L’empathie au travail : transformer les conflits, les non-dits et le management grâce à l’intelligence relationnelle

Publié le 4 août 2026 · Mis à jour le 4 août 2026

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L'empathie. Le mot est souvent galvaudé, perçu comme une soft skill un peu mièvre, un luxe dans un monde professionnel tourné vers la performance. Et si c'était tout l'inverse ? Et si l'empathie était la compétence la plus cruciale pour un leader aujourd'hui ? C'est la conviction de Malene Rydahl, consultante danoise en leadership. Dans un entretien à l'ambiance sérieuse et concernée, visiblement filmé pour le média en ligne \

Invité

L’empathie au travail : transformer les conflits, les non-dits et le management grâce à l’intelligence relationnelle — Comment pratiquer l'empathie même face aux désaccords les plus clivants ? (24:51)
Comment pratiquer l'empathie même face aux désaccords les plus clivants ? — 24:51
  • Malene Rydahl — Consultante en leadership et performance

Transcript

L’empathie au travail : transformer les conflits, les non-dits et le management grâce à l’intelligence relationnelle — Quelles sont les clés du bien-être et du bonheur dans nos relations quotidiennes ? (50:49)
Quelles sont les clés du bien-être et du bonheur dans nos relations quotidiennes ? — 50:49
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[SPEAKER_00] Comment je fais preuve d'empathie quand j'ai juste envie de donner 2 claques et la certitude, [SPEAKER_00] c'est quelque chose qui est très mauvais dans nos relations parce que ça laisse aucun espace sur le dialogue. C'est extrêmement fatiguant d'avoir peur que les gens me découvrent. [SPEAKER_01] Bonjour à tous et bienvenue dans tous le média qui parle de votre point de bascule. Aujourd'hui, [SPEAKER_01] on reçoit Maline Ridall. Elle est danoise et vous allez le voir dans sa culture, l'empathie est une seconde nature. Après une 1re vie, elle est devenue consultante [SPEAKER_01] en leadership et en performance pour les entreprises. [SPEAKER_01] Elle nous explique que l'empathie et la bienveillance [SPEAKER_01] sont les remèdes à la crise du leadership qui sévit aujourd'hui dans le monde de l'entreprise. Ça veut dire quoi? Ça veut dire que ce qu'elle va nous dire, ça va forcément vous concerner. Elle va nous expliquer comment avoir de l'empathie pour son collègue qu'on n'aime pas, pour son n plus un qu'on n'aime pas. Elle va nous expliquer comment crever l'abcès, qui n'est pas d'éléphant, ce qu'elle appelle un éléphant en plein milieu de la pièce. Et puis, nous explique aussi avec des petits conseils sur comment bien parler à son patron. [SPEAKER_01] Tous Wonder, [SPEAKER_01] c'est tous les mardis matins sur YouTube. [SPEAKER_01] Abonnez-vous, cliquez aussi sur la petite cloche pour être informé dès qu'une vidéo sort. Vous pouvez aussi nous écouter sur Spotify, [SPEAKER_01] Deezer, Amazon et Apple. Vous pouvez donc nous écouter et nous suivre un peu partout et un peu tout le temps. Merci à vous et merci aussi à notre sponsor [SPEAKER_01] Suméria. [SPEAKER_01] Sumeria c'est la même équipe que Lydia vous savez cette application qui vous permet d'envoyer de l'argent de partager une note au restaurant ou de participer à un cadeau commun sumeria [SPEAKER_01] c'est un vrai compte courant avec une vraie carte bancaire [SPEAKER_01] mais c'est la 1re fois en France qu'un compte est rémunéré. Votre argent vous génère de l'argent et ça, c'est plutôt sympa. Et avec Sumeria, on peut aussi gérer des enveloppes numériques pour mieux gérer son budget. Merci donc à Suméria. [SPEAKER_01] Tous Wonder, c'est maintenant avec Maline Ridall, [SPEAKER_01] coach en bonheur et en empathie. [SPEAKER_01] Marine Ridal, merci beaucoup d'être avec nous. Je suis hyper contente de te recevoir. Dans tous, commence toujours avec un point de bascule. Le tien, il arrive en 2013. [SPEAKER_01] Tu as un métier, si j'ose dire classique, en fait tu vas écrire un livre et ta vie a changé. Effectivement, [SPEAKER_00] oui. En [SPEAKER_00] 2000, plutôt en 2012, [SPEAKER_00] le rapport des Nations Unies, le World Happiness Report est sorti et a positionné le Danemark, donc mon pays d'origine, [SPEAKER_00] comme étant le pays le plus heureux au monde. Et en fait en réalité, moi j'étais incapable d'expliquer exactement pourquoi. J'avais quelques pistes, un des pays les plus égalitaires au monde. [SPEAKER_00] Je savais 2 3 choses, mais j'ai commencé par lire les rapports et j'ai été absolument [SPEAKER_00] intriguée, fascinée par [SPEAKER_00] les vraies explications qui [SPEAKER_00] font qu'un pays va avoir ce que j'appelle un bien-être élevé [SPEAKER_00] et surtout [SPEAKER_00] collectif. [SPEAKER_00] Ce n'est pas une question de notre, mon bonheur ou le bonheur individuel, mais comment on arrive à faire fonctionner ensemble. Donc ça, ça m'a fasciné et j'ai commencé à lire tous les documents, les livres qui existaient à l'époque, donc en 2012 sur le sujet et à un moment donné, je me dis, mais tout est écrit par des académiques, donc des chercheurs, [SPEAKER_00] des sociologues, [SPEAKER_00] des psychologues [SPEAKER_00] pour les académiques en réalité. [SPEAKER_00] Et donc j'avais envie [SPEAKER_00] de donner ces explications simples de qu'est-ce qui fait que ce modèle danois, [SPEAKER_00] entre guillemets, arrive en tête des sondages de bien-être collectif [SPEAKER_00] et comment on pourrait le transmettre sans s'en inspirer, [SPEAKER_00] mais m'adresser Donc ça, sont simples. À tout le monde. Oui, c'est ça. Donc simplifier, [SPEAKER_01] vulgariser si on veut les propos. Et donc ce livre, Heureux comme un Danois, c'est un succès fou. En fait, il y a un vrai point de bascule. Y a un avant et un après. En fait, ta vie va complètement changer. Qu'est-ce qui va se passer à partir du moment où ce livre sort? En fait, tu fais des médias. Enfin, tout d'un coup, tu deviens ultra visible et tout va, tout va changer. Oui, enfin, il faut dire que quand j'ai eu cette idée ou cette envie, [SPEAKER_00] j'étais [SPEAKER_00] dans un poste, je dirigeais la communication corporelle des hôtels en Europe et en Afrique. Donc j'étais, j'avais quand même un poste à plein temps. Donc je l'ai écrit le week-end et les vacances et le soir. Et puis il sort, j'avais [SPEAKER_00] une forme d'inconscience [SPEAKER_00] par rapport à ce que je faisais. C'est-à-dire que moi, je n'ai jamais eu dans mon ventre le rêve de l'écrivain ou le rêve d'écrire un livre. Ce n'était pas sur ma liste à moi. En revanche, la la transmission, [SPEAKER_00] être utile, donc en fait, c'était plus dans ce sens-là. Donc le rêve livre [SPEAKER_00] était un peu abstrait pour moi. Et donc le le le livre sort effectivement [SPEAKER_00] et il y a eu un alignement de planètes où j'ai eu une exposition presse et je pense qu'il y avait le timing. Il y avait sûrement aussi le fait que le sujet était relativement 9 et que je l'incarnais parce qu'il une danoise qui parle du Danemark qui était le pays le plus. Ça [SPEAKER_00] marche assez bien, donc j'ai des bons clients et donc ça ça a donné une exposition [SPEAKER_00] importante [SPEAKER_00] et et donc ça a un peu changé ma vie. Et puis le livre a été traduit [SPEAKER_00] dans une douzaine de langues et lancé dans, je crois que c'est 15 pays. Donc effectivement, [SPEAKER_00] ça change quand même [SPEAKER_01] un peu ta vie. C'est clair. Oui. Et depuis donc tu es consultante, j'ai bien noté un consultante en leadership et en performance pour les entreprises, [SPEAKER_01] tu as ta méthode et toi, tu dis que tout passe par l'empathie et par la bienveillance. [SPEAKER_01] C'est-à-dire que pour nous en France, [SPEAKER_00] ce n'est pas des mots qu'on a intégrés dans le management. Tout ne peut pas passer par là et surtout pas dans les entreprises parce qu'il y a trop d'écart. Et quand on commence à prendre cette approche-là, [SPEAKER_00] il n'y a plus la moitié qui vont dire non non, ça, ce pas pour nous. Et puis c'est trop violent de d'arriver avec un discours [SPEAKER_00] tourné dans ce sens-là. Et par moment, je ne peux même pas utiliser [SPEAKER_00] l'empathie [SPEAKER_00] comme terme parce que c'est trop. Pourquoi? Pour une culture, parce qu'il y a beaucoup d'entreprises qui sont tournées vers le résultat. Ils ont raison, vers la performance, ils ont raison, mais passons tout le reste. Et donc, il faut faire très attention aux mots que j'utilise, [SPEAKER_00] aux termes que j'utilise. [SPEAKER_00] Au fond, moi, je suis persuadée [SPEAKER_00] que la [SPEAKER_00] connaissance de soi-même, c'est-à-dire [SPEAKER_00] être adulte à table, me connaître suffisamment bien pour être responsable [SPEAKER_00] de, [SPEAKER_00] on va dire