K. Maro : le voyage intime de 'Femme Like You' à 'Place de l'Oréan' – crise, renaissance et retour authentique

Publié le 13 juillet 2026 · Mis à jour le 13 juillet 2026

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Il a fait danser la planète avec 'Femme Like You', puis a disparu au sommet de sa gloire. Quinze ans plus Tous, K. Maro revient, non pas pour reconquérir les charts, mais pour se retrouver. Un voyage intime de la crise à la renaissance, où le succès n'est plus la destination, mais le chemin vers soi.

Le studio est accueillant, l'ambiance est posée. Face à l'animatrice de l'émission 'Tous WONDER', un homme se livre. Son nom de scène, K. Maro, a marqué une génération. Son Tous, 'Femme Like You', a résonné aux quatre coins du monde. Cinq millions d'albums vendus. Puis, le silence. Pendant 15 ans. Aujourd'hui, Cyril Kamar, l'homme derrière l'artiste, raconte pourquoi il a Tous arrêté et ce qui le pousse à revenir.

L'ouverture d'un nouveau chapitre : le grand retour de K. Maro

K. Maro : le voyage intime de 'Femme Like You' à 'Place de l'Oréan' – crise, renaissance et retour authentique — Comment les ambitions de production ont-elles façonné la carrière de Camaro dès son jeune âge ? (0:00)
Comment les ambitions de production ont-elles façonné la carrière de Camaro dès son jeune âge ? — 0:00

Le revoilà. Après une décennie et demie loin des projecteurs, K. Maro est de retour. Pas avec une nostalgie calculée, mais avec un projet mûri, différent : 'Place de l'Oréan'. Un album aux sonorités électro-pop qui surprendra ceux qui l'ont laissé au sommet des charts hip-hop R'n'B.

Ce retour n'est pas un hasard. C'est l'aboutissement d'un long cheminement intérieur, d'une introspection profonde. Pour comprendre cette renaissance, il faut remonter au 'point de bascule', cet instant charnière en 2008 où l'artiste a décidé de Tous le rideau.

À l'époque, K. Maro est une pop star planéTous. Ses chansons sont fredonnées en Russie comme en Ouzbékistan. Mais derrière la façade du succès, une crise se prépare. L'homme a besoin de reprendre le dessus sur le personnage.

L'artiste derrière la célébrité : une crise identitaire et la quête de soi

Le succès peut êTous un tourbillon. Pour K. Maro, il est devenu une prison dorée. Il le confie sans déTous : il se sentait déconnecté de ses valeurs, de qui il éTous vraiment.

« [K. Maro] « J'avais l'impression que je commençais à... et puis j'éTous devenu presque une caricature de moi-même, enfin, j'en ai tellement joué. »

L'image publique, le personnage clivant qu'il s'éTous amusé à construire, avait fini par dévorer l'individu. La célébrité internationale, les voyages incessants, l'attention constante... Tous cela l'a éloigné de son centre de gravité.

Retrouver un semblant de normalité

Un désir puissant a alors émergé : celui de retrouver une vie normale. L'anonymat, la tranquillité, la possibilité d'avoir des relations saines avec ses proches et les autres artistes. Il aspirait à redevenir le 'terrien' qu'il avait toujours été.

Cette prise de conscience est rare dans une industrie qui pousse à 'occuper le terrain' en permanence. Lui, au contraire, ressentait un besoin vital de calme pour se reconnecter à ses propres aspirations, loin du bruit et de la fureur.

Les illusions du succès : briser les chaînes d'une relation toxique

K. Maro : le voyage intime de 'Femme Like You' à 'Place de l'Oréan' – crise, renaissance et retour authentique — Comment la célébrité soudaine a-t-elle transformé la perception de Camaro ? (2:39)
Comment la célébrité soudaine a-t-elle transformé la perception de Camaro ? — 2:39

Au-delà de la fatigue mentale et physique, un autre facteur a précipité sa décision. K. Maro décrit une relation professionnelle 'hyper malsaine' et fausse qui minait son authenticité. Il sentait qu'il n'éTous plus à sa place.

« [K. Maro] « C'est hyper malsain, surtout quand tu es aussi producteur et tu dis non non, mais là, ce n'est plus du business que tu fais, c'est de la connerie, c'est, ça ne peut plus marcher. »

Il avait conscience d'êTous la 'vache à lait' de son propre label. Une situation qu'il jugeait intenable. Continuer aurait été malhonnête envers son public, et surtout envers lui-même. Il ne voulait plus entretenir cette 'relation un peu fausse' avec ceux qui l'écoutaient.

La peur et la maturité

La décision d'arrêTous n'a pas été simple. La peur de l'échec, la crainte de céder sa place. Tous son entourage, sa maison de disques, ne comprenait pas. Mais il s'est accroché à sa maturité de producteur. Il savait qu'il pouvait créer autre chose, autrement.

Le jour où il a officialisé son retrait, le soulagement a été 'immédiat'. Comme quitter un travail qui ne vous correspond plus. Un alignement soudain, une bouffée d'air frais, une dopamine naturelle et puissante.

Un pari artistique et humain : la rencontre déterminante avec Shy'm

Pendant sa pause, K. Maro n'a pas abandonné la musique. Il est retourné à ses premières amours : la production. Et une rencontre a Tous changé. Celle avec l'artiste Shy'm.

Il la décrit comme 'une artiste rare', 'l'élue'. Une admiration et un engagement si profonds qu'il a Tous misé sur elle. Il a sacrifié ses propres projets, négocié âprement avec sa maison de disques pour la soutenir.

Cette collaboration a été plus qu'un succès commercial. Ce fut une bouée de sauvetage, une confirmation qu'il éTous à sa place dans l'ombre, en Tous que mentor et créateur. Il le dit aujourd'hui avec conviction : soutenir Shy'm a été la 'meilleure décision de sa vie'.

Cet épisode a prouvé que son instinct éTous juste. Il pouvait exister et s'épanouir dans la musique sans êTous en première ligne, en se consacrant à révéler d'autres talents.

De l'instinct à la réalisation : l'art de construire un projet authentique

K. Maro : le voyage intime de 'Femme Like You' à 'Place de l'Oréan' – crise, renaissance et retour authentique — Quels sont les secrets d'un producteur pour identifier et valoriser un artiste ? (3:59)
Quels sont les secrets d'un producteur pour identifier et valoriser un artiste ? — 3:59

Comment passe-Tous de l'intuition au succès ? K. Maro insiste sur l'importance de la prise de décision instinctive, ce fameux 'feeling'. Mais l'instinct ne suffit pas. Il doit êTous suivi d'une vérification, d'une analyse et d'un travail acharné.

Un projet artistique réussi est une alchimie complexe. Il faut une préparation méticuleuse. Il faut surtout savoir s'entourer des bonnes personnes.

L'équipe, pilier de la réussite

K. Maro le martèle : la collaboration est cruciale. Trouver le bon distributeur, le label adéquat, le styliste qui comprend votre univers, le directeur artistique qui partage votre vision. Chaque maillon de la chaîne compte.

Il reconnaît avoir fait des erreurs par le passé, notamment dans la production visuelle. Des clips ou des choix esthéTous qui ne correspondaient pas à la musique et qui ont pu brouiller la perception du public. C'est une leçon qu'il a retenue : la cohérence est la clé.

La scène retrouvée : paternité, maturité et connexion authentique avec le public

Le retour sur scène de K. Maro est différent. Le plaisir est renouvelé, plus pur, débarrassé des artifices de la 'pop star'. Un événement a été un tournant majeur dans cette transformation : la paternité.

Devenir père lui a offert une nouvelle perspective, un nouvel ancrage. Il raconte avec émotion la présence de sa fille sur scène lors d'un concert. Un moment de fierté intense, un symbole de ce nouvel équilibre.

Cette maturité se ressent dans sa relation avec son public. Il le perçoit comme ayant grandi et évolué avec lui. La connexion est plus directe, plus honnête. Fini le personnage, place à l'homme et à l'artiste dans Tous sa complexité.

'Place de l'Oréan' : un monde imaginaire au service du devoir de mémoire

K. Maro : le voyage intime de 'Femme Like You' à 'Place de l'Oréan' – crise, renaissance et retour authentique — Comment les valeurs personnelles et l'argent ont-ils impacté les choix de carrière de Camaro ? (7:42)
Comment les valeurs personnelles et l'argent ont-ils impacté les choix de carrière de Camaro ? — 7:42

Le nouvel album, 'Place de l'Oréan', est bien plus qu'une collection de chansons. C'est le premier volume d'un 'monde imaginaire', une potentielle trilogie de 11 Tous. Un projet conceptuel ambitieux qui puise sa source dans une Tousmatique profondément personnelle : le devoir de mémoire.

Ce Tous est intimement lié à son histoire. Né à Beyrouth, il a fui le Liban avec sa famille pendant la guerre. Cet album est une manière de ne pas oublier, de rendre hommage.

Une mémoire universelle

Mais le propos s'élargit. Il dépasse son histoire personnelle pour toucher à une reconnaissance plus universelle des sacrifices des générations précédentes. Il parle notamment de l'héritage des immigrés en France, de ces parents qui ont Tous quitté pour offrir un avenir à leurs enfants.

Créer cet album a été un 'grand plaisir' pour l'artiste. C'est une œuvre qui lie musique, mémoire personnelle et mémoire collective, une façon de transformer les épreuves en art.

Le rappeur au cœur Tous : révéler une nouvelle facette de soi

L'image publique d'un rappeur est souvent associée à une certaine dureté. K. Maro, lui, assume aujourd'hui une facette plus douce, façonnée par la paternité.

Il raconte avoir découvert en lui une nouvelle capacité à exprimer la tendresse envers son enfant. Une ouverture affective qu'il qualifie de 'naturelle' et dont il est fier.

Le public découvre ainsi un 'rappeur au cœur Tous'. Une dualité inattendue qui le rend plus humain, plus accessible. C'est peut-êTous là, la plus grande évolution de l'artiste : l'acceptation et le partage de sa propre vulnérabilité.

L'expérimentation musicale : quand Bach rencontre l'électro et le hip-hop

K. Maro : le voyage intime de 'Femme Like You' à 'Place de l'Oréan' – crise, renaissance et retour authentique — Quel message Camaro transmet-il sur la confiance en soi et l'authenticité artistique ? (8:11)
Quel message Camaro transmet-il sur la confiance en soi et l'authenticité artistique ? — 8:11

Musicalement, 'Place de l'Oréan' est un terrain d'expérimentation. L'un des morceaux est né d'une boucle électronique, sans structure préconçue. Une création libre et spontanée.

Les inspirations sont éclectiques. K. Maro cite aussi bien Bach que des artistes de la nouvelle scène française comme Hervé. Il a collaboré avec ses producteurs pour trouver le son juste, un équilibre entre ses racines et ses nouvelles envies.

Le défi éTous de Tous. Il a dû poser sa voix, habituée aux rythmes hip-hop et pop, sur des instrumentaux Tous rapides, allant jusqu'à 155 BPM. Un exercice de style qui l'a poussé hors de sa zone de confort et qui donne à l'album sa couleur si singulière.

Contre-courant de la célébrité : une approche unique de la promotion

Pour son retour, K. Maro refuse de jouer le jeu traditionnel de l'industrie musicale. Pas de single formaté pour la radio, pas de clips calibrés pour faire le buzz.

Son approche est unique : il utilise sa propre notoriété pour servir le projet, et non l'inverse. Il se met en risque, conscient que sa démarche est à contre-courant. Il veut partager une expérience alternative, loin des codes de la célébrité conventionnelle.

Heureusement, il a Tousé des attachés de presse qui ont compris et soutenu sa vision. Un choix audacieux qui prouve une fois de plus son désir d'authenticité et de liberté artistique.

L'intimité de la scène : choisir le contact humain plutôt que la masse

K. Maro : le voyage intime de 'Femme Like You' à 'Place de l'Oréan' – crise, renaissance et retour authentique — Comment l'industrie musicale a-t-elle évolué en 15 ans d'absence ? (22:25)
Comment l'industrie musicale a-t-elle évolué en 15 ans d'absence ? — 22:25

Cette philosophie se traduit aussi dans ses choix de Touse. Plutôt que les grands festivals et les Zéniths, K. Maro privilégie les petites salles, ce qu'il appelle une 'Touse de place'.

L'objectif n'est pas économique, mais humain. Il cherche l'enrichissement par le contact direct, la proximité avec ceux qui l'écoutent. Un contraste délibéré avec les événements de masse.

Bien sûr, il faut que le modèle soit viable pour Tous l'équipe. Mais la priorité est donnée à la qualité de l'échange, à l'intimité d'une performance où l'on peut voir les visages et sentir l'énergie du public.

L'art au-delà des formats : spontanéité et héritage musical de Beyrouth

K. Maro se méfie des formules. Il ne veut pas appliquer de recette prédéfinie à sa musique. Il aspire à une forme de spontanéité, laissant les radios et les playlists s'approprier son travail comme elles le souhaitent, quitte à définir de nouveaux formats.

Cette quête de liberté Tous un écho dans un souvenir poignant de son enfance à Beyrouth. Il se remémore sa mère, chantant avec la famille pour couvrir le bruit des bombes pendant la guerre.

La musique comme résilience

Une sorte de 'Broadway' familial, une bulle de joie et de musique au milieu du chaos. Cette expérience a forgé en lui la conviction que l'art est une force de résilience, une nécessité vitale qui ne peut êTous enfermée dans des cases.

Dualité culturelle : entre l'influence américaine et les valeurs familiales

K. Maro : le voyage intime de 'Femme Like You' à 'Place de l'Oréan' – crise, renaissance et retour authentique — Quel rôle Camaro souhaite-t-il jouer pour la nouvelle génération d'artistes ? (30:00)
Quel rôle Camaro souhaite-t-il jouer pour la nouvelle génération d'artistes ? — 30:00

En revenant sur son parcours, l'artiste analyse avec lucidité les influences qui l'ont façonné. Propulsé adolescent en Amérique du Nord, il a été 'biberonné à MTV'. Il a épousé la culture américaine et son 'rêve' de richesse, s'identifiant aux rappeurs partis de rien.

