Il y a des noms qui deviennent des verbes. Des marques qui s'infusent dans le langage courant au point d'en oublier leur origine. Lydia est de celles-là. Née d'une idée simple, celle de partager une note de restaurant ou un taxi sans prise de tête, l'application est devenue un réflexe pour des millions de Français. À la barre de ce navire, un homme : Cyril Chiche. Cofondateur et PDG, il est l'architecte de cette réussite fulgurante, une histoire qui mêle vision, audace et une bonne dose d'obstination.
De zéro à licorne : l'incroyable parcours de Cyril Chiche et Lydia, une réussite française
Publié le 24 juin 2026 · Mis à jour le 6 août 2026
« Je te fais un Lydia ». Cette petite phrase est entrée dans notre quotidien, balayant les complications des remboursements entre amis. Derrière cette révolution se cache Cyril Chiche, un entrepreneur qui a transformé une idée simple en une des plus grandes réussites technologiques françaises. Mais le chemin vers le statut de licorne fut tout sauf une évidence.
Qui est Cyril Chiche, l'architecte de Lydia ?
Invité de l'émission 'Tous Vendeurs', Cyril Chiche n'est pas du genre à tirer la couverture à lui. Pourtant, c'est bien lui, avec son cofondateur, qui a imaginé et porté le projet qui allait bousculer les habitudes de paiement de toute une génération. PDG de Lydia, il incarne cette nouvelle vague d'entrepreneurs français qui n'ont pas peur de s'attaquer à des marchés jugés imprenables, comme le secteur bancaire.
L'idée de départ de Lydia, née en 2011, est presque banale dans sa simplicité : en finir avec la galère des petites dettes entre amis. Qui n'a jamais connu ce moment gênant où il faut réclamer les cinq euros avancés pour un café ou les vingt euros du cinéma ? Lydia promet de régler ça en quelques secondes, avec un simple numéro de téléphone.
Une solution à un problème universel
Le concept est limpide. L'application permet de lier sa carte bancaire à son compte et d'envoyer de l'argent instantanément à ses contacts. Fini les RIB à rallonge, les virements qui prennent trois jours. La promesse est celle de la fluidité, de l'immédiateté. Un besoin simple, quotidien, mais que personne n'avait encore réussi à adresser de manière aussi efficace.
C'est cette capacité à identifier et à résoudre un point de friction universel qui constitue la première pierre du succès de Lydia. L'application ne se présente pas comme une banque, mais comme un outil pratique, un facilitateur social. Elle s'intègre naturellement dans les interactions de tous les jours, au point de devenir invisible, évidente.
Le parcours de Cyril Chiche n'a cependant pas commencé avec Lydia. Il a cofondé d'autres entreprises avant, notamment Suméria, une expérience qui a sans doute forgé sa détermination et sa vision. Chaque étape de sa carrière semble avoir été une préparation pour le défi Lydia, une aventure qui allait demander bien plus que de la simple ingéniosité technique. Il fallait une conviction à toute épreuve pour convaincre les utilisateurs, les investisseurs, et même les régulateurs.
Lydia : au-delà du partage de dépenses, une licorne née de la persévérance
Le véritable tour de force de Lydia n'est pas seulement technologique. Il est culturel. L'application a réussi à s'imposer au point que son nom est devenu une expression consacrée. Le signal ultime qu'un produit a véritablement gagné son pari.
« Cyril Chiche « Qui dit à l'autre mais vas-y paye je te fais un lidia. Tout le monde dit un, là je comprends qu'on a gagné. »
Cette adoption massive est la consécration d'années d'efforts. Car, comme le souligne Cyril Chiche, le succès n'a rien eu d'une promenade de santé. Le chemin fut long, escarpé, et la réussite actuelle cache des années de doutes et de combats.
Un long fleuve tout sauf tranquille
Le transcript de son interview est clair : « ça n'a pas été un long fleuve tranquille. Il a dû sacrément s'accrocher pour réussir à ce point là. » Derrière ces mots se devinent les défis immenses du secteur de la fintech. Il a fallu gagner la confiance des utilisateurs dans un domaine aussi sensible que l'argent. Il a fallu naviguer dans un environnement réglementaire complexe, conçu pour les géants bancaires et non pour les startups agiles.
Il a aussi fallu trouver un modèle économique viable. Car si l'envoi d'argent entre particuliers est gratuit, l'entreprise doit bien générer des revenus. Cela passe par des services additionnels, des partenariats et une offre pour les professionnels. Chaque étape a été une bataille pour la survie et la croissance.
Le club très fermé des licornes françaises
Cette persévérance a payé. Aujourd'hui, Lydia fait partie du cercle prestigieux des licornes françaises. Ce terme, venu de la Silicon Valley, désigne une startup non cotée en bourse dont la valorisation dépasse le milliard de dollars. Un exploit rare qui place Lydia aux côtés d'autres fleurons de la French Tech comme Doctolib, BlaBlaCar ou Sorare.
Devenir une licorne n'est pas qu'un chiffre. C'est une reconnaissance. La preuve qu'une startup française peut rivaliser avec les géants mondiaux, qu'elle peut innover et créer un modèle qui s'exporte. C'est un symbole puissant pour tout l'écosystème technologique hexagonal, une source d'inspiration pour des centaines d'autres entrepreneurs qui rêvent de suivre la même trajectoire.
Le statut de licorne donne également à Lydia les moyens de ses ambitions. Les levées de fonds spectaculaires qui accompagnent cette valorisation permettent d'investir massivement dans la technologie, de recruter les meilleurs talents et d'accélérer son développement, en France comme à l'international.
Les leçons d'un entrepreneur : l'héritage de Suméria et la vision Lydia
Arrivé au sommet, beaucoup se seraient contentés de gérer leur succès. Pas Cyril Chiche. Fin 2022, alors que Lydia est déjà une entreprise solidement installée, il décide de tout remettre en jeu. Un véritable « point de bascule », comme il le décrit lui-même.
L'idée ? Ne plus se contenter d'être un outil de paiement, aussi populaire soit-il. L'ambition est désormais de s'attaquer au cœur du réacteur : la banque. Ce projet, c'est Suméria.
« Cyril Chiche « On renverse la table, on remet tout en jeu, all in all over again et on va créer cette ce projet de banque qui va être Suméria, une nouvelle marque pour une nouvelle ambition. »
Cette décision radicale n'est pas un coup de tête. Elle est le fruit d'une observation attentive des utilisateurs. En échangeant avec eux, l'équipe de Lydia a compris qu'elle pouvait « régler des sujets bien plus profonds que simplement se rembourser entre amis ».
Ne pas se contenter d'être un outil de paiement
La vision est claire : le paiement est un axe stratégique, mais il n'est qu'une porte d'entrée vers une relation beaucoup plus complète avec l'argent. Suméria est la réponse à ce constat. Une néobanque pensée pour ceux qui ont grandi avec la simplicité de Lydia et qui ne se reconnaissent plus dans les services complexes et opaques des banques traditionnelles.
Ce virage stratégique est emblématique de l'état d'esprit de Cyril Chiche. Il illustre une qualité essentielle de l'entrepreneur : ne jamais se reposer sur ses lauriers. Le succès d'hier n'est pas une garantie pour demain. Le marché évolue, les besoins des utilisateurs aussi. Il faut savoir se réinventer, prendre des risques, même quand tout semble aller pour le mieux.