de [SPEAKER_00] de mes croyances, [SPEAKER_00] comprendre quelles sont mes valeurs, quelles sont mes difficultés, ce que j'appelle les ombres, c'est des théories d'Eckhart Young sur ce que je ne supporte pas, qui m'aimait en état de colère. [SPEAKER_00] Suffisamment comprendre tout ce système qui le nôtre, [SPEAKER_00] avoir la capacité de bien comprendre les autres dans nos relations, [SPEAKER_00] les points de tension, les stress et ce qu'on prend personnellement, [SPEAKER_00] là où on exagère, [SPEAKER_00] là où ça devient un conflit en réalité où il y a souvent des malentendus et des incompréhensions qui précèdent d'un conflit. [SPEAKER_00] Une certaine façon de recevoir un message, de l'interpréter, [SPEAKER_00] d'avoir à nouveau [SPEAKER_01] ses valeurs, ses ombres qui influencent la manière dont on va vivre en relation. Sur ces conflits, tu as toute une théorie sur les éléphants. Ça, il faut que tu nous racontes parce que ça va parler à tout le monde. Oui. C'est quoi les éléphants? C'est quoi les noms? C'est [SPEAKER_00] dans les nombreuses expériences et missions que je conduis dans les entreprises. [SPEAKER_00] Il y a un phénomène qui revient, c'est le phénomène non-dits. En fait, les Mais qui amène le conflit. Qui amène le conflit, mais qui amène aussi [SPEAKER_00] beaucoup de tensions et et qui vont s'ancrer [SPEAKER_00] dans la culture parce que ça devient des croyances extrêmement affirmées. Donc ces non-dits, c'est des malaises, ça peut être des comportements inappropriés qui n'ont jamais été corrigés, [SPEAKER_00] une forme d'injustice qui a été commise dans une entreprise qui n'a pas été corrigée ou expliquée. Et donc ça devient des non-dits et donc moi j'appelle ça des éléphants parce qu'il y a l'expression en anglais the elephant in the room, c'est-à-dire c'est gros ça prend l'air de la pièce et puis c'est [SPEAKER_00] on peut taper vraiment le volant de la pièce. Personne n'en parle. Et [SPEAKER_00] donc, [SPEAKER_00] j'ai développé [SPEAKER_00] toute une [SPEAKER_00] formation [SPEAKER_00] sur ce phénomène de non-dit. Ce non-dit amène vers ce que j'appelle aussi la fausse harmonie notamment des comex où en fait les gens s'entendent bien [SPEAKER_00] par des formules de politesse parce que les gens sont bien élevés, mais en dessous il y a [SPEAKER_00] ce que j'appelle une fausse harmonie ou enfin en dessous au-dessus. [SPEAKER_00] Et en dessous, il y a toutes ces séries de de non-dits, donc de frustration que les gens prennent sur eux-mêmes et ça peut finir par exploser évidemment si on met un peu plus de pression et de stress sur les gens. [SPEAKER_00] Et donc c'est une formule pour [SPEAKER_00] voir ce que c'est déjà. La différence entre un non-dit, donc un éléphant, [SPEAKER_00] une frustration. En fait, quand on travaille pour [SPEAKER_00] pour un groupe, il y a un certain nombre de décisions, de choses avec lesquelles on n'est pas d'accord, mais qu'on est obligé de suivre parce qu'on travaille pour d'autres personnes. On n'est pas, on n'est pas chez nous. Et donc ça relève d'une frustration qu'on doit traiter par un processus d'acceptation [SPEAKER_00] de dire est-ce que je suis ok toujours de travailler pour ce groupe Bien sûr. Dans ces conditions-là Ça correspond à ce que Et ce pas moi qui croit et ce n'est pas moi qui décide tout. Donc ça, c'est une frustration et ça doit être traité [SPEAKER_00] par la personne. Après, peut avoir des vrais sujets qui sont des vrais non-dits, mais qui doivent passer tout un filtre [SPEAKER_00] de déjà quel est l'intérêt d'en parler. [SPEAKER_00] Quel est l'intérêt pour moi, pour l'entreprise, [SPEAKER_00] pour la personne à qui j'ai envie d'en parler [SPEAKER_00] Et pourquoi je n'en ai pas parlé? Quels sont les risques? Quel est le coût supposé [SPEAKER_00] pour moi d'en parler? Parce que si on n'en parle pas, c'est qu'on pense qu'il y a un danger ou un prix à payer ou un risque en tout cas. [SPEAKER_00] Et ensuite, est l'intention? Quelle est mon intention quand j'en parle? Est-ce que tu as un exemple pour que les gens comprennent, [SPEAKER_01] tu vois d'un non-dit classique, comment on fait pour désamorcer pour que ce non-dit ne soit plus un non-dit? [SPEAKER_00] Déjà quand on prend la responsabilité de de de dire à la personne, [SPEAKER_00] j'ai envie de te parler de de de tel et tel sujet. Enfin moi j'avais donné l'autre jour à l'époque de chez Ayat un exemple où il y avait un problème de de soupe d'aileron [SPEAKER_00] de requin. [SPEAKER_00] Et c'était peu, c'est-à-dire qu'il servait en dans les pays asiatiques [SPEAKER_00] cette soupe notamment pour Ah ça, ce n'est pas une expression. Il servait une soupe d'aileron de requin. D'accord. Ok. Et et donc c'était un peu un non-dit parce que c'est un générateur de chiffre d'affaires énorme et donc on le servait et on savait que c'est un sujet en termes de bien-être animal et bon les requins, les tuer, juste pas ça donc. [SPEAKER_00] Et en même temps, culturellement, c'était extrêmement important De servir cette De servir cette soupe. Et derrière ça, il y avait tous les wedding business, donc tous les mariages, et caetera. Donc c'était extrêmement [SPEAKER_00] difficile d'en parler et ça fait, ça a duré depuis des années. Et donc la manière dont on parle, c'est d'être très sérieux, d'avoir les chiffres, de ne faire du, [SPEAKER_00] c'est-à-dire de ne pointer les doigts en disant que ce n'est pas bien. Et donc et alors? Donc de dire quels peuvent être les alternatifs? [SPEAKER_00] Quel est le business réellement? Comment on pourrait [SPEAKER_00] se positionner, [SPEAKER_00] peut-être en le mettant pas sur le la carte, mais en l'ayant pendant une période en option pour voir [SPEAKER_01] Donc en fait, quand tu as un non-dit, il ne faut pas dire c'est nul, il faut, tu proposes une solution. Tu proposes une solution et puis [SPEAKER_00] tu dis quelle quelle est l'intention et quel est l'intérêt de l'entreprise que toute la réflexion, ce n'est pas juste toi qui trouves ça embêtant parce que tu es militant pour la nature, [SPEAKER_00] mais qu'il y a un vrai sens pour l'entreprise d'en parler et que, alors je si on veut utiliser, je trouve même pas le terme bienveillance qui est bon terme, mais mais il y a une vraie intelligence derrière [SPEAKER_00] le fait de nommer ce non-dit. Ce n'est pas un non-dit gratuit que qui est une frustration en réalité pour nous-mêmes. [SPEAKER_00] Donc tout ça, c'est à nouveau travailler autour des postures d'adultes, [SPEAKER_00] c'est de responsabiliser [SPEAKER_00] les gens et aussi avoir cette intelligence de la relation, [SPEAKER_00] de mieux pouvoir comprendre les autres pour vraiment [SPEAKER_00] réduire [SPEAKER_00] tous ces malentendus, [SPEAKER_00] les incompréhensions. [SPEAKER_01] Et donc il devient des conflits, qui devient des charges mentales pour les gens. Mais oui. Mais moi j'ai un exemple qui est assez trivial. Mais écoute, je te raconte. Assez récemment, j'ai un ami qui bosse dans un cabinet d'avocat. Visiblement, [SPEAKER_01] le salarié qui est à côté de lui [SPEAKER_01] ne doit pas bien se laver, enfin il ne sent pas très bon. Et en fait son n plus un lui dit, écoute-toi qui bosse avec lui là tous les jours dans le bureau, tu ne peux pas lui dire qu'il pue. Tu vois ça c'est un non-dit. Alors c'est un peu trivial comme exemple, mais toi typique, [SPEAKER_01] tu [SPEAKER_01] tu fais quoi enfin avec ce non-dit, tu as ton collègue de bureau qui pue et on te dit à toi de lui dire et le mec me dit, mais attends je ne veux pas lui dire qu'il faut acheter du du doigt. Alors là c'est en plus, il y a aussi des offres précises tu vois mais. [SPEAKER_00] C'est [SPEAKER_00] de la délicatesse évidemment potentiellement [SPEAKER_00] en fait c'est ça rentre dans un autre outil qui dans la mon fameux livret de d'outils, [SPEAKER_00] c'est la boutique de l'autre. C'est-à-dire quand tu viens [SPEAKER_00] c'est c'est [SPEAKER_00] c'est un espace en fait, [SPEAKER_00] la manière dont il se [SPEAKER_00] lave. Bon, [SPEAKER_00] alors c'est très délicat parce que ça a une conséquence pour les autres par l'odeur ou avec les relations avec les clients, ça peut être très gênant. Bien sûr. Mais [SPEAKER_00] là, il y a à nouveau toute une liste de choses et et la dernière, le dernier point, c'est de demander l'autorisation [SPEAKER_00] à la personne de faire un de faire un commentaire là-dessus. Est-ce que je peux me permettre de de te donner un petit feedback dessus? Et donc là, c'est d'abord d'abord quelles sont mes intentions [SPEAKER_00] quand je vais lui dire qu'ils sont [SPEAKER_00] mauvais ou que c'est difficile? [SPEAKER_00] Quelle est l'intention? C'est l'aider lui, c'est de répondre