Mathieu Madenian : de la criminologie à la scène, les points de bascule d’un humoriste et d’un père

Publié le 4 août 2026 · Mis à jour le 4 août 2026

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Assis dans le studio du podcast « Tous WONDER », Mathieu Madenian, vêtu d'un pull violet, est comme sur scène : vif, drôle, sans filtre. Humoriste, comédien et chroniqueur, il est venu parler de son quatrième spectacle, À pleurer de rire, mais surtout des virages inattendus qui ont dessiné sa vie. Un parcours qui l'a mené des amphithéâtres de droit pénal aux planches des Zéniths, avec pour seul guide une forme de joyeuse fatalité.

Invité

Mathieu Madenian : de la criminologie à la scène, les points de bascule d’un humoriste et d’un père — Comment Mathieu Madenian intègre-t-il sa vie personnelle et sa paternité dans son humour ? (24:00)
Comment Mathieu Madenian intègre-t-il sa vie personnelle et sa paternité dans son humour ? — 24:00
  • Mathieu Madenian — Humoriste / Comédien / Chroniqueur

Transcript

Mathieu Madenian : de la criminologie à la scène, les points de bascule d’un humoriste et d’un père — Comment concilier la vie d'artiste nomade avec les défis de la paternité ? (39:58)
Comment concilier la vie d'artiste nomade avec les défis de la paternité ? — 39:58
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[SPEAKER_00] Moi je suis monté à Paris et cette année sabbatique dure depuis 25 ans maintenant. C'était un accident de parcours. Tu sais le petit con qui venait péter à table le dimanche. Mais j'aurais tellement aimé être avocat aussi. Est-ce que le fait de faire de l'humour, ça cache une fragilité? [SPEAKER_01] Bonjour à tous et bienvenue dans tous Wonder, le média qui parle de votre point de bascule. [SPEAKER_01] Aujourd'hui, on reçoit Mathieu Madenian. Il est humoriste, comédien, chroniqueur. [SPEAKER_01] Dans son 4e et dernier spectacle, À pleurer de rire, il parle de sa paternité. [SPEAKER_01] À l'esprit vif chez lui. L'autodérision est clairement une religion. Il va venir nous parler de sa trajectoire, de sa passion et vous allez l'entendre. Il était initialement quand même destiné à devenir avocat spécialisé en criminologie. [SPEAKER_01] Tous vendeurs, c'est tous les mardis sur YouTube. [SPEAKER_01] Vous pouvez aussi nous écouter sur toutes les plateformes de podcasts [SPEAKER_01] Spotify, [SPEAKER_01] Deezer, Amazon et Apple. Vous pouvez donc nous regarder, nous écouter un peu partout et un peu tout le temps. Et merci à notre sponsor Aromazone. C'est la marque spécialisée en soins au naturel en France. Aroma Zone a publié récemment un livre de soins coécrit avec des experts qui permet d'avoir des bons conseils, des bonnes pratiques pour entretenir sa peau et le plus et non des moindres, c'est que 100 pour 100 des bénéfices des ventes de ce livre sont reversés à Focéo. C'est le fonds de dotation de l'hôpital de la Timone à Marseille et ça permet de soutenir le service d'oncologie [SPEAKER_01] pédiatrique. [SPEAKER_01] Évidemment, ça me touche parce que je suis maman et ça permet notamment d'acquérir une machine de pointe qui permet de soigner les enfants et de prévenir les récidives à l'âge adulte. Bravo à eux et merci donc à Aroma zone. Tous Wonder, c'est maintenant avec [SPEAKER_01] Mathieu Madenian. [SPEAKER_01] Monsieur Madaignan merci 1000 fois d'être avec nous. Je suis hyper contente de te recevoir. [SPEAKER_01] Dans tous on commence toujours par un point bascule. Et le tien, tu m'as dit, c'est juillet 2023. Est-ce que tu vu que j'ai mis mon pull mauve [SPEAKER_00] jolie? J'adore. Il est beau ou pas? Il est trop beau. Tu me poses la question depuis ce matin, me dirait, est-ce que je suis ridicule ou je Non, non, il est top. Il est bien. Trop beau. Mais c'est la 1re fois que je le mets pour ta podcast. Je [SPEAKER_01] suis très honoré. [SPEAKER_01] Ton petit point de bascule, même ton grand point de bascule, naissance de ton fils, juillet 2023, [SPEAKER_01] pourquoi c'est un point de bascule dans ta vie? [SPEAKER_00] Parce que je pense que pour la plupart des gens, le 1er du moins, c'est quand même, ça serait, à mon avis, si ça ne se fait pas un truc, c'est que quelque part, tu n'as pas, tu n'as pas de coeur. Ouais, [SPEAKER_00] es un peu chelou quand on dit ton gosse. [SPEAKER_00] Mais le point de bascule, parce que [SPEAKER_00] c'est, ma vie a changé, mais pas par rapport au, alors le fait d'avoir un bébé, ça c'est sûr, mais, mais c'est le fait de te rendre compte, je me suis rendu compte à quel point j'étais autocentré sur moi, à quel point j'étais, alors je ne pas que je suis plus un connard, mais à quel point j'étais un gros connard. C'est-à-dire je ne pensais qu'à ma gueule. Vraiment hein. Ouais. C'est-à-dire c'est moi qui passais avant, moi qui passais avant, ma carrière, mon boulot, mes mes mes Et quand tu as un gamin, ton centre de gravité change complètement. Ouais. C'est-à-dire c'est lui qui prend, tous tes choix sont faits par rapport à lui. Tu vois là, on s'est retrouvé, j'ai fixé l'horaire par rapport à la crèche. Tu vois, alors que, [SPEAKER_00] mais c'est ça. Ouais, mais si on t'avait dit ça il y 10 ans, tu aurais réussi. J'ai dit attends, ça ne va pas ou quoi? Ouais. C'est, non non non. Et là oui, tout est fait en fonction de lui. Alors, ne sais pas, alors tous les psys vont dire non, il faut que tu sois équilibré parce qu'un parent équilibré, c'est un enfant équilibré, mais en attendant, [SPEAKER_00] tous mes choix de carrière pour l'instant, alors je n'ai pas non plus une carrière qui est, mais mais tous mes choix sont en fonction de lui, ouais. Tu l'as eu à 48 ans, c'est ça? À 47, c'est ça? Oui, oui, oui. Pourquoi il est arrivé aussi tard? Que, est-ce que tu ne t'avais pas projeté une famille? Si si parce que je suis, j'étais gamin, je suis parrain de 5 gamins à la base, [SPEAKER_00] parce que j'ai une carte gold donc tous mes potes se disent vas-y, il va acheter des cadeaux, [SPEAKER_00] mais je pense que j'ai, parce que j'ai rencontré la bonne personne tout simplement, la question elle ne s'est pas posée quoi. Je pense que c'est, c'était évident. [SPEAKER_00] Je n'ai pas fait un gosse parce que je me suis dit, c'est le moment ou jamais, [SPEAKER_00] c'est maintenant ou après ça sera trop tard. Non, je rencontrais la bonne personne. Elle est merveilleuse en 2 mots. Tu connais ce merveilleuse, [SPEAKER_00] voilà. Et là Trop mignon. Donc, donc, c'est, ça me permet de continuer à faire mon taf et je sais que derrière, [SPEAKER_00] ça, c'est comme au foot. Ouais. Tu vois, je m'amuse, je suis l'attaquant, je mets les buts, c'est ça, c'est moi qu'on voit, vous voyez, mais c'est s'il n'y a pas derrière Celle fait [SPEAKER_01] celle qui distribue les ballons, qui gère la défense, qui C'est trop bien, c'est trop bien. J'aime bien merveilleuse. Mais c'est ça en duo. C'est trop cool. Tu m'as dit aussi quand on a préparé l'émission que c'était aussi un point de bascule parce que tu t'es rendu compte aussi de cette énergie vitale qui aurait pu basculer un moment [SPEAKER_01] et au moment de Charlie Hebdo. Est-ce qu'on peut revenir Charlie Hebdo? Tu m'as dit qu'au moment de la naissance de ton fils, tu t'étais dit aussi waouh, j'aurais pu ne pas vivre ça. Ouais ouais ouais ouais, parce que tu tapais, ah oui, il y un truc aussi quand tu un gamin, c'est que tu te dis je [SPEAKER_00] peux plus mourir. Oui. C'est ça en fait, parce que je suis venu en vélo. Avant, je ne mettais pas de casque. Maintenant, je mets le casque, je respecte le feu rouge, je gueule sur les mecs qui, tu, je suis devenu un vieux con, il n'y rien de feu