Il y a des matins qui ne ressemblent à aucun autre. Des réveils où une décision, longtemps murmurée en soi, éclate comme une évidence. Pour Audrey Josse, ce matin-là arrive à 38 ans. Après des années d'espoirs déçus et une histoire d'amour qui la laisse "fracassée", elle décide de ne plus attendre le prince charmant pour réaliser son rêve le plus cher : devenir mère. Son histoire, c'est celle d'un choix courageux, celui de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) en solo, un parcours intime et sociétal qu'elle raconte avec une sincérité désarmante.
Faire un bébé seule à 40 ans : le parcours PMA d'Audrey, entre doutes et évidence
Publié le 4 juillet 2026 · Mis à jour le 4 juillet 2026
Le cœur en miettes mais le désir d'enfant plus fort que tout. À 38 ans, Audrey a fait un choix radical : devenir mère, seule. Un matin sur son canapé, sa vie a basculé, la poussant vers un chemin qu'elle n'aurait jamais imaginé mais qui est devenu son évidence.
Le matin où tout a basculé : 'des cicatrices dans le cœur et l'horloge biologique qui s'emballe'
Tout commence sur un canapé. Un moment suspendu, presque banal, mais qui marque la fin d'une ère et le début d'une autre. Audrey a 38 ans. Elle sort d'une relation de quatre ans, une histoire complexe et douloureuse avec un homme marié qui n'a jamais quitté sa famille.
Le cœur est lourd, les blessures sont vives. La perspective de rencontrer quelqu'un, de faire confiance à nouveau, semble lointaine, presque impossible. Pourtant, un autre sentiment, plus puissant encore, la submerge : ce désir d'enfant, viscéral, qui ne peut plus attendre.
« SPEAKER_01 · « Toi, ton point de bascule, c'est un matin, t'as 38 ans, tu te réveilles, tu te dis je suis dans ma zone rouge et dans ton livre, tu écris une phrase que je trouve assez jolie. Tu dis j'ai des cicatrices dans le coeur et j'ai mon horloge biologique qui s'emballe. »▸ 00:01:23
Cette douleur dans le ventre, ce n'est plus seulement le chagrin. C'est l'urgence. La prise de conscience brutale que le temps presse et que le schéma classique – couple, amour, enfant – ne sera peut-être pas le sien. C'est ce qu'elle appelle sa "zone rouge", ce moment de vérité où il faut inventer une autre voie.
PMA ou adoption : le choix de la raison face à l'urgence
Face à cette impasse, deux chemins se dessinent pour réaliser son projet de maternité. Deux options concrètes pour ne pas renoncer.
« Audrey · « Et puis je me suis dit, mais en fait, tu as l'adoption ou alors tu te tournes vers la PMA. »▸ 00:02:16
L'adoption, une voie noble mais connue pour sa longueur et sa complexité, surtout pour une femme célibataire. Les années d'attente ne sont pas compatibles avec son horloge biologique qui s'affole. Audrey sent qu'elle ne peut plus attendre, qu'elle doit agir.
Une évidence s'impose
La PMA, elle, apparaît comme une solution plus directe. Autour d'elle, des amies sont déjà passées par là. Le sujet ne lui est pas inconnu. Elle sait que le parcours est difficile, semé d'embûches, mais qu'au bout, la réussite est possible.
Ironiquement, elle qui ne voulait pas faire un enfant avec un inconnu se retrouve à envisager un don de gamètes. Mais la démarche est différente. C'est un choix clair, assumé, transparent. Ce n'est pas le fruit d'une rencontre hasardeuse, mais d'un projet de vie mûrement réfléchi.
L'annonce à la famille : la brasserie des grands jours devient celle des grands choix
La décision est prise, mais elle ne peut la porter seule. L'étape suivante est cruciale : l'annonce aux parents. Le cadre est symbolique, une brasserie parisienne qu'ils aiment, lieu des célébrations et des anniversaires. Cette fois, on y fête une naissance à venir, celle d'un projet.
Autour d'un apéritif, les mots sont posés. "Voilà, je me lance, je vais faire mon bébé toute seule." La surprise est là, bien sûr. Ce n'est pas le scénario qu'un parent imagine pour son enfant. Le rêve d'une famille traditionnelle s'efface pour laisser place à une réalité nouvelle.
Des inquiétudes légitimes
Les premières questions sont pratiques. Son père, ancien banquier, pense immédiatement à l'aspect financier. La PMA à l'étranger, non remboursée à l'époque, représente un coût considérable. Comment va-t-elle faire ? Et après ? Comment élèvera-t-elle cet enfant seule à Paris, avec les frais de garde et tout ce que cela implique ?
Mais derrière les inquiétudes, il n'y a pas de jugement. Le soutien est immédiat. Ses parents lui disent "banco". Ils seront là. Et c'est tout ce qui compte.
Une 'fausse maman solo' : construire son village avant l'enfant
Audrey insiste sur un point fondamental : on ne se lance pas dans une telle aventure sans un filet de sécurité. Pour elle, ce filet, c'est sa famille. Elle le dit clairement à sa mère : "J'ai besoin de vous. Il va falloir que tu sois là pour garder mon fils."
Son projet n'est plus seulement le sien, il devient un projet familial. Son frère, sa belle-sœur, ses neveux et nièces, tous sont embarqués dans l'aventure, enthousiastes. Loin de l'isoler, sa décision resserre les liens. C'est la force du clan.
« Audrey · « Moi, en fait, je suis une fausse maman solo parce que les mamans solo, c'est vraiment celles qui se retrouvent toutes seules... Moi, je suis une fausse maman solo. Je suis la maman solo la plus entourée du monde. »▸ 00:09:50
Cette phrase est puissante. Elle redéfinit la maternité solo choisie. Ce n'est pas une fatalité subie dans la solitude, mais un projet porté par un collectif. Son enfant, avant même d'être conçu, a déjà un "village" pour l'accueillir. Un village qui compensera l'absence d'un père au quotidien. Même ses grands-parents, d'une ouverture d'esprit remarquable, valident son choix, sa grand-mère y voyant même l'avantage de ne "pas s'emmerder avec un mec".
Le parcours du combattant : les défis concrets de la PMA à l'étranger
Une fois le soutien des proches acquis, les aspects pratiques prennent le dessus. À l'époque, la PMA pour les femmes seules n'est pas autorisée en France. Il faut donc se tourner vers l'étranger.
Le choix se porte sur la Belgique plutôt que l'Espagne. La raison est simple et très personnelle : Audrey a la phobie de l'avion. Bruxelles est accessible en voiture ou en train, ce qui simplifie grandement les allers-retours incessants que le protocole exige. La langue est aussi un facteur rassurant.
Le parcours est un marathon. Il demande une organisation sans faille et une grande flexibilité. Le soutien de son employeur devient le deuxième pilier de son projet. Avec son patron, elle joue la carte de la transparence. Il doit comprendre que, du jour au lendemain, elle peut être amenée à devoir partir parce que "c'est le moment".
PMA en solo à l'étranger : les points clés à anticiper
| Aspect | Défi principal | Solution d'Audrey |
|---|---|---|
| Financier | Coûts non remboursés (voyages, clinique, traitements) | Utilisation de ses économies personnelles, mises de côté pour ce projet. |
| Logistique | Déplacements fréquents et parfois imprévus | Choix d'une destination proche (Belgique) et accessible sans avion. |
| Professionnel | Gestion des absences de dernière minute | Transparence totale et relation de confiance avec son employeur. |
| Émotionnel | Montagnes russes, doutes et attente | Soutien indéfectible et actif de son cercle familial et amical. |
Deux ans après ce matin sur son canapé, à 40 ans, Audrey tient son test de grossesse positif dans les mains. Alexandre est en route. Le début d'une nouvelle vie, choisie, construite et infiniment désirée.
Les moments forts
Questions fréquentes
Pourquoi Audrey a-t-elle choisi la PMA plutôt que l'adoption ?
Audrey a écarté l'adoption en raison des délais très longs, particulièrement pour les femmes célibataires. À 38 ans, face à son 'horloge biologique', elle a considéré la PMA comme une voie plus rapide et plus accessible pour concrétiser son désir de maternité.
Comment sa famille a-t-elle réagi à sa décision ?
Après une surprise initiale et des inquiétudes légitimes sur les aspects financiers et logistiques, sa famille a été extrêmement solidaire. Ses parents, son frère, sa belle-sœur et même ses grands-parents lui ont apporté un soutien inconditionnel, devenant des piliers de son projet.
Quels étaient les principaux défis pratiques de son parcours PMA à l'étranger ?
Les défis étaient multiples : financiers, car les soins n'étaient pas remboursés en France à l'époque ; logistiques, avec de nombreux allers-retours en Belgique ; et professionnels, nécessitant une grande flexibilité et la compréhension de son employeur pour des absences imprévues.
Que signifie l'expression 'fausse maman solo' qu'elle emploie ?
Audrey utilise cette expression pour souligner qu'elle est extrêmement bien entourée par sa famille et ses amis. Elle distingue sa situation, une monoparentalité choisie et soutenue, de celle des mères qui se retrouvent véritablement seules pour élever leur enfant, souvent dans un contexte subi.
Quel âge avait Audrey quand elle a pris sa décision et quand elle est tombée enceinte ?
Elle a pris sa décision, son 'point de bascule', à 38 ans. Elle a obtenu un test de grossesse positif et est devenue mère à 40 ans, après un parcours de deux ans.
Pourquoi le soutien de son employeur était-il crucial ?
Un parcours de PMA implique des rendez-vous médicaux et des déplacements qui ne peuvent pas toujours être planifiés longtemps à l'avance. La compréhension et la flexibilité de son patron lui ont permis de gérer ces absences sans mettre en péril sa situation professionnelle, un pilier essentiel pour élever un enfant seule.