Une vision née dès 2011
En réalité, ce pivot était peut-être inscrit dans l'ADN du projet depuis le début. Cyril Chiche rappelle que l'idée de départ, en 2011, était de « faire un système de paiement mobile ». Lydia a été la première incarnation de cette idée, celle qui a permis de « démocratiser le paiement mobile en France ». Mais la vision était plus large.
Onze ans plus tard, fort de la confiance de millions d'utilisateurs, le moment était venu de passer à l'étape suivante. Suméria n'est donc pas une rupture, mais une évolution logique, l'accomplissement de la mission initiale. C'est la transformation d'un service pratique en un véritable compagnon financier du quotidien.
Le parcours de Cyril Chiche et de Lydia est une leçon d'entrepreneuriat. Il montre que la réussite repose sur un triptyque : une idée simple qui répond à un vrai besoin, une exécution sans faille et, surtout, une capacité à voir plus loin, à anticiper les prochaines étapes et à avoir le courage de tout risquer pour une ambition plus grande.
Questions fréquentes
Comment Lydia a-t-elle été créée ?
Lydia a été co-fondée en 2011 par Cyril Chiche avec l'idée de créer un système de paiement mobile simple. L'objectif initial était de résoudre un problème quotidien : la difficulté de se rembourser de petites sommes entre amis de manière instantanée et sans friction (sans avoir à utiliser un RIB).
Qui est le fondateur de Lydia, Cyril Chiche ?
Cyril Chiche est le cofondateur et PDG (CEO) de Lydia. C'est un entrepreneur français du secteur de la fintech, reconnu pour avoir popularisé le paiement mobile en France et hissé son entreprise au rang de licorne. Il est également à l'origine du projet de néobanque Suméria.
Qu'est-ce qu'une licorne française dans le domaine de la tech ?
Une 'licorne' est une startup qui n'est pas cotée en bourse mais dont la valorisation dépasse le milliard de dollars. En France, ce statut est un symbole de succès majeur pour une entreprise de la 'French Tech', indiquant une forte croissance, un potentiel d'innovation important et la confiance des investisseurs.
Quels défis Cyril Chiche a-t-il rencontrés en créant Lydia ?
Le parcours n'a pas été 'un long fleuve tranquille'. Les principaux défis incluaient la nécessité de gagner la confiance des utilisateurs pour un service touchant à leur argent, de naviguer dans un environnement réglementaire bancaire très strict, de trouver un modèle économique durable et de faire face à la concurrence des acteurs traditionnels et des autres startups.
Comment Lydia est-elle devenue si populaire en France ?
Lydia est devenue populaire en répondant à un besoin simple et universel de manière extrêmement efficace. Sa facilité d'utilisation a favorisé une adoption virale, notamment chez les jeunes. Le succès a été tel que le nom 'Lydia' est entré dans le langage courant ('faire un Lydia'), ce qui témoigne de son intégration profonde dans les habitudes des Français.
Qu'est-ce que Suméria ?
Suméria est le nouveau projet lancé par les équipes de Lydia. Il s'agit d'une nouvelle marque et d'une nouvelle ambition visant à transformer Lydia en une banque mobile complète. L'objectif est d'aller au-delà du simple remboursement entre amis pour proposer une gamme étendue de services financiers et bancaires, en capitalisant sur la simplicité et la confiance établies par Lydia.
Transcript
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Qui dit à l'autre mais vas-y paye je te fais un lidia. Tout le monde dit un, là je comprends qu'on a gagné. Il faut savoir que la banque gagne de l'argent avec 100 pour 100 de ton argent, des 1000000000 de fois par an. On n'a pas le droit. Donc tu écris attends aux amis de la fémur ça commence comme ça. Bonjour à tous bienvenue dans tous vendeurs le média qui parle de votre point de bascule. Aujourd'hui on reçoit Cyril Chiche c'est le PDG et le cofondateur de Lydia cette application que vous avez forcément dans votre téléphone l'appli qui vous permet par exemple de partager une note de taxi ou de partager une note de restaurant par exemple. Il a fondé et cofondé Lydia mais aussi Suméria. Aujourd'hui Lydia c'est une des licornes françaises mais vous allez le voir ça n'a pas été un long fleuve tranquille. Il a dû sacrément s'accrocher pour réussir à ce point là. Tous Wonder, vous nous retrouvez tous les mardis sur YouTube, mais aussi sur vos plateformes de podcasts préférées Spotify, Deezer, Amazon et Apple et merci à notre sponsor Ramify, c'est l'alternative digitale à la banque privée. Si vous en avez marre des banques traditionnelles, parfois ce n'est pas clair, parfois les démarches sont compliquées et bien Ramfy propose une approche différente et plus moderne. Avec eux, vous pouvez parler d'assurance vie, de pea, de crypto, d'immobilier et même d'art et la bonne nouvelle c'est que je vous mets dans la description en dessous un lien qui vous permet de bénéficier de 3 mois de frais de gestion offerts jusqu'à 500 euros. Merci donc à Ramify. Merci à vous merci pour votre fidélité et tous fondeurs c'est maintenant avec Cyril Chiche le PDG et le cofondateur de Lydia Suméria. Cyril Chiche, merci 1000 fois d'être là avec nous aujourd'hui pour tout raconter. Tu m'as permis aussi d'exister parce que tu m'as sponsorisé sur le 1er mois et merci 1000000000 de fois. Et quand on s'est parlé, quand je t'ai raconté le concept, c'était tellement sympa. Tu m'as raconté toi, ta trajectoire, ton parcours et j'ai eu envie de t'inviter aujourd'hui. Donc merci, je me réjouis de t'entendre. On commence dans tous Wonder toujours avec un point de bascule. Ton point de bascule, il est professionnel, il est plutôt récent. C'est second semestre 2022. Tu as déjà fait un succès de dingue et là tu renverses la table. Qu'est-ce qui s'est passé Oui, oui, effectivement, on a on a presque 10 ans de Lydia derrière nous. Gros succès, licorne, je te fais un Lydia qui n'est pas dans le dictionnaire, mais dans le langage courant pour des 1000000 de Oui, c'est c'est clairement rentré dans le dans le langage de tous les jours et on se décide enfin C'est sumérien. Tu, et à un moment, tu te dis, je je vais devenir une banque, je vais aller plus loin. En fait, quand on démarre cette histoire de Lydia en 2011, on se dit on va faire un système de paiement mobile. Et puis, 11 ans plus tard, parce qu'on a beaucoup fait ce système de paiement mobile, parce qu'on a fait adopter finalement le paiement mobile en France, parce qu'on peut dire ça, on était presque les premiers à faire accuser Ah bah démocratiser le paiement C'est vrai. Après, il y a 1000 façons de le faire aujourd'hui, mais mais notamment avec des Apple pay, avec des Google pay, des choses comme ça. Mais Tu vas nous en parler après moi. Mais en échangeant avec nos utilisateurs, on s'est rendu compte qu'on