rouge. Parce que je me dis, il ne faut pas qu'il m'arrive quelque chose, comme à ma femme d'ailleurs. Il faut qu'on soit là, parce qu'il y quelqu'un qui nous attend là. Donc ouais, [SPEAKER_00] c'est comme pour Charlie quand il y eu les attentats tout ça, j'ai continué à bosser à Charlie Hebdo pendant quelques années, mais là je le, je ne sais pas si je le referais parce que je dis putain, quand même. Pour bien comprendre, tu bossais à Charlie Hebdo et tu étais attendu dans cette conférence de rédaction le jour de l'attentat, mais tu n'es pas arrivé. Qu'est-ce qui s'est passé ce jour-là pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire? C'était le, c'était la 1re conférence date de l'année. Je n'y allais pas souvent parce que moi j'envoyais des cartes postales à Charlie parce que j'avais toujours le syndrome de l'imposteur. Charlie Hebdo, c'était, [SPEAKER_00] gens tellement, [SPEAKER_00] qui avaient des avis sur tout, c'était des gens tellement intéressants, tellement plus intelligents que moi, mais vraiment plus, tellement plus militants [SPEAKER_00] en fait. Moi, je ne pas militant, je suis un mec qui fait des blagues et et et [SPEAKER_00] je suis militant à ma manière, mais là, c'était vraiment la champion de de des militants. Et [SPEAKER_00] Charp voulait absolument que je j'écrive des conneries dans dans Charlie Hebdo, et donc, je me suis trouvé à écrire des cartes postales, ça me permettait de garder cette distance, et j'écrivais, cher Charlie, j'espère que mais je faisais des blagues sur moi dans le métro, moi de, tu vois, c'était assez C'était cool. Ouais, voilà. Et et donc, j'allais quelquefois aux conférences de Charlie, parce que j'adorais voir ces mecs discuter entre eux. C'était des combats de de de points de vue différents, des, c'était super intéressant et puis c'était la 1re conférence de rédac, je devais amener un gâteau des rois, [SPEAKER_00] et je, c'était à 10 heures la conférence de rédac et j'ai eu de la chance parce que j'ai eu un problème de télé à ce moment-là. [SPEAKER_00] Donc j'essaie de régler ma télé comme je pouvais, puis j'ai j'ai appelé Charles pour dire que j'aurai un peu de retard et puis j'ai eu de la chance. Beaucoup de chance sinon on ne pas en train de discuter. [SPEAKER_00] Mais ça je n'ai pas encore réalisé je crois. Tu n'as pas réalisé? Non je crois qu'on peut pas réaliser genre de trucs. Ouais. On ne peut pas réaliser, je pense qu'on ne peut pas réaliser qu'on est passé à côté d'un attentat [SPEAKER_00] djihadiste, ça n'a pas de sens en fait. Mais tu as fini par y aller, tu es arrivé Ouais, je suis allé quand même, il fallait que je voie. Ouais. Il fallait que je voie, il fallait que je, je, sinon je n'aurais pas pu réaliser puis c'était tellement extraordinaire [SPEAKER_00] en termes, en 2 mois encore, tellement. [SPEAKER_00] Maintenant, on te parle d'attentats comme on te parle de, tiens, il y quelqu'un qui se fait machin et tout, mais mais mais un attentat, [SPEAKER_00] c'était c'était inconcevable. [SPEAKER_00] D'ailleurs, c'est ça qui est triste, c'est que maintenant, c'est rentré dans les, pas dans les moeurs, mais on s'y est habitué. Ça s'appelle la résilience, mais du mauvais côté. Tu m'étonnes. Tu [SPEAKER_01] crois aux anges gardiens? Tu as l'impression que tu as eu un ange gardien ce jour-là? [SPEAKER_00] Vas te moquer de ma question. Non non, mais c'est comme les gens qui disent, je crois en Dieu. Alors moi, suis, je, je me, je n'ai même pas le temps de poser la question. [SPEAKER_00] Et puis je trouve que c'est, si Dieu existe, c'est Willy Allen qui disait si Dieu existe, Dieu existe mais pas encore. Et il est ce jour-là, qu'est-ce que Ce jour-là, je crois qu'on a de la chance dans la vie, on est, [SPEAKER_00] je sais pas. Je sais pas trop s'il y a des anges gardiens. [SPEAKER_00] Ma grand-mère t'aurait dit oui, mais ma mère t'aurait dit oui, [SPEAKER_00] je sais pas trop. J'ai déjà beaucoup de chance, si en plus il faut que je me dise, il y quelqu'un qui veille sur moi, j'ai, on est quand même des, des, des privilégiés donc, je trouve que c'est un peu déplacé de parler d'anges gardiens, de Dieu, de machin alors qu'on est là en train de discuter, on boit du café, on est machin alors que tu as des génocides sur toute la planète, tu as des gens qui dorment dehors, tu as, c'est un peu Miss France de dire ça mais je trouve que si Dieu existe, il faudrait qu'il nous donne des explications quand même. Ouais, m'étonnes. Charlie Hebdo, tu as quand même continué à bosser pour eux après. Ouais, 2 ans. J'ai, j'ai, j'ai continué. [SPEAKER_00] Pourquoi j'ai continué? [SPEAKER_00] La question ne s'est pas posée non plus. C'était, j'adorais [SPEAKER_00] ce moment où j'étais chez moi et mon café, je me suis qu'est-ce je vais raconter? Moi, on m'a dit, j'ai dit, cher Charlie. Ça, c'était important pour moi. Puis il fallait continuer un petit peu aussi. Il fallait continuer, c'était important, il fallait pas que ça meure. Alors, je ne pas que j'étais la, la pièce angulaire, absolument pas. Mais au moins j'ai mis ma mon 0.1 pour 100. Est-ce que tu penses, ça me fait penser à une question d'après, mais qu'on peut rire de tout du coup. Oui bien sûr. C'est une question qu'on peut, la preuve tu mens, c'est, on est dans un pays où on peut encore se poser la question. Je pense pas qu'en Turquie, en Iran, en Arabie Saoudite, se posent la question, est-ce qu'on peut rire de tout? Ouais, clair. Donc voilà, c'est quand même un privilège d'ailleurs à se poser la question et quand on peut la poser, on peut rire de tout. Oui, peut rire de tout, après il faut être marrant et après il faut rire de tout. Ça dépend avec qui. Moi les les gens avec qui je ris de tout et qui me font le plus marrer, c'est des gens qui ne seront jamais connus, c'est mes potes avec qui je joue à la belote. [SPEAKER_00] Et là, on rit de tout. Mais parce que je sais que je suis en confiance et que [SPEAKER_00] c'est, mais maintenant [SPEAKER_00] rire de tous les les Non, mais maintenant, c'est un peu compliqué parce que tu peux aussi te faire attraper machin, tu sais, as des, tu peux te prendre un poète Tu marrant? Ouais, il faut être marrant. Si c'est marrant et que tu assumes, si tu peux te regarder dans la glace en disant, ouais, vas-y, si si je suis devant un 1 tribunal populaire ou pas d'ailleurs, et qu'on me dit, mais pourquoi tu as dit ça et que je peux le justifier? [SPEAKER_00] Oui, [SPEAKER_00] je n'ai pas, je n'ai aucun souci là-dessus. Me rappelle, moi j'ai fait ce boulot pour être, pour être, je ne suis jamais posé la question, je je, mon spectacle je me marre de tout, je, en même temps je bossais pour Druquin et Charlie Hebdo. Et dans les 2 cas, personne ne m'a fait chier à aucun moment. Moi, jamais personne n'a regardé mes fiches, jamais personne n'a regardé mes textes. [SPEAKER_00] La base, il faut que ça soit marrant et assumé. Après, s'en fout. Qu'est-ce qui t'a amené à ce métier? Parce que [SPEAKER_01] moi, j'ai découvert que tu n'étais pas du tout destinée à faire de l'humour. [SPEAKER_01] En fait, as des, tu as fait des études de droit brillante en fait. Ouais ouais, je suis tu censé [SPEAKER_00] être avocat spécialisé en criminologie Ouais tout ça, mais on a on a le droit d'avoir plusieurs passions dans la vie. D'accord. Moi j'adore le droit et j'adore j'adorais faire la la comédie, j'adorais la comédie. Je trouvais ce muscle [SPEAKER_00] incroyable, je regardais les films de de finesse, c'est mon père qui se marrait quand je ne comprenais rien, me dis, mais comment ce mec a cet effet sur mon père? Et je, et on fait toujours les