Invité
- Audrey — Auteur / Invitée
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[SPEAKER_00] Voilà, je me lance, je vais faire un bébé toute seule. Et en fait, tu penses que tu avais trop de critères pour rencontrer un mec Une rupture difficile, [SPEAKER_00] violente, on en était presque arrivé aux mains. Comment tu vas élever cet enfant toute seule Et après, tu as un amour qui t'envahit [SPEAKER_01] et là. Et donc là quand tu fais ton test positif, tu as 40 ans. Oui, tu es 40 ans. Bonjour à tous et bienvenue dans tous Wonder le média qui parle de votre point de bascule. Aujourd'hui on reçoit Audrey Josse, elle est l'auteur d'elle a fait un bébé tout seul chez city après une vie sentimentale compliquée, elle a donc choisi de faire cet enfant seule à 40 ans à l'étranger, elle va nous parler de ses doutes, de son parcours et de cette grande joie qu'elle vit aujourd'hui avec son fils Alexandre. [SPEAKER_01] Tous Wonder, nous retrouvez sur YouTube, [SPEAKER_01] abonnez-vous, [SPEAKER_01] cliquez sur la petite cloche pour être informé dès qu'un épisode est publié, commentez aussi les vidéos et vous pouvez nous écouter en podcast sur Spotify, [SPEAKER_01] Deezer, Amazon et Apple. Cet épisode vous est présenté avec Lucie, [SPEAKER_01] l'expert en santé préventive. [SPEAKER_01] Vous le savez dans Troussefender, on parle souvent de points de bascule, de déclic qui change une vie. Et bien parfois le 1er déclic, c'est simplement de mieux comprendre son corps. Souvent, on se demande pourquoi on est tout le temps fatigué, tout le temps stressé. [SPEAKER_01] Pourquoi une femme peut perdre ses cheveux, par exemple en pleine ménopause Pourquoi un homme même jeune peut avoir des problèmes de fertilité [SPEAKER_01] Et bien très souvent, la réponse, elle se trouve dans votre corps, dans notre corps. Et Lucie propose que moi en tout cas je cherche depuis longtemps et c'est pour ça que je vous en parle, c'est un bilan complet, analyse de sang, d'urine, [SPEAKER_01] de salive, il y plus de 110 marqueurs qui sont étudiés, en gros vous l'avez compris tout est passé au crible, [SPEAKER_01] organe, équilibre hormonal. [SPEAKER_01] Et quand vos résultats arrivent, bien vous avez un plan d'action à mettre en place pour avoir de nouvelles bonnes habitudes sur votre activité, votre sommeil, votre santé mentale et vous pouvez même échanger avec un chat avec une IA pour vous aider à avoir de bonnes nouvelles habitudes. Avec tous Wonder, vous avez un code de réduction [SPEAKER_01] moins 10 pour 100 avec le code tous Wonder 10 et évidemment je vous mets le lien dans la description de l'épisode. Et tous Wonder c'est maintenant avec Audrey Josse qui a fait un bébé seul à 40 ans. [SPEAKER_01] Audrey Josse, merci 1000 fois d'être ici avec nous. On commence toujours par un point de bascule. Toi, ton point de bascule, c'est un matin, t'as 38 ans, tu te réveilles, tu te dis je suis dans ma zone rouge et dans ton livre, tu écris une phrase que je trouve assez jolie. Tu dis j'ai des cicatrices dans le coeur [SPEAKER_01] et j'ai mon horloge biologique qui s'emballe. [SPEAKER_00] Oui, c'est exactement ça. Je suis sur mon canap. Je me souviens parfaitement de ce moment. Je suis sur mon canap et là, je me dis mais en fait Audrey, [SPEAKER_00] comment ça va se passer pour toi Là, j'ai le cœur complètement meurtri. [SPEAKER_00] Je suis un peu au fond du trou, tu vois, je me dis mais je vais pas rencontrer l'amour demain puisque je suis encore bien blessée. Je vais pardonner ma confiance à quelqu'un, mais j'ai cette envie d'être maman qui est vraiment très présente. [SPEAKER_00] Et en fait, là, tu sais d'un seul coup, tu as mal au ventre et tu te dis, mais en fait, comment je vais faire Et en fait, là, c'est là où ça commence à travailler et à me dire, mais en fait, tu ne vas pas rencontrer quelqu'un demain. Donc en fait, ça va être compliqué de faire un enfant avec avec quelqu'un. Et puis je n'allais pas faire un enfant avec quelqu'un que je ne connaissais pas, ce qui est paradoxal puisque finalement, j'ai fait un enfant avec quelqu'un que je ne connais pas, mais je n'avais pas envie de ça. Et puis je me suis dit, mais en fait, tu as l'adoption ou alors tu te tournes vers la PMA. [SPEAKER_00] Autour de moi, j'avais énormément d'amis qui avaient fait une PMA, donc je connaissais bien les choses sur ce sujet là et c'est devenu un peu une évidence puisque l'adoption, [SPEAKER_00] c'est très long, [SPEAKER_00] notamment pour les femmes célibataires. [SPEAKER_00] Donc je me suis dit tu n'as pas le temps, tu as cette envie qui est trop forte et je couvre un peu après le temps. Voilà exactement. Juste pour comprendre, on va y revenir. Mais en fait, là, as 38 ans et tu sors d'une histoire qui a duré quelques années. Oui, exactement. Avec un homme marié. Exactement. Donc qui n'était pas disponible. [SPEAKER_00] Donc au début, évidemment, je ne voulais pas aller dans le genre d'histoire. Et puis après, l'amour a pris le dessus. Enfin, je ne sais pas si avec du recul, c'était de l'amour, mais en tout cas, y avait quelque chose qui se passait. Donc tu dis ce n'est pas bien, tu essaies de résister. Tu as espéré en fait que. Et puis après, tu te lances quand même dans l'aventure en espérant que finalement, ça soit peut être toi l'élu. Et [SPEAKER_00] puis, de l'autre côté, on me faisait un petit peu croire que je pouvais l'être. Donc j'ai espéré. En plus, [SPEAKER_00] ce mec savait que j'avais un désir profond d'enfant, alors il avait déjà une famille lui de son côté, donc il avait moins ce désir d'avoir un enfant avec moi. Mais il savait que moi j'avais j'avais envie. Cette histoire, elle a duré combien de temps Elle a duré plus de 4 ans. Alors pas en continu, ça s'est arrêté, c'est reparti. J'ai essayé de rencontrer d'autres personnes. [SPEAKER_00] Lui aussi a essayé d'arrêter, je pense, de son côté, parce que ça commençait à être compliqué. Parce que finalement, ce que je me suis rendu compte, parce qu'après, j'ai eu plein de femmes qui m'ont contactée et qui étaient exactement dans la même situation, qui sont qui sont arrivées à faire une PMA parce que voilà, elles étaient dans des relations compliquées. [SPEAKER_00] Si tu veux, [SPEAKER_00] je pense qu'en fait, [SPEAKER_00] s'ils ne partent pas tout de suite, ils ne partent pas. Mais enfin, ça, c'est mon analyse à moi de Exactement. [SPEAKER_00] Si le mec ne part pas assez rapidement, s'il n'a pas ce courage ou cette envie, il y le courage, y l'envie. Il a plein de choses qui font que, surtout quand tu as une famille aujourd'hui, je suis maman, donc je sais ce que c'est. [SPEAKER_00] Voilà, il ne faut pas s'embarquer dans une histoire qui va durer des années parce que tu ne t'en sors pas forcément bien. Et toi, as espéré évidemment faire un emploi avec lui parce que tu avais ce ce ce rêve quoi de famille, couple. [SPEAKER_00] Exactement. Des enfants, de faire des enfants. On est fait pour être ensemble. J'ai cru, tu vois, sinon je ne serais, je n'aurais pas perdu autant d'années. Et donc j'étais, ouais, j'étais bien fracassée. J'avais des belles cicatrices sur le coeur et et voilà, j'étais seule et sans enfant. Mais finalement, ce n'était pas plus mal qu'on n'ait pas fait un enfant ensemble [SPEAKER_00] puisque [SPEAKER_01] c'est que ce n'était pas lui. Et donc donc à 38 ans, tu as eu 4 ans d'histoire [SPEAKER_01] qui n'ont mené à rien. À rien. [SPEAKER_01] Et là, tu as cette démarche intime. Je [SPEAKER_01] veux cet enfant, [SPEAKER_01] comment je vais faire Exactement. Comment, comment déjà tu arrives à te dire je vais le faire seul [SPEAKER_00] Alors après, ça a été une évidence puisque, comme je te disais, je savais que je n'allais pas retomber amoureuse. [SPEAKER_00] Je savais que j'avais cette possibilité d'avoir un enfant toute seule puisque même je vais te dire assez rapidement, je devais même avoir pas 30 ans que je disais toujours de toute façon moi si je n'ai pas rencontré d'amour avant 40 ans, je ferai un bébé toute seule. Quelque chose qui a toujours été un petit peu dans un coin de ma tête puisque j'ai toujours des histoires pas trop simples. Je savais les allers-retours à l'étranger parce que ce n'était pas encore autorisé en France. Je savais que le parcours était très difficile, mais je savais qu'au final, on pouvait réussir et on pouvait devenir maman. Donc la PMA est devenue une évidence assez Oui. [SPEAKER_01] Et là, tu vas en parler à tes parents. Donc, y un moment dans une brasserie du 15e, c'est une brasserie où vous allez souvent souvent. C'est [SPEAKER_00] une brasserie [SPEAKER_00] qu'on adore, [SPEAKER_00] où on va assez régulièrement quand c'est nos anniversaires, [SPEAKER_00] quand il y des jolies choses à fêter. On se réunit souvent avec mes parents et mon frère. [SPEAKER_00] C'est