pouvait faire bien plus pour eux. On pouvait régler des sujets bien plus profonds que simplement se rembourser entre amis ou ou payer au bar ou au BDE. Et donc, le paiement devait rester à un axe fort, un axe stratégique. On n'allait pas du tout arrêter l'IA, on allait renforcer même, lui redonner son autonomie, mais on allait aussi se dire ok, comme tu l'as dit, on renverse la table, on remet tout en jeu, all in all over gun et on va créer cette cette ce projet de banque qui va être Suméria, une nouvelle marque pour un nouvelle nouvelle ambition. Et ça, ça vient aussi finalement d'une situation personnelle. J'ai 2 enfants qui ont aujourd'hui 23 et 19 ans et on s'est rendu compte qu'il y avait des sujets absolument terrifiants de manque d'éducation financière, des jeunes, de taux dans de de de jeunes à découvert qui sont absolument terribles. En France, c'est 22 pour 100 des gens qui sont découverts tous les mois. Chez les 18, 30 ans, c'est 35 pour 135 pour 100 en moyenne le 16 du mois. On a En fait, c'est l'aspect jeune qui t'a touché au départ, ça qu'en fait. Les jeunes, c'est ceux qui ont fait Lydia. Oui. Et comme ils ont fait Lydia, on a évidemment creusé avec eux les problématiques financières. Qu'est-ce qui va pas Qu'est-ce qu'on peut faire C'est ça l'entrepreneuriat. Finalement, tu prends une ficelle et puis tu l'attires, tu l'attires, tu l'attires pour essayer de voir jusqu'où tu peux aller, qu'est-ce que tu peux faire. Il y 2 particularités, enfin il y a plusieurs, mais moi 2 qui m'ont enfin que j'ai vraiment retenu. La 1re, c'est que c'est un compte rémunéré, 4 pour 100. Et ça, en France, ça n'existait pas en fait. Alors non, ça n'existait pas. Et pourtant, c'était légal depuis très longtemps. Mais c'est génial. Mais pourquoi ça n'existait pas moi je veux comprendre parce que si c'est légal. Malheureusement, je Mais tu perds de l'argent en faisant toi banque, tu vois, pourquoi les autres ne t'ont pas mis en place Il n'y a qu'une seule réponse à ça. Malheureusement, c'est qu'il faut savoir que la banque gagne de l'argent avec 100 pour 100 de ton argent. 100 pour 100. La réalité, c'est qu'elle ne partage ce qu'elle gagne avec cet argent avec toi que sur une partie. Et ça, ça représente pour les ménages français 550000000000 d'euros. C'est gigantesque. Donc si on parle d'une rémunération, alors tu as dit 4 pour 100, c'est vrai les 3 premiers mois, mais la rémunération du compte Suméria au long cours, c'est 2 pour 102 pour 100 sur 550000000000 d'euros. On parle de redonner aux Français 11000000000 d'euros de pouvoir d'achat ou en tout cas de revenus supplémentaires tous les ans. Évidemment. Ça n'a pas plu aux autres, ça n'a pas plu aux autres. Ceux qui les ont aujourd'hui et qui ne les partagent pas ont un intérêt assez limité à les partager, d'autant plus que les clients ne les demandent pas. Oui. C'est non seulement c'est légal depuis longtemps, ça a été jugé en 2005 que c'était légal, mais ça n'a pas été jugé, que ça devenait légal, ça a été jugé, que c'était déjà légal. Et par ailleurs, ça existe dans beaucoup de pays autour de nous, que ce soit des pays de l'Union européenne, que ce soit des pays comme le Royaume-Uni, mais ça existe en Espagne, ça existe en Allemagne, ça existe au Luxembourg, ça existe dans beaucoup de pays. En fait, paraît tellement évident. C'est marrant qu'on est qu'on est, enfin, tu vois qu'on se soit pas dit plutôt, c'est ça qu'il faut C'est ça la différence entre des gens qui ont cette éducation financière, qui comprennent comment ça marche ou des gens qu'on maintenus dans l'ignorance, volontairement ou involontairement. Je me dis ok, on ne peut pas les laisser dans cette situation où ils pensent qu'ils n'ont pas droit à ce que 100 pour 100 de leur argent leur rapporte quelque chose. Parce que c'est faux, parce qu'on leur doit. Et donc il faut changer ça. Et oui, on sera peut-être le 1er. Oui, on sera peut-être le seul. Oui, ça va nous coûter de l'argent et évidemment c'est de la marge pure. Oui, en fait, tu réduis ta marge. Fait, c'est tout, mais c'est tout entre guillemets. Mais je veux dire. Si on veut vraiment être ce partenaire de confiance d'une génération pour l'argent, alors il faut arrêter le mécanisme qui consiste à maintenir les gens dans l'ignorance pour pouvoir faire de la marge. Tu parles d'éducation financière. Cette 2e particularité de Suméria qui m'a intéressé, c'est qu'il y a une sorte de sous compte que tu peux organiser, c'est ça Alors oui, effectivement, le fait de rémunérer les l'argent qui est sur le courant, c'est c'est une partie. La 2e partie de Suméria, c'est aider les jeunes à comprendre et organiser leur argent en vue, un, de ne pas se retrouver dans une situation de découverte, encore moins tous les mois, mais aussi de se mettre à épargner parce que c'est indispensable. Parce que plus on commence jeune et plus on va avoir la beauté des intérêts composés qui va fabriquer de l'argent pour nous et donc assurer sa sérénité financière dans le futur. Mais effectivement, comme tu l'as dit, ça commence par comprendre mon argent. Donc qu'est-ce qui rentre Qu'est-ce qui sort Et combien mais aussi quand Parce que imagine, je te pose la question, est-ce que si j'ai 500 euros de solde le 22 du mois, c'est bien ou pas Ça dépend combien tu dépenses, mais Ça dépend surtout qu'est-ce qui te reste à payer. Oui oui. Si tu as encore 700 ou 800 ou 900 € de prélèvement qui vont arriver le 24, le 25 et le 26. C'est catastrophique, tu vas être à découvert. Si tu as déjà tout payé et que c'est juste pour se faire plaisir, bon, ça va passer. Et donc on voit bien que le quand est très important, évidemment pas autant que le combien, mais c'est très important. C'est important. Et donc comprendre son argent, ça veut dire aussi être capable de savoir dans où est-ce qu'il part, où est-ce qu'il est dépensé, catégorisé, organisé et pour ça effectivement dans Suméria, on a la capacité de créer des enveloppes qui sont en fait des vrais comptes avec des Ibans sur lesquels on peut avoir des prélèvements, des paiements par carte, qui sont la représentation finalement numérique de ce que certains font avec des enveloppes papier, de ce que nos grands-mères faisaient avec des enveloppes papier ou avec des boîtes et qu'on retrouve aujourd'hui comme une tendance dans la, sur TikTok par exemple, s'appelle le cash stuffing, où des gens réellement pour reprendre le contrôle sur leur argent, parce qu'ils ne s'en sortent pas, parce que tout est virtuel et donc c'est c'est difficile de de de Ils vont thésauriser. Ils vont à la banque retirer en début de mois tout ce qui n'est pas prélèvement, le mettre en cash à la maison dans des enveloppes où ils vont effectivement écrire. Sur le matelas. Voilà. Comme les anciens Et ce n'est pas possible. Tu parles