choses, ce n'est jamais gratuit, c'est comme les plus belles chansons que tu aimes. [SPEAKER_00] C'est c'est toujours lié à à une situation. On n'aime pas les choses gratuitement, ça nous ramène à à des à notre enfance, à nous souvenir, à à ce qu'on a essayé, ce qu'on a réussi, ce qu'on n'a pas réussi, ce qu'on a échoué. C'est la chanson de Theyetard de Goldman, tu la connais? Celle-là, [SPEAKER_00] c'est une des plus belles chansons du monde. Je vous conseille de la regarder, de l'écouter du moins. Et donc, moi, j'ai je vivais dans le sud de la France, à côté de Perpignan et donc, quand il y eu les, quand il avait les vacances, et bien, je réussissais mes examens en juin et pendant les vacances, j'allais faire le con dans les villages de vacances. Et donc je faisais du micro. Et un jour ça m'a plu, j'ai terminé mes cours, mon long cursus universitaire et j'ai pris une année sabbatique. Il y en a qui font le tour du monde. Moi, suis monté à Paris et cette année sabbatique dure depuis 25 ans maintenant. C'est génial. Parce que j'ai eu beaucoup de chance encore tu vois, si tu vas me dire c'est un âge gardien, il y beaucoup de chance en fait. J'ai rencontré les bonnes personnes, j'ai été engagé dans un gars et une fille dès le début. [SPEAKER_00] Dès dès que je suis monté à Paris, je faisais les voix dans un gars une fille, donc ça m'a permis de payer mon loyer. Et la question après, c'est plus posée. C'est plus posée quoi. Mais en fait, je pense que dans la vie, quand tu fais les bons choix, [SPEAKER_00] le ciel conspire pour toi. On va dire, tu n'es pas au boulot. Non, écoute à l'agence hein, parce que tout le monde n'irait pas ça quoi. Ouais. Ouais, c'est clair. Mais mais là-dessus, j'ai de la chance. Alors, y d'autres domaines où je me prends des murs, mais mais sur le le le le le, ouais, [SPEAKER_00] j'ai j'ai là, au moins je me dis, [SPEAKER_00] quand j'ai fait un choix, je sais tout de suite s'il est bon ou pas. Ouais ouais. Et du coup tu as fait du droit quand même pour assurer le coup ou à un moment où où l'humour Ouais parce que il y avait tes parents qui ont qui ont qui me payaient mes études [SPEAKER_00] et puis tu te posais pas la question à l'époque à l'époque humoriste ce n'était pas ce n'était pas un métier. [SPEAKER_00] C'était des accidents, Sylvie Joly est avocate, 2 maisons étaient avocats, c'était, tu disais pas, de nos jours tu peux être, tu peux te dire j'ai envie d'être connu, ou j'ai envie d'être Oui [SPEAKER_00] mais j'ai envie d'être humoriste, mais à l'époque tu ne disais pas tiens j'ai envie d'être humoriste. C'était un accident de parcours. [SPEAKER_00] Maintenant il y des gens vraiment qui disent je vais être humoriste. Tu as même des écoles d'humour, n'importe quoi. Mais mais mais mais à l'époque, ce n'était pas un choix. Tu devenais humoriste parce que tu étais une espèce de de de de [SPEAKER_00] d'anomalie, [SPEAKER_00] tu vois, tout. Tu te définis comme ça? Une anomalie? Ouais. [SPEAKER_00] C'est vrai? Quand je vois mes potes, mes potes sont avocats, ils s'éclatent en marquet. Je dis des conneries parce que j'aurais été tellement, j'aurais tellement aimé être avocat aussi. Juge procureur, j'aurais adoré ça. Mais alors, donc c'est quoi ton diplôme? Parce que tu es allé super loin en fait. J'ai passé mes, mon concours d'avocat et après j'ai passé des diplômes de criminologie. [SPEAKER_00] DEA et DESS à l'époque, je parle comme un vieux, c'est master 2, j'ai passé 2 masters 2. DEA de sciences criminelles, [SPEAKER_00] DEA de sciences criminelles à Montpellier et DESS [SPEAKER_00] police et société à Toulouse. Et donc tu es avocat, tu es diplômé en tant qu'avocat? Je n'ai pas validé le diplôme parce que n'ai pas passé le diplôme, j'ai fait de la criminologie derrière. Ok. Ouais, je me suis dit, j'ai le temps de ne en fait, [SPEAKER_00] j'ai arrêté. Si demain tu voulais reprendre, c'est possible ou pas? Non, maintenant je suis un peu trop connu en, c'est [SPEAKER_00] ni, [SPEAKER_00] enfin connu. [SPEAKER_00] Alors, je, ce n'est pas crédible. Tu imagines, tu vois, tu me vois plaider, tu vas faire. [SPEAKER_00] Enfin, va faire une blague. Mais j'aimerais bien, j'aimerais bien, criminologue, j'aimerais bien ouais, ouais, bosser la criminologie. C'est génial. Ouais. Et en fait, tu tu te motivais à réussir tes partiels, tes examens. Un jour un peu tranquille juillet, août, septembre. Tu faisais quoi l'été? [SPEAKER_01] L'été, [SPEAKER_00] prenais le micro, mais donc tu allais où? Tu avais des Il y avait des villages de vacances à côté de chez moi, et je prenais les potes avec qui j'avais passé l'année dans maîtrise, DEA, DESS, et je leur ai dit, gars, ça vous dit un 1 job d'été? Et donc, là, à midi, je bouffe avec un 1 des plus gros avocats pénalistes de Paris, il était, [SPEAKER_00] il il était DJ dans mon village de vacances. C'est génial. Pendant 2 mois, il mettait la musique, il comprenait rien, il mettait la ramadan, les machins. Et maintenant, c'est un mec qui plaide pour des affaires, machin. Et je fais, et en fait, ça nous permettait de continuer l'année à faire la fête pendant 2 mois, parce que c'était des villages de vacances et et on était payé pour faire l'écho. C'est génial. C'est les derniers moments où tu pouvais te dire, il y a un truc qu'on perd quand on grandit, [SPEAKER_00] et alors quand on a des gosses, t'en parle pas, c'est l'insouciance. [SPEAKER_00] C'est, tu ne le récupéreras jamais. [SPEAKER_00] C'est un truc, jamais Ouais, c'est les derniers moments où j'étais vraiment insouciant, c'est quand je faisais mes saisons d'animation, [SPEAKER_00] parce que je m'éclatais, [SPEAKER_00] je vivais le moment à fond et je savais ce que j'allais faire en septembre. Et je ne me posais pas la question, est-ce que je vais avoir du boulot, un toit sur la tête? Non, c'était tellement simple à l'époque. Ouais, c'est vrai que ça fait envie. Ouais, mais j'ai l'insouciance. Tes premiers sketchs, tu les as commencé, tu m'as parlé d'un sketch, Rambo, c'est pas ça, il y avait un C'est ça, quand j'étais mi-no, j'aurais un sketch de Dupontel Ouais. Qui s'appelait Rambo dans une émission de Patrick Sébastien, qui s'appelait carnaval. Et et quand j'ai vu ce gars-là, je me suis dit ça que veux faire plus tard. [SPEAKER_00] C'est c'est vraiment ça que je veux faire, c'est être Dupontel. [SPEAKER_00] C'est un vrai artiste ce gars-là, libre, totalement libre. Complètement. Et d'ailleurs, c'était, il est tellement fort qu'on aime ou qu'on n'aime pas, mais si tu vois un film de Dupontel, un film, tu sais si c'est du Dupontel ou pas. C'est Dès que tu dis, ah ben le style du pontel, sens tout de suite. Ouais ouais. Et qu'est-ce qui t'a plu quand tu as vu ce ce ce sketch? Enfin, c'était quoi le truc? Tu t'en souviens ou pas de l'émotion? [SPEAKER_00] Je me suis dit, mais en fait, [SPEAKER_00] c'était [SPEAKER_00] une évidence en fait. Tu sais, c'est comme quand tu rencontres, tu as des coups de foudre amoureux, des coups de foudre amicaux, des coups de foudre professionnels et des coups de foudre, et bien là, je me suis dit, c'était un coup de foudre de, pas du gars, parce que le, bien sûr, j'adore ce gars, mais un coup de foudre de ce qu'il représentait. [SPEAKER_00] Ce n'était pas, quand on faisait ce métier, on ne faisait pas ce métier pour gagner notre vie. Donc d'ailleurs j'ai gagné ma vie moi à partir, quand j'ai 35 ans. Avant j'ai j'étais intermittent du spectacle et j'allais faire les saisons et j'animais des karaokés. [SPEAKER_00] Et j'ai bien gagné ma vie, mais heureusement, [SPEAKER_00] à partir de 35 ans, quand j'ai commencé à faire