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Ok, là c'est un fiasco, donc joue les hits. On peut faire une photo avec la personne Pas du tout. C'est les montagnes russes cette vie. C'est comme s'il s'appelait ton fils Jean-Pierre en 2026. Jean-Pierre, il arrive avec des chaussures à glands et j'arrive sur scène, je suis Johnny Hallyday 5 minutes et après tout s'arrête.
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Bonjour à tous et bienvenue dans tous Wonder, le média qui parle de votre point de bascule. Aujourd'hui,
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on reçoit Maxime Gasteuil, il est humoriste,
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comédien et surtout observateur redoutable de nos petites failles. Vous l'avez vu au cinéma, à la télévision, au théâtre, il fait rire avec ce qui pique parfois ça fait un peu mal mais c'est toujours juste. Tous vous nous retrouvez tous les mardis sur YouTube et sur toutes les plateformes de podcasts Spotify,
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Deezer, Amazon et Apple. Vous pouvez nous regarder, nous suivre, nous écouter un peu partout et un peu tout le temps. Si vous voulez sponsoriser l'émission,
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c'est possible, il faut nous écrire à partenariat
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au singulier au base tous wonder point com. Si vous voulez venir me raconter votre vie, votre point de bascule, il faut écrire à émission au singulier au base touswonder point com et touswonder c'est maintenant avec Maxime Gastoy,
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humoriste qui pique.
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Maxime Gastoy, merci d'être avec nous. Avec plaisir. Ça a été l'arlésienne pour caler ce rendez-vous Oui, parce que tu es tombé au moment de ma vie où j'avais un projet super, mais à l'étranger. Donc entre les Pays-Bas, la Belgique et la France,
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qui a été super, mais très intense. Et en fait, j'ai très peu de coupures entre chaque voyage. Du coup, là, je suis rentré, je suis à toi. Mais c'est vrai que ça a été compliqué. Ouais, ça a été complexe, mais je suis hyper content. Même là, ça a été compliqué. Pour tout vous dire, ce rendez-vous était à 14 heures et il est 14 heures 30. Donc pour moi, c'était 14 heures 30. Mais tu es arrivé à l'heure, ça, c'était 14 parce que tu es arrivé à 30. Oui, je suis désolée. Tu vois, très grave. Jusqu'au bout.
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Écoute, dans tout ce fander, on commence chaud par un point de bascule. Ton point de bascule que tu m'as donné, il est assez marrant. Tu vas me raconter, c'est une histoire de fiasco. On est en 2015. C'est
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ta 1re date de tournée. T'es face à un BDE à Nantes. Ils sont tous bourrés. Qu'est-ce qui va se passer C'est l'enfer.
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En fait, si tu veux, c'est Moi, j'ai un ami
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que j'ai rencontré
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dans ma vie parisienne, est mon producteur aujourd'hui, qui était producteur avant qu'on se rencontre.
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Et donc on fait tout ensemble, vraiment, même jusqu'à nos vacances, tu vois. Et ce gars-là croit en moi très fort. Il me le montre dès le début, les premières secondes où je le rencontre.
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Il me met à Paris dans un petit théâtre et puis il me dit Putain, t'as ta 1re date de tournée
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achetée
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à Nantes.
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Et il m'explique pas trop. Pour moi, je vais dans un théâtre et tout. Et on arrive à Nantes, on vient nous chercher avec un Renault Espace, je m'en souviendrai toute ma vie, tout est vrai parce que vous allez croire que c'est une vanne, mais c'est vrai. À l'arrière, les sièges, c'est des sièges de jardin blanc dans le Renault Espace.
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Ah ouais. C'est-à-dire qu'il y les 2 sièges de voiture normaux et derrière, il y a plus rien. C'est comme l'arrière d'un camion et des sièges de jardin. Il est à qui Ils sont vissés
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sur le
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sol du truc. On vient nous chercher avec ça. Je dis ah, très bonne vanne.
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Mais c'est bonne Ouais. Mais c'est pas du tout une vanne. C'est on commence, on est à Nantes centre à la gare et on quitte Nantes. Je dis à mon prof, mais c'est pas du tout à Nantes. Oui, mais c'est pas loin, c'est en banlieue. Là, nous voilà passés devant des hangars.
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Je dis je joue pas là quand même. Il me dit oui, c'est comme des salles des fêtes. En fait, j'apprends que c'est un BDE d'école qui, avec
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les sous du BDE, a acheté mon spectacle
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qui, l'époque, avoisinait en prix le prix d'un paquet de curly avec un coca. Donc tu pouvais t'offrir Maxime Gastoy assez facilement.
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J'arrive dans la salle, il y une scène, le setup, normalement, les lumières sont comme toi, au plafond. Là elles sont par terre, je n'avais jamais vu ça. Le régisseur n'est pas là, c'est mon producteur qui va passer les bandes-son et les lumières
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qu'on voit sur scène parce qu'il n'est même pas caché. Donc il y a un bureau avec des platines et des potards. C'est horrible. Oui, c'est l'enfer.
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Et moi, vais dans la loge. Mais là, tu dis je le fais, enfin, ils sont Ben oui, je suis trop content. Moi, c'est ma 1re date, vois. Je me dis, y du public et ils sont 600. Ouais, tu quand
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même content. Plein, pas un siège de libre. Je vais dans les, dans les, j'allais dire la loge, mais justement, c'est des vestiaires de sport. Ben j'ai commencé à m'inquiéter un peu. Et je commence à passer la coursive qui me donne accès sur la salle visuellement et je vois le long de la salle des tireuses à bière.
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Mais genre 10 tireuses à bière. Et ça a bu déjà, tu vois. Les verres ont vraiment été échangés. Et au fond, toujours pas une vanne avec le Renault Espace et tout ça, un ventriglisse
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avec les, tu sais ces trucs gonflables là. Ouais, je vois très bien. Tu vois, les pour les enfants, les châteaux. Bien sûr, bien sûr. Et des adultes en train de sauter et se jeter pour glisser dedans. Avant ton spectacle. Oui, tout ça au milieu de cette salle des fêtes où il y a les chaises face à la scène. L'enfer.
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Je me dis c'est pas possible, mais qu'est-ce que c'est Et dans la coulisse, j'entends Maxime, Maxime, Maxime. Genre je suis Michael Jackson, me dis ces gens ont voulu voir mon spectacle ce soir. Pas du tout, ces gens sont ivres morts, ils savent qu'il y un gars qui s'appelle Maxime, tu vas monter sur scène. Et j'arrive
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sur scène et je me, je suis Johnny Hallyday 5 minutes
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et après tout s'arrête.
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Je commence à jouer mon show, mec se lève, il me dit tu veux que je monte sur scène, moi pour la vanne et l'audace, je dis ben vas-y monte le gars, monte. Donc là je suis dit pétrifié parce que c'est la 1re fois que je commence à faire ça, tu vois, avec autant de monde. J'arrive
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à m'en sortir et je joue mon texte très vite et je passe, je me dis ok, là c'est un fiasco, donc joue les hits, joue les vrais moments forts du où tu sais que ça sert Et il y mon prod à côté qui lui passe les pages pour pour faire le la régie en même temps. Et il me dit mais le gars passe de page en page, mais à à tranche de 20 pages d'écart tu vois, pour aller vite. Jouer un quart d'heure, 20 minutes, une demi-heure, 35 minutes et là je me dis non mais c'est pas possible. Et en fait, j'écoute le spectacle.
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Je lui sur scène mon prod, mais vraiment, je lui mélange, je dis c'est grâce à lui tout ça. Il est au bout de sa vie lui aussi. Je sors de la la pire. Mais vraiment, c'est un truc si t'as pas ce que j'ai passé avant dans le passé, c'est-à-dire les comédies clubs, les trucs où vraiment faut plus avoir d'amour propre parce que tout le monde s'en C'est ce que j'allais te parler de C'est
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un peu traumatisant. C'est traumatisant et c'est ma 1re date de tournée. Il y que j'ai qu'une envie après, c'est rester à Paris dans un petit théâtre et faire Céline Dion, jouer 30 ans le même spectacle en résidence dans une salle. C'est hyper dur. Mais en termes d'amour propre, c'est intéressant parce que cela dit, ça te fait aussi après travailler ton En acier, en titane. Oui, c'est ça. En fait, il peut tout arriver. Un casting où on dit ouais, enfin ça ne va pas. Tu dis oui, ok, super bonne journée. Tu t'en vas, il n'y plus rien qui te touche.