une brasserie typique parisienne qu'on adore. [SPEAKER_00] Et donc là, on est là. Et puis donc moi, j'ai déjà commencé à réfléchir [SPEAKER_00] au fait de faire une PMA. Donc c'est une évidence. On est là tous les 3. Puis je me dis, mais en fait, je vais leur dire, même s'ils savaient, ils s'en doutaient, et caetera. Ça s'est passé comment Si toi aussi tu aimes cet épisode, aide-moi à produire la saison 2, je lance une campagne participative, je te mets le lien en description, n'hésite pas à participer et à partager, merci. [SPEAKER_00] Assez naturellement, [SPEAKER_00] on était en train de boire à l'apéro [SPEAKER_00] et donc là je leur ai dit, j'aurais dit bon vous savez que là c'est compliqué pour moi. [SPEAKER_00] Voilà je me lance, je vais je vais faire mon bébé toute seule. Alors [SPEAKER_00] au début, je pense qu'ils ont été un peu surpris parce qu'évidemment, c'est parce que tu imagines pour ta fille, tu imagines qu'elle va rencontrer l'amour, [SPEAKER_00] qu'elle va construire une famille traditionnelle, [SPEAKER_00] même si mes parents ne sont pas forcément traditionnels, et caetera. Et puis la PMA, ils n'étaient pas contre ou pour, ils n'avaient pas forcément d'avis. C'était quelque [SPEAKER_00] chose, voilà, ils connaissaient. Mais quand c'est éloigné de toi, tu ne te poses pas vraiment la question. Peut-être que si leurs voisins leur avaient dit notre fille a un parcours PMA, peut-être qu'ils auraient dit, ouais, c'est bizarre et tout. Là, c'est leur propre fille qui se retrouve [SPEAKER_00] un peu en mode. Qu'est-ce qu'il va, qu'est-ce qu'elle va faire Et puis il y le bébé, comment ça va se passer, et caetera. Et il y avait l'aspect financier [SPEAKER_00] puisque moi, à l'époque, donc il y avait, il faut faire les allers-retours. J'ai payé pour avoir mon enfant. Alors je n'aime pas cette phrase, mais c'était le cas en fait, puisque tu fais des allers retours et ce n'était pas gratuit puisque c'était à l'étranger. Aujourd'hui, c'est c'est pris en charge en France. [SPEAKER_00] Non, je pense que mon père, ancien banquier, comment elle va faire Combien ça va coûter Et puis après la suite, [SPEAKER_00] comment tu vas élever cet enfant toute seule [SPEAKER_00] Aussi l'aspect financier, ça coûte cher d'avoir un enfant, même si j'ai une bonne situation. Je suis toute seule, donc je suis à Paris, donc la garde, [SPEAKER_00] voilà les frais que ça engendre. Oui, oui, bien sûr. Je pense qu'il y avait ces 2 aspects qui devaient un petit peu les terroriser. [SPEAKER_00] Sur l'aspect [SPEAKER_00] logistique, financier, [SPEAKER_00] donc l'aspect financier, j'avais quand même pas mal d'argent de côté, pas mal. Je suis pas, suis pas blind accent, mais j'avais suffisamment pour partir dans le faire venture. [SPEAKER_00] Et après, au niveau logistique, c'est là où j'ai, ils sont intervenus. C'est là où je leur ai dit en fait, ok, je me lance dans cette aventure, mais j'ai besoin de vous en fait. Maman, il va falloir que tu sois là. En fait, il va falloir que tu gardes mon fils. Alors je ne sais pas si ça va être une fille ou un garçon, mais il faut que tu sois à mes côtés. [SPEAKER_00] Pour l'après. Pour l'après. [SPEAKER_00] Et puis après, il y eu mon frère qui est rentré dans le jeu avec ma belle soeur, mes neveux et nièces. En fait, on est une équipe. C'est-à-dire que moi, mon avis, c'est que tu peux pas te lancer dans ce parcours si tu n'as pas de tes piliers. Le pilier familial et le pilier professionnel. On en, peut-être qu'on y viendra après, mais sans ces piliers-là, [SPEAKER_00] à mon sens, c'est compliqué parce qu'il faut quand même être [SPEAKER_00] épaulé. Entouré, ouais. Exactement. Et je dis toujours, moi, en fait, je suis une fausse maman solo parce que les mamans solo, c'est vraiment celles qui se retrouvent toutes seules, qui ont peut-être subi la situation. Le mec t'a quitté et tu te retrouves toute seule avec ton enfant et tu n'as pas forcément de famille ou d'amis qui est à tes côtés. Moi, je suis une fausse maman solo. Je suis la maman solo la plus entourée du monde, entre mes parents, mon frère, ma belle soeur, mes neveux, mes nièces. Tout le monde est autour de moi et finalement, mon fils, il est, mais très [SPEAKER_01] très entouré, plus que peut-être si j'étais en couple. Bien sûr. Je comprends. Donc, et ce jour-là, dans la brasserie, tu dis ok, j'ai réfléchi à tout, ça va coûter tant. Oui, maman, il faut que tu m'aides. Enfin là, il y une forme de [SPEAKER_01] il y a un go parental. [SPEAKER_00] Assez naturellement, ils me disent ok, banco, si tu veux le faire, on sera là. Je sais que je vais aller en Belgique parce qu'en fait, [SPEAKER_00] j'ai la phobie de l'avion. Donc l'avion, si je peux éviter, je ne le prends pas. Donc finalement, en [SPEAKER_00] gros, tu as le choix entre la Belgique et l'Espagne à cette période, enfin plus ou moins. [SPEAKER_00] Donc je me suis dit l'Espagne, ça va être trop loin, même si mes parents sont fans de l'Espagne. Donc en fait, ma mère me dit t'es sûr, l'Espagne, c'est génial, il fait beau, on peut y aller en week end, tout ça. Je dis non, non, maman, ça va être plutôt la Belgique. On aime aussi la Belgique, on aime beaucoup Bruxelles, donc en fait, c'est assez naturellement. [SPEAKER_00] Je leur dis voilà, ça va être à Bruxelles, [SPEAKER_00] ce n'est pas loin. On peut y aller en voiture. Je n'ai pas besoin de prendre l'avion parce que quand tu rentres en parcours PMA, c'est Mais on a compté après. Oui, tu as plein de choses qui rentrent en ligne de Donc voilà, c'était plus simple. Ils parlaient la même langue aussi. Oui, même si je parle pas espagnol, [SPEAKER_00] tu vois, j'essaie de dire comme on me demande une sangria. Mais si tu veux après partir dans un protocole PMH. Du collège qui s'en Exactement, tu vois. Donc [SPEAKER_00] finalement, [SPEAKER_00] la Belgique, c'est une évidence pour moi. Je dis beaucoup évidence, mais parce que vraiment ce parcours, tout a été un peu évident. [SPEAKER_01] Et puis donc à l'évidence des parents qui te disent oui. Il y a un truc que j'ai noté aussi qui est assez rigolo, c'est que tes parents te disent oui, mais tu as aussi tes grands parents qui ont une ouverture d'esprit de dingue. Et tu as une grand mère qui, je ne pas ce qu'elle a vécu, mais qui trouve génial qu'il ait pas de mari. Oui, parce qu'en fait donc du coup, j'ai mon grand père maternel [SPEAKER_00] qui est qui est un grand père hyper ouvert d'esprit, [SPEAKER_00] très en avance sur plein de choses. Enfin, tu vois, tu peux parler vraiment de beaucoup de choses avec lui. Donc lui, il me dit bon, oui, très bien. Il n'y a pas de souci. Enfin, vraiment, lui, il ne comprend même pas pourquoi je ne prends pas le 1er mec qui passe. [SPEAKER_00] Parce que je me suis dit non, je ne veux pas faire ça, c'est déjà au mec. Et puis non, l'histoire n'aurait pas été jolie. J'ai pris le 1er mec qui passait. Non, ça, ce n'était pas, ce n'était pas dans mes codes, ce n'était pas dans mes valeurs en tout cas. Donc mon grand père, elle me dit banco, vas-y ma petite chérie, enfin vraiment pas ce sujet. Et ma grand mère paternelle, en fait, donc la mère de mon père, elle, elle n'a pas une histoire très simple avec le père de mon père qui est parti assez tôt, qui n'était pas un mec super. Donc du coup, elle, elle voyait plutôt le côté positif, ne va pas t'emmerder avec un mec qui peut te faire souffrir et puis qui peut t'abandonner tout ça. Donc en fait ma grand-mère pareil, pas de sujet Pas sous esprit de dingue. Donc voilà, donc en gros, tout tout des voyants étaient au vert et puis et puis vraiment mon frère et ma belle-soeur et mes devenyaises qui sont vraiment très, enfin qui, ils sont, ils étaient trop contents. Je leur dis oui, pareil, je vais pas l'apéro chez mon frère. Je dis bon, c'est vrai que j'y vais, il me dit allez, tu vas maintenant. J'ai dit non, attends, il y comme un protocole et tout. Et donc eux, ils sont trop contents aussi parce qu'en fait, ils m'ont vu souffrir aussi en amour. Ils savent que c'est compliqué pour moi et ils savent très bien que mon envie d'être maman est très présente parce qu'avec mes neveux et nièces depuis qu'ils sont nés, je suis très présente, je les aime très fort et [SPEAKER_01] voilà, j'ai ce truc maternel en fait que j'ai Et surtout, je fais une parenthèse, mais moi je connais une femme formidable qui accompagne des mamans qui a dit un truc très juste. Un jour, elle m'a dit tout désir de maternité [SPEAKER_01] inassouvie est une torture. Oui, c'est ça. Et je pense que je comprends ce que tu racontes, c'est-à-dire que tu devais avoir une envie telle [SPEAKER_00] que ça te prenait dans le ventre. Justement, dans le ventre, tu vois le truc qui te Des fois, tu ne sais pas pourquoi tu as cette boule et puis d'un seul