de l'été. Oui, [SPEAKER_00] oui. J'ai eu de la chance d'avoir des parents qui m'ont pas mal aidé aussi, c'est parce que je suis un privilégié à ce niveau-là. Et ce qui t'a permis aussi d'émerger, c'est ta rencontre avec Michel Drucker, tu le disais. C'est ça aussi le moment où il y un moment où il y eu un Ah oui, ta ta ta vie, elle change. À l'époque quand on, allez putain à l'époque, [SPEAKER_00] j'ai un genre d'un vieux con. On y va pas 70 ans. Et si chaîne. Oui, il y de télé. Bien sûr, bien sûr. Donc Druker à 19 heures à France 2, mais 2000000 de personnes qui regardaient, c'était les plus grandes stars, aller là, tout tout le temps, maintenant mais là il est le dimanche en début d'après-midi, ce pas le même game. Et puis il il il avait pas d'émission de talk show beaucoup, là c'était, fallait, [SPEAKER_00] moi d'un coup il y a, et je venais, c'est c'est le petit con qui venait péter à table le dimanche. C'était exactement la définition. J'adore ce truc. Et et et et il me laissait libre de ce que je voulais faire. Et ça c'était génial et pendant 4 ans j'ai fait ça. 4 ans, je rentrais chez les gens et ma le la [SPEAKER_00] 1re fois ouais ta vie elle change tout de suite. Tes salles se remplissent, 1er spectacle, j'ai fait 3 ans de tournée, [SPEAKER_00] ça change tout en fait. Et tu te dis ça y suis une star, je suis arrivé, machin. Heureusement il y a des choses qui te ramènent à ta fonction de raconteur de blagues, c'est tout. Qu'est-ce qui t'a ramené fonction de raconteur de blagues? Le fait de, quand tu arrêtes de, boum ça retombe. [SPEAKER_00] Quand tu as, le fait de faire un 2e spectacle, le fait de se renouveler, le fait de, tu n'es jamais arrivé dans ce métier. Le jour où tu penses que tu es arrivé, c'est c'est que C'est fini quoi. C'est terminé. [SPEAKER_01] Là, tu as tu fais ton 4e spectacle Ouais laisse. À pleurer de rire. [SPEAKER_00] Tu as changé de thème là. C'est la paternité. Ce n'est pas que, en fait, il y a de tout, que c'est un spectacle du stand-up, donc je parle de Sarkozy comme de mon gamin, comme de ma femme, comme de du du enfin je parle de vraiment de tout et il y 20 minutes sur le petit, mais en fait, mais mais mais mais Mais comme sur l'affiche, tu as un petit aussi dans la Parce que c'est, je trouve ça marrant d'avoir [SPEAKER_00] un gamin en train de chialer, moi mort de rire. Je trouve ça, et d'ailleurs ça marche parce que les gens regardent, c'est quoi ce truc-là? Oui. Au lieu de faire une tête comme ça là, nouveau spectacle un peu relou comme ils font tous là, quelle quelle flemme. [SPEAKER_00] Mais mais moi les spectacles, ça a toujours été des accidents. Le 1er, c'est un mec qui monte à Paris, qui raconte [SPEAKER_00] classique le le 1er siècle à Paris. Ouais, c'est c'est c'est Le 2e, [SPEAKER_00] c'était suite aux attentats de Charlie et il s'appelait en état d'urgence et je racontais le fait de de de de d'être dans cette société-là où tu te retrouves en état, on était en état d'urgence. Bien sûr, c'est vrai. Le 3e, c'était, [SPEAKER_00] il y a eu le confinement, on voyait pas nos familles, ça m'a manqué, j'écris sur la famille [SPEAKER_00] et ça s'appelait un spectacle familial. Et le 4e, [SPEAKER_00] j'ai eu le bébé et ce n'était pas que sur le bébé parce qu'il y des gens qui racontent la la paternité et le fait d'avoir un bébé tellement mieux que moi. Je suis dit, il faut être lucide, il y des gens qui le font tellement mieux. Je me suis dit, qu'est-ce que, et ça m'a donné envie de raconter le fait de faire un bébé maintenant dans le monde dans lequel on vit, qui est en train d'exploser. [SPEAKER_00] Et donc, le bébé, c'est juste un prétexte. Alors, sans spoiler le spectacle, qu'est-ce que tu racontes un petit peu dans le spectacle? Je raconte le le déjà le fait d'avoir un bébé à quand t'es quand t'es quand t'as 40 à peu près 50 ans, le fait que et puis le fait d'avoir un bébé dans un monde où les extrêmes explosent, [SPEAKER_00] dans un monde où les glaciers fondent et la terre brûle. Et toi, tu te dis, tiens, si j'en faisais profiter quelqu'un de tout ça? Ce n'est pas con ça. [SPEAKER_00] C'est dingue. Vu comme ça, c'est un peu ça. Mais c'est un peu ça? Ouais, mais ouais ouais. Parce que c'est totalement C'est ça que tu dis, on est tous complètement fous. Est on [SPEAKER_00] fait. [SPEAKER_00] Ouais. Voilà, et je raconte ça. Et donc, me permet de parler de politique, ça me permet de parler de de de de relations de couple, ça me permet de parce que tu as un bébé, tu sais très bien que le fait d'avoir un bébé dans le couple, ça ça ça crée un truc donc C'est chaud. Donc, racontes le couple. Le bébé te permet de, c'est un prétexte en fait. Après tu parles, je parle un peu du gosse oui bien sûr parce que je, c'est la fin, c'est l'homme de ma vie. Évidemment. Mais mais [SPEAKER_00] c'est un prétexte pour parler de plein de choses. Est-ce qu'il est aussi marrant que toi ton fils? Il commence à faire des blagues. C'est vrai? Il veut être polémique plus tard. Il est polémique. Donc il prend des trucs, il les cache comme ça et je suis obligé de faire non. [SPEAKER_00] Et je [SPEAKER_00] fais putain quelle bonne blague. C'est trop mignon. [SPEAKER_00] Il est super marrant. Et donc paumique, tu lui as expliqué que voilà. Il a vu, c'est à la crèche les les les [SPEAKER_00] femmes de la crèche, parce qu'en fait, c'est, il y beaucoup de personnes de de de femmes, c'est un métier assez féminin, [SPEAKER_00] qui lui disent papa, il est pommique, parce qu'elle voit les conneries que je fais sur le truc. Et donc, dit, bon, mon père est pommique. C'est trop beau. C'est ouais ouais, il est cool. Alors parfois, il participe. [SPEAKER_01] J'ai vu là sur les réseaux sociaux, c'est assez marrant. Il participe à tes blagues, à tes mini sketchs que tu fais comme ça ou des beautés. [SPEAKER_00] C'est, tu le fais naturellement ou Naturellement. C'est vrai? Ouais d'ailleurs, j'ai aucune stratégie, faudrait que j'en ai une 1 petit peu sur Instagram, tout le me le dit, mais ouais ouais ouais, je prends mon téléphone, des fois il est à côté de moi et je dis tiens, voyons ce qu'il va dire et je fais juste ça et je dis, t'as vu Sarkozy sorti de prison? Et des fois, ne dit rien et ce pas marrant et des fois il dit un truc. Et des fois, me dis, mais c'est marrant ça. [SPEAKER_00] Et donc voilà, non, ce n'est jamais calculé. Je n'ai jamais rien calculé. Alors, si tu vas avoir quelqu'un qui a un plan de carrière ou des, oh là là, je suis nulle. Moi, tu ne calcules pas. Non. Parce que j'avoue, moi, ça me fait beaucoup rire. Tant mieux un jour, c'est jeune. Je suis Mais je n'ai rien, alors non, je n'ai aucun calcul là-dessus. [SPEAKER_01] Et donc lui, ouais ouais, il est il est, enfin, il est naturel quoi. Non, moi, ça ça balbutine parce que parfois, je me dis, mais attends, n'est pas, c'est tellement marrant. Mais cela dit, nos enfants, ils sont drôles en fait. Mais un gamin, c'est drôle. Oui, un gamin, c'est Naturellement, [SPEAKER_00] c'est tellement, [SPEAKER_00] ouais, [SPEAKER_00] c'est c'est c'est [SPEAKER_00] l'humour [SPEAKER_00] à l'état pur, C'est-à-dire c'est cruel, [SPEAKER_00] gentil, [SPEAKER_00] il n'y a pas, c'est juste ça. C'est marrant de, alors moi c'est parce que la la comédie c'est mon c'est mon métier donc je le regarde faire. Je regarde comment il fait, comment il s'amuse, comment il fait des blagues, comment il, le le fonctionnement. [SPEAKER_01] C'est d'une pureté. Mais tu as changé quand même tes blagues un petit peu parce que tu étais hyper engagée, enfin cela dit tu parles encore de politique, mais tu étais vachement engagée, puis