à la question de mon boss? Enfin, quelle est mon intention quand je lui en parle? Est-ce que souvent quand on va dans la boutique de l'autre, tu sais, on entend souvent les gens refaire les dîners des autres en disant que ah ben non, moi je préfère que quand ça dure très longtemps ou pas longtemps, quand il y un seul plat ou quand c'est chaud ou froid, et caetera. Oui, il faut faire la table d'une certaine façon. Et donc en fait, c'est d'aller dans la boutique de l'autre et ça se passe vraiment bien. [SPEAKER_00] Et donc alors sur ce sujet-là, c'est normal qu'il y a plus de malaise. Mais là, c'est [SPEAKER_00] dire à la personne quelle est l'intention, [SPEAKER_00] pourquoi je t'en parle? Dire que on a réfléchi à [SPEAKER_00] les raisons pour lesquelles que peut-être ça va un peu vite le matin ou [SPEAKER_01] Donc en fait, il faut que tu tu dises à l'autre ton intention? [SPEAKER_01] Oui. Donc en fait tu as un non-dit, peut-être si on donne 3, enfin toi 3 steps, 3 conseils, c'est tu dis à l'autre, je te parle parce que mon intention, c'est ça, donc tu lui dis, tu lui Tu tu fais d'abord [SPEAKER_00] la liste toi-même [SPEAKER_00] en disant que quelle est réellement mon intention? C'est que ça ça, je pense qu'il y a potentiellement [SPEAKER_00] un [SPEAKER_00] danger même pour pour ton travail. Fait, je suis gênée de t'en parler, mais j'ai l'impression que ça peut te porter des préjudices ou ça peut être gênant. [SPEAKER_00] Donc je me permets éventuellement dire si c'est possible. [SPEAKER_00] Moi-même, je suis passée par là. Il y a des moments où [SPEAKER_00] ça va un peu vite et on n'a pas le temps de tout faire. Et puis en fait, faire ça On donne ton intention, tu donnes une solution. [SPEAKER_01] Tu donnes une solution [SPEAKER_00] à la personne, mais tu donnes surtout, [SPEAKER_00] tu montres que tu as pris le temps de réfléchir, [SPEAKER_00] réfléchir à les raisons possibles [SPEAKER_01] de cette situation. D'accord, ça, c'est intéressant. Ça m'inspire un autre concept dont on a parlé quand on a préparé l'émission, c'est l'empathie. Et tu m'as dit ça m'a fait beaucoup rire, je ne t'apprends pas à avoir de l'empathie classique, je t'apprends à avoir de l'empathie pour celui que tu n'aimes pas. [SPEAKER_00] Oui, alors [SPEAKER_00] l'empathie [SPEAKER_00] et notamment le projet que j'ai conduit avec l'éducation nationale [SPEAKER_00] où j'ai conduit des [SPEAKER_00] expérimentations, [SPEAKER_00] des cours d'empathie à l'école. Là, c'est plutôt l'empathie classique, on va dire [SPEAKER_00] pouvoir. [SPEAKER_01] Pour qu'on comprenne bien, il y a des cours d'empathie au Danemark et tu as proposé aussi l'idée. Tu as travaillé avec Gabriel Attal quand il était ministre de l'Éducation nationale [SPEAKER_00] et vous aviez réfléchi, c'est ça, à importer ce type de cours pour bien comprendre. C'est juste pour le la big picture. On a au Danemark des cours d'empathie à l'école depuis 50 ans. Donc on a énormément de recul. D'ailleurs ça s'appelle l'heure de la classe au Danemark Class and Steam [SPEAKER_00] et [SPEAKER_00] on va dire les médias et d'autres personnes ont nommé ça des cours d'empathie parce que c'est en réalité ce qu'on fait dans ces cours. Et donc, toute cette base-là, c'est à l'école et y compris effectivement dans l'empathie, [SPEAKER_00] pouvoir [SPEAKER_00] faire [SPEAKER_00] communiquer avec ceux qui ne nous ressemblent pas et que avec qui on a moins d'affinité. [SPEAKER_00] Et la même chose est vraie dans l'entreprise. [SPEAKER_00] L'empathie [SPEAKER_00] entre guillemets classique ou chaleureuse, je l'appelle, [SPEAKER_00] c'est celle que je pense être plutôt innée. C'est des gens qui ont cette chaleur, [SPEAKER_00] qui vont faire attention, [SPEAKER_00] qui vont se et d'ailleurs pas très régulièrement [SPEAKER_00] confondu avec la sympathie, la gentillesse, [SPEAKER_00] la bienveillance. Quelqu'un qui apporte des gâteaux au bureau. [SPEAKER_00] Je fais des petits gâteaux, voilà je donne à tout le monde. On a envie de dire que la personne est même peut-être empathique [SPEAKER_00] et qu'elle est sympathique. [SPEAKER_00] Réalité, [SPEAKER_00] sympathique. [SPEAKER_00] Et de surcroît, [SPEAKER_00] quelqu'un, une personne qui fait ça peut manquer totalement d'empathie parce que toi, tu peux lui dire [SPEAKER_00] ah c'est super gentil, mais non merci, je ne mange pas trop de sucre. Mais alors, mais comment ça, tu ne manges pas de sucre? Mais allez, prends un peu de sucre, mais ça ne pas te faire. Mais en fait, ça, c'est l'absence totale de l'empathie [SPEAKER_00] parce qu'elle, en fait, elle ne te voit pas. Elle ne te comprend pas. Elle veut que tu manges Elle veut gamin, je n'ai pas parce qu'elle est gentille. Et donc, [SPEAKER_00] c'est donc, on a une association, d'où l'association [SPEAKER_00] avec le côté bisounours et d'où le problème de l'utiliser en entreprise par moment parce que les gens, ils se disent ce n'est pas le sujet. [SPEAKER_00] Alors que moi, ce que j'enseigne, c'est l'empathie quand [SPEAKER_00] je t'avais dit au téléphone, quand on n'aime pas l'autre. Mais oui, parce que du coup, comment je fais [SPEAKER_00] preuve d'empathie [SPEAKER_00] quand en [SPEAKER_00] fait, j'ai juste envie de donner 2 claques. Tu [SPEAKER_01] fais quoi? Comment on fait? Et le [SPEAKER_00] l'empathie [SPEAKER_00] dans [SPEAKER_00] dans ma formule ou la la façon dont dont je l'enseigne, c'est de voir [SPEAKER_00] comprendre. [SPEAKER_00] Donc si on prend le débat, vax antivax à à l'époque qui était extrêmement [SPEAKER_00] clivant. Animé, [SPEAKER_00] houleux. Animé, houleux. Il y avait des des membres de famille qui ne se parlaient plus, des amis qui se fâchaient, et caetera sur sur ce sujet-là. [SPEAKER_00] Et en fait, qui se passe quand on dit [SPEAKER_00] tu ne t'es pas vacciné et tu te tu te mets en colère pour démolir l'autre pour avoir raison. [SPEAKER_00] Tu renforces et tu radicalises l'autre. Donc le fameux, j'emmerde les antivax, ce n'est ils ne se sentent pas vaccinés, ils ils sont descendus dans dans la rue. Donc quand on insiste [SPEAKER_00] avec pression, [SPEAKER_00] en fait on renforce [SPEAKER_00] l'adversité. [SPEAKER_00] Donc ça n'a aucun intérêt. Et donc c'est ce que j'explique parce qu'en fait, c'est c'est une perte d'énergie et de temps [SPEAKER_00] d'essayer de démolir [SPEAKER_00] ou de gagner ou d'écraser l'autre. D'accord. Tu renforces la position, tu renforces ce que tu ne souhaites pas avoir. Donc qu'est-ce qui Et donc je donne 3 3 options. Donc effectivement, [SPEAKER_00] voir, donc [SPEAKER_00] prendre le temps de s'arrêter. [SPEAKER_00] Quand vous me mais je ne me suis pas vaccinée, [SPEAKER_00] tu essaies de comprendre pourquoi. [SPEAKER_00] Ah bon, mais pourquoi tu, pourquoi tu n'étais pas vaccinée? [SPEAKER_00] Ah je j'ai peur pour ma santé, [SPEAKER_00] j'ai entendu que, voilà les raisons. Et tu as 3 options, tu peux constater, [SPEAKER_01] ok. Donc que tu n'es pas vacciné. [SPEAKER_00] Oui, ok. [SPEAKER_00] Si vraiment tu as du mal, tu peux constater, [SPEAKER_00] tu peux l'accepter. [SPEAKER_00] Ok, [SPEAKER_00] moi je l'ai fait, tu ne l'as pas fait, ok. Ok. Ou tu peux l'apprécier. [SPEAKER_00] L'apprécier? [SPEAKER_00] Je n'ai pas eu le courage moi-même si je me suis posé la question. Je n'ai pas eu le courage parce que je me disais quand même dans la collectivité, [SPEAKER_00] c'est ce qu'on doit faire. Mais bravo pour le courage de faire le contraire à la majorité des gens et contre les recommandations. [SPEAKER_00] Je trouve que c'est, on verra qui a raison à la fin. Mais en tout cas, bravo. [SPEAKER_00] Mais ça, il faut, il faut que ça soit fin. Faut que ce soit faux ou tu, il faut vraiment le Ça ne pas être faux. Non, non. Le le j'ai du mal et j'ai envie de donner des claques, c'est constaté. Oui. [SPEAKER_00] Mais si tu rentres dedans Alexia, [SPEAKER_00] tu renforces [SPEAKER_00] la volonté de la personne, [SPEAKER_00] non seulement de ne jamais se vacciner, [SPEAKER_00] mais aussi de faire la promotion à tout le monde pour l'antivax. [SPEAKER_00] Ok, donc tu renforces l'adversité que tu ne souhaites pas avoir. Donc tu peux à ce moment-là où tu constates, tu as le droit bien sûr de revenir sur le ce pourquoi tu l'as fait, mais sans toucher l'autre. [SPEAKER_00] Ok. Donc, c'est c'est une empathie où tu ne renforces pas l'adversité. [SPEAKER_00] Tu alors ou a minima, en fait, j'ai rajouté constater parce qu'il y avait des gens qui ne pouvaient pas vivre avec, accepter parce qu'ils avaient l'impression que c'était être d'accord avec. Tu peux accepter quelque chose, même si tu n'es pas d'accord. Mais bon, on va dire que ça marche. Est-ce que du coup, moins de conflits en