vachement des jeunes, c'est intéressant. Qu'est-ce qui te touche autant chez les jeunes Parce que donc Lydia, à la base, tu vas me le raconter après, ça a été monté, peut-être pas pour les jeunes au départ, mais c'est eux qui ont fait en sorte que la boîte a émergé. Et puis là, Suméria, tu es aussi touché par ces jeunes et leur façon de dépenser. Oui, alors encore une fois, y a 2 aspects. Un, quand on lance Lydia, on est en 2013, juillet 2013. Là, as 22 ans. Hors taxes. Il y avait une grosse TVA à cette époque. Pardon, je tiens toujours. Et il faut être fou pour nous confier, alors qu'on est personne, qu'on vient de démarrer, qu'on n'a pas de marque, qu'on n'a pas de clients, qu'on n'a rien, tes coordonnées bancaires. La seule chose qui peut faire que tu vas faire ça, c'est que tu es finalement pas très concerné par ces sujets-là et que tu as envie de tout faire avec ton téléphone. Et honnêtement, la population qui n'est pas très concernée par les inquiétudes de mettre ses numéros de carte dans quelque chose en ligne. C'est les jeunes. C'est ceux qui achètent déjà en e-commerce à fond et qui utilisent leur téléphone déjà pour tout sont les jeunes. Donc naturellement, c'est eux qui se sont emparés du sujet. On ne l'a pas fait exclusivement pour eux, mais c'est eux qui s'en sont emparés. C'est quoi l'âge moyen Tu l'as en tête ou pas Oui, l'âge moyen aujourd'hui de nos clients, c'est 28 ans. Ah oui, génial. Voilà, donc Il n'y pas beaucoup d'industries où l'âge moyen est de 28 ans, non Dans tout ce qui est bancaire, financier dans la fintech. Non, non, clairement pas. C'est c'est c'est une chance, mais c'est aussi, on va dire que ce qu'on fait résonne sans doute plus avec eux parce qu'on le construit chaque jour avec eux. Il y un truc qu'on ne peut pas ne pas évoquer avec Sumeria, c'est qu'il a un petit couac de marketing, non De communication, oui. De communication. Les gens ont tous cru que Lydia disparaissait, que Sumaria remplaçait. Tu m'as dit même au bureau, il y eu des gens qui ont fini par en pleurer quoi. Vraiment, ça, pas très bien passé. Ils n'ont pas pleuré pour les problèmes de communication. Ils ont, ils ont pleuré pour des raisons. Certaines personnes ont pleuré parce que il y avait une extrême violence des commentaires sur sur des réseaux sociaux ou sur des sur des app stores parce que derrière l'anonymat de ces plateformes, on peut écrire vraiment des choses très méchantes sans savoir que ou sans se soucier de qui lie et qui sont ces gens et qu'est-ce qu'ils font vraiment. Et donc, quand on est attaqué, insulté et qu'on fait les choses bien avec coeur, avec passion, ça fait mal et ce n'est pas juste. Non, qu'est-ce qui s'est passé alors Mais ce qui s'est, qui s'est réellement passé, c'est qu'on a cet amour immense pour Lydia, mais vraiment immense. Et et on le voit, on l'a dit, c'est rentré dans le langage courant. Et puis, quand on décide donc de séparer la partie bancaire qu'on avait déjà testée à l'intérieur de Lydia, on commence ça, on a tout le monde dans une seule app. La 1re manière, c'est de se dire nouvelle marque, nouvelle app et donc on aurait créé Suméria à côté de Lydia et il aurait fallu faire migrer les gens qui utilisaient Lydia pour des services de compte courant. Ouais, donc là tu tu repars à 0 1 petit peu quoi. Mais ce n'est pas tellement que tu repars à 0. Mais si tu fais ça, ça veut dire que pour ceux qui n'ont pas bien lu les communications ou pas lu du tout et on comprend que les gens sont assaillis de communication. Alors, du jour au lendemain, ils vont se retrouver dans une application où il n'y a plus de services essentiels pour eux. Ils n'ont plus les prélèvements, ils n'ont plus les cartes, ils n'ont plus, ils n'ont plus leur vie. Et pour certains, ils n'ont pas d'autres comptes. Et donc, vous avez choisi de faire comment alors Et donc, à l'échelle d'un 1000000 et demi de personnes qui est le nombre de personnes qui nous utilisent déjà pour ce type de service à l'intérieur de Lydia. Je crois que la banque de France vient, ils éteignent la lumière. C'est du coup, c'est impossible à faire. Et donc ce qu'on a fait, c'est qu'un mois avant la bascule, on a recréé Lydia sur le côté qui était le Lydia original avec le service de paiement entre amis. On a renommé le Lydia qui faisait tout en Lydia compte et ensuite un mois plus tard, on l'a renommé Suméria et là, il a changé de couleur. Bien sûr, on a fait beaucoup de communication. Bien sûr, on a eu beaucoup d'articles de presse, plus de presque 200 en vérité, ce qui est quand même gigantesque. Mais alors pourquoi il y a une erreur de com alors Mais la réalité, c'est que beaucoup de gens n'ont pas lu. C'est ça. Que nous, on l'a fait en un mois et que peut être qu'on aurait dû le faire en plus longtemps et qu'on aurait dû matraquer de la com. Et qu'un jour, même si c'est que 5 pour 100 qui n'ont pas lu et qui n'ont pas pris l'information, n'est pas arrivée ou qui n'ont pas compris ou qui est qui avait mieux à faire avec leur cerveau et ça se comprend très largement. Alors du jour au lendemain, tout avait changé. Le nom avait changé la couleur, le l'icône avait changé, la couleur avait changé. C'était vraiment un traumatisme et ça s'est manifesté d'une manière violente pour certains. Et encore une fois, ça prouve qu'ils aimaient le produit. C'est ce j'ai dit en interne. J'ai dit c'est de l'amour transit. Oui, c'est dur quand même. Ça ne fait pas plaisir, ça heurte, ça peut faire pleurer. Mais est ce que là, vous avez perdu des clients Oui, bien sûr. On regarde un petit peu, un petit peu. La réalité, c'est que c'était assez peu. Il y avait plus de bruit que d'impact sur le business. Mais en revanche, ce que ça a eu comme effet, c'est que pendant, on va dire les 6 premiers mois du lancement, la vague qui aurait dû porter ce lancement avec cette nouvelle offre qui était vraiment extraordinaire et particulièrement soignée, comme tu l'as dit, notamment avec le compte courant rémunéré, a eu du mal à décoller. Donc plutôt que de perdre, on n'a pas de temps perdu que ça. On a perdu peut être 5 pour 100, ce qui n'était pas majeur. Mais en revanche, ce qu'on a eu, c'est qu'on n'a pas eu le décollage qu'on aurait voulu. Ça a pris 6 mois plus. Ce qui est intéressant, c'est que quand même, t'es à la tête. On a appris. Non, mais c'est ce que j'allais dire. C'est qu'en fait, quand tu es entrepreneur, j'ai l'impression, Tous les jours, tu prends des baffes. Ah oui. C'est ça le métier d'entrepreneur. Tous les jours, tu prends des baffes. Tous les jours, tu fais des choses qui ne fonctionnent pas. Tous les jours, tu essayes des choses qui ne fonctionnent pas. Mais si tu n'essayes pas, tu ne vas rien faire. En fait, si tu si tu cherches pas à innover, si tu ne cherches pas à aller plus loin que ce qui