidemment on a tous reçu des, une paire de chaussettes de la vieille tante tu vois, mais
Frédéric Mazzella — 39:01
de là à dire, m'offre pas, enfin tu vois de là oser dire à ta vieille tante Mais écoute, moi je vois le contraire d'ailleurs et moi je vois à mon anniversaire la dernière fois j'ai fait ça aussi,
Frédéric Mazzella — 39:10
je n'ai pas de cadeau, juste une cagnotte pour une cause qui me tient à coeur. Et c'était quoi la cause pour toi? Moi j'en avais mis plusieurs, j'avais mis un vote, un vote. Donc il y avait des restaurations d'espaces forestiers, il y avait enlevé du plastique des océans, il y avait voilà des des choses en santé aussi. Et tes et tes potes ont joué le jeu? Ah oui, mais tout le mais si tu dis je ne veux pas de, veux pas de cadeau. C'est génial. Voilà et au contraire, même les gens sont très contents. Tu dis quand on donne, on se sent bien après. Est-ce que toi
Intervenant 2 — 39:37
entrepreneur d'avoir créé un projet qui permet de donner,
Frédéric Mazzella — 39:41
tu te sens encore mieux? Tu vois, est-ce que dans ton coaching Moi, mot moteur, c'est de de me dire je suis utile. Tu veux, tous les matins,
Frédéric Mazzella — 39:47
je me dis qu'est-ce
Frédéric Mazzella — 39:49
que je vais pouvoir faire pour être utile? Donc, c'est ça qui me motive moi. À tel point que, alors là, enfin on en a parlé, je je me soigne un petit peu maintenant, mais pendant
Frédéric Mazzella — 39:59
des années, je n'arrivais pas à faire des trucs,
Frédéric Mazzella — 40:02
comment dire, qui seraient pour mon plaisir à moi. Ah ouais? C'est-à-dire même jouer du piano, tu vois? J'ai du piano, parce que comme je ne joue pas du piano dans un dans une salle de concert, je joue chez moi, donc tu vois, il n'y personne pour pour
Frédéric Mazzella — 40:13
véritablement écouter.
Frédéric Mazzella — 40:15
Et
Frédéric Mazzella — 40:17
et donc quand je jouais seul et que je me faisais plaisir au piano, je culpabilisais, je me dis, mais là, tu n'es pas en train, tu es en train d'aider là, tu es en train de te faire plaisir toi. Oui. Bien si. Donc là, je te dis, me soigne. Donc je me dis Ah oui, il faut tu soignes là, parce que franchement, c'est important de Mais non, mais moi, ce qui me motive, voilà, c'est de, c'est d'être utile. 70 pour 100 des
Frédéric Mazzella — 40:35
gens qui donnent sur cagnottes solidaires là sont des gens qui n'avaient jamais donné à l'association avant. Donc ça, c'est un moyen pour l'association aussi de d'aller rentrer en contact avec toutes ces nouvelles
Frédéric Mazzella — 40:45
qui le crée, tu vois, tu as aussi une assise en tant qu'entrepreneur, les gens te connaissent, donc en fait Oui, ça peut aider, mais au niveau du volume, tu vois après pour pour du volume, ce n'est pas ce n'est pas qui a créé la chose qui fait que ça marche, c'est est-ce que c'est utile ou pas? Bien sûr. Si ce pas utile, ça ne vivra pas. En fait que tu portes ta cause, ça, je pense que ça aide aussi. Oui, bien
Frédéric Mazzella — 41:03
sûr,
Frédéric Mazzella — 41:04
sûr, puis ça me permet de d'en parler, ça me permet aussi, tu vois, voilà, typiquement, là, on en parle On en parle. Voilà. D'ailleurs, tu parles de parler, je fais une petite parenthèse, il y un truc que j'ai Parle trop. Pas du tout, au contraire. Tu
Frédéric Mazzella — 41:14
sais moi, c'est sur. Pourquoi ça s'appelle. C'est parce que tu parles beaucoup. C'est
Frédéric Mazzella — 41:19
parce que tu choisis quand tu t'inscris
Frédéric Mazzella — 41:22
si tu es plutôt bla, bla bla ou bla bla bla. Mais non. Mais si, c'est pour ça. Et donc, parce que ça dit si tu vas beaucoup parler en voiture ou pas. C'est vrai, cela dit que les personnes qui sont très bavardes en voiture C'est des blablabla. Alors que tu pas envie,
Frédéric Mazzella — 41:34
ça peut être ennuyeux. Donc quand tu vas faire ton covoiturage, je te regarderas si la personne à qui tu covoitures, elle est bla, bla ou bla, bla, tu es quoi toi? Moi, je suis blablabla. Ouais, carrément. Moi, je je suis inscrit en tant que blabla, mais on m'a déjà dit que Tu étais blablabla. Je je je m'étais sous-estimée.
