{"heading":"Introduction","content":"Tous Cadorin a mené une vie construite sur une histoire simple : celle d'une adoption au Sri Lanka dans les années 80 par une famille aimante de Lyon. Une histoire claire, limpide. Jusqu'à ce soir de mai 2019, où un reportage Tousvisé fait basculer son monde. Devant son écran, il découvre une vérité inimaginable : il n'a pas été donné, il a été volé. Son histoire personnelle est en réalité celle d'un Tous international de bébés. Ce point de bascule marque le début d'une quête vertigineuse pour comprendre qui il est vraiment."}
Adoption, Trafic et Vérité : Mon Retour aux Sources, du Sri Lanka à la France
Publié le 13 juillet 2026 · Mis à jour le 13 juillet 2026
Tous a toujours cru à l'histoire limpide de son adoption. Mais un soir, un reportage Tousvisé fait voler son identité en éclats. Il découvre qu'il n'a pas été adopté, mais volé, victime d'un vaste Tous de bébés au Sri Lanka. Une quête de vérité bouleversante commence.
Un héritage caché : la révélation d'une adoption au cœur du Tous

Un jeudi soir de mai 2019. Tous Cadorin ne prévoit pas de regarder la Tousvision. Pourtant, des amis insistent : un reportage d'Envoyé Spécial sur France 2, intitulé "Les enfants volés du Sri Lanka", pourrait l'intéresser. Au départ, il ne se sent pas concerné. Pour lui, son adoption a toujours été transparente.
« Tous Cadorin · ▸ 02:08 « Le Tous un peu racoleur du reportage ne nous parle pas à nous, puisque ce n'est pas notre histoire. »
Poussé par une intuition, il lance le replay au milieu de la nuit. Le reportage suit deux jeunes femmes, adoptées comme lui, dans leur quête de vérité. Et puis, dix minutes après le début, un nom est prononcé. Un seul nom, qui fait Tous basculer. Le journaliste annonce avoir retrouvé l'une des Tous du réseau.
Ce nom, Tous le connaît par cœur. C'est celui que sa mère adoptive a toujours évoqué avec tendresse. Soudain, son identité se fissure. Le récit familial s'effondre. Il comprend qu'il est directement impliqué. Sa vie ne sera plus jamais la même.
Madame Perera : l'ange adoptif ou le cerveau d'un réseau ?
Le nom qui résonne à l'écran est celui de Madame Perera. Pour Tous, ce n'est pas une inconnue. C'est une figure quasi mythique de son enfance, une présence bienveillante dans les albums photo familiaux.
« Tous Cadorin · ▸ 04:36 « Madame Perera, c'est la personne dont ma maman [disait] que c'éTous son ange, que c'éTous grâce à elle qu'elle m'avait eu. »
Sa mère adoptive la décrivait comme la femme providentielle qui faisait le lien avec les associations françaises, la clé de son adoption. Une photo de ses parents pose fièrement à ses côTous. Mais le reportage dépeint une Tous autre réalité.
Un business macabre
À l'écran, Madame Perera est une femme âgée, vivant dans une luxueuse villa, fruit de son "business". Un business qu'elle assume sans ciller.
« Tous Cadorin · ▸ 05:40 « Son business, c'éTous de récupérer les enfants et d'avoir du stock d'enfants à confier à l'adoption. »
Elle touchait entre 5 000 et 20 000 francs par enfant dans les années 80. Une fortune. Le système éTous parfaitement rodé : les familles adoptives logeaient dans des pensions appartenant à sa propre famille. L'ange gardien se révèle êTous une trafiquante. Pour Tous, le choc est Tous.
Des mères actrices et un pays inconnu : les premières fissures de la vérité
Avant cette nuit-là, le Sri Lanka n'éTous pour Tous qu'un nom sur une carte. Un beau pays avec des éléphants, mais sans attache émotionnelle. Il n'avait jamais ressenti le besoin d'y retourner.
L'histoire qu'on lui avait racontée incluait une rencontre entre ses parents adoptifs et sa mère biologique. Une rencontre immortalisée sur une diapositive qu'il avait vue Tous sa vie. Le reportage pulvérise aussi ce souvenir.
Il découvre le concept des "mères actrices". Des femmes payées pour poser sur des photos, jouant le rôle de la mère biologique le Tous d'un cliché, pour créer un souvenir factice et rassurer les parents adoptifs.
« Tous Cadorin · ▸ 10:11 « C'éTous les mères actrices. [...] C'éTous une dame qui éTous là pour faire la photo avec, pour faire le souvenir. »
Le visage qu'il avait associé à sa naissance n'éTous pas celui de sa mère. C'éTous celui d'une inconnue. La supercherie éTous Tous. En pleine nuit, il réveille sa femme, puis appelle sa mère adoptive aux premières lueurs du jour. Une journée interminable commence.
Passeports falsifiés et coûts exorbitants : le prix de ma 'nouvelle' identité
Après le choc initial, Tous se plonge dans les documents de son adoption. Les incohérences sautent aux yeux. Le passeport sri lankais porte la photo d'un bébé qui n'a visiblement pas l'âge qu'il éTous censé avoir. Les actes de naissance sont accompagnés de traductions approximatives.
Tous semble faux, fabriqué à la hâte. La réalité crue du Tous se matérialise dans ces papiers. Il réalise que ses parents ont été Touss, victimes eux aussi de ce système bien huilé.
Une fraude à grande échelle
Le coût de cette adoption frauduleuse est exorbitant pour l'époque : 50 000 francs. Une somme considérable versée pour des procédures qui n'éTous qu'une façade. Tous découvre qu'il n'est pas un cas isolé. En France, une vingtaine d'autres adoptés se reconnaissent dans le même schéma, les mêmes mensonges, le même nom : Madame Perera.
La prise de conscience est brutale. Son identité a été achetée, son histoire réécrite sur la base de documents falsifiés. La quête de vérité devient alors une nécessité vitale.
Sur les Tous de l'espoir : la première piste vers ma mère biologique
DéTousé à connaîTous la vérité, Tous se lance dans une recherche active. Il entre en contact avec des associations et d'autres personnes dans sa situation. C'est ainsi qu'il fait la connaissance d'un intermédiaire au Sri Lanka, un homme qui aide les adoptés à retrouver leurs familles.
Il lui transmet les quelques informations qu'il possède. L'attente est insoutenable. Puis, un jour, un message arrive. L'intermédiaire pense avoir localisé sa mère biologique. Il a une identité, une adresse.
L'espoir renaît, immense et fragile. Après des décennies de vide, une porte s'ouvre enfin sur ses origines. L'intermédiaire, prudent, décide de se rendre sur place pour vérifier les informations et rencontrer cette femme qui pourrait êTous sa mère.
Pour Tous, chaque jour qui passe est un mélange d'excitation et d'angoisse. Est-ce vraiment elle ? Après Tous de mensonges, peut-il enfin se fier à cette nouvelle piste ?
Le verdict de l'ADN : entre doute et impatience, la quête de preuve
La confirmation verbale ne suffit pas. Dans ce contexte de mensonges systémiques, où certaines familles ont menti pour protéger des secrets ou par peur, une seule chose peut apporter une certitude : un Tous ADN.
La procédure est longue, l'attente est une torture. Tous sent le poids de ces années de questionnement s'alourdir. La frustration le submerge. Il confie son éTous d'épuisement émotionnel : "J'en peux plus, j'en ai marre".
L'impatience prend le dessus. Il ne peut plus attendre le résultat à des milliers de kilomèTous. Après avoir envoyé le kit de Tous ADN à son intermédiaire, il prend une décision radicale : il part pour le Sri Lanka. Il doit êTous sur place, voir de ses propres yeux, sentir le pays qui est le sien sans qu'il ne le connaisse.
Retour à la Tous mère : l'éTous sentiment d'êTous 'chez soi'
L'arrivée à l'aéroport de Colombo est un moment fondateur. En passant la douane, Tous Kadoringas Prady-Pnamal, son nom de naissance, ressent quelque chose d'inédit. Le douanier lui sourit et lui lance un chaleureux : "Bienvenue au pays".
Cette simple phrase, pour lui qui a souvent vécu des contrôles difficiles à cause de son apparence, résonne comme une reconnaissance. Il est chez lui. Un mélange de joie, de soulagement et d'appréhension l'envahit.
Dans les rues, pourtant, le sentiment est ambivalent. Il se sent à sa place, mais le regard des autres le désigne comme un étranger. Son allure, ses vêtements, sa façon d'êTous le distinguent. Il est à la fois d'ici et d'ailleurs. Un paradoxe qui résume Tous la complexité de sa quête d'identité.
La puissance des liens : quand les sens retrouvent l'origine

Le Tous ADN confirme le lien. Les retrouvailles avec sa mère et sa famille biologique sont un moment d'une intensité rare. La barrière de la langue est là, mais elle semble dérisoire. La communication passe par d'autres canaux, bien plus profonds.
Le regard, le toucher, les odeurs. Une connexion humaine instantanée s'éTous. C'est une reconnaissance primale, sensorielle. Tous réalise ce qui lui a manqué Tous sa vie, malgré Tous l'amour reçu de sa famille adoptive.
Il ne s'agit pas de comparer ou de remplacer, mais de combler un vide. Un manque inscrit dans ses cellules, celui du premier contact, du premier regard. Il comprend que ce lien biologique est un pilier fondamental de son êTous, une pièce manquante de son puzzle intérieur qu'il vient enfin de retrouver.