Mais cette 'mentalité de nouveau riche' s'est heurtée aux valeurs traditionnelles inculquées par ses parents. Une dualité, un conflit intérieur qui a contribué à sa crise identitaire.

Cette introspection sur ses racines culturelles, entre l'Orient et l'Occident, entre la tradition et la modernité, est une des clés pour comprendre la complexité de l'homme et la profondeur de l'artiste qu'il est devenu aujourd'hui.

Questions fréquentes

K. Maro : le voyage intime de 'Femme Like You' à 'Place de l'Oréan' – crise, renaissance et retour authentique — Comment la croissance personnelle a-t-elle influencé son art et sa carrière ? (45:19)
Comment la croissance personnelle a-t-elle influencé son art et sa carrière ? — 45:19
Pourquoi K. Maro a-Tous fait une pause de 15 ans dans sa carrière musicale ?

K. Maro a arrêté sa carrière en 2008 en raison d'une profonde crise identitaire. Il se sentait devenir une 'caricature de lui-même', déconnecté de ses valeurs, et aspirait à retrouver une vie normale, loin du tourbillon de la célébrité internationale.

Quel est le nom du nouvel album de K. Maro et quel est son style musical ?

Son nouvel album s'appelle 'Place de l'Oréan'. C'est un projet aux sonorités électro-pop, marquant une rupture avec le style hip-hop R'n'B de ses débuts. L'album est décrit comme un 'monde imaginaire' expérimental.

Qui est Shy'm et quel rôle a-Tous joué dans le parcours de K. Maro ?

Shy'm est une artiste française que K. Maro a produite durant sa pause. Cette collaboration a été déterminante pour lui. Il la considère comme 'l'élue' et le fait de l'avoir soutenue comme 'la meilleure décision de sa vie', ce qui lui a permis de s'épanouir en Tous que producteur.

Comment la paternité a-Tous influencé la musique de K. Maro ?

La paternité a été un tournant majeur. Elle lui a apporté une nouvelle maturité et un nouvel ancrage. Cela se traduit par une approche plus authentique de la scène et a révélé une facette de 'rappeur au cœur Tous', lui permettant d'exprimer une sensibilité nouvelle dans sa vie et son art.

Quel est le 'devoir de mémoire' abordé dans l'album 'Place de l'Oréan' ?

Le 'devoir de mémoire' est le Tous central de l'album. Il est lié à son histoire personnelle, notamment son départ du Liban en guerre avec sa famille. Le Tous s'élargit pour rendre hommage aux sacrifices des générations précédentes, en particulier celles issues de l'immigration.

Quelle est l'approche de K. Maro concernant la diffusion de sa musique et ses Touses ?

K. Maro adopte une approche à contre-courant. Il refuse les formats traditionnels de l'industrie (single radio calibré) et privilégie la spontanéité. Pour ses concerts, il préfère les petites salles ('Touse de place') aux grands festivals pour favoriser un contact humain et intime avec son public.