existe déjà, tu fais juste la même chose, un peu plus joli, la possibilité que tu fasses quelque chose qui soit réellement impactant est extrêmement faible. Et donc, ton instinct te dit va chercher loin, va vraiment transformer ce sujet, fais et et donc c'est ça qui fait les entreprises générationnelles, celles qui transforment leur marché, ceux qui vont chercher loin, ceux qui vont, ceux qui poussent vraiment au maximum jusqu'au dernier millimètre, le plus près du bord. Et si tu fais ça, mais la quantité d'échecs est infiniment plus grande que la quantité de succès. C'est clair. Mais ce n'est pas grave. En fait, on est là pour ça. En fait, c'est presque scientifique comme méthode. Oui, mais ça veut dire que tout le monde ne peut pas être entrepreneur. Tout monde n'a pas les Ouais, c'est pas que les épaules, c'est c'est en fait, c'est le mental, c'est c'est très dur. La plus grande qualité d'un entrepreneur, c'est la résilience, c'est la capacité encore et encore et encore et encore de se tromper, mais d'apprendre et de s'améliorer après chaque erreur et de le faire de manière scientifique. C'est-à-dire que si je fais les choses sans savoir pourquoi et que je n'en attends rien, la probabilité que ça me permette de m'améliorer, c'est 0. Si je dis ok, voilà, j'essaye d'obtenir ça. Mon hypothèse, c'est ça. Voilà comment je vais le mesurer. Alors si ça ne fonctionne pas, je vais apprendre comme un scientifique qui fait une expérience. Et voilà, et donc c'est notre quotidien, c'est ça. En fait, c'est être résilient et être humble aussi, non J'ai l'impression. Oui, ça va ensemble. Sinon, ton ego te fait exploser longtemps avant que tu atteigne le seuil de résilience. Et toi, tu as un petit truc en plus, c'est que tu as une forme d'humour qui est géniale. C'est-à-dire qu'en fait, on a l'impression que tu prends tout, alors peut-être pas intérieurement, mais en tout cas extérieurement, tu te marres, ce n'est pas grave. Est-ce que ça, ça aide Oui, ça aide. C'est une force très importante d'être capable de prendre de la distance par rapport aux choses et aussi de peut-être savoir dédramatiser. Parce que aussi, j'ai grandi dans une famille de médecins et où des sujets dramatiques comme la mort étaient des sujets Faisait partie du quotidien. Qui faisait partie du quotidien. Mon père était cardiologue, notamment dans l'équipe de chirurgie cardiaque et de cardiologie à la maternité. Donc les drames et y compris des morts, c'était c'était quotidien, les mères dermato Et donc elle aussi avec des des voilà des des problématiques, voilà, avec des gens qui avaient évidemment des Des cancers. Des cancers de la peau, des maladies vénériennes assez dramatiques et qui finalement, ce sujet de la mort, de la souffrance a toujours fait partie de mon échelle de valeur et de qu'est-ce qui est important et qu'est-ce qui et à quel niveau d'importance, c'est quel niveau de priorité. Et je crois que du coup, comme on dit, nous, on ne sauve pas des vies quoi. Tu dis la confiance, ça se gagne, mais ça se perd vite. Ça se gagne lentement. Oui, c'est ça. Ça se calme dans la ça se gagne. La confiance, c'est comme l'amour. On dit il n'y a pas d'amour, n'y a que des preuves d'amour. C'est pareil pour la confiance, La confiance, il n'y a que des preuves de confiance. Donc la confiance, ça se gagne par les actes renouvelés. Et donc ça, ça veut dire que chaque jour, on doit à la fois créer des conditions et les raisons de cette confiance, mais aussi se battre avec acharnement pour supprimer tous les petits irritants. Et ça peut être parfois juste la couleur d'un bouton ou la rédaction d'un d'une phrase d'action qui viennent abîmer cette confiance. C'est intéressant parce que tu parles des irritants et tu as cité Spotify, Uber. Uber, parfois, ta course est annulée. Spotify, tu peux avoir un souci de connexion. Mais toi, tu ne peux pas te permettre d'avoir un souci. Tu ne peux pas virer de l'argent et oublier 10 centimes, quoi. En effet. Donc en fait, c'est un truc, c'est un truc de dingue que tu dois constamment. Vous devez tous constamment. Vous n'avez pas le droit à l'erreur. Pire que ça, tu ne peux pas rajouter 10 centimes non plus. Oui, c'est vrai. Non, mais on pourrait, pourrait dire il manque 10 centimes. Les gens sont énervés, on comprend, il manque de l'argent. Mais même si tu en métro, la confiance est rompue et donc des 1000000000 de fois par an, on n'a pas droit à lire. Il y a une phrase dans les vieux films de vraiment à l'ancienne qui est la bourse ou la vie, les films de De far west. Ouais, de far west ou de bref, des vieux films quoi. Et ça dit quelque chose, ça dit, sauf dans le cas d'une menace avérée sur mon intégrité physique, je ne donnerai pas mon argent. Et donc ça montre bien le niveau de de sensibilité qu'il y a avec ce sujet-là. Ah oui, on ne peut pas se tromper. Est-ce que tu peux nous raconter comment Lydia est venue Parce que d'ailleurs, ce que je ne sais pas, c'est est-ce que tu étais entrepreneur avant Non, je crois que tu étais salarié en fait avant. T'étais salarié et tu te lances entre guillemets, pardon sur le tard dans l'entrepreneuriat, c'est-à-dire que tu n'as pas 22 ans, tu sors pas d'école de commerce. Non, je suis pas 22 ans, j'ai effectivement un tout petit peu plus, 38 précisément. Mais Je n'ai pas âgé, mais tu vois ce que veux dire, c'est que tu n'as pas le profil du mec qui sort d'école de commerce ou qui sort de l'INSEAD et qui fait un truc quoi. Et et mais j'avais quand même eu la chance de faire mes précédentes expériences dans un des entreprises qu'on appellerait aujourd'hui ou qu'on dans les 15 dernières années des start-up puisque c'est des entreprises technologiques qui se crée. Et moi j'arrive soit au tout début, je fais partie du début. Donc soit j'arrive quelques mois après la création, soit je suis là dès le début. Donc je vois bien comment ça fonctionne. Je je j'ai la chance d'y occuper des fonctions de plus en plus à responsabilité et donc d'être passé de stagiaire commercial jusqu'à CEO. Et puis pendant 15 ans quand même en France, aux États-Unis, dans différents pays et toujours dans du b to b, dans des grosses infrastructures de data centers et et je sais que pour aussi intéressant que ça peut être, j'ai un peu fait le tour. Ça trottait dans ma tête depuis quelques quelques temps et en 2008, j'ai eu ce 1er iPhone, je m'en suis servi beaucoup tout de suite, mais il n'y avait pas d'App Store. Avec le 1er iPhone, c'est avec le 2e iPhone qui est arrivé, l'App Store. Et là, c'était comme une révélation pour moi. Ok, là, on va devoir réinventer tous les services pour cette nouvelle interface qui n'est pas qu'une interface qui incarne aussi ce nouveau monde technologique qui est l'internet mobile, donc la capacité à faire tout de partout, tout le