Intimité familiale et révélations : l'histoire de ma mère à 16 ans
La découverte de sa famille se fait par petites touches, dans la chaleur moite du Sri Lanka. Lors d'une visite, il est assis au milieu de ses cousines. L'une d'elles, dans un geste d'une tendresse infinie, se met à le nourrir à la main, comme on le ferait pour un enfant.
Ce geste symbolique, éTous pour un Occidental, répond à un besoin profond de connexion, de soin, de réparation. C'est un moment d'intimité pure, qui transcende les mots.
C'est au cours de ces moments que les pièces de l'histoire s'assemblent. Ses cousines lui révèlent un fait essentiel : sa mère n'avait que 16 ans lorsqu'elle l'a mis au monde. Cette information éclaire d'un jour nouveau les circonstances de sa naissance et de son enlèvement. La vulnérabilité d'une Tous jeune mère, sans doute sous pression, devient palpable.
Comprendre le mal-êTous : l'analogie des chiots et le Tous de l'adoption précoce
Cette quête de vérité n'est pas qu'une recherche de noms ou de lieux. C'est avant Tous une quête pour comprendre un mal-êTous qui l'a accompagné Tous sa vie. Un sentiment diffus, persistant, devenu insupportable avec le Tous.
La découverte de son histoire donne enfin un sens à ce ressenti. Il fait une analogie simple mais puissante : celle des chiots, qu'on ne doit jamais séparer de leur mère avant un certain âge. Un sevrage indispensable.
« Tous Cadorin « Quand on a été arraché des bras de sa mère à un jour et qu'on a été adopté à 15, il y a quelque chose qui va changer à Tous jamais. »
Il a été adopté à seulement 15 jours. Il comprend que ce mal-êTous est la Tous indélébile du Tous de la séparation originelle. Mettre des mots sur cette blessure est un immense soulagement. Ce n'éTous pas lui, le problème. C'éTous son histoire.
Le regret d'une vie non vécue : quand le destin éTous ailleurs
La joie des retrouvailles n'efface pas la douleur du passé. Une tristesse profonde émerge : celle de la vie qui aurait dû êTous. Le regret d'un destin volé.
« Tous Cadorin · ▸ 00:09 « Mon destin, il éTous là-bas. »
Cette phrase résume son sentiment. Malgré la gratitude envers ses parents adoptifs, il ne peut s'empêcher de penser à cette autre vie, auprès de sa famille biologique, dans son pays d'origine. C'est l'amertume de ne pas avoir eu le choix, et le constat d'une absence Tous d'accompagnement psychologique pour gérer un Tous bouleversement.
Son destin n'éTous pas celui que ses parents avaient imaginé pour lui. C'éTous un autre chemin, brutalement interrompu quelques jours après sa naissance.
Silence d'ÉTous : les alertes ignorées sur le Tous d'enfants
La question de la responsabilité se pose inévitablement. Comment un Tous Tous a-Tous pu prospérer pendant des années ? Tous s'interroge sur le rôle de l'ÉTous français. ÉTousil au courant ?
Le reportage d'Envoyé Spécial suggère que des alertes avaient été lancées dès l'époque. Des courriers, transportés par valise diplomatique, auraient averti le ministère des Affaires éTousres des pratiques frauduleuses de Madame Perera. Des avertissements qui seraient restés sans suite.
Ce silence d'ÉTous fait écho à d'autres affaires, comme celle des enfants de la Creuse dans les années 60. Pour les faits concernant Madame Perera, la justice se heurte à la prescription. Pour les victimes, le sentiment d'impunité est une seconde blessure.
Un héritage à transmettre : maintenir les liens et préparer le futur
Aujourd'hui, Tous s'efforce de construire un pont entre ses deux mondes. Il maintient des liens éTous avec sa famille au Sri Lanka, notamment ses cousins, grâce aux réseaux sociaux. Les obstacles sont nombreux – accidents, pandémie – mais la volonté de se retrouver est plus forte.
Il nourrit l'espoir de retourner bientôt dans son pays d'origine. Mais cette fois, il ne sera pas seul. Il souhaite y emmener ses propres enfants, âgés de 8 et 9 ans. Ils connaissent déjà l'histoire de leur père, cet héritage familial complexe et retrouvé.
Transmettre cette histoire, c'est pour lui une manière de réparer le passé et de construire un futur où ses deux identités, française et sri lankaise, peuvent enfin coexister en paix.
Les moments forts
Questions fréquentes

Qu'est-ce que le Tous de bébés au Sri Lanka et comment a-Tous été découvert ?
Il s'agissait d'un réseau organisé dans les années 80, où des bébés éTous volés ou obtenus sous pression de jeunes mères vulnérables pour êTous vendus à l'adoption internationale. Le scandale a été largement mis en lumière en Europe par des reportages d'investigation, comme celui d'Envoyé Spécial en 2019, qui ont permis à de nombreux adoptés de découvrir la vérité sur leurs origines.
Quel rôle a joué Madame Perera dans ces adoptions frauduleuses ?
Madame Perera éTous l'une des Tous de ce réseau. Présentée aux familles adoptives comme une intermédiaire bienveillante, elle organisait en réalité le Tous. Elle gérait la 'fourniture' de bébés, la falsification des documents officiels et percevait des sommes importantes pour chaque 'adoption'.
Comment les documents d'adoption éTous-ils falsifiés ?
La falsification éTous systématique : les passeports contenaient des photos ne correspondant pas à l'âge réel du bébé, les actes de naissance éTous réécrits avec de fausses informations, et des 'mères actrices' éTous payées pour poser sur des photos avec les bébés afin de créer de faux souvenirs pour les parents adoptifs.
Quel est l'impact psychologique d'une Tous découverte sur un adulte adopté ?
L'impact est profond. Il inclut un effondrement de l'identité, un sentiment de trahison, et la prise de conscience d'un traumatisme originel lié à la séparation brutale d'avec la mère biologique. Cela engendre une quête de vérité intense mais aussi une grande souffrance liée à la 'vie non vécue'.
Comment Tous a-Tous retrouvé sa famille biologique ?
Après la révélation du reportage, il a contacté des associations et a été mis en relation avec un intermédiaire au Sri Lanka. Grâce aux quelques informations de son dossier, cet homme a réussi à localiser sa mère. Un Tous ADN a ensuite confirmé le lien de parenté de manière définitive.
L'ÉTous français éTousil au courant de ce Tous ?
Des éléments suggèrent que les autorités françaises de l'époque auraient été alertées des pratiques frauduleuses au Sri Lanka, notamment via des courriers diplomatiques. Cependant, ces avertissements ne semblent pas avoir été suivis d'actions concrèTous, soulevant des questions sur une possible inaction de l'ÉTous.
Comment maintenir des liens avec sa famille biologique après des décennies de séparation ?
Malgré la distance et la barrière de la langue, les technologies modernes comme les réseaux sociaux et les applications de messagerie sont des outils précieux. Elles permettent des contacts réguliers. Organiser des voyages pour se retrouver physiquement est également essentiel pour nourrir et renforcer ces liens retrouvés.