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Vraiment, il n'y a plus rien qui te touche. Parce que ce qui marrant dans ce que tu fais, c'est que tu te mets en avant. Il y a quand même ton ton image qui est mise en avant. J'imagine,
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c'est hyper difficile, tu vois, de se dire dans la salle, ça ne se marre pas, il y a des sièges vides
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ou même j'imagine un film, tu vois, tu dois passer des mois dessus et tu tu attends les critiques. Oui, tu passes à côté, oui, c'est non, mais même tu sais les entrées qui se font pas. Nous, notre 1er film 14 jours pour aller mieux, il sort en 2024, on le tourne en 2023. On est hyper fier. C'est une histoire vraie qu'on a vécu avec justement Benjamin dont je parlais, de Mella qui produit mes shows et avec qui je suis associé. Et on se dit putain, on va faire 1000000 d'entrées avec ce truc. C'est sûr parce qu'on est sûr de nous et du thème et de comment on a fait. Après, tu passes à travers tout un processus d'écriture, d'acceptation,
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de budgétisation,
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de
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de d'acheminement
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financier pour monter ton film, donc un distributeur, des producteurs, des chaînes, des plateformes. Et chaque interlocuteur va te demander d'édulcorer un peu le film parce que ce n'est pas à son image, parce qu'il faut faire attention à si, attention à ça. Du coup, ce n'est plus du tout le film du départ.
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Ils sortent, t'es quand même très fier et tu passes complètement à travers. Nous, le 1er film, on a fait 350000
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entrées, ce qui est dingue pour un 1er film. Parce qu'il y des films avec eux. Mais c'est pas bien comme chiffre Il est rentable si tu veux, mais dans ta tête et dans ton cœur, ne vaut pas l'implication,
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tu vois, de 5 ou 6 ans de travail. Bien sûr. Donc t'as beaucoup de frustration. Et puis après, tu apprends par le métier. Puis des gens qui ont une expérience de ça depuis 40 ans qui disent oh, calme, c'est ton 1er film. Et il y des mecs qui ont fait des films plus chers avec des castings énormes, qui ont fait 70000 entrées fin de course, donc tout va bien. Donc tu te rassures et puis tu montes. Mais oui, c'est
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c'est c'est
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les montagnes russes cette vie. Ouais, c'est ça. Et en fait, à chaque fois, tu remets
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tout en jeu en fait. Enfin, qu'est-ce que ton y a, c'est un mec qui m'a dit ça, tu remets ton titre en jeu à chaque spectacle, à chaque film.
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Sauf quand tu commences à avoir
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un petit, mais c'est à force de travail et d'implication aussi. Vois, t'as un petit cheminement ou quand tu touches un peu la grâce à chaque projet, t'as en fait le public qui commence à te suivre. Et je ne dis pas qu'ils viendront à chaque merde aussi que tu feras, mais t'as quand même la chance d'avoir des gens qui t'aiment et qui vont venir Oui, y un public quoi, t'as des gens qui suivent. Par curiosité,
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ton nouveau projet. Donc ça, c'est trop bien, tu vois. Mais il faut avoir une rigueur aussi avec soi-même, c'est-à-dire qu'on vit dans un monde très privilégié
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où en dehors de l'argent et de la notoriété, on vit notre rêve en fait. C'est-à-dire que moi je me lève le matin, je bosse pas, je m'éclate
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comme toi tu dois kiffer, on en a parlé, vois, as changé complètement de vie.
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C'est moi, ce privilège-là, il vaut tout l'or du monde. En fait, ce n'est même pas une histoire d'argent ou quoi, c'est une histoire de se réveiller.
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Et moi, ma vie, c'est rire et écrire des conneries et des films à travers ça. Et j'espère que je ferai autre chose aussi, des films moins marrants.
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Je passe des journées extraordinaires tous les jours. Tous les jours Oui, alors. Mais tu vas faire vachement d'envieux là. Non, mais je veux dire que tout le monde va avoir envie de faire de l'humour. Mais c'est comme un cuisinier qui aime ça. Génial.
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Un carrossier
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qui adore retaper des bagnoles, tu vois. J'ai rencontré plein de gens qui sont passionnés par leur boulot, mais ça, c'est le privilège 1er. Donc on se doit aussi d'être rigoureux dans ce qu'on fait. Bien sûr. C'est-à-dire que tu prends le temps,
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tu bâcles le pas. Et puis parfois, as tout mis et ça passe pas. Et puis ce n'est pas grave quoi. Et surtout, ça prend du temps. Tu vas nous raconter, mais est-ce qu'on peut partir du point de départ de la genèse Oui. D'après ce que j'ai compris et tu vas nous l'expliquer,
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c'est un peu ton père qui te fait découvrir l'humour
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grâce à des sketchs, en fait, qui te fait découvrir. Est-ce que tu peux me raconter souvenirs et le point de départ de l'humour en tout cas Le point de départ de l'humour, c'est mon père et la télé et mon père aussi.
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Et en fait, si tu veux, dimanche, moi j'avais le droit à regarder quand j'avais une dizaine d'années la télé avec eux avant l'école du lundi jusqu'à la publicité. 1re partie du film après Holic.
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Et le dimanche,
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c'est vraiment genre les vrais gros films master un peu, les films avec Bourville de finesse,
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Collier,
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Bronzer, ça. Les films du film très fort, tu vois. Vraiment, tu tapes des bars et je vois mon père rigoler, mais comme un ouf, tu vois, petit. Et je me dis putain, ça Parce que moi, je le fais rire aussi dans la vie, mon Donc je me dis jusqu'à
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8 ans, je me dis ben moi, je suis la resta de mon daron en fait, rigole que quand je suis là, quoi. Et je le vois rire après. Pas de jalousie, tu vois, mais je me dis putain, ces mecs ils font ça, mais vraiment, après tu comprends le film et tout, ça a l'air bien. Et mon père, dans la vie, est très marrant. C'est un gars qui va passer sa journée, alors pas toutes les journées, mais une ou 2 fois dans la semaine, il va te raconter un rendez-vous avec quelqu'un qui l'a fait. Du coup, il imite le gars, comment ça s'est Et vraiment, tu tombes. Mon entourage te le dira, ma femme, tout le monde très très fort. Donc je suis bercé là-dedans aussi, tu vois, depuis tout petit, raconte ses conneries, fait des grimaces et tout. Et
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je
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sens que quand je fais ça
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à l'école avec eux, je, tu vois, c'est très bateau, je veux pas faire le Mais tu vois le film Billy Eliott où il dit quand il danse, il vole. Pareil. En fait, tout s'arrête. Je suis très bien dans ce moment-là de ma vie. La minute où ça rigole et je fais l'idiot, il y a un truc, tu vois, un peu céleste de
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Parce que moi, je ne pas ouf à l'école, je suis un peu turbulent,
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je suis pas,
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je suis pas un ange, je suis pas,
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parents même, mais je ne suis pas. Mes parents même, j'adore. Je veux
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dire, suis pas l'enfant magnifique sous tout rapport, tu vois. Bien sûr, oui. Donc j'ai des lacunes à l'école, je ne suis pas très impliqué là-dedans, ça m'intéresse. Mais du coup, existes en faisant de l'humour quoi. Tu existes avec ça, à l'école, auprès des profs, auprès de mes potes, auprès des conflits, à l'école aussi. Genre moi, j'évite des bagarres et vraiment des trucs relous parce que je fais marrer les gens.
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Mes parents aussi, les conflits, tu vois, avec les notes ou des trucs qui sont un peu casse couilles pour eux, je m'en sors parce que je les fais marrer et je désamorce.
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Et mon père fait ça aussi, tu vois. Donc c'est un peu une arme qu'il a, lui, que j'ai pris quoi. Quand il y des conflits avec ma mère Ça se sert hein Ouais, sert. Ouais. Et même aujourd'hui,
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enfin je sûre Oui, oui, même dans la vie, tu vois. Après bon, il faut faire attention parce que moi, ma femme me dit souvent, tu vois, c'est Il faut arrêter de rire de tout. Il y des trucs importants,
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tu vois. Donc j'ai pris du recul aussi avec ça parce que moi, je suis vraiment, au bout d'un moment, ça peut être lourdingue.
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Et je m'en sors avec ça et je me dis putain, mais c'est ça que je veux faire. Après, c'est, je le mets là dans un tiroir bien au fond, parce que malheureusement,
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ne grandis pas dans une famille et on est tous les mêmes, dans une famille où on te dit plus tard, vas être un chanteur, toi. Tu es acteur, toi. C'est clair. Et tu peux faire ça, toi. Parce que c'est possible. Oui, t'es un enfant, mais si t'as des rêves, fais-les. Alors j'en veux pas à mes parents, mais c'est pas comme ça. Mes parents, est-ce qu'ils étaient du genre à te pousser à l'école, même si c'était pas très bon Bien sûr. Du coup, c'était un peu Ouais, ils voulaient que je ramène des bonnes notes et puis ils essayaient, tu vois, de m'inculquer
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une éducation saine en me disant mec, c'est important, fait. Voilà. Juste tu fais ce que tu veux. Mais si Ton père, il était charpentier, c'est ça Il est encore, oui. Il est encore. Il a énormément bossé. C'est ce que je t'ai entendu raconter. En fait, il a été, il a grandi dans une famille où mon grand-père avait cette société de,
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dans le bois qu'il a repris et ma grand mère avait un resto. Donc mon père, il a grandi avec les clients du resto, les employés de la
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boîte de charpente et menuiserie.
