Arthur Guérin-Bohéry : Plongée au cœur des records et de l'esprit humain

Publié le 22 juin 2026 · Mis à jour le 6 août 2026

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Il y a des sports qui défient la gravité. D'autres qui défient le temps. L'apnée de compétition, elle, défie l'essence même de notre condition : le besoin de respirer. C'est une quête vers l'intérieur, une exploration des frontières ultimes du corps et de l'esprit. Dans ce monde silencieux et exigeant, un nom résonne avec une force particulière : Arthur Guérin-Bohéry. L'apnéiste français le plus titré de l'histoire nous ouvre les portes de son univers, un lieu où la performance flirte avec la méditation et où chaque descente est une victoire sur soi-même.

Arthur Guérin-Bohéry : Le conquérant des abysses et des glaces

Son palmarès a de quoi donner le vertige. Cinq titres de champion du monde. De multiples records mondiaux. Arthur Guérin-Bohéry n'est pas juste un athlète d'exception, il est une référence, une légende vivante de sa discipline. Comme le souligne l'animateur, il est tout simplement "le français le plus titré de sa discipline".

Son domaine de prédilection est l'apnée dynamique, cette épreuve où l'objectif n'est pas le temps, mais la distance parcourue avec une seule inspiration. En piscine, il a repoussé les limites de l'endurance. Mais c'est dans un environnement encore plus hostile qu'il a gravé son nom dans l'histoire.

Repousser les frontières du possible

Imaginez une étendue blanche et silencieuse. Un trou creusé dans la glace. Et un homme qui s'immerge dans une eau flirtant avec le point de congélation. En 2021, Arthur Guérin-Bohéry établit un record du monde d'apnée dynamique sous glace en parcourant 120 mètres en Finlande. Il réitère l'exploit au Canada, avec 105 mètres sans combinaison.

La température de l'eau ? Entre 0,5 et 1,5 degré. Des conditions où le corps humain est mis à une épreuve extrême, où chaque fibre musculaire crie à l'aide et où le mental doit prendre le contrôle absolu pour ne pas céder à la panique. Ces exploits ne sont pas que des performances sportives ; ce sont des démonstrations pures de la résilience humaine.

L'apnée, une thérapie pour l'âme

Avant de devenir le chasseur de records, Arthur était un homme en quête de sens. Musicien de formation, diplômé ingénieur du son, il se heurte à une réalité professionnelle frustrante. Il ne se voit pas s'occuper de la carrière d'autres musiciens alors qu'il rêve lui-même de créer.

Cette impasse le mène vers des petits boulots alimentaires. Pendant près de cinq ans, il est chauffeur de maître dans les palaces parisiens. Un quotidien qui l'enferme et l'étouffe. "J'étais vraiment au plus bas. J'étais déprimé", confie-t-il. Pour lui, passionné, ce travail sans vocation est une épreuve.

Le sport comme une bouée de sauvetage

Comment se sortir de cette spirale ? Sa réponse est instinctive : le sport. Il se remet à l'entraînement de manière intensive, cherchant une issue, un exutoire. C'est presque par hasard qu'il redécouvre l'apnée, qu'il pratiquait adolescent en vacances. Il pousse la porte d'un club et c'est une révélation.

Il découvre une discipline structurée, loin de l'image de tête brûlée du film Le Grand Bleu. Il apprend les techniques de respiration, de relaxation, de concentration. L'apnée n'est pas qu'un effort physique. C'est un travail introspectif, une plongée en soi-même. Ce bien-être est différent, "plus marqué, plus profond".

L'apnée lui offre ce qui lui manquait : une voie pour canaliser son énergie, développer sa combativité et reconstruire sa confiance en lui. Chaque mètre gagné sous l'eau est un pas de plus vers sa reconstruction personnelle.

Au-delà du souffle : la domination de l'esprit

Si un néophyte demande à un apnéiste "combien de temps tu tiens ?", il passe à côté de l'essentiel. En apnée dynamique ou en profondeur, ce n'est ni le temps ni la durée qui priment, mais la distance ou la profondeur atteinte. L'obsession du chronomètre est réservée à l'apnée statique, une discipline qu'Arthur juge personnellement "très dure à gérer mentalement".

Pourquoi ? Parce que l'immobilité totale force à une confrontation directe et unique avec l'envie de respirer, sans la "distraction" du mouvement. C'est un combat purement mental.

Cette affirmation résume toute la complexité de ce sport. La performance ne dépend pas seulement de la capacité pulmonaire ou de la force physique. Elle est avant tout le fruit d'une maîtrise de soi absolue. Il s'agit d'apprendre à se relâcher, à calmer le tumulte intérieur, à accepter l'inconfort pour le transcender.

Apprendre à respirer, pour ne plus respirer

La préparation commence bien avant l'immersion. Elle passe par une technique de respiration spécifique, la ventilation complète. Contrairement à notre respiration quotidienne, souvent thoracique et superficielle, l'apnéiste apprend à utiliser toute sa capacité pulmonaire.

Le processus est méthodique : on remplit d'abord la partie basse des poumons en gonflant le ventre, grâce à l'abaissement du diaphragme, puis on remplit la cage thoracique. C'est comme remplir une carafe, de bas en haut. Cet exercice, qui doit être conscientisé, permet d'emmagasiner un volume d'air bien plus important et de préparer le corps à l'effort à venir.

Mais la technique ne fait pas tout. La véritable clé est la capacité à rester serein face aux signaux d'alarme que le corps envoie. Gérer le stress, la pression de l'eau, le froid, et surtout, cette envie impérieuse de respirer qui s'intensifie. C'est là que le mental devient le seul maître à bord.

Nager avec ses peurs : quand les ailerons racontent une histoire

La peur est une compagne inévitable dans les sports extrêmes. En apnée, elle peut prendre plusieurs visages : la peur de l'inconnu, de la profondeur, de la panne, de la solitude. Arthur Guérin-Bohéry a appris non pas à l'ignorer, mais à la dompter, à en faire une information plutôt qu'une paralysie.

Il évoque un souvenir marquant : "Il y avait beaucoup de choses dans l'eau, je voyais des ailerons sortir." Cette image, potentiellement terrifiante, illustre parfaitement le défi mental de l'apnéiste. Voir un aileron dans les profondeurs peut déclencher une montée d'adrénaline et de panique, consommant l'oxygène si précieux et mettant fin à la performance, voire la rendant dangereuse.

Transformer l'angoisse en concentration

La gestion de ce type de situation est au cœur de l'entraînement. Il faut apprendre à observer sans juger, à analyser sans paniquer, à rester maître de ses pensées et de ses émotions. Le cerveau doit rester concentré sur l'objectif, sur la technique, sur les sensations internes, et ne pas se laisser submerger par les stimuli extérieurs.

Cette maîtrise s'acquiert par la répétition, la visualisation et une connaissance parfaite de ses propres limites. Le déclic qui transforme un amateur en champion du monde, c'est souvent ce moment où l'athlète comprend comment transformer la peur en une énergie focalisée.

Pour Arthur, cette progression a été graduelle. Après avoir trouvé le bien-être, il s'est pris au jeu de la compétition. Entraînements multiples, premières médailles, puis une ambition grandissante. Il se fixait des objectifs progressifs, réalistes : "si j'avais fait 100 mètres, la compet d'après je voulais je me dis ok mon objectif c'est de faire 100 mètres plus le virage".

C'est cette construction pas à pas, cette accumulation de confiance et cette gestion fine de ses propres barrières psychologiques qui l'ont mené au sommet. Chaque plongée devient alors une histoire, un dialogue entre l'homme et l'élément, où les ailerons ne sont plus une menace, mais une partie du grand théâtre silencieux des profondeurs.

Questions fréquentes

Qui est Arthur Guérin-Bohéry et quels sont ses principaux exploits en apnée ?

Arthur Guérin-Bohéry est l'apnéiste français le plus titré de l'histoire. Il a remporté 5 titres de champion du monde et établi de multiples records du monde. Il est particulièrement reconnu pour ses performances en apnée dynamique, notamment ses records sous glace, comme la traversée de 120 mètres en Finlande dans une eau à moins de 2°C.

Qu'est-ce que l'apnée de compétition et comment fonctionne-t-elle ?

L'apnée de compétition est un sport qui teste les limites de la retenue de souffle. Il existe plusieurs disciplines principales. L'apnée statique, pratiquée en surface, consiste à retenir sa respiration le plus longtemps possible. L'apnée dynamique, en piscine ou en milieu naturel, a pour but de parcourir la plus grande distance horizontale avec une seule inspiration. Enfin, les disciplines de profondeur visent à atteindre la plus grande profondeur possible.

Comment Arthur Guérin-Bohéry gère-t-il la peur et le stress sous l'eau ?

La gestion de la peur est un pilier de sa préparation. Il considère que l'apnée est à 80% mentale. Sa méthode repose sur un entraînement rigoureux de la concentration, de la relaxation et de la connaissance de ses propres limites. Il apprend à transformer la peur d'un facteur paralysant en une simple information à gérer, ce qui lui permet de rester calme et focalisé même dans des environnements extrêmes et face à des situations angoissantes.

L'apnée sous glace : quels sont les défis et les dangers spécifiques ?

L'apnée sous glace est l'une des disciplines les plus extrêmes. Le principal défi est le froid intense (eau entre 0 et 2°C), qui met le corps en état de choc, augmente la consommation d'oxygène et le risque d'hypothermie. De plus, l'accès à la surface est limité à des points précis (les trous dans la glace), ce qui ajoute une contrainte psychologique immense et ne laisse aucune place à l'erreur d'orientation ou de calcul de distance.

En quoi l'apnée peut-elle être considérée comme une 'sport thérapie' ?

Pour Arthur Guérin-Bohéry, l'apnée a été une véritable thérapie. Alors qu'il traversait une période de dépression liée à une impasse professionnelle, ce sport lui a offert un chemin de reconstruction. L'aspect introspectif, le travail sur la respiration et la concentration, et la nécessité de développer une grande confiance en soi lui ont permis de surmonter ses difficultés. C'est un sport qui force à se reconnecter avec soi-même de manière profonde.