coup, tu dis ah, je ne pas connaître ce bonheur. [SPEAKER_00] C'est, puis tu sais, tout s'emballe, tu dois d'un seul coup, tu as un coup de peine et tu te dis, mais je ne pas connaître ce bonheur, je ne vais pas être maman, je ne vais pas transmettre [SPEAKER_00] et et tu souffres en fait. Et c'est là où c'est difficile d'expliquer parce que finalement, quand tu discutes avec des gens qui sont anti PMA, ce que peux comprendre, je [SPEAKER_00] je ne porte pas de jugement sur ces personnes qui ne comprennent pas. [SPEAKER_00] Tu as envie de leur dire, mais en fait, c'est c'est c'est je comprends, je suis égoïste parce que j'ai voulu enlever cette douleur pour être maman. [SPEAKER_00] Mais d'un autre côté, j'ai envie de transmettre et j'ai envie d'apporter du bonheur à quelqu'un. Et à partir du moment où de toute façon, deviens maman, c'est égoïste aussi. Parce que même à 2, quand tu fais un enfant, c'est pour toi, ce n'est pas pour le voisin. Donc voilà, [SPEAKER_01] c'est une souffrance que tu as envie d'enlever. Ta famille le comprend, tu as un mot de la famille. Après, il y un autre volet, c'est le boulot. [SPEAKER_01] Pourquoi c'est compliqué Parce que parfois, tu vas nous raconter, il faut partir en vain, pas parfois, il faut partir. Parfois, on te dit c'est le moment, oui, c'est le day. Oui, et donc d'un jour sur l'autre, faut prendre un jour de Exactement. Très bien ton employeur et ils comprennent. Oui, alors très bien. Moi, j'ai la chance d'avoir mon boss Thierry avec qui on s'entend vraiment très très bien. C'est un super boss et tout et on a une complicité. On bosse ensemble depuis des années et on est vraiment un vrai binôme. [SPEAKER_00] On a une complicité qui fait que je peux me permettre de lui dire et donc il connaît aussi ma vie sentimentale et tout parce qu'on est très très proche. Et je lui dis, je lui dis voilà Thierry, je vais me lancer dans l'aventure PMA. [SPEAKER_00] Mais tu sais, je vais avoir besoin que tu comprennes [SPEAKER_00] que des fois je parte du jour, je dois partir du jour au lendemain à Bruxelles et tout. Me dit t'inquiète, il me dit on s'arrangera, il me dit tu fonces, je serai à tes côtés et tout. Et ça, c'est un soulagement aussi. Incroyable. Parce que comme je bosse beaucoup, je ne veux pas le foutre dans la mouise en me disant si on a une interview ou un tournage parce qu'on est dans les médias ou je n'en sais rien, un truc qui est une réunion et je ne dois pas être là demain. [SPEAKER_00] Comment tu vas faire fait, je vais te planter. Pour comprendre, tu sais à quelle heure qu'il faut que tu parte le lendemain En fait, alors tu as des prises de sang, alors tu as plusieurs choses. La 1re étape, c'est sans simulation. En fait, tu dois faire pipi sur le bâtonnet. Puis, quant au vu, tu dois partir parce que là, c'est du jour au lendemain. Tu parles le jour matin. Le lendemain. Tu préviens la clinique et tu leur dis, en tout cas moi dans le protocole salut, il y a petit smiley sur le sur le truc d'ovulation, faut que j'arrive. Donc tu es devant un créneau et en gros tu pars le lendemain, tu es à la clinique, à l'hôpital. Et puis tu as les stimulations. Donc là, les stimulations, c'est plus compliqué parce que tu fais des piqûres, tu fais des échographies [SPEAKER_00] et donc au moment où ils estiment que tu es, tes ovocytes [SPEAKER_00] sont corrects, tu dois partir le lendemain pareil, [SPEAKER_00] dois déclencher avec une autre piqûre, enfin c'est un peu technique et tout ça. Et là, tu appelles l'hôpital et ils prennent un créneau le lendemain. Donc c'est pareil, mais parfois tu vas aller faire l'échographie et puis ils vont dire ah non, ce n'est pas encore le bon moment de revenir demain. Donc tu reviens demain pour refaire l'échographie [SPEAKER_00] et là, te disent ok, il y les œufs sont bien, en gros, suis courte, on y va. Mais c'est vrai qu'au niveau du du boulot, c'est compliqué quoi. C'est une orgasme, c'est un engagement. Alors c'est une orgasme parce que moi, c'était en Belgique. Aujourd'hui, maintenant, c'est autorisé en France. C'est plus simple, tu vois, parce que là, tu fais l'aller retour dans la journée, tu dis à ton boss, bon, je pars une heure, je reviens. Enfin, je dis ça, mais la vérité, c'est que tu as quand même besoin de temps. Moi, j'étais bien contente quand même. Ça peut paraître bizarre, mais d'avoir ces 3 heures de route à l'aller comme au retour, parce que tu penses quand même, tu te poses la question de savoir jusqu'au bout, même encore aujourd'hui, je ne vais pas te mentir, je me dis est-ce que j'ai pris la bonne décision Alors j'ai envie de te dire oui, parce que j'ai un petit garçon formidable et que je l'aime plus que tout. Bien sûr. Mais bien sûr que te poses la C'est c'est quelque chose que tu ne fais pas. Enfin, tu ne vas pas acheter un pull au coin de la rue, dans la boutique, dans ta boutique préférée, tu conçois un enfant. Donc moi, les 3 heures pour aller en Belgique, [SPEAKER_00] j'écoutais beaucoup de choses, des podcasts, [SPEAKER_00] je [SPEAKER_00] m'interrogeais, je réfléchissais, [SPEAKER_00] tu vois, j'étais dans un espèce de truc, concentration, [SPEAKER_00] tu t'interroges et puis après au retour, tu as besoin aussi d'évacuer. [SPEAKER_00] Donc les premières, les premiers allers-retours, j'y étais allée toute seule. Je n'avais pas demandé à ma mère de venir avec moi parce que j'avais besoin vraiment de de ce temps pour moi. Et en fait, je ne te cache pas qu'il y eu des retours où j'ai échalé tout le trajet parce que tu te dis qu'est-ce que je viens de faire Qu'est-ce que j'ai fait Est-ce que j'ai pris la bonne décision [SPEAKER_00] Je voilà. Et puis tu vois, ton [SPEAKER_00] cerveau, il va vite, tu vois, c'est c'est ce n'est pas quelque chose d'anodin. Donc Bien sûr. Donc finalement, temps, il a été précieux. Alors attends, parce que ce qu'on n'a pas dit, c'est que c'est en covid. Moi, j'ai conçu mon fils en période covid. Donc en fait, [SPEAKER_01] il faut traverser la frontière en période covid. On on va raconter, mais d'abord, step by step, comment tu choisis, tu vois On [SPEAKER_00] va se faire l'histoire. Donc ma collègue me dit cet hôpital là, il est super. Non, je les contacte. Là, je ne dis pas, j'ai l'impression que je passe un entretien d'embauche. Je les appelle, j'explique mon truc, je me dis, mais il va y avoir un protocole. [SPEAKER_00] Non. Ils te disent ok, vous, on vous donne un rendez-vous avec avec un docteur. Est-ce que vous pouvez être dispo telle date Mais genre la semaine suivante, tu vois. Donc ok, bon très bien. Alors tu pensais que c'était un colis. Tu as un truc, je me suis dit ils vont me tester, ils vont vérifier. En fait oui, ils te testent, mais pas tout de suite. Donc là, quand tu passes ce coup de fil, tu te dis quoi J'arrête de subir. Ouais, je m'étale. [SPEAKER_00] Vas-y, j'appelle et tout. [SPEAKER_00] J'ai, j'ai, j'avais préparé le truc quand j'ai ma voix, elle tremblait, j'étais en stress total. Bon, au final, je tombe sur une une jeune femme, bonne jeune, j'en sais rien, j'étais Geneviève ou pas. Elle me dit ok, vous avez rendez-vous la semaine prochaine avec le docteur machin. Comme un rendez-vous chez le dentiste quoi. C'est le docteur que je rencontre [SPEAKER_00] qui m'explique. Donc en fait Quand quand tu arrives, c'est quoi la 1re impression quand tu arrives dans ta clinique Alors déjà j'y vais en Talis, je prends le métro. Le métro. Quasiment, [SPEAKER_00] enfin c'est vrai. Le métro et train. Donc là je prends le train et là tu vois, je suis dans ce wagon [SPEAKER_00] je regarde et tu as d'autres femmes et je me dis, mais est-ce qu'on part toutes là-bas pour ça C'est c'est c'est d'ailleurs Tu les regardes quoi tout à tu regardes et tu vois et en fait, tu te dis, y quand même beaucoup de femmes célibataires dans ce wagon, enfin célibataires, je j'imagine, je la regarde et en fait là tu t'es dit en fait ce n'est pas parce que c'est c'est il y a une, les bébés sont les bébés de Thalys, ils appellent ça du nom du donc du train qui va à Bruxelles, quand tu grattes un peu sur les forums et tout, en fait je me dis est-ce que je suis toute seule ou pas à faire cette marque et tout. Je trouve, elles vont juste à Bruxelles voir des potes ou faire le shopping. Donc là tu vas, donc pareil, tu as un peu de de chemin pour cogiter et tout. Et donc le docteur, [SPEAKER_00] alors je crois que c'est lui, parce qu'après j'ai changé de docteur en période Covid, [SPEAKER_00] il n'est pas malin. Docteur est quand même pas C'est ça. Alors il y a eu, il en a 2, y a un 1er, puis il y a un 2e. Et moi, j'ai toujours un truc avec le docteur, je ne sais pas pourquoi. Et donc je me dis, elle n'est pas mal. Lui, il aurait pu être le père de mon fils et tout. Enfin, du moins tu peux en faire un truc quoi. Et