Intervenant 2 — 41:47
Et
Intervenant 2 — 41:49
alors, il paraît que tu t'es formée, que c'est ta soeur, c'est ça Hélène, qui t'a aidé un peu à en
Intervenant 2 — 41:54
prise de parole?
Frédéric Mazzella — 41:56
Alors à faire des, oui, à écrire,
Intervenant 2 — 41:59
à saisir les moments de communication. Mais parce que, est-ce que tu as, est-ce que tu as dû bosser sur ta confiance en toi, sur ta prise de parole en public? Est-ce que c'était un défi pour toi ou pas du tout? Alors si, forcément, nécessairement.
Frédéric Mazzella — 42:09
J'ai eu aussi des fois, j'ai des journalistes avec qui j'ai des séances justement de coaching pour m'aider.
Frédéric Mazzella — 42:15
J'ai un petit peu été propulsé dedans quand même, tu vois, tu te retrouves sur un plateau télé, bon tu tu essayes de de d'être sûr d'avoir les bons mots quand même. Tu es un introverti ou un extraverti à la base? Alors je suis
Frédéric Mazzella — 42:26
quasi à la limite, je crois. Tu sais quand tu fais le test, tu dois être à 52 pour 101 truc comme ça, donc je suis un petit peu Tu es 52 quoi? 52 pour 100 quoi? C'est 52 e extravertes
Frédéric Mazzella — 42:35
extraverties.
Intervenant 2 — 42:36
Voilà, c'est juste. C'est juste, mais tu étais quand même capable de parler sur un plateau de télé quoi. Oui, vois, j'arrive à parler à peu près. Tu es comme ça, qui n'est pas bien. Et alors du coup, donc c'était quand même un défi, tu as dû, tu as dû
Intervenant 2 — 42:49
t'entraîner.
Frédéric Mazzella — 42:51
Je ne sais,
Frédéric Mazzella — 42:52
Alors, il y il y une chose qui m'a beaucoup entraîné, puis alors on va se dire, mais alors, il il doit tout à la musique. Ouais, je crois d'ailleurs que je bois beaucoup beaucoup à la musique.
Frédéric Mazzella — 42:59
Euh mais
Frédéric Mazzella — 43:00
tu sais, quand tu quand tu dois te concentrer pour jouer en public ou lors d'un examen,
Frédéric Mazzella — 43:06
euh tu joues un morceau,
Frédéric Mazzella — 43:09
tu joues un examen pour passer au niveau d'au-dessus ou pour avoir ta médaille de je ne sais pas quoi
Frédéric Mazzella — 43:14
en
Frédéric Mazzella — 43:15
piano par exemple, je pense à ça ou en violon.
Frédéric Mazzella — 43:18
En violon même c'est pire, parce qu'en violon si tu as le trac, ça tu
Frédéric Mazzella — 43:22
tu trembles et puis ça fait des vibratos que tu n'avais pas anticipé, tu vois, donc c'est un petit peu embêtant. J'imagine ouais. Au piano au moins ça ne tremble pas, mais ça fait des fausses notes. Donc
Frédéric Mazzella — 43:31
tu tu tu t'aides, c'est des périodes de stress énormes
Frédéric Mazzella — 43:34
quand tu dois jouer comme ça en public.