Invités

  • Arthur Guérin-Bohéry — Apnéiste / Guest

Points clés

  • Arthur Guérin-Bohéry est le détenteur de 5 titres mondiaux en apnée.
  • Il a établi un record du monde d'apnée dynamique sous glace de 120 mètres en Finlande.
  • Il a également parcouru 105 mètres sous glace sans combinaison au Canada.
  • Il considère que l'apnée est à 80% une discipline mentale.
  • Avant sa carrière sportive, il a travaillé comme chauffeur de maître à Paris et a surmonté une période de dépression grâce à l'apnée.

À éviter

❌ Penser que l'apnée est uniquement une question de capacité pulmonaire.

✅ La performance en apnée dépend à 80% de la préparation mentale. La capacité à se relâcher, à gérer le stress et à rester concentré est bien plus déterminante que la simple taille des poumons.

❌ Confondre la durée et la distance.

✅ Dans de nombreuses disciplines comme l'apnée dynamique (horizontale) ou en profondeur (verticale), l'objectif est la distance parcourue ou la profondeur atteinte, et non la durée de l'apnée. Le temps est le critère principal uniquement en apnée statique.

❌ Ignorer les signaux de son corps.

✅ L'apnée de haut niveau n'est pas une lutte contre son corps mais une écoute fine de ses signaux. Il faut apprendre à différencier l'inconfort normal (envie de respirer) des véritables signaux de danger pour repousser ses limites en toute sécurité.

Glossaire

Apnée dynamique
Discipline de l'apnée de compétition où l'objectif est de parcourir la plus grande distance possible à l'horizontale (généralement en piscine ou sous la glace) avec une seule inspiration.
Apnée statique
Discipline de l'apnée où l'athlète, immobile et le visage immergé en surface, retient sa respiration le plus longtemps possible. C'est la seule discipline où le temps est l'unique mesure de la performance.
Point de bascule
Moment clé ou déclic qui provoque un changement majeur dans la vie d'une personne. Pour Arthur Guérin-Bohéry, c'est sa découverte de l'apnée de compétition qui lui a permis de sortir d'une dépression et de devenir champion.
Chauffeur de maître
Profession également connue sous le nom de chauffeur de grande remise. Il s'agit d'un conducteur de véhicules de luxe au service d'une clientèle haut de gamme, souvent pour des palaces ou des entreprises privées.

Conclusion

Le parcours d'Arthur Guérin-Bohéry nous rappelle que les plus grandes explorations ne se mesurent pas toujours en mètres ou en minutes. La sienne est une plongée au cœur de la résilience humaine, une démonstration que nos limites sont souvent des constructions de l'esprit. Son histoire, commencée dans la grisaille d'un quotidien sans passion, s'est épanouie dans le silence bleu des profondeurs. Elle nous enseigne que parfois, pour apprendre à respirer à nouveau, il faut d'abord accepter de retenir son souffle.