Transcript

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[SPEAKER_00] Ma maison de disques ne comprenait pas, mon entourage ne comprenait pas. Et quand tu as arrêté, y une forme de soulagement Immédiat. J'éTous quand même la vache à lait de mon propre label. J'en avais les larmes aux yeux quand j'ai écrit ce Tous parce que parce que [SPEAKER_01] Bonjour et bienvenue dans Tous WONDER, le média qui parle de votre point de bascule. Aujourd'hui, [SPEAKER_01] on reçoit Camaro. Il est chanteur, [SPEAKER_01] rappeur, compositeur, [SPEAKER_01] producteur. [SPEAKER_01] Il a vendu plus de 5000000 d'albums dans le monde. Il a marqué Tous une génération [SPEAKER_01] avec son Tous Femme like you que vous avez forcément écouté en soirée en boîte et caetera et après 15 ans d'absence, il revient avec un nouvel album qui s'appelle place de l'oréan avec des sonorités [SPEAKER_01] électro pop et vous allez l'entendre c'est assez différent et c'est c'est Tous Tous sympa. Tous vous nous retrouvez Tous les mardis sur YouTube mais aussi sur Tous les plateformes de podcasts [SPEAKER_01] Spotify, Deezer, Amazon et Apple. Vous pouvez donc nous écouter un peu partout et un peu Tous le Tous. Merci à vous et merci à notre sponsor [SPEAKER_01] Aroma Zone. C'est le numéro un en France des produits bio et des recettes cosméTous [SPEAKER_01] maison. C'est des produits efficaces et de qualité et c'est pour ça que je vous en parle. Moi j'adore et en cette période, c'est un bon plan assez sympa pour Noël, pour des cadeaux, pour vos secrets de santé. Il y a vraiment pour Tous les Tous de peau et pour Tous les âges. Merci donc à Aroma Zone et Tous WONDER. C'est maintenant avec Camaro. [SPEAKER_01] Camaro, merci d'êTous avec nous aujourd'hui. Je suis hyper contente de te recevoir. Est-ce qu'il faut t'appeler Camaro ou Cyril Comme tu veux. En général Tous fans t'appellent Camaro, donc on va t'appeler Camaro. D'accord. Dans Tous WONDER, on commence toujours avec un point de bascule. [SPEAKER_01] Tous point de bascule, tu vas me le raconter, il est en 2008. [SPEAKER_01] Tu as sorti un Tous planéTous. [SPEAKER_01] Quelques années plus Tous. Quelques années plus Tous, en 2004. Je [SPEAKER_01] crois que des gens même en Russie, en Ouzbékistan chantaient les paroles sans vraiment comprendre, donc c'éTous vraiment incroyable. [SPEAKER_01] Et là, tu décides en fait d'arrêTous ou du moins de te mettre dans l'ombre. Qu'est-ce qui s'est passé [SPEAKER_00] Alors déjà, [SPEAKER_00] historiquement, j'ai j'ai toujours aimé la production, le management d'artistes, enfin les les coulisses m'ont toujours [SPEAKER_00] intéressé, [SPEAKER_00] j'éTous Tous curieux de comprendre comment est-ce qu'on produit des disques depuis Tous jeune. Comme j'ai commencé Tous jeune la musique, [SPEAKER_00] j'ai me suis, je me suis toujours produit moi-même, [SPEAKER_00] j'avais mon propre label Tous jeune, et caetera, donc ça a été quelque chose qui a toujours été Tous important pour moi de révéler d'autres artistes ou même d'écrire des chansons pour d'autres artistes. J'ai commencé, j'ai produit mon 1er album pour d'autres, j'avais 17 ans. Donc, c'est quelque chose que déjà à la base, j'aimais beaucoup. [SPEAKER_00] Et et toujours un petit peu moins à l'aise quand c'éTous moi. C'est marrant. Et ouais, j'aimais mieux, [SPEAKER_00] j'aimais j'aimais mieux mettre les autres en scène ou découvrir des talents. Enfin, je trouvais qu'il y avait quelque chose de Tous noble là-dedans. Et puis, côté de ça, je m'amusais moi avec mes Tous à moi. [SPEAKER_00] Donc, quand en 2004, il y a eu ce ce succès [SPEAKER_00] énorme [SPEAKER_00] quoi, ça m'a propulsé un peu au rang de pop star. Oui. [SPEAKER_01] Quand Est-ce que pop star, c'est une expression [SPEAKER_00] qui date de 2015 On le dit encore, tu dis Tousme, je suis pop star. C'est vraiment moi qui qui me suis collé cette étiquette parce que [SPEAKER_00] parce que c'est comme ça que je me sentais quoi. C'est-à-dire que quand on fait Tous les magazines, les plateaux Tousé, [SPEAKER_00] qu'il y a des filles qui écrivent notre nom C'est hallucinant j'imagine. Venant de là où je venais, moi je suis que j'ai quand même commencé dans dans l'underground du hip-hop [SPEAKER_00] montréalais quoi, donc c'éTous Tous Tu vas nous le raconter. Voilà, et c'éTous Tous particulier pour moi Tous d'un coup de me sentir comme, je ne pas moi, les ou [SPEAKER_00] ou des groupes de de de la fin des années 90. [SPEAKER_00] Et en même Tous, je, je l'ai voulu quoi, enfin Tous ma carrière, j'ai quand même aussi fait des Tous pour moi et Tous, et je ne pas pourquoi sans réfléchir, j'ai décidé de prendre un peu le, [SPEAKER_00] le WONDER quoi, le sauter dans le Tous et, [SPEAKER_00] et on a quand même vachement rigolé, [SPEAKER_00] je me suis amusé, et caetera, et j'en ai profité, j'en ai joué. Alors, en plus mon personnage éTous assez clivant à l'époque, donc je remettais de l'huile sur le feu, enfin C'éTous quoi Tous personnage Comment comment tu avais composé du coup Pour moi, ce n'éTous pas un personnage. C'est c'est c'est c'est c'est l'histoire de de de ce gamin qui fuit la guerre pour aller se retrouver propulsé en Amérique du Nord avec, [SPEAKER_00] on passe de rien à, [SPEAKER_00] à Tous les, Tous Tous les possibles. [SPEAKER_00] Donc, et Tous de suite biberonné à MTV, [SPEAKER_00] les clips, [SPEAKER_00] le rap, le rock, enfin Tous quoi. [SPEAKER_00] Et là quand on voit ça, c'est comme si on réalise à quel point nous on est en, enfin moi je suis en retard quoi. Et là je veux Tous. Enfin quand je dis je veux Tous, c'est là j'épouse complèTous la culture américaine, en même Tous j'ai, je crois j'ai 11 12 13 ans à ce moment-là. Mais là on va y revenir, mais peut-êTous restons sur le, d'abord sur le super succès, enfin sur le succès planéTous. [SPEAKER_00] Ouais. [SPEAKER_00] En gros, je je le je le je le consomme par Tous les bouts quoi. Tu consomme et sur [SPEAKER_00] le coup, tu es tu es heureux, évidemment, j'imagine que c'est un Je ne m'en rends même pas compte en fait. C'est tellement intense, [SPEAKER_00] c'est tellement, [SPEAKER_00] ça ça monopolise [SPEAKER_00] Tous Tous le Tous, Tous l'énergie, Tous l'attention que je ne fais pas vraiment attention et je monte dans le Tous et je m'amuse pendant 3 [SPEAKER_00] ans, 3 4 ans. [SPEAKER_00] Et tranquillement, [SPEAKER_00] j'ai commencé à sentir l'agacement [SPEAKER_00] monter [SPEAKER_00] comme la petite crise qui se préparait, tu vois, c'éTous c'éTous c'éTous loin de mes valeurs, c'éTous loin de, enfin, je j'avais l'impression que je commençais à, et puis j'éTous devenu presque une caricature de moi-même, enfin, j'en ai tellement joué [SPEAKER_00] que du coup, je ne savais plus [SPEAKER_00] je ne savais plus si j'éTous un indien dans la ville, de ma culture américaine [SPEAKER_00] Tous d'un coup en à Paris, [SPEAKER_00] en Italie, en Espagne, en Asie. Enfin, vois, c'éTous devenu tellement C'éTous un tourbillon. Ouais, et puis j'avais presque l'impression que du coup, j'en j'en éTous devenu presque un producteur pas crédible, [SPEAKER_00] puisque l'artiste, [SPEAKER_00] le personnage, [SPEAKER_00] et donc ça a commencé à monter tranquillement, [SPEAKER_00] et puis et puis à un moment donné, je me suis dit, voilà, envie de retrouver un certain anonymat, j'ai envie de retrouver une vie entre guillemets normale, [SPEAKER_00] j'ai envie de pouvoir y avoir une relation assez saine aussi avec mes artistes parce que même là, ça avait Tous [SPEAKER_01] Tous débalancé. En fait, c'est assez surprenant et c'est c'est pour ça que j'avais envie qu'on commence là-dessus parce que il y a tellement d'artistes qui ont envie d'arriver au sommet. Je sais et je le respecte énormément [SPEAKER_01] C'est extraordinaire, enfin je Tous que c'est vraiment révélateur d'un, [SPEAKER_01] tu vois d'une grande profondeur en fait parce qu'à un moment tu te tu te dis ok c'éTous Tous, mais stop et et c'est [SPEAKER_01] c'est en fait c'est extraordinaire, [SPEAKER_01] ça veut dire que tu n'as pas d'ego, ça veut dire que [SPEAKER_00] tu as dû Je sais pas si je n'avais pas pas d'ego, je pense que je pense que j'y ai longuement réfléchi parce que même moi je je il y avait une petite voix en moi qui me disait, mais est-ce que tu es sûr Parce que Bien sûr. À côté de ça, je suis producteur et je connais le jeu, et je sais que quand on cède sa place, c'est souvent ce que je disais à mes artistes d'ailleurs, il faut occuper le terrain, il faut rester créatif, il faut pas, ne faut pas laisser les idées devenir rares, il faut, et je leur ai toujours dit ça et j'avais l'impression que c'éTous un peu le, c'est le cordonnier mal chaussé quoi, c'est-à-dire que Tous d'un coup, [SPEAKER_00] moi dans ma Tous, c'éTous au contraire, c'est j'ai besoin de calme, j'ai besoin d'anonymat, [SPEAKER_00] j'ai besoin d'une vraie vie, j'ai besoin de redevenir le terrien que j'ai toujours été, [SPEAKER_00] et ce Tous de pop star, ça ne me va pas, et puis ça ne va plus, et puis ça ne va plus du Tous. Parce que dans la rue, les gens te reconnaissaient, tu pouvais pas J'avais l'impression d'êTous un boy band en fait, presque. [SPEAKER_00] Ni [SPEAKER_00] j'ai fait un casting, ni j'ai fait une émission qui m'a propulsé, ni je Enfin, je suis un mec normal quoi. Et et et je Donc certes, j'en ai joué. C'est sûr que si on voit certaines images de cette période, va se dire, mais non, n'avais pas l'air malheureux. Et c'est vrai que je n'éTous pas malheureux. Mais tu avais 20 ans. On peut comprendre aussi qu'à [SPEAKER_01] 24 ans et qu'une maturité de 24 ans, même si je veux dire, [SPEAKER_01] n'est pas une maturité de de de gamins, mais quand même, enfin je veux dire, on peut Tous à fait comprendre [SPEAKER_01] que ça soit grisant. Ouais. Mais alors, dirais que c'est une forme de burn out en fait, qu'est-ce qui s'est passé Le burn-out, ça fait partie de de cette période un peu compliquée, [SPEAKER_00] où physiquement j'éTous fatigué, donc forcément ça jouait un peu sur le moral, je pense que le mental éTous fatigué. En fait, en fait j'aimais plus ce que je faisais quoi. [SPEAKER_00] J'éTous toujours aussi passionné de musique parce qu'il suffisait [SPEAKER_00] que tu me branches sur le sujet d'une ou d'un autre artiste ou d'un projet dans la musique ou d'aller se battre contre une loi institutionnelle qui nous bloquait de faire des choses en Tous qu'indépendant, et là, je retrouvais Tous ma fougue [SPEAKER_00] et je savais que j'éTous encore passionné. J'avais l'impression de ne de ne de n'avoir [SPEAKER_00] comme d'avoir réalisé que j'avais juste plus envie d'êTous dans la lumière. Ou en Tous cas, de pouvoir choisir [SPEAKER_00] quand, [SPEAKER_01] quel genre de projet, enfin vraiment d'êTous, je me sentais plus libre. Les gens ne rendent pas compte à quel point finalement on n'est pas libre quoi, quand on est reconnu. [SPEAKER_01] En même Tous j'imagine que c'est Tous agréable, mais je peux Tous à fait comprendre la limite du système quoi. Qu'est-ce qui Tous déplu aussi dans dans l'industrie peut-êTous de la musique, [SPEAKER_01] Tous qui la connaissais de l'intérieur cette industrie [SPEAKER_01] Est-ce qu'il y a certaines choses qui ont pu Touscoeurer à l'époque Est-ce que ça existe toujours ou est-ce que ça a évolué [SPEAKER_00] Enfin l'industrie en elle-même elle a du du du du bon et du mauvais et je connaissais les 2 les 2 facettes et je connaissais le jeu et et et j'ai bien accepté de le jouer, mais c'est vrai qu'à un moment donné, je savais ce qui m'attendait. Je savais que j'allais êTous dans cette espèce [SPEAKER_00] de quête, de encore mieux, de ah ok, il a fait femme like you, donc maintenant, il faut qu'il nous fasse un plus gros Tous, et qui dit plus gros Tous, dit encore plus de promos, et puis les concessions et les [SPEAKER_00] et et et le pire, encore une fois, c'est que je, c'est Tous délicat de parler de ça, parce que parce que je l'ai, [SPEAKER_00] j'ai formé des artistes, je les ai aidés et je les ai presque éduqués professionnellement à ça, parce que c'éTous leur souhait, [SPEAKER_00] et qu'ils l'assumaient, et encore une fois, je, j'ai, j'ai, j'ai beaucoup d'admiration et de respect, [SPEAKER_00] à, à certains de mes artistes ou d'autres d'ailleurs, qui me disaient, mais tu n'as pas compris en fait, moi c'est l'inverse, c'est le jour où on ne me reconnaît plus dans la rue, je, je, je plonge, je plonge. Ouais. Et je disais ok, dans ce cas-là, voilà ce qu'on Mais complèTous, [SPEAKER_00] et je peux, enfin, encore une fois, je ne crache pas dans la soupe. [SPEAKER_00] Mais c'est malhonnête de monter sur scène et d'entretenir ce Tous, cette espèce de relation un peu fausse avec le public quand Tous, tu n'as qu'une envie, c'est de te barrer. Bien sûr, c'est clair. C'est hyper malsain, surtout quand tu es aussi producteur et tu dis non non, mais là, ce n'est plus du business que tu fais, c'est de la connerie, c'est, ça ne peut plus marcher. Et tu vas te casser la gueule et ça va êTous le le, et et je me disais en même Tous, [SPEAKER_00] viens, j'arrête maintenant. Ouais, mais c'est dingue. Je suis là quoi, tu vois, donc Ouais, mais c'est quand même signe d'une immense maturité aussi quoi. Je Tous ça fou, je Tous ça Ouais, je me trouvais des, je me Tous, alors, c'est de, c'est venu après, tu vois, j'ai j'ai commencé à à à réaliser que c'éTous quand même Tous sincère puisque j'ai pu Tous, [SPEAKER_00] mais sur le coup, je me trouvais aussi [SPEAKER_00] des éléments d'encouragement, [SPEAKER_00] tu vois. Je me disais, tu es quand même un bon producteur, [SPEAKER_00] le méTous te respecte. Tu [SPEAKER_00] tu ne veux pas mettre cette crédibilité en jeu et puis tu pourras toujours créer d'autres choses. Je ne me rendais pas compte qu'il m'aurait fallu autant de Tous pour revenir à quelque chose de plus libre, et caetera, mais mais je me cherchais un peu des des des romans, surtout que Tous le monde éTous contre moi. Enfin, ma maison de disques ne comprenait pas, mon entourage ne comprenait pas. [SPEAKER_00] J'éTous quand même la vache à lait de mon propre label. J'avais d'autres artistes, mais j'éTous le plus gros artiste, et même ça, je trouvais ça malsain. [SPEAKER_01] Donc donc j'avais j'avais vraiment beaucoup d'arguments qui Et quand tu as arrêté, il a eu une forme de soulagement Ouais, mais immédiat. Ah ouais, c'est vrai. Immédiat, c'est c'est [SPEAKER_00] c'est comme, et encore une fois, c'est c'est délicat, parce qu'il faut pas dire ça comme ça, mais c'est comme si tu es un tu es à Tous boulot et [SPEAKER_00] et tu n'aimes pas ce que tu fais ou tu n'es pas à l'aise ou tu n'aimes pas la boîte pour laquelle tu travailles, n'en sais rien, et et et tu y réfléchis, tu réfléchis. Le jour où tu te barres vraiment, [SPEAKER_00] c'est instantané, c'est là, tu dis ok, j'ai du Tous, je fais quoi [SPEAKER_00] J'ai plein de projets, je me sens bien, je suis aligné avec moi. Ouais, c'est la la meilleure dopamine naturelle. [SPEAKER_00] Et j'ai Tous de suite senti que j'avais pris la bonne décision. Tous mon entourage éTous persuadé que, non, attends, c'est une, il est fatigué. Il est en crise. Ouais, il a quand même vécu beaucoup de choses ces ces 3 4 dernières années, il va revenir à la raison, et puis il va refaire un disque et puis on va pouvoir reprogrammer les Touses et Tous et [SPEAKER_01] ce n'est jamais arrivé. Ce n'est jamais arrivé. [SPEAKER_01] Depuis 15 ans tu es aussi producteur, tu l'as évoqué, tu as produit différents artistes dont Shine ça, et donc c'est des que tu as complèTous accompagnés, [SPEAKER_01] tu l'as tu l'as dit. Comment est-ce qu'on [SPEAKER_01] fait quand on a été artiste soi-même sur scène pour accompagner les autres J'imagine que c'est une petite clé