Frédéric Mazzella — 43:36
Donc ça, ça m'a énormément formé.
Frédéric Mazzella — 43:39
Ça m'a énormément fait gérer
Frédéric Mazzella — 43:41
mon stress, à gérer mon trac.
Frédéric Mazzella — 43:43
Tu vois, et même quand après quand j'avais passé les examens, je me souviens de
Frédéric Mazzella — 43:48
de, en fin de prépa, tu sais, tu passes les examens pour rentrer dans les différentes grandes écoles d'ingénieurs ou ou à Normal sup.
Frédéric Mazzella — 43:56
Les examens, même les examens oraux, c'est en termes de de niveau de stress, c'était
Frédéric Mazzella — 44:01
3, 4, 5 fois moins stressant pour moi que les examens de musique. Oui. Oui, parce que parce qu'en fait,
Frédéric Mazzella — 44:08
quand tu vas faire de la musique
Frédéric Mazzella — 44:11
devant un public,
Frédéric Mazzella — 44:12
tu n'as pas un quart de seconde pour penser à autre chose. Tu dois être là tout le temps. Tu dois être focus. Tu dois être focus, mais alors là, tout le temps. Alors
Frédéric Mazzella — 44:22
que quand tu passes un oral, bon, si tu t'arrêtes de, tu vois, si tu prends 10 secondes ou 15 secondes pour répondre, ce n'est pas un drame. Bien sûr. Tu vois, tu as le temps. On ne demande pas de réagir comme ça au quart de de seconde. Donc en fait, c'est beaucoup moins stressant. Ouais.
Frédéric Mazzella — 44:36
Donc ça, ça m'a énormément formé. Et alors après, c'est pareil quand tu fais des médias ou quand tu passes à la télé ou quoi, bon là, faut être focus aussi, faut être très très concentré, il faut, il s'agit, ce n'est pas le moment de penser à autre chose
Frédéric Mazzella — 44:46
et
Frédéric Mazzella — 44:47
et,
Frédéric Mazzella — 44:49
mais je pense ça m'a énormément aidé ça oui.
Intervenant 2 — 44:52
Mais c'était un défi, tu tu stressais ou pas du tout? Parce que Ah si si, maintenant je ne stresse plus.
Frédéric Mazzella — 44:58
Mais oui si si Parce que ce n'est quand même pas facile, enfin Ouais, bon, j'ai j'ai j'ai vu que j'avais réussi à le faire maintenant et que donc C'est un petit texte qui est ressorti quoi. Mais
Frédéric Mazzella — 45:08
non, c'est vrai que oui, pendant des années et des années, c'était c'était très stressant,
Intervenant 2 — 45:12
très très stressant. Je voulais faire un petit pas de côté sur l'enfance, j'ai lu un truc que je trouve hyper drôle, il paraît que tu aimes les blagues Carambar.
Intervenant 2 — 45:18
Ah oui, c'est vrai.
Intervenant 2 — 45:20
Parce que quand tu ne sais pas quoi dire, tu en sors une.
Frédéric Mazzella — 45:22
Je ne sais pas si elles sont toutes de Carambar, mais oui, j'ai pas mal de blagues. Moi, as des, tu des blagues, ouais. Je veux pas t'en faire là. Non non non non non
Frédéric Mazzella — 45:30
va suffire non je ne pas non plus un one-man show enfin comment dire 1 1 1 performant. Un stand-up. Oui c'est ça.
Intervenant 2 — 45:37
Tu aimes les blagues Carambar et tu as conservé aussi de l'enfance dans ta vie d'adulte, cet amour pour le vert. Tu dis que tu avais un élevage de têtards. C'est vrai. Quand tu étais quand tu étais jeune, est-ce que tu as toujours un élevage de têtards? Non, parce que c'est un peu compliqué là parce que j'habite à Paris maintenant, donc c'est moins c'est moins pratique d'avoir un élevage de têtards.