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Intervenant 1 A cette dimension un peu sport thérapie. Si on dépasse ses limites en apnée, on se noie. C'est le français le plus titré de ta discipline. L'apnée, c'est 80 pour 100 mental. Est-ce que parfois tu peux ressentir une peur Il y avait beaucoup de choses dans l'eau, je voyais des ailerons sortir. Intervenant 2 Bonjour à tous et bienvenue dans tous Vendeurs, le média qui parle de votre point de bascule. Aujourd'hui, on plonge dans un univers à part. On reçoit Arthur Guérin-Bohéry, Intervenant 2 il est apnéiste, champion du monde d'apnée Intervenant 2 dynamique en 2013, Intervenant 2 2015, Intervenant 2 2016. Intervenant 2 Il a décroché Intervenant 2 6 records Intervenant 2 du monde, 5 titres mondiaux, c'est clairement le français le plus titré de sa sa discipline Intervenant 2 et comme ça ne suffit pas, il va depuis 2021, Intervenant 2 il détient aussi le record du monde d'apnée dynamique Intervenant 2 sous glace. Intervenant 2 Il repousse les limites du corps humain et ses limites, vous allez voir qu'il y le corps qui est important, Intervenant 2 mais aussi l'esprit. Intervenant 2 Tous Fender, c'est tous les mardis, vous nous retrouvez sur YouTube et aussi sur toutes les plateformes de podcasts Intervenant 2 Spotify, Deezer, Amazon et Apple. Vous pouvez donc nous regarder, nous suivre un peu partout, un peu tout le temps. Cet épisode vous est présenté avec Lucie, Intervenant 2 l'expert en santé préventive. Intervenant 2 Vous le savez dans Troussefender, on parle souvent de points de bascule, de déclic qui change une vie. Bien parfois, le 1er déclic, c'est simplement de mieux comprendre son corps. Souvent, on se demande pourquoi on est tout le temps fatigué, tout le temps stressé. Intervenant 2 Pourquoi une femme peut perdre ses cheveux, par exemple en pleine ménopause Pourquoi un homme même jeune peut avoir des problèmes de fertilité Intervenant 2 bien très souvent la réponse elle se trouve dans votre corps, dans notre corps et Lucie propose que moi en tout cas je cherche depuis longtemps et c'est pour ça que je vous en parle, c'est un bilan complet, analyse de sang, d'urine, Intervenant 2 de salive, il y a plus de 110 marqueurs qui sont étudiés. En gros, vous l'avez compris, tout est passé au crible, Intervenant 2 organe, Intervenant 2 équilibre hormonal. Intervenant 2 Et quand vos résultats arrivent, bien vous avez un plan d'action à mettre en place pour avoir de nouvelles bonnes habitudes sur votre activité, votre sommeil, votre santé mentale et vous pouvez même échanger avec un chat avec une IA pour vous aider à avoir de bonnes nouvelles habitudes. Avec Tous Wonder, vous avez un code de réduction, moins 10 pour 100 avec le code Tous Wonder 10 et évidemment je vous mets le lien dans la description de l'épisode. Et tous wonder c'est maintenant avec Arthur Guérin-Bohéry, Intervenant 2 champion du monde d'apnée. Intervenant 2 Arthur Guérin-Boyeri. Intervenant 2 Bonjour. Bonjour. Merci d'être avec Merci. Intervenant 2 Nous recevons. Apnéiste, champion du monde. Tu es le français le plus titré de ta discipline. Intervenant 1 Encore, je crois, oui, aujourd'hui. Encore aujourd'hui. Je crois, oui. C'est très cool de t'avoir Intervenant 2 avec nous. Dans Tous Wonder, on commence toujours avec un point de bascule. Intervenant 2 Ton point de bascule, ton ton big moment, ton grand moment, c'est quand tu es devenu champion du monde pour la 1re fois en 2013. Intervenant 1 Ouais. Intervenant 2 Mais tu avais quand même découvert peu de temps avant Intervenant 2 la discipline. Si j'ai tout bien compris. Le temps avant ouais. C'est-à-dire qu'en fait tu es tu es passé de Intervenant 2 novice à Intervenant 1 champion du monde. L'apnée est un sport Intervenant 1 où on peut progresser assez vite Intervenant 1 étant donné que c'est assez Intervenant 1 c'est principalement Intervenant 1 basé sur le mental, la capacité de relâchement, Intervenant 1 capacité de concentration, Intervenant 1 résistance mentale. Intervenant 1 Si on a ce type de faculté ou qu'on arrive à vite les cultiver, Intervenant 1 on peut progresser très vite, même en commençant sur le tard. Intervenant 2 Donc toi, tu étais champion du monde d'apnée dynamique. Intervenant 2 Oui. C'est quoi l'apnée dynamique En fait, il y plusieurs types d'apnée pour bien comprendre. Intervenant 1 Oui, parce qu'en fait souvent les gens, Intervenant 1 tu sais quand tu parles à quelqu'un qui suis un champion d'apnée, combien tu tiens Intervenant 1 Et en fait Intervenant 1 temps, Intervenant 1 le temps n'est pas vraiment quelque chose qu'on retient dans les disciplines d'apnée dynamique. Le temps ne concerne que les disciplines, enfin la discipline d'apnée statique Intervenant 1 où on ne bouge pas. Et donc en fait, soit on ne bouge pas, on fait de l'apnée statique. Et là, on reste le plus longtemps possible. On reste le plus longtemps possible en apnée, ça se fait en surface, en piscine, voilà. Et et soit on bouge et à ce moment on fait de l'apnée dynamique. Intervenant 1 Cette apnée dynamique se fait on appelle apnée dynamique communément l'apnée qu'on qu'on pratique généralement en distance Intervenant 1 à l'horizontale, Intervenant 1 donc en bassin et moi après ce que j'ai fait évidemment sous glace en lac gelé. Intervenant 1 Mais finalement la profondeur c'est aussi de l'apnée dynamique parce qu'on bouge aussi. Intervenant 2 Donc c'est quoi le plus dur Le plus dur, Intervenant 1 je crois que moi pour moi personnellement ce que je trouve Intervenant 1 très dur à gérer mentalement, en tout cas, c'est l'apnée statique. J'ai l'impression que c'est encore un cran au dessus de ce Intervenant 2 qu'on fait en descendant en mer ou en. Parce que toi, du coup, donc tu vas, tu vas parcourir une distance. Oui, c'est ça, oui. Pour qu'on comprenne. Donc ce n'est pas forcément Intervenant 2 la durée, mais c'est la distance. Intervenant 1 Oui, alors du coup, c'est la distance qui compte et non pas la durée. Intervenant 2 Et quand on descend en profondeur, c'est la profondeur qui compte et non pas la durée. Finlande par exemple sous glace, on en parlait parce que ça, c'est quand même des records de dingue. 120 mètres en Finlande, Intervenant 2 combi, Intervenant 1 105 mètres au Canada, sans combi. Exactement. J'ai fini à faire des trucs comme ça. C'est hallucinant. Intervenant 1 Avec une eau à quelle température L'eau est entre 0 5 et un degré, un degré 5 quoi. Elle se solidifie à 0 donc. Qu'est-ce qui t'a fait aller vers l'apnée Intervenant 1 Ce qui m'a fait aller vers l'apnée, Intervenant 1 tu sais moi je vivais après j'ai fait des études d'ingé son parce que je suis musicien. À la base, moi c'est la musique ma ma mon grand kiff et donc je me suis orienté vers des études d'ingé son. Et en sortant de Intervenant 1 ces études d'ingé, je me suis vite rendu compte que c'était Intervenant 1 que c'était impossible pour moi de m'occuper de musicien Intervenant 1 alors que moi, je moi même, j'avais envie d'être un musicien. Et donc c'était très difficile de se projeter dans ce métier là. Il y avait une frustration, il y avait quelque chose que j'avais du mal à gérer et à accepter. Et donc j'ai abandonné cette idée. Alors j'ai fait des stages, j'ai fait, j'étais un peu en stage à Nova. Intervenant 1 J'étais un peu en stage en radio comme ça, en studio aussi d'enregistrement. J'ai fait un peu de prise de son, de sonorisation. Intervenant 1 Mais voilà, assez vite, je me suis tourné vers d'autres trucs et en fait je faisais, je bossais dans des petits jobs alimentaires. Tu vois, j'avais, j'avais 23, 24 ans à Paris, je ne pas trop quoi faire. Donc pour me gagner ma vie, Intervenant 1 je travaillais dans l'hôtellerie Intervenant 1 de luxe. J'étais dans les palaces parisiens et Intervenant 1 j'étais chauffeur de maître, donc chauffeur de grande remise. On appelle ça comme ça. Et donc je conduisais les clients des grands hôtels dans Paris. Et Intervenant 1 en fait, ce truc là m'a amusé pendant 2 ou 3 mois. Mais au bout de 4 ans, 5 ans, Intervenant 1 j'étais vraiment au plus bas. J'étais déprimé. Pour moi, ce n'était pas une passion, ce n'est pas une vocation. Intervenant 1 Moi, je suis un mec, j'ai besoin de de croire en ce que je fais, d'être passionné et donc c'était très difficile ce quotidien parisien pour moi Et j'étais, j'étais vraiment pas bien et je me suis dit comment je vais me sortir de cette situation Intervenant 1 par le sport. Je me suis dit tout de suite, j'ai commencé à refaire du sport comme un fou. J'avais un peu laissé de côté pendant mes études Intervenant 1 et et puis à un moment donné, je me suis dit mais tiens, Intervenant 1 l'apnée, Intervenant 1 il y a cette dimension un peu sport thérapie, Intervenant 1 sport bien-être. Intervenant 2 Presque par hasard en fait. Toi, tu vas chercher ce qui va te faire du bien quoi. Il y a une forme de hasard. Intervenant 2 Alors j'aimais bien quand même plonger en apnée, même à l'adolescence, en vacances et tout, je sentais qu'il y avait un truc. Et qu'est ce que tu as ressenti quand tu t'es remis entre guillemets à faire de l'apnée Ce que tu le faisais à d'autres, tu le disais pour ta maison. Je me suis mis sérieusement de Intervenant 1 manière encadrée ou j'ai compris qu'il y avait des gens qui faisaient ça dans des clubs, qu'on apprenait à le faire, qu'on apprenait à respirer, à retenir sa respiration pour moi c'était génial quoi je découvre. Enfin je découvrais, Intervenant 1 je ne savais pas que tout ça existait, je pensais que c'était un sport qui se faisait comme dans le grand bleu avec des mecs qui tentaient des records un peu tarés, Intervenant 1 une espèce de sport extrême inaccessible et tout en fait pas du tout. Et là quand j'ai commencé du coup sérieusement Intervenant 1 à en faire de manière encadrée, Intervenant 2 ouais là ça a été une vraie claque assez rapidement. Pourquoi une claque Tu te souviens ce que tu ressenti Intervenant 1 Oui oui, c'est c'est c'est exactement ce que je m'imaginais, c'est-à-dire, Intervenant 1 c'est-à-dire ça fait beaucoup de bien. Intervenant 1 Ce n'est pas, mais ça fait pas du bien comme Intervenant 1 comme par exemple on a nagé une heure et on ressort pareil, est on est super bien, on est dans cet état bourré d'endorphine Intervenant 1 voilà non c'est pas le même bien-être, cela c'est encore plus marqué encore plus profond. C'est vraiment un travail sur soi de concentration Intervenant 1 assez introspectif finalement. Et en plus de ça, on travaille sur soi au niveau mental aussi parce qu'on apprend à finalement à Intervenant 1 à développer sa résistance mentale. Et ça, c'est aussi quelque chose