là ça tu as tu es allé en Ah non dans le spectacle, j'ai une partie sur l'extrême droite et l'extrême gauche et le fait d'avoir un gamin maintenant, [SPEAKER_00] ouais, [SPEAKER_00] je je donne quand même mon avis sur scène. Après [SPEAKER_00] après être engagé, [SPEAKER_00] j'ai jamais été, j'étais engagé, mais mais mais mais en fait ça ça ça dépend pourquoi tu es engagé en fait, mais mais mais c'est tellement, [SPEAKER_00] la lecture de la société est tellement compliquée maintenant que pour se faire, c'est compliqué parce que maintenant j'aimerais savoir si, est-ce qu'on peut être de gauche sans être [SPEAKER_00] critiqué [SPEAKER_00] en étant une sale gauchasse de merde? Et est-ce qu'on peut être de droite sans être de gros fachos? Ouais. C'est compliqué hein? Ah tu m'étonnes. Donc maintenant tu es obligé de de c'est c'est tellement polarisé tel, c'est devenu tellement manichéen [SPEAKER_00] que tu te retrouves, attends on ne peut pas se parler, on ne pas être un peu plus nuancé dans la vie, on ne pas, on est obligé d'être tout ou rien. Bien en fait, on se retrouve là-dedans. C'est pour ça que te disais, est-ce qu'on peut rire de tout? Parce que c'est quand même hyper touchy quoi, c'est c'est Je pense que si tu es consentant, oui. Et la, le fait d'être consentant, c'est soit les amis, soit les gens qui payent pour venir te voir. Ouais, c'est ça. Parce que maintenant les médias, c'est vrai que tu te retrouves, avant quand tu vois la télé, allumais [SPEAKER_00] la télé pour voir quelqu'un. Maintenant, [SPEAKER_00] tu te retrouves avec des gens que tu n'as pas décidé sur ton téléphone et c'est pour ça qu'il y des gens qui réagissent. [SPEAKER_00] Là, j'ai fait des blagues sur Sarkozy qui sort de taule en disant que sa, le, son contrôle judiciaire, [SPEAKER_00] c'était une des obligations, c'était ne pas voir Darmanin. [SPEAKER_00] Je dis c'est plutôt cool comme, c'est plutôt sympa comme obligation. [SPEAKER_00] Tiens moi dans ce cas-là, je vais être sous contrôle judiciaire, ne pas voir Darmanin, c'est quand même les vacances. Tu vois ce que je me suis pris dans la gueule? Ah, c'est vrai. Je dis, mais les gars, [SPEAKER_00] j'ai, ça peut vous, ne pas vous faire rire, mais de là, ouvrir son ordinateur, rentrer son code, m'insulter, valider, ta vie, elle est elle est compliquée quand même. C'est clair. Tu es tellement courte la vie, on regarde les trucs qui te font marrer. Tu lis les commentaires? Oui, je réponds à tout. Tu réponds à tout? Ah, je m'éclate. J'aime bien retourner les gens. [SPEAKER_00] Quelqu'un qui m'insulte et lui dire, tu sais, ce n'est pas très gentil. Je suis avec mon fils là, à la base, je voulais juste faire marrer, je peux considérer que j'ai raté ma cible, mais je trouve ta vulgarité un peu déplacée. Et tu as le mec qui fait, oui, c'est vrai que, mais mais tu comprends quand même, et hop, tu te retrouves à à discuter en fait. C'est trop marrant. Ouais. Mais c'est ça, ce n'est pas, c'est c'est c'est 90 [SPEAKER_00] pour 100 des gens qui t'insultent dans la vie, s'ils étaient en face de toi, ils ne feraient pas déjà et s'ils, il y aurait de la nuance. Mais les réseaux sociaux te poussent à aller dans l'extrême. Alors que si tu discutes avec les gars, [SPEAKER_00] ils te détestent ou ils ne t'aiment pas ou te, mais de là à vouloir te pendre par les pieds, te couper la tête, [SPEAKER_00] il [SPEAKER_00] suffit de créer le lien et tu leur dis ça me fait mal. Ouais ouais. Mais ça prend un temps fou. Le soir j'ai le temps. Le gosse il dort à 8 heures, se retrouve avec ma femme, il ne pas faire de bruit. Donc vas-y. [SPEAKER_00] Je réponds aux messages les plusmés. Alors les gentils, je réponds, mais les les les gens qui me font des pavés de d'insultes, j'aime bien répondre. Et ça te ça ne te mine pas? Non. C'est vrai? Non. Tu n'as rien à mettre une distance? [SPEAKER_00] Parce qu'ils la mettent, [SPEAKER_00] c'est c'est un vrai. Ouais c'est vrai, mais quand le mec t'es un, tu peux, enfin tu vois, tu te, c'est comme si tu te prends des coups de bateau sur la trottinette. Tu envie de regarder sa photo de profil, tu vois que sa vie elle est triste. Ouais ouais ouais, je comprends. Mais c'est tellement, [SPEAKER_00] enfin, [SPEAKER_00] je je, [SPEAKER_00] bien sûr, ça ça doit faire, des fois, c'est un peu chiant quand tu prends une 1 article de presse où tu te demandes comme ça m'arrive encore et plein de fois, mais mais sinon, [SPEAKER_00] que quel Ouais, tu tu tu Non, n'ai pas ce truc-là. Ça me fait, ça me fait, ça me fait ma, quand les insultes sont belles [SPEAKER_01] C'est quoi une belle insulte? [SPEAKER_00] Un mec qui t'insulte, un beau pavé, [SPEAKER_00] qui critique toute ta famille, ton machin, qui va par a plus b, machin et tout, avec des menaces, j'aime bien. Là, je, là, réponds gentiment. [SPEAKER_00] J'essaie de le retourner. [SPEAKER_00] Et ça marche. Ça marche, je te jure que ça marche, [SPEAKER_01] ça marche. Comment tu fais pour être drôle tout le Parce qu'il y a des moments, tu vois Je suis drôle tout le temps, moi. Ouais, tu es drôle tout le temps. Moi, je, m'écoute, moi, je suis fan. Franchement, j'attends Je suis absolument pas drôle tout Ce que je veux dire c'est que tu vois tu lis les commentaires, il y un moment tu es un peu down, [SPEAKER_01] ton gamin il a un souci, [SPEAKER_01] tu as pu dormir 2 heures parce qu'il y une bronchiolite enfin bon tu vois et tu es crevé, tu as un truc qui ne va pas machin et que comment on fait parce que ça ne pas être facile quand on est comique, on est comique, [SPEAKER_00] tu vois ce que les gens ils attendent quoi. Alors c'est la même question pour te dire que je suis pas, quand je regarde Cnews le matin à 9 heures, je me dis mais comment ils sont autant d'extrême droite à 9 heures du mat? [SPEAKER_00] Faut, attends 11 heures, tu te dis, je me lève, je prends le café, ça remonte, et [SPEAKER_00] on y va. Ouais. Parce que moi à 9 heures, ne pas marrant, [SPEAKER_00] tu me deviens chez moi à 9 heures, ma femme, [SPEAKER_00] ne suis pas vraiment à 9 heures. Il faut attendre 14 heures. Mais eux à 9 heures et c'est là où j'admire les gens de Seigno, j'ai, putain les gars. Ils sont taquets. Oh, mais c'est à 9 heures, ils se lèvent à quelle heure? À 5 heures pour Oui oui oui, pour être à 9 heures à l'antenne. Ah oui mais c'est ça. Donc non, moi je suis marrant. Et des fois je ne pas du tout marrant. C'est pas, c'est, c'est pas, c'est un métier être marrant. Non mais ce que je veux dire c'est, tu tu n'as jamais la pression de des gens qui font, vas-y. [SPEAKER_00] Ah non, jamais, non, jamais, Non mais tu vois genre les potes lourds, le truc. Non ça ne m'arrive jamais non, non non non. [SPEAKER_01] Je réfléchis à ça attends, est-ce que quelqu'un m'a dit Non mais c'est sûr, je peux pas croire que personne t'ait dit genre, elle fait une blague, tu sais les mecs, [SPEAKER_00] c'est lourd. Mais je vois plus personne jeune gamin que tu me dis, j'ai plus de poils, j'ai plus rien. Et les potes que je vois sont vraiment mes amis et du coup, c'est plutôt eux les mecs marrants. Ouais, ils n'attendent pas à ce que tu fasses. Mais je te jure que les gens les plus marrants du monde, tu ne les rencontreras jamais de ta vie. [SPEAKER_00] C'est mes potes. Ouais. Mes potes sont plus marrants que n'importe quel comique que tu connais. Tu veux pas qu'on les invite là? Ah ça serait tellement marrant. Ouais trop hésenti. Mais ton podcast il saute direct. C'est tellement [SPEAKER_00] des gens marrants. Tout ça c'est, tu sais c'est François Morale qui disait, a de plus en plus d'humour et de moins en moins