entreprise? Il y moins de conflits parce qu'en fait, quand tu comprends que tu renforces ce que tu ne veux pas, tu n'as pas envie d'y aller. Bien sûr. Sauf si tu es extrêmement animé par le fait de vouloir avoir raison. Et ça, c'est un 1 écueil. Enfin, c'est c'est vraiment [SPEAKER_00] quelque chose [SPEAKER_00] qu'on a tous un tout petit peu par moment. Et il ne pas oublier qu'en France, vous êtes issu d'un système issu. Je dis vous êtes parce que moi, j'ai fait mon école au Danemark, mais [SPEAKER_00] d'un système éducatif [SPEAKER_00] élitiste [SPEAKER_00] où vous êtes noté très tôt et il y a quand même plus de compétition à être le meilleur. Vous êtes classé, [SPEAKER_00] 1re de la classe, 2e de la classe Bien sûr. Et dernière de la classe. Et donc, [SPEAKER_00] ce cet [SPEAKER_00] cet esprit ou cette volonté ou cette valorisation de celui qui gagne, c'est-à-dire que gagner un débat, [SPEAKER_00] c'est potentiellement [SPEAKER_00] que les autres le perdent. Et ce n'est pas le fameux esprit de consensus que qui [SPEAKER_00] nous est très cher au Danemark. [SPEAKER_00] Alors je le dis souvent, le système éducatif au Danemark, [SPEAKER_00] si je schématise, [SPEAKER_00] c'est le le plus mauvais élève qui donne les niveaux pour toute la classe pour être sûr qu'on ne perd personne là où en France, c'est le meilleur élève. C'est l'opposé. Cultiver [SPEAKER_00] ceux qui sont bons de créer cette élite. [SPEAKER_00] Ça a évidemment plein de vertus, [SPEAKER_00] mais le bien-être n'est pas, c'est c'est c'est c'est pas ça cultive pas [SPEAKER_01] Oui, donc au Danemark, il y a une forme de [SPEAKER_01] nivellement par le bas. C'est-à-dire qu'en fait, tu dis le plus mauvais élève [SPEAKER_00] impose la norme, impose la moyenne, impose le niveau de la classe. En fait, c'est sur la théorie que ceux qui sont très bons, ils vont se débrouiller dans la société, mais on ne veut pas perdre ceux qui sont en fragilité. [SPEAKER_00] Et c'est plutôt une, d'où [SPEAKER_00] le, un des pays les plus égalitaires au monde. [SPEAKER_00] On perd cette histoire de de bien-être au Danemark. [SPEAKER_00] Si on regarde les les les l'étude de de [SPEAKER_00] Nations unies, c'est qu'on est très très bon sur le bas. On a très peu de personnes très malheureux. [SPEAKER_00] On n'a pas, [SPEAKER_00] ça ne vient pas de énormément de gens très très très heureux. C'est c'est c'est beaucoup vers le le milieu et surtout que La masse. On la masse et on a très peu de gens qu'on perd. [SPEAKER_00] Il y en a bien entendu, mais il y a moins [SPEAKER_00] par ce système de valorisation de tous les talents à l'école. [SPEAKER_00] Il y a des cours de menuiserie, [SPEAKER_00] de couture, de cuisine [SPEAKER_00] et donc il est, les les élèves qui sont bons là-dedans avec les mains [SPEAKER_00] mécaniquement, et caetera, Ils sont aussi valorisés que ceux qui sont bons en maths et en langue. Donc ça, évidemment, ça crée une confiance en soi. Et d'ailleurs, c'est quelque chose qui est important dans le système éducatif, [SPEAKER_00] avoir confiance en soi, avoir confiance aux autres, valoriser les talents des autres sans pourtant soi-même avoir ce talent. C'est d'où d'où d'où les cours de l'empathie, cette valorisation de, on parle de l'éboueur heureux au Danemark, [SPEAKER_00] parce que [SPEAKER_00] l'éboueur [SPEAKER_00] est valorisé dans un rôle parce que c'est un rôle essentiel pour le fonctionnement de la société. [SPEAKER_00] Et donc les danois le valorisent pour ce rôle qui est nécessaire ou qui est utile. [SPEAKER_00] Et donc ça fonctionne plutôt en harmonie [SPEAKER_00] et aussi parce que c'est [SPEAKER_00] se tromper [SPEAKER_01] parce que l'erreur est enseignée comme étant le meilleur moyen de grandir et d'apprendre. C'est intéressant ce que tu dis là sur l'erreur, sur le l'élève qui n'a pas peur de poser la question. En France, il y un travers quand même, c'est-à-dire que les salariés ont souvent du mal à parler à leur n plus un, à leur n plus 2. Ils ont peur de se tromper, ils ont peur de la sanction. [SPEAKER_01] Oui. Est-ce que ça, c'est typiquement [SPEAKER_01] français? [SPEAKER_01] Est-ce que ça induit justement des non-dits, du conflit, du, tu vois, est-ce que c'est, est-ce que c'est culturel? [SPEAKER_00] C'est un peu culturel, [SPEAKER_00] notamment par [SPEAKER_00] ce système élitiste [SPEAKER_00] où il y a beaucoup de Français qui s'en souviennent. Tout a été [SPEAKER_00] souligné par le stylo rouge. Ah bien sûr. [SPEAKER_00] Ou t'as 0, t'as honte. La honte quand tu passes au tableau et que t'as pas la bonne réponse, ce genre de scénario, donc l'erreur est stigmatisée. [SPEAKER_00] Non, ça, beaucoup moins, beaucoup moins. [SPEAKER_00] Donc l'erreur est associée à une forme d'honte. [SPEAKER_00] Et donc ça, c'est en soi, c'est évidemment un problème parce qu'on ne fait rien si l'innovation, [SPEAKER_00] par définition, demande [SPEAKER_00] de se tromper. [SPEAKER_01] Bien sûr, c'est l'histoire de la table. [SPEAKER_01] C'est l'histoire, enfin il y plein d'histoires. Enfin tu vois, on s'est trompé, on a fait un truc génial. Et puis si on est incapable d'avouer une erreur [SPEAKER_00] et qu'on attend et on le cache, ça va coûter des fortunes ou ça peut potentiellement avoir des conséquences beaucoup plus importantes que quand on dit bon là j'ai fait une erreur et qu'on traite l'erreur en disant que qu'est-ce qu'on a appris, quelle est quelle est l'origine de l'erreur, est-ce qu'on a, comment on peut faire pour ne le répéter [SPEAKER_00] et qu'on le traite comme quelque chose, un phénomène intéressant? [SPEAKER_00] Pourquoi alors pourquoi [SPEAKER_01] pourquoi il y a eu ça? En France, mine de rien, souvent [SPEAKER_01] dans les entreprises, le manager [SPEAKER_01] ne reçoit pas bien [SPEAKER_01] le salarié qui dit j'ai fait une erreur. Bien sûr. J'ai une question. Il y a quand même quelque chose dans le management français. [SPEAKER_00] Il faudrait presque que tous les managers soient coachés par toi en fait. Pour que ça se passe. Moi je veux bien. Non non, mais c'est ça fait partie évidemment de de l'enseignement en général parce que c'est un point qui est extrêmement important. [SPEAKER_00] On ne peut pas [SPEAKER_00] demander [SPEAKER_00] ou ou on ne peut pas créer une culture de confiance dans une entreprise si on n'accepte pas l'erreur. On ne peut pas demander aux gens, il y a plusieurs entreprises qui disent, je veux responsabiliser [SPEAKER_00] les gens. [SPEAKER_00] Très bien. Mais [SPEAKER_00] s'il n'y a pas cette acceptation de l'erreur et on veut que les gens y sont, ils agissent avec discernement ou avec responsabilité [SPEAKER_00] ou autre [SPEAKER_00] agilité, [SPEAKER_00] en fait, s'ils ont peur de faire des erreurs, ils ne vont pas y aller. Et donc, si on veut que les gens prennent de l'initiative, [SPEAKER_00] que [SPEAKER_00] Qu'ils soient proactifs. Qu'ils soient proactifs, qu'ils parlent, [SPEAKER_00] qu'ils proposent des choses sans être à 100 pour 100 sûrs, [SPEAKER_00] cette dynamique-là [SPEAKER_00] demande, [SPEAKER_00] alors moi j'appelle de la sécurité psychologique, [SPEAKER_00] c'est c'est c'est des études d'une d'un d'un d'une professeur américaine qui s'appelle Amy Hatterson qui a fait beaucoup de de recherches là-dessus. [SPEAKER_00] Et c'est le corrélant avec la performance dans une entreprise quand les gens osent [SPEAKER_00] y compris avouer une erreur. En fait ça fait partie, Poser une question et mettre une idée et avoir une erreur, partager des informations. Et donc, tu es plus performant? [SPEAKER_00] Tu es beaucoup plus performant, [SPEAKER_00] beaucoup plus. [SPEAKER_00] Parce que tu, en fait, les gens vont plus rapidement [SPEAKER_00] progresser. [SPEAKER_00] Ils vont, [SPEAKER_00] en fait la la la charge mentale ou le stress ou la peur [SPEAKER_00] empêchent de travailler. C'est exactement le même mécanisme qu'on [SPEAKER_00] voit à l'école pour tout ce qui relève de l'harcèlement. [SPEAKER_00] L'enfant qui est harcelé a du mal à apprendre parce qu'en fait, l'espace est déjà pris par, j'ai peur d'aller dans la cour, c'est en 10 minutes, c'est en 5 minutes. Et donc, en fait, les informations ne rentrent pas de la même manière. [SPEAKER_00] Et donc, c'est, on le voit aussi chez des adultes, [SPEAKER_00] si on a tout le temps peur, [SPEAKER_00] stressé, [SPEAKER_00] en fait le cerveau ne va pas aller chercher [SPEAKER_00] toutes les informations, les solutions dans un processus de créativité de de de liberté. Après on peut structurer d'ailleurs, mais ce processus-là est est extrêmement important pour aller chercher [SPEAKER_00] justement, [SPEAKER_00] réfléchir hors du cadre, dire mais je sais qu'on a toujours fait