qui va influer Intervenant 1 le bien-être d'une manière générale, la résilience, Intervenant 1 la Intervenant 1 faculté d'adaptation, Intervenant 1 la la conscience de ses capacités, la confiance en soi, la combativité. Intervenant 2 C'est quoi la technique respiratoire il faut s'effondrer, Intervenant 2 il il y une vraie technique c'est ça Si toi aussi tu aimes cet épisode aide-moi à produire la saison 2, je lance une campagne participative, je te mets le lien en description, n'hésite pas à participer et à partager, Merci. Intervenant 1 Souvent, on respire avec la partie thoracique. Intervenant 1 Tu sais, ne se rend pas compte, mais tout le toute la journée, on est, on est comme ça et finalement, on se sert principalement de notre sphère thoracique quand on se ventile et on oublie vraiment Intervenant 1 de se servir de la sphère ventrale. Mais on sent quand tu le fais que ça te, on dirait un ballon d'hélium là, tu vois. Ouais ouais. Et exactement, on met beaucoup plus de volume. Parce que du coup, tu gonfles ton ventre. Ouais, en fait, on fait ventre et cage. Exactement. On commence toujours par le bas de bas en haut, comme quand on remplit une carafe d'eau. D'abord le bas puis le haut. Intervenant 1 Voilà si il se tenir bien sûr, il faut tenir bien Ça c'est un peu délicat, il vaut mieux être allongé, c'est le top. Mais c'est vrai que c'est important de gonfler de bas en haut et de surtout pas oublier de gonfler la partie ventrale. Intervenant 1 Alors attention, Intervenant 1 je ne mets pas l'air dans le ventre, je mets l'air dans les poumons. D'accord, Intervenant 1 mais comme je détends Intervenant 1 le ventre, les abdominaux, en fait le diaphragme va descendre Intervenant 1 et on va remplir toute cette partie basse des poumons qui d'habitude est finalement sous exploité Intervenant 1 et se dit on va utiliser le diaphragme concrètement, Intervenant 1 on ne se sert pas assez finalement quand on respire. Mais ça, c'est très difficile. Il faut le conscientiser si tu veux. Moi même, je ne respire pas comme ça au quotidien. Non, c'est un peu le mec dans le métro. Voilà, ça Intervenant 2 se, ça se conscientise. Il y un moment, tu as un déclic quand même parce que tu vas passer de Intervenant 1 novice à champion du monde, on l'a dit. À quel moment tu te dis c'est ça que je veux faire Il y a eu l'aspect web bien-être qui est arrivé. Je me suis senti vachement mieux, ça m'a fait du bien. Intervenant 1 Donc je me suis entraîné de plus en plus. J'ai multiplié des entraînements. Je me suis même inscrit dans d'autres clubs pour cumuler les entraînements dans la semaine. J'ai progressé et à chaque je faisais un petit peu plus et j'ai commencé à faire de plus en plus de médailles donc ça m'a vachement motivé, stimulé et en fait à chaque fois à chaque je mettais l'objectif un peu plus loin. Donc si tu veux si j'avais fait 100 100 mètres, la compet d'après je voulais je me dis ok mon objectif c'est de faire 100 mètres plus le virage, Intervenant 1 je laisse glisser je sors et à chaque fois comme ça je me fixais des objectifs Intervenant 1 qui étaient finalement Intervenant 1 en accord avec ma progression et avec mon niveau à l'entraînement Intervenant 1 et et j'ai j'ai toujours je suis toujours arrivé sur les compètes comme ça avec des objectifs très précis sans sans me dire j'arrive je vais faire le max on verra bien de toute façon je vais tous les pourrir ou mon objectif c'est d'être 1er pas du tout en fait j'arrivais toujours en mode Intervenant 1 objectif, c'est ça, c'est par rapport à ce que j'ai fait la dernière fois, c'est à peu près cohérent. Intervenant 1 Je vais essayer d'aller jusque là. Si j'y arrive, c'est très bien. Et quoi qu'il arrive, une fois que j'y suis, je sors et ça m'a permis finalement de progresser en sécurité. C'est quoi ta plus grande distance à la Intervenant 1 Tu vois à la brasse, Intervenant 1 mon dernier record personnel, Intervenant 1 c'était 221 Intervenant 1 mètres. 221 mètres. Ouais à la brasse qui était un record du monde d'ailleurs à l'époque que je n'avais pas pu valider parce que j'ai fait un faux départ. Donc il y eu une de protocole au niveau du départ, je suis parti une demi seconde trop tard. Sauf qu'on ne l'a pas dit, puis en plus j'étais déjà parti, j'étais sous l'eau donc je n'entendais rien. Donc on m'a laissé continuer et faire ma perf. Intervenant 1 Mais j'avais nagé 220 un mètres qui était un record du monde et qui n'a pas pu être validé du coup à cause de ce faux départ. Voilà, Intervenant 1 j'ai nagé 221 mètres en 4 minutes 50 qui a été Intervenant 1 l'apnée dynamique la plus longue de ma carrière. Finalement, c'est vrai en termes de temps d'ailleurs, même si ce n'est pas le temps qu'on retient, Intervenant 1 ça quand même 4 minutes 50 de nage, ce qui est énorme. Énorme en apnée. Ouais, pour faire 221 mètres et donc frustré de ma de mon échec, Intervenant 1 enfin de mon échec. Pour moi, ce n'était pas vraiment un échec, mais de cette invalidation Intervenant 1 par les juges. 2 jours plus tard, je fais 300 mètres avec ma monopalme. Donc la record du monde, par contre, j'ai validé. Intervenant 1 Donc ça, c'était une plus grande distance Intervenant 1 en bassin. À 100 mètres en combien de temps En 4 minutes 30, je vais nager 300 mètres avec une monopalme. On Intervenant 1 a les 2 pieds dans une palme, c'est bien sûr un pendule comme un dauphin. Intervenant 1 Voilà ça c'était mes derniers records en équipe de France après j'ai quitté l'équipe de France Intervenant 1 parce que Intervenant 1 j'estimais avoir atteint tous mes objectifs et Intervenant 1 et je n'avais pas envie de continuer et je voulais m'arrêter sur des réussites. Sur des réussites quoi. Puis finalement, les gens ont battu mes records et Intervenant 1 comme je suis toujours allé dans l'apnée, moi, pour me faire surtout du bien à moi avant tout, Intervenant 1 plutôt que de faire des records. Finalement, quand on a battu mes records, j'en avais un peu rien à foutre. C'était pas grave pour toi. J'ai félicité Intervenant 1 C'est sympa. Tu Intervenant 2 parlais de ta passion pour le son. Intervenant 2 Ça m'inspire une question qu'est ce que tu entends sous l'eau C'est à que c'est très feutré. Est que tu entends ton corps, ton cœur Intervenant 1 Oui, oui, Qu'est ce Intervenant 2 qui se passe pendant ces 4 minutes d'apnée Intervenant 1 C'était très intéressant. L'environnement Intervenant 1 dans lequel on pratique l'apnée, ça joue beaucoup sur le ressenti, sur Intervenant 1 sur le bien-être d'ailleurs qu'on ressent quand on fait de l'apnée, Intervenant 1 sur ce travail presque introspectif, c'est qu'en fait on est dans un un environnement, une espèce de bulle sensorielle en fait quand on est en apnée sous la surface, Intervenant 1 on est en apesanteur déjà, Intervenant 1 on est léger dans cette apesanteur créée par l'eau Intervenant 1 qui nous entoure, on est au contact avec l'élément, Intervenant 1 on retient sa respiration, Intervenant 1 on se soumet, on s'adapte vraiment à l'élément, on abandonne sa condition de mammifère terrien qui respire et en plus de ça, on est dans cet environnement sonore. Oui, c'est vrai qui est assez atténué, Intervenant 1 assez, Intervenant 1 ouais, c'est c'est Intervenant 1 une sourdine en fait. Intervenant 1 N'entend plus grand chose de ce qui se passe en dehors de la surface. On entend les bruits qu'il y a sous l'eau parce que l'eau porte très bien les sons comme ça, un milieu assez dense. Intervenant 1 Mais finalement, c'est tout. Et c'est vrai que assez vite, on peut en apnée statique, par exemple, on peut entendre son coeur battre. Ça peut arriver. On peut entendre les bruits des poissons quand on est en mer, le bruit des vagues, de la houle, des courants, Intervenant 1 le bruit des bateaux au loin aussi, Intervenant 1 le bruit des baleines quand on est à Tahiti et qu'on les entend chanter. Donc ouais, Intervenant 1 je chante à Tahiti les baleines. Intervenant 1 Donc ouais, quand je plongeais avec Intervenant 1 avec les mammifères marins en Norvège aussi avec les orques et les baleines pareil, on entend les les animaux autour de soi. Intervenant 1 Fait, finalement, entend beaucoup de choses, mais c'est assez apaisant Intervenant 1 et c'est assez atypique. On n'a pas l'habitude de se retrouver dans cet environnement sonore Intervenant 1 et c'est très, très, très, très beau. Intervenant 2 Oui, oui, il y a quelque chose d'assez poétique. C'est quoi le plus important C'est le corps ou l'esprit Intervenant 2 Parce qu'on est très athlétique, Intervenant 2 bien sûr, parce que c'est dynamique, tu vas nager. Mais ce n'est pas que le corps. J'ai l'impression qu'il y parce que tu parles beaucoup d'esprit, de relaxation, et cetera Dans cette discipline, Intervenant 2 c'est quoi Il faut être plus physique ou dans le mental L'apnée, c'est à 70 pour 180 pour 100 mental. Ah oui. C'est Intervenant 1 avant tout la Intervenant 1 capacité Intervenant 1 à se relâcher dans l'effort, Intervenant 1 mais pas forcément dans l'effort physique, l'effort mental. C'est-à-dire essayer de rester dans le relâchement malgré Intervenant 1 malgré Intervenant 1 l'envie de respirer en fait, malgré l'inconfort, Intervenant 1 malgré la température de l'eau qui peut changer aussi, malgré l'envie de respirer, malgré la pression, malgré essayer Intervenant 1 de rester dans le relâchement en permanence. Ça c'est un peu Intervenant 1 c'est le Intervenant 1 but numéro un. La mission numéro un de l'apnéiste, c'est réussir à rester dans ce relâchement Intervenant 1 et c'est ce qu'il y a de plus dur. Et je dois avouer que c'est une vraie, un véritable combat mental parfois d'arriver à rester dans ce relâchement parce que on a très envie de respirer, tout nous hurle de remonter ou parce que la pression nous écrase et qu'on a envie de résister à cette pression quand on descend en profondeur par exemple. Donc c'est ou quand l'eau est très très froide et qu'on a envie de se tendre et d'augmenter son rythme ventilatoire plutôt que de se détendre et de retenir sa respiration. Intervenant 1 Donc c'est c'est toujours Intervenant 1 finalement, Intervenant 1 elle est un peu contre nature, mais c'est un excellent exercice Intervenant 1 d'adaptation et de résilience. C'est quoi le secret Le secret alors ça c'est très compliqué de répondre à cette question parce que finalement Intervenant 1 c'est très propre à chacun, à la psychologie de chacun. Intervenant 1 Ça dépend de beaucoup de choses, ça dépend du parcours de vie, ça dépend de la combativité, ça dépend de de la résistance, Intervenant 1 ça c'est des choses qui sont forgées pendant Intervenant 1 l'enfance, pendant l'adolescence. Intervenant 