en fait, donc là, il t'explique un peu, en fait, il t'explique, il te donne le protocole, il te dit, enfin, il t'explique pas vraiment le protocole, il te dit, voilà, on va faire des prises de sang, on on va faire un bilan de fertilité et t'explique un petit peu déjà tout ce que tu dois faire pour C'est ça. Et puis il faut voir une psy. [SPEAKER_00] Moi, je n'ai pas cette notion de psy en tête. Je dis ah d'accord, donc là, donc il me dit ouais ouais, il faut prendre un rendez-vous avec un psy, donc sans l'accord du psy, on ne pourra pas lancer votre PMA. Je dis tiens, là ça y est, est dans le dur. Tout le monde ne peut pas faire une PMA. Non, y un terrain en tout cas là-bas, donc. Donc [SPEAKER_00] je repars avec un [SPEAKER_00] dossier comme ça de bilan à faire, [SPEAKER_00] des examens et tout. Et puis je dois prendre rendez-vous avec la psy. [SPEAKER_00] Donc je dois revenir. [SPEAKER_00] Donc alors donc j'ai mes bilans de sanguins, [SPEAKER_00] mon bilan de fertilité et puis ce rendez-vous. Donc après, donc commence les examens. [SPEAKER_00] Donc je vais te parler de l'aspect médical [SPEAKER_00] et donc il y un examen, mais il est horrible. Comme son nom l'indique, c'est l'hystéro salping, [SPEAKER_00] je ne sais même pas le prononcer et tout et ça, toutes les. C'est quoi En fait, il te, il te t'injecte de l'iode dans les trompes pour vérifier en gros que tout va bien, que t'as pas bougé. Les trompes sont pas bouchées. Exactement. [SPEAKER_00] Et en fait, cet examen, [SPEAKER_00] moi, je suis très hypocondriaque. [SPEAKER_00] Je me dis putain, je vais voir comme sur les réseaux, [SPEAKER_00] sous sur les forums, que tu as plein de forums de mamans et même des mamans qui ne pas en PMA. Mais cet examen peut être peut être prescrit par ton docteur si tu veux un enfant. [SPEAKER_00] Et je vois infection, [SPEAKER_00] douleur terrible, [SPEAKER_00] fièvre. Oh là là, il faut prendre un antibiotique avant de faire cet examen. [SPEAKER_00] Et là, en fait, [SPEAKER_01] j'ai appris ça. Faisait partie de l'examen qu'il fallait. Il y avait une batterie de tests à Celui ci, si tu ne fais pas, tu ne pas le faire en tant que. [SPEAKER_01] Donc là, en fait, tu prends peur. Tu prends un examen, tu dois faire ou tu te dis là, j'y [SPEAKER_00] vais pas. Et en fait, cette série d'examens en parallèle, donc je prends rendez vous avec la psy, donc je rencontre la psy. Donc là, je repars à Bruxelles. Là, je discute avec elle pendant [SPEAKER_00] une bonne heure, voire 2 heures. Je me souviens, puis c'est long, c'était hyper long. Puis alors, c'est un peu glauque parce qu'au niveau de la déco, ce n'est pas du tout chaleureux. Tu vois, j'arrive dans une pièce, mais vraiment, on ne peut pas dire qu'on est avec un si traditionnel [SPEAKER_00] où tu es sur des beaux coussins, enfin tu vois des fauteuils avec des beaux coussins et tout le truc un peu chaleureux, non non. C'est médical quoi. C'est médical. Donc là, tu vois, alors elle, elle n'est pas du tout désagréable. Elle est plutôt même sympa à ce moment-là. [SPEAKER_00] On discute que moi je parle assez facilement, je pleure, je ris, bref, ok. Et t'avais préparé un truc ou tu y vas naturellement J'avais [SPEAKER_01] un petit peu préparé, mais moi, je me suis dit, est-ce que t'as l'impression de passer une sorte d'entretien d'embauche un peu quand même Tu [SPEAKER_00] te dis, ouais, quand même, elle est en train de te valider ou pas si tu vas être maman, [SPEAKER_00] Mine de rien, c'est un peu Elle [SPEAKER_00] me demande à la fin de l'entretien, me dit est-ce qu'il y a quelqu'un que je peux contacter Parce que s'il vous arrive quelque chose, comment ça se passe pour le bébé Donc là, tu te dis ah ouais effectivement, en fait, donc là je suis les coordonnées de mon frère, elle appellera mon frère un peu plus tard. Moi ça se passe bien, donc j'ai le ok après de la psy. [SPEAKER_00] Et donc donc tout est un peu en parallèle parce que tu dois tout faire. Voilà. Et [SPEAKER_00] les examens médicaux, en fait, tu as les faits au moment de ton cycle. Il y des moments bien précis, donc ça prend vachement de temps. Et donc là, tu as ce fameux examen et là, je panique. L'hystérose. [SPEAKER_00] Et donc en fait, je me dis, mais est-ce que tu paniques parce que tu as peur Parce que tu as t'es hypocondriaque et tout Ou est-ce que c'est parce que tu n'es pas prête Et donc en fait, me dis Mais tu une bonne question. Est-ce que sur le coup, tu te poses la question, tu le conscientises Ouais, ouais, ouais, ouais, parce que je me dis, mais ton désir d'enfant, il devrait être beaucoup plus fort que ta peur en fait. Alors je suis très hypocondriaque, [SPEAKER_00] mais je n'ai pas peur de me mettre des piqûres dans le ventre, mais j'ai peur de cet examen. Donc je me dis, mais en fait, peut-être que tu ne vas pas bien en fait. Et je me dis, je me réveille un matin [SPEAKER_00] et je me dis en fait non, tu le fais pas là, tu n'es pas prête. Tu es encore trop Tu [SPEAKER_00] prétextes cet examen pour ne faire ta PMA maintenant, pour ne lancer le truc. Et en fait, est genre peut-être [SPEAKER_01] au printemps. Ça fait combien de temps que tu as rentré Ça fait en gros rentrer [SPEAKER_00] septembre et j'ai dû m'arrêter en avril, mais tu vois. Ah non, ça fait 6 mois en fait. 6 mois, tu fais 6 mois de process. Oui, et là, à un moment, tu t'es basculé. Et là, je me dis mais en fait, si tu recule cet examen parce que du coup, tu dois le reculer de moins en moins puisque si tu ne fais pas le mois qui est là, il faut que tu attendes un mois par rapport à ton cycle, Je me dis c'est qu'en fait tu n'es pas prête, [SPEAKER_00] donc c'est que tu n'es pas heureuse. Et là, je me rends compte que je suis encore trop mal quoi. Parce que finalement, n'est pas en 6 mois que. Bien sûr. Et donc je me dis tu attends, tu attends. Donc tu te rends compte que tu es trop déprimée. On lance un bébé. Tu caches quelque chose que alors là On ne pas être déprimé quand on lance un bébé. En fait le truc exactement, je me dis mais là, es malade et tout, tu vas pas faire un bébé alors qu'en fait tu pleures parce que sur les réseaux, tout va bien. Ma vie est merveilleuse, je fais du sport, je m'éclate. Je fais pas encore de sport à ce moment-là, mais genre je bois des coups avec mes copines, j'ai une vie merveilleuse, je veux paraître, je veux dire, mais attends, je ne suis pas au fond du trou et tout. La vérité, c'est que je trop mal. Et là, je me dis, mais non, non, j'ai quand même un écart de lucidité en me disant, mais tu n'es pas prête à être maman là, ce n'est pas possible, tu peux, tu es trop mal. Un enfant avec toi, ce n'est pas possible. Donc là, en fait, je me dis tu vas laisser passer le temps qu'il faut. Tu préviens le médecin, la psy et tout Oui, alors je ne préviens pas la psy. Ça, c'est mon erreur puisque du coup, je n'ai pas ce courage de lui dire le médecin, je m'en fiche un peu parce qu'on est dans un protocole médical, la psy, je lui dis T'attends [SPEAKER_00] Ouais, sors de statu quo quoi. Bon, ce n'est pas grave, pas toujours parfait. Ouais, mais après elle m'en voudra. Et et donc en fait Qu'est-ce que tu vas faire pendant ce temps du coup Alors je pars en vacances avec mes copines, je voyage et là je me mets à faire énormément de sport. J'avais commencé à en faire, mais vraiment, je me mets à fond dans mon dans le sport en me disant, mais en fait, tu vas déjà [SPEAKER_00] Préparer ton corps. Préparer ton corps. Parce que j'étais un peu up and down, tu vois tout le temps, donc mon corps aussi, 8 kilos en plus, 8 kilos en moins. Je bouffais n'importe quoi, je me maltraitais en fait, tu vois. [SPEAKER_00] Pas du tout de problème de boulimie, d'anorexie, pas du tout, j'ai toujours aimé, enfin ça, ce n'était pas un sujet, je toujours aimé manger, peut-être un peu trop. Et en fait, c'était plus que je [SPEAKER_00] je m'arrangeais pas quoi, tu vois, j'étais, je me laissais un peu aller, je pense. Et en fait, j'évacue, j'évacue et puis je pars, je fais des voyages, là, je prends l'avion, [SPEAKER_00] je voyage, je m'éclate et puis j'essaie de rencontrer quand même quelqu'un, tu vois, vois, tu [SPEAKER_01] des excuses à tous les mecs. Tu rencontres un mec qui a les lèvres gercées, c'est ça Et en fait, ça te débranche. Ah, ça me dégoûte. C'est-à-dire que le mec, il a l'air bien, il est super sympa, [SPEAKER_00] il est bien et tout. Et en fait, il a du gloss. [SPEAKER_01] Il a les lèvres gercées, [SPEAKER_00] il a un baume, tu vois. Et en fait, à chaque fois qu'il pose son verre, je ne vois que la trace du baume. Et là, le mec, c'est terminé pour lui quoi. Et il m'a recontacté plusieurs fois et tout ça. Mais je n'ai pas, je n'ai pas donné suite, tu vois. Et en fait, je me dis, je te dis quoi ça Le mec laisse une trace de