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On venait le chercher chercher au train de C'était des
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clients de ma grand-mère qui venaient le chercher le soir à l'école parce qu'elle allait bosser. Donc lui, il a vu que ses parents trimaient toute sa vie. Donc pour lui, le moteur, c'était le boulot, il faut se lever tôt. Et il me sortait cette phrase que je pouvais plus piffrer, l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Non, enfin moi j'ai pas envie en fait. Tu te tôt Je me 11 heures. Mais tu te lèves à quelle heure aujourd'hui Non mais je me lève très tôt parce que j'ai un enfant, mais avant d'avoir ma fille, je me levais aussi parce que j'avais des rendez-vous et des trucs à remplir. Mais je suis passé Ah mais c'est vrai qu'elle est chiante cette phrase, tu vois Et moi, je me forçais à me lever quand j'étais étudiant pour lui montrer que j'étais un super fils. Donc je me levais à 6 heures, je me mettais 3 claques, il m'appelait parce qu'il m'appelle tous les jours très tôt le matin et je disais ouais, super. Je faisais rien, mais je m'inventais une vie. Ouais, j'ai fait ça, puis là après je vais faire ça. Pour le rendre fier. Ouais, voilà. Et donc il aurait eu envie que tu reprennes sa boîte Ouais, il aurait eu envie que je reprenne ça parce qu'il y avait le lien familial.
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En fait, si tu veux, cette société avait été créée par mon arrière-grand-père,
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mon grand-père l'a repris, mon père l'a repris. Ah ouais. Et c'est une grande famille. Ça attendait quand même à ce que tu reprennes le truc. Oui, oui, c'est une grande famille des métiers du bois dans le bordelais,
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qui travaille depuis très longtemps pour plein de propriétaires terriens et de propriétaires viticoles
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qui ont des belles propriétés. Donc ils ont refait beaucoup de cuviers, de trucs là-bas qui sont classés. Donc oui, il y avait un truc aussi d'art
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en lien avec le boulot qui était assez
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essentiel et majestueux pour eux dans ce qu'ils font. Sont très passionnés. Donc moi, j'ai grandi avec eux. J'ai beaucoup bossé les étés avec mon père, mais j'avais ce truc là de putain. Et puis il y cette phrase à la con. Mais heureusement qu'on a grandi une génération à cheval parce qu'il y avait la télé
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qui nous a permis aussi de nous dire c'est possible puisqu'ils le font. Moi, je n'en veux pas à mes ça paraît compliqué quand même. Oui, mes parents et mes grands-parents, tu vois, le Vedétaria, c'était qu'à la télé en noir et blanc, y avait 3 chaînes. Bien sûr. C'était inaccessible.
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Mes parents, c'est ce qu'ils m'ont inculqué aussi, malgré la star académique qui a commencé à exister, la nouvelle star et tout. Mais
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tu vois Graines de Star, tu vois, du jardin, British de Nice, tu vois tous ces trucs, j'ai dit putain, il y a une étincelle qui clignote quand même. Tu dis c'est possible. C'est possible. D'aller là-bas. Mais c'est pas facile. Non, c'est pas facile. Mais en fait, je crois que c'est Tu grandis pas non plus. Enfin Non, non, non. Je ne dis pas que ceux qui naissent à Paris, c'est plus facile, mais quand même, tu as quand même plus d'accès. Oui, peut-être et à des conservatoires.
Intervenant 1
De toute façon, même si tu tu grandis en province et que tu veux faire ce métier, tu vas faire des conservatoires, des cours de théâtre, tu vas repartir à Paris et tu vas faire tout ce que tu as perdu à Bordeaux ou à Lyon ou à Marseille. Vas le refaire à Paris. C'est ça. Donc autant aller chercher ton Moi ce que je note, c'est assez marrant, c'est que tu t'installes du coup à 22 ans à Paris. Ouais. Donc là, tu leur dis à tes parents je ne reprends pas la boîte familiale. Non. Je suis mon rêve. Enfin je ne reprends pas, je leur dis je veux faire ça quoi. Je veux faire ça. Enfin avant tu fais des petits boulots, non, c'est ça Pompiste, vendanger, serveur, J'ai fait, j'ai fait, j'ai travaillé dans la fringue, enfin comme tout le monde, tu vois. J'ai fait comme j'ai fait que des études professionnelles, j'étais toujours une semaine à l'école, une semaine dans une société.
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Et l'été, oui, on bossait avec mes potes, on a fait des vendanges, on a travaillé dans la fringue, on a travaillé dans une station, on a travaillé un peu partout quoi. Et à un moment, t'as un point de, t'as un point de bascule quoi, t'as un déclic, ça fait que tu Alors en fait, ça me travaille trop. Ouais, c'est ça. Mais vraiment, genre tous les jours, ça rumine. Ah oui, ah ouais, t'étais vraiment. C'est comme une voix qui me dit
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t'as pas de couilles quoi, t'es un loser, qu'est-ce que tu fais là C'est pas ta vie ça.
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C'est pas ta vie. Et même si j'avais pas voulu faire de l'humour ou du cinéma,
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je ne En fait, la phrase dans ma tête, c'était plus va voir ailleurs si t'y es quoi. Reste pas dans cette boucle temporelle de t'as grandi là, tu vas fréquenter les mêmes personnes toute ta vie, aller dans les mêmes restos et faire ton petit circuit et on va mourir. Et c'est quoi que tu vas raconter
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Que t'as vu ce bar toute ta vie qui n'a désempli de gens que tu connais depuis 30 ans C'est ça qui me faisait très très peur. Malgré que j'adore mes meilleurs amis avec qui j'ai grandi tout le Bien sûr, t'avais envie d'aventure quoi. Ouais, je voulais aller ailleurs quoi. Comment ça s'est passé de son arrivée au cours Simon
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L'arrivée au cours Simon, j'en avais, j'avais fait 4 ou 5 cours dans la même journée c'est le seul cours où le mec me donne un truc à apprendre vite. Tu sais, genre un espèce de Joséphine en fait, Ouais, synopsis de Tiens, tu t'es bien renseigné. Mais attends, j'ai bossé l'interview. De synopsis, voilà. En fait, il y avait un télé Z ou un télé 7 jours, tu sais, sur les boîtes aux lettres avec le courrier, tout ce qu'ils nous laissent là, les prospectus. Et il me dit lisez ça, vous revenez dans une heure et vous me le faites sur le plateau. Donc je vais dans un bistrot, je lis ça et je le je le je lui sors, mais comme je te parle là, tu vois. Mais c'est ton télé 7 jours, enfin c'est il y a c'est genre ce soir Oui, c'est quand tu sais que tu enfin c'est très mieux, une nouvelle génération qu'on comprendra pas, mais à l'époque, nous avions des magazines avec les jours de la semaine et ce qui allait passer du matin jusqu'au soir à la télé. Et en fait, il y avait un petit résumé de chaque programme télé. Et genre Joséphine ange gardien à 20h15. Et en dessous, il y marqué cet épisode va relater Joséphine qui a fait disparaître un chat.
Intervenant 1
Moi, j'avais ces 4 ou 5 phrases à lire. Donc je les apprends, les sors et lui, il me dit c'était nul à chier, enfin un truc comme ça. Mais vous avez énormément d'esprit, revenez demain.
Intervenant 1
Et j'ai fait 3 ans là-bas. Est-ce que c'est le jour où t'arrives en costard Non, ça, c'est la 1re de mon spectacle
Intervenant 1
à Rue Frocho, au Théâtre Le Bout. C'est un théâtre de 15 places.
Intervenant 1
Où tu arrives en costard, genre décalé. Donc c'est J'arrive en costard et je me dis je suis gadale malais quoi. Donc ce soir, c'est plein. Et pendant 3 mois, il y avait personne.
Intervenant 1
Et t'étais en costard, non mais c'est horrible, attends, t'arrives en costard, y a personne. Non, tous les soirs, j'avais pas tous les soirs, j'avais une fois par semaine le jeudi à 19 heures 15, pire jour, pire horaire. Mais bon, on donne que ça parce que les gens qui remplissent, ils sont dans les créneaux les plus cool. Et
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oui, j'ai fait 0 0 0 0, genre 3 mois parce que t'as 4 soirs par mois du coup, 4 jeudis.