d'humoristes. [SPEAKER_00] C'est l'inverse, il y de plus en plus d'humoristes et de moins en moins d'humour. Voilà, excuse-moi. [SPEAKER_00] Donc tu, en fait c'est ça, c'est devenu un métier de mec pas marrant. [SPEAKER_00] Peut-être que je suis dans ce lot là, mais pour, qu'est-ce que c'est pas marrant? [SPEAKER_00] Qu'est-ce qu'ils sont plus marrant les mes potes? Tes potes quoi? Mes potes, ma femme. Ma femme est marrante. Ta femme elle est marrante alors? Ben alors, elle m'a envoyé mes messages pour bosser à la DGSE. Elle va être ambassadrice américaine à à Londres parce qu'elle a vu une série. Elle s'est dit, c'est ça que veux faire plus tard. Je suis ok. [SPEAKER_00] Voilà, c'est ça Lubie. [SPEAKER_00] Je vais chercher le gosse avec Rey déjà et on verra après l'ambassade [SPEAKER_00] l'ambassade à Londres. [SPEAKER_01] Ta meuf elle elle fait quoi dans la vie? Elle est, là elle est en congé maths, [SPEAKER_00] elle était née. Ah trop bien. Ouais, c'est cool. Elle bossait dans une grosse société de flagrances. Et donc, elle, le vin, le parfum, tout ça. Et là, elle est en congé mat? Ouais. Est-ce qu'il y une annonce qu'on [SPEAKER_00] Ah non, mais elle en congé mat du, parce que elle est elle est, comme elle est d'origine hongroise, [SPEAKER_00] hongrois, [SPEAKER_00] régime [SPEAKER_00] d'extrême droite, donc politique nataliste. Ah oui, donc Accroche-toi, tu as 3 ans de congé mat pour 1er et tu as des jumeaux, c'est 6 ans. Ah ouais. Et ouais. [SPEAKER_01] Incroyable. [SPEAKER_00] Ouais, donc donc Parce qu'elle bossait pour une boîte hongroise. Voilà, c'est ça. D'accord. Ok, très marrant. Elle est elle vivait après, elle était au Vietnam, [SPEAKER_00] elle était en [SPEAKER_00] Hongrie et puis voilà. Et depuis, elle est bagnolée. [SPEAKER_00] Bon, oui, ça va, écoute. C'est un peu moins sexy quoi. On a une baie vitrée, une. [SPEAKER_01] Ça va, elle est contente. Ça va. [SPEAKER_01] Je reviens à tes spectacles et j'ai fait une petite digression, mais [SPEAKER_01] comment on fait pour écrire des spectacles? C'est quoi [SPEAKER_01] un peu ton, [SPEAKER_01] tu sais ton nombre d'or quoi, ton truc un peu magique pour que ça fonctionne? [SPEAKER_00] Il y en a, alors Comment tu fais spectacles? C'est c'est c'est, je me fais penser à tous ces gens que je déteste, que je vois sur les réseaux sociaux, parler de leur métier comme si c'était de la chien. C'est [SPEAKER_00] l'humour, c'est c'est l'humour quand tu essaies d'expliquer l'humour, je je ne plus qui disait ça, c'est un peu comme quand tu dissèque une 1 rat pour savoir comment son coeur fonctionne, mais à la fin il meurt. Ouais. Donc tu sais comment il fonctionne, mais on va, et à force de parler du mot, on va le tuer. En gros, comment je fais? Je [SPEAKER_00] marche, [SPEAKER_00] je marche dans la rue. Je n'écris jamais. [SPEAKER_00] Si tu veux, c'est sur mes notes de téléphone et à 4 mots. Là ça serait Sarkozy, yaourt, Darmanin. [SPEAKER_00] Qu'est-ce que je vais vous dire par là? Voilà. Et je le fais dans la rue, je marche avec le petit là en ce moment, donc c'est le petit, il est avec sa moto boom, il fait de la moto boom, je suis derrière et je parle tout seul. [SPEAKER_00] Et je fais comme si j'étais, tu [SPEAKER_00] vois? Et puis le soir, je le tente sur scène, c'est un bide le 1er, c'est un bide le second, c'est un, si au bout du 5e, ça ne marche pas, je me dis c'est une mauvaise idée. Si c'est au bout du 3e, les gens commencent à se dire, aïe, à à rigoler, je me dis, je le développe. Moi, c'est tout. Tu le tentes sur scène? Oui oui, tout de suite. Donc, improvises en fait? Ce n'est pas de l'impro, c'est c'est, tu prends un fil et tu essaies de trouver avec tes mots, des trucs qui pourraient te faire marrant, mais ce pas de l'impro. Tu vois, c'est, là, j'étais en train, là, je suis venu en vélo, et je suis en train de me dire, tiens, il n'y pas longtemps, il y un 1 journaliste qui m'a posé la question pour le le vol au Louvre, ce que j'en pensais. Ouais. Mais putain, mais je m'en bats de les couilles du Louvre, à la base. Maintenant, j'ai 50 ans, je peux le dire, le musée, les musées s'empêchaient. [SPEAKER_00] C'est, voilà. Parce qu'avant, quand tu disais, les musées s'empêchaient, on disait, [SPEAKER_00] ça se dit pas. Ouais, là c'est vrai. Mais là, putain, ça m'emmerde. Ouais. Bien, parler de ça, parce que ça me vient du bide, [SPEAKER_00] oh là là. Donc j'essaie de trouver des mots pour parler de ma, [SPEAKER_00] comme ça m'emmerde d'être dans les musées. D'ailleurs je suis plus, allez je n'y vis pas dans les musées moi. [SPEAKER_00] Ça me coûte. C'est chiant. Moi moi, c'est chiant. Je trouve ça chiant. Voilà. Je suis trop d'accord. Bien le problème c'est si tu dis ça [SPEAKER_00] à la télé ou une manière, oh là là le gros bof. Ouais ouais. Ça c'est un gros bof. Ouais ouais. [SPEAKER_00] Peut-être, mais je n'aime pas les musées. Ouais ouais, carrément, écoute, il faut le dire. Et donc, je me je me parle tout seul en disant pourquoi je n'aime pas les musées. Et donc, ça veut dire que quand on vient voir ton spectacle, il est un petit peu différent tous les soirs? Ah oui, il change. Oui oui, parce que le petit, grandit, [SPEAKER_00] l'actuel bouge, donc en fait, tous bougent. Avant, je parlais beaucoup de l'accouchement de ma femme, maintenant, a 2 ans et demi, vais pas parler de l'accouchement de ma femme. Je parle de ce qui se passe maintenant. Là, il est propre, donc je parle de sa propreté. [SPEAKER_00] Soit disant, je suis obligé d'aller compter ses croates, parce qu'il m'appelle pour venir vérifier. Donc c'est ça qui me fait marrer de raconter ça maintenant parce que je le vis. Et le et le le, j'avais 5 minutes sur Bayrou, je ne l'ai fait plus. Ouais c'est clair. C'est c'est terminé. [SPEAKER_01] Donc donc oui oui le spectre. Même moi ça me ferait chier de raconter toujours les mêmes Mais marrant que tu fasses le lien entre les crottes dans le pot et Sarkozy Ouais ça marche. C'est vrai ça marche. Ouais ouais. [SPEAKER_00] Mais ça marche, toute ça marche tout seul. Vous trouvez des sacrées chevilles quand même entre les sujets. Et bien c'est ça le le truc, c'est, c'est une boule de bowling que tu dois jeter et qui doit rouler parfaitement. Ouais. Et ça marche. Tu sens la salle, tu sens les blagues qui marchent, qui ne marchent pas, tu tu vois. Ouais, parce que je joue dans une salle à Paris de, y a 80 personnes, c'est un nouveau, c'est un bijou de théâtre, ça me permet de rester longtemps sur Paris puisque je joue du jeudi au dimanche, Donc, et et quand tu as 80, il n'y rien de plus dur que de faire rire 80 personnes. C'est, n'y rien de plus facile que de faire rire un zénith. [SPEAKER_00] C'est quoi la différence? Pourquoi c'est facile? Bien, que tu as 4000 personnes. Ouais. Tu ne t'en fais pas rire 1500, [SPEAKER_00] tu ne entendras pas, tu entendras toujours les 2500 morts de rire. [SPEAKER_00] Tandis que quand 80 personnes et qu'il y en a 25 qui ne rigolent pas, tu le sens. Donc, ça t'oblige à être efficient [SPEAKER_00] et tout de suite. Ah, ça va être la pression n'empêche. Mais non, n'y rien, c'est un métier, c'est juste, enfin c'est un métier. C'est juste, et tu risques rien à part d'être pas marrant. Je ne comprends pas les gens qui montent sur scène stressés. [SPEAKER_00] Tu n'es jamais stressé? Jamais de la vie. C'est trop bien. Ah mais jamais de la vie, je ne ferai pas ce métier pour être stressé. [SPEAKER_00] Si j'étais stressé, j'arrêterais de faire ce taf, je ferais un fonctionnaire. [SPEAKER_01] Je serais très Mais attends, le moment où tu sens que ça ne se marre pas. C'est pas grave, moi