baume sur un verre, ça ne peut pas être le père de mon enfant. Ouais, tu vois, [SPEAKER_00] que tu essaies de cocher, tu te ouais, il n'est pas mal, il est intelligent. [SPEAKER_00] Et en fait, tu penses que tu avais trop de critères pour rencontrer un mec Oui, oui, je pense. Je pense que j'avais trop de critères. Paradoxalement, [SPEAKER_00] mes ex, si tu les voyais, tu te dis non, [SPEAKER_00] la meuf n'avait pas du tout de critères. [SPEAKER_00] Et en fait, et en fait, je, ouais, je pense que je n'étais pas prête. Donc si tu veux toutes les, il y avait n'importe quelle excuse était la bonne pour ne lui donner sa chance. Oui, donc je me laisse passer plusieurs mois, à peu près 6 mois, [SPEAKER_00] un printemps en été, je crois. [SPEAKER_00] Et et donc après je me dis ok banco, c'est bon, on repart. Donc je refais tous les examens. [SPEAKER_00] Et là, en fait, c'est la cata. C'est-à-dire que tout a chuté. Là, as 39 ans. Là, j'arrive sur mes 39 ans et là, en un an, tout a chuté. [SPEAKER_00] Donc ma gynéco en France, elle est géniale, est complètement loufoque et tout. Et elle me dit, bon écoute, est-ce que tu sois tout le monde et tout Elle me dit écoute, c'est très simple ma petite chérie, si tu n'as pas, si tu n'arrives pas à avoir un enfant avec tes oeufs, on aura une autre femme. As toujours des solutions. Elle part sur le dos. Exactement. [SPEAKER_00] Alors moi, elle me dit ça. Alors évidemment, je ne suis pas contre, mais quand c'est toi, tu te poses quand même la question. [SPEAKER_00] Et là, je me dis ça veut dire que je ne peux pas avoir un enfant génétiquement à moi et tout. Et puis bon, je me dis voilà, je me prends un peu le truc en pleine poire. [SPEAKER_00] Bon, il s'avère que si ça avait dû être le cas, je pense que j'aurais très bien vécu après une réflexion, et caetera. Parce que voilà, moi j'ai des copines qui l'ont fait, leur enfant leur ressemble comme 2 gouttes d'eau et il n'y pas de sujet, tu vois. Mais [SPEAKER_00] donc elle est super, elle me elle m'accompagne, la psy me défonce. [SPEAKER_00] Et par contre le docteur en Belgique, donc j'arrive avec les examens et tout, alors là je suis en pleurs et tout, je suis dit, mais là tout a dégringolé et tout. Et il me dit, [SPEAKER_00] oui, non, ne fais pas gaffe à toi, m h, le fameux taux de ta réserve ovarienne. Il me dit on s'en fout. Il me dit on va faire, voilà le protocole que je vous propose. On va partir sur 3 inséminations simples, donc sans simulation, [SPEAKER_00] 3 inséminations [SPEAKER_00] avec stimulation. [SPEAKER_00] Et si ça ne marche pas, on fera la fiche. Mais je ne pas sûre qu'une fille pour vous, ça soit adapté parce qu'en fait, en gros, même en stimulant, on n'est pas sûr d'avoir suffisamment pour ponctionner et ensuite faire un. Même en stimulant. Oui, il te dit quand même que c'est plus Oui, Et là, as un pourcentage de réussite. Je crois que c'est 12 pour 100. Par cycle. Oui. Et là, covid. [SPEAKER_00] Et donc j'ai pu y aller en juillet. [SPEAKER_00] En juillet, donc là. 24020. [SPEAKER_00] Donc là, ma mère vient avec moi et là, franchement, c'est horrible, horrible, horrible, horrible. [SPEAKER_00] Tu es, c'est glauque et tout. [SPEAKER_01] Et tu as tes inséminations machin. Bref, tout est un peu glauque. Voilà, mais ce qui est intéressant et là, ça ne va pas, ça ne va pas marcher cette fois-là. Oui. Ce qui est intéressant, c'est que [SPEAKER_01] c'est comme dans la vie, comme quand on fait un enfant de façon classique. Oui, quand t'es pas en condition, ton corps y prend. Non, [SPEAKER_00] ne marche pas en fait. Et dans mes inséminations, donc j'en ai eu une qui s'est très mal passée avec un [SPEAKER_00] docteur [SPEAKER_00] qui sortait en fait du bloc ou je ne sais plus trop l'histoire, mais elle est arrivée, elle était méga fermée. On était en covid, on avait le masque et tout. Et là, elle, je sens que ce n'est pas ma copine quoi. Je sens que la nana, elle ne va pas du tout me détendre. Là, elle n'arrive pas à me faire l'insémination. [SPEAKER_00] Elle est vraiment en mode [SPEAKER_00] automatisme. Elle doit être crevée parce qu'en fait, en vrai, c'est une femme comme tout le monde et elle s'est tapée. Je ne sais pas combien d'heures avant et en fait, moi, là, je ne peux pas. Il faut qu'on me détende, faut qu'on rigole et tout. Et là, elle est fermée et ça ne passe pas. Et en fait, elle n'arrive pas à m'inséminer. [SPEAKER_00] Elle me fait mal. [SPEAKER_00] Je suis en dépression, vraiment, je me dis mais ce n'est pas possible quoi. Je pleure [SPEAKER_00] et et en fait cette insémination vraiment c'est la cata et je me dis c'est mort. Je dis à ma mère j'arrive, je dis mais c'est mort, c'est mort, j'arrête. À chaque fois donc tu veux en faire plusieurs Est-ce que c'est des donneurs différents pour revenir sur le sujet des donneurs Non, [SPEAKER_00] non, non, non. Tu peux pas choisir Non, en Belgique, tu n'as pas pu. Non j'ai pas pu choisir donc c'est un donneur qui m'a été attribué. Donc c'est quelqu'un qui me ressemble à priori, fort probable puisque mon fils me ressemble beaucoup. Et donc en fait les donneurs c'est un donneur qui t'est attribué pour [SPEAKER_00] pour ton protocole. [SPEAKER_00] Et donc tu tu aperçois, [SPEAKER_00] je pense, les donneurs quand tu arrives à l'étage. Donc c'est plutôt des jeunes, je pense des jeunes étudiants, et caetera, que je m'étais un peu renseignée, [SPEAKER_00] qui ont besoin aussi un peu d'argent pour leurs études, et caetera. Puis je me fais un peu un film là-dessus, ça m'arrange bien de penser ça. [SPEAKER_00] Me dis c'est du donnant donnant, tu vois. Donc [SPEAKER_01] je connais pas. C'est un donnant jamais. Et qui t'a été [SPEAKER_00] attribué. Et [SPEAKER_00] donc à chaque insémination, c'est toujours le même Je crois, oui. Je te dis, je crois, parce qu'on n'est pas trop rentré dans le détail, mais je crois. Oui, oui. Et tu n'as pas eu envie de savoir Non, parce qu'au Danemark, exemple, tu peux choisir un détail. Non, moi, j'ai pris un donneur fermé pour plusieurs raisons. La 1re, c'est pour mon fils. Je ne voulais pas [SPEAKER_00] qu'il cherche à savoir qui était cette personne en pensant qu'il y avait un père qui l'attendait quelque part. Il n'a pas de père, il est un géniteur, il a quelqu'un qui nous a aidé à construire notre famille. Mais je ne voulais pas qu'il grandisse en se disant à 18 ans, il va se passer un truc de dingue et tout parce que peut être que la personne n'aurait pas laissé ses coordonnées ou peut être qu'il ne serait plus de ce monde ou peut être que ça aurait été un gros loser aussi. Tu vois, je n'en sais rien. Je ne voulais pas, je ne voulais pas qu'il vive. [SPEAKER_00] Projette quelque chose en fait. Tu vois, un père. Non, non, j'ai pris la décision qui [SPEAKER_00] n'aura pas de père. C'est une décision qui n'est pas facile. [SPEAKER_00] Mais [SPEAKER_00] mais voilà, je ne voulais pas du tout. Ce tu ne voulais pas rendre le truc un peu joli en disant c'est pas joli. La vérité, c'est que tu vois, je ne vais pas te mentir, ce n'est pas une histoire d'amour. [SPEAKER_00] C'est, [SPEAKER_00] veux dire, même si on peut s'imaginer tout, que c'est un étudiant, je l'ai aidé, c'est un super mec, machin, tout ça et [SPEAKER_00] et il m'a aidé. Cet homme est extraordinaire, je veux dire, je le remercie, je ne le pourrais jamais le faire. Mais en tout cas, voilà, il a, il a rendu une famille heureuse. Mais je ne voulais pas créer un truc. Tu vois, justement mon côté un peu romantique, comédie romantique, on retrouve le mec comme mon fils a dit. Vous voulez pas toi non pas projeter en fait. Est-ce que tu y penses parfois à cet homme Oui. [SPEAKER_00] Oui. Oui, oui, j'y pense parce que [SPEAKER_00] déjà, comme je t'ai dit, mon fils me ressemble énormément. Mais souvent, je dis, mais en fait, comme je ne connais pas de l'autre côté, ça se trouve, c'est peut être le portrait du géniteur. [SPEAKER_00] Je pense à lui, comme je te disais, parce que je le remercie pour ce cadeau extraordinaire [SPEAKER_00] et inestimable. [SPEAKER_00] Ce, il ne sait pas à quel point il a changé ma vie. Je suis toujours très émue quand je pense à cet homme parce que je me dis, il a fait un truc extraordinaire dont [SPEAKER_00] c'est au-delà du don, tu vois, c'est un cadeau extraordinaire. [SPEAKER_00] Tu vois, je suis toujours un peu émue. Je te crois. Voilà. Et puis Mais qu'est-ce qui t'émeut autant Parce que je trouve que c'est formidable en fait. On dit toujours c'est hyper égoïste, cette mère est égoïste, et caetera, ce qui est sûrement peut-être le cas. [SPEAKER_00] Mais cet homme, tu te rends compte en fait, il a donné quelque chose inestimable [SPEAKER_00] en fait et il l'a fait, je sais, pour des raisons qui me sont inconnues, [SPEAKER_00] mais [SPEAKER_00] a donné la