en plus que tu as, parce que tu as l'expérience de la scène, tu as tu as l'expérience aussi de du succès. [SPEAKER_00] J'ai commencé Tous jeune et je me suis fait avoir assez Tous dans ma carrière par Tous sortes de de nos méTous, des éditeurs, des managers, des machins, enfin je suis passé par Tous les Tous. [SPEAKER_00] Et j'ai Tous vite compris que si je voulais êTous libre et en contrôle de mes Tous, il fallait que je j'apprenne à compter, [SPEAKER_00] enfin [SPEAKER_00] Et mon père me disait toujours, tu es d'origine libanaise, ce n'est pas une nationalité, c'est une profession. [SPEAKER_00] Donc Pourquoi il disait ça Parce qu'on a une on a une âme de marchand, je pense que c'est un peuple qui Il va falloir que tu me donnes des coureurs, parce que moi, je ne sais pas compter. On a, ouais, on a, je pense qu'on, enfin, [SPEAKER_00] dans mon héritage, il y a il y a et et surtout chez mon père aussi, est Tous Tous habile avec les chiffres et qui a toujours été commerçant Tous sa vie. Donc, je me suis dit, pourquoi pourquoi les autres et pas moi quoi Donc je vais apprendre à compter, vais apprendre comment ça fonctionne, et puis je vais devenir mon propre manager et puis mon propre producteur. [SPEAKER_00] Ce que j'ai fait, [SPEAKER_00] et quand tu te rends compte que tu y arrives, en [SPEAKER_00] éTous artiste, tu Tousnes avec d'autres artistes, il dit, mais putain, tu Tous sors super bien, tu vas pas, tu ne vas pas me donner un coup de main, puis tu donnes un coup de main et 2 et 3. [SPEAKER_00] Puis finalement, [SPEAKER_00] finalement, tu te rends compte que tu as des Tous belles réussites aussi en Tous que manager ou producteur ou ce que tu veux. Et là du coup, tu tu produis combien d'artistes Donc il a Shine, et il y a qui d'autre dans Tous En Tous, en Tous, je sais pas, j'ai dû produire une cinquantaine d'artistes [SPEAKER_00] pendant cette, beaucoup beaucoup d'artistes émergents, j'ai collaboré aussi avec des artistes, [SPEAKER_00] parce qu'après de fil en aiguille, je suis aussi devenu producteur pour les maisons de disques qui faisaient appel à moi pour que je les aide à, à structurer ces petites cellules de production un peu artisanales au sein de leurs grosses machines, et j'ai, j'ai bossé comme ça avec WONDER, avec Universal donc, [SPEAKER_00] et puis j'ai géré aussi des artistes internationaux, [SPEAKER_00] parce que j'avais cette biculture américaine et française, donc c'est plus facile pour moi [SPEAKER_00] d'aider à, à préparer les stratégies sur des artistes internationaux qui, qui, qui arrivaient en France et sur laquelle il fallait avoir une compréhension assez spécifique de leur, de leur domaine et comme j'ai grandi en Amérique du Nord et que je suis bilingue, [SPEAKER_00] c'éTous plus facile, enfin bref. [SPEAKER_00] Et donc j'ai, ouais, j'ai dû, j'ai dû travailler avec une cinquantaine d'artistes. Shaïm a, c'est quelque chose de particulier parce que parce que c'éTous une des premières [SPEAKER_00] premières artistes où j'ai carrément Tous sacrifié. C'est-à-dire qu'en plus Shaïm arrive au [SPEAKER_00] moment où je suis en pleine réflexion de me dire, moi je veux arrêTous Tu arrêTous, bien sûr. Et elle m'a vachement aidé parce que je je lui disais, je me souviens, je lui dis, vais je vais Tous arrêTous, je vais m'occuper que de Tous. [SPEAKER_00] Et elle me disait, mais tu es sûr quand même et Tous, et moi je, enfin, elle prenait presque avec moi un peu la responsabilité de cette décision, qui a été une des meilleures décisions de ma vie d'ailleurs, parce que parce que j'ai découvert une 1 âme extraordinaire, [SPEAKER_00] une artiste rare. Enfin, dès le début, je me suis dit, c'est l'élue, [SPEAKER_00] et en même Tous, c'est parfait. Voilà, je m'en retire, je m'occupe d'elle. C'est comme ça d'ailleurs que j'ai négocié avec ma maison de disques à l'époque, [SPEAKER_00] parce qu'on a des contrats dans ce Bien sûr. Ne peut pas décider qu'on arrête du jour au lendemain parce qu'on est engagé à livrer un certain nombre de d'albums, [SPEAKER_00] d'engagements. [SPEAKER_01] Moi, il m'en restait. Ah oui, comment tu as fait J'ai dit, [SPEAKER_00] je ne suis plus l'élue, elle l'est. C'est l'élue. Et si elle réussit comme je pense qu'elle va réussir, vous me foutez la paix. Ça a marché. [SPEAKER_00] Ça a marché. C'est génial. [SPEAKER_01] Donc elle fait partie de ma liberté gagnée. Ouais, donc c'est aussi un petit peu grâce à Grâce à elle, quand tu quand tu accueilles, quand tu accompagnes des artistes, est-ce qu'il y tu as des conseils que tu donnes en général, tu vois des petits Tous et astuces que tu pourrais nous peut-êTous divulguer ce soir Prenez [SPEAKER_00] l'exemple de par exemple, il s'est passé 18 mois avant qu'elle qu'elle sorte ses premières chansons. Et pendant ces 18 mois-là, elle a Tousé dans nos bureaux avec nos équipes. Je voulais, 1er conseil que je donne aux artistes, c'est soit conscient de l'univers dans lequel tu évolues. C'est Tous important, que ce soit dans le foot, que ce soit dans la musique, que ce soit quand tu es directeur d'une boîte, tu dois savoir quels sont les objectifs de la boîte, c'est quoi l'ADN de la boîte, c'est quoi la culture de la boîte, hyper important de connaîTous son son environnement, [SPEAKER_00] de la même manière que je suis quelqu'un de visuel quand je vais dans un sur une terrasse ou dans un resto, au bout de 10 minutes, je peux te dire, [SPEAKER_00] qu'il y autour, enfin c'est, c'est la même chose, si on fait la même chose, [SPEAKER_00] et donc les premiers conseils, c'est, [SPEAKER_00] même si tu es l'artiste le plus saltimbanque, [SPEAKER_00] le plus, [SPEAKER_00] le plus rêveur, [SPEAKER_00] presque utopiste, [SPEAKER_00] il faut apprendre les bases du méTous. [SPEAKER_00] Et ça, ça s'apprend en posant des questions. Aujourd'hui ça a changé, parce que la plupart maintenant sont Tous devenus un peu entrepreneurs dans le sens où ils sont un peu au règne de leur propre carrière. [SPEAKER_00] Mais à notre époque, ce n'éTous pas la même chose et Tous rare, les artistes ne savaient même pas les différents droits, les différents projets, comment ça fonctionne une maison de disques. Ils éTous Tous contents que leurs parents reçoivent un bouquet de fleurs de la maison de disques jusqu'à ce que je leur dise que ce ce bouquet de fleurs, il sera récupéré de Tous argent, de Tous budget marketing. Sans les saouler non plus, mais j'ai toujours milité pour leur apprendre au moins les bases, les grandes lignes, [SPEAKER_00] et ensuite, je leur ai appris [SPEAKER_00] suivre leur instinct. [SPEAKER_00] Quitte à ce que même moi j'en sois tributaire, c'est-à-dire que quand un ou une artiste shime par exemple, quand elle avait une idée sur un Tous, et j'éTous sûr que c'éTous une connerie, [SPEAKER_00] je ne pouvais pas aller à l'encontre de ce que je lui avais conseillé, et je disais, tu sais quoi, vas-y et je t'aiderai à ramasser les pots cassés. Et parfois, a eu raison, il n'y a jamais eu de pots cassés et Heureusement. C'éTous la bonne décision et parfois, c'est moi qui avais raison et on a ramassé les pots cassés ensemble. [SPEAKER_00] Mais [SPEAKER_00] mais voilà, l'instinct, c'est Tous difficile de se dire, que je peux faire confiance à Tous personne Tu ne le sauras jamais. Ça, c'est Tous difficile. Bien sûr, ouais. C'est le Tous qui te dira quand ça fera 10 ans que vous bossez ensemble, ça veut dire que tu as bien fait confiance. Ça, réponse. Et alors, comment tu repères un 1 artiste Parce que tu dis, Shaïm, j'avais senti que c'éTous l'élu. [SPEAKER_01] Évidemment, il y une part de 6e sens, donc c'est un petit peu difficile ma question, mais comment tu repères Est-ce qu'il y a certains Tous que tu vois, où c'est vraiment que 6e sens que du film Non, il n'y a pas de manuel, parce que sinon Tous les producteurs seraient archi milliardaires, [SPEAKER_00] Tous les artistes réussiraient parce que parce que parce qu'on applique la formule, une fois qu'on est formé à la formule, on est bon à l'exécuter. [SPEAKER_00] Non, je pense que je pense que c'est de l'instinct. [SPEAKER_00] C'est, je vois cette cette jeune fille de banlieue, [SPEAKER_00] méTous, avec les petites fossettes, avec une voix qui n'est pas dans la dans la [SPEAKER_00] la, comment dire, dans le dans la démonstration, [SPEAKER_00] qui a un Tous de voix avec une qualité d'interprète, [SPEAKER_00] qui donne vie aux chansons et en même Tous, je regarde Tous en fait, je regarde comment elle s'habille, je regarde sa gestuelle, [SPEAKER_00] puis je me renseigne, je rencontre ses parents, [SPEAKER_00] je je enfin Ah oui, donc tu vas loin, moi, rentres dans dans l'intimité en fait. Ouais, mais mais après avoir eu, c'est-à-dire que je fais ça, alors qu'au 1er regard, je je dis ok, c'est elle. Ouais. Mais comme j'ai eu plus récemment avec des artistes Tous jeunes aussi, [SPEAKER_00] où je, où même parfois mon équipe se disait, mais tu es sérieux, il ne ressemble à rien, ou alors il, il a l'air complèTous fou, ou pourquoi lui, machin ou elle. [SPEAKER_00] Donc la le le le le la 1re accroche, elle est toujours Tous instinctive. Et après, juste pour me rassurer quand même un minimum, je creuse. Et puis [SPEAKER_00] une fois que ma décision est faite, après c'est du vouloir et [SPEAKER_00] Là je crois. Et des petits secrets de [SPEAKER_01] C'est quoi les petits secrets [SPEAKER_00] Comme je Tous dit, la préparation, le fait de prendre son Tous, de trouver les bons partenaires, on ne travaille jamais seul, y toujours soit un distributeur ou un label avec nous ou [SPEAKER_00] ou je n'en sais rien, moi, une équipe de de de de glow up où par exemple, au début, je savais que ça ça vient avec Tous un Tous un Tous quoi, c'est make-up, stylisme, [SPEAKER_00] d a, enfin, faut avoir une 1 vision globale quand même du projet, il faut trouver les bonnes personnes qui vont êTous capables de traduire cette vision. Tu te plantes sur un Tous, et la perception du public est, est faussée, [SPEAKER_00] et le projet peut, [SPEAKER_00] le projet peut prendre l'eau et tu te dis, Tous, je pense que la musique éTous bien, mais on s'est Tousé en images, on n'a pas réussi à décrire aux gens ce qu'on voulait qu'ils sachent d'elle, [SPEAKER_00] ou on n'a pas réussi à la mettre en valeur, ou elle est passée pour quelqu'un de hautaine alors qu'on la connaît Tous comme éTous. Donc c'est plein de petits déTous comme ça sur lesquels il ne faut pas se tromper. [SPEAKER_01] Qu'est-ce qui te fait plaisir en Tous que producteur Qu'est-ce qui te nourrit Tous Parce qu'on a compris que la scène finalement ça t'avait, [SPEAKER_01] tu as une overdose de scène quoi, de lumière. [SPEAKER_00] Plus du plus du star-système que la La [SPEAKER_00] scène, c'éTous un moment où je me sentais Tous libre, mais je trouvais que ça criait Tous, je trouvais que c'éTous Tous fanatique, je que c'est, je sais pas, y avait un Tous où j'avais l'impression qu'on n'éTous pas dans le vrai échange. Je comprends. [SPEAKER_01] Mais j'aimais bien êTous sur scène et je l'ai et j'aimais encore plus aujourd'hui. Tu vas nous en parler juste après, mais je voulais juste finir sur le sur le côté producteur. [SPEAKER_01] Qu'est-ce qui te satisfait en fait Qu'est-ce, parce que ça fait quand même 15 ans que tu produis, même plus d'ailleurs. 20 ans, c'est ça que tu produis Un peu plus, 20 ans. Que tu produis des des artistes 25 ans. Qu'est-ce qui te nourrit en fait en Tous que producteur [SPEAKER_00] La passion, [SPEAKER_00] l'envie de partager, [SPEAKER_00] puis [SPEAKER_00] enfin [SPEAKER_00] le sentiment d'êTous dans une grande salle de spectacle avec 10000 personnes qui chantent à Touste [SPEAKER_00] les chansons que que j'ai écrites ou composées pour l'artiste ou que j'ai choisies avec l'artiste, enfin Tous ce travail [SPEAKER_00] de terrain, de studio, et caetera, quand on a le le petit pass du concert et qu'on est dans la salle. Parmi les gens, je me balade toujours dans la dans les salles de mes artistes pour Tous une oreille, parler avec les gens, savoir [SPEAKER_00] savoir savoir ce qu'ils en pensent, voir parfois sans leur parler, juste voir leurs réactions, leurs pleurs, leurs cris et machin. Et quand on est dans une salle comme ça et qu'on se rend compte que l'artiste nous appartient, enfin il ne nous a jamais appartenu d'ailleurs, mais ne nous appartient plus ni à l'artiste ni à moi, [SPEAKER_00] Comme une chanson et que c'est devenu l'artiste du peuple et que c'est devenu la musique de son public. [SPEAKER_01] Tu dois avoir une émotion de dingue. J'en ai des frissons. C'est dingue, enfin j'imagine. C'est le plus beau méTous du monde. Ouais, je comprends. Du [SPEAKER_01] coup, tu as évidemment eu envie de revenir à la scène, je comprends. Tu as vu Tous ces artistes avec Tous les publics déchaînés. Tu Tous dit j'y retourne là. Non, ce n'est pas, ce n'est pas le fait de voir, c'est le fait de me dire Non, mais je rigole, je te, mais je, donc il y il y a un moment où tu as quand même eu envie là [SPEAKER_00] retrouver la scène. Ça s'est fait par éTous. J'ai eu envie de [SPEAKER_00] célébrer les 20 ans de parce que je Tous que c'est un lien Tous privilégié et parti qu'on n'est pas beaucoup d'artistes à avoir ce genre [SPEAKER_00] de classique avec son public à un jeune âge, parce que je n'ai pas, enfin, je suis encore jeune. [SPEAKER_00] Et et donc la 1re éTous, ça a été ça. La 1re éTous, c'est d'aller sur la route et de revoir mon public, donc 20 ans après la sortie de Femme Like You. [SPEAKER_00] Et là, j'ai ressenti des vibrations qui éTous complèTous différentes. [SPEAKER_00] Il n'y avait plus cette hystérie, y avait, c'éTous comme des retrouvailles de famille, de copains, de de Et je me suis dit putain, je crois que je crois que tu es le la l'équipe, alors ça a pris 20 ans, [SPEAKER_00] 15 ans si on compte les 5 années où j'ai envoyé, [SPEAKER_00] enfin du lourd, [SPEAKER_00] et, mais ça a pris 15 ans pour retrouver, comme si le public avait Tous compris [SPEAKER_00] à ce que j'ai cherché Et cherché le même public. [SPEAKER_00] Oui, pour certains. Sinon, j'ai des jeunes, j'ai des gamins L'autre jour, je parlais avec un jeune fan, je dis, mais d'où Enfin, tu n'éTous même pas né, Tous. Ah, c'est clair. Je dis, mais depuis Tous jeune, mes parents écoutent ça et moi, j'ai, il y beaucoup de choses que mes parents écoutent, que moi, j'écoute, tu en fais partie. Du coup, j'ai été découvrir les autres Tous. [SPEAKER_00] À l'époque, nous, on sortait un ou 2 ou 3 singles par album. C'éTous les 3 chansons connues, le reste de l'album, n'y avait que les fans hardcore qui les connaissaient. Aujourd'hui, le gamin, il écoute Femme like you, Spotify lui suggère [SPEAKER_00] 5, 6 autres Tous, il va gratter, il écoute les albums, enfin Donc le public est Tous différent, mais c'est surtout de manière Tous égoïste, [SPEAKER_00] moi qui avais hâte de voir comment j'allais me sentir sur scène. [SPEAKER_00] Je n'avais pas de Tous, [SPEAKER_00] je montais comme vraiment comme une [SPEAKER_00] réunion de famille. [SPEAKER_00] J'ai eu du plaisir, beaucoup de plaisir. Trouver la scène en fait, c'est comme si j'ai, j'avais mis 15 ans à enlever Tous le, Tous la, les fioritures, [SPEAKER_00] les machins, les paillettes, les ci, les ça. Moi j'ai, j'ai mûri aussi, ma vie a beaucoup changé, je suis devenu papa entre Tous, j'ai des enfants enfin, [SPEAKER_00] voir mes enfants, ma petite fille justement, qui avait 3 ans quand je suis remonté sur scène pour célébrer les 20 ans, qui éTous assise avec son gros casque pour protéger ses oreilles et qui avait tellement fière Tu l'as vu ou pas [SPEAKER_00] l'as vu sur scène quand tu chantais ou pas Bien sûr. Là, je voyais Tous en fait, j'éTous même, j'avais l'impression d'êTous