1 Ça dépend Intervenant 1 ouais de la motivation qu'on a, Intervenant 1 Ça dépend vraiment de beaucoup de choses qui sont intimement liées à la psychologie de l'athlète. Tu penses à quelque chose Intervenant 1 Il y des gens qui pensent à quelque chose. Il y en qui essaient de penser à rien. Il y a qui essayent de se Intervenant 1 se mettre un discours dans la tête ou de se passer une musique. Intervenant 1 Il y en a qui essaient de se focaliser sur les bruits autour. Il y a qui essayent de tout le monde a un peu sa méthode. Et c'est quoi ta méthode C'est de me préparer en amont. Déjà, je me prépare pendant une heure en amont avant les grosses plongées, Intervenant 1 avant les grosses apnées. Une heure avant, je te conditionne. Une heure avant, je me conditionne en veux. Pas y aller comme ça. Non, sur les grosses performances, non. Donc sur les tentatives de records, je me prépare pendant une heure avec beaucoup de visualisation Intervenant 1 et beaucoup d'exercices de respiration et d'apnée. Intervenant 2 Ce que tu vas visualiser Tu te vois au fond, tu te vois C'est quoi ton Je visualise la performance en Intervenant 1 temps réel, en Intervenant 1 me projetant dans la performance et en imaginant toutes les sensations qui arrivent. Intervenant 1 Envie de respirer, Intervenant 1 résistance, Intervenant 1 essayer de continuer malgré l'envie de respirer, soigner la technique, ne pas accélérer Intervenant 1 ma vitesse de nage, Intervenant 1 la validation du protocole devant le juge, mes virages. Intervenant 1 Voilà, je me projette vraiment dans toutes les étapes et ça, ça permet de préparer le cerveau vraiment à l'épreuve Intervenant 1 qu'il va subir finalement. Intervenant 1 Et ça, c'est très important. Parfois, tu as mal, non Enfin, je, tu dois aller dépasser. J'imagine que tu une forme de douleur en fait. N'a pas mal. L'envie de respirer, ce n'est pas une douleur. L'envie de respirer, c'est une gêne Intervenant 1 qui est Intervenant 1 assez difficile à décrire. Intervenant 1 La meilleure manière de comprendre, c'est d'essayer. Ce pas très compliqué. Suffit de retenir sa respiration. Puis après quelques secondes, on va avoir envie de respirer. Et donc là on va comprendre ce que c'est. C'est une gêne en fait qui est plus ou moins facilement acceptable Intervenant 1 en fonction des gens ça dépend de ce que je viens d'évoquer, c'est-à-dire la Intervenant 1 combativité, Intervenant 1 la résistance Intervenant 1 mentale, Intervenant 1 et caetera. Mais ça dépend aussi évidemment de du niveau d'entraînement en apnée, Intervenant 1 de si on est stressé ou pas, ça dépend de Intervenant 1 de si on a bu trop de café, ça dépend si on vient de manger par exemple, ça dépend de plein de choses. Intervenant 1 Mais Intervenant 1 une chose est sûre, c'est que le meilleur moyen de la dépasser, c'est de rester dans ce relâchement. Intervenant 1 Et c'est vrai qu'en tout cas, moi, j'avais l'habitude de me préparer beaucoup avant, en faisant aussi beaucoup d'exercices de respiration qui vont échauffer mon corps à l'apnée. C'est ce que je suis en train de dire que vraiment, il y a cette phase d'une heure pendant laquelle ces exercices de respiration et d'apnée vont vont échauffer mon apnée, vont acclimater mon corps au c o 2. En fait, c'est ça la clé. Et en tout cas pour moi. Ou c'est le manque de c o 2, c'est le c o 2. Non, c'est acclimater son corps à l'excès de c o 2. Ah oui parce que tu reuses ça, quand le c o 2 augmente, l'eau 2 disparaît, le c o 2 augmente. Ce qui me donne envie de respirer, c'est le c o 2 qui augmente en fait. Et donc le une des techniques, une des approches de l'apnée quand on fait des performances à haut niveau, c'est d'acclimater son corps à l'excès de c 2 pour augmenter sa zone de confort. Alors tous les athlètes ne font pas ça encore une fois moi c'est une technique qui me convient et c'est vrai que du coup pendant une heure je dois faire ces exercices de respiration qui vont d'une Intervenant 1 part effectivement échauffer mon corps au c o 2 mais aussi me mettre dans un état Intervenant 1 quasi second quoi assez hypnotique Intervenant 1 dont j'entends plus grand chose de ce qui se passe autour je vois plus grand chose et Intervenant 1 j'essaie de maintenir cet état Intervenant 1 le plus longtemps possible et même pendant la perf ensuite plus longtemps possible Intervenant 2 pour rester dans cet état un peu second quoi. Et pendant les performances, tu as tenu combien de temps Ce qu'on parle de longueur, j'ai compris. Mais c'est quoi la durée Parce que nous, nos vies, c'est ce qui nous parle aussi. C'est-à-dire que c'est quoi 4 ou 5 minutes T'arrives à tenir 4 ou 5 minutes En apnée statique, moi j'ai j'avais fait 7 minutes 32, donc en compétition qui est mon Intervenant 1 record perso, mais qui n'est pas du tout un record de France ou un record du monde. Intervenant 1 J'ai Intervenant 1 jamais sérieusement fait d'apnée statique, donc c'est pas du tout mon truc. Mais c'est énorme. Moi je tiens une minute, je pense. Oui, oui, c'est très bien. C'est un beau temps. Mais si je m'entraînais vraiment, Intervenant 1 mon niveau en statique, s'il devait être en corrélation avec mon niveau en apnée dynamique, je devrais être autour des 8, 39. D'accord, incroyable. Voilà, j'ai jamais travaillé ça sérieusement. Et Intervenant 2 parfois, tu as eu peur parce que quand même, j'imagine qu'avec ce que tu décris comme une gêne, mais quand tu es dans les profondeurs ou que tu es vraiment Intervenant 2 soit profondeur, mais soit en train de réaliser ton ton record, comme j'ai pu le voir sous la glace, on va en parler après. C'est hyper impressionnant. Intervenant 2 Ce que parfois tu peux ressentir une peur de te dire je vais, je n'aurais pas le temps de remonter, je vois, il y un truc. Intervenant 1 Écoute, Intervenant 1 pas vraiment. Intervenant 1 Tu sais, quand on fait de l'apnée, en fait, l'entraînement est tellement Intervenant 1 progressif, Intervenant 1 réfléchi, Intervenant 1 raisonné Intervenant 1 que Intervenant 1 finalement et sur la durée surtout sur le temps long que finalement quand on fait quelque chose, on sait que c'est quelque chose qu'on maîtrise parfaitement. Intervenant 1 Donc quand mon camarade Guillaume Néri par exemple descend à 126 mètres qui est son dernier record, si je ne pas de bêtises, Intervenant 1 il sait qu'il peut le faire. C'est-à-dire qu'il l'a répété 4 5 6 fois. En fait tu as repoussé tes propres limites, Intervenant 1 mais tu es en contrôle en fait. Oui, oui, c'est toujours quelque chose qu'on sait qu'on peut faire. Alors, il y aussi une différence entre entraînement et compétition. C'est toujours différent. Il y le stress de la compétition qui aussi va Intervenant 1 va pimenter un petit peu tout ça et ajouter de la difficulté. Mais mais généralement, les athlètes, en tout cas en profondeur, Intervenant 1 partent sur des performances qu'ils se savent capables d'accomplir Intervenant 1 à l'entraînement sans trop de problèmes. C'est ça. En apnée dynamique, c'est différent en distance parce qu'on n'a pas cette dimension prise de risque liée à la colonne d'eau qu'on va avoir au dessus de la tête. Du coup, à l'entraînement, généralement, on ne teste pas les perfs qu'on va faire en compétition parce qu'on se préserve mentalement, Intervenant 1 justement. Donc c'est plutôt l'inverse. Intervenant 1 Donc c'est vraiment 2 choses très différentes. Intervenant 1 Après moi j'ai déjà eu peur, j'ai jamais eu peur en profondeur ou en piscine. Intervenant 1 Par contre là où j'ai eu peur c'était quand j'ai fait mes records sous la glace. Alors pourquoi raconte-nous. Intervenant 1 Parce que j'allais dans l'inconnu complet Intervenant 1 et en fait c'était très expérimental ce que je faisais au niveau même médical et physiologique. Donc Intervenant 1 ce qui me faisait très peur moi c'était les le l'association des réactions physiologiques extrêmes Intervenant 1 de l'apnée très longue Intervenant 1 et des réactions physiologiques extrêmes de de l'immersion en eau glaciale. Intervenant 1 Donc à moins de Intervenant 2 degrés. Intervenant 1 De 5. En l'occurrence, elle était à 0 5, 1 degré. Mais on considère l'eau comme glaciale quand elle est à 5 degrés ou moins. Et Intervenant 1 donc le corps réagit très fort quand on est dans une eau glaciale. Grosse Intervenant 1 vasoconstriction, Intervenant 1 énorme reflux sanguin des bras et des jambes vers les organes nobles, cœur, cerveau, poumons, ralentissement du rythme cardiaque, Intervenant 1 donc une grosse bradycardie. Alors quand on se met dans l'eau froide, il y une petite tachycardie. Au début, le cœur s'emballe. Intervenant 1 Et puis finalement, quand la vasoconstriction se met en place, ensuite le cœur va ralentir. Il Intervenant 1 y a une hypothermie, évidemment, qui se met en place aussi progressivement. Intervenant 1 Donc le corps réagit très fort et l'apnée aussi le corps réagit assez fort finalement. Et donc en fait ça me faisait assez peur quoi surtout d'un point de vue cardiologique. Est-ce que tu n'as pas très bien réagi à un moment tu t'es mis à trembler non Alors Intervenant 1 m'est déjà arrivé de trembler après avoir m'être mis dans l'eau glaciale mais ça c'est tout à fait normal. Intervenant 1 Après c'est vrai que ça m'est déjà arrivé en sortant de plongée d'entraînement dans des lacs très froids, Intervenant 1 de me sentir assez groggy après avec des chutes de tension, avec Intervenant 1 des arythmies cardiaques. Intervenant 1 Et donc c'est vrai que ça me faisait assez flipper. Intervenant 1 C'est dingue. Après c'est normal, j'ai compris après qu'en fait c'est normal que le corps régisse comme ça parce qu'on lui fait subir un stress Intervenant 1 physiologique tellement intense que quand on sort de l'eau froide déjà, on était tellement vasoconstriction Intervenant 1 qu'il y une vasodilatation qui se fait. Donc il a des petites chutes de tension. Ça, c'est assez normal Intervenant 2 qui peuvent être accompagnés d'arythmies aussi. Donc c'est. Attends, l'idée, c'est quoi C'est de du coup passer Intervenant 2 le moins de temps possible sous cette eau glacée en apnée ou de Intervenant 1 t'acclimater et de rester longtemps. Alors au début, je croyais que c'était plus intéressant de me mettre dans l'eau froide Intervenant 1 bien en amont pour m'acclimater à cette eau glaciale et de partir. Et en fait, j'ai compris que non. C'était congelé. C'était plus intéressant finalement Intervenant 1 de rester moins longtemps dans cette eau glaciale Intervenant 1 pour partir. Tu m'étonnes ouais. Voilà pour moins subir Intervenant 1 ce froid et. Mais qui doit même sur les sur les muscles ça doit. Ça peut jouer aussi