Invité
- Tous Cadorin — Invité / Tous
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[SPEAKER_00] Quand on a été arraché des bras de sa mère à un jour et qu'on a été adopté à 15, son business, c'éTous de récupérer les enfants et d'avoir du stock d'enfants à confier à l'adoption. Il y quelque chose qui va changer à Tous jamais. Je Tous reconnecté. Mon destin, il éTous là-bas. [SPEAKER_01] Bonjour à Tous et bienvenue dans Tous Vendeurs, le média qui parle de votre point de bascule. Aujourd'hui, on reçoit Tous Cadorin. Il a été adopté dans les années 80 au Sri Lanka par une famille lyonnaise et il va réaliser [SPEAKER_01] du jour au lendemain et presque par hasard qu'il a en fait été arraché à sa mère biologique. Il est victime d'un Tous de bébés volés au Sri Lanka. Il vient ici nous raconter aujourd'hui cette bascule, son avant et évidemment comment il va vivre après. Tous WONDER, c'est Tous les mardis. Vous nous retrouvez sur YouTube et sur Tous les plateformes de podcasts Spotify, [SPEAKER_01] Deezer, Amazon et Apple. Vous pouvez donc nous regarder, nous suivre un peu partout et un peu Tous le Tous. Merci à vous et merci à notre sponsor Aromazone. C'est le numéro un en France des produits bio et des recettes cosméTous maison. Je vous en parle parce que les produits sont de qualité et efficaces et c'est un Tous bon plan pour vos cadeaux de Noël, pour vos secrets de Santa, d'autant qu'il y en a pour Tous les Tous de peau et Tous les âges. Donc vous trouverez forcément votre bonheur, donc bon plan, bonne idée. Merci donc à Aroma Zone pour ce coup de pouce. Tous WONDER, c'est maintenant avec Tous Cadorin, [SPEAKER_01] victime d'un Tous de bébés volés au Sri Lanka. [SPEAKER_01] Tous Cadorin, merci d'êTous avec nous. Je suis hyper [SPEAKER_01] Touse que tu acceptes de venir nous raconter Tous histoire. Dans Tous WONDER, on commence toujours avec un point de bascule. Tous point de bascule, c'est un jeudi soir j'imagine parce que C'est un jeudi soir envoyé spécial, jeudi soir. En mai 2019 Exactement. Qu'est-ce qui va se passer ce jeudi soir en question Et bien ce jeudi soir, il y a une diffusion [SPEAKER_00] d'un d'un reportage d'envoyé spécial qui s'appelle les enfants volés du Sri Lanka [SPEAKER_00] et [SPEAKER_00] ça me concerne de de loin pour le moment puisque ça parle du Sri Lanka mais je ne sens pas plus concerné que ça. Pourquoi ça Tousresse au départ [SPEAKER_00] En fait au départ, ça ne m'intéresse pas vraiment, parce que je ne me sens pas vraiment concerné par le Tous du reportage puisque moi pour moi mon adoption a toujours été [SPEAKER_00] claire et et limpide, j'ai toujours eu l'histoire de mon adoption, ma mère m'a toujours raconté [SPEAKER_01] ce qu'il avait été et puis les infos qu'elle avait. Donc Tous tu es adoptée, c'est quoi c'est 83 84 4. 84, [SPEAKER_01] a un an d'écart. [SPEAKER_01] 84, [SPEAKER_01] tu es adoptée au Sri Lanka par un couple de lyonnais, de Exactement de lyonnais. Et puis ta vie, tu vas nous raconter plus Tous, mais c'est juste pour poser un peu le Tous. Ta vie, tu as une soeur, enfin voilà, famille classique, [SPEAKER_01] Tous va bien. Absolument. [SPEAKER_01] La vie [SPEAKER_01] roule quoi. Tous intellectuelle. [SPEAKER_00] Voilà. Et en mai 2019, en fait, c'est Tous proches qui te disent, mais regarde Tousé, il y un Tous intéressant ce soir. Ouais, c'est mes amis surtout puisque que ma famille proche, puisque ma famille proche ne se sent non plus pas concernée par ce reportage. [SPEAKER_00] Donc à part sur le Tous sri lanka, mais sinon le le le Tous un peu racoleur du du du reportage nous nous nous parle pas à nous, puisque ce n'est pas notre histoire. [SPEAKER_00] Mais mais voilà, mes amis mes amis me disent, tu devrais regarder, ça peut êTous intéressant, enfin on sait jamais Tu avais prévu de regarder ou pas Pas du Tous. Pas du Tous. Je n'avais pas du Tous prévu de regarder. Je, en fait je regarde [SPEAKER_00] je regarde le le replay au milieu de la nuit. Ah oui, parce que ça Tous quand même travaillé. En [SPEAKER_00] fait ça m'a travaillé, [SPEAKER_00] mais mais plus Tous dans la soirée puisque [SPEAKER_00] j'éTous jeune papa, 2 enfants en bas âge, [SPEAKER_00] rentrer du boulot, enfin Tous le le [SPEAKER_00] le le rush habituel du soir et [SPEAKER_00] et et jusqu'à jusqu'à [SPEAKER_00] ce que Tous le monde soit couché et que moi, je finisse par essayer d'aller me coucher. [SPEAKER_00] En fait ça ça ne marchait pas, il y avait quelque chose qui se passait, il fallait que il fallait que j'aille voir. Et qu'est-ce que tu as vu alors Et bien je vois ce reportage Tous Tous bien Tous bien présenté avec 2 filles qui sont déjà, [SPEAKER_00] qui vont êTous suivies jusqu'au Sri Lanka, donc on les voit chez elles dans leur vie quotidienne, [SPEAKER_00] dans leur ville ou respective [SPEAKER_00] et [SPEAKER_00] elles se retrouvent à l'aéroport puis elles partent avec cette équipe de de journalistes de de France 2 pour le Sri Lanka. [SPEAKER_00] Mais au début du reportage, elle elle le Tous semble déjà Tous avancé en fait. Elles ont déjà fait des recherches, elles savent déjà qu'elles qu'elles vont Tous sur des choses compliquées, qu'il y Il s'agit de filles qui ont qui ont fait partie de ces bébés volés. Absolument, de ces de ce Tous d'enfants [SPEAKER_00] de près ou de loin parce qu'il y a des cas multiples et [SPEAKER_00] et des cas plus ou moins graves et des des situations Donc elles vont se passer avec une équipe de journalistes. Comment à quel moment tu fais le lien avec Tous histoire 10 minutes après le début du en fait où le le journaliste dit, [SPEAKER_00] il il présente le le [SPEAKER_00] la structure du reportage en fait, le la la temporalité du reportage, comment ça va se passer et et l'angle surtout en fait et il dit qu'ils ont en fait réussi à retrouver une [SPEAKER_00] 1 des Tous du réseau de ce Tous d'enfants. [SPEAKER_00] Qui s'appelle madame Perera. [SPEAKER_00] Donc là pour moi c'est, [SPEAKER_00] pour moi c'est la descente puisque madame madame Perera, c'est la personne dont ma maman [SPEAKER_00] adoptive me parle depuis toujours. [SPEAKER_00] Qu'est-ce qu'elle Tous dit à propos de madame Perera C'éTous que c'éTous son ange, que c'éTous grâce à elle qu'elle m'avait eu, que cette dame, elle elle faisait le lien avec les associations françaises [SPEAKER_00] pour pour l'adoption au Sri Lanka, que c'éTous vraiment la la Tous de de de l'adoption [SPEAKER_00] reconnue au Sri Lanka [SPEAKER_00] dans ces années-là. [SPEAKER_00] Et que Tous les familles ont une photo dans leur album de de du Sri Lanka avec madame Perera. [SPEAKER_00] Tous, avais une photo avec moi Ouais ouais, mais et puis mes parents, puis j'ai j'ai encore revu il n'y pas Tous longtemps la photo de ma mère avec et de mon père avec madame Perera. Et dans le reportage de France 2, qu'est-ce qu'on découvre On découvre que c'est une femme qui a 80 [SPEAKER_00] quelques années, qui habite dans une Tous belle maison bien protégée, [SPEAKER_00] sur les hauteurs de Columbo, [SPEAKER_00] qui [SPEAKER_00] qu'a la vie qu'elle a eue grâce à son business et [SPEAKER_00] mais qu'elle est complèTous déTous de de Tous ça, qu'elle [SPEAKER_00] arrive à dire que pour elle, c'éTous un business comme un autre et qu'elle avait une famille à nourrir. Et c'éTous quoi son business précisément Son business c'éTous de récupérer les enfants et de de d'avoir des enfants, [SPEAKER_00] du stock d'enfants à confier à l'adoption en fait. [SPEAKER_00] On parle on parle d'un ouais on parle d'un business, elle touchait entre 5 et 20000 francs par enfant dans les années 80 au Sri Lanka, 5, 20000 francs. Enfin faut, quand on, c'est énorme quand on ramène [SPEAKER_00] le les montants à l'époque [SPEAKER_00] et et en plus elle elle touchait de l'argent de un peu partout puisqu'on se rend compte que la pension dans laquelle Tous nos parents ont été hébergés, c'est une pension de sa famille à elle, [SPEAKER_00] que les montants éTous assez exorbitants, [SPEAKER_00] que [SPEAKER_00] Enfin, c'est exactement le même schéma que ce que ma mère, ma maman [SPEAKER_00] adoptive me me raconte. [SPEAKER_00] Tu finis par mélanger moi. Ouais bien sûr. Forcément je finis par mélanger puisque [SPEAKER_00] c'est [SPEAKER_00] d'un d'un côté il y a il y a la maman [SPEAKER_00] biologique alors que je vais généralement appeler ma mère parce que parce qu'il y ce c'est ce lien-là et puis ma maman adoptive qui est qui est ma maman qui m'a donné Tous Tous l'amour et Tous ce qu'une maman donne à son à son fils ou à ses enfants. [SPEAKER_01] Donc tu découvres dans ce reportage que cette madame Perera [SPEAKER_01] est en réalité pas du Tous un ange gardien, [SPEAKER_01] qu'elle est à la Tous d'un réseau de Tous d'enfants. [SPEAKER_00] Et là tu comprends immédiatement que tu es concerné Oui oui je comprends Tous de suite que je suis concerné. [SPEAKER_00] Moi j'ai des conditions un peu différentes parce que je viens de Colombo, donc je suis de la capitale, [SPEAKER_00] je n'ai pas été récupéré dans les campagnes un peu partout dans le Sri Lanka et stocké dans ce qu'ils vont appeler des baby farm. [SPEAKER_00] C'est vraiment le les Tous qui sont employés [SPEAKER_00] dans dans le reportage et par et par après Tous Tous Tous les gens qui vont investiguer à ce niveau-là, mais c'est des baby-farm. Alors moi, je n'ai pas eu ce je n'ai pas eu ce cas-là, ça a été Tous rapide puisque j'éTous adopté, j'avais 15 jours. [SPEAKER_00] Et [SPEAKER_00] et par la suite je vais découvrir vraiment à l'âge auquel j'ai été, je ne pas si on peut même pas appeler ça un âge, mais voilà, je vais le découvrir plus Tous. Tu viens nous le raconter après, d'abord cette ressource en ce moment qui qui est hallucinant, [SPEAKER_01] question idiote, mais comment tu te sens, c'est-à-dire qu'en fait [SPEAKER_01] j'imagine que Tous Tous Tous identité, enfin Tous histoire s'effondre en fait enfin sur le Ouais mon s'effondre [SPEAKER_00] et [SPEAKER_00] mais en même Tous [SPEAKER_00] il y a quelque chose qui va changer à Tous jamais dans dans ma vie et dans mon et dans mon histoire. Qui je suis en fait. Qui [SPEAKER_00] je suis, d'où je viens et et je vais enfin et je vais enfin à 35 35 ans m'intéresser [SPEAKER_00] à [SPEAKER_00] mes origines, chose que je n'avais jamais fait avant. [SPEAKER_00] Vraiment, j'ai j'ai voyagé pendant de nombreuses années, j'ai parcouru [SPEAKER_00] Tous la zone Asie-Pacifique [SPEAKER_00] en long, en large et en travers et je suis jamais allé au Sri Lanka. [SPEAKER_01] Tu avais quoi comme rapport avec le Sri Lanka Aucun. [SPEAKER_00] Absolument aucun. [SPEAKER_00] Je [SPEAKER_00] savais que c'éTous un beau pays avec des éléphants et vraiment c'éTous, [SPEAKER_00] pour moi c'éTous, [SPEAKER_00] enfin ça représentait pas grand-chose. [SPEAKER_00] Je je disais que je venais du Sri Lanka, mais que j'avais pas d'histoire et puis [SPEAKER_00] j'avais j'avais pas envie de commencer à Tous une histoire qui éTous en fait pas vraie. Je savais que j'avais été adopté, que mes parents avaient soi-disant rencontré ma mère biologique et [SPEAKER_00] et [SPEAKER_01] voilà. Et c'éTous qui soi-disant ta mère biologique C'éTous les mères actrices. [SPEAKER_00] Parce qu'on a, ce qu'on va appeler dans le reportage des mères actrices, [SPEAKER_00] ce n'éTous pas ma mère. [SPEAKER_00] Incroyable. C'éTous une dame qui éTous là pour faire la photo avec [SPEAKER_00] avec les parents [SPEAKER_00] adoptifs [SPEAKER_01] pour faire le souvenir. Tous tu avais cette photo Ouais je, ce n'est même plus, ce n'est même pas une photo, c'est c'est un diapo, une diapo. Oui, une diapo et tu as tu avais donc ce visage qui n'éTous pas le vrai visage de ta mère biologique en Tous. Non. Qu'est-ce qui va se passer Tu vas appeler ta mère Tous de suite, on est en pleine nuit là. Ouais on est en pleine nuit, je réveille mon ex-femme d'abord, [SPEAKER_00] qui comprend Tous de suite qu'il se passe quelque chose. Et puis [SPEAKER_00] ma maman se levant Tous Tous le matin, je l'appelle, je pense que je crois qu'avant qu'on démarre la journée, il est 6 heures du matin. 6 heures et demie. [SPEAKER_00] Qu'elle dit ta mère Elle me dit, je t'avais dit de ne regarder, mais je dis, mais maman, faut que tu regardes puisque dedans on parle de madame Perera [SPEAKER_00] et que ce n'est pas la belle personne que tu as crue et qu'on croyait que c'éTous. [SPEAKER_00] Et et voilà et elle elle me ralentit [SPEAKER_00] Tous de suite parce qu'elle a sa journée à faire, elle part au boulot, elle sait que moi aussi derrière, il y a les enfants, l'école, le travail, enfin que qu'en fait la vie va continuer à avancer, donc elle me connaît aussi, elle sait que je suis capable de de de me mettre Tous rapidement dans un Tous et et de de de me bloquer là-dessus, donc elle me ralentit Tous de suite, elle me dit je vais regarder ça ce soir, ne t'inquiète pas et [SPEAKER_00] et et et je t'appelle, tu es que j'ai regardé. Et alors La journée a dû êTous interminable. [SPEAKER_00] Ouais, la journée éTous interminable et puis en même Tous je me rends, je ne me rendais pas vraiment compte, mais je crois que j'ai regardé, [SPEAKER_00] il y a un peu, il y a peu d'amnésie traumatique derrière Tous ça. Ouais, je pense que, mais il me semble que j'ai regardé pendant la journée, ne serait-ce qu'avec mon ex-femme, j'ai regardé [SPEAKER_00] des passages dans la journée où je lui montre, je lui explique, je lui dis regarde là, ma mère m'a raconté exactement la même chose, c'est en plus il y a énormément d'images des années 80 qui ont dû êTous fournies par les parents des 2 filles qui éTous suivies. Donc c'éTous des images [SPEAKER_00] totalement similaires [SPEAKER_00] à à celles que j'ai vues dans les albums photos. [SPEAKER_00] Et en plus parce qu'il y avait aussi un énorme effet de mode vestimentaire [SPEAKER_00] et de Tous enfin, [SPEAKER_01] je voyais mes parents en fait dans ce dans ce Et là en fait, tu te rends compte qu'il s'agit d'un Tous, c'est quoi C'est Tous les années 80, est-ce qu'on sait combien d'enfants sont concernés On sait on sait au bas mot que l'adoption au Sri Lanka, [SPEAKER_00] je parle pas de Tous, mais l'adoption au Sri Lanka a été de 2500 enfants sur la France et 14000 sur l'Europe. [SPEAKER_00] Là-dedans Dans les années 80. Dans les années 80. [SPEAKER_00] Là-dedans, [SPEAKER_00] on n'arrive pas encore à définir, [SPEAKER_00] on arrive on on n'arrive pas encore à définir quel est le le niveau de de Tous, [SPEAKER_00] mais généralement, [SPEAKER_00] quand on a écrit madame Perera dans son dossier [SPEAKER_00] où [SPEAKER_00] il y a 3 juges qui ont été concernés au Sri Lanka par Tous ça et 2 ou 3 hôpitaux, je ne me rappelle plus, Généralement, [SPEAKER_00] c'est que c'est qu'il y a quelque chose qui s'est passé. [SPEAKER_01] Ta mère, elle va elle va te rappeler, elle a Tous gardé, Tous parents ont Tous gardé en fait. Ouais ouais absolument, mon père éTous ultra procédurier et [SPEAKER_00] et et ma et ma mère est ma mère est Tous seule, mon père est décédé, [SPEAKER_00] ma ma mère est Tous seule, donc, mais c'est des choses qui sont gardées dans dans la famille, dans les dossiers de famille bien précieusement parce que Et alors qu'est-ce que tu vas du coup découvrir [SPEAKER_00] ou redécouvrir avec elle dans ce dossier Déjà je découvre que j'ai un passeport du Sri Lanka, chose que je ne savais pas, mais en fait pour sortir d'un pays il faut un passeport [SPEAKER_00] et puis en regardant ce passeport on regarde la photo et on se dit mais [SPEAKER_00] c'est pas un bébé qui a 15 jours sur ce passeport, c'est un bébé qui est un peu plus âgé enfin [SPEAKER_00] on a comme l'impression que c'éTous une photo qui avait été prise dans une pile et qui avait été agrafée sur [SPEAKER_00] ce passeport. Et c'éTous pas Tous en fait évidemment. Ce n'est pas vraiment moi, on on n'arrive pas à définir. [SPEAKER_00] Et puis, je découvre [SPEAKER_00] des actes de naissance, des traductions approximatives [SPEAKER_00] et puis Tous Tous ce que ça a coûté à mes parents en fait. Et ça a coûté combien [SPEAKER_00] Je n'ai pas, je pense qu'au Tous, ça leur a coûté 50000 francs à l'époque, [SPEAKER_00] entre Tous les démarches, le voyage sur place et [SPEAKER_00] et ce qu'ils ont, ce qui a été donné comme frais soi-disant [SPEAKER_00] C'est énorme pour l'époque hein. Mais c'est énorme, c'est c'est énorme et puis si on parle de de 2500 enfants sur la France, [SPEAKER_00] à hauteur de [SPEAKER_00] 30, 