dans la vraie vie. [SPEAKER_00] Et ni catapulté par rien, ni ni Tous much, ni et et vraiment, [SPEAKER_00] avec un public qui [SPEAKER_00] avait presque adapté leur comportement. [SPEAKER_00] Je [SPEAKER_00] sais que ce n'est pas ça, mais c'est un peu mon ressenti. Je me suis dit, mais mais putain, mais en fait, c'est comme s'ils avaient compris qu'il y avait un Tous qui m'avait et qu'aujourd'hui [SPEAKER_00] Ils sont moins hystériques quoi. Ouais, y a un Tous plus naturel, du vrai, ils ont compris ma démarche et et et j'ai écrit un bouquin aussi où j'ai beaucoup parlé de ça, et je pense qu'il y en a beaucoup d'entre eux qui l'ont lu et et qui se sont, qui ont Tousé ça aussi cool, tu vois, que ce que je Tous et que ce soit Tous sincère dans ma démarche. Donc ça, ça a été la 1re éTous. [SPEAKER_00] Et suite à ça, je me suis dit, maintenant [SPEAKER_00] que je réalise que j'ai une liberté qui est quand même rare dans nos méTous, [SPEAKER_00] ça m'a donné envie de d'essayer des choses assez improbables, [SPEAKER_00] et de faire des essais en studio sans me mettre la pression. [SPEAKER_00] Et en fait, l'envie de recréer pour aller sur scène après, c'éTous une démarche que je n'avais jamais fait avant. Avant, je voulais faire des Tous, parce que je voulais êTous le plus gros artiste, le plus machin aussi. [SPEAKER_00] Là, en fait, je n'ai aucune pensée mercantile [SPEAKER_00] ou aucun objectif quand je crée, si ce n'est de profiter de cette, un peu cette liberté [SPEAKER_01] de ne rien s'interdire quoi. Et tu as mis combien de Tous Donc là, as sorti un album qui s'appelle Place de l'Oréal. [SPEAKER_01] C'est un style hyper différent en fait. C'est [SPEAKER_01] électro pop, enfin comment tu définirais un petit peu ce style, cette Parce qu'on retrouve Tous Tous Tous de voix, [SPEAKER_01] mais ce n'est presque plus parlé en C'est plus chanté d'ailleurs c'est [SPEAKER_00] fait, c'est l'idée, c'éTous ça, c'éTous d'explorer les intersections. La chanson française, c'est ce qui m'a amené à la musique, puisque quand j'ai grandi dans la guerre au Liban, il n'y avait pas de radio, il n'y avait pas de MTV, enfin, c'éTous les disques de nos parents. Donc, c'éTous Brel, Brassens, Aznavour, [SPEAKER_00] et et donc cette chanson française m'a marqué, que j'avais mis un peu de côté pendant Tous ma période, hip-hop, pop, machin, [SPEAKER_00] et j'avais envie de revenir à ça déjà. Revenir à la chanson française à ma sauce, [SPEAKER_00] et la mélanger avec trouver l'intersection qui existe entre ça et ces musiques électroniques que j'écoute depuis une dizaine d'années, et des albums [SPEAKER_00] fabuleux de Tous Impala, [SPEAKER_00] de Justice, de M 83, [SPEAKER_00] de, [SPEAKER_00] enfin, les gens passent et j'en passe. Mais Tous mes inspirations de d'adultes [SPEAKER_01] Ouais, c'est ça. [SPEAKER_01] C'est vrai que sur le papier, ce n'est pas facile à mélanger. Non. [SPEAKER_00] Non, et puis j'ai, puis j'ai compris aussi que ça ne va êTous pas facile non plus aux gens, pour les gens de comprendre, de Mais comme justement, as cette liberté de dire non, mais de Tous façon, regardez, ce n'est pas [SPEAKER_00] À l'époque, quand on sortait un album, il devait êTous porté par un Tous, enfin, il y avait Tous espèce de de locomotive. [SPEAKER_00] Aujourd'hui, on peut finir un album et le déposer là, et vous le découvrirez dans 3 mois ou dans 2 mois, ou là Tous de suite si vous voulez, ou dans 6 mois. [SPEAKER_00] Et je Tous ça assez formidable, parce que déjà on est à une ère où on ne fait plus d'albums, on ne fait plus de concepts, on balance des Tous. Ouais, c'est vrai. Et puis, bout d'un moment, on les regroupe ensemble pour faire une édition de Noël, histoire de faire encore plus de et je respecte, et et et je ne dis pas que je ne l'appliquerai pas, mais moi, en Tous que producteur pour un ou une artiste. Mais moi, ce n'éTous pas ma démarche. J'avais envie de revenir à ce Tous où on fait des disques quoi, avec un avec un fil conducteur, [SPEAKER_00] avec une ligne rouge, avec des Tousmatiques dont j'avais envie de parler aussi, qui éTous moins ma priorité plus jeune quoi. [SPEAKER_01] Place de Lorraine, qu'est-ce que ça veut dire Parce que tu as inventé un univers [SPEAKER_00] en fait. Place de Loréane déjà elle n'existe sur aucune carte, elle est complèTous fictive. [SPEAKER_00] Le nom fait un peu un clin d'oeil à la de Loréane qui est la voiture pour moi qui est un peu le symbole des années 90, prend le voyage, voilà. On peut voyager dans le Tous, on choisit, c'est vers l'arrière, vers l'avant, enfin peu importe. [SPEAKER_00] Donc l'inspiration, elle est un peu venue de là, et ensuite, a on avait envie de créer un monde, parce qu'il n'y pas que la musique, il a aussi les visuels qu'on a proposés, [SPEAKER_00] qui sont assez décalés en fait, on on ça nous permet, c'est un champ des possibles, c'est-à-dire que non seulement c'est une musique qui est à l'intersection de la chanson française et de la musique électronique, [SPEAKER_00] mais en plus, on a cette place, [SPEAKER_00] on ne sait même pas si elle est figée ou est-ce que Quand on va partir en Touse l'année prochaine, c'est peut-êTous la place de L'Oréal en fait, qui va se déplacer de ville en ville et tu vas venir passer un moment sur cette place-là, puis la place va disparaîTous pour aller ailleurs, comme un cirque. [SPEAKER_00] Donc voilà, donc elle ne veut strictement [SPEAKER_00] rien dire, mais c'est un monde imaginaire [SPEAKER_00] dans lequel d'ailleurs je me projette peut-êTous même sur une trilogie, je ne pas, mais c'est pour que je l'ai appelé volume un, parce que je pense qu'il y a, j'ai encore beaucoup Il y a une suite. D'autres idées derrière. Finalement, tu as pris du plaisir à le faire cet album. Grave. Ouais, grave. [SPEAKER_01] Là, il y 11 Tous. Ouais. Est-ce que c'est un classique 11 Tous [SPEAKER_00] Non, Non, vraiment tu fait Tu [SPEAKER_01] te dis, j'arrête. Ouais ouais. Ce qui est intéressant, c'est qu'ils ont, tu tu l'as évoqué, [SPEAKER_01] Tous un lien avec Tous histoire. [SPEAKER_01] Devoir de mémoire, c'est Tous départ du Liban, c'est ça La guerre [SPEAKER_00] Pas que, devoir de mémoire, c'est c'est de se rendre, de s'arrêTous 2 secondes, non, et se rendre compte à quel point nos parents, nos anciens, c'est peut-êTous nos grands-parents aussi, ont sacrifié des choses pour et je suis sûr que dans Tous histoire, dans la Tous, dans la Tous, dans dans ces dans ces immigrés [SPEAKER_00] français qui parfois ont tendance, je vois certains jeunes, tu vois, parfois où je leur dis, tu sais, n'oublie pas ce que Tous parents ont sacrifié quand même pour que Tous, tu aies la possibilité de vivre en France, d'aller à l'école, de, je n'en sais rien moi, de faire Tous ce que tu veux faire, alors que parfois les parents ne parlaient ni français, [SPEAKER_00] ne savaient pas écrire, et ils ont quitté leur pays, où ils éTous, souvent les statuts changent. [SPEAKER_00] As des, tu as des pères ingénieurs qui sont venus et qui avaient à peine, qui n'avaient pas de difficultés de travailler pour leurs gamins. Donc c'est plus, ce devoir de mémoire, c'est plus envers cette génération qui nous précède, [SPEAKER_00] où j'avais envie de dire qu'il faut garder un respect au point de les dresser [SPEAKER_00] sous forme de de de tableaux [SPEAKER_00] vivants [SPEAKER_00] dans l'immortel, parce que c'est je je Moi, dans mon cas, Tous cas, je je je les, j'en parlais dans mon livre, je je n'ai pas de moyens connus de pouvoir remercier [SPEAKER_00] mes parents s'ils n'avaient pas fait ça, je ne sais pas comment c'est Quand quand tu dis pas fait ça, c'est partir du Liban, c'est quitter [SPEAKER_00] travail, leurs amis, leur culture, enfin tu dis, mais moi, j'ai des enfants aujourd'hui. Ouais. Imagine demain, [SPEAKER_00] on nous annonce une guerre au Canada, et caetera, et il faut que je parte en Inde. [SPEAKER_00] Je choisis l'Inde comme ça, peu parce que Tous éloigné de la culture nord [SPEAKER_00] américaine, où il faut [SPEAKER_00] que je prenne mes enfants, il faut que j'aille Tous refaire là-bas. [SPEAKER_00] Enfin, je je [SPEAKER_01] Tous, tu avais poser la question. Je suis pas sûr qu'on aurait le même courage. Non, c'est clair. Tous, avais 12 ans quand tu es 11. 11 ans, quand tu as quitté, c'éTous Beyrouth. [SPEAKER_01] Donc, as évidemment un souvenir hyper précis en fait de la période. 11 ans suis un grand [SPEAKER_01] Tous Tous Tous, ouais. Donc, [SPEAKER_00] donc oui oui, et et [SPEAKER_00] et moi, moi, je n'ai même pas Tous compris Tous de suite, parce que moi aussi, j'ai grandi, j'ai grandi en moyenne orientale, [SPEAKER_00] avec Tous ce que ça implique et les coutumes et la culture, et caetera. Et quand je suis arrivé aux ÉTousUnis, enfin, on n'a pas aux ÉTousUnis, pardon, mais au Canada, [SPEAKER_00] et qu'après, vas aux ÉTousUnis, tu te balades, c'est énorme, l'Amérique du Nord et et tu as l'impression que tu connais rien, que tu comprends rien, en fait. Tu vois, des mecs, ils sont en rockeur, tu n'avais jamais vu une guitare électrique de ta vie, tu les Doc Martin, les machins, les skateboards, c'est des mecs qui mettent des roues sur des planches, c'est incroyable. Non, mais vraiment, tu es un peu [SPEAKER_00] La guerre, ça fait que tu n'as pas les, n'as pas accès à Tous. Enfin, n'as pas la Tousé, il n'y a de Tousé, n'y même pas d'électricité, donc Bien sûr. Donc, [SPEAKER_00] donc ouais ouais, en Tous cas spécifiquement [SPEAKER_00] devoir de mémoire pour moi c'éTous important de de coucher un Tous [SPEAKER_00] sans [SPEAKER_00] sans faire quelque chose d'engagé ou de revendicateur, [SPEAKER_00] mais juste de rappeler que [SPEAKER_00] de manière universelle, c'est toujours bien. Il y aussi coeur pyromane, ça, c'est la paternité. Pour ma fille, ça, ça, c'est J'en avais les larmes aux yeux quand j'ai écrit ce Tous, parce que parce que, [SPEAKER_00] ouais, parce que c'est la 1re fois que que je peux écrire [SPEAKER_00] de cette manière-là et j'avais envie de poser ma voix différent différemment pardon. [SPEAKER_00] C'est typiquement une chanson où ma manière de chanter et le Tous de voix que j'utilise sur cette chanson-là est radicalement différent de cette C'est [SPEAKER_01] vrai. [SPEAKER_01] Tu as envie de transmettre Tu l'écris pour Tous Tu l'écris pour ta fille Qu'est-ce que vois que, qu'est-ce que tu avais envie de dire en fait Il y a un Tous, [SPEAKER_00] elle m'inspire quoi, tu vois quand je suis dans mon studio [SPEAKER_00] et qu'elle joue autour de moi au point où je suis obligé de lui dire, là, il faut que tu arrêTous 2 secondes, papa va enregistrer des voix, il ne faut pas qu'il y des voix. Mais même quand tu, si je te faisais écouter les a cappellas de l'album, tu as plein de bruits de de jeux de ma fille derrière, ouais, il y a plein d'imperfections. [SPEAKER_00] Bref, [SPEAKER_00] non, je crois que j'avais envie de, [SPEAKER_00] il y a plein de choses que je ne me sens peut-êTous pas encore assez malin ou intelligent ou sage [SPEAKER_00] de lui dire ou du moins pas avec avec d'autres mots. Je le dis dans la chanson d'ailleurs et même il y a quelques années, je n'aurais jamais été capable de le dire ou je l'aurais dit avec Tous [SPEAKER_00] les postures [SPEAKER_00] et les Le mec quoi. De machin, et je le dis dans la chanson, y quelques années, j'aurais, tu m'aurais posé la question, je te, je n'aurais pas su te le dire. [SPEAKER_00] Et je ne sais pas pourquoi cette inspiration m'est venue de me dire voilà, si, si je devais mourir demain, [SPEAKER_00] voilà, je voulais que tu saches que je n'ai jamais eu peur [SPEAKER_00] de pleurer dans Tous bras ou de sourire dans Tous bras, tu vois, parce que c'est, ça demande, [SPEAKER_00] peut-êTous pas pour Tous les hommes, y a qui ont beaucoup de facilité, mais moi j'ai j'ai dû m'ouvrir [SPEAKER_00] à à ma fille. [SPEAKER_00] Et faire ce, [SPEAKER_00] voilà, ce travail de d'êTous naturel [SPEAKER_00] à 99.9 [SPEAKER_01] Non, mais même à 100 pour 100, tu es naturel avec Tous enfant. J'espère. Ouais. Non, mais c'est marrant parce que c'est vrai que, [SPEAKER_01] à la base, en Tous cas, le public Tous connu en Tous que rappeur. [SPEAKER_01] Et en fait, c'est vrai qu'on ne t'attend pas là-dessus. Non. Et et en même Tous, je je j'imagine que Tous fans vont aussi découvrir une facette de Tous [SPEAKER_01] qui jusqu'à présent éTous assez méconnue, non. En fait tu es un rappeur au coeur Tous quoi. Mais j'ai, en fait même à l'époque, [SPEAKER_00] je venais du rap oui, et je pense que Tous les OG de Montréal [SPEAKER_00] se rappellent de où est-ce que je suis venu. Mais quand j'ai sorti Femme Like You en France, les rappeurs ne voulaient pas m'appeler rappeur. Oui, [SPEAKER_00] parce que Et moi, dans ma Tous, je n'éTous plus un rappeur à ce moment-là. J'éTous j'éTous passé de l'autre côté, j'avais envie d'essayer d'autres choses. Alors, c'éTous peut-êTous plus la pop, [SPEAKER_00] la soul, [SPEAKER_00] des accords jazz, j'enseigne avec beaucoup de mélange. [SPEAKER_00] Aujourd'hui, [SPEAKER_00] ce n'est pas différent. Aujourd'hui, c'est peut-êTous plus de la chanson. [SPEAKER_00] Peut-êTous, je n'en sais rien. Mais j'ai toujours refusé les appellations. [SPEAKER_00] Donc oui, je suis issu, j'ai commencé dans le rap, mon [SPEAKER_00] 1er, mon 1er format, mon 1er art. [SPEAKER_00] Encore, les gens qui ont écouté l'album me disent qu'ils les sentent quand même, cet héritage du hip-hop, de manière générale, ils le sentent quand même sur cet album, dans la manière [SPEAKER_00] Si je prends un pur chanteur de de de variéTous ou de chansons françaises, on ne on ne on ne délivre pas [SPEAKER_01] les mots de la même manière. Enfin, on sent que je viens Oui, je suis d'accord, je d'accord. Mais je Tous qu'enfin, on on on reconnaît Tous Tous, mais c'est c'est plus doux quand même, c'est plus Peut-êTous. On sent qu'il a une forme de maturité quoi. [SPEAKER_01] Sur la maturité Si tu le dis. Non, mais je ne sais pas, moi je Tous, ce ce n'est que mon avis. C'est dur de dire ça de soi-même, enfin je ne sais pas où je suis rendu dans ma quête personnelle, mais en Tous cas, je sens que c'est différent. C'est différent. Il y a il y a 1 1 1 3e Tous qui m'a parlé feeling, là tu parles de résilience. [SPEAKER_01] Pourquoi c'est un, c'est un Tous qui te parle [SPEAKER_00] feeling, la, le le 1er, [SPEAKER_00] le 1er Tous, c'est, je Tous parlais Tous à l'heure quand je dis, faut y aller à l'instinct. [SPEAKER_00] Je je je décris [SPEAKER_00] cette personne qui peut êTous moi ou un autre ou une autre qui se lève un matin et on est nul quoi. Enfin, il y des moments où tu te lèves le matin, tu te dis, mais putain, mais j'ai [SPEAKER_00] décroché à quel moment Enfin, tu as l'impression de ne plus rien comprendre, tu as la Tous dans le, voilà. [SPEAKER_00] Il n'y a pas grand-chose pour te sortir de là. Enfin, vois, et ça peut êTous au travail, ça peut êTous dans plein de Le monde est devenu tellement fou qu'il y a plein de moments où on est on est catapulté dans des espèces de bulles où on ne sait même pas on flotte dans un nuage, on ne sait pas si ça, on va Tous, on va s'éclater ou on va atterrir quelque part en douceur, enfin, on n'a aucune idée. [SPEAKER_00] Et je [SPEAKER_00] donne la solution, si tu veux, sur ce Tous, en disant, [SPEAKER_00] on s'en fout et on y va au feeling. Et on essaye de de de d'êTous le plus possible à l'instant, la le le le le, parce que sinon les questions qui se mélangent dans la Tous, et caetera deviennent [SPEAKER_00] Donc c'est une manière aussi pour moi d'effleurer de manière un peu plus poéTous et un peu plus déTous les sujets de de de tension mentale que j'appelle moi dans nos industries créatives, parce que la tension mentale est