un petit peu sur la contraction musculaire effectivement. Intervenant 1 Après on ne tremble jamais dans l'eau, ça c'est il faut le savoir. Ah ok. Ou rarement. Ok. On tremble toujours en sortant de l'eau. Ok. On tremble jamais dans l'eau. Après finalement tu vois sur ce record sous la glace, je reste en tout 4 minutes peut-être dans l'eau, pas plus entre le moment où je m'immerge, le compte à rebours du juge, ma perf, la validation de la perf et le moment où je sors, il y a 4 5 minutes max dans l'eau, ce qui finalement est assez court dans une eau à un degré par rapport à ce que je me suis imposé à l'entraînement Intervenant 1 pour m'acclimater à l'eau glaciale où je faisais des sessions de 10, 15, 20 minutes en nageant dans des eaux entre Intervenant 1 2 et 10 ou 12 degrés. C'était Intervenant 1 quoi ton reward après C'est un bon vin chaud, une raclette. Pardon, c'est un peu trivial, mais c'est tellement. Le corps, le corps s'adapte. Alors c'est vrai qu'on a besoin de calories beaucoup Ce genre de choses, le corps a besoin de parce qu'en fait, on dépense tellement de calories quand on est dans l'eau froide. Évidemment. Que le corps Intervenant 1 interprète ça comme un Si Intervenant 1 si, bien sûr, le corps interprète ça. Le cerveau surtout interprète ça comme un stress énorme Intervenant 1 et du coup on a besoin de compenser cette perte calorique. Intervenant 1 Donc on a besoin de manger souvent en surcompense. Intervenant 1 C'est ce qui fait qu'on prend du poids quand on se met dans de l'eau froide régulièrement et que le corps finit par s'adapter Intervenant 1 à cet entraînement. Donc moi j'ai pris jusqu'à Intervenant 1 15 kilos de gras pendant ma prépa. C'est un truc qu'on peut voir dans mon film d'ailleurs dans Sunny Boy, je suis assez Intervenant 1 assez gras finalement, mais c'est très important Intervenant 1 pour Intervenant 1 supporter Intervenant 1 l'acclimatation Intervenant 1 au froid sur du long terme. C'est intéressant le corps, il est magique. Oui, alors sur un one shot Intervenant 1 pour rester dans l'eau quelques minutes, n'y a pas besoin. Mais si vraiment on reste dans l'eau longtemps, Intervenant 1 je ne parle pas de 2, 3 minutes, je parle vraiment de 10, 15, 20 minutes sur des sessions de nage assez longues dans de l'eau très froide sur des longues périodes. Intervenant 2 Pendant plusieurs mois, le corps va, doit s'adapter, c'est important. Sinon, on peut s'épuiser, on peut tomber malade. Bien sûr. Est ce que tout le monde peut faire ce que tu fais ou est ce qu'il faut des prédispositions physiques Intervenant 2 Ou est ce que l'entraînement peut suffire Intervenant 2 Pour l'eau froide ou pour l'apnée L'apnée et l'eau froide. Est ce que ce type, si tu veux de de Intervenant 1 prouesses sont possibles L'apnée, tout le monde peut en faire. D'accord. Il n'y pas de. Intervenant 1 Il y juste 2 ou 3 trucs à vérifier qu'un médecin, mais franchement, Intervenant 1 enfin quasiment tout le monde peut faire de l'apnée. Intervenant 1 En tout cas, niveau loisir, Intervenant 1 il n'y a aucun problème là dessus. Il y a des clubs partout, tout le monde peut en faire. D'ailleurs, tout le monde en fait. Intervenant 1 Des gens qui n'ont jamais mis la tête sous l'eau, savent à peine nager ou qui n'ont jamais plongé. Enfin vraiment on a de tout. C'est devenu vraiment une discipline bien-être. Intervenant 1 Pour l'apnée à haut niveau, par contre oui là il va falloir vraiment sérieusement s'entraîner et puis il y a effectivement quelques petites capacités à avoir mais qui peuvent se travailler. Intervenant 1 Résistance mentale, force mentale, Intervenant 1 métabolique aussi avec une capacité Intervenant 1 à consommer peu d'oxygène à l'effort, Intervenant 1 une capacité finalement à faire fonctionner son corps aussi avec peu d'oxygène, avec des des dans une hypoxie assez prononcée. Intervenant 1 Et puis tu disais il jamais le faire seul. Enfin faut l'apnée. Que ce soit l'apnée ou l'eau glacée. Les 2 fois. Faut jamais le faire seul. C'est ça. Intervenant 1 L'apnée, c'est évident. La règle numéro un, c'est de ne jamais plonger seul, même en vacances dans sa piscine, dans son jardin Intervenant 1 et se faire surveiller par quelqu'un qui est capable de vous sortir de l'eau. C'est vraiment la Intervenant 1 règle numéro un même en fait, c'est vous faire surveiller par quelqu'un qui est formé pour encadrer l'apnée. Oui. C'est disons le clairement et Intervenant 1 l'apnée en eau glacée, enfin la nage en eau glacée pardon, ça oui pareil. En fait, on peut se Intervenant 1 se passer plein de choses. On peut faire un malaise déjà. On Intervenant 1 peut tétaniser, on peut avoir une crampe. Intervenant 1 Il faut, c'est pas mal de suite, peut y un arrêt cardiaque. Donc Intervenant 2 il vaut mieux se faire surveiller. Tu parles beaucoup du mental. Qu'est ce que tu as appris sur toi en étant champion du monde d'apnée Intervenant 2 Qu'est ce que tu as Est ce que tu tu t'es un peu découvert avec cette discipline Intervenant 1 Ce n'est pas tant la résistance mentale qui m'a surpris ou ma faculté d'adaptation. Intervenant 1 Ça, je savais que je l'avais. Intervenant 1 Finalement ce que ça m'a appris sur moi, c'est que l'apnée, Intervenant 1 je m'y suis mis à un moment où j'en avais besoin Intervenant 1 parce que j'avais besoin d'une direction, j'avais besoin de Intervenant 1 de quelque chose qui me cadre, qui me dans lequel je me réalise Intervenant 1 et que finalement l'apnée Intervenant 1 m'a apporté Intervenant 1 de la confiance Intervenant 1 qui m'a permis de développer Intervenant 1 l'entrepreneur que je suis devenu aujourd'hui quoi. C'est ça en fait ce que ça m'a appris et ça m'a appris que j'avais besoin de de cette discipline à l'époque parce que j'étais paumé, que j'étais déprimé, que Intervenant 1 j'avais 25 ans, que je ne savais pas quoi faire, que c'était le quotidien était terrible pour moi Intervenant 1 Et après coup, je me voilà, c'est ça que j'ai compris. C'est que l'apnée est arrivée comme une thérapie quoi finalement. Oui, bien sûr. Qui a considérablement amélioré ma santé mentale Intervenant 1 et et qui m'a donné les clés et les outils Intervenant 2 pour devenir l'entrepreneur que je suis aujourd'hui. En fait, voilà, c'est ça. Mais ça veut dire quoi Que tu es ultra résistant au stress quoi Intervenant 1 Que tu te laisses pas du tout Ça dépend les stress. Parce que si c'est des trucs dont j'ai l'habitude, oui. Si c'est des trucs dont j'ai pas l'habitude, ça peut être compliqué. Ouais, tu vois, après, il a fallu que j'apprenne à gérer mon stress. Intervenant 1 Une fois que j'étais apnée de haut niveau, je veux dire, a fallu que je réapprenne à gérer mon stress pour monter sur scène, Intervenant 1 pour faire des conférences, pour répondre à des interviews comme ce qu'on fait là, Intervenant 1 pour Intervenant 1 aller arriver sur un plateau télé ou sur un plateau de radio ou pour vendre des projets à des sponsors ou pour finalement, Intervenant 1 il a fallu que j'apprenne à gérer mon stress dans plein de situations et Intervenant 1 je m'adapte encore aujourd'hui tous les jours à des situations nouvelles. Et finalement, ça devient même indispensable. Ça devient vital après de de faire stress. Est-ce que tu arrives à leurrer ton corps, tu vois, à te à dire je ne suis pas stressé et à le, Intervenant 1 tu vois, à te à te redescendre en pression Ah bah ça dépend les stress encore une fois. C'est et puis il faut vraiment faire le distinguo entre stress Intervenant 1 qui Intervenant 1 qui pour moi a une connotation assez superficielle, c'est-à-dire que ça va être le trac par exemple le stress le trac le stress avant un entretien, le stress avant de monter sur scène, Intervenant 1 le stress Intervenant 1 ça c'est du ça c'est du stress. Il y a une différence entre ça et l'anxiété. Intervenant 1 Vois si Intervenant 1 le stress peut effectivement être assez facile à gérer, Intervenant 1 l'anxiété, Intervenant 1 c'est plutôt un travail de fond qui Intervenant 1 se fait sur la durée. Intervenant 1 Après, il peut y avoir des crises d'anxiété qui peuvent être gérables, notamment avec de la respiration par exemple, Intervenant 1 qui ne va pas tout régler, mais qui peut être un Intervenant 1 béquille énorme. Par contre, l'anxiété, l'anxiété généralisée, je dirais donc Intervenant 1 ou même la dépression sont des choses qui vont selon moi être plutôt à gérer sur du long terme, sur un travail de fond, Intervenant 1 alors que le stress du quotidien, Intervenant 1 ça oui, j'ai peur de monter sur scène clac clac. Ça, j'arrive à aujourd'hui c'est quelque chose que j'arrive beaucoup plus facilement à gérer. Il faut commencer petitement et humblement, Intervenant 1 c'est-à-dire que sortir de sa zone de confort et le stress qui y est associé, Intervenant 1 enfin accepter le risque, Intervenant 1 le stress lié au risque dans toutes ces petites entreprises du quotidien qui peuvent être d'ailleurs plus ou moins ambitieuses. Intervenant 1 Mais l'idée, c'est de commencer toujours avec du Intervenant 1 du pas très ambitieux, c'est dire essayer de rester humble et de commencer petite. Donc ça va être vraiment Intervenant 1 un 1er footing, ça va être Intervenant 1 parler à un proche d'un sujet qui nous tracasse un peu, ça va être vraiment sortir de sa zone de confort à niveau raisonnable. Et se féliciter. Et et et se féliciter surtout réussir à apprécier, c'est-à-dire à quantifier, Intervenant 1 à qualifier et à mesurer Intervenant 1 le retour sur investissement que ça produit. Intervenant 1 C'est-à-dire Intervenant 1 on est content de soi, on a réussi, on a avancé, Intervenant 1 on est Intervenant 1 on a acquis quelque chose ou on a compris quelque chose. Intervenant 1 Et finalement, quand on mesure ce retour sur investissement en cas de réussite, bien sûr, pas en cas d'échec, Intervenant 1 on se dit tiens, c'était quand même vachement intéressant. Je vais peut essayer une 2e fois pour voir par curiosité. Intervenant 1 Finalement, on se dit ah ouais, j'ai l'impression que ça marche quand Donc Intervenant 1 on va essayer une 3e fois et finalement de petites de Intervenant 1 d'essais en essais, ça devient de moins en moins dur de sortir de sa zone de confort. En fait, est-ce que tu penses si ça devient nécessaire en fait à la fin. Ce que tu conseilles, c'est des performances sportives mais ça s'applique aisément en fait à la vie de tous les jours ça qui est intéressant dans ce que tu fais aujourd'hui d'ailleurs. Bien sûr oui oui bien sûr moi c'est ce que je raconte de toute façon Intervenant 1 dans mes conférences c'est Intervenant 1 en fait réussir Intervenant 1 à faire un transfert entre ce que moi