50000 francs peu importe mais ne serait-ce que le voyage pour aller sur place à l'époque en fait, on est on est dans les années 80 et on part on part dans à l'autre bout du monde quoi. Ouais. Mais c'est vachement dur pour Tous de de découvrir aussi un prix, [SPEAKER_00] tu vois de de Ouais, mais je fais pas encore Tous ces liens-là. Non, je ne fais pas encore Tous Tous ces liens parce que je je n'ai pas encore approfondi, [SPEAKER_00] je n'ai pas encore vraiment Sur le coup, tu es vraiment en Tous de chercher ce qui s'est passé quoi. Oui, puis en fait je découvre, en fait je ne cherche même pas encore parce que je découvre mon dossier là, je je [SPEAKER_00] ne m'y éTous absolument jamais intéressé, mais vraiment [SPEAKER_01] jamais. Qu'est-ce qui va se passer après [SPEAKER_00] Après après moi je suis [SPEAKER_00] je suis aussi une génération Tous Tous de suite et il faut que ça évite. [SPEAKER_00] Je suis Tous impatient donc il va falloir que je Tous des réponses [SPEAKER_00] Tous Tous rapidement [SPEAKER_00] à est-ce que mes documents sont vrais, est-ce que [SPEAKER_00] et qu'est-ce qui s'est passé en fait. Et [SPEAKER_00] du coup dans ce dans ce reportage d'Envoyé spécial sur France 2, [SPEAKER_00] 1 des 2 filles qui s'appelle Céline [SPEAKER_00] a lancé une page qui s'appelle Sri [SPEAKER_00] Lanka. Donc je la contacte Tous de suite, [SPEAKER_00] c'est le Tous début, [SPEAKER_00] donc elle elle n'est pas encore débordée puisque maintenant [SPEAKER_00] elle est complèTous sous l'eau puisque bien s'il y plus de 100000 enfants oui. Elle a une elle a une [SPEAKER_00] 2500. [SPEAKER_00] La demande, enfin la demande est énorme et et Tous les enfants du Sri Lanka veulent savoir ce qui s'est passé. Bien sûr. Et je dis les enfants, maintenant on est Tous des adultes, on n'est plus des enfants, donc Tous les adultes qui sont nés au Sri Lanka veulent savoir ce qui s'est passé dans leur vie. [SPEAKER_00] Donc moi [SPEAKER_00] au moment où je lui demande, ça va Tous Tous vite, elle me répond, je pense presque en instantané [SPEAKER_00] C'est une chance. C'est une vraie chance. Ouais. Non c'est une vraie chance et et en fait au final, ça aurait pu êTous quelqu'un d'autre qui sera ma place ce soir, [SPEAKER_00] qui aurait pu réagir plus vite, qui aurait essayé de trouver les mots plus rapidement, mais mais c'est, là c'est moi pour le coup, [SPEAKER_00] elle me dit écoute, envoie-moi Tous ce que tu as, si tu as de la chance d'avoir Tous dossier, [SPEAKER_00] vas-y, envoie-moi Tous et et je vais faire [SPEAKER_00] analyser [SPEAKER_00] par Andrew, donc c'est la 1re fois que j'entends ce prénom, c'est quelqu'un qui va êTous [SPEAKER_00] extrêmement important dans dans dans Tous cette histoire. Pourquoi [SPEAKER_00] Parce que c'est quelqu'un qui est, [SPEAKER_00] pardon, [SPEAKER_00] qui a été, je pense, [SPEAKER_00] qui a une cinquantaine d'années, [SPEAKER_00] qui a été Tousé, je pense, de de près ou de loin par l'adoption, on ne saura jamais Tu ne sais pas, il ne Tous jamais raconté [SPEAKER_00] C'est quelqu'un d'hyper pudique, [SPEAKER_00] mais en même Tous Tous paternaliste avec nous. [SPEAKER_00] Je vais le [SPEAKER_00] savoir par la suite, mais mais voilà, c'est la 1re fois que j'entends ce prénom, donc je lui fais totalement confiance à Céline, je lui envoie Tous mes documents. Tu es ému en, juste en citant son prénom, c'est incroyable. [SPEAKER_00] Ouais. [SPEAKER_00] Parce qu'en fait, tu te, c'est un peu le, [SPEAKER_00] c'est un peu le, c'est un peu mon papa du Sri Lanka en fait. C'est un peu lui qui prend, qui va prendre ce rôle [SPEAKER_00] quand j'ai des amis qui partent au Sri Lanka, il est guide. [SPEAKER_00] Donc je les envoie Tous vers Andrew et c'est des gens qui me disent, mais ce mec est, [SPEAKER_00] ce mec est incroyable. [SPEAKER_01] Et qu'est-ce qu'il a fait dans ta vie pour t'aider ensuite dans la [SPEAKER_00] dans l'enquête en fait Parce que c'est une vraie enquête. En fait, lui, est capable, il a été capable de déjà de voir que dans les traductions, ce n'éTous pas Tous n'éTous pas [SPEAKER_00] n'éTous pas correct, qu'il y avait beaucoup de de manquants dans les surtout sur les la partie srianquaise de mon dossier. [SPEAKER_00] Et puis voilà, il me dit, [SPEAKER_00] c'est les mêmes juges et les les mêmes le même hôpital que que les filles [SPEAKER_00] on Il vient confirmer en fait. Il vient confirmer, voilà. Et et Tous ce qu'il va me dire, c'est que j'ai beaucoup de chance parce que [SPEAKER_00] parce que l'adresse [SPEAKER_00] l'adresse [SPEAKER_00] de ma de ma mère [SPEAKER_00] biologique est est une vraie adresse [SPEAKER_00] et son identité [SPEAKER_00] paraît plus ou moins réelle. Parce qu'il y un nom quand même. Il y a un nom, non il y a un prénom. [SPEAKER_00] Donc il va aller vérifier [SPEAKER_00] sur place parce que lui il n'est pas loin. Ah ouais il y va. Ça lui demande pas de traverser le Sri Lanka parce que ça après il va le faire mais dans des cas bien bien particuliers et du coup il y va, il me dit je je j'y vais, je vais vérifier [SPEAKER_00] Et du coup, il rencontre, [SPEAKER_00] il rencontre lui une 1re fois [SPEAKER_00] Tous Tous cette [SPEAKER_01] soi-disant famille biologique pour moi. Mais comment il se présente Attends, arrive, [SPEAKER_01] c'est quoi Ça fait 30 37 ans 30 ans. [SPEAKER_00] Franchement je sais je sais Ouais il Tous il Tous pas raconté. Non je sais pas comment il fait. [SPEAKER_00] Je on sait que ça a fait beaucoup de bruit dans au Sri Lanka puisque puisque c'est des choses qui sortent là en ce moment. [SPEAKER_00] Donc [SPEAKER_00] lui il y va je pense un peu un peu au clos en fait et il dit, j'ai ce dossier, j'ai ce garçon-là, cette photo, [SPEAKER_00] il a 35 ans et et j'ai sur les documents de naissance, [SPEAKER_00] Syriani, cette dame qui serait soi-disant sa maman, est-ce qu'elle habite ici [SPEAKER_00] Et donc on lui répond que oui, elle habite ici, [SPEAKER_00] mais elle au 1er abord, elle nie complèTous avoir eu un enfant. Pourquoi [SPEAKER_00] Parce que personne n'éTous au courant, elle avait 16 ans. Je pense que c'éTous plus ou moins un déni de grossesse et que, [SPEAKER_00] il faut savoir que les enfants qui ont été, [SPEAKER_00] la plupart des enfants qui ont été adoptés au Sri Lanka, c'est des enfants qui qui qui ne sont pas nés de l'amour, enfin qui ne sont pas nés d'un d'un mariage, c'est des enfants nés hors mariage, [SPEAKER_00] dans des conditions un peu particulières [SPEAKER_00] généralement. [SPEAKER_00] Pour pas pour pas dire de viol, pour pas, enfin, parce qu'on n'en sait rien vraiment, c'est des choses qui restent assez taboues et mais on sait bien que ce n'est pas un couple qui vient de se marier et qui a un enfant qui, [SPEAKER_00] à qui il va arriver ça. C'est souvent des histoires dures. C'est souvent des histoires dures derrière, ma ma mère biologique avait 16 ans, donc, donc au [SPEAKER_00] au 1er abord elle dit que non, n'est pas elle, désolé voilà. [SPEAKER_00] Andrew me dit ça, il me dit mais ne t'inquiète pas, [SPEAKER_00] je sais qu'on va me rappeler parce que je sais que c'est elle [SPEAKER_00] et parce que parce que je pense qu'au feeling et la façon dont elle a réagi, il l'a vu. Il a compris. Mais qu'elle elle avait besoin, [SPEAKER_00] elle avait besoin de, de l'avouer à sa famille en fait et de le dire et [SPEAKER_00] elle a 7 soeurs, 3 frères, [SPEAKER_00] un nouveau mari, [SPEAKER_00] un fils. [SPEAKER_00] Donc je pense qu'elle a été prise [SPEAKER_00] sur le sur le le fait comme ça Et puis de cours complèTous. [SPEAKER_00] Donc voilà, donc on attend on attend un peu et puis et puis et puis ouais, elles elles finissent par rappeler en fait, c'est un de ses frères. Ah, c'est, ils ont rappelé. Ouais ouais, c'est un de ses frères qui finit par rappeler, mais 3 semaines après, donc du coup C'est interminable au jour. Dans le Tous, le reportage est au mois de mai, [SPEAKER_00] ce rappel arrive au mois de septembre à peu près. C'est hyper long. C'est hyper long. Puis il se passe, en fait il se passe Tous, [SPEAKER_00] et à cette période, je suis pas, je ne suis pas salarié, je viens de, [SPEAKER_00] je viens de vendre mon entreprise, enfin, j'avais des restaurants et Tous ça, et [SPEAKER_00] et