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Et un jour, me dit à un, c'est un de mes meilleurs amis de Saint-Émilion qui vient, elle ouvre le guichet parce qu'en fait, si tu veux, dans la salle, tu as à la fois la régie, la salle, l'humoriste,
Intervenant 1
le guichet de vente de places et la porte pour ouvrir et rentrer directement. En fait, c'est vraiment un studio parisien avec le lit, la cuisine, la salle de bain et tout.
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Et donc je vois mon pote, on va boire un verre. Une fois j'ai 15, je me dis putain, je suis le roi, c'est complet. En fait, c'est un CE pareil
Intervenant 1
de province qui vient à Paris, qui achète ton spectacle comme ça à l'arrache sur Billet Réduc, tu vois. Bien sûr. Et ils sont ivres morts et je joue tout sauf mon spectacle. Mais bon, tu apprends. Puis après, tu as 3, tu as 4, tu as 5 parce que je faisais des comédies clubs, donc ça commençait à apprendre un peu. Enfin, je te dis 5, pas ouf, mais au moins il y avait pas 0 quoi. Et comment tu te sentais à ce moment-là
Intervenant 1
ben plutôt bien. C'est vrai
Intervenant 2
Tu te dis pas j'ai tout lâché,
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c'est dur. Plutôt plutôt bien parce que en fait j'ai rien à perdre.
Intervenant 1
Enfin, j'ai perdu de l'argent, mais c'est pas des sommes folles. Et puis j'avais un boulot à côté, donc c'était le jeu. Le mec m'avait prévenu, hein. En fait, tu te fais un peu avoir quand t'arrives, t'as un minimum garanti
Intervenant 1
que le théâtre, tu lui dois. Donc par exemple, tu as un minimum garanti par soir de 150 €. Si tu ne vends pas 150 € de tickets, tu lui dois 150 €. Si tu as vendu 75, tu dois lui rendre 75. D'accord. Et au-dessus de 150, l'argent, tu fais 5050 avec la salle. Donc tu gagnes jamais de dos à air. Non, jamais.
Intervenant 2
Mais donc t'as pas conservé ce stress de
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personne ne vient,
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c'est vide. Bah en fait, c'est des années un peu terrifiantes parce qu'après tu connais le succès, tu vous remplis des zéniths, donc tu te dis les
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2 sont dingues en fait. C'est possible, tu vois Donc aujourd'hui, me demandes de retourner là-bas, j'y vais pas du tout. Pourquoi C'est un cauchemar. Parce que c'est, je souffrais pas, mais je sais ce que ça vaut. Je sais ce que ça fait,
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donc j'ai pas envie de retourner là-bas. Non. Non. C'est quand même pas très agréable.
Intervenant 1
Non, non, mais c'est en fait, si tu veux, tu connais pas les grandes salles et le succès et le rempli. Donc pour toi, 5, c'est ton Olympia. C'est ton climax quoi. Donc t'es trop bien. Et ils disent c'est fou et 20 c'est dingue. Et quand tu commences à faire après des cafés théâtres où ils sont 80, même si c'est gratuit, ils repartent au chapeau, ils sont quand même 80 à vouloir voir ton spectacle.
Intervenant 1
T'es comme un fou. Je comprends.
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C'est quoi le plus stressant C'est les cafés théâtres où tu vois,
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tu vois les rangs, les gens qui sont assis ou c'est les zéniths où tu vois pas grand chose humaine Moi, c'est pas du tout de l'ego, mais je suis plus à l'aise devant
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8000 personnes que devant 10.
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Parce que tu vois, j'ai refait des cafés théâtres entre temps, malgré
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ce qui se passe et je m'en sors très bien. Mais c'est pas du tout mon truc. Comment ça s'est passé entre le café théâtre et les zéniths, tu vois
Intervenant 2
Est-ce
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qu'il y a une personne à un moment qui t'a,
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qui t'a repéré
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Tu vois, est-ce que c'est un coup de peau C'est quoi en fait Non, c'est Benjamin toujours derrière. En fait, c'est une équipe tout ça, parce que t'es pas tout seul. Bien sûr. Donc la famille que je me suis créée dès le début, c'est la même aujourd'hui. Ça fait plus de 10 ans.
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Motivateur Benjamin, il voit que ça se passe bien sur scène et que j'ai pas de lacunes ou choses à bosser, même si le temps fera les choses. Je rencontre Édouard Pluvieux qui devient mon coauteur,
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donc et très talentueux. Et puis mec de province qui a grandi Angoulême, qui est parisien, donc on a les mêmes vibes. Ouais. Benjamin Demet pareil, Dijon, Paris, on se comprend. Ouais ouais.
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Et après, si tu veux,
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les réseaux arrivent courant 2015
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aussi.
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Je crois que j'ai un stade à partir de 13, mais pour poster des photos de mes vacances, comme tout le monde au début. Et à partir de 2015, ça devient sérieux et je fais des trucs, tu vois. Alors il y personne. Parce que à la fois pour ceux qui te connaissent pas, il y en a encore un peu. Oui. Bien sûr, attends. T'es marge aussi sur les réseaux sociaux, ça peut être parallèlement. Donc tu fais de la scène et
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tu as une chaîne YouTube et sur Insta et tu fais des sketchs. Et donc ça va prendre aussi comme ça. YouTube, je le fais, mais
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je suis ni Cyprien,
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ni Squeezie, ni tous ces mecs très talentueux parce que je suis un peu détaché de cette génération. Donc j'y vais, mais un peu à tâtons. Et un peu plus vieux. Ouais, J'ai du mal, tu vois, à me filmer et tout ça, c'est vraiment un exercice très très particulier.
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Et puis je trouve mon compte sur Insta moi. Insta j'aime bien, c'est rapide, c'est intuitif, c'est mon délire quoi. Donc je commence des stories, je fais des vidéos.
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Et puis 2015,
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pareil, ça vivote un peu. Et 2017, je fais 2 vidéos vraiment qui tiltent, qui font un, 2 ou 3000000 de vues. Et là, je commence à rentrer dans un système où je m'éclate,
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à raconter les conneries que je mettrai pas sur scène,
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sur Instagram. Pour pas que les gens se disent ouais, mais mec, on a tout vu sur Insta, on va découvrir sur scène, c'est nul. Et comme moi j'avais boxé déjà sur scène, je savais que quand ils allaient venir, j'étais prêt à les recevoir. Donc Instagram n'a fait que multiplier
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les spectateurs dans les salles jusqu'à arriver au Zenith et aussi
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me faire ma notoriété.
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Parce que ça a commencé à prendre 2017 et après, pendant le confinement, mon sujet, c'était Paris-Province, pile le sujet du confinement
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avec tous ces Parisiens qui étaient partis à la campagne et tout. Donc je tape fort la semaine. Et qui emmerdait tout le monde. Et comme j'ai rien à proposer à part ça, je me donne une
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régularité
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de faire une ou 2 vidéos par par jour quoi. Alors ce qu'il faut qu'on comprenne justement, ce que tu parles de Paris-Province,
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tu n'aimais pas du tout Paris. En tout cas, tu tapais sur Paris, c'était assez marrant. Et là, excuse moi, mais donc tu viens d'emménager à Paris, c'est ça Oui, c'est ça. Mais qu'est-ce qui s'est passé Mais j'ai passé 10 ans ici, moi. Oui, mais alors pourquoi tu es revenu Je suis revenu parce que j'ai apprivoisé cette ville.
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J'ai j'y prends ce que j'ai à prendre. Oui.
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J'ai compris que ce dont je parlais au début Paris-Province,
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les Parisiens, ce n'est pas que ça. Et puis moi, j'adore cette ville et j'ai aussi décroché du truc. Je ne vis pas
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par rapport à l'image qu'on se fait des gens ici ou l'image qu'on a de moi, tu vois. Donc j'étais jeune, j'étais dans ce truc là. Et puis moi, j'avais envie d'en parler parce que quand j'arrive à Paris, j'ai ni le style vestimentaire,
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ni la façon de parler, ni les endroits où il faut être. Donc je suis vraiment un indien dans la ville. Et mon metteur en scène que je rencontre et coauteur, Edouard, voit mon spectacle avant que je travaille avec lui et me dit mec, mais tout ton spectacle, de la merde, à part ce quart d'heure où tu parles de Watt,
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qui est un provincial perdu, la voiture sans permis, les PMU, tout le truc qui arrive à Paris, qui est complètement désorienté. Et du coup, on a étiré ça et vu le 1er spectacle, Maxime Gesteux arrive en ville. Et alors, qu'est-ce qui t'a,
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qu'est-ce qui t'a fait marrer, tu vois, quand tu es arrivé à Paris Qu'est-ce qui t'a surpris Mais plein de choses. Le le civisme que la province n'a pas, mais ça, c'est genre Paris et tout le reste de la France très différents. Les bonjour, merci, au revoir s'il vous plaît. Dans les tabacs où les mecs rentrent Malborolite,
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Malborolite,
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ils payent et ils se Malborough
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light, c'est du, c'est un pyramide en fait Malborough light. En 2. Très très spécial tu vois. C'est clair. Et c'est vraiment, je l'ai vraiment vu. Alors c'est pas que Paris, c'est pas que ça tu vois. Mais ouais, le civisme,
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les styles de fringues, ça j'en ai parlé et reparlé sur Install et je les pompe, les mecs comment ils s'habillent parce que Mais maintenant, je trouve ça fou parce que moi, ça m'a rendu curieux. Moi, provincial, je vais vous le dire et c'est la vérité, on a un peu des oeillères, on est dans notre village, dans notre mode de et comme on voit, on n'a pas une vision du monde extérieur, mais vraiment, c'est pas qu'on est des culterreux ou qu'on n'a pas la télé. Mais pour nous, notre vie, c'est que ça partout.