Frédéric Mazzella — 45:55
Mais
Frédéric Mazzella — 45:56
non,
Frédéric Mazzella — 45:57
oui, mais je je j'adore, j'adore la nature, j'adore, oui, mais je je n'ai plus d'élevage de têtards. Mais j'adorais ça parce qu'en plus il y a tout dans un élevage de têtards, tu vois la transformation que ça subit une grenouille sur sa vie. Enfin au début, c'est c'est vraiment un tout petit têtard, puis après ça grandit, ça devient une énorme tête, puis après, il y a les pattes qui poussent.
Frédéric Mazzella — 46:14
C'est c'est fou.
Intervenant 2 — 46:15
Ça me rappelle des trucs
Intervenant 2 — 46:17
qu'on faisait en primaire, tu sais. Tu avais un cheval, Jason.
Frédéric Mazzella — 46:20
Oui, tu es bien renseigné, oui. Ouais, Jason, Jason,
Intervenant 2 — 46:24
et puis tu me J'avais, il y avait Jason, Yéna et Aïcha, ouais, il y 3 chevaux. 3 chevaux que tu montais et y a toujours cette partie
Intervenant 2 — 46:32
compliquée du retour, c'est ça? Du retour à la maison? Oui, alors oui,
Frédéric Mazzella — 46:37
c'est-à-dire que les chevaux, ils aiment bien rentrer à la maison.
Frédéric Mazzella — 46:41
Donc quand on partait en balade, c'était toujours tranquille,
Frédéric Mazzella — 46:45
tu vois.
Frédéric Mazzella — 46:46
Mais dès que tu faisais un demi-tour pour signifier qu'on rentrait à la maison, là
Frédéric Mazzella — 46:51
ouais, tu avais ton cheval mettait à courir un ventre à terre parce qu'il voulait vraiment vraiment vraiment rentrer
Frédéric Mazzella — 46:57
et et là tu ouais tu te tu te tiens comme tu peux et tu tu sais que tu ne peux pas trop retenir la bête surtout quand tu as quand tu as 12 13 ans tu vois sur
Frédéric Mazzella — 47:05
sur un cheval de d'un mètre 80 au garrot, tu tu laisses,
Frédéric Mazzella — 47:10
ouais.
Intervenant 2 — 47:11
Alors alors tu devais, tout ça t'a, oui je comprends, mais j'imagine le truc, tu dois être là
Intervenant 2 — 47:16
accroché au renne. Ça t'a servi ça dans
Intervenant 2 — 47:19
ta vie après
Intervenant 2 — 47:20
d'entrepreneur,
Intervenant 2 — 47:21
de business.
Intervenant 2 — 47:24
C'est une métaphore basique,
Intervenant 2 — 47:25
mais je me dis quand j'imagine, quand je t'imagine enfant sur ce cheval au galop et tu t'accroches,
Intervenant 2 — 47:30
est-ce qu'il n'y pas un truc comme ça de persévérance ou de ce n'est pas grave, j'ai peur, mais j'y vais. Tu vois que tu as. Oui, c'est ça. C'est ça.
Frédéric Mazzella — 47:38
J'ai peur, mais j'y vais. Non, j'y vais, mais j'ai peur. Ah, c'est vrai, je crois que c'est dans l'autre sens. Oui, c'est j'y vais, mais j'ai peur. C'est c'est Jodan Belasco là qui est en haut de sa sa
Frédéric Mazzella — 47:46
descente là. Oui,
Frédéric Mazzella — 47:49
y un petit peu de ça. Après, tu sais que non, ça ça aide à te dire aussi, ça ne va pas durer. Ouais, pas mal. Tu vois, tu dis, ça va passer. Il y un moment, le cheval arrive. Voilà, à un moment, à un moment, es arrivé, tu es arrivé, à un moment, tu es arrivé, là tu sais que, tu sais qu'il y un point de d'arrivée. C'est important de savoir que qu'il n'est pas, parce que c'est en fait, je pense,
Frédéric Mazzella — 48:09
euh moins
Frédéric Mazzella — 48:10
flippant
Frédéric Mazzella — 48:12
que euh
Frédéric Mazzella — 48:13
le cheval faisait ça quand tu pars.