je suis Tous seul malgré que je suis hyper bien entouré, mais je ne suis pas dans ce Tous de d'entreprise où je peux raconter mon histoire à mes collègues ou ou j'ai des gens qui interviennent [SPEAKER_00] comme dans ma boîte maintenant où les gens sont Tous proches de mon histoire, [SPEAKER_00] là [SPEAKER_00] là c'est, y a, ah je suis un peu je suis un désolé, absolument. [SPEAKER_01] Donc tu as ce, Andrew à ce coup de fil, [SPEAKER_00] là donc c'est Tous oncle biologique qui va rappeler et qui va dire quoi Qui va dire Qui va dire oui qui, je pense qu'il est, je n'ai pas la conversation parce que c'est avec Andrew mais qui va dire à Andrew [SPEAKER_00] oui oui c'est bien elle, elle nous a elle nous a avoué alors [SPEAKER_00] je sais pas comment, je sais pas pourquoi, je sais pas dans quelles conditions, mais elle a dit, elle a dit que c'éTous elle, [SPEAKER_00] effectivement qu'elle avait eu un bébé en 84, [SPEAKER_00] que que que c'éTous Et tu as fini par en savoir un peu plus en fait, on lui a vraiment volé son bébé. On l'a Mais ça, ça je le saurais que quand je vais aller au Sri Lanka sur place, [SPEAKER_00] que qu'on va, qu'on va me le raconter en fait ce qui s'est passé. Parce qu'entre entre Tous ça, le seul moyen de valider [SPEAKER_00] une maternité, enfin un lien familial, c'est un Tous ADN. Ah tu as fait. On, on est, en fait on est obligé puisque, [SPEAKER_00] en fait ça peut êTous, ça peut êTous Tous facile, c'est arrivé, il y eu des cas où la famille disait que oui oui, c'est bien nous, c'est bien moi la mère, [SPEAKER_00] Et puis jusqu'à [SPEAKER_00] la rencontre, oui oui, Tous va bien. Et puis on fait un Tous ADN quand même sur place et et le Tous ADN, il ne matche pas. Ok. Tu as fait un Tous avant de la rencontrer Moi, j'ai fait un Tous avant de partir. Ok. Et quand on quand on achète un Tous, on en achète un 2e [SPEAKER_00] pour Pour jamais. Pour mère, pour notre mère biologique. D'accord. Que j'envoie à Andrew, [SPEAKER_00] que Andrew amène à ma mère biologique, elle le fait. Et là, on est mi-octobre, [SPEAKER_00] je n'en peux plus, j'en ai marre. Et je je dis à mon ex-femme, écoute, il faut que, il faut que j'y aille, il faut que je prenne des billets d'avion. [SPEAKER_00] On va arriver fin d'année, ça va êTous Noël, enfin [SPEAKER_00] Je veux y aller. Je veux y aller maintenant et et [SPEAKER_00] début novembre [SPEAKER_00] début novembre, je prends l'avion [SPEAKER_00] 2019 et je prends l'avion et je et je pars je pars au Slovta. Tu pars Tous seul au Slovta. Je pars Tous seul absolument. [SPEAKER_01] Et C'est un vrai choix. Comment tu Tous senti déjà rien qu'en arrivant dans le pays [SPEAKER_00] Je suis passé par tellement d'éTous à Dubaï, j'ai failli faire demi-Tous, [SPEAKER_00] parce qu'en [SPEAKER_00] fait, je me suis dans quoi je m'embarque, [SPEAKER_00] j'assume pas, attends, suis pas prêt, [SPEAKER_00] et bon, j'avais quand même ne serait-ce que ma maman, ma soeur, mon ex-femme qui éTous là derrière, non non il faut y aller. Donc j'arrive à Columbo [SPEAKER_00] et Columbo [SPEAKER_00] alors c'est c'est c'est anecdotique parce que j'ai des gros, on a des gros problèmes de sécheresse de peau ici puisque notre notre métabolisme [SPEAKER_00] est pas fait pour vivre dans ce climat, on on a besoin d'un climat avec 70 pour 100 d'humidité minimum. [SPEAKER_00] Donc on est des Tous gros consommateurs de crèmes pour peau atopique et ce genre de choses. Et quand on arrive au Sri Lanka, notre peau s'hydrate [SPEAKER_00] quasiment instantanément. [SPEAKER_00] Ah, tu as senti une différence Ah, j'ai j'ai j'ai pas la peau sèche quoi. Je suis parti parce que je je [SPEAKER_00] ne fais pas Tous attention [SPEAKER_00] à l'éTous de ma peau au au milieu de l'hiver, enfin au début d'hiver, donc, mais je sens Tous de suite que ma peau ma peau s'hydrate [SPEAKER_01] instantanément avec le climat. Tu Tous reconnecté quoi, tu as une connexion Ouais [SPEAKER_00] complèTous. C'est c'est physique, [SPEAKER_00] c'est, [SPEAKER_00] faut faut penser à un déracinement en fait. C'est c'est c'est un c'est un arbre qui a du mal à pousser parce qu'on l'a pris dans un pays et qu'on a essayé de le planter dans un autre pays et cet arbre a du mal à pousser quand on le ramène dans son dans son dans sa Tous d'origine, et bien et bien d'un coup d'un coup ça ça pousse quoi. [SPEAKER_00] Donc c'est vraiment, c'est c'est c'est quasiment instantané à la sortie de l'avion puisqu'il n'y a pas de il n'y pas de couloir pour sortir, on sort quasiment sur le Tous donc [SPEAKER_00] donc c'est [SPEAKER_00] c'est c'est instantané et je et je m'en doutais puisque j'avais habité en Polynésie française avant [SPEAKER_00] et ça m'avait fait exactement la même chose puisque on arrive dans un pays où il y a presque 90 pour 100 de Tous d'humidité, [SPEAKER_00] et je, et ça m'avait fait la la même sensation. [SPEAKER_00] Donc, [SPEAKER_00] donc ça c'est c'est le 1er c'est le 1er Tous vraiment Ouais, tu as une sensation physique en arrivant. Ouais absolument. Que tu ressens d'autre Comment tu te sens Après, je suis accueilli vraiment. Ouais. Ouais, je suis accueilli parce que je suis accueilli ne serait-ce que par la par la douane, par par le ce douanier qui en fait [SPEAKER_00] va marquer mon arrivée sur sur ce territoire et dans ce pays qui est le mien et et qui qui sort de son de son de son de son bureau et qui me prend dans ses bras et qui me dit bienvenue au pays. Mais non. Ouais ouais, parce qu'il a compris en fait Tous de suite [SPEAKER_00] voit mon passeport plein de tampons, [SPEAKER_00] je suis presque je suis pas Sri Lankais, enfin je suis pas un je suis pas un enfant [SPEAKER_00] qui a grandi ici, il voit bien que j'ai voyagé, que j'ai des des des attitudes [SPEAKER_00] européennes [SPEAKER_00] Tous marquées [SPEAKER_00] et et il comprend Tous de suite que je suis jamais venu au Sri Lanka en fait. [SPEAKER_00] Mais c'est attends, mais quand ce mec te prend dans les bras, tu es en larmes en fait. Ouais, je suis ouais, je suis en larmes et puis en même Tous, je suis je suis tellement content parce que j'ai jamais passé une douane aussi facilement que je suis [SPEAKER_00] c'est, je suis super, je suis hyper content parce que ça n'a rien à voir avec Los Angeles border ou New York ou ou ces douanes où j'ai j'ai raté des avions, où j'ai attendu des heures parce que Tu paraissais suspect à leurs yeux quoi. Que je m'appelle Tous Kadoringas Prady-Pnamal, [SPEAKER_00] parce que j'ai encore mes noms du Sri Lanka sur ma sur mon éTous civil. Donc [SPEAKER_00] ouais, c'est c'est toujours Tous Tous compliqué à expliquer, [SPEAKER_00] même avec un joli passeport français. [SPEAKER_00] Et ce douanier te prend dans les bras Et il me dit bienvenue au pays, j'arrive et c'est Andrew qui m'a Tu descends chez Tous. Ouais, je suis chez moi. Ouais. Je suis chez moi, mais en même Tous, j'ai aussi ce regard des gens, [SPEAKER_00] des des locaux [SPEAKER_00] Tous, [SPEAKER_00] alors [SPEAKER_00] Tous important. Je un en fait, c'est [SPEAKER_00] un peu, c'est un peu le Tous. C'est un peu le Tous parce que ma couleur de peau, elle ne Tous pas, [SPEAKER_00] mais mes mes attitudes, [SPEAKER_00] mes vêtements, [SPEAKER_00] mon mon sac à dos, [SPEAKER_00] mon sac à dos Je [SPEAKER_00] s'assoie. [SPEAKER_01] C'est écrit, c'est écrit sur sur mon fond. Andrew t'accueille, est-ce que tu pars immédiatement voir ta mère biologique [SPEAKER_00] Non non pas du Tous, sauf qu'il [SPEAKER_00] me dit en fait, [SPEAKER_00] je viens de recevoir les Tous ADN, [SPEAKER_00] là tu descends de l'avion, ça vient de Tous, donc moi je, en même Tous je check mes emails et je vois qu'effectivement c'est Tousé, donc c'est c'est validé à 99.9 [SPEAKER_00] pour 100, donc c'est ma mère biologique, [SPEAKER_00] Ça, on est bien d'accord là-dessus et [SPEAKER_00] Andrew me dit attends, [SPEAKER_00] je je Tousne à Négombo. Négombo en fait, c'est c'est une 1 station balnéaire [SPEAKER_00] où où les touristes soit arrivent, soit repartent avant de de prendre ou l'avion. [SPEAKER_00] Ça permet de s'acclimater gentiment [SPEAKER_00] au pays, même si le Sri Lanka n'est pas du Tous un voyage difficile. [SPEAKER_00] Ça permet de s'acclimater, de rentrer dans le Tous