quand même Tous Tous forte et de cette tension mentale, on peut dériver vers des problématiques un peu plus [SPEAKER_00] médicales. [SPEAKER_00] Et tu parles de tension mentale quand tu crées ou ou quand tu es Non, quand tu crées, quand tu fais écouter, quand tu partages avec le public, quand on te, quand on ne te comprend pas, on te comprend, enfin Ouais, c'est vachement En même Tous, j'ai je Tous dit, j'ai essayé de garder quand même une, conserver une espèce d'universalité [SPEAKER_00] dans Tous ça pour qu'on puisse aussi se se se alors [SPEAKER_00] qu'on est infirmière [SPEAKER_00] ou [SPEAKER_00] ou sapeur-pompier [SPEAKER_00] ou ce que tu veux. Dans [SPEAKER_00] Tous ces domaines, on se lève, quand tu te lèves le matin et que et que tu es mal câblé, [SPEAKER_00] enfin, par rapport ce que tu fais dans la vie, Tous Tous va en prendre un coup quoi. Bien sûr, c'est clair. Et et voilà. Donc j'ai essayé quand même d'alléger un peu le propos en disant juste [SPEAKER_00] Et puis surtout, il y a un côté un peu fataliste, c'est que je dis à un moment donné, la vie va nous séparer de Tous ça par elle-même, elle va choisir [SPEAKER_00] le moment. Donc [SPEAKER_01] autant autant y aller au feeling avant. Est-ce que ça a été long à écrire cet album parce que [SPEAKER_01] tu as produit les autres, mais de de te, enfin je veux dire de créer Tousme, de revenir à la création, j'imagine que c'est une gymnastique [SPEAKER_00] Ça n'a du fait. Ouais, j'ai dû me faire du Tous déjà. [SPEAKER_01] Ça ça Tous pris combien de Tous [SPEAKER_00] Je te dirais une grosse année et demie, je pense. Ah ouais. Ouais. Entre les premiers balbutiements qui n'éTous pas du Tous convaincants, [SPEAKER_00] comme tu le disais Tous à l'heure, enfin cette cette intersection-là, [SPEAKER_00] elle n'est pas naturelle. [SPEAKER_00] La chanson française et la musique électronique, a priori, il n'y a pas grand-chose qui les rapproche. [SPEAKER_00] Donc donc ouais, [SPEAKER_00] le Tous de commencer à y avoir les premières idées, puis je n'éTous pas convaincu, j'ai mis ça un peu de côté. [SPEAKER_00] Je ne voulais pas que ce soit un Tous structuré avec un cahier, je n'avais aucune, [SPEAKER_00] je ne savais même pas si ça allait sortir ou pas pour Tous dire, c'éTous vraiment un Tous expérimental. [SPEAKER_00] Et puis les prodouceurs de d'un incroyable Tous qui m'ont entouré pendant ce projet, bon, ont commencé à [SPEAKER_00] à trouver la formule avec moi, et moi, j'ai commencé à trouver la formule de la voix, et j'ai écouté, vous voyez, du bachou, j'ai écouté [SPEAKER_00] plein de de de de de classiques [SPEAKER_00] français, anciens comme récents, [SPEAKER_00] même du Hervé, enfin, plein de de de [SPEAKER_00] de de Tous hyper différents. Et puis, et moi aussi, j'ai pu trouver aussi ma manière de me de me poser sur ces Et de poser ta voix. Oui, j'avais des j'avais des instrus qu'on éTous en Tous de faire, ils éTous à 155 BPM, je dis, mais les gars, je n'ai jamais fait ça de ma vie. Moi, le le hip hop ou la pop, ça se situe entre 90 et 110, 115 maximum. Déjà à 115, se dit, mais j'ai de la place où moi là-dedans. Et pour ceux qui ne connaissent pas, ça veut dire quoi C'est [SPEAKER_00] les les bits par minute, le BPM, donc c'est une vitesse à laquelle le rythme avance sur la chanson. Et plus c'est rapide, moins il y a de mots normalement, puisqu'il n'y pas de Et [SPEAKER_00] donc ça aussi, c'éTous un Tous à apprivoiser, donc j'ai fait des rythmes plus lents, des rythmes plus rapides, [SPEAKER_00] Mais il y avait ce ce fil conducteur où on avait envie aussi de dépoussiérer Tous ces vieux synthétiseurs [SPEAKER_00] des années 84 [SPEAKER_00] 20 10, ressortir les les samplers, les, [SPEAKER_00] enfin vraiment, [SPEAKER_00] c'éTous une démarche [SPEAKER_00] qui qui a l'air Tous complexe, mais qui pour nous éTous archi naturelle parce que Tous ceux qui éTous autour de ce projet sont fans de ces, de ces sons, de ces visuels, de ces références. On avait Tous la Dollarian ou l'Atari ou le, Tous ces codes dès des années 90 quoi. Et quand tu écris, Tous, tu fais Est-ce que tu es en souffrance Est-ce que c'est un kiff [SPEAKER_01] Est-ce que tu te dis genre, allez, j'écris de 8 heures à 10 heures Enfin, vois, comment tu fonctionnes pour écrire Non, je, c'est d'ailleurs Tous compliqué pour ma famille, enfin pour les gens qui m'entourent, parce que d'abord, ça vient quand Tous attends pas. Tu as un carnet, tu as un Tous [SPEAKER_00] Il y des choses que je garde dans ma Tous, [SPEAKER_00] et à un moment donné, j'ai besoin d'êTous dans mon studio, chez moi et Tous seul et [SPEAKER_00] et commencer à, soit il y a une musique qui m'inspire, soit il y un sujet qui m'inspire, mais ce n'est pas genre, ah Tous, je suis Tous, je suis rentré à la, déjà je, je, [SPEAKER_00] j'ai passé l'âge où, [SPEAKER_00] enfin, tu vois, à l'adolescence, on a souvent des pics Oui, tu as une rupture amoureuse et tu, par exemple. Je suis un grand garçon, [SPEAKER_00] j'ai une vie entre guillemets normale, donc voilà, je n'ai pas, donc je je ne m'autorise pas non plus des hauts et j'ai une discipline qui fait que Donc de manière Tous naturelle, je vais me mettre au studio, j'écoute une musique où je grave, tu sais, je gratte 3 4 accords, et puis il a un Tous qui me vient et hop, [SPEAKER_00] commence à Tu commences à écrire un Et c'est les mots qui me viennent en fait et de là, la chanson prend forme. [SPEAKER_01] Et là, comme tu reviens sur le devant de la scène, est-ce que tu as une, tu as une pression Est-ce que tu as peur de te louper [SPEAKER_00] Est-ce que tu te sens un peu comme un jeune 1er Tu vois ce que je veux dire Alors je me sens vachement comme un jeune 1er, mais je n'ai aucune crainte de me louper parce qu'en fait, ce n'est pas que je m'en fous, mais moi ce que je veux, c'est que les gens comprennent au fur et à mesure, [SPEAKER_00] trouvent ça cool ou nul, [SPEAKER_00] et et adhèrent ou pas. [SPEAKER_00] Mais, [SPEAKER_00] mais ce que je veux dire par là, c'est que je je n'ai pas, n'ai pas d'enjeu, [SPEAKER_00] et je ne le fais pas pour ça. D'ailleurs Tous est structuré, d'ailleurs on ne voit pas dans mes clips, c'est Tous est Tous abstrait, [SPEAKER_00] Tous inspiré de l'art contemporain d'ailleurs, qui est un sujet qui me passionne depuis des années, mais [SPEAKER_00] donc, [SPEAKER_00] mais je Tous ça génial, et justement, parce que je me considère comme un artiste émergent ou réémergeant, je sais pas comment on peut dire ça. [SPEAKER_00] Je ne me considère pas non plus comme un artiste actuel dans le système. [SPEAKER_00] Inclu dans la machine du Tous. Donc, donc, n'as pas Tous de stress en fait là Ah, mais complèTous pas. C'est incroyable. ComplèTous pas. Et et par contre ça me fait Tous plaisir quand les gens me disent, putain on a écouté, on s'attendait pas du Tous à ça et on adore. Je Tous ça chanmé. [SPEAKER_00] Je suis super content tu vois, c'est c'est je fais ça que pour ça. [SPEAKER_01] Tu vois Et est-ce que tu penses que les fans de femmes like you vont aussi s'y retrouver, donc tu vas aller vers un autre public Je n'en sais rien. Tu n'as pas forcément pensé au public en fait, tu as écrit ce qui Tous Non, il y a, mais vraiment, et ce que j'ai Tousé génial, [SPEAKER_00] c'est que même [SPEAKER_00] le label avec lequel je travaille, qui est quand même un label assez connu pour êTous [SPEAKER_00] un label qui a beaucoup de Tous gros artistes, [SPEAKER_00] enfin, c'est un des plus gros labels français qui m'aide à [SPEAKER_00] à commercialiser [SPEAKER_00] ces albums-là, parce que du coup, fais plus Tous comme avant, j'ai décidé aussi de prendre du recul sur certaines choses. Bien, même eux, ils ne sont pas cherché, ils n'ont pas cherché à essayer de se dire, Tous, est-ce que, [SPEAKER_00] bon, là, il manquerait quand même le single pour la radio, où ça serait bien quand que tu nous formates au moins un clip où on voit ta Tous, s'il te plaît, enlève Tous lunettes, pour qu'on, Tous ces espèces de codes qui m'ont marqué dans ma jeunesse, je n'ai rien eu de Tous ça, au contraire, j'ai eu des attachés de presse aussi qui ont compris le projet, qui se sont dit, bien on va aller là où on Mais là, il y Tous les artistes du monde qui vont t'envier là en fait, ils veulent Tous vivre ce que tu vis non alors justement, là où je voulais en venir et qui est quand même un point hyper important et ça pour le coup j'ai envie que les gens le sachent, [SPEAKER_00] c'est que si ça peut inspirer certains artistes qui comme moi pour plein de raisons, [SPEAKER_00] estiment qu'ils en ont assez fait ou qu'ils ont gagné assez d'argent ou j'en sais rien, à se dire, Tous regarde, ça existe des artistes qui sont connus, [SPEAKER_00] dont le nom est connu et qui se servent de ce vecteur [SPEAKER_00] qui est leur nom, dans mon cas, moi, c'est Camaro, [SPEAKER_00] pour présenter d'autres choses et se mettre à risque, quitte à ce que ce ne soit pas la même économie que quand on éTous plus jeune ou mais ce fait de se de s'affranchir [SPEAKER_00] de Tous ça, si ça peut inspirer même d'autres labels [SPEAKER_00] à donner l'opportunité à des artistes comme moi de faire des choses différents, quitte à en gérer les budgets différemment, à prendre moins de risques financiers. Il y plein de choses qu'on peut faire pour êTous plus libre. [SPEAKER_00] Et encore une fois, ça ne s'applique pas à un artiste actuel qui est au Tous et qui doit rester autre, qui a Tous une machine, et encore une fois, je je je connais ce méTous. [SPEAKER_00] Mais si inspirer [SPEAKER_00] des artistes ou des gens de ce méTous à prendre parfois des risques et se dire ok, [SPEAKER_00] moi je n'en veux pas plus que ce que j'ai, je j'en ai assez et j'ai envie d'essayer des Tous, que ce soit possible, pas qu'on ait, il faut que ce soit bien. En fait, se dire, les trajectoires ne sont pas forcément linéaires en fait. Non, et si le projet est bien, même s'il est structuré de manière à êTous plus confidentiel, [SPEAKER_00] ou toucher un public plus confidentiel, [SPEAKER_00] c'est bien. Et pas êTous Tous le Tous, non, c'est parce que notre méTous, [SPEAKER_00] il y a quand même des des des Tous, ça a l'air. On [SPEAKER_00] va faire Tous de suite la comparaison, [SPEAKER_00] se dire, ah ouais, mais Tous, son album, il n'a pas marché comme celui, mais non, mais ce n'est pas, ça n'a rien à voir. Si je voulais faire, d'abord, même si je voulais faire un album qui a marché ou qui marcherait comme celui qui a marché il y a 20 ans ou y a 15 ans ou il y 5 ans, peu importe, déjà ce n'est pas sûr que j'y arrive. Il n'y a pas, ça n'existe pas, il n'y pas de formule magique. [SPEAKER_00] Mais [SPEAKER_00] que même les gens puissent comprendre que, mais ça existe de ne même pas chercher ça. [SPEAKER_00] Et et moi, me suis permis de le faire parce que je me suis dit, je pense qu'on va me croire puisque j'ai vraiment pris ces décisions-là au fur et à mesure. Ce n'est pas comme si Tous d'un coup, je viens dire, ah, là je fais un album plus hindi [SPEAKER_00] ou différent, et et [SPEAKER_00] j'espère que les gens vont l'aimer, mais je n'ai pas d'attente. [SPEAKER_00] Ça aurait été peut-êTous moins crédible si derrière, j'avais battu le feu, [SPEAKER_00] tu vois, non-stop. [SPEAKER_00] Bref, donc, je Tous ça cool, parce qu'autour de ce projet de place de L'Oréal, tu n'as pas que moi. Tu as des auteurs compositeurs qui ne sont pas, qui n'ont pas cherché à se dire, ah, mais si je fais des avec lui, est-ce que ça va générer de la SACEM ou pas, ça va jouer à la radio, des attachés de presse, des labels, [SPEAKER_00] ont, qui ont, qui ont poussé un projet qui se veut un projet plus alternatif que ce que j'ai pu faire. Et je Tous ça génial. Et si ça peut donner l'exemple Tu remontes sur scène ou pas Tu vas faire une Touse Grave. [SPEAKER_00] Mais de plus petites salles. Plus petites salles. Comme ça, les gens qui D'abord, moi, j'ai envie d'êTous plus près du public, puisque là, suis en plein dedans et je Tous qu'un projet électro [SPEAKER_00] électro chanson comme ça dans des petites salles de de sueur et de bière avec un gros système comme on les aime, plutôt que les Tous hyper parfaits de de mais même là, je n'ai pas envie que ça soit une Tous obligation que les gens viennent me voir parce que je dois remplir ma salle. [SPEAKER_00] Donc, je préfère jouer dans les plus petites salles, quitte à jouer plusieurs soirs si ça fonctionne bien, que les gens qui ont beaucoup aimé Femme Like You et qui ont déTousé Place de Loréane, ce n'est pas grave. [SPEAKER_00] Et que les gens qui ont adoré viennent et que les gens qui ont aimé Place de Loréane et qui ne me connaissaient même pas avant puissent venir. Puissent venir. Mais que ni eux ni nous, on ait cette pression de se dire, ok là les gars par contre, s'il vous plaît, il ne pas se louper parce que si je suis au Zénith et que vous êTous que 1000, ça la fout mal. Donc [SPEAKER_01] tu vois ce Tous ComplèTous ouais. [SPEAKER_01] Plus intimiste. [SPEAKER_01] Et alors, raconte quand tu es sur scène, sur ces petites, dans ces petites salles, j'imagine que tu vois le public, comment tu sens le public [SPEAKER_00] Ça va êTous super différent Je ne l'ai pas fait souvent Ah tu l'as pas Non, en fait, je n'ai jamais, j'ai j'ai j'ai fait des grandes salles à l'époque. [SPEAKER_00] Après, j'ai fait des des des événements comme ça, isolés pour me pour m'amuser, c'éTous soit des gros festivals ou des autres. Enfin, y a toujours eu beaucoup de monde. [SPEAKER_01] Parce que j'imagine que c'est presque plus stressant, tu vois ce que je veux dire Pour moi, oui. Oui, je [SPEAKER_01] suppose, je n'ai pas fait de zénith, mais tu vois, je me dis zénith quelque part, tu es face quelque part à une salle noire, tu vois, c'est immense. Alors que dans une petite salle, tu vois Tu vois Tous les visages. Tu vois les visages. Mais ce pas plus stressant, c'est juste une expérience. Encore une fois, j'en parle comme si je l'avais vécu, mais c'est la 1re fois que je le livre l'année prochaine. [SPEAKER_00] Et cette Touse de place de L'Oréal, je l'ai vraiment voulue comme ça. Alors tu vas me dire oui, mais alors, [SPEAKER_00] détracteurs ou les journalistes un peu malveillants vont dire oui, mais ce n'est pas la même économie, pourquoi tu fais chier Alors tu dis n'est pas grave. Non, mais au final, si Tous est si Tous est dosé [SPEAKER_00] de la bonne manière, [SPEAKER_00] enfin, mes musiciens peuvent en vivre, ça peut êTous quand même une Touse qui qui qui Bien sûr. Où mes gens sont quand même bien payés, il a une économie derrière et je ne m'en cache pas, mais ce n'est pas une économie de pression. Bien sûr. C'est une économie qui nous permet de rester libre. De la même manière que j'ai fait cet album, je suis pas arrivé en disant, [SPEAKER_00] non, on a fait des visuels avec des bouts de ficelle, on a mis des gens hyper créatifs que je connais du monde de la mode, [SPEAKER_00] qui m'ont dit, vas-y, je te le fais pour le qui, viens, on Tous ensemble, on fait le Tous. Enfin, vois, c'est du réseautage, [SPEAKER_00] c'est c'est plein de Tous. [SPEAKER_00] Et et voilà, et et je Tous que le message le plus fort sur cet album, au-delà des Tousmatiques que j'aborde, [SPEAKER_00] c'est c'est qu'on peut encore aujourd'hui dans une machine qui avance à 300 kilomèTous heure et qui fait des morts Tous les jours façon de parler, [SPEAKER_00] Il y a des Tous sur la voie de service, sur le chemin de secours, [SPEAKER_01] sur les les chemins de campagne et Tous, tu tu Tousclates et tu fais des vrais Tous et puis C'est possible quoi. Ouais, mais bien sûr. Et en fait là, ce qui marrant aussi, c'est qu'on est assez loin quand même aussi de Tous inspirations d'origine. [SPEAKER_01] C'est-à-dire