vie tu vois et et ça je trouve que c'est très beau, on n'en parle pas beaucoup de ces ces donneurs. On se dit oui ils ont besoin de pognon, ils ont besoin machin, enfin ce qu'ils font, tout le monde ne le ferait pas quoi. Et donc voilà c'est un très beau cadeau qu'il a fait et voilà. Et oui, je pense à lui forcément, tu vois, [SPEAKER_00] mon fils est quand même plutôt bien intellectuellement bien câblé, tu vois. Pas plus tard qu'encore ce matin, la maîtresse m'a dit Alexandre, [SPEAKER_00] il est il est un peu au-dessus, et caetera. Donc je me dis toujours est-ce que cet homme, il est peut-être [SPEAKER_01] intellectuellement supérieur Tu vois, n'en sais rien. Tu vois, je me pose des questions dans ces moments-là. Ça ne vient pas de Parce qu'en fait, je suis pas intellectuellement supérieure, tu vois. Non, mais parce que c'est c'est tout le truc, c'est qu'il y a 50 pour 100 de son code génétique que tu ne connais pas. Exactement. [SPEAKER_00] Donc effectivement, ça, c'est quelque chose que, mais tu prends la décision. Après, as des, tu as des femmes qui prennent la décision inverse, qui veulent connaître. Moi, j'ai pris la décision de ne savoir. [SPEAKER_00] Donc voilà, c'est une décision mûrement réfléchie. On en parle beaucoup avec d'autres mamans solo qui, elles, ont pris la décision de savoir. C'est leur choix, c'est leur droit. Bien sûr. Moi, je ne voulais pas. Et donc un jour, ça va marcher. Ouais. Je savais. Finalement, ils t'ont associé la bonne personne parce que ça a été incompatible. Tu te souviens de ce moment de l'insémination Je savais. [SPEAKER_00] Je le savais. Donc je reprends l'insémination. [SPEAKER_00] Ouais, c'est la 5e. [SPEAKER_00] Oui, c'est la 5e, donc c'est la 2e avec stimulation. [SPEAKER_00] Et là, le temps de dire que ça n'a quand même pas marché parce que la 5e, c'est fou. Oui, alors ce n'est pas si long que ça. C'est par rapport à d'autres femmes qui ont fait je ne sais pas combien d'insémination ou combien de filles. Moi, me trouvais extrêmement chanceuse et je savais que ça allait marcher. Je peux pas t'expliquer pourquoi. [SPEAKER_00] Parce que la stimulation était bien. La stimulation était bien. [SPEAKER_00] Mon mon corps était bien, le docteur était bien, je le sentais et il s'avère que ça a marché. Il y a une nuit, tu dis. Oui, c'est une préjugé. [SPEAKER_01] Non, mais j'y crois à temps. Et en fait, il y une nuit 28, 29 Exactement. [SPEAKER_00] T'es réveillée ou tu sens un truc dans ton ventre. C'est la date d'anniversaire du décès de ma grand-mère maternelle. J'ai encore l'émotion, bref. [SPEAKER_00] Et en fait, [SPEAKER_00] je me réveille en [SPEAKER_00] pleine nuit. Pardon, là, c'est un peu, [SPEAKER_00] ça me fait mal. [SPEAKER_00] J'ai mal au ventre alors que tu ne peux pas avoir mal au ventre. C'est impossible que tu puisses être, enfin, tu peux pas impossible que tu puisses sentir le moment où ça se où ça se passe, tu vois. Et en fait, [SPEAKER_00] je sais qu'elle m'a donné un coup de pouce. Je sais, ça peut paraître dingue. Tu vas me dire, c'est un des tout. Pas du tout. Et je te jure, [SPEAKER_00] il se passe un truc. Donc en fait, j'ai juste pris mon téléphone, j'ai la petite lumière de mon téléphone. [SPEAKER_00] J'ai mal au ventre, mais j'ai pas mal. En fait, j'ai mal, mais je sais que c'est positif. C'est un petit peu. Et je sais que je suis enceinte. Je sais que ça a pris. Je sais à ce moment là que ça prend. Je sais qu'elle m'a aidé. Je sais, ça peut paraître complètement fou, je le sais et il s'avère que je suis enceinte. C'est génial. Oui, oui, je sais. Quand je fais la prise de sang, je sais que je suis enceinte. Je le. Bingo. Oui, mais comment tu te sens. [SPEAKER_00] C'est bizarre, on se dit on est 2, ça y est. Je porte la vie, tu vois, c'est un truc assez inexplicable en fait. Ça y est, ça y est. Mais comme je savais que j'étais enceinte, je [SPEAKER_00] le savais. Oui, en fait, vois, c'est une chance de conforter le fait de voilà, je savais [SPEAKER_00] et je me dis putain, tu portes la vie, ça y est, vous êtes 2. Et donc là, quand tu fais ton test positif, tu as 40 ans. Oui, j'ai 40 ans. Donc alors du coup, tu voulais absolument avoir un enfant à 40 ans, mais en fait tu perds les os. Le jour de mon anniversaire. De tes 40 ans. Ouais, ouais, exactement. Je perds les os dans donc [SPEAKER_00] le 18 octobre, dans la nuit du 18 au 19, juste avant le 19, donc vraiment le jour de mes 41 ans. En fait, je me lève parce qu'évidemment j'ai fait du diabète gestationnel et tout, donc du coup j'ai, je serai sur le, [SPEAKER_00] sur la la nourriture, n'ai pas le droit de manger plein de trucs et tout. Mais donc en pleine nuit, j'ai quand même envie de manger un un petit un petit beurre avec un carré de chocolat et je me lève et tout. Et là je vois qu'il y a coule. Ouais, ça coule. Mais c'est ça de perdre les eaux ou pas. [SPEAKER_00] Parce que je ne savais pas, tu vois. [SPEAKER_00] Donc j'étais seule chez toi en plus. Ouais, j'étais seule chez moi, mais on avait anticipé le truc en disant je savais à peu près la période à laquelle j'étais censée accoucher. Que l'avantage d'une PMA, c'est que tu sais pile le moment de l'insémination. [SPEAKER_00] Et donc Ça ne pas dire que tu accouches le jour j. Ouais, mais tu tu avais un peu peur. Pas l'intérêt. Ouais. Et donc [SPEAKER_00] j'ai, j'appelle mon frère et ma belle soeur, donc je leur dis ouais, je crois que je suis en train de perdre les eaux. Mon frère me dit mais tu crois ou tu es sûr Et donc [SPEAKER_00] ma belle soeur prend le téléphone, mais dis-moi, dis-moi, alors je lui dis, c'est ça, c'est ça, perds les eaux, on arrive, on arrive, on arrive. Donc là, on est dans la nuit du lundi au mardi et je n'ai accouché que le vendredi matin. Ah oui, ce n'était pas super. Donc au début, suis à ma maline, mais non, je n'ai pas de contraction, il ne se passe rien. Et puis en fait, [SPEAKER_00] je suis Attends, pour résumer, ça fait 4 jours. Du coup, oui, mardi, mercredi, jeudi et j'ai accouché vendredi matin. Donc du coup, j'ai su ce que c'était une contraction. Au début, je faisais ma maline, je suis dit, une contraction et puis après ouais, j'ai dérouillé. Sur un accouchement un peu compliqué ouais. Au moment où il me, donc j'ai fini un césarienne, [SPEAKER_00] donc ils ont posé la tête de mon fils sur mon épaule et là j'ai regardé, a tête un peu déformé tu vois, [SPEAKER_00] parce que il a il a souffert aussi et là je me dis, oui. Et en fait, après, il sera magnifique, évidemment. Et une fois qu'il aura, il sera sous la lumière, et caetera. Finalement, pas PMA, tu as eu la même réaction. Voilà, tu [SPEAKER_00] vois, tu ressembles à ça. Tu vois, tu te poses la grippe, tu étais un peu shootée et tout, tu vois. Et après, tu as un amour qui t'envahit. [SPEAKER_00] Et là, c'est, [SPEAKER_00] c'est, [SPEAKER_00] ça, inexplicable en fait. Ce sentiment, cet amour qui te tombe dessus et qui te qui t'embarque. Et là, tu dis ça y l'aventure a démarré. Et alors, as cet amour que tu ne peux pas expliquer et tu as aussi cette peur que tu découvres. 2 sentiments l'amour [SPEAKER_00] inconditionnel, [SPEAKER_00] un amour sain, normal, sincère. [SPEAKER_00] Et puis [SPEAKER_00] tu ne t'expliques pas. Fait, tout monde te dit en fait, quand tu deviens maman, tu découvres un amour et effectivement tu ne pas l'expliquer tant que tu n'es pas parent. [SPEAKER_00] Et puis, et puis cette peur, cette peur, voilà, cet enfant, [SPEAKER_00] c'est le tien, mais c'est ta responsabilité. Il faut que tu l'accompagnes dans la vie. Et là, tu commences aussi à avoir une peur indéfinissable que je trouve que tu ne connais pas avant. En tout cas, en essence. Qu'on peut donner son prénom. Alexandre. Oui. Alexandre, est-ce que tu lui expliques comment il a été fabriqué Oui. Qu'est-ce que tu lui dis Je lui dis toute la vérité. Il est tout à fait au courant que je suis partie en Belgique, qu'il y a un docteur qui nous a aidés, [SPEAKER_00] voilà, je lui dis toute la vérité. [SPEAKER_00] Pas plus tard que là, il y a quelques semaines, il me dit, mon maman, j'aimerais bien avoir un papa. [SPEAKER_00] Alors je lui dis, tu sais Alexandre, ça va être quand même compliqué parce que tu n'as pas de papa. Peut-être qu'un jour maman va rencontrer quelqu'un qui qui jouera le rôle d'un beau père, mais ce ne sera pas ton papa. Mais en tout cas, il pourra peut-être avoir un rôle important dans ta vie parce qu'évidemment, a des papas autour de lui, notamment à l'école et tout ça. Et voilà. Et petite, j'ai une idée maman. On va partir à Bruxelles, on va aller voir le docteur, il va te trouver un amoureux. Alors je lui dis, il ne peut pas tout me donner. Et le bébé et l'amoureux, c'est très mignon. Il le vit plutôt bien aujourd'hui. En tout cas, pas de sujet. Toujours, toujours