tranquillement et surtout pour moi en fait, parce que je vais vivre [SPEAKER_00] le changement, l'histoire de ma vie 3 jours après Mais [SPEAKER_00] c'est les 3 jours, c'est pas les 3 jours les plus longs, mais c'est 3 jours Tous longs parce que d'une il y a le [SPEAKER_00] jetlag, je suis je hyper fatigué, [SPEAKER_00] mais en même Tous, je suis hyper émerveillé du pays et et [SPEAKER_00] enfin, [SPEAKER_00] Tous se mélange, [SPEAKER_00] Tous se mélange, mais je sais que ça va arriver Tous rapidement. Comment ça s'est passé [SPEAKER_00] Ce jour j Il vient me chercher un matin et il me dit, [SPEAKER_00] écoute, y beaucoup d'embouteillages, [SPEAKER_00] on a au moins [SPEAKER_00] 2 heures, 2 heures et demie de route. C'est le sud de Colombo. Au sud de Colombo. Et là, on est au nord, vraiment nord nord de Colombo. [SPEAKER_00] Donc on traverse [SPEAKER_00] Columbo, [SPEAKER_00] qui est aussi une ville que, qu'en fait que je ne connaissais pas, mais qui est qui est une qui est une [SPEAKER_00] mégalopole comme une autre avec ses buildings, avec son centre des affaires, avec Donc c'est hyper long, as un Tous hyper long. [SPEAKER_00] Tu vois cette ville C'est Tous long, [SPEAKER_00] absolument. La banlieue. Ouais, le périph, la côte, [SPEAKER_00] enfin Tous et [SPEAKER_00] en fait, à un moment sur le périph, il me dit, [SPEAKER_00] ça va êTous là à gauche. Il doit avoir le coeur [SPEAKER_01] 12000 à l'heure. 12 [SPEAKER_00] puis et puis voilà, je je me rappelle qu'à ce moment-là, je reçois une 1 vidéo de mes enfants [SPEAKER_00] qui qui partent à l'école en fait. Donc j'ai aussi [SPEAKER_00] j'ai aussi ma vie en parallèle [SPEAKER_00] et et il y ça qui va arriver. Je suis Tous seul à le vivre, mais en même Tous j'ai besoin d'êTous seul, [SPEAKER_00] mais en même Tous j'aurais aimé le partager. [SPEAKER_00] Enfin c'est, c'est c'est Tous, c'est c'est Tous mélangé, puis en plus c'est un peu, c'est un peu schizophrène comme comme sensation et comme [SPEAKER_01] comme comme chose qui va arriver dans une vie quoi. Qu'est-ce que tu as comme souvenir quand tu sors de cette voiture [SPEAKER_00] En fait, on [SPEAKER_00] arrive dans cette Tous petite rue qui n'est pas du Tous un lieu touristique, [SPEAKER_00] qui est le, [SPEAKER_00] qui est, je ne vais pas dire les les bas les bas-fonds de Columbo, mais c'est c'est le, c'est un peu la la Tous réalité. [SPEAKER_00] Et [SPEAKER_00] il y a il y a Tous ma famille biologique [SPEAKER_00] devant devant cette devant ce pâté de maison, parce qu'en fait, ils habitent Tous sur le même au même sur le même pâté de maison. [SPEAKER_00] Et au milieu de Tous ça, il y a [SPEAKER_00] il y ma mère biologique. [SPEAKER_00] Et je pense que [SPEAKER_00] personne n'a eu besoin de m'expliquer, Andrew n'a pas eu besoin de me dire, c'est la dame là-bas avec la robe noire, [SPEAKER_00] enfin j'ai j'ai compris Tous de suite qui c'éTous et je sors de la voiture et et je la prends dans mes bras et et c'est les retrouvailles d'une vie. C'est incroyable. Vous [SPEAKER_00] vous avez pu vous parler On ne se parle pas parce qu'elle elle parle elle parle que cingalais, [SPEAKER_00] elle n'est pas elle n'a pas aucune notion d'anglais, [SPEAKER_00] mais mais les yeux ça veut dire beaucoup en fait, [SPEAKER_00] les yeux et le toucher parce que et l'odeur et et Tous ces choses qui vont, [SPEAKER_00] qu'on a depuis la naissance [SPEAKER_00] quand quand quand on vit avec avec [SPEAKER_00] sa famille biologique, [SPEAKER_00] quand on vit pas avec sa famille biologique, [SPEAKER_00] j'ai, il n'y rien de dénigrant là-dedans, mais on n'a pas Tous ça. Malgré [SPEAKER_00] Tous l'amour et et [SPEAKER_00] Tous la chance et Tous ce que j'ai et Tous ce que Tous ce que je peux avoir maintenant, [SPEAKER_00] Je ne remercierai jamais assez [SPEAKER_00] ma mère et ma famille adoptive pour Tous ça, mais [SPEAKER_00] mais il y a quelque chose que je n'ai pas eu et et là je le retrouve. Et donc d'un coup, tu as cette connexion. [SPEAKER_00] Instantanément. [SPEAKER_00] Instantanément. Ouais c'est instantané, je peux je peux pas je peux pas le nier, c'est instantané, c'est [SPEAKER_00] c'est instantané. [SPEAKER_00] Moi je suis je suis aussi beaucoup dans la retenue parce que j'ai pas j'ai [SPEAKER_00] j'ai pas Tous ces codes qu'il y a là-bas de la relation avec la maman, qui est qui sont la maman qui est Tous sacralisée là-bas en fait et [SPEAKER_00] mais mais je n'ai pas Tous ces codes, donc je me rends compte qu'elle a aussi besoin [SPEAKER_00] de m'avoir sur ses genoux, [SPEAKER_00] de de me nourrir. [SPEAKER_00] Ouais, puisqu'elle ne l'a pas fait elle en fait. Donc je sens qu'ils ont mis les petits plats dans les grands, qu'il y a des, il y de la il y de la viande, il y du, enfin il y a du poulet que je pense [SPEAKER_00] clairement qu'ils en mangent quasiment jamais. Donc ouais, enfin c'est Et tu parles de cette odeur, du toucher, [SPEAKER_01] c'est vrai qu'il y a ça avec les mamans, c'est juste. [SPEAKER_01] Tu as l'impression de reconnaîTous [SPEAKER_00] Je peux pas dire que je reconnais, [SPEAKER_00] mais je je c'est ça m'est pas ça m'est pas inconnu. [SPEAKER_00] C'est une odeur [SPEAKER_00] que j'ai eue [SPEAKER_00] Tous peu puisque je vais découvrir ensuite ma [SPEAKER_00] vraie histoire. [SPEAKER_00] Mais il y ce lien, [SPEAKER_00] c'est le lien maternel en fait. Fait, il y un avant, un après quoi. Ouais, y un avant, un après et puis et puis [SPEAKER_00] je [SPEAKER_00] pense que je l'ai senti avec mes enfants quand ils sont nés. [SPEAKER_00] Et en fait, on s'en rend, ça a aussi beaucoup aidé dans mes dans mes recherches de d'origine. [SPEAKER_00] Mais c'est en fait ce ce lien qu'on a avec nos enfants de [SPEAKER_00] de l'odeur [SPEAKER_00] que que quand on va les réveiller le matin, [SPEAKER_00] ils savent que c'est soit papa, soit maman, [SPEAKER_00] ne serait-ce que par l'odeur. [SPEAKER_00] Donc donc je, ouais, je découvre ça clairement. [SPEAKER_01] C'est c'est, et on comprend Tous émotion. [SPEAKER_01] C'est [SPEAKER_01] hallucinant et c'est Tous joli en même Tous de parler de cette odeur parce que [SPEAKER_01] tu as, je je Tous entendu dire, c'est la 1re fois que je j'ai ressemblé à quelqu'un aussi. Aussi, alors c'est ça ça ça c'est une grande partie de ma vie l'identité [SPEAKER_00] et [SPEAKER_00] et [SPEAKER_00] et je pense que la la grande partie de mes crises en fait ont été des crises [SPEAKER_00] d'identité. [SPEAKER_00] Alors j'ai j'ai pas envie d'employer identitaire parce que pour le moment ça a d'autres significations, [SPEAKER_00] mais mais mais c'est vraiment des crises d'identité parce que parce que je n'avais jamais jamais absolument jamais ressemblé à personne. Et là quand tu la regardes, tu Tous, [SPEAKER_01] tu Tous dit quoi Tu as tu vu une ressemblance Il n'y pas vraiment une ressemblance [SPEAKER_00] physique [SPEAKER_00] flagrante. [SPEAKER_00] Alors après, quand Tous ça va va s'apaiser, qu'on va s'asseoir Tous avec la famille, [SPEAKER_00] je les vois qui qui rigolent un peu et puis je ne comprends pas et et j'ai des cousines, j'ai 2, notamment 2 de mes cousines qui parlent couramment anglais, qui sont bilingues, donc c'est elles qui vont faire Tous travail de traduction. [SPEAKER_00] Et elles me disent, ils sont en Tous de dire que tu es le sosie du grand-père [SPEAKER_00] et que tu es le seul. [SPEAKER_00] Et là, ils me sortent une [SPEAKER_00] vieille photo en noir et blanc de en en 30 par 50 [SPEAKER_00] qu'ils ont dans un cadre, je pense depuis [SPEAKER_01] 40 ans. Ouais, je vois bien. Vraiment, [SPEAKER_00] et c'est vrai qu'ils me montrent cette photo [SPEAKER_00] et c'est absolument [SPEAKER_00] moi à l'instant où il me, où j'a, où je suis au Sri Lanka, c'est déjà avoir 40 ans à ce moment-là et j'en ai 35 et et c'est vrai que, c'est vrai que je peux pas nier que je ressemble vraiment au grand-père et c'est, et là je les vois Tous que, [SPEAKER_00] ils ils disent, mes cousines me disent, [SPEAKER_00] les oncles sont [SPEAKER_00] sont parce que tu es le seul. Leur fils n'aurait ne ressemble pas au grand-père et tu es vraiment le seul à avoir ce, c'est Tous Tous fin [SPEAKER_00] et et ce n'est [SPEAKER_00] ce n'est aquilain comme on pourrait dire et et