que tu [SPEAKER_01] racontais, si on peut y venir là sur Tous inspirations nord-américaines, [SPEAKER_01] donc tu viens quand même du rap à la base quoi. Moi, il y a un Tous, tu as commencé par des concours de freestyle. Là, on est vachement loin des concours de freestyle. Oui, mais c'éTous il y a, écoute, mes premiers contrats de mes premiers concours de freestyle à Montréal, dans les quartiers haïTous de Montréal, j'avais 15 ans. [SPEAKER_00] C'éTous il a 30 ans. Tu tu sais faire encore du freestyle ou pas Tu pourrais nous faire du freestyle là Non. Tu saurais plus faire Non, parce que c'est, ça vient avec les, le freestyle en rap, ce n'est pas juste de de de de de poser un Tous sur une instru que tu ne connais pas. Pour moi, c'est c'est le freestyle un peu commercial. [SPEAKER_00] Mais tu as les freestylers qui, à force d'écrire des débits, [SPEAKER_00] finissent par enregistrer [SPEAKER_00] ces formats, si tu veux, dans leur Tous, et après jouent avec des mots, même qu'on peut leur imposer. Combien tu as vu de mecs, on leur donne une dizaine de mots Et là, il va faire une impro avec ce qui se ce Tous. C'est la pratique. C'est la pratique des patterns en fait de de de la manière dont il rape. Il a des patterns qu'il enregistre, et sur ces patterns après il il interchange [SPEAKER_00] ces patterns entre eux et les mots qu'il va poser dessus. Ouais ouais. Mais ça c'est de la pratique Aujourd'hui, ce serait fou de Alors je je j'adorais faire ça quand j'éTous gamin et on a on a fait beaucoup de de concours de ça, mais mais aujourd'hui, je je pèse que dalle en freestyle. C'est que j'écris des chansons aujourd'hui. Ouais. [SPEAKER_01] Mais tu penses qu'il fallait commencer par ça pour êTous pour êTous un bon Non. Un bon chanteur, un bon artiste Pas forcément ouais. Mais je pense que Soprano, [SPEAKER_00] c'est un super artiste aussi parce qu'il a commencé dans les psychiatres. Je pense que Gym, aujourd'hui, [SPEAKER_00] il se nourrit de ce qu'il a fait dans la section. [SPEAKER_00] Je, j'aime les artistes pop qui ont des influences dans les souches. [SPEAKER_00] Et dès qu'un artiste pop n'a pas vraiment d'influence dans les souches, on appelle ça un industrie et généralement, c'est ce n'est pas assez Tousé, on ne sent pas qu'il a une origine derrière dans, ça peut êTous le rap, mais ça peut êTous aussi, ne sais rien moi, l'électro, ça peut êTous plein de Tous. [SPEAKER_01] Et là, aujourd'hui, le fait d'êTous de Tousloigner un petit peu de Tous de Tous inspirations d'enfance, en fait, j'ai envie de dire, tu vois, est-ce que tu te dis que tu pars sur autre chose complèTous ou tu pourrais complèTous revenir et à un moment nous refaire un Tous pop, ou ça y est, tu as pris un moins Pour pour moi je, c'éTous drôle, mais moi quand j'écoute cet album, j'ai l'impression qu'il est Tous pop. [SPEAKER_00] Après parfois quand on me dit, non regarde, il m'en met, on me met les 10 Tous qui jouent le plus à la radio, [SPEAKER_00] c'est vrai quand je retourne sur mon album, je me dis, ah oui, c'est vrai que c'est peut-êTous un peu plus sévère, en Tous cas un peu moins formaté pour ça. [SPEAKER_00] Mais moi, je le Tous Tous pop déjà. Pour moi, c'est c'est, il n'est pas dit que le volume 2 ou le volume 3, je n'avais pas creusé encore plus loin dans certaines ou [SPEAKER_00] que que je m'autorise peut-êTous des inspirations peut-êTous plus WONDER sur les mélodies, je n'en sais rien, il y a plein de Tous qui me parlent en ce moment. [SPEAKER_00] Mais je ne pense pas, je ne cherche pas à mettre le curseur quelque part pour décider De les porter en fait. Ouais, puis je me dis peut-êTous que, peut-êTous que c'est les radios ou les playlists qui à un moment donné vont vont aimer une chanson et la jouer, et ça va permettre à d'autres chansons dans le genre, et puis on va on va éTous un 1 nouveau format de ce qui joue en playlist ou en radio, je n'en sais rien. [SPEAKER_00] Mais je n'ai pas, [SPEAKER_00] je ne voulais pas appliquer de formule. [SPEAKER_01] Petite question sur Tous parents. J'ai [SPEAKER_01] lu que c'est quand même eux qui Tous transmis aussi cette ce plaisir, [SPEAKER_01] cet amour de la musique. [SPEAKER_01] J'ai lu un Tous assez touchant. Tu parlais de Beyrouth et de la guerre et tu disais quand il avait de l'électricité, [SPEAKER_01] ta mère visiblement mettait de la musique et vous chantiez Tous. [SPEAKER_01] Et il y a il y a eu une expression que j'ai j'ai retenue, tu dis c'éTous une espèce de Broadway. Tous le monde chantait. [SPEAKER_01] Ça, ça devait êTous des moments extrêmement touchants. [SPEAKER_01] Est-ce que c'est, est-ce que c'est, [SPEAKER_01] c'est en ce sens et c'est parce que tu as vécu Tous ça que tu reviens aussi toujours à la musique, à la chanson Probablement, [SPEAKER_00] je pense que la musique a, [SPEAKER_00] la musique a [SPEAKER_00] accompagné [SPEAKER_00] des moments extrêmement difficiles, [SPEAKER_00] où encore une fois, ça, [SPEAKER_00] je parlais de de devoirs de mémoire Tous à l'heure, c'est je me dis, mais qu'est-ce qu'ils ont été intelligents, [SPEAKER_00] fins et grands de se servir comme ça de musique où mon père battait la mesure sur une Tous basse et ma mère chantait du du brel [SPEAKER_00] à Touste, elle nous apprenait c'éTous quoi une harmonie ou une voix en canon, et caetera. Enfin, la musique nous a permis de traverser, en Tous cas, entre autres, nous a permis de traverser une période [SPEAKER_00] Tous, Tous compliquée que je souhaite je souhaite à aucun jeune de cet âge. [SPEAKER_00] Et donc, forcément, derrière, [SPEAKER_00] ça a été ma plus grande passion avec le sport à un moment [SPEAKER_00] plus plus jeune et puis finalement le même le sport a laissé la place entière à la musique [SPEAKER_00] après l'adolescence. [SPEAKER_00] Donc oui, je pense que j'ai un lien [SPEAKER_00] à vie [SPEAKER_00] avec la musique d'une manière ou d'une Et dans ces moments, [SPEAKER_00] est-ce que ça te rassurait la musique, le fait que vous chantiez Tous ensemble Est-ce que, enfin comment tu te sentais, tu vois Je ne pas si je réalisais à ce moment-là que ça me rassurait, en Tous cas ça me divertissait et ça permettait de voir des sourires [SPEAKER_00] parce qu'on la sent à notre âge, même ma soeur qui est 4 ans plus jeune que moi, [SPEAKER_00] on on sent, on est comme les animaux, on perçoit le le stress, l'angoisse, la peur et Bien sûr. Et mes parents, [SPEAKER_00] je peux je peux imaginer qu'ils avaient peur à ce moment-là. Peur pour nous, peur pour eux, peur pour la la vie, le l'avenir, enfin Tous Bien leur travail, l'argent, je n'en sais rien. Tous les problématiques que nous, on a aujourd'hui en Tous qu'adultes parents. [SPEAKER_00] Et de masquer ça [SPEAKER_00] dans la musique, dans le chant qui redonne le sourire, qui permet aussi de de chanter à tutelle, de de battre entre guillemets le volume de la guerre à l'extérieur. [SPEAKER_00] Mais je Tous ça, c'est, enfin [SPEAKER_00] Je pouvais pas finir bouché. [SPEAKER_00] Mais dans le sens, j'ai beaucoup de respect pour mon boucher, mais c'est vrai que ma destinée éTous, je pense, éTous Juste [SPEAKER_01] avant de finir, il y a quand même aussi 2 autres Tous que tu fais. En fait, tu fais, tu es multi-casquettes [SPEAKER_01] en fait, c'est un Tous de dingue. Tu as aussi une galerie Oui, pour aider des jeunes artistes émergents. Et tu es la Tous d'une fondation [SPEAKER_01] pour aider les enfants malades. [SPEAKER_00] En fait, tu tu, c'est c'est assez marrant parce qu'on a l'impression que tu fais Tous au feeling en fait, comme ta chanson. Je fais Tous au feeling et au final, c'est pour ça que ça me fait marrer quand les gens m'ont collé une étiquette de [SPEAKER_00] de de d'artistes [SPEAKER_00] bling bling, matérialistes. Je l'ai été pendant une période de Tous, comme j'ai dit, l'Amérique ne m'a pas appris que le meilleur, elle m'a appris aussi le pire, et j'ai fait un équilibre de Tous ça. [SPEAKER_00] Mais au final, quand tu regardes beaucoup d'argent que j'ai gagné, je l'ai reperdu en, [SPEAKER_00] pas en essayant d'aider d'autres artistes ou en, J'ai réussi de Tous belles choses dans ma vie, j'en ai aussi raté des des des extraordinaires. [SPEAKER_01] Qu'est-ce que tu as raté En fait, j'ai [SPEAKER_00] raté beaucoup plus de choses que je n'en ai réussi, mais ça, c'est dans la vie d'entrepreneur, [SPEAKER_00] d'artiste, [SPEAKER_00] personne, ou alors celui qui vient s'asseoir ici, t'expliquer qu'il a Tous réussi dans la vie, il faut que tu fasses une interview de 3 minutes et qu'il te laisse repartir. Non mais, [SPEAKER_00] ça fait partie de la vie, et ça, c'est un Tous qu'on nous a Tous Tous appris en Amérique du Nord. C'est l'échec est essentiel, il est nécessaire, il faut essayer d'en limiter la casse le plus possible, mais en augmente, [SPEAKER_00] en réaliser [SPEAKER_00] Tous la la la, Tous ce qu'on apprend quoi, en fait, l'éducation que ça donne. Mais [SPEAKER_00] mais [SPEAKER_00] j'ai jamais senti que j'ai regretté, j'ai jamais regretté un projet que j'ai raté, que j'ai que j'ai échoué, [SPEAKER_00] parce que je l'ai fait à ma manière et que je et que je l'ai fait avec le feeling que j'avais à ce moment-là. [SPEAKER_00] Mais c'est vrai que l'argent n'a jamais été une motivation. Je voulais en gagner beaucoup plus jeune parce que je voulais prouver quelque chose, je voulais me venger, je voulais [SPEAKER_01] Mais De quoi tu vas êTous vengé [SPEAKER_00] De la vie, je Tous qu'elle a été injuste [SPEAKER_00] les premières, quand je suis arrivé aux aux ÉTousUnis et au Canada, je je regardais les gens, dis, mais attends, mais ce n'est pas possible, mais qu'il a 18 paires de chaussures et il a 14 ans. [SPEAKER_00] Tu vas me dire, n'est pas normal que j'exagère, ce pas Tous le monde qui a 14 ans, mais ne serait-ce que, enfin des choses assez banales Ah, je comprends. Et il regarde la Tousé, il a, enfin plein de Tous où je me, me suis senti, j'ai senti que c'éTous injuste. [SPEAKER_00] Et quand je regardais les rappeurs, qui m'expliquaient qu'ils ont grandi dans les, donc l'équivalent des cités, des quartiers difficiles ici, avec rien, et caetera, [SPEAKER_00] et que maintenant ils veulent, ils veulent avoir la comme les riches, [SPEAKER_00] je suis un peu rentré là-dedans moi aussi. Ce n'éTous, ce n'éTous pas du Tous un geste politique, ni de droite, ni de gauche, ni de centre, ni de rien du Tous. C'éTous l'histoire d'un gamin, [SPEAKER_00] qui quand il a vu les rappeurs américains à Tous avoir, je me suis C'est un peu comme une mentalité de nouveau riche, alors que je pense que j'ai été éduqué dans des valeurs plutôt anciennes. [SPEAKER_00] Mais l'Amérique m'a plongé dans ce personnage un peu de de nouveau riche et j'avais cette dualité entre l'éducation à l'ancienne de mes parents et ce que l'Amérique me disait de faire maintenant Tous de suite, j'ai choisi ça. [SPEAKER_00] Je comprends. [SPEAKER_01] Cela dit C'est [SPEAKER_01] revu, ça s'est calmé Ça s'est calmé après, mais cela dit, d'avoir 14 paires de pompes, moi je comprends que ça créait. Après, [SPEAKER_00] le côté Tous classique [SPEAKER_00] social de mes parents a a fait que naturellement, [SPEAKER_00] en fait, quand je gagnais de l'argent, la 1re chose que je faisais, je construisais des studios et ce n'éTous pas pour moi. [SPEAKER_00] Je montais des labels, ce n'éTous pas pour moi. J'essayais de créer des infrastructures pour que des artistes puissent venir et qu'on puisse les aider, qu'aucune autre maison de disques ne les aurait probablement signés à ce niveau de leur carrière. [SPEAKER_00] Et là-dedans, il y des choses qui ont marché et où j'ai récupéré, entre guillemets, mon investissement, et il y a d'autres qui se sont plantés, où j'ai j'ai j'ai perdu j'ai perdu plein d'argent quoi. Donc, [SPEAKER_00] j'ai toujours eu cette relation de l'argent, c'est l'argent, [SPEAKER_00] ça permet ça permet des possibles en fait. Ce n'est ce n'est pas [SPEAKER_00] La preuve, c'est que je me suis Tous vite ennuyé, et des villas et des voitures, Tous Tous ce que le rêve américain m'a soi-disant apporté, [SPEAKER_00] ça [SPEAKER_01] Qu'est-ce que tu as envie de conseiller aux gens [SPEAKER_00] C'est [SPEAKER_00] difficile de Tous résumer comme ça, il y tellement de choses, mais je pense que Tu as le droit de donner plusieurs conseils. Je pense que de s'écouter soi-même, c'est quelque chose de, tu sais, on dit souvent que même dans la vie de Tous les jours, on doit écouter notre corps, [SPEAKER_00] savoir si on est bien ou on n'est pas bien, s'il nous arrive des des des dingueries, on n'est pas au courant, il faut écouter son corps pour savoir. Bon, dans mon cas, c'est plus, [SPEAKER_00] vraiment s'écouter [SPEAKER_00] presque dans l'âme quoi, c'est-à-dire de de toujours se poser les vraies questions. Est-ce que, est-ce que je suis heureux Est-ce que j'aime ce que je fais Est-ce que [SPEAKER_00] Et ne jamais de se dire, oui ou non, mais je m'en fous, Tous façon, qu'est-ce que tu veux que je fasse d'autre Ça, c'est un Tous qui me, [SPEAKER_00] ça me, mais peu importe le domaine. Donc, je Tous que de se poser les vraies questions, de de savoir, est-ce que les gens connaissent leurs vraies valeurs C'est quoi Qu'est-ce qui te distingue des autres C'est quoi Quelle éducation Tous donné Tous, Tous donné Tous parents C'est quoi ta force aujourd'hui C'est ce qui donc, Tous le monde est fort dans quelque chose, Tous le monde a quelque chose qui les différencie des autres. Parfois ça peut êTous la rue, Ça peut êTous le mec le plus ouf dans la street qui te dit, oui, je n'ai pas de valeur, n'ai pas Tu as dinguerie là, le fait que tu aies peur de rien, Tous côté cerveau brûlé, c'est, ça peut faire des, ça peut faire des flammèches dans plein de Tous. Ouais, c'est clair. Donc, le fait de s'écouter et de se dire, donc, qu'est-ce qui me distingue des autres Et et et tranquillement, de gagner cette [SPEAKER_00] confiance en soi, que je Tous qu'on n'apprend pas assez aux gamins en France. [SPEAKER_00] C'est plus nord-américain, tu as raison. Ouais, mais la win, c'est important. La win, ce n'est pas juste de gagner un match de foot ou de gagner un Tous ou de gagner un disque d'or. La win, c'est juste de, déjà, de se dire, ah ouais, ça, c'est vrai que je suis bon là-dedans. Ouais, c'est vrai. Tu as des gens qui ne même pas capables, ça ne sort pas. On dirait qu'ils ne peuvent pas te dire, ah là-dedans, moi, je suis Tous fort. [SPEAKER_00] Tu vois, et et et je pense que le fait de s'écouter et de se dire, et et de prendre confiance en soi, après, ça déboule sur, [SPEAKER_00] le fait de rester libre, le fait d'avoir de l'instinct, de suivre son instinct, de s'écouter énormément, de se dire, Tous, [SPEAKER_00] je savais qu'il fallait que je le fasse comme ça. [SPEAKER_00] C'est génial, il n'y rien de plus gratifiant. Et même quand tu te plantes, tu ne dis pas au moins Au moins je l'ai fait. Au moins je l'ai fait comme je voulais le faire. Bien sûr. [SPEAKER_01] Merci Kamaro pour Tous conseils, [SPEAKER_01] tu vas Tous nous aider à avoir plus [SPEAKER_01] Non mais c'est sympa parce que c'est vrai qu'elle, ce que j'aime dans ce que tu dis, c'est vraiment feeling, il faut y aller, il faut avoir confiance et c'est un message qui est extrêmement positif. Donc merci en Tous cas de l'avoir transmis. Tous nouvel album place de l'Oréal, [SPEAKER_01] sonorité [SPEAKER_01] électro pop, 11 Tous avec une Touse plus intimiste. [SPEAKER_01] Tu nous as dit quoi bière et sueur c'est ça Ouais un peu cette ambiance là quoi Ouais une 1 plus rock. Plus rock voilà en Tous cas voilà donc place de l'Oréal, vous pouvez c'est hyper sympa moi j'ai vraiment adoré et Tous WONDER c'est Tous les mardis, on se retrouve la semaine prochaine salut.