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Et quand tu vas ailleurs, mais tu vas même à Londres, à New York, enfin tu vois, les gens, ils ont les cheveux roses et changer,
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vis ta vie, tu vois, c'est trop bien. Donc moi, ça m'a ouvert
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énormément de changer et de partir. Ce que je te disais tout à l'heure, je n'aurais pas fait ce métier, c'est pas grave, je serais parti quand même parce que j'avais besoin d'ouverture et je sentais que j'étais pas un mec qui pouvait se cantonner à cette vie là.
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De J'avais envie d'ailleurs, mais est-ce que t'as l'impression que t'es devenu parisien
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Non. Non. Non. Mais je suis ni parisien ni provincial. Je suis,
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je suis de nulle part moi d'ailleurs, parce que je suis le mardi à Lyon, le mercredi à Poitiers,
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le samedi à Paris et les vacances dans le sud. Tu vois, je suis, j'aime mon pays,
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ça, je le sais. Je suis bien partout.
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Mais non, je te dis, y des Moi, je sais que les provinciaux diraient que je suis parisien et les Parisiens diraient que je suis un paysan. Que t'es Ouais, enfin t'es pas non plus un paysan. Non, mais t'as compris, tu vois. Ouais, un paysan, il met pas des chaussettes jaunes. Non mais ça c'est pas, c'est de la faute de ma femme qui m'a offert une petite payette de chaussettes uni clos sans faire de publicité de toutes les couleurs. Mais écoute, elles sont très peintes. De toutes les couleurs. Non mais du coup t'as l'école du Parisien là. Ça oui je me ferais tabasser. C'est clair, c'est hyper paradoxal. J'arrive dans mon village, je me mets comme ça au bar et ils me disent allez ça part. Ici
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les mecs disent putain pas mal le rapport, le ratio vert jaune ça marche. Moi j'adore tu vois, j'avoue j'adore. Non mais je suis un peu, en fait ce que c'est ça je prends,
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J'ai puisé un peu dans ces 2 modes de vie parce que vraiment, je suis partagé entre les 2 et je suis très heureux. C'est un peu un truc d'équilibre, tu vois. Comme quelqu'un qui dirait
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s'il le pouvait et ceux qui peuvent se le permettre, je vis à la fois là et là, j'ai 2 maisons,
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Tu vois où je suis,
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Amérique franco américain,
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où je vis au Maroc et en France ou en Espagne. Tu vois quoi T'es trop bien parce que voilà. Est qu'il y a un truc que tu as fait
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que tu n'aurais pas fait il y a 10 ans En fait, j'ai un truc en tête, mais je me souviens d'un sketch qui était assez rigolo sur les prénoms. Est-ce
Intervenant 2
que tu t'es surpris Je ne pas si on donne le prénom de ta fille. On peut le donner. Est-ce que, par exemple, je me souviens de ce sketch, moi-même, mes enfants ont des prénoms qui sont très originaux.
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Tu rigolais
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des Parisiens qui donnent des prénoms improbables aux Est-ce
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que tu peux rire de toi en te disant j'ai pas appelé ma fille avec un prénom très classique Non, bien sûr,
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sûr. Enfin là, je te donne des clés. Non, non,
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ma fille s'appelle, donc voilà, comme ça, c'est réglé. Et non, je pense pas avoir utilisé un prénom dont je me serais foutu.
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Parce que moi, vraiment, tu vois, c'était, enfin, tu as vu les
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prénoms d'enfants à l'école, il y des trucs chauds, chauds, chauds. Non, mais c'est marrant, moi, vois, ça me fait marrer. Il y des trucs, genre, ils appellent leur fils avec des prénoms de de vraiment de grands-pères, des prénoms qui ont été désintégrés.
Intervenant 1
Le gars ne peut pas vivre avec ça. C'est un peu compliqué quoi. C'est comme s'il s'appelait ton fils Jean-Pierre en 2026. Jean-Pierre, il arrive avec des chaussures à gland, il a 4 ans, il a Et des chaussettes jaunes. Il reste un pied de poule. C'est pas possible, tu vois. Non. Mais oui, je me suis, je me suis surpris et pas vraiment. En fait, c'est en grandissant,
Intervenant 1
avec ma femme, a rencontré une fille qui s'appelait comme ça. On a trouvé ce prénom, mais sais pas, impactant. Et puis après, moi, j'ai été voir parce je suis très curieux de tout. Donc c'est un prénom grec qui veut dire victorieuse
Intervenant 1
et c'est un prénom donc qui vient de Grèce, qui a après été très utilisé dans les pays de l'est et surtout pour les hommes, parce que c'est mixte.
Intervenant 1
Et c'est pas un prénom courant. J'ai jamais beaucoup entendu ça, à part des touristes russes où tu dis, là
Intervenant 1
tu dis bon, mec, c'est normal en fait, lui, il se baigne dans des lacs gelés, il mange de la glace. Bien sûr. Le mec, il fait un peu peur, mais Mais non. Donc ouais, mais non, je je, franchement, tout, on peut revoir cette vidéo si tu veux, on la remettra même pour montrer aux gens. Je veux des enfants, mais je les ferai jamais à Paris. Faites une sortie d'école, 16 heures 30. T'as l'impression que t'es chez le primeur. Myrtille, prune, papa est là.
Intervenant 3
Pamplemousse, dépêche-toi, prends ton cartable. Paris pour les prénoms des enfants, t'as 2 écoles, les primeurs et les chevaliers de la table ronde. La chance qu'on a, c'est qu'Archimède est moins hyperactif. Par contre, Perceval et Galilée, cet été, ils ont été insupportables. Comment tu t'en sors toi avec Lancelot Non mais allons-y, pas de problème. Partons dans les plantes et les épices. Coriandre
Intervenant 3
Arrête d'embêter ton frère. Paprika tu lui rends sa trottinette. Donc il n'y a plus de limite. Non mais partons dans les vieux métiers aussi. Qu'est-ce que vous faites les enfants là Ébéniste, pose ta fourchette. Scribe, tu manges et après on fait les devoirs. Non mais au rythme où ça va, alors dans les légumes oubliés. Patates douces, topinambours Dépêchez-vous,
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le bus va partir. À Paris dans 10 piges, une sortie d'école, c'est le tiercé dans l'ordre. Rose des vents, Rose des vents, papa est là. Oui voilà.
Intervenant 3
Excusez-moi madame, je cherche mon fils depuis tout à l'heure, vous ne l'auriez pas vu, non Casaque bleu, toc orange, ça ne vous dit rien Bon.
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Tornado
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Non, moi là où je me foutais de la gueule des gens, c'est vraiment les métiers oubliés, ébéniste, vraiment patate douce. J'allais trop loin, mais c'est vraiment ce genre de truc où non, je peux pas. Moi, ce qui me fait marrer, c'est que j'ai l'impression que t'as quand même,
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t'as évolué quoi. J'ai évolué. Tu vois, c'est-à-dire que Mais ça, je suis très fière de ça. Tu te moquais un peu de ce que t'es peut-être devenu aujourd'hui quoi. Il y avait un peu une frustration parce que quand t'arrives de la campagne, t'arrives à Paris, que tu te fais un peu
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bâché par les gens que tu connais pas, qui te regardent comme ça, qui te mettent en dehors. T'es en dehors quoi, t'es en marge tout le temps. Ou t'as
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un problème, tu vois. Donc tu te dis c'est même pas de la tristesse, mais c'était tellement ce que toi tu crois que ça va quoi. Donc tu leur en veux. Et moi je passais mon défoulement sur ça quoi. Sur scène. Oui, c'était ça en fait. Ça
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a été un peu une thérapie, la scène et les vidéos comme ça. Comment ça s'est passé justement cette notoriété C'est-à-dire qu'en fait,
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tu dis je suis un provincial à Paris, enfin je suis un peu de partout, d'ici et d'ailleurs.