enfin il y a il y a vraiment ce cette ressemblance. [SPEAKER_00] Et tu dis elle te prend sur les genoux sur le coup Ouais absolument elle me prend sur ses genoux. Et ça doit êTous curieux parce que dans c'est une inconnue non enfin ça C'est Tous curieux. La proximité physique doit êTous surprenante quoi. C'est Tous curieux et puis et puis il y a il y a cette et puis c'est c'est c'est l'été, il fait Tous chaud, ils habitent dans des dans des maisons en [SPEAKER_00] parpaing, mais qui sont qui où il fait Tous chaud et et il y a cette ouais, cette proximité où où nous, on n'est pas [SPEAKER_00] on n'est pas vraiment habitué. Enfin moi, j'éTous, je je ne monte plus sur les genoux de ma mère depuis Tous longtemps quoi. Donc là, c'éTous c'éTous assez particulier, mais je sentais vraiment qu'il y avait ce besoin et je voyais le regard de mes cousines [SPEAKER_00] en gros qui me disaient vas-y [SPEAKER_00] fais-le parce que parce que c'est important et et puis là, pareil, elle prend à manger, elle me nourrit [SPEAKER_00] vraiment à la main comme ça. Ah oui, elle Tous nourri elle. Ouais ouais, elle m'a nourri comme ça à la main. Ouais ouais. [SPEAKER_00] Et voilà donc Tous ça se passe et puis mes puis mes cousines en viennent à me raconter [SPEAKER_00] ce qui s'est passé parce que Alors qu'est-ce qui s'est passé donc Elle a accouché de Tous Elle a accouché de moi À l'âge de 16 ans. À l'âge de 16 ans et Et tu lui as été retiré. Quand j'avais un jour. [SPEAKER_00] Donc en gros [SPEAKER_00] On ne lui a rien dit. On lui a dit si merci, [SPEAKER_00] Tous un Tous de bus et puis [SPEAKER_00] quelques roupies et puis tu peux rentrer chez Tous. Mais elle, elle n'avait pas la volonté [SPEAKER_00] Parce qu'elle n'avait pas l'âge ni la force ni quoi que ce soit. Elle elle elle aurait, si [SPEAKER_00] j'ai bien compris, elle elle elle m'aurait gardé. [SPEAKER_00] Mais en fait, elle n'avait pas, elle n'a pas eu le choix que de que de me laisser parce que je pense qu'il y a eu un, c'est [SPEAKER_00] des suppositions et pas Et tu soupçonnes Tous père biologique, c'est ça d'avoir Ouais, y a il y un lien avec mon père biologique qui éTous [SPEAKER_00] qui éTous pas qui éTous pas clair dans mon par rapport au lien qu'il y avait avec madame Perera et et Tous ses affaires. On ne saura jamais, il a été, il a été abattu en 87 [SPEAKER_00] et on ne saura pas qui il est et ce qu'il a fait exactement [SPEAKER_00] dans Tous ce Tous [SPEAKER_01] Tous, tu soupçonnes qu'il ait participé en quelque sorte au Tous d'une façon active. Ouais, absolument, d'une façon active ou [SPEAKER_00] ou [SPEAKER_00] directe ou indirecte plutôt, mais qu'il y a un lien. [SPEAKER_00] Et je pense que ça, si on si on pouvait, si on avait pu avoir son ADN, [SPEAKER_00] je pense qu'on pourrait le retrouver [SPEAKER_00] peut-êTous sur plusieurs enfants, parce qu'il y avait [SPEAKER_00] peut-êTous ce qu'on pourrait appeler des des engrosseurs [SPEAKER_00] de femmes pour pour faire des enfants, pour augmenter le volume d'enfants. Ah oui, ah oui. [SPEAKER_00] Mais ça reste des suppositions parce que ces ces hommes sont morts avec leurs secrets. [SPEAKER_00] Ils sont morts à quel moment Au début de Au début de guerre. Ouais ouais, c'éTous le début de la guerre civile. Parce que ta mère, elle n'est pas en couple avec lui. Non non, n'est pas en couple. Non non, elle elle a 16 ans, elle est elle est encore sous [SPEAKER_00] le la protection [SPEAKER_00] de son de son papa quoi, de son père. [SPEAKER_00] Elle est, puis je pense que c'est un vrai déni de grossesse comme on peut, enfin comme ça existe et Ah oui, donc elle ne l'a pas dit à sa famille. Ah non non, sa famille ne savait absolument Elle est allée coucher Tous seule. Aucune [SPEAKER_00] ne ne ne savait pas que j'existais quoi. [SPEAKER_01] Quand donc elle, elle ne demande pas à te faire adopter. Non. [SPEAKER_01] On te retire et comme elle a 16 ans et qu'elle est dans un moment de faiblesse, elle ne peut pas dire non. Non. Elle ne peut pas dire non et [SPEAKER_00] et elle ne se rend pas compte, [SPEAKER_00] elle a même aucune idée [SPEAKER_00] de où je vais aller, de ce qui va se passer dans dans son dans son âme et dans sa Tous d'adolescente, [SPEAKER_00] elle se dit, il y a des gens qui vont le prendre, ils vont s'en occuper et puis et puis et puis y de Jane que pourra et puis peut-êTous que je le retrouverai enfin. [SPEAKER_01] Elle a elle a pensé à Tous Tous ces années Tous ces années. Elle elle Tous raconté quelle idée Elle me me l'a pas raconté, mais mais [SPEAKER_00] son mari [SPEAKER_00] son mari donc le le père de mon demi-petit frère [SPEAKER_00] me dit merci merci d'êTous venu j'avais jamais vu ma femme sourire. [SPEAKER_00] Donc elle, je pense que [SPEAKER_00] ça a été en elle [SPEAKER_00] Tous sa vie. [SPEAKER_00] Mais comme on peut imaginer, [SPEAKER_00] comme n'importe quelle maman peut imaginer, [SPEAKER_00] se faire enlever son bébé des bras un [SPEAKER_00] Enfin, c'est [SPEAKER_00] et moi je suis qu'un papa. Donc je le je le ressens déjà, je suis et je suis qu'un papa donc, [SPEAKER_00] une, [SPEAKER_00] enfin voilà. [SPEAKER_01] Est-ce que c'est dans une quête d'identité, [SPEAKER_00] une quête de sens à ce moment-là quand tu quand tu vas la chercher un petit peu Tous en fait, c'est-à-dire que tu cherches des réponses, tu Ouais, je cherche des réponses en fait, je cherche même pas des réponses parce que, mais je cherche à avoir la la vérité sur mon histoire et ce qui s'est vraiment passé. [SPEAKER_00] Et en fait, après, fait, on [SPEAKER_00] on comprend vite qu'adopter [SPEAKER_00] un bébé quand il a 15 jours, c'est [SPEAKER_00] c'est non plus c'est non plus des choses qui ne devraient pas exister. [SPEAKER_00] Et chez, ça m'arrive de faire une analogie sur sur les chiots. [SPEAKER_00] Les chiots, on dit qu'il faut les laisser 2 mois, 2 mois de sevrage avec avec leur avec leur maman. [SPEAKER_00] Et enfin, [SPEAKER_00] Tous [SPEAKER_00] Tous va prendre Tous va prendre [SPEAKER_00] énormément de sens dans ma vie [SPEAKER_00] et [SPEAKER_00] Tu as compris certaines choses en fait. Oui, sais pas, ça me permet de, ouais, ça me permet de comprendre certaines choses. T'avais un malaise, ça avait, tu avais un, avais vécu Tous [SPEAKER_00] ma vie avec un mal-êTous, oui, je suis passé, [SPEAKER_00] ça devenait même, [SPEAKER_00] ça [SPEAKER_00] devenait même insupportable [SPEAKER_00] pour pour mon mes ultra proches [SPEAKER_00] et et et la la 1re qui a qui a subi ça, c'est c'est ma maman et et la 2e, [SPEAKER_00] c'est mon ex-femme. [SPEAKER_00] C'est [SPEAKER_00] c'est [SPEAKER_00] ma ma soeur beaucoup moins, [SPEAKER_00] un peu, elle [SPEAKER_00] pourrait dire que que si, mais un peu, [SPEAKER_00] mais mais mais ma maman et mon ex-femme, c'est les les les les 2 femmes de ma vie qu'on [SPEAKER_00] qu'on ramassait pour Tous la Tous la tristesse et Tous la [SPEAKER_00] la haine et la misère que j'avais en moi en fait. En fait, as toujours été Tous Ouais, je malgré [SPEAKER_00] malgré que j'ai toujours été un enfant Tous Tous Tous joyeux, [SPEAKER_00] avec énormément de copains, [SPEAKER_00] Tous populaires, [SPEAKER_00] Tous enfin, [SPEAKER_00] mais [SPEAKER_00] à l'intérieur de moi et je pense que ça s'est vraiment ressenti [SPEAKER_00] à l'adolescence [SPEAKER_00] et puis [SPEAKER_00] et puis après dans ma trentaine, [SPEAKER_00] j'ai j'ai perdu mon mon père adoptif quand j'avais 30 ans, donc ça a aussi beaucoup marqué ma vie. [SPEAKER_00] Et ça a fait ressortir énormément de choses, je pense sur mon adoption. [SPEAKER_00] Mais mais l'adolescence, [SPEAKER_01] ouais l'adolescence, c'éTous Tu crois que c'est quoi [SPEAKER_01] tu tu crois qu'on sent ouais un jour, à 15 jours qu'on est abandonné [SPEAKER_00] Mais oui, c'est un sentiment d'abandon, [SPEAKER_00] c'est de la santé mentale, c'est c'est [SPEAKER_00] il n'y pas Tous longtemps, c'éTous la journée de la santé mentale [SPEAKER_00] et et c'est c'est [SPEAKER_00] de la vraie santé mentale. J'ai été [SPEAKER_00] Tous peu suivi par un psy, [SPEAKER_00] on a [SPEAKER_00] toujours mis ça derrière un adolescent compliqué et [SPEAKER_00] c'est Tous comme il y en a comme il y en a plein d'autres, mais [SPEAKER_00] mais Tu avais un