temps. Et ça, ça voulait dire qu'il y avait une fenêtre d'opportunité historique qui allait s'ouvrir dans les. Tu t'en es rendu compte tout de suite. Tout de suite puisque j'étais utilisateur. Oui bien sûr. Et donc depuis 2 ans et donc ça me démangeait quoi. Là, je me suis dit ok, c'est c'est le moment, il faut que je je parte et que je me lance là-dedans. Je n'avais pas d'idée précisément dans quoi j'allais me lancer. Et c'est en voyant ce qui se passait au Kenya avec cette incroyable révolution qui a été MPSA, un système de paiement entre téléphones, mais basé sur du cash qu'on va donner dans des petits commerces au bord de la route qui est des petits commerces On va faire du cash cash qui est ensuite virtuellement sur ton téléphone, c'est ça Au départ, c'est Safaricom qui est l'opérateur mobile dominant au Kenya, filiale de Vodaphone. Les gens ne sont pas bancarisés au Kenya et donc ils donnent du cash dans des petits commerces qui sont affiliés à l'opérateur téléphonique. En échange, enfin le petit commerce leur donne un code qui équivaut à des unités, des unités de airtime, lesquelles unités peuvent être aussi transférées à quelqu'un d'autre. Pour la faire Ça, tu étais en vacances comment comment tu as Non, non, je l'ai vu, on a parlé et après je l'ai vu physiquement. Et là, je me suis dit, mais ok. Et donc eux se sont dit, mais si on peut faire du airtime, donc des minutes d'appel, on peut aussi bien faire des unités d'argent. Et si on peut se les envoyer, on peut aussi s'envoyer cet argent. Et finalement, on a un système de paiement pour les gens qui ne pas bancarisés. Et c'est ce qui est devenu, bien sûr, s'est répandu ailleurs. Ça a été repris par d'autres opérateurs et c'est devenu ce qu'on appelle mobile money et qui aujourd'hui est archi dominant en Afrique et en Asie du Sud-Est. Donc, mobile money a transformé en profondeur ces sociétés. On a fait disparaître des sujets de corruption, d'insécurité dans la rue, tout ce qu'on a vécu ici Parce qu'il n'y pas l'époque, y du cash. Oui, voilà. Et donc c'est pour ça que quand tu vois la transformation du paiement mobile, l'impact sur les gens dans sur leur quotidien, c'est ça. Là oui, c'est vraiment quelque chose d'incroyable, mais encore fallait-il pouvoir faire un système de paiement. Tu ne viens pas d'un univers financier bancaire non plus. Non, et puis les gens ici sont bancarisés, ils ont des smartphones, on n'est pas du tout dans le même environnement que qu'au Kenya. C'est vrai c'était un défi de se dire le Kenya, c'est génial, il faut même le transposer en France. Exactement. Mais force est de constater que le depuis 10 ans, on nous disait tous les ans qu'on allait payer avec notre mobile et que personne ne le faisait. Et donc, il y avait quand même très probablement quelque chose à creuser et c'est ça et c'est ça qui a qui a qui m'a décidé à démarrer ce projet-là. Et puis, il a fallu quelques mois plus tard, rencontre cette rencontre avec Antoine Porte, notre cofondateur qui lui, pour le coup, était tout à fait dans le profil que tu mentionnais plus tard puisqu'il avait 24 ans plus tôt. Mais alors comment, comment tu l'as choisi Est-ce que c'est toi qui va le chercher Oui, alors tout à fait par hasard. C'est un malentendu magnifique. En fait, quand je me dis ok, je fais ce truc de paiement, j'ai un ami à moi, un ami très proche qui est à San Diego et qui voit un système de paiement mobile par smartphone fait par un étudiant de l'université de San Diego et qui est, qui s'appelle BoostBox, donc pour payer dans les bars. Et il m'envoie le détail de ça, 4 bars autour de l'université de Saint-Diego et je me dis, ah ouais, c'est génial, les jeunes, les bars, on va pouvoir démarrer avec ça, pourquoi pas. Et donc je je cherche évidemment quelqu'un qui a des compétences tech de dev puisque moi je ne les ai pas, mais aussi quelqu'un qui connaît les bars. Je sais, c'est un Tu ne connaissais pas les bars. C'est un peu bête, je sais. C'est marrant. Et donc je, au bout de au bout de 3 jours, je me dis en fait, c'est vraiment idiot de chercher quelqu'un qui a les 2. Les bars, ça doit pouvoir se séparer de la tech a priori. On peut trouver des gens qui connaissent des bars, d'autres qui connaissent la tech ou plutôt un qui connaît la tech. Et donc je commence à regarder les sites de bars, je trouve les amis de l'apéro, un site vraiment très sympa, hyper bien fait avec une bonne communauté de gens qui mettent des commentaires actifs et qui commencent à développer en plus des des sujets un peu de couponing. Vous savez, je me dis, mais c'est, on pourrait faire un petit partenariat avec eux sur la partie bar. Bien sûr, n'ai rien à faire en partenariat, je leur écris quand même pour voir. Donc tu écris à temps aux amis de l'apéro. Exactement. Ça commence comme ça. Voilà. Et puis évidemment, les amis de l'apéro me proposent de boire un apéro logiquement. Et donc on se retrouve rue de Charonne à boire un apéro. Mais la personne qui vient, c'est un jeune homme de 24 ans à qui je qui me dit bonjour, je m'appelle Antoine, c'est Cyril. Me dit, je lui dis, tu travailles pour les amis de l'apéro Il me dit non, personne pour travailler pour les amis de l'apéro. C'est un truc que j'ai fait sur le côté quand j'étais étudiant en informatique. Mais sinon, je directeur technique chez My Little Paris. Et là, en fait, j'avais trouvé mon Extraordinaire. Maître qui s'y connaissait en taquet en bas. Mais c'est génial. Voilà, la soirée a été un peu longue. On s'est vu, on s'est reconnu. On a passé 6 mois à creuser la faisabilité du projet et la faisabilité Il n'y pas d'histoire de mauresque ou de trucs comme ça Oui, il y a eu beaucoup de mauresque cette soirée là parce qu'il est niçois, je suis marseillais et ça, ça, c'est inévitablement Un, c'est un couple Bien et dans la durée puisque maintenant ça fait 14 ans qu'on travaille ensemble tous les jours. Je dis qu'on a créé cette société à 4, évidemment, même un peu plus avec nos épouses et familles respectives. Mais c'est vrai aussi qu'on a passé plus de temps éveillé l'un avec l'autre depuis ces 14 dernières années qu'avec Vos épouses. Nos épouses, nos enfants, c'est c'est c'est c'est réel. Et donc C'est scellé au fond du Mores quoi. Ça a été un peu plus qu'une. Oui, on s'est fait mettre dehors d'abord une 1re fois de la terrasse. Le patron nous a dit bon, allez rentrer à l'intérieur et à 3 heures du matin, il a dit bon, maintenant les gars, je vais je vais leur bien, partez. Donc voilà comment c'est parti. Mais évidemment, entre temps, y a eu plus que des mousses. J'imagine. Et après donc là, vous vous dites ok, concept, Lydia, enfin là, vous commencez à en parler. Non, on fait de ricot de nuit un truc pour payer dans les bars, ça dure 6 mois, on teste, on apprend, on fait des bêtises, en même