comme ça. [SPEAKER_00] Mais si on faisait [SPEAKER_00] différemment ou je pensais à, ça peut être la réceptionniste qui se pose la question depuis qu'elle est arrivée, Pourquoi on reçoit les gens comme ça ou pourquoi on le met dans tel était le fichier? Pourquoi on ne ferait pas autrement? [SPEAKER_01] Pourquoi je leur Oui, et si ça se trouve, a une très bonne idée. Ne donnerais pas une petite carte postale. [SPEAKER_00] Il se trouve qu'elle a la bonne idée [SPEAKER_00] pour que les gens se sentent mieux parce que c'est elle qui les voit en 1er instant. [SPEAKER_00] Dans l'hôtellerie, je m'en souviens, [SPEAKER_00] tu vois la scène où on va dans un beau palace ou même dans un restaurant un peu chic, et caetera. Quand on demande une table, ils disent ah non, c'est complet [SPEAKER_00] et on voit des tables derrière. Et donc, [SPEAKER_00] beaucoup de personnes vont se sentir [SPEAKER_00] rejetées. Bien sûr. Je ne suis pas assez bien pour cet endroit. Bien sûr. Et c'est parce que je suis mal habillée. C'est parce que je j'ai pris du poids. Donc on va trouver toutes les excuses qu'on n'aime pas chez nous-mêmes pour dire pourquoi on a été rejeté. Alors que quand on dit, ah je suis désolée, mais là aujourd'hui il n'y pas, mais est-ce que je peux vous demain ou plus tard ou on propose [SPEAKER_00] à un autre moment où on a envie de les recevoir, on gomme complètement [SPEAKER_00] ce sentiment de on ne veut pas de moi. Et donc en fait souvent il il il faut de peu et ça c'est les hôtesses qui souvent peuvent savoir [SPEAKER_00] sur place le sentiment que ça donne [SPEAKER_01] chez les gens. Et alors comment tu peux l'appliquer dans l'entreprise par exemple avec ton salarié? Est-ce que c'est un bon exemple, mais [SPEAKER_00] C'est [SPEAKER_00] dans l'entreprise, c'est c'est souvent, [SPEAKER_00] il est nécessaire quand même de conduire une 1 formation, [SPEAKER_00] de former les gens pour qu'ils parlent le même langage et surtout qu'ils comprennent [SPEAKER_00] quelle est la partie qui émane de moi et quelles sont [SPEAKER_00] de mes, [SPEAKER_00] on va dire de mes croyances, [SPEAKER_00] de ce que je pense. En fait ce qui se passe, c'est que dès lorsque vous avez un postulat, [SPEAKER_00] qu'est-ce qu'il est arrogant [SPEAKER_00] mon boss? [SPEAKER_00] Le cerveau [SPEAKER_00] reçoit par seconde 11000000 [SPEAKER_00] d'informations [SPEAKER_00] inconsciemment. Donc c'est la totalité de de de d'informations qui existent. Et [SPEAKER_00] on ne peut pas traiter toutes ces informations. Donc en fait, y un tri, un espèce de filtre sur les informations qui fait. Et ce filtre est fait selon nos croyances [SPEAKER_00] et la génération, [SPEAKER_00] enfin la direction générale de de de notre vie et ce qu'on fait, ce qu'on aime, et caetera. Et donc sur ces 11000000, on ne reçoit seulement 40 informations. [SPEAKER_00] Donc c'est une minuscule [SPEAKER_00] fraction [SPEAKER_00] d'informations [SPEAKER_00] sur lesquelles on va baser notre réalité. [SPEAKER_00] Et donc, c'est de manière totalement exagérée [SPEAKER_00] qu'on forme une réalité [SPEAKER_00] sur lesquelles souvent on va être [SPEAKER_00] sûr d'avoir raison. [SPEAKER_00] C'est comme les algorithmes, dès qu'on a appuyé sur like, du coup il y a les informations qui vont aller que dans cette Bien sûr. Direction ou dans ce sens et donc ça radicalise notamment les gens et on devient [SPEAKER_00] sûr et on devient certain d'avoir raison. Et la certitude, [SPEAKER_00] c'est quelque chose qui est très mauvais dans nos relations parce que ça laisse [SPEAKER_00] aucun espace pour le dialogue. [SPEAKER_00] Et ce que je recommande, c'est de garder, [SPEAKER_00] d'avoir les convictions fortes sur un sujet sur lequel on a réfléchi, mais garder [SPEAKER_00] 10 à 5 pour 5 à 10 pour 100 d'ouverture, [SPEAKER_00] d'écoute [SPEAKER_00] de ce que j'appelle la collection du preuve du contraire. [SPEAKER_00] C'est quoi? La collection du preuve du contraire, c'est que au lieu de dire, [SPEAKER_00] ah là là, on a vu comme il était arrogant et là encore, il n'a pas dit bonjour, tu as vu qu'il m'a coupé la parole qui relève des 40 informations sur 11000000. [SPEAKER_00] Mais d'aller dire en fait pendant toute cette réunion-là, il n'était pas arrogant. [SPEAKER_00] Apaiser un peu ses croyances qui devient de plus en plus extrémistes parce qu'on les collectionne toujours dans le même sens. Et du coup, on accuse [SPEAKER_00] l'autre [SPEAKER_00] soit [SPEAKER_00] dans le non verbal, dans notre attitude qui devient hostile et froide, et caetera et que ça se voit. La [SPEAKER_00] puissance de la vérité sort soit par les mots, soit par les énergies, le comportement. Je donne souvent l'exemple de mon frère qui arrive tout le temps en retard. [SPEAKER_00] Et avec ma mère, s'agace énormément là-dessus. Et ça peut être des collègues aussi où on se dit non, ce n'est pas visible, mais il y encore tout le temps, c'est insupportable. [SPEAKER_00] Et donc, [SPEAKER_00] je peux le dire à Jesper. Donc, j'ai décidé d'aller Et d'accord, c'est mon frère, oui Jesper, mon frère. Mais je je je le donne souvent cet exemple [SPEAKER_00] dans mes formations parce que Alors alors comment tu lui dis donc, il arrive toujours en retard. Je dis, mais c'est insupportable, n'est en plus maman, elle a 82 ans, tu ne peux pas la faire entendre comme ça, mais c'est. Et en fait, ce qui se passe, c'est que je suis allée à Copenhague [SPEAKER_00] Je fais la collection du Preuve du Contraire, c'est-à-dire sur la totalité cet été et sur la totalité du nombre de fois où j'ai vu mon frère, [SPEAKER_00] je notais à chaque fois [SPEAKER_00] Des fois où il est arrivé en retard. Où il était en retard ou alors, [SPEAKER_00] et sur 20 fois où on s'est vu, [SPEAKER_00] ton avis, il est arrivé en retard combien de fois? Une fois ou 2 seulement non? 4, 4 fois. Oui, mais je te donne 4 exemples à l'aéroport et puis pour un dîner et avec ma mère et en aller à la plage, et caetera. Tu tu vas me croire tout de suite, tu vas me dire non, mais c'est insupportable. Moi aussi, je connais des gens qui arrivent en retard. Mais en fait, cette fois, il était à l'heure. Donc ce qui se passe quand je dis à Yesper, c'est insupportable Yesper, tu arrives tout le temps en retard, [SPEAKER_00] ça déclenche tout de suite un sentiment Bien [SPEAKER_00] sûr et à cause ça. L'injustice et lui, il va me dire et toi, tu ne tries pas des déchets. [SPEAKER_00] Donc renvoyer un truc quoi. Tu tu tu renvoies à l'autre [SPEAKER_00] un autre point et donc c'est pareil dans l'entreprise. Quand tu attaques quelqu'un, [SPEAKER_00] l'autre va te trouver en disant que oui, mais bon, elle, elle fait des photographes et où elle est toujours ou cela et elle est toujours. Alors comment on [SPEAKER_01] fait en entreprise pour être heureux? [SPEAKER_01] Qu'est-ce qu'il faut faire? Tu vois, s'il fallait donner des conseils très concrets, comment on fait déjà pour être heureux avec son collègue, puis dans un second temps, avec dans une relation saine avec son patron? Alors j'ai j'ai presque envie de reprendre ce ce cette base-là parce que je pense qu'être [SPEAKER_00] heureux en entreprise, [SPEAKER_00] c'est peut-être une promesse que qui qui peut être [SPEAKER_00] un peu trop important. [SPEAKER_00] Être bien avec mon collègue, avoir de bonnes relations saines avec mon collègue. [SPEAKER_00] Après, [SPEAKER_00] j'essaye d'éviter de parler de bonheur au travail parce que je pense que c'est, ce n'est pas une illusion, mais c'est c'est une promesse qui est difficile et je pense que ce n'est le job des entreprises ni des dirigeants de rendre heureux les gens. Je pense que c'est [SPEAKER_00] le la responsabilité [SPEAKER_00] des dirigeants et les entreprises de proposer [SPEAKER_00] un lieu de travail ou une culture de travail où on n'a pas une boule au ventre, où on n'a pas peur de s'exprimer, où on n'a pas peur de poser une question, où on n'a peur de dire j'ai une idée parce que c'est valorisant qu'on nous écoute, quand on a une idée, ça donne envie, c'est motivant [SPEAKER_00] et de avouer une erreur en disant je me suis trompé. Ça, c'est la responsabilité [SPEAKER_00] des entreprises et des dirigeants et ça, c'est si on veut, on peut utiliser le terme bien-être, être bien en fait, ne pas avoir peur, ne pas être mal à l'aise. [SPEAKER_00] Donc ça [SPEAKER_00] relève [SPEAKER_00] de la [SPEAKER_00] la confiance, [SPEAKER_00] Ça relève aussi, moi je vais réutiliser d'un certain niveau d'empathie et à nouveau cette empathie où on est capable [SPEAKER_00] de [SPEAKER_00] voir, comprendre, [SPEAKER_00] constater, accepter ou même voir apprécier. Et d'ailleurs, il y un énorme déficit dans les entreprises de