Frédéric Mazzella — 48:16
Ah ouais. Oui, puisque quand tu pars, tu ne sais pas s'il va s'arrêter quelque part. Quand
Frédéric Mazzella — 48:20
il revient, tu sais que bon Je sais qu'il y une fin. Il va arriver à la maison. Et le le challenge, c'est de ne se manger le mur, mais là, tu tu
Intervenant 2 — 48:26
comptes sur le l'instinct de survie du cheval aussi. Bien sûr. Un des plus grands secrets d'État, c'est le chiffre d'affaires de Bla Bla, car il paraît que personne
Frédéric Mazzella — 48:34
ne le donne. C'est un certain nombre.
Frédéric Mazzella — 48:38
Donc c'est un secret d'état. Non, mais non, on a communiqué dessus en plus. C'est vrai? Oui, oui, oui, on a communiqué dessus l'année dernière, je crois.
Intervenant 2 — 48:45
Donc finalement, tu le dis.
Frédéric Mazzella — 48:48
Ouais, c'est 1000000.
Frédéric Mazzella — 48:52
Non non non, c'est c'est autour de 250000000.
Intervenant 2 — 48:54
Bon génial.
Intervenant 2 — 48:55
On arrive à la fin de cet entretien. J'aime
Intervenant 2 — 48:59
beaucoup demander aux gens un petit conseil. Au vu de tout ce qu'on s'est dit,
Intervenant 2 — 49:03
tu es un entrepreneur atypique,
Intervenant 2 — 49:05
mélomane,
Intervenant 2 — 49:07
tu as fait tellement de choses, tu as une idée, tu t'es tenue comme sur ton cheval jason, là tu y es allé, ça a fini par marcher. Qu'est-ce que tu aurais envie de dire aux gens qui nous regardent, qui nous écoutent,
Intervenant 2 — 49:18
soit un conseil de vie, soit un conseil d'entrepreneurs,
Frédéric Mazzella — 49:21
ce serait quoi le mot de la fin? Le mot de la fin, ce serait de de savoir se faire confiance, savoir s'écouter parce que je pense que, alors là pour le coup, il y a beaucoup de choses qu'on ne comprend pas, que notre corps et notre cerveau
Frédéric Mazzella — 49:34
savent
Frédéric Mazzella — 49:35
analyser et comprendre pour nous donner une forme d'intuition
Frédéric Mazzella — 49:39
et que
Frédéric Mazzella — 49:41
il faut savoir l'écouter et le après le
Frédéric Mazzella — 49:44
la
Frédéric Mazzella — 49:45
la logique c'est quand même d'aller transformer cette intuition qu'on a écouté en une conviction et là comment on passe de l'intuition à la conviction, c'est justement en allant détailler tout ce qu'il y a sur la route, sur le chemin entre maintenant
Frédéric Mazzella — 49:58
et plus tard pour réaliser
Frédéric Mazzella — 50:00
cette intention. Et là quand on a
Frédéric Mazzella — 50:03
développé
Frédéric Mazzella — 50:04
la conviction,
Frédéric Mazzella — 50:05
et bien non seulement on est convaincu, mais en plus on est convaincant et donc on arrive à créer son problème. C'est un très beau mot de la fin, je trouve ça très sympa.
Intervenant 2 — 50:12
Merci Frédéric
Intervenant 2 — 50:14
pour ta confiance,
Intervenant 2 — 50:15
pour tes parce
Intervenant 2 — 50:16
que peut-être que ceux qui nous regardent, qui nous écoutent ont envie aussi d'avoir un tel succès que le tien, je leur souhaite d'ailleurs.
Intervenant 2 — 50:22
Donc ayez confiance vous, il faut que nous aussi on continue à avoir confiance en nous, suivre nos intuitions.
Intervenant 2 — 50:27
Merci à vous pour votre fidélité et tous,
Intervenant 2 — 50:29
c'est tous les mardis donc on se dit à la semaine prochaine.