temps on trouve des partenaires pour pouvoir lancer un vrai service de paiement générique. Et puis après, un an plus tard, puisque là, on est en 2013, on lance, on lance Lydia. Et puis voilà, the rest is Et alors d'où d'où vient ce nom Lydia Comment vous l'avez choisi Alors on a toujours essayé de faire des choses qui ont du sens et donc il fallait que le nom ait aussi du sens. Il s'avère que Lydia, c'est le nom du royaume où a été frappée la 1re pièce de monnaie au 7e siècle avant Jésus-Christ. Et c'est un royaume qui nous a laissé des mots liés à l'argent dans le langage courant qu'on, dont on ignore que c'est lié à ce ce royaume de Lydia. Aujourd'hui, Lydia, c'est la côte occidentale de la Turquie, au plus proche de la Grèce. D'accord. Vers Bodroum, tout ce qu'on appelle Il y a quoi comme mot qui reste Et donc, par exemple, la 1re pièce de monnaie était frappée dans un alliage naturel d'or et d'argent qui s'appelle l'électrum. Le dernier roi de ce royaume était Craius. Et donc, quand on dirige comme Craius, ça vient de là aussi. C'est génial. On a fait la même chose avec Suméria et en fait, on s'est rendu compte que l'écriture avait été inventée par les Sumériens au 4e millénaire avant Jésus-Christ. Donc, c'est la fameuse écriture qui était faite pour tenir des comptes de marchands. Parce qu'en fait, c'était un endroit, donc c'est aujourd'hui, c'est le sud de l'Irak qui était un endroit, un croisement extrêmement important du commerce à l'Orient et Bien sûr, avec les gens et le monde. Avant ça, l'homme vivait dans une tradition orale et donc pour tenir les comptes. Et donc c'est pareil. Donc vous êtes entrepreneur et fan d'histoire quoi. Revenons à Lydia. Départ, ce n'est pas si facile que ça. Et puis tout d'un coup, ça va prendre dans les BDE. En fait, ça va prendre dans des écoles d'ingé, c'est ça Écoles d'ingé et puis très vite de commerce en fait. Qu'est-ce qui s'est passé Pourquoi à un moment vous galérez Et puis d'où se passe cet cet embranchement Enfin d'où ça vient On était un peu désespéré au mois d'octobre 2013. Et puis notre mobile qui était le seul employé payé de cette entreprise, qui est toujours avec nous, Fred. Et qui nous dit, coucou Fred. Merci Fred parce que Il nous dit, moi je suis toujours un peu prof sur le côté à Epitech. Si vous voulez, on va aller demander effectivement Et l'école d'argile. Une école d'argile de codeurs. Et on est allé, on les a vus, y avait un groupe d'étudiants qui nous et là-dedans, il y a dans le lot, donc un peu d'excitation tout de ah oui, ce serait super pour se rembourser les colocs, les taxis, les soirées, les machins, super. Et il y a qui dit, mais moi, je suis aussi les trésoriers du BDE, est-ce que ça ne pourrait pas, est-ce qu'on pourrait utiliser ça pour vendre des places de soirée Parce qu'il y quelques semaines, on a fait une soirée. Évidemment, on a récupéré que du cash en sortant de la boîte de nuit, on s'est fait agresser, on savait piquer la recette. Et par ailleurs, voilà, c'est embêtant de garder des chèques, du cash et tout. Donc, est-ce qu'on pouvait, est-ce qu'on pourrait utiliser ça aussi. Et donc là, on avait trouvé notre situation magique qui est en fait, quand on dit business double face, on appelle ça aussi l'œuf et la poule. Et là, l'œuf et la poule, c'est la même personne, c'est-à-dire que le payeur, c'est aussi l'encaisseur puisque le BDE, c'est des étudiants et ce n'est pas n'importe quel étudiant. C'est généralement les plus populaires de du campus, ceux qui font les soirées. Bien sûr. Voilà. Et donc on lui a dit, bien sûr, on va te faire un truc sur mesure aux petits oignons magnifiques. Et puis tu vas en échange En faire un peu la publicité quoi. Non, tu vas obliger les gens à payer avec ça. Ils n'auront pas le choix. Voilà, il l'a fait. Et évidemment, en 2 ou 3 soirées, on avait 100 pour 100 du campus qui était utilisateur. Génial. Et donc l'envie d'utiliser son mobile pour payer n'est pas venue de l'envie d'utiliser son mobile pour payer, mais de l'envie d'aller à la soirée. C'est génial. Donc après, on a compris que ça allait être à peu près pareil dans tous les campus. Et donc vous vous êtes implantés quand même après. Depuis octobre 2013, un campus pilote pilote pilote pilote pilote. Et puis ça ne serait pas parce que comme je le disais, j'étais encore hier en train de faire une conférence. C'est génial. C'est devenu notre ADN, c'est devenu aussi notre notre combat. Il y a quand même un lien avec la Mauresque, la rencontre avec l'autre fondateur Les soirées, soirées Les soirées. Oui, il y a, on va dire qu'il a une ligne directrice. Il y quand même un truc. Et puis, y a cet autre point de bascule. Tu l'as évoqué brièvement au début de notre échange. Ce moment où tu te rends compte que Lydia est rentrée dans le langage courant. Là aussi, un campus. Là aussi, sur un campus. Est-ce que tu peux nous raconter Parce que ça, c'est un moment fort. Vous galérez un peu finalement pas Décembre 2015 ou novembre 2015, je ne plus où on n'a pas tant d'utilisateurs que ça, 110000. Ça fait quand même 2 ans qu'on a lancé un peu plus 2 ans et demi, donc ce n'est pas, même avec l'histoire de BDE, ça va pas si vite que ça. Et je suis invité à parler dans un cours à l'université de Paris-Dauphine. Je rentre dans le hall et là, y a 2 étudiants qui sortent et un qui dit à l'autre, mais vas-y, paye, je te fais un litchiat. Et là, j'étais abasourdi, je l'ai arrêté. Je lui ai demandé de redire ce qu'il avait dit. Il pensait que j'étais son prof, évidemment. Enfin, un prof. Il a fait une question d'âge, sans doute. Je ne faisais pas mes 22 ans. Oui, c'est ça. Je faisais un peu plus. Et bon voilà. Et donc à ce moment-là, il me redit ça et je dis mais tu as dit un Lydia et il me dit tout le monde dit un Lydia. Et donc là, je comprends qu'on a gagné. Il n'y pas beaucoup de marques qui sont devenues des mots comme ça, Surtout au tout début, ayant si peu de clients. Incroyable. C'est une chance inouïe, ça nous a fait économiser des centaines de 1000000 en marketing. Tu m'étonnes. Et après, même en Donc là, tu as la pression sociale. Oui, c'est ça. Et en plus, il transforme un prénom féminin en truc masculin. C'est magique en fait. C'est nom d'un royaume qui est devenu un prénom féminin, qui devient finalement un nom commun masculin pour exprimer quelque chose qui est lié à l'argent. Finalement, le cercle est refermé. C'est là, ça t'a fait la journée, la semaine, le Ah, ça m'a fait même les 10 années suivantes. Vois, on parle encore. Oui, c'est vrai, c'est vrai, c'est vrai, Mais bientôt en novembre 2025, 10 ans plus tard, ça m'a fait, ça me fait toujours l'affaire. Ce qui est incroyable, c'est que tu as changé. Vous avez changé l'usage en fait. Enfin, vous avez introduit On a 2 usages, on a changé l'usage du