ça me fait rire. [SPEAKER_00] Ça me fait rire dire, ah vous avez vu c'est moins marrant là. Mais j'en rigole, c'est aussi l'expérience qui te permet de rattraper n'importe quel Ouais Mais, mais, mais je ne fais pas partie de ces gens qui avant de monter sur scène vomissent. [SPEAKER_00] Ouais il y a plein c'est vrai. Ouais ouais. Quel flemme. Moi avant de monter sur scène on boit l'apéro hein. C'est génial. Mais c'est c'est c'est que pour ça qu'on fait ce métier. Ouais ouais. C'est pour avoir des Ouais, j'ai une chance aussi d'être d'être cool quoi, c'est que tu es bien dans tes pompes en fait. Pour ce métier, pour faire ça ouais. Ouais, tu es obligé d'être bien dans tes pompes. Ouais. Il y a qui sont, j'ai des collègues [SPEAKER_00] qui sont stressés, qui montent sur scène en ayant des des des velléités de combat, de changer la société, [SPEAKER_01] de. Est-ce que tu as des petites superstitions avant de monter ce Rien. [SPEAKER_00] Tu as bu l'apéro, tu arrives quoi. Ouais ouais, c'est c'est, enfin c'est ça, c'est quand on est en tournée sur la fiche technique, on demande toujours le vin local, [SPEAKER_00] les spécialités locales et on boit l'apéro avec les les régisseurs de la salle et les miens de régisseurs. Ça, c'est à 8 heures et le spectacle est à 8 heures et demie. Ils sont toujours hallucinés de se dire, mais attends, mais tu tu ne te prépares pas, il n'y pas de, non, on [SPEAKER_00] du vin et puis voilà. C'est très sympa. Ouais. C'est comme tu as une part d'impro aussi, peut-être que parfois tu sais rebondir en fait. Enfin, as un très, c'est tellement naturel chez toi que C'est, je pense que j'ai fait le métier qui me correspond le plus. Ouais. Alors je ne joue pas devant des zéniths, tu vois, mais Tu as fait dire un zénith, parenthèse? Oui oui, ça m'arrive quelquefois, il arrive, ce pas très intéressant. [SPEAKER_00] C'est mieux de voir les gens en vrai. Et donc pardon, je t'y interrompt, pourquoi ça te correspond le mieux? Parce que tu te poses pas la question de savoir si t'es pas à ta place ou pas. Tu sais qu'à ce moment-là, t'es là et que c'est là que tu dois être. [SPEAKER_00] C'est rare dans la vie hein, [SPEAKER_00] de [SPEAKER_00] se dire, c'est là que je dois être. [SPEAKER_00] Ça m'est arrivé dans le plan personnel et professionnel, dès que je monte sur scène, je me dis, c'est là que je dois être. C'est là que suis bien en fait. Il peut, il peut rien m'arriver. Vraiment, il peut rien m'arriver. [SPEAKER_01] C'est génial. Ouais. Et tes parents qui voulaient que tu fasses du droit, et caetera, [SPEAKER_01] ils l'ont pris quand tu as dit Mal au début. 1re année, c'était compliqué. [SPEAKER_00] Et puis après, ils ont eu, j'ai la chance d'avoir des parents [SPEAKER_00] qui sont heureux parce que leur fils est heureux. Donc [SPEAKER_00] ils ont, ils sont heureux pour moi. [SPEAKER_00] Vraiment. Donc, donc voilà, je leur fais Tu dois continuer d'ailleurs? [SPEAKER_00] C'est un métier que tu vis très mal humoriste. Ah ouais? Ouais. Dis-moi des humoristes à 60 ans qui continuent à bien marcher. Ouais c'est vrai. Tu dois avoir Chevalier du Fiel, [SPEAKER_00] Roland McDan, [SPEAKER_00] Anomanov, je te parle des vieux de la vieille. Ouais. Qui tiennent. [SPEAKER_00] Gaden Malik est revenu, [SPEAKER_00] Florence Foisti, mais ça se compte, y en a eu, il en a très peu. C'est un métier, tu es vite démonétisé, [SPEAKER_00] parce qu'il y en a tellement qui arrivent et puis tu peux vite devenir un 1 boomer comme on dit et répéter les mêmes choses aussi. Moi ça fait 4 spectacles, est-ce que le 5e, qu'est-ce que je vais raconter au 5e? [SPEAKER_00] Tu ferais quoi après alors? Je sais pas. Ouais. Qu'est-ce que je ferais? La vie elle est longue hein. [SPEAKER_00] Est-ce [SPEAKER_00] que je resterai à Paris? [SPEAKER_00] Est-ce que je ferais de la comédie? La comédie le problème c'est que faire du cinéma ou des téléfilms ou des séries, il faut attendre que quelqu'un t'appelle. Moi j'aime pas trop. L'intérêt de de de de faire de la scène, c'est que là j'écris des blagues, ce soir je l'ai fait. Tu vois? Et je suis dépendant, je n'aime pas être dépendant des gens. [SPEAKER_00] Mais [SPEAKER_00] est-ce qu'on n'a pas plusieurs vies dans la vie? Peut-être que je retournerai [SPEAKER_00] Là, je sais tu vois par exemple que ma femme s'est un peu sacrifiée pour moi mine de rien, puisqu'elle élève le petit et pourquoi pas [SPEAKER_00] switcher, peut-être qu'elle a envie de faire des trucs et que c'est à moi un peu de m'oublier. [SPEAKER_00] Je ne sais pas si j'ai le niveau encore. Tu vois, n'est pas facile quand tu as l'habitude de la lumière et toi. Elle verra ça ou pas? Couper, couper, couper. Il ne faut pas qu'elle le voit. Je déconnais. [SPEAKER_01] Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Ouais, tu serais, c'est chaud. Quand tu as eu l'habitude de la lumière et tout, de lui dire, maintenant, c'est moi qui élève le petit. Peut-être, [SPEAKER_00] peut-être parce que la lu, encore une fois, n'est pas toi qui décides de continuer ce métier. Non, non, mais si les gens, ils ne viennent plus dans ta salle, tu peux t'accrocher tant que tu veux. Il n'y a rien de plus laid qu'un être humain qui s'accroche à un truc qui est passé. Ouais. [SPEAKER_00] Je crois. Moi, je n'ai rien de plus pathétique en fait. Je n'ai pas envie de devenir ça. J'en connais. [SPEAKER_00] Et dans tous les métiers, [SPEAKER_00] que ce soit professionnel ou sur le plan [SPEAKER_00] sentimental, [SPEAKER_00] tu vois, tu t'accoles, je n'ai pas envie de devenir ça, vraiment. Et pourtant, tu ne sais pas ce que tu ferais, c'est marrant. Non, mais je trouve, moi, j'ai envie ta zénitude quand même. Je suis pas très zen, mais mais au moins, j'ai j'ai, tu parlais d'un jeu gardien, je, [SPEAKER_00] s'il existe, au moins il me guide bien là-dessus. Et j'ai un peu confiance en me disant, vas-y, [SPEAKER_00] au pire, qu'est-ce qui peut t'arriver? Ça va, ça va, non, ça va aller. Ouais. Est-ce que le fait de faire de l'humour, ça cache une fragilité? [SPEAKER_01] Écoutez Mireille Dumas Oui, peu l'eau. Je me dis souvent quand même, [SPEAKER_00] ça peut cacher un 1 enfant qui a été hypersensible à Ah non, mais on fait ce métier. Tu montes sur scène parce que tu as voulu plaire. Ouais. J'ai voulu plaire à mes parents, j'ai voulu plaire à des filles, j'ai voulu plaire à des potes. Tu te bats avec tes armes. J'avais des potes qui étaient très mignons, ils n'avaient pas besoin. C'est un muscle en fait être humoriste. [SPEAKER_00] C'est un muscle qui me permet de plaire. [SPEAKER_00] Voilà c'est tout. Maintenant, je je j'ai fait un peu la paix avec moi-même à ce niveau-là, [SPEAKER_00] mais je pense que, je je, je n'ai pas dû avoir ma part peut-être dans certains domaines, [SPEAKER_00] tu vois, rapport à mes parents, par rapport à, je ne pas, de choses tu vois. Et maintenant c'est bon, je vais rattraper. [SPEAKER_00] Mais on ne fait pas ça, n'est pas anodin. C'est pour ça que je posé la question. Monter sur scène devant des inconnus, parler à un micro, ce n'est anodin. Tu vois, te moques de moi, mais en fait, c'était une bonne question. C'est une bonne question bien vue. Tu vois, mine de rien. Là, tu pars en tournée, donc la scène, tu vas continuer. Ouais, je pars de mi à janvier, mi avril. [SPEAKER_01] Si [SPEAKER_00] si, j'ai j'adorais avant, [SPEAKER_00] mais là, j'ai le petit et tout, j'aime bien être à la maison. Et puis le corps aussi, quand tu as qu'à 35 ans, tu pars en tournée, tu peux tous les soirs goûter les spécialités locales. [SPEAKER_00] Mais là à 50 ans, il va falloir que je fasse attention