j'ai vécu en tant qu'athlète Intervenant 1 à haut niveau Intervenant 1 dans ma préparation et de transférer ça dans le quotidien de tous les gens qui m'écoutent quoi donc c'est-à-dire Intervenant 1 dans le quotidien d'un cas, dans le cas d'un Intervenant 1 salarié, Intervenant 1 dans le quotidien d'un dirigeant, le quotidien d'un indépendant, Intervenant 1 voilà. C'est ou même au niveau privé aussi pour Intervenant 1 tout un chacun dans son dans sa vie personnelle, dans son couple, dans ses vie de famille. Intervenant 1 Voilà donc l'idée, c'est d'essayer de donner des clés, Intervenant 1 des outils Intervenant 1 simples et puissants Intervenant 1 finalement pour réussir à Intervenant 1 devenir acteur de de de sa propre existence, c'est-à-dire finalement à devenir Intervenant 2 cet entreprenant passionné. Qu'est-ce que tu as appris en tant qu'athlète Intervenant 2 que tu Intervenant 2 transmets Intervenant 1 La notion de dépassement de soi, par exemple, Intervenant 1 je prends ça comme exemple. Mais c'est vrai que le dépassement de soi, je pense qu'il vaut mieux essayer de ne trop dépasser ses limites. Intervenant 1 Il vaut mieux essayer, pourquoi pas, de bouger le curseur, c'est-à-dire de Intervenant 1 décaler la limite, mais toujours de rester à l'intérieur de la limite. Parce que sinon, si on dépasse la limite, Intervenant 1 on va à la blessure, on va au burn out, on va à la crise. Intervenant 1 Donc c'est se dépasser, mais pas trop. Non, c'est optimiser son potentiel et repousser ses limites. Il faut optimiser son potentiel et repousser ses limites. Ça, c'est très intéressant sans jamais les dépasser. Ça, c'est un truc que m'a appris l'apnée quoi. Si on dépasse ses limites en apnée, on syncope, on perd connaissance et si on n'est pas surveillé, on se noie et si on est surveillé, on se fait sortir de l'eau et la perf n'est pas validée. Donc ça c'est très important de ne pas dépasser ses limites. Je pense que c'est une très bonne leçon à retenir dans tout. Après ce que sinon ce que j'essaye Intervenant 1 de transmettre aux gens, Intervenant 1 c'est encore une fois accepter voilà accepter le Intervenant 1 risque inhérent à chaque entreprise passionnée Intervenant 1 et Intervenant 1 apprendre à accepter ce risque Intervenant 1 en commençant, en s'entraînant, c'est un entraînement et en le faisant petit à petit, progressivement, de manière raisonnée, Intervenant 1 sans sans être trop ambitieux dès le début, parce qu'il va se brûler les ailes. Et évidemment, Intervenant 1 évidemment, Intervenant 1 accepter l'échec qui de toute façon, évidemment, fait partie de tout ça. Et c'est très important de connaître l'échec pour Intervenant 1 pour l'analyser, Intervenant 1 pour corriger son sa trajectoire, Intervenant 1 pour se renforcer par rapport à l'échec aussi, savoir y faire face. Voilà, tout ça est très important. En fait, c'est l'allégorie de la vie quoi, de ton ton Intervenant 2 ton sport. Je trouve que l'apnée, Intervenant 2 en fait, tu veux tout, tout transposer. Intervenant 2 Enfin, c'est c'est Intervenant 2 c'est intéressant. En Intervenant 1 fait, l'apnée, c'est du développement personnel, Intervenant 1 c'est du oui, c'est ça. C'est en tout cas, pour moi, ça l'a été. Voilà, pour moi, ça l'a été dans mon parcours. Et Intervenant 1 c'est quelque chose que j'essaie d'appliquer aujourd'hui. Intervenant 2 Donc aujourd'hui, tu tu transmets Intervenant 2 ce que tu as appris, tu fais des conférences, tu interviens en entreprise. Intervenant 2 C'est vrai que tu es devenue aussi du coup spécialiste du mental, en fait, Intervenant 2 corps, de l'esprit, de comment Intervenant 2 utiliser en tout cas cet esprit aussi Intervenant 1 à bon escient. Ça fait partie de trucs que j'aime bien évoquer. Et Intervenant 2 tu fais des documentaires Intervenant 2 Oui. Est ce que tu peux nous en parler Donc, il y a une série documentaire L'Odyssée salée. Oui, Norvège, Thaïlande, Intervenant 2 Australie et d'autres lieux où là, vas observer ou dénoncer Intervenant 2 le bouleversement climatique Intervenant 2 sur la biodiversité. Intervenant 2 Qu'est-ce qui t'a intéressé Parce que toi, tu as évidemment fait de l'apnée en piscine, évidemment, mais aussi dans d'autres lieux. Tu évoquais Intervenant 1 l'eau glacée. Qu'est-ce qui t'a donné envie ensuite d'aller voir ce qui se passait en dessous sous l'eau C'est que justement, je ne savais pas trop ce qui se passait. Et en tant que parisien, je n'ai pas cette expérience, Intervenant 1 cette chance d'avoir Intervenant 1 vu plein de coins en apnée dans le monde entier comme Intervenant 1 comme plus loin d'autres apnéistes qui ont cette chance là d'avoir vu plein de choses. Je pense à mon camarade Guillaume évidemment qui a fait des films magnifiques Intervenant 1 autour du monde, qui a vu plein de choses et Intervenant 1 et c'est vrai que Intervenant 1 j'ai réalisé à un moment donné que je n'avais pas moi cette connaissance et que je n'avais pas pu Intervenant 1 faire ce tour du monde des océans et donc je me suis dit tiens je vais le faire en apnée ce tour du monde des océans et pourquoi pas le documenter et en faire finalement une série documentaire et donc c'est comme ça que le projet de l'odyssée salée est né que j'ai réfléchi ce projet déjà dès 2016, Intervenant 1 2017 et donc on a produit cette 1re saison Intervenant 1 avec Kevin Sampé, mon producteur réalisateur. Intervenant 1 On est parti Intervenant 1 en Norvège Intervenant 1 plongé avec les orques, Intervenant 1 donc au contact des orques dans les fjords norvégiens. Intervenant 1 On est parti sur la grande barrière de corail australienne pour comprendre le cycle de l'eau Intervenant 1 entre cloud forest Intervenant 1 australienne dans le nord-est de l'Australie et le récif côté extérieur, donc la grande barrière de corail. Et on est aussi parti dans le golfe de Thaïlande à la à la Intervenant 1 la recherche du requin léopard qui était la quête de cet épisode. On Intervenant 1 l'a trouvé. Ce qui n'était pas facile, mais on l'a trouvé. Intervenant 1 Et c'est vrai que l'idée, c'était de Intervenant 1 en fait le pige de cette série, c'est un champion du monde d'apnée Intervenant 1 par à la découverte des océans avec Intervenant 1 donc en apnée bien sûr avec ses capacités Intervenant 1 d'apnéiste Intervenant 1 de haut niveau, Intervenant 1 mais avec l'oeil de la candide de la découverte quand même du parisien, du parigot. Intervenant 1 Et Intervenant 1 donc c'est pour ça que finalement le le Intervenant 1 le Intervenant 1 l'oeil que je que je pose sur cette sur ces découvertes est finalement assez authentique parce que déjà en plus c'est vrai que je connais pas grand chose. Du coup je connais de plus en plus de choses pour le coup là maintenant mais quand j'ai commencé je connaissais rien et Intervenant 1 et surtout moi mon idée c'est de comprendre. Intervenant 1 C'est-à-dire effectivement le bouleversement climatique fait partie des choses que je découvre, Intervenant 1 la raréfaction des espèces, la surpêche, Intervenant 1 l'impact Intervenant 1 de l'homme sur les écosystèmes. Intervenant 1 Tout ça, c'est quelque chose que je découvre. Mais ce qui me tient à cœur de découvrir aussi, c'est l'autre côté. Essayer de comprendre pourquoi les gens font ce qu'ils font. Pourquoi des pêcheurs vont pêcher Pourquoi des pêcheurs de baleines vont pêcher des baleines Pourquoi des Intervenant 1 gens vont exploiter telle ou telle ressource Intervenant 1 Essayer de comprendre finalement les 2 parties, Intervenant 1 les bons et les Intervenant 2 méchants. Et quand tu tournes, tu es en apnée Intervenant 1 Alors toutes les phases de découverte se font en apnée. Intervenant 2 Mais du coup, n'est pas toi qui tourne. Intervenant 2 C'est pas moi qui tourne. Moi, je suis à l'image. Et donc les personnes qui tournent, est-ce qu'elle allait donc en apnée aussi Est-ce que tu as trouvé un acolyte qui était aussi doué que toi ou pas Comment ça dépend, ça dépend. Alors j'ai un Intervenant 1 mon coréalisateur, Intervenant 1 Jimmy Golas est un apnéiste de haut niveau aussi qui a été formé chez Pierre Frolat donc à Monaco. Intervenant 1 Donc lui il a de très bonnes capacités apnées donc quand on a des plans apnée à faire en profondeur et qui doit impérativement que le caméraman doit impérativement être en apnée généralement c'est lui qui Intervenant 1 Sinon, mon réalisateur, Kevin Sampé, est aussi l'opérateur sous marin, lui, il est généralement en bouteille et Intervenant 1 en fait, 90 pour 100 des plans Intervenant 1 sont shootées en bouteille. Intervenant 2 Et tu dis quand il faut impérativement, pourquoi il y des moments où il faut impérativement être en apnée Intervenant 1 pour voir certaines choses ou. Intervenant 1 Oui, ça peut être nécessaire d'être en apnée pour Intervenant 1 essayer de rester silencieux et le moins invasif possible par rapport à certaines espèces. Intervenant 1 Ou alors quand on va dans des lieux, des grottes par exemple, ou qu'on va dans des endroits où c'est assez Intervenant 1 assez Intervenant 1 et Intervenant 1 où on ne peut pas se balader avec tout le matériel, ça ça peut être aussi nécessaire dans ce cas-là. Intervenant 1 Ou alors aussi parfois quand on est dans très peu d'eau, quand on est dans 2 3 mètres d'eau et qu'il y a juste quelques plans à faire à faible profondeur, Intervenant 1 à moment là. Oui, ça n'a pas de sens que d'avoir une bouteille quoi, c'est ça Équipement léger, généralement ils viennent en apnée. Donc ça dépend de ça dépend de la situation. Mais je dis on pourrait 84 20 10 pour 100 des plans sont quand même shooté en Intervenant 1 bouteille. Moi l'idée, c'était de remettre un peu l'essence de cette discipline au centre de ma pratique. C'était ça qui me plaisait beaucoup Intervenant 1 et c'est comme c'est pour ça que je suis parti d'ailleurs en apnée. Et finalement, oui, c'est vrai que j'ai découvert beaucoup de choses. Intervenant 1 J'ai Intervenant 1 j'ai découvert Intervenant 1 notamment, Intervenant 1 par exemple, qu'il était possible de plonger avec des orques, ce que je ne savais pas Intervenant 1 sans se faire dévorer. Intervenant 1 Oui, sans se faire dévorer. Petite nuance. Non, non, mais je plaisante. Je savais déjà avant que c'était possible, mais pour le coup, je l'ai vraiment expérimenté. Intervenant 1 J'ai j'ai découvert donc la plongée en apnée avec des orques, la plongée en apnée avec des baleines, baleines à bosse en l'occurrence qu'on avait dans les fjords norvégiens. Est-ce qu'il y a quelque chose que tu as pu voir que parce que tu savais faire de l'apnée Pas particulièrement parce qu'en fait, Intervenant 1 on voit la majorité des choses de l'eau depuis