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Mais aujourd'hui, partout, les gens te reconnaissent. C'est-à-dire que comment, comment ça s'est passé ce moment où est-ce Le mec qui répare
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la clim, n'est pas reconnu, vous dis. Il l'avait pas reconnu dans le couloir. Sinon, il aurait arrêté de se des trous. Tu m'étonnes. Tiens, on peut faire une photo avec la personne Pas du tout. Mais est-ce que, est-ce que tu as un souvenir, tu vois, une des premières fois où
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quelqu'un t'a reconnu ou tu te dis j'ai réussi Enfin, tu vois, qu'est-ce que ça fait La 1re fois, ça flatte énormément l'ego. Et puis surtout, quand les gens viennent te voir, ils disent j'ai kiffé ça. Ouais. Donc il y a une espèce de Moi, là où le mon parcours scolaire
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est chaotique, là, c'est comme si un mec que je connais pas vient de me donner un vin, tu vois. Et super de voir. C'est bon. Merci, c'est super. Tu
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peux donner le carnet à tes parents, c'est pas la peine qu'ils le signent, il est nickel. Donc c'est des appréciations de vie. C'est trop beau, vois. Donc t'as une,
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t'es reconnaissant, t'es très fier.
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Et après, ça se fait, comme tu disais, comme les salles tout à l'heure, passer de 0 à 7000 ou de pas connu à connu. Bon, la notoriété, ça va avec ce travail, donc
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t'y prépares pas. Parce que moi, mon but ultime, c'était de m'éclater dans ce que je faisais. Oui, ce n'était pas de Je ne pensais pas à aller faire des photos et des selfies, tu Enfin, que ce que souhaitent les jeunes de la génération d'aujourd'hui. On n'est pas spécial parce qu'ils ne veulent pas le chemin, ils veulent demain être chez eux qu'être connus. Donc sans rien faire, ça c'est un métier qui n'existe pas. Ou alors il faut faire des photos de ses pieds sur un lit fan.
Intervenant 1
Après, il faut aimer vraiment les pieds. Je vise personne. Non, mais je veux dire, c'est un peu spécial. Mais non, mais ça se fait en fait pour être très bref et pas perdre de temps. C'est comme un enfant qui passerait de je sais pas marcher, je fais du 4 pattes et après je marche. En fait, c'est une évolution. Alors il y des gens, peut être c'est soudain, mais chez moi, ça a été petit à petit, tu vois marche par marche. Donc ça s'est pas senti. Je n'ai pas eu genre des Fnacs remplis de gens, je sais pas qu'à madame et encore moins aujourd'hui.
Intervenant 1
Je n'ai pas des fanatiques qui m'attendent à 3000 dehors. Je croise des gens dans ma vie qui s'arrêtent parfois et c'est très agréable. Mais je n'ai pas des hordes de fanatiques qui m'attendent. Mais est-ce que ça oblige Est-ce que du coup tu te dis t'as quand même des matins où t'as peut-être pas envie de parler
Intervenant 2
à ton boulanger qui veut te faire une blague Tu vois, est-ce que ça oblige d'être toujours sympa, lisse
Intervenant 1
Ça oblige pas. Mais c'est vrai que les moments où
Intervenant 1
déjà, c'est un privilège, comme je te disais aussi, d'avoir tous ces gens derrière toi et puis qu'ils prennent 5 minutes, tu vois, on se parle plus dans la rue, on ne cède pas. Excusez moi, monsieur, la rue Rambuto, elle est où Et il se casse. Là, le mec, il s'arrête, il dit je vous adore. Putain, vous me faites marrer ma femme. Et l'autre jour, elle me parlait encore d'une vanne quand vous faites, tu le prends, tu vois. Mais c'est vrai que parfois, moi, ça m'est arrivé 2 fois où journée pas à pas ouf, voilà, comme on peut tout savoir, les enfants, les trucs, les bordels.
Intervenant 1
Et oui, tu passes de Ma femme me l'a dit, elle m'a dit tu passes de T'as envie de tuer tout le monde Bien sûr, ouais.
Intervenant 1
Très spécial.
Intervenant 1
Mais je le fais avec bonheur. Je ne sais pas du fake, je suis content de le faire. Oui, t'es sincèrement content. Et après je rentre dans ma bulle de bon ben voilà. Mais finalement, tu dis bon, ce truc là a un peu rallumé, tu te mets du baume au cœur, tu dis bon écoute, allez, relativisons, on arrête de se laver. La maison, elle te met pas des taquets après
Intervenant 1
Non, elle me le dit tout de suite sur le moment devant la personne. C'est vrai Il y 2 minutes, non, mais non,
Intervenant 1
non, mais elle me l'a dit oui, ça m'est arrivé 2 fois, je te dis, et c'est un peu spécial. Mais bien sûr que tu le fais parce que la personne prend du temps pour toi, donc tu te dois au moins de la remercier. Et si elle veut une photo, tu la fais. Et ce qui est aussi un peu, moi, ce qui m'interroge, c'est que quand on fait de l'humour,
Intervenant 2
j'imagine ce qui doit être parfois fatigant ou peut-être pas, c'est qu'on attend de toi que tu sois drôle tout le temps. Est-ce que ça, c'est,
Intervenant 2
j'ai envie dire chiant, est-ce que ça, c'est épuisant
Intervenant 1
Alors moi, je n'ai pas cet entourage, j'ai de la chance, mais les gens ne m'ont jamais
Intervenant 1
Il y a toujours un mec qui dira fais moi rien, fais moi une Oui, c'est ça, ouais. Mais bon, ça s'est un peu passé. Ces gens là sont en train de, c'est des gens qui appartiennent à une espèce qui est en train de mourir. Donc je suis assez heureux. Ça s'appelle les lourdingues,
Intervenant 1
qui sont lourdingues avec tout, les humoristes, les femmes, même les courgettes, ils peuvent être relous avec une courgette, vraiment les casse couilles. Donc ça, ça s'éteint un peu.
Intervenant 1
Mais non, j'ai pas trop pâti de ça.
Intervenant 1
Après, il se trouve que l'entourage que j'ai, que ce soit Ben, mon producteur, ma femme, on s'amuse et on rit beaucoup.
Intervenant 1
Donc Et on peut même être lourd, tu vois. On est là, la table à la terrasse de café, au resto où les gens se retournent, ils sont vraiment casse couilles. Genre ils parlent trop fort quoi. Oui, nous on a vraiment eu des Dans le train où Là moins parce qu'on grandit, mais on a eu des gens qui se sont levés dans des restos en disant s'il vous plaît
Intervenant 1
Et on l'a très mal pris parce qu'en fait on est là pour kiffer, vois. Mais bien sûr. Ne prend pas une place folle à faire chier tout le monde. Mais c'est vrai qu'on rit, on se raconte des conneries
Intervenant 2
énormément. Toi, toi qui du coup décèle les failles chez les gens et c'est hilarant parce que c'est
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beaucoup d'imitations, de sketchs que tu as fait. Est-ce qu'on peut rire de tout Il faut te dire que l'humour, c'est de la tragédie. Renverser à l'envers pour qu'on en rigole. C'est pour ça qu'on rigole, parce que ça nous tape en disant ah putain, oui, oh là là, quelle horreur. Mais non, j'irai pas dans les trucs que je connais pas. Donc je pense qu'on peut rire de tout à partir du moment où on sait de quoi on parle. Moi, je pense que ça fonctionne bien parce que je suis sincère et je parle que de trucs vécus ou qui qui sont incarnés en moi.
Intervenant 1
Je ne défends pas les textes d'un auteur ou d'un mec qui, tu vois, ça peut. Tu as des auteurs qui t'amènent dans des coins, dans des vannes et tu dis putain, oui, mais ce n'est pas mon truc. Ce qu'on a, on a reçu ici Mathieu
Intervenant 2
Madenian, à qui j'ai posé la même question, ce qu'il a bossé pour Charlie aussi. Tu vois, c'est intéressant. Et lui, il disait on peut rire de tout si on est drôle. C'est vachement dur. Vois, tu te dis ok.
Intervenant 1
Oui, c'est déjà il a raison. C'est le 1er truc, c'est faut que ça soit drôle. Faut que ça soit drôle. Parce que même si c'est gênant, malaisant
Intervenant 1
ou ça te prend un peu, si c'est drôle, c'est drôle. Oui, ça fait rire.
Intervenant 1
Et tu le vois d'ailleurs sur les humoristes qui font ce genre de sujets, qui changent un peu les choses, qui qui changent la donne, qui bougent les trucs. Ça rime parce que c'est très bien fait.
Intervenant 1
Mais moi,
Intervenant 1
moi j'irai peut être que pareil, je changerai, je mettrai, j'ai mis des chaussettes jaunes. Donc peut être que se revoit dans un an et je fais un spectacle sur des trucs un peu plus Sur un truc sinistre. Mais pour l'instant, ce n'est pas l'objectif.