un petit peu. Donc ça, ça passe par là, mais la tournée j'adore. Ouais ouais ouais j'adore. Donc en fait ça va, ça va être bien. Il va falloir que je m'organise pour voir la famille, souvent. Comment ils vont, ils vont venir te voir comment J'embarque, moi j'ai un bébé voyageur. C'est très sympa. Il a son sac à dos, adore le train, il adore l'avion. Alors, va dire oui, il faut qu'il, c'est un cadre. Dès que la, dès que la destination est cool, [SPEAKER_00] alors, ce critère est défini par ma femme évidemment. [SPEAKER_00] J'embarque tout le monde. Tu embarques tout le monde. Ouais. Et on se retrouve, on a nos nos trucs, tout tout va bien. Est-ce que tu as envie de d'agrandir la famille parce que tu as l'air hyper hyper heureux en maternité? Oui oui, je pense que ouais. Oui oui oui, c'est un truc, c'est c'est c'est il y rien de, enfin, il y des gens qui sont faits pour ne pas avoir d'enfants et ils sont tout à fait respectables. [SPEAKER_00] Moi, j'aime bien j'aime bien avoir. [SPEAKER_00] J'ai bien kiffé. Tu es vraiment en avoir combien? Oh là là, j'avais autant de nounours que d'enfants plein. [SPEAKER_00] Parce que c'est ça à gérer putain, c'est compliqué. Oui parce qu'on n'a pas les parents à côté donc c'est compliqué. Ouais, [SPEAKER_01] c'est quoi 2 3, c'est quoi c'est quoi ton 2 c'est bien, [SPEAKER_00] c'est 2 c'est cool. Ouais. 2 c'est bien ouais. Même pour lui là il s'éclate bien, il commence à parler, [SPEAKER_01] Ouais ça serait bien d'eux. Et le fait de les faire un peu plus tard que la moyenne, [SPEAKER_01] tu [SPEAKER_00] dis quoi que c'est arrivé au bon moment dans ta vie, que du coup J'aurais plutôt peut-être si je serais en train de parler, serais plus avec la maman parce que ça n'a pas été la bonne personne donc je me dis que non tout va bien. Les choses arrivent quand elles doivent arriver. Alors, je parle pour moi hein, maintenant, c'est un peu un 1 [SPEAKER_00] cis blanc, un 1 hétéro [SPEAKER_00] privilégié qui te dit ça, mais pour moi, choses arrivent quand elles doivent arriver, donc je fais confiance. Ouais, tu continues Faut pas forcer. Donc quand ça arrive, ça arrive, c'est très bien. Et là, ça arrive à ce moment-là. C'est trop cool. Et puis ça m'a donné 1 1 1 nouveau peps en fait. De dingue. Ça donne un nouveau peps à moi, à mes parents Ouais. Qui se retrouvent grands-parents. [SPEAKER_00] Ça ça ça redistribue les cartes de plein de choses. Ouais et on dort plus. On dort plus mais mais ça ça ouais, [SPEAKER_00] mais ça ça redistribue tellement de choses, je trouve ça très intéressant. Ah non mais c'est canon. Et tu continuerais de parler de ta vie de perso et tout, de l'accouchement de ta femme le 2e? Oui parce que le le seul truc que je, ça après c'est des prétextes parce qu'il faut pas non plus que ça devienne une psychothérapie, il a plein d'humoristes qui montent sur scène en parlant que d'eux et de leurs leurs traumas, qu'est-ce que c'est chiant. [SPEAKER_00] Moi, [SPEAKER_00] s'il y a quelqu'un que je connais, c'est moi. [SPEAKER_00] Le but quand tu fais, quand tu montes sur scène, moi ce que j'essaie de faire, c'est l'entonnoir à l'envers. Tu pars de toi pour concerner les gens. Je te parlais des musées. [SPEAKER_00] Je te parle que je je j'ai envie de parler des musées, mais je pense que le fait de dire les musées ça me fait chier, ça va concerner plein de gens. Et donc tu vas parler des habitudes des gens dans les musées. Les gens vont être concernés, mais à la base tu parles de toi. [SPEAKER_01] Mais ta femme elle elle ne t'en veut pas quand tu racontes des détails d'accouchement et tout? Non, [SPEAKER_00] non non. [SPEAKER_01] Excuse-moi [SPEAKER_01] mais enfin bon. [SPEAKER_00] Parce que je me moque pas mal de moi dans l'accouchement, ne m'évoque pas d'elle, parce que quand même, c'est, quand vous accouchez, êtes quand même des héroïnes. On se, on ne se rend même pas compte à quel point c'est [SPEAKER_00] c'est incroyable de faire faire ça quoi. C'est incroyable. Quand je vois mon gosse courir, je me dis, attends, mais ça vient de là. Ça n'a pas de sens en fait ce truc-là. Comment comment comment j'ai fait un gosse moi? Je ne suis pas monté un meuble Ikea et j'ai réussi à faire un gamin. [SPEAKER_00] Non mais c'est en fuite, enfin je veux dire, il devrait y avoir des des des [SPEAKER_00] examens avant en fait pour les mecs. C'est trop facile pour nous de faire un gosse [SPEAKER_00] qui a, je trouve que c'est le truc le plus facile à faire qui amène le plus de responsabilités, [SPEAKER_00] tu vois? Et je pense qu'il faudrait faire des examens de, sinon on te ligature. On te coupe les, [SPEAKER_00] on coupe tout, parce que s'il y en a, il y gens, ils ne doivent pas avoir d'enfants. [SPEAKER_01] Je suis persuadé de ça. Ouais. Ouais. Ouais non, mais je suis bien d'accord. Écoute, on arrive à la fin de cet entretien. [SPEAKER_01] Dans tout ce qu'on d'heure, on aime bien terminer [SPEAKER_01] avec un conseil. Au vu de tout ce qu'on s'est dit [SPEAKER_01] ou [SPEAKER_00] de ce que tu as envie de faire après ou sur la plateforme. Un conseil sol Un conseil de vie, un truc Faites de votre mieux. Ouais, n'est pas mal ça. C'est le meilleur conseil. Ouais. Vous ferez de la merde, mais au moins ce sera de votre mieux. Et vous, il n'y aura aucun regret. Faites de votre mieux, n'écoutez pas trop les conseils des gens. Ouais. [SPEAKER_00] On ne peut pas, [SPEAKER_00] faites de votre mieux. On a marre de ces podcasts de conseils, de livres, ce conseil de parentalité, [SPEAKER_00] le couple, le le le développement personnel. [SPEAKER_00] J'ai, j'ai, j'ai, j'ai du mal avec ces gens qui se permettent de donner des conseils aux gens qui ne connaissent pas. [SPEAKER_00] Faites de votre mieux. [SPEAKER_01] Fermez les yeux et respirez et vous verrez. Ouais, il y aussi ce côté peut-être parenthèse sur [SPEAKER_01] ne pas, [SPEAKER_01] ne pas être touché par le regard des autres. Là ce que tu disais moi sur scène ça m'a bluffé, je suis pas drôle, c'est pas grave. [SPEAKER_01] Ouais. J'ai l'impression qu'il y a un truc aussi que tu t'as, t'as en toi là-dessus. La seule personne avec qui tu as eu toute ta vie c'est toi. [SPEAKER_00] T'as intérêt à être bien dans ta peau hein. Ouais. T'as intérêt à bien t'aimer hein. Ouais. Aime-toi. [SPEAKER_00] Aime-toi et parce que il y a, t'as, t'as plein de défauts, t'as plein de qualités mais essaie de t'apprécier un minimum et n'écoute pas les gens. [SPEAKER_00] C'est, c'est, enfin je sais pas. [SPEAKER_00] Je, je, je, je, je, j'ai toujours, [SPEAKER_00] j'ai, je, j'écoute pas les, j'écoute les mes proches tu vois, même ma femme j'écoute pas. Il faudrait que l'écoute quand même quelques fois. Ah mais fit-on parce qu'elle va écouter hein. Ah merde. [SPEAKER_01] Merci [SPEAKER_01] Merci à toi cette tricotée. Pour [SPEAKER_01] tes conseils qui sont super chouettes, [SPEAKER_01] franchement qui sont sympas, je pense que ça va aider aussi les gens et puis donc je rappelle nouveau spectacle à pleurer de rire Ouais. Qui est à Paris puis ensuite tournée. Ouais. Tournée, tu parles de de paternité mais pas que. Voilà, tu aussi sur tes valeurs, [SPEAKER_01] l'autodérision [SPEAKER_01] que tu as en toi, ton esprit vif, [SPEAKER_01] la politique et un petit peu d'actu quand même. Ouais. Donc c'est un spectacle varié voilà. C'est ancré dans la dans la société. [SPEAKER_01] Ouais. Pas en décalage au moins j'essaye. Bon écoute génial. Merci en tout cas Merci. Pour ton temps, pour ta confiance et pour tes chouettes conseils et tous on se retrouve tous les merdis. Salut.

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