la surface déjà. Quand on est dans l'eau, tu sais en fait descendre Intervenant 1 en apnée, Intervenant 1 c'est intéressant Intervenant 1 pour aller voir les choses de plus près. Intervenant 1 Mais finalement, on est en snorkeling à la surface, Intervenant 1 en fait, on voit 80 pour 100 des trucs quoi. Ah oui, c'est vrai. Donc, donc Intervenant 1 c'est intéressant après de plonger en apnée parce qu'on voit les choses de plus près ou même de descendre avec une bouteille parce qu'on va rester au fond et c'est extraordinaire de rester dans cet endroit là. Mais c'est vrai que depuis la surface déjà, on voit quand même beaucoup de choses. Donc en fait, je ne crois pas avoir découvert des choses en apnée que j'aurais pas pu découvrir de la surface. En revanche, Intervenant 1 ce qui est intéressant avec l'apnée c'est qu'on est silencieux, Intervenant 1 on est non invasif, on est silencieux donc finalement les espèces Intervenant 1 ont moins peur de nous, Intervenant 1 on ne met pas de bulles, on est on est rapide, on est mobile, Intervenant 1 on est gracieux donc c'est beau à l'image aussi ça c'est intéressant et Intervenant 1 finalement Intervenant 1 c'est une manière Intervenant 1 assez respectueuse la moins invasive possible de découvrir un environnement selon moi. Et en plus de ça même symboliquement Intervenant 1 on retient sa respiration et donc on on se soumet à l'élément, c'est-à-dire qu'on ne va pas singer notre condition d'humain Intervenant 1 en respirant sous l'eau. On va s'adapter en retenant sa respiration et se soumettre à l'élément, c'est-à-dire qu'on on arrive déjà avec eux dans une dynamique, Intervenant 1 dans un, il y a cette cette démarche d'humilité quand même Intervenant 1 quand on arrive et qu'on est en apnée. Donc ça, ça m'intéressait beaucoup. Intervenant 1 Après, c'est sûr que Intervenant 1 oui, quand on est en apnée, on, moi j'ai l'impression en tout cas de voir beaucoup de choses Intervenant 1 et d'être silencieux, ce qui est très très intéressant. Intervenant 2 Avec tout ce que tu as filmé, découvert et puis grâce à tes compétences d'apniste, Intervenant 2 qu'est-ce que tu n'oublieras jamais en tout cas là dans ce que tu as filmé, dans ce que tu as vu récemment Intervenant 2 cette série documentaire Intervenant 1 Franchement, la rencontre avec les orques, Intervenant 1 ça, je crois que je n'oublierai jamais, Intervenant 1 notamment les jeunes, les bébés qui viennent me voir très curieux, qui veulent jouer, et caetera. Ça, c'était extraordinaire. L'eau était à 2 degrés. Intervenant 1 Ça, c'est quand même un endroit particulier. Intervenant 1 Ce que je retiens, c'est que sur la grande barrière de corail, je n'ai pas vu de grands requins. Ça, c'est en Australie ce que j'ai trouvé dommage. Intervenant 1 Je m'attendais à voir beaucoup de grands requins, Intervenant 1 des mammifères marins aussi. Et finalement, Intervenant 1 il y en a plus. Ils sont descendus plus au sud à cause de la température de l'eau. A priori, d'ailleurs, c'est à que l'eau est devenue trop chaude. Donc les grands requins, notamment les grands requins blancs Intervenant 1 qui sont assez présents en Australie, sont descendus plus au sud vers Sydney, mais plongés de nuit sur la grande barrière de corail en Australie. C'est fou, incroyable. Ça, Intervenant 1 c'était quelque chose avec des carences pélagiques Intervenant 1 de 90 Intervenant 1 100 kilos. C'est des des des poissons énormes Intervenant 1 qui passaient à 50 kilomètres heure devant moi, devant ma lampe pour chasser les poissons dans le récif. Intervenant 1 Ça, c'était quelque chose. Ah c'est magique. Des petits requins de récifs qui chassent. Bon voilà, c'était très la nuit sur le récif, c'est très impressionnant. Là, on était en bouteille pour le coup. En Thaïlande, ce qui m'a marqué, c'est la pollution. Intervenant 1 Vraiment là, j'ai été scotché par la pollution. Intervenant 1 C'est terrible en Thaïlande, le surtourisme est en train de détruire complètement Intervenant 1 le sud de la Thaïlande Intervenant 1 et je ne sais pas où ça va aller, mais à un moment donné, ce sera plus exploitable et tout va s'écrouler. Enfin, c'est terrible. Intervenant 1 Un autre truc qui m'a marqué, le requin léopard magnifique. Intervenant 1 Ça, on l'a trouvé finalement au large dans le golfe de Thaïlande. C'était très très beau. Un truc qui m'a marqué quand même sur lequel je reviens, mais qui ne m'a pas trop plu pour le coup, c'est une plongée en pleine mangrove en Australie. Alors ça, ça m'a, ça m'a vraiment fait flipper. Donc la mangrove, c'est une, c'est une zone, la mangrove, c'est une zone végétale en fait Intervenant 1 Qui est dense. Qui fait tampon entre la terre et la mer. On a des arbres, Intervenant 1 des arbres spécifiques Intervenant 1 de ces qui qui qui n'existent qu'en mangrove et Intervenant 1 qui qui sont spécifiques à la mangrove et qui poussent dans ces zones là. Donc c'est très racinaire. Intervenant 1 Il y a beaucoup de vie. Et qu'est ce qui t'a fait flipper Il y a beaucoup de vie en fait. Ah oui, donc les petites bêtes. Voilà. Alors pas que c'est bien le Intervenant 1 côté. Il y beaucoup de vie. Oui, oui, en fait, c'est une Intervenant 1 autre très très chargée. Donc on voit rien. Je Intervenant 1 n'ai pas ma main Intervenant 1 en tendant ma main et et on est dans une zone donc au large de la côte australienne, Intervenant 1 sur une île au large de la côte australienne. Intervenant 1 Et et il y avait beaucoup de choses dans l'eau. Je le savais parce qu'on était sur le bateau avant de, avant que j'aille dans l'eau et voyait des ailerons sortir. Je Intervenant 1 voyais des gros poissons sauter, Intervenant 1 ce qui veut dire qu'ils étaient chassés par d'autres poissons encore plus gros. Bien sûr. Je voyais plein de choses bouger à la surface Intervenant 1 et je sais qu'il y beaucoup de chasse. Il y beaucoup de vie dans les mangroves et donc j'étais pas très rassuré. Intervenant 1 Le staff, Intervenant 1 l'équipe avait besoin de faire des plans de moi au drone nageant près de la mangrove Intervenant 1 qui me poussait à y aller puis me chambrait parce que j'avais peur et caetera et Intervenant 1 donc j'y suis allé à contre coeur le capitaine du bateau me disant it shoot bi Intervenant 2 It shoot bi ok alors ça devrait aller. Ça devrait aller. Merci pour le conditionnel. Intervenant 1 Kevin Sampé, Jimy Golaz qui se fiche Intervenant 1 se qui rit à belles dents en se en se fichant de moi. Moi je me mets dans l'eau évidemment Intervenant 1 les mains comme ça à nager Intervenant 1 juste le les minutes qu'il faut pour faire les plans au drone et pas plus. Intervenant 1 Je remonte sur le bateau et et le lendemain on rencontre des scientifiques sur l'île qui qui m'apprennent qu'effectivement c'est une une zone de reproduction, pas une zone de reproduction, mais une zone de où les femelles requins tigres viennent mettre bas Intervenant 1 et et où il peut potentiellement y avoir des crocodiles de passage. J'y retournerai pas en mangrove. Non, non, non, comprends. Intervenant 1 Voilà, je Intervenant 1 me suis fait attaquer par un petit requin en Australie. C'est la 1re fois. Intervenant 1 Je me suis fait alors c'était vraiment un juvénile donc grand comme ça donc ça va mais ils étaient attirés par le par le blanc de mon tuba et de mon masque. J'ai un masque blanc et un tuba blanc. Il y avait beaucoup de poissons autour de moi et les petits requins étaient là et ils chassaient. C'était proche du bord. On était à 10 mètres du bord et c'était vraiment des juvéniles, des tout petits comme ça bébé quoi. Et ils sont venus essayer de niaqueter mon tuba 2 ou 3 fois. Intervenant 1 Et donc il a fallu que je sorte de l'eau pour ne me faire arracher la lèvre quoi. On arrive à la fin de cette émission. On termine toujours avec un petit conseil Intervenant 2 au vu de tout ce qu'on s'est dit de ta carrière, Intervenant 2 de tes prouesses, de ces limites que tu arrives à Intervenant 2 dépasser, à repousser. Qu'est ce que tu as envie de conseiller aux gens qui nous regardent et qui nous écoutent Intervenant 1 Commencez petitement. Intervenant 1 Apprenez à sortir de votre zone de confort. Intervenant 1 N'ayez pas peur de le faire. Aujourd'hui, tout nous pousse à rester dans notre zone de confort. C'est insupportable. Intervenant 1 Et moi même j'en suis victime. Je veux dire, je l'admets complètement. Intervenant 1 Mais Intervenant 1 c'est terrible. Tout nous pousse à rester dans notre zone de confort. C'est Intervenant 1 le monde dans lequel on vit Intervenant 1 nous vend en permanence de la sécurité et du confort accessible dans toutes les circonstances, quoi qu'il arrive dans notre vie personnelle, professionnelle, Intervenant 1 les activités, les loisirs, le sport, et caetera. On doit être en permanence dans le confort. Le confort, c'est quelque chose qui nous envahit complètement. Et donc c'est pour ça que c'est très très difficile à un moment donné de dire attendez, je prends les 2 secondes pause, Intervenant 1 je mets sur pause la télécommande et je vais essayer de de me challenger un peu sur un truc où je je sors un peu de ce système là. Déjà il y quelque chose symboliquement qui est je trouve assez fort et en plus de ça, Intervenant 1 c'est un entraînement Intervenant 1 qui permet, Intervenant 1 je crois, Intervenant 1 de de se réaliser justement en tant qu'entrepreneur et de faire face un petit peu à la peur associée au risque. Je crois que c'est important si en tout cas on choisit de d'aller dans cette direction quoi. Merci pour ce joli conseil, c'est vrai que sortir de la zone de confort c'est un joli conseil, il y ce mot que tu cites souvent entreprenant, Intervenant 2 c'est-à-dire entreprendre. Intervenant 2 Ouais. Aller de l'avant, pas forcément être entrepreneur mais entreprendre dans la vie. Exactement. Et ça je trouve que c'est un très très beau conseil, c'est un joli mot de la fin, être entreprenant. Merci Intervenant 2 à toi Arthur Guérin-Boër, Intervenant 2 tu es atnéiste, champion du monde, Intervenant 2 le français le plus titré de ta discipline. Intervenant 2 Donc c'est cool. Encore je crois, il faut le vérifier mais Bon écoute en tout cas, tu sais faire des trucs qu'on ne sait pas faire et c'était extraordinaire. Tu nous as vraiment parlé aussi du mental. Intervenant 2 Et ça, c'était Intervenant 2 hyper hyper intéressant parce que je trouve qu'il y il y a une vraie transposition Intervenant 2 dans la vie de tous les jours. Donc Intervenant 2 merci à toi. Merci Merci pour ta confiance et tous Wonder, c'est tous les mardis. On se retrouve la semaine prochaine.

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