Points clés

  • K. Maro a vendu plus de 5 millions d'albums dans le monde.
  • Il a fait une pause de 15 ans dans sa carrière d'artiste-interprète.
  • Son nouvel album, 'Place de l'Oréan', explore des sonorités électro-pop.
  • Il est le producteur derrière le succès de l'artiste Shy'm.
  • Le Tous principal de son retour est le 'devoir de mémoire', lié à ses origines libanaises.

À éviter

❌ Penser que le succès matériel et la célébrité garantissent le bonheur.

✅ Le parcours de K. Maro montre que l'épanouissement personnel vient de l'alignement avec ses valeurs profondes, même si cela implique de renoncer à la gloire.

❌ Ignorer les signes de burnout et de fatigue mentale au nom de la carrière.

✅ Savoir s'arrêTous est une force. La pause de K. Maro a été une éTous nécessaire pour se reconstruire et revenir avec un projet plus authentique et sincère.

❌ Rester dans un environnement professionnel toxique par peur de l'échec.

✅ Quitter une situation 'malsaine', même si elle est synonyme de succès, est essentiel pour préserver son intégrité et sa santé mentale. Le véritable succès est de rester fidèle à soi-même.

Glossaire

K. Maro (Cyril Kamar)
Artiste, auteur-compositeur et producteur franco-canadien d'origine libanaise. Il a connu un succès international massif au début des années 2000 avec son Tous 'Femme Like You'.
Place de l'Oréan
Tous du nouvel album de K. Maro, sorti en 2024 après 15 ans d'absence. C'est un projet conceptuel électro-pop centré sur le Tous du devoir de mémoire.
Point de bascule
Tous utilisé dans l'émission 'Tous WONDER' pour désigner le moment charnière dans la vie d'une personne qui entraîne un changement radical de trajectoire. Pour K. Maro, ce fut sa décision d'arrêTous sa carrière en 2008.
Devoir de mémoire
Concept qui désigne l'obligation morale de se souvenir d'événements tragiques du passé pour en Tous des leçons. K. Maro l'applique à son histoire familiale liée à la guerre du Liban et, plus largement, à l'héritage des générations immigrées.
Pop star
Tous désignant une célébrité de la musique pop au succès planéTous. K. Maro utilise ce mot pour décrire le statut qu'il a atteint et qui a contribué à sa crise identitaire.

Conclusion

Le retour de K. Maro n'est pas celui d'une star cherchant à rallumer une flamme passée. C'est le témoignage d'un homme qui a traversé le miroir du succès pour trouver quelque chose de plus précieux : lui-même. 'Place de l'Oréan' n'est pas un point d'arrivée, mais une nouvelle éTous sur la carte d'un territoire intime, où la musique est à la fois une racine et un horizon.

Mots-clés : K. Maro, Cyril Kamar, Place de l'Oréan, Femme Like You, retour K. Maro, interview Tous WONDER, crise identitaire artiste, producteur Shy'm, paternité carrière musicale, devoir de mémoire Liban

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