reconnaissance. [SPEAKER_00] On est collectivement [SPEAKER_00] nul en compliments. [SPEAKER_00] Et c'est très curieux parce qu'on peut dire que [SPEAKER_00] critiquer quelqu'un, [SPEAKER_00] que ça met mal à l'aise les gens. Moi, je peux comprendre parce que tu sais que tu peux blesser, heurter la personne et que ça peut aussi [SPEAKER_00] créer une réaction plutôt. Et on n'est pas bon pour faire des compliments. On n'est pas bon? Mais en plus c'est capital en fait. Toi tu es excellent d'ailleurs en compliments. [SPEAKER_00] Si si si, mais [SPEAKER_00] très très rare [SPEAKER_00] que les gens sont bons là-dedans. Alors par moment, par jeune ou mais c'est [SPEAKER_00] extrêmement rare qu'il y a des cultures. [SPEAKER_00] Alors [SPEAKER_00] pas à l'américaine ou c'est. Non non, c'est. [SPEAKER_01] Non mais ce qui est intéressant dans ce que tu dis, c'est que cette reconnaissance, [SPEAKER_01] en fait, quand tu es un salarié, si je comprends bien, tu as besoin de te sentir utile, [SPEAKER_01] tu as besoin de sentir que tu travailles bien. [SPEAKER_01] Et donc, pour que ce besoin soit rempli, [SPEAKER_01] il faut que tu aies des compliments, il faut que tu aies de la reconnaissance. Et ça, en France, on ne sait pas faire. [SPEAKER_00] J'irais même au-delà de la France. C'est quelque chose [SPEAKER_00] dont on n'est pas particulièrement [SPEAKER_00] doué et en France, [SPEAKER_00] peut-être te surcroît un peu. C'est [SPEAKER_00] si les gens, en fait l'humain [SPEAKER_00] a besoin de se sentir, [SPEAKER_00] quand je dis aimer, ce n'est pas approprié pour l'entreprise, mais apprécié, [SPEAKER_00] on va dire apprécié. [SPEAKER_00] S'il y a une croyance [SPEAKER_00] et ça pour le coup [SPEAKER_00] au niveau mondial [SPEAKER_00] qui existe chez l'humain et qu'on a en commun, c'est le fameux je ne suis pas assez bien. [SPEAKER_00] On doute [SPEAKER_00] si on est aimable, [SPEAKER_00] si on est assez bien, si les gens vont nous aimer, nous accepter [SPEAKER_00] pour qui on est, avec tous nos défauts. Et donc, cette réflexion-là ou tout qui amène vers le syndrome de l'imposteur plus tard, et caetera. Mais à la base, cette insécurité [SPEAKER_00] ou ce manque de confiance en nous, il y a énormément de personnes qui le partagent. Et donc [SPEAKER_00] savoir que quelqu'un pense du bien de nous [SPEAKER_00] par sa, c'est [SPEAKER_00] motive, ça nous rassure, ça nous donne de l'énergie, [SPEAKER_00] on ose peut-être encore plus parler, [SPEAKER_00] prendre sa place. [SPEAKER_00] Il suffit de quelques personnes qui encouragent et et ça donne de l'énergie [SPEAKER_00] aux gens. Et s'ils ne sont pas ce feedback-là, ça peut les démotiver complètement. Ils peuvent douter d'eux-mêmes, ils peuvent ne pas oser dire quelque chose parce qu'en fait, ne sont pas confiance. [SPEAKER_01] En fait, tu es tu es plus performant quand tu es valorisé. Ça, c'est intéressant. Ça, c'est un bon conseil à donner peut-être aux patrons qui nous écoutent. Oui. Valoriser tes salariés [SPEAKER_00] te rend plus efficace, plus rentable. Valoriser de la bonne manière, évidemment, ça peut être de différentes manières. Ça peut être aussi le temps que tu prends [SPEAKER_00] pour aller les saluer le matin. [SPEAKER_00] Je travaille avec plusieurs [SPEAKER_00] entreprises ou groupes dans l'industrie [SPEAKER_00] et donc le fait d'aller serrer les mains des ouvriers pour les regarder dans les yeux, connaître peut-être les prénoms de les enfants. Enfin, ça dépend de de du style et les besoins. Mais [SPEAKER_00] dans les différents [SPEAKER_00] langages [SPEAKER_00] de de reconnaissance, [SPEAKER_00] les gens n'ont pas les mêmes. C'est toute la difficulté de ce sujet, c'est qu'il [SPEAKER_00] y a des gens qui sont très sensibles aux compliments. Alors là, on parlait des compliments, Mais il y a des gens qui sont beaucoup moins sensibles aux compliments, qui ont besoin du temps. [SPEAKER_00] Est-ce qu'on peut prendre un café ensemble? [SPEAKER_00] Est-ce qu'on déjeune ensemble? [SPEAKER_00] Il y a des gens qui sont sensibles [SPEAKER_00] à la reconnaissance [SPEAKER_00] par l'argent, donc les bonus, les salaires, [SPEAKER_00] qui disent, je n'ai rien à faire des compliments, je n'ai rien à faire de prendre un café. Moi je veux de l'argent. Quand tu es patron, comment tu arrives à identifier et à reconnaître ses besoins chez les uns et les autres? C'est toute la difficulté. On ne peut pas parler à tout le monde le même langage, hélas. Là, on parle des patrons, mais je voulais revenir sur un point que tu as évoqué. Tu as dit en tant que salarié, [SPEAKER_01] c'est se tromper de vouloir être heureux au travail. Ça, c'est hyper important. [SPEAKER_01] En fait, ce n'est pas, ce n'est pas le le bon sujet. Selon toi, être heureux au travail, n'est pas au travail qu'il faut être heureux en fait. [SPEAKER_01] Je veux dire, c'est une attente inatteignable, [SPEAKER_00] tu vois? Non, je le souhaite à tout le monde, mais je pense que la promesse [SPEAKER_00] ou dire qu'il faut que mon entreprise me rend heureux, ça, il faut arrêter. [SPEAKER_00] Il faut arrêter parce que quelle est la partie qui vient de chez moi où je ne suis pas bien, [SPEAKER_00] je n'étais pas bien avant, donc je ne pas bien pendant. Bien sûr. Donc ça ça de toutes les façons, c'est difficile de de voir exactement. Il peut y avoir des des environnements qui sont extrêmement toxiques, je ne dis pas le contraire, [SPEAKER_00] où effectivement il vaut mieux s'en aller. [SPEAKER_00] Mais de manière générale, non, je parle de bien-être [SPEAKER_00] et surtout [SPEAKER_00] des sociétés où on n'a pas peur [SPEAKER_00] de poser une question à nouveau et mettre une idée, avouer une erreur et et on n'a pas une boule au ventre. Ça, c'est important et ça, la responsabilité [SPEAKER_00] d'une entreprise de d'avoir ce genre de culture. Ça relève effectivement [SPEAKER_00] de de de la confiance [SPEAKER_00] qui existe. La France, hélas, a un niveau de confiance qui bat culturellement, [SPEAKER_00] c'est-à-dire le pays et donc ça ne nous aide pas dans les entreprises. Qu'est-ce que ça veut dire qu'on n'a pas confiance [SPEAKER_00] Dans l'autre. Dans l'autre. C'est ce qu'on appelle un pays défiance, méfiance. [SPEAKER_00] Danemark contrairement à ça, si je peux me permettre de reprendre ce ce cet exemple, le Danemark a le taux de confiance le plus élevé au monde. Donc il est proche de [SPEAKER_00] 80, donc il varie entre 75 et 75. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement? Ça veut dire que [SPEAKER_00] qu'on [SPEAKER_00] fait confiance à l'inconnu dans la rue. [SPEAKER_00] Celui qui en ne connaît pas, [SPEAKER_00] 8 danois sur 10 se disent, je fais confiance [SPEAKER_00] à l'autre. [SPEAKER_00] Ça peut être dire, [SPEAKER_00] est-ce que vous pouvez surveiller mon sac pendant que je vais [SPEAKER_00] aller chercher quelque chose ou donc [SPEAKER_00] avoir cette toute confiance, c'est extrêmement important. [SPEAKER_00] Et quand on a de la méfiance, [SPEAKER_00] c'est une croyance. [SPEAKER_00] On ne peut pas faire confiance aux gens et donc on collectionne des preuves et donc on on renforce cette réalité. Et c'est c'est [SPEAKER_00] aussi ce qu'on appelle des prophéties, [SPEAKER_00] prophéties [SPEAKER_00] auto réalisatrices, [SPEAKER_00] c'est-à-dire à partir d'une croyance, [SPEAKER_00] on enfle, notre comportement s'adapte à ça. Les autres le voient et donc, en fait, ça ça devient une réalité. On renforce à nouveau cette prophétie Sa réalité. Sa réalité. Et donc, évidemment, [SPEAKER_00] il faut essayer de dire en quoi moi je suis une personne à qui je peux faire confiance, quels sont mes critères, [SPEAKER_00] quelles sont mes propres zones grises. [SPEAKER_00] Plus il y a des zones grises dans une société [SPEAKER_00] en tant que danoise, la 1re chose qui choque une danoise quand elle arrive. [SPEAKER_00] C'est quoi? C'est quand on traverse quand se rouge. [SPEAKER_01] Ah oui, [SPEAKER_00] le passage piéton. Ah oui. Tu tu traverses quand le petit bonhomme est rouge quoi. Alors que l'indication est très claire. [SPEAKER_00] Pas traverser. Il faut pas traverser, il est rouge, il ne bouge pas tant que tout le monde traverse. Et donc, tu dis, mais bon. [SPEAKER_00] Et donc, c'est ce qu'on appelle une zone days. Excuse-moi, je regrette. Collectivement, [SPEAKER_00] collectivement, [SPEAKER_01] pendant le 14, 2 camps, il est les Danois, je fais une parenthèse, mais donc les Danois, il est une heure du mat, la rue est vide, le petit bonhomme est rouge, tu ne traverses pas. Non. [SPEAKER_00] Tu ne peux pas, tu ne peux pas. Non, il pleut, [SPEAKER_00] c'est la nuit. Tu [SPEAKER_00] attends et c'est c'est culturel. [SPEAKER_00] Tu