Intervenant 2
C'est quoi tes projets du coup Donc là, quels sont tes actus Parce que donc quand même, c'est allé vite. 2018,
Intervenant 2
1er film, 2021,
Intervenant 2
tu joues ton spectacle.
Intervenant 2
Tu tournes en 15 zénith. 2024,
Intervenant 2
14 jours pour aller mieux, tu en as parlé. 2025, 3 films. C'est quand même prolifique. Oui, c'est très cool. C'est génial. Et là, tu fais quoi Donc on est en 2026.
Intervenant 1
Là oui, 2025. C'est quoi 5 Comme tu dis, il n'y pas de réseau et Chasses gardées 2 sont sorties.
Intervenant 1
Je viens de tourner un film qui a commencé début novembre avec Christian Clavier, François Berléan,
Intervenant 1
Elsa Zilberstein,
Intervenant 1
Sarah Sterne, Victor Meutelé et Jérémy Lahert,
Intervenant 1
qui s'appelle Avis de tempête. C'est un film de l'adaptation d'une bande dessinée qui s'appelle Le ministre et la Joconde, d'une histoire vraie. Le jour où André Malraux, 1er ministre de la Culture, amène la Joconde au Kennedy pendant les tensions avec Cuba où il a fallu y avoir une 3e guerre mondiale. Et Malraux arrive à sortir la France
Intervenant 1
du guêpier,
Intervenant 1
un peu du cul entre 2 chaises qu'elle a, qu'elle est en train de faire parce qu'ils ne savent pas s'ils vont s'allier ou pas avec les États-Unis.
Intervenant 1
Et les États-Unis prennent un peu mal la non réponse de De Gaulle. Du coup, De Gaulle dit à Malraux, oui, va amener la jougonde
Intervenant 1
à Jackie Kennedy,
Intervenant 1
qu'il aime beaucoup,
Intervenant 1
pour faire une
Intervenant 1
une démonstration
Intervenant 1
de la France vous offre le plus beau joyau
Intervenant 1
de l'art mondial
Intervenant 1
et vous montre à quel point elle crée un nouveau pont comme elle l'a fait avec la statue de la liberté grâce à la Joconde. Alors je ne dis pas que tout ça pèse grâce à ça, mais c'est quand même un fait historique assez fou et surtout transporter la Joconde dans un bateau qui est de France juste dans une caisse en bois. C'est-à-dire que le truc qui coule, on n'a plus la Joconde en fait. Donc vraiment,
Intervenant 1
équipe de fous furieux sur un bateau pour aller à New York, le film est extraordinairement
Intervenant 1
marrant et très 1er degré aussi, parce qu'il y a un risque quand même de la perdre. Il y a pas mal de gens qui vont vouloir la voler. Donc c'est une traversée
Intervenant 1
complètement folle. C'est un Titanic français quoi. Et je tourne, il n'y pas de réseau 2 parce que le 1er a fait un succès à partir du mois d'avril et on fait une pièce de théâtre avec Jean-François Quairé. D'ailleurs, j'aurais dû commencer pardon par Charlotte Gabris qui est extraordinaire,
Intervenant 1
une Suissesse humoriste qui a fait télé, cinéma
Intervenant 1
et qui est un peu Et donc vous écrivez à 2 ou vous jouez à 2 On avait fait écrire la pièce par des vrais auteurs de théâtre et on joue à 4 sur scène.
Intervenant 1
On est donc Charlotte Gabry, Jean-François Quairé, Camille Combat, qui va se mettre sur scène pour la 1re fois, qui rêve de ça depuis des années. Ah marrant. Et avec qui on est amis et mon producteur et moi et moi-même.
Intervenant 1
Et cette pièce va s'appeler La lettre. Et on commence au Casino de Paris fin décembre 2026.
Intervenant 2
Donc théâtre d'abord, puis Oui.
Intervenant 1
Toi, toi, t'es plus théâtre ou cinéma Moi, j'adore les 2 et je commence à avoir énormément de confort à faire du cinéma et du plaisir aussi.
Intervenant 1
Donc il ne faut pas trop que je m'enferme là-dedans parce que j'adore la scène. Mais là où je vais peut-être sortir
Intervenant 1
et
Intervenant 1
vraiment ranger tout dans une armoire, c'est le one man. J'en
Intervenant 1
ferai peut-être un autre, mais j'ai envie de faire du théâtre maintenant. J'ai envie d'être avec une distribution sur scène, plus tout seul.
Intervenant 1
Envie de raconter des histoires, j'ai envie de faire rire à plusieurs.
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J'ai plus envie d'être tout seul. Pourquoi Parce que le cinéma m'a montré que l'effet de bande et j'avais connu ça un peu avant de faire du one man avec une petite bande qu'on avait créée du cour Simon où j'étais. On avait joué un an d'une pièce qui s'appelait 1, 2, 3 sardines. Le titre n'est pas évocateur du tout, mais la pièce était super sympa. On
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était 5 sur scène, on s'est éclaté. Et moi, là où j'étais à
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aucun spectateur dans mon one man show à l'époque, la pièce était remplie tous les soirs. On a fait un an à guichet fermé. Incroyable. Dans une petite salle, vois, mais juste par bouche à oreille de ce petit boulevard sympa tenu par des petits jeunes qui sortaient d'un cours de théâtre.
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Et ça m'a donné un truc ce truc. J'étais tellement content d'y aller le soir à plusieurs. Tu es en loge, tu te motives. En plus, tu te cueille sur scène parce que tu rajoutes, tu enlèves des trucs. Bien sûr. Alors faut pas faire trop le con avec le texte, tu vois, Non, oui, tu t'amusais. Et le cinéma m'a
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encore plus donné ça où c'était cette espèce de truc de bande
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où il y beaucoup d'attentes quand même dans le cinéma. Moins au théâtre où t'arrives, tu joues, tu
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comme un peu le spectacle one man.
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Mais les 2, j'aime bien la série. Mais tu resterais dans l'humour quand même. Ouais, ouais. Après, moi, là, aujourd'hui, j'ai envie de faire rire, tu vois.
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Pareil,
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tu dis, j'ai appelé ma fille inéquitable, j'ai mis des chaussettes jeunes, on est toujours au même point. Je suis curieux et on changera Donc
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si on m'amène dans un film d'horreur ou de
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ou un film policier ou d'aventure, tu vois, et que le film me plaît et qu'on a envie de travailler avec moi, ça va me séduire. Je vais m'y intéresser et si je me sens, j'irai sûrement.
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Tu dis tous les matins je suis heureux quand je me lève, je suis heureux de bosser. Oui. Est-ce qu'il peut exister une forme de lassitude Est-ce qu'à un moment on peut aussi craquer Parce qu'il y aussi des comédiens qui font des burn out, des musiciens, pareil, là aussi, on leur suit ici Camaro, tu vois, qui nous racontait qu'au
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sommet de son truc, en fait, il craque. C'était trop. Est-ce que tu sens que ça peut t'arriver Est-ce que c'était déjà arrivé Ça m'est arrivé parce qu'au sommet du truc, tu vois, même dans le one man là, dans les années
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2022
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jusqu'à 24, vraiment le climax où là vraiment j'enchaîne beaucoup de zénith, il y les films, il y a tout. En fait, tu commences à te dire putain, c'est trop bien, t'es devant un buffet, tu manges,
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tu prends tout.
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Et en fait ton corps il te dit ben non mec, t'es pas, t'es ni Iron Man ni Hulk, donc on va s'arrêter.
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Et moi j'ai fait un zona,
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donc ni, enfin tu vois, c'est pas mental, je m'éclatais, mais juste je te fatigue quoi. Parce que le sommeil était très important, tu passes de ville en ville, t'es en voiture et tu te rends pas compte parce que tu kiffes et tout. Et puis l'hygiène de vie, tu vois. Moi je suis jeune,
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on va au resto en clope, on boit des coups.
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Puis en fait non.
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Enfin tu vois la vie te le montre. Donc c'est pas grave Zona, mais c'est juste une petite alerte pour te dire attention petit bonhomme, fais une pause.
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Donc j'ai fait une pause de 2 mois au moment où vraiment c'était le max, tu vois. Et cette pause m'a permis de vraiment me reposer et je suis reparti. Et après, à partir de ce moment-là, j'ai fait la même densité, mais différemment.
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J'ai fait comme le film là de DiCaprio, une bataille après l'autre. Pas on en fait, tu vois, on sait plus où on habite. On fait le podcast avec Alexia derrière, on enchaîne ça. En fait, c'est pas bon de faire ça.
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Mais comme tu en as toujours rêvé de ça, tu le fais. Tu bouffes aussi que tu le manges. Tu dis ça fait 10 piges que je suis comme un blaireau là, attendre que ça m'arrive. Maintenant ça marche.