depuis qu'il est né, je lui parle, je lui raconte, il connaît l'histoire. [SPEAKER_00] Pour l'instant, il n'a pas de manque. Dis bien pour l'instant puisqu'on ne sait pas de quoi demain elle sera fait. Alors évidemment, comme je te disais, de toute façon, j'aimerais bien avoir un papa. [SPEAKER_00] Et puis on discute, on en parle, [SPEAKER_00] il n'y a pas de tabou. [SPEAKER_00] Et puis bon, ça passe, tu vois. [SPEAKER_00] Plus tard, je pense qu'il m'en reparlera, il me le reprochera peut-être. Donc je suis préparée à lui à lui donner une, enfin à l'accompagner, [SPEAKER_00] voilà dans, [SPEAKER_00] s'il a des des colères, des doutes, [SPEAKER_00] des des questionnements, je serai toujours là pour lui. J'ai aussi écrit ce livre pour lui. Il connaît toute mon histoire et son histoire, [SPEAKER_00] enfin jusqu'à son arrivée à lui. Après, c'est lui évidemment qui construit son histoire et ça fait partie de lui. Il n'a pas de papa Alexandre, donc il faudra aussi qu'il soit peut-être plus fort que les autres. [SPEAKER_00] Je ne sais pas. Si c'était à refaire, tu tu Je referai tout. Tu referai tout. Je referai tout parce que vraiment, c'est un bonheur indéfinissable. [SPEAKER_00] C'est un petit garçon qui est extraordinaire, [SPEAKER_00] qui est qui est très généreux, [SPEAKER_00] qui est très intelligent, [SPEAKER_00] qui est drôle. Il a énormément de qualités, évidemment, comme toutes les mamans, je ne pas vous dire le contraire. Il est très intéressant [SPEAKER_00] pour son âge. On discute beaucoup, on échange beaucoup et ça, c'est quelque chose que [SPEAKER_00] je ne m'attendais pas à ça. Tu vois, dans la construction, je savais que cet amour, il serait extraordinaire, [SPEAKER_00] mais c'est un amour qui grandit de jour en jour. Je l'aime de plus en plus mon fils. [SPEAKER_00] Donc je me dis ça ne s'arrête jamais cet amour, cet amour, cet amour. On a une relation qui est extraordinaire. [SPEAKER_00] Vraiment, on est, [SPEAKER_00] mais c'est chouette d'être avec lui. Oui, c'est génial. Il est, il est, il m'apporte beaucoup, [SPEAKER_00] beaucoup, beaucoup. Il ne remplace pas un homme. Je le dis toujours parce que souvent, dit ah, tu as voulu combler quelque chose, et caetera. Non, mon fils a sa place d'enfant, [SPEAKER_00] il a sa place à lui. [SPEAKER_00] On est une famille, même si je n'ai pas d'amoureux et qu'il n'a pas de papa, on est une famille. Alors certes, peut être un peu différente d'un schéma traditionnel avec une maman et un papa. Mais autour de nous, il a plein de mamans solo. Il a des papas solo aussi. On a rencontré cet été 2 mamans avec un petit garçon. [SPEAKER_00] Moi, j'ai adoré parce qu'Alexandre, [SPEAKER_00] il a dit oui. Ah bah la maman d'Arthur, [SPEAKER_00] elle a dit ça. Et puis plus tard dans la soirée, il dit ah mais la maman d'Arthur aussi, l'autre maman, elle a dit ça aussi. Je ne lui avais pas du tout expliqué que cet enfant avait 2 mamans et j'ai trouvé qu'il avait une ouverture d'esprit tout à fait, c'est tout était tout à fait normal chez lui et j'ai adoré. Alors il sait qu'il y a 2 mamans, 2 papas, parce qu'on a un livre aussi avec toutes ces histoires, les familles recomposées, [SPEAKER_00] les enfants adoptés. Il m'a demandé l'autre jour un enfant adopté, ce que c'était exactement. Donc je lui ai expliqué et il a très bien compris. Donc il sait qu'il y plein de familles, plein d'amour [SPEAKER_00] et c'est ça qui est génial, c'est qu'il a une ouverture d'esprit [SPEAKER_00] qui est super. Et ça, j'en suis très fière et j'espère qu'il continuera à la voir et à la garder surtout, et que personne ne viendra abîmer ça. On arrive à la fin de cet entretien. Dans Tous Wonder, [SPEAKER_01] on [SPEAKER_01] demande toujours aux invités s'ils ont un conseil. Au vu de tout ce qu'on s'est dit, de ton parcours, [SPEAKER_01] de cette PMA, l'arrivée de ton fils, cet accouchement qui a duré des jours, mais de cette rencontre extraordinaire, [SPEAKER_01] qu'est-ce que tu as envie de conseiller de dire [SPEAKER_01] aux gens qui nous écoutent, des femmes et aussi des hommes qui nous écoutent, qui nous regardent [SPEAKER_00] Alors moi, je pense que j'ai trop attendu avant de me lancer en PMA [SPEAKER_00] puisque j'ai eu mon fils, donc il y 41 ans. Donc je me dis si j'avais lancé mon parcours plus tôt, [SPEAKER_00] j'aurais passé plus de temps avec mon fils aussi puisque voilà, même si j'ai 3 ans de plus, voilà. [SPEAKER_00] J'ai eu plus de complications, [SPEAKER_00] le fait de d'avoir fait un enfant tard, [SPEAKER_00] le stress lié à la grossesse, [SPEAKER_00] les tous les examens autour de la trisomie par exemple, et caetera qui t'apportent beaucoup de stress [SPEAKER_00] et de réflexion aussi par rapport à tout ça. J'aurais peut-être pu me l'épargner en faisant mon enfant plus tôt. Donc voilà, c'est juste ça. Si tu es décidé à 35, 36 ans, [SPEAKER_00] n'attends peut-être pas. Voilà, c'est juste ça. Mais encore une fois, c'est très personnel. [SPEAKER_01] Moi, si c'était à refaire, je referais peut-être tout pareil, mais je ferais mon fils plus tôt. C'est ça. Donc il ne faut pas attendre quoi. On veut un bébé, un bébé, ça le Parce [SPEAKER_00] que évidemment, y quand même une grande réflexion à avoir. Il faut quand même bien réfléchir, prendre la décision et être bien entouré, ça aussi. Alors tu vois, ça fait plusieurs conseils, mais être vraiment bien entouré parce que je pense que les mamans solo qui n'ont pas de famille ou pas d'amis proches [SPEAKER_00] pour pour les accompagner [SPEAKER_00] avant, pendant et après, parce qu'il faut quand même une organisation solide. [SPEAKER_00] Voilà, c'est plus complexe. Donc voilà, peut-être faire un enfant, pas trop tarder si on est prête et puis après être bien entouré. Donc foncer et avoir des piliers Des piliers bien stables. [SPEAKER_00] Merci Audrey-Josse. À toi. Tu as écrit, elle a fait un bébé toute seule chez City. [SPEAKER_01] Merci de nous avoir tout raconté, toi, merci à Merci à [SPEAKER_01] l'arrivée de ton fils Alexandre. [SPEAKER_01] Oui. Et nous, on se retrouve la semaine prochaine, tous Wonder, c'est tous les merdis. Salut.
Points clés
- Audrey Josse a décidé de faire un enfant seule à 38 ans après une rupture.
- Elle a suivi un parcours de Procréation Médicalement Assistée (PMA) en Belgique.
- Le soutien de sa famille et de son employeur a été un facteur clé de son succès.
- Elle se définit comme une 'fausse maman solo' en raison de son entourage très présent.
- Son parcours a duré deux ans, et elle est devenue mère à 40 ans.
À éviter
❌ Se lancer dans un projet PMA en solo sans construire un réseau de soutien.
✅ Avant même de contacter une clinique, il est vital de parler de son projet à ses proches (famille, amis) pour évaluer et solidifier son futur 'village'. Le soutien émotionnel et logistique est un facteur clé de succès.
❌ Sous-estimer l'impact logistique et financier du parcours.
✅ La PMA à l'étranger implique des coûts directs (clinique) et indirects (transport, hébergement, jours de congé). Un budget détaillé et une discussion franche avec son employeur sont des prérequis pour aborder le parcours sereinement.
❌ Penser que le désir d'enfant justifie de faire un bébé avec n'importe qui.
✅ Audrey a résisté à la tentation de 'prendre le premier mec qui passe', préférant un projet solo assumé plutôt qu'une relation bancale. Ce choix courageux préserve le bien-être de l'enfant à naître et la stabilité du projet parental.
Glossaire
- PMA (Procréation Médicalement Assistée)
- Ensemble des techniques médicales (insémination artificielle, fécondation in vitro...) permettant la conception en dehors du processus naturel. Pour une femme seule, elle implique un don de gamètes (sperme).
- Point de bascule
- Moment décisif où une personne prend une décision qui change radicalement le cours de sa vie. Pour Audrey, c'est la prise de conscience à 38 ans qu'elle doit agir pour devenir mère.
- Horloge biologique
- Métaphore désignant la période de fertilité d'une femme et le sentiment d'urgence à avoir des enfants à mesure que l'âge avance et que la fertilité diminue.
- Maternité solo (ou solomaternité)
- Fait de devenir mère et d'élever un enfant seule, par choix (via une PMA ou une adoption) ou par les circonstances de la vie.
Conclusion
L'histoire d'Audrey Josse n'est pas seulement le récit d'une maternité solo. C'est le témoignage puissant d'une femme qui a refusé de laisser les circonstances dicter son bonheur. En transformant une blessure intime en un projet de vie lumineux, elle montre que les modèles familiaux se réinventent. Son parcours, bien que mené 'seule', est en réalité une réussite collective, prouvant que pour élever un enfant, l'amour et le soutien d'un 'village' comptent plus que n'importe quel schéma traditionnel.