téléphone, on a transformé le téléphone en un moyen de payer et 2, on a transformé la manière dont les gens s'échangent de l'argent. Mais il a quand même fallu vous faire confiance quoi. C'est ça, c'était un défi. Peut-être que ça a participé au fait que ça En fait, la la confiance, c'est ça le grand sujet. Le sujet n'est pas l'argent, l'argent, c'est la conséquence. Le sujet, c'est la confiance et c'est encore plus vrai avec Suméria. Tu n'étais pas du tout, tu l'as évoqué, fils d'entrepreneur. Non. Est-ce que tu aimerais que tes enfants deviennent entrepreneurs Est-ce que tu leur souhaiterais de d'avoir ta carrière, ta vie ou c'est vraiment épuisant Alors c'est épuisant et je leur souhaite non pas d'être entrepreneur parce que ça, c'est quelque chose qui est très personnel, mais je leur souhaite d'avoir une vie professionnelle aussi passionnante que la mienne, ça, c'est sûr. Parce qu'il n'y a pas un seul matin, même les matins où où on sait que les sujets vont être difficiles, où je ne dis pas quelle chance extraordinaire. C'est extraordinaire, extraordinaire. Regardons les choses même avec un tout petit peu d'objectivité, même si ce n'est jamais si objectif que ça. Mais combien de personnes ont la chance d'avoir tous les jours un impact sur le quotidien de 1000000 de leurs concitoyens C'est très très peu de monde. Bien sûr que c'est difficile. Bien sûr que si c'était facile, tout le monde le ferait toute la journée et que justement, ce qui fait la beauté, c'est la difficulté. Ce qui fait la la grandeur du succès, c'est Le chemin. La difficulté du chemin. Et plus le chemin est long et plus il est difficile, plus il est incertain, plus il est semé d'embûches et plus la les les avancées, même si c'est des petits pas, ont de valeur. Tout le monde ne peut pas être entrepreneur. Tout le monde ne peut pas encaisser parce que c'est quand même beaucoup de stress que toi, encaisses avec le sourire. Enfin, néanmoins, tu dois quand même le ressentir un petit Tu es à la tête d'une des licornes françaises. Est-ce que le fait d'avoir accédé à un tel succès, ce n'est pas encore plus stressant que d'être en train d'y arriver Alors je ne sais pas si c'est stressant. Je ne suis pas très soumis au stress pour être tout à fait honnête. C'est ça qu'il fallait que tu sois entrepreneur, toi. Vraiment, j'ai la chance de, par exemple, extrêmement bien dormir. Sommeil très réparateur, même si ce n'est pas très long. Mais en revanche, ça, tu as dit le mot, ça oblige. Ça oblige parce qu'en fait, ce qui augmente, ce n'est pas ton niveau de stress, enfin, il y a qui sont stressés, ça va augmenter leur niveau de stress, mais c'est ton niveau de responsabilité. Tu es responsable de sujets sérieux, graves, essentiels pour de plus en plus de gens qui sont tes clients, mais aussi les gens qui travaillent dans l'entreprise, mais aussi les gens qui t'ont fait confiance, les actionnaires, mais aussi ta famille. À la fin de tout ce vendeur, puisqu'on arrive à la fin, je demande toujours aux invités s'ils ont un petit conseil. C'est quoi ton mot de la fin en vue de tout ce qu'on s'est dit, ta trajectoire Tu as cru en ton truc, tu t'es lancé, tu t'es associé, tu as changé les usages, ferait quoi le mot de la fin Qu'est-ce que tu as envie de dire aux gens qui nous écoutent ou qui nous regardent C'est un mot pour ceux qui ont envie d'entreprendre. C'est c'est évidemment magnifique, c'est très difficile, mais c'est magnifique. Mais c'est quelque chose qu'on ne peut pas faire complètement tout seul. C'est un projet de vie et donc c'est un projet qu'il faut mener avec les gens de sa vie. Et donc moi, ce que j'ai envie de dire pour finir, c'est un peu comme aux Oscars ou aux César. J'ai envie de dire merci. J'ai envie de dire merci à tous ces gens complètement fous qui nous ont aidés depuis le 1er jour, évidemment à nos familles, nos épouses, nos enfants qui ont accepté des choses complètement absurdes pour nous donner cette chance de pouvoir avoir cette aventure à des à des gens qui ont qui nous ont donné une partie de leurs économies pour démarrer les fameux friends and family, en l'occurrence plus friends, mais mais qui ont cru en nous alors qu'on n'avait vraiment rien et donc qui ont cru en nous plus que dans le projet. Toute cette aventure extraordinaire n'existe que parce que des gens bienveillants qui nous aiment sincèrement et qui ont mis une partie d'eux-mêmes finalement à risque, nous ont donné cette liberté, cette chance de pouvoir avancer sur ce chemin. Merci Cyril Schief, c'est hyper sympa, c'est Good Carman, j'ai pas donné des idées à d'autres qui nous regardent. En tout cas ce que j'adore c'est que tu nous as dit ton client moyen il a 28 ans, moi j'ai l'impression de rajeunir quand j'utilise Lydia ou Suméréa, ça c'est pour ça très très sympa. Merci d'être venu et puis tous Wonder c'est tous les mardis, on se retrouve la semaine prochaine, salut.
Points clés
- Cyril Chiche est le cofondateur et PDG de l'application de paiement Lydia.
- Lydia est une licorne française, valorisée à plus d'un milliard de dollars.
- L'expression 'faire un Lydia' est entrée dans le langage courant en France, signe de son adoption massive.
- Suméria est le nouveau projet bancaire de l'équipe de Lydia, visant à étendre les services au-delà du simple paiement.
- Le parcours de l'entreprise est présenté comme un exemple de persévérance et de réussite dans la fintech française.
À éviter
❌ Se reposer sur un premier succès
✅ Malgré l'immense succès de Lydia et son statut de licorne, Cyril Chiche a décidé de 'renverser la table' en 2022 pour lancer Suméria. Un entrepreneur doit constamment chercher à innover et à répondre à des besoins plus profonds, même en position de force.
❌ Sous-estimer l'importance de la simplicité
✅ Le succès initial de Lydia repose sur une proposition de valeur ultra-simple : rembourser un ami avec un numéro de téléphone. Cette focalisation sur l'expérience utilisateur, en éliminant toute friction, a été la clé de son adoption massive.
❌ Ignorer les signaux culturels
✅ Le moment où 'faire un Lydia' est entré dans le langage courant a été identifié par Cyril Chiche comme un point de bascule. Comprendre et reconnaître quand son produit dépasse son usage fonctionnel pour devenir un phénomène culturel est un indicateur clé de réussite.
Conclusion
L'histoire de Lydia n'est pas seulement celle d'une application à succès. C'est le récit d'une vision entrepreneuriale portée par la détermination. En transformant un geste du quotidien, Cyril Chiche a non seulement bâti une licorne, mais il a aussi prouvé que l'innovation à la française pouvait bousculer les géants établis. Avec Suméria, une nouvelle page s'ouvre, promettant de continuer à redéfinir notre rapport à l'argent, avec la même audace qu'à ses débuts.