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Et là je vais faire le mec qui pinaille. Je vais dire non à des producteurs, je vais dire non à un casting, je vais dire non à ouais, on vous veut dans ce film là, sous prétexte que quoi J'ai besoin de 10 jours de pause. Ben non, je vais pas les prendre et je vais le faire. Et tu vas le faire bien, mais tu vas te Mais tu arrives à trier du coup Maintenant. Maintenant, ouais. Mais c'est pas Avant, c'est que je ne savais pas dire non. Maintenant, en fait, t'as peur de dire non parce que c'est périlleux. Tu dis si je dis non, ce mec-là ne me rappellera plus jamais. Et si je dis non, les gens ne viendront plus dans la salle. Et si je dis non, lui, il me reprendra plus sur un film. Alors que tout ça, c'est que ton cerveau qui te fait une un lavage de cerveau justement en te disant c'est une peur enfouie en toi. Ouais, c'est juste. Qui te dit
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un truc qui est complètement faux. Donc tu réorganises aussi ta carrière et en termes de vie de famille, tu me le disais là, par exemple, on avait fixé l'horaire aussi pour que tu puisses aller chercher ta fille. Oui. Ça, c'est aussi un truc des nouvelles générations. C'est-à-dire que là, tu te dis moi, mes parents, ils ont bossé comme des dingues, les miens aussi d'ailleurs. Mais moi, j'ai envie de faire différemment. Il y a aussi ça dans ton organisation de vie et dans ton Après,
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il faut aussi pouvoir manager son planning. Moi, j'ai la chance aujourd'hui de faire comme j'ai envie. Sauf quand je pars sur un tournage ou des tournées où je dois être à telle heure, à tel endroit.
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Mais la chance que j'ai, c'est que j'ai des périodes où je suis là, tu vois. Et moi, comme je suis beaucoup parti et que ma fille a grandi, elle commence pas à m'en vouloir, mais à comprendre que papa y part souvent et longtemps.
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Quand je suis là, je peux pas à 16 heures 20, quand elle sort, dire à ma meuf non, mais là, veux boire des coups.
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Déjà, j'en ai pas envie. Et puis j'ai envie d'être avec ma fille quoi. Ouais, c'est ça. Donc
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Et puis je pense que nos parents auraient pu le faire. C'est juste qu'ils se disaient,
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bon, attends, mon père, il a jamais fait ça, donc moi je le fais pas. C'est des déréflexions de gros cons, ça en fait. Ma femme le fera en fait, puis elle fera à bouffer et puis c'est bon, va s'en occuper. Moi je finis à 18, c'est des réflexions de gros cons. Donc
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je dis pas que mon père est un gros con et a grandi comme lui. A pas mal Mais
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mon père aujourd'hui, il a un prisme sur ma vie qui est,
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il trouve ça très étonnant tout.
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C'est vrai Oui.
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Mais quoi genre que t'as changé Changer une couche,
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tu vois, faire à bouffer, t'es encore, c'est encore toi qui la garde. Mais c'est pas méchant,
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c'est
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le prisme dans lequel il a grandi et tu ne peux pas faire évoluer ça parce que c'est marqué.
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C'est comme les générations d'avant,
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c'est les visiteurs en fait. Qu'est-ce que tu vas faire comprendre à quelqu'un Qui vient du Moyen Âge Il y un téléphone portable qui existe que tu peux appeler en 2 secondes quelqu'un au lieu d'aller faire 800 bornes à pied avec un Ben
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non, il ne pas lui. Ouais, c'est évident. Donc on est là dedans. C'est juste que ça évolue et c'est super. Il faut vivre avec son temps aussi. Faut, faut Moi, tu vois, j'ai appris à évoluer aussi. Là où le gros con
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des années 2000 pourrait dire ah, tout le monde à Paris, genre à la braille, y a que des gros connards à Paris.
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Paris, c'est super. Et Paris, ça m'a appris énormément de trucs et ça m'a donné envie de voyager, de me cultiver, d'aller dans des musées,
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de rencontrer des gens fabuleux,
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de me heurter aussi à des trucs très compliqués qui ont fait de moi ce que je suis et c'est super. On arrive à la fin de cet entretien.
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Je demande toujours à la fin aux gens que je reçois, tu vois un petit mot, un truc au vu de tout ce qu'on s'est dit. Ce que je trouve assez sympa dans ton parcours, c'est tu grandis à Saint-Émilion,
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t'es pas bon élève et puis tu fais marrer tout le monde et puis tu y crois en fait, c'est ça qui est génial. Mais c'est plus fort, c'est bizarre ce truc là. Est-ce que toi, quand t'as changé de vie, t'as eu cette voix qui t'a dit c'est plus fort que moi, je peux pas t'expliquer. En fait, c'est très prétentieux de ma peur ce que je vais dire. Mais moi, quand j'étais jeune, j'imitais les trucs que je voyais à la télé, donc les rappeurs, moi, c'était ma cam et j'écoute beaucoup de rap devant le, tu vois, ce reflet de la vitre avec le soleil où tu te vois. Je me souviens toute ma vie, les fenêtres de ma chambre en train de faire ça et je m'endormais la nuit, mais c'est pas du tout de l'ego,
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Je m'endormais la nuit et je me voyais sur scène avec énormément de gens devant moi qui riaient à mes conneries.
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Je peux pas t'expliquer comment et pourquoi. Mais tu crois, pardon, tu crois
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au petit côté médium, tu vois Oui, ça, je le savais pas. J'ai tu tu crois pas, tu avais un Il y un truc de visualisation.
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Tout le parle de ça, tu vois. Non, mais on ne sait pas que t'as, t'as eu un flash.
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Je sais pas. En tout cas, c'est des souvenirs marquants de ça où je dormais et mes rêves, c'était ça. Je savais plus ce que je disais parce que je m'entendais pas, tu vois. Mais je me vois faire et des gens, des
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bruits de fou. Génial. Alors est-ce que c'est
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des espèces d'électrochoc,
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des DVD que je regardais, vois, de Gad, de Jamel et tout ça
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Tu vois, t'as des trucs comme quand tu regardes un film, t'as des prises la nuit où je me voyais à leur place, tu vois. Je sais pas, mais en tout cas, c'est très marquant ça. Mais est-ce que tu vois ton mot de la fin, ça peut être là dessus sur peut-être, j'imagine,
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des jeunes qui ont les mêmes envies que toi ou ça peut être autre chose. Tu dis ce que tu veux, mais sur quoi t'as envie de conclure En tout cas, moi, ce qui m'a marqué dans ce que tu m'as dit, c'est vraiment cette vision, cette vista. Tu vois, tu te dis j'y vais et tout. Ou est-ce qu'il y autre chose Peut-être que tu crois que
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c'est comme ce que tu as fait, tu as changé de vie. Si tu es
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partie prenante, c'est-à-dire tout ton âme, toute ton âme, ton corps, ton cerveau
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a envie de faire quelque chose, tu ne peux pas ne pas le faire. C'est des Après, si tu le fais pas, c'est des fausses excuses. Ouais, mais j'y arriverai pas. Ouais, mais c'est En fait, peut-être
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que tu ne vas pas y arriver tout de suite, mais tu vas forcément
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déclencher quelque chose qui va se passer bien. Après, bon, il faut le faire, faut aller
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Bah faut bosser quoi. Voilà, mettre en avant. Si tu veux devenir cuistot, rentrer,
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ouvrir les portes d'une cuisine et dire je veux faire ce métier.
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Donc Donc c'est croire en soi, foncer. Avoir
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avoir le un peu d'audace quoi et de l'audace.
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Et puis avoir un peu d'ego quand même parce que c'est pas, l'ego c'est pas mauvais.
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L'ego
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c'est vraiment un gilet pare-balles
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de se dire ouais ouais super, ne vous inquiétez pas tu vois. Ce n'est pas méchant de dire ça à quelqu'un. C'est juste lui dire ne bougez pas parce que moi vraiment j'ai de la route quoi. C'est génial. Voilà. Donc croire en soi, nourrir son ego parce que ce n'est pas naze non plus et sa Non, c'est ça. Et de l'audace. De l'audace. Ça j'adore. Merci d'être venu. Mais merci pour tes mots au début quand c'est rencontré, ça m'a beaucoup touché et je suis très heureux d'être là. Merci beaucoup. Et longue vie à au podcast et à toi et à tous tes projets. Et à tous vendeur si tu cherchais le nom du podcast. Non non mais je savais qu'on était des wonder, mais je ne savais pas qu'on l'était tous. On tous wonder merci
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et pour tout le monde tous wonder tous ceux qui nous regardent c'est en tout cas tous les mardis toi tu es là moi je suis là c'est tous les mardis et je vous dis donc à mardi prochain salut. Ciao.