ne faufies pas la queue, tu et [SPEAKER_00] le le, [SPEAKER_00] ça m'avait frappé et et enfin moi-même, [SPEAKER_00] je l'ai fait, le l'attestation. [SPEAKER_00] Mais [SPEAKER_00] l'attestation sur runner quand on allait chercher [SPEAKER_00] ou aller vers les courses ou [SPEAKER_00] on allait apporter un médicament à un proche. Pendant le Covid. Pendant le Covid, [SPEAKER_00] qu'on prenait le thé avec Avec une copine. Avec une copine. Donc c'est c'est [SPEAKER_00] Parce que Danemark du coup ça n'existerait pas. Il n'y avait déjà pas l'attestation parce qu'on on fait confiance aux gens. Mais à partir du moment où cette attestation est là, [SPEAKER_00] collectivement, [SPEAKER_00] on a créé une zone grise où en fait tout le monde signait faussement cette attestation et trouvait que c'était ok. [SPEAKER_00] Et donc c'est [SPEAKER_00] à partir du moment où collectivement, [SPEAKER_00] on se dit, mais on a tous qui n'a pas signé. [SPEAKER_00] C'est une zone grise parce que dans l'entreprise, tu crées une règlement, [SPEAKER_00] un règlement intérieur sur [SPEAKER_00] un système qui est à mûrement réfléchi. [SPEAKER_00] Mais quelqu'un qui a une très bonne raison pour ne le respecter, [SPEAKER_00] c'est exactement comme l'attestation. [SPEAKER_00] Ça crée ces zones où on dit, mais c'est n'importe quoi, ça ne fonctionne pas en confiance quand ce n'est pas clair. Parce que c'est du coup, ce n'est pas clair. Donc il faut que ça soit clair. Il faut que ça soit clair. C'est ça en résumé, c'est ça? C'est en résumé, il faut que le cadre soit clair à l'intérieur du cadre. [SPEAKER_00] Il peut avoir de la liberté, mais si le cadre n'est pas clair, il n'y pas de collectivité [SPEAKER_00] là-dedans. [SPEAKER_00] C'est difficile, ça va prendre plus difficilement [SPEAKER_00] collectivement [SPEAKER_01] dans une culture, dans un pays. Tu parles de culture, évidemment, tu es de culture danoise. [SPEAKER_01] Tu as tellement intégré cette culture française [SPEAKER_01] que tu as fini par intégrer certaines choses comme le syndrome de l'imposteur [SPEAKER_01] qui n'existe pas au Danemark. [SPEAKER_00] Non, non, ça, ça existe au Danemark, mais c'est plus, c'est moins C'est c'est [SPEAKER_00] moins fréquent, mais ça existe. [SPEAKER_00] Oui, effectivement, c'est c'est vrai qu'on avait parlé de ça parce que [SPEAKER_00] on [SPEAKER_00] encourage les gens à [SPEAKER_00] à t'exprimer, [SPEAKER_00] à poser une question, à te sentir légitime, on valorise ton talent. Tu n'es pas bon en maths, ce n'est pas grave parce que tu es bon, tu es en bon en langue, de bon en langue, mais mais ou même tu tu dis bon en cours de cuisine ou manuellement, tu es super, et caetera. Cette valorisation fait qu'on [SPEAKER_00] se pose beaucoup moins la question de légitimité. [SPEAKER_00] Et donc ça crée à nouveau une forme d'élitisme. [SPEAKER_00] Il faut avoir les bons diplômes et je ne dis pas qu'on [SPEAKER_00] s'invente [SPEAKER_00] médecin ou ingénieur. Bien sûr, y une base, mais par moment, le problème peut être aussi sur les sujets du quotidien. Enfin, je veux dire, [SPEAKER_00] un avis sur les. Mais ça, ce que tu dis, c'est typiquement français. C'est-à-dire qu'en fait, a ce syndrome de l'imposteur. On va souvent se dire je ne pas légitime, ne suis pas à ma place. Alors qu'au Danemark Oui, mais sur mais sur les autres aussi à l'extérieur. Ah oui. C'est aussi de de demander aux autres en quoi eux, ils sont légitimes. Parce que si on se pose la question à soi-même, souvent, va la poser aux autres aussi. Mais pourquoi elle, elle le fait alors que [SPEAKER_00] moi je ne l'autorise pas. [SPEAKER_00] Et j'ai fini par le développer jusqu'à un certain point [SPEAKER_00] où [SPEAKER_00] je, quand j'ai publié aux romans danois, j'avais quand même une série de personnes qui me disaient en quoi j'étais légitime d'écrire ce livre. Alors heureusement, j'étais danoise et j'écrivais sur le Danemark, donc j'avais un peu de Tu avais un argument. J'avais un argument qui semblait en plus être acceptable, [SPEAKER_00] mais [SPEAKER_00] j'ai décidé de ne pas le prendre personnellement, [SPEAKER_00] pas du tout le prendre comme étant une agressivité ou un 1 attaque à ma personne ou à la crédibilité de ma personne parce que je sais que c'est une question que les français se posent eux-mêmes. Donc qui me le posent, c'est juste par curiosité, mais en fait [SPEAKER_00] dis-moi, [SPEAKER_00] alors que ça peut être désagréable. [SPEAKER_00] Et j'avais fini par, [SPEAKER_00] quand quand j'ai [SPEAKER_00] commencé à donner mes cours [SPEAKER_00] à Sciences Po, j'étais très contente et très fière de donner des cours. Et en fait les semaines, juste avant de de faire ma 1re année, [SPEAKER_00] je me suis dit, mais en fait, en quoi je suis légitime? Ils vont me jeter des tomates en disant, mais elle n'est pas psychologue, elle n'est pas sociologue, mais en quoi, en gros en quoi elle va nous donner des leçons sur quoi en fait là? Et [SPEAKER_00] je stressais et donc j'ai observé moi-même que j'étais en train de De stresser, de d'être De faire ça. D'avoir ce syndrome qui me me dire et [SPEAKER_00] j'en avais discuté avec le directeur du programme et il me dit, mais Marine, à partir du moment où on vous a demandé de le faire, c'est que là, [SPEAKER_00] Il n'y aucun doute. Bien sûr. On ne va pas demander à quelqu'un de donner des cours. [SPEAKER_00] Et la tendance qu'on a Alexia, ce qui ce qui est intéressant parce que quand on a honte de quelque chose, [SPEAKER_00] on va essayer de le masquer. [SPEAKER_00] Et donc [SPEAKER_00] ce que ce qui, le risque, c'est d'arriver par exemple en classe et dire oui bonjour, [SPEAKER_00] alors donc je veux enseigner ces cours de bien-être et de performance. [SPEAKER_00] Et alors moi j'ai étudié longtemps la sociologie et la psychologie [SPEAKER_00] et [SPEAKER_00] donc Tu vas te justifier. Pendant des années, [SPEAKER_00] vais essayer de remplir ces cases. Restons flou parce que ce n'est pas vraiment vrai et en fait c'est des cours que j'ai pris en ligne et c'est, je fais une école, [SPEAKER_00] je fais des recherches. Et en fait là, les élèves [SPEAKER_00] vont dire, mais vous avez fait les quelle école je, [SPEAKER_00] enfin les études de, je suis de où? Ah non non, mais donc du coup, on va essayer de [SPEAKER_00] de meubler En fait, as intérêt à pas noyer le poisson, mais il faut être sincère. Direct. Voilà, vous allez voir, ça va être un peu différent avec moi. Je suis pas sociologue, [SPEAKER_00] je suis pas psychologue. [SPEAKER_00] Mais je peux quand même vous apprendre J'ai fait une école de commerce au Danemark. Vous ne connaissez pas. J'ai un master en coaching d'une école au Danemark aussi. Mais vous allez voir, je vais vous apprendre quelque chose sur votre comportement, sur votre niveau de conscience, vos relations avec les autres. Je vais en faire des bons leaders et vous allez voir, ça va vous servir toute votre carrière. [SPEAKER_00] Et donc là, évidemment, tout le monde écoute. Et si quelqu'un dit, [SPEAKER_00] ouais, mais elle n'est pas psychologue, [SPEAKER_00] l'autre à côté va dire, tu parles, elle vient le dire, elle vient le dire. Et [SPEAKER_00] donc, en fait, c'est de reprendre le pouvoir sur ce dont tu as peur que les gens disent sur toi. C'est intéressant. Et c'est une question. En fait, il faut désamorcer. Il faut désamorcer. Dans la vie de tous les jours, en entreprise, [SPEAKER_01] tu désamorce, tu dis je suis pas psy, mais je vous apprends plein de trucs. Je suis comme psy comme Ça nous [SPEAKER_00] use, ça nous fatigue. [SPEAKER_00] C'est [SPEAKER_00] extrêmement fatiguant [SPEAKER_00] d'avoir peur que les gens nous découvrent. [SPEAKER_00] Alors que [SPEAKER_00] il faut le dire. [SPEAKER_00] Et c'est difficile pour beaucoup de personnes de dire, mais ce dont j'ai honte ou que je veux pas qu'on dise sur moi, [SPEAKER_00] comment ça, il faut le dire. Mais parce qu'il faut le dire, qu'on n'a pas le choix, parce que sinon on passe notre vie d'avoir peur [SPEAKER_00] que quelqu'un nous [SPEAKER_00] dise quelque chose qui nous corresponde en fait. Et donc il faut reprendre ce pouvoir-là [SPEAKER_00] et assumer [SPEAKER_00] d'être une chose ou une autre avant [SPEAKER_00] et d'ailleurs on neutralise à ce moment-là [SPEAKER_00] pas la peur. On s'est, on s'est dit plein de choses. S'il fallait [SPEAKER_01] résumer un petit peu [SPEAKER_01] tes conseils pour les structurer, vois, à la fois pour être bien dans ses baskets, [SPEAKER_01] performant en entreprise, [SPEAKER_01] parce que finalement la vie pro et la vie perso, il y a quand même des vastes communicants. [SPEAKER_01] C'est quoi tes points, tu vois pour résumer, [SPEAKER_00] tes grands conseils? Mais le le le point de départ de tout, de toutes les façons, c'est la connaissance de soi-même. Donc je ne parle pas de faire une thérapie de 10 ans ni de 6 mois, mais je parle de connaître ces 5 à 10 valeurs qui ont le plus dominé, influencé, guidé la personne qu'on est devenue aujourd'hui. Qu'est-ce qui a dominé? C'est ce qu'on appelle le système de navigation. [SPEAKER_00] Et ces valeurs-là, de quelle manière ça nous influence aujourd'hui? Quelles sont les conséquences positives? Qu'on gagne par une valeur, [SPEAKER_00] le devoir, [SPEAKER_00] la réussite, qu'est-ce que ça nous apporte? Mais qu'est-ce que ça coûte de l'autre côté? En fait, avoir une vision claire [SPEAKER_00] de ce qui se passe dans ce système de navigation, [SPEAKER_00] ce que moi j'appelle le mode d'emploi d'une personne. Et puis, il faut [SPEAKER_00] comprendre [SPEAKER_00] quelles sont mes croyances sur le monde, sur les autres et sur moi-même. [SPEAKER_00] Quel est le postulat [SPEAKER_00] qui fait les prophétiques auto réalisatrices, [SPEAKER_00] qui fait que je collectionne des preuves de manière exagérée sur ce point-là. Donc, avoir une vraie lucidité, [SPEAKER_00] avoir la lumière dans la pièce et la pièce, c'est chez nous. [SPEAKER_00] Quelle est ma base et comment je navigue? Et du coup, à partir de là, aider les autres à nous comprendre. [SPEAKER_00] L'empathie, [SPEAKER_00] ça, c'est un autre point, c'est que [SPEAKER_00] l'empathie, on le, on on place cette responsabilité chez l'autre. Et j'entends très souvent, [SPEAKER_00] alors qu'est-ce qu'elle, il y a, il y il n'y a aucune empathie. Et [SPEAKER_00] moi je réponds toujours, [SPEAKER_00] et pourquoi tu l'as aidé [SPEAKER_00] à l'être? [SPEAKER_00] Parce qu'en fait, la clé, bien sûr, il peut être chez l'autre de prendre le temps de nous voir, de nous comprendre, mais on peut aussi par cette connaissance, [SPEAKER_00] faciliter, j'appelle ça mettre les sous-titres [SPEAKER_00] sur nos comportements. Donc je travaille avec le mode d'emploi personnel. [SPEAKER_00] Comment je t'explique simplement comment je fonctionne [SPEAKER_00] sans te dire que c'est mieux ou pas assez bien, mais juste comment je fonctionne? Quelles sont les valeurs? D'où ils viennent d'ailleurs ces valeurs pour que tu comprennes [SPEAKER_00] que ce n'est pas contre toi, mais en fait je suis en train de juste organiser [SPEAKER_00] mon monde, mon passé, mon avenir, [SPEAKER_00] mes peurs, mettre les outils sans avoir l'arme à l'oeil. [SPEAKER_00] Ce n'est pas l'arme à l'oeil, mon père, ma mère, et caetera, mais c'est de pouvoir juste dire d'une manière sobre à une personne, voilà comment mon mode d'emploi. Et puis j'ai un autre outil qui est très important, qui est le disclaimer, [SPEAKER_00] qui est l'outil d'avertissement [SPEAKER_00] d'un trait de caractère chez nous qui est difficile pour les autres, les perfectionnistes. [SPEAKER_00] Ça peut être les [SPEAKER_00] les introvertis, [SPEAKER_00] ça peut être les gens durs, les gens exigeants. Donc là, désamorce, tu le dis. Tu dis, [SPEAKER_00] tu arrives à Je sais que je peux être dur, exigeant et un peu cassant [SPEAKER_00] et ça peut être très désagréable et démotivant pour les autres. [SPEAKER_00] Et donc en disant ça, tu ne régles pas le problème, mais tu peux réduire jusqu'à 50 pour 100 les dégâts que ça fait sur les autres. Quand tu es prévenu [SPEAKER_00] et que la personne assume ce comportement, que tu l'aimes ou que tu n'aimes pas, en tout cas tu es tu es prévenu et c'est une affaire non personnelle après et après effectivement, y la relation à l'autre. Comment j'aborde l'autre quand je suis pas d'accord? Comment je, [SPEAKER_00] effectivement, on parle d'un non-dit? [SPEAKER_00] Comment j'arrive [SPEAKER_00] à tolérer [SPEAKER_00] l'adversité [SPEAKER_00] ou ou quelqu'un qui m'oppose [SPEAKER_00] ou je n'empire pas la la relation, ou je ne grandis pas le conflit, ou je ne veux pas une escalade de de [SPEAKER_00] Bien sûr. Du problème. [SPEAKER_00] Et donc, [SPEAKER_00] c'est tout cette intelligence [SPEAKER_00] de soi, cette intelligence de l'autre, l'intelligence de la relation. [SPEAKER_00] Et je peux revenir sur une étude de Howard University sur 75 ans où l'élément qui a le plus d'influence sur notre bien-être et bonheur sur la durant une vie, c'est la qualité de nos relations. Donc la relation avec soi-même, mais la relation, les relations qu'on cultive avec les autres et pas que les grandes relations de mères, pères, partenaires, enfants et mes meilleurs amis. C'est des relations du quotidien. Micro relations. Moi, j'ai croisé depuis ce matin [SPEAKER_00] une dizaine de personnes que je ne connais pas et que je ne vais plus jamais recroiser. Est-ce que je leur ai fait un sourire? Est-ce que je laissais passer? Est-ce que j'ai fait une place? Quel, comment on crée les micro liens [SPEAKER_00] qu'on ne va plus jamais revoir, qui n'a pas de valeur en soi parce que ce n'est pas une relation qu'on cultive Bien sûr. Pour une raison Néanmoins, c'est important tu dis. Mais néanmoins, [SPEAKER_00] ça contribue [SPEAKER_00] à ce bien-être, à ce bonheur. [SPEAKER_00] Après, il y a un conseil [SPEAKER_00] si tu veux, mais c'est plus à l'ordre peut-être personnel, [SPEAKER_00] c'est la gratitude. [SPEAKER_00] C'est être capable [SPEAKER_00] de de voir dans chaque journée [SPEAKER_00] les choses pour lesquelles on [SPEAKER_00] a de la reconnaissance. [SPEAKER_00] Il y 2 choses, c'est la capacité de gratitude, [SPEAKER_00] de voir ce que tu as et continuer à apprécier [SPEAKER_00] et à aimer ce que tu as et dire j'ai de la chance de vivre dans cet appartement, de travailler dans cette et pas que voir ce qui manque, ce qui ne va pas, ce qui, mais avoir cette puissance-là [SPEAKER_00] et puis notre capacité du pardon. [SPEAKER_01] Ah oui, ça, ce n'est pas facile. [SPEAKER_00] Et ça, c'est très difficile pour beaucoup de gens. Mais ceux qui savent [SPEAKER_00] pardonner, [SPEAKER_00] que ce soit nos parents ou d'autres personnes, [SPEAKER_00] en fait, vont mieux et en plus à un niveau de bien-être plus élevé. On arrive presque à la fin de l'entretien. [SPEAKER_01] Moi j'aime dire que tu es coach en bien-être et en bonheur et en empathie. Alors évidemment tu te décris pas comme ça, mais néanmoins ce que tu nous racontes, [SPEAKER_01] c'est comment se sentir bien [SPEAKER_01] à la fois avec soi, à la fois avec les autres et en entreprise, [SPEAKER_01] qui amène à de la performance évidemment et être des meilleurs leaders. [SPEAKER_01] Mais quand même la base et c'est ça que j'aime aussi dans dans ce que tu racontes, c'est vraiment toute cette bienveillance [SPEAKER_01] envers toi et envers les autres. Oui bien sûr. À la fin, je demande toujours aux invités s'ils ont un conseil. Est-ce que tu as envie de partager quelque chose avec les gens qui nous regardent, qui nous écoutent au regard de tout ce qu'on s'est dit, de ta trajectoire, [SPEAKER_01] de cette petite fille danoise qui rêvait de vivre à Paris et qui a [SPEAKER_01] choisi, [SPEAKER_01] avais une vraie vie, tu as une vraie vision, tu as choisi ton pays, tu t'es installée, tu as développé ton truc, [SPEAKER_01] tu as tu t'es spécialisée [SPEAKER_01] dans un domaine [SPEAKER_01] qui est en lien avec ta culture de base, le Danemark et l'empathie. Qu'est-ce que tu as envie de raconter et transmettre? [SPEAKER_00] Je pense que aussi rester fidèle à soi-même et à ses rêves, en tout cas, c'est la trajectoire que moi j'ai pris. [SPEAKER_00] Aussi prendre des risques et pas avoir peur de [SPEAKER_00] tomber parce qu'en fait on se relève, on apprend, on devient plus fort et ça forme [SPEAKER_00] notre vie. La peur de la peur fait plus mal que la peur en elle-même, c'est-à-dire c'est [SPEAKER_00] aller explorer. [SPEAKER_00] Quand j'ai peur [SPEAKER_00] de quelque chose, [SPEAKER_00] c'est une nécessité pour moi d'aller voir [SPEAKER_00] parce que je n'ai pas envie d'avoir peur de la vie et je n'ai pas envie d'avoir peur des gens. Et donc je vais aller, je préfère aller me faire mal si c'est le cas et que j'avais raison d'avoir peur [SPEAKER_00] que vivre [SPEAKER_00] dans un tout petit espace de confort [SPEAKER_00] à force d'avoir peur de de de tout tout le monde. Merci à toi pour tes conseils, pour ta belle énergie. [SPEAKER_01] J'espère qu'il n'y aura plus jamais personne qui va vivre un conflit au travail grâce à toi. On va tous tenter en tout cas de mieux nous connaître. Merci beaucoup [SPEAKER_01] pour tout ce que tu nous as transmis. [SPEAKER_01] Tous vendeurs, [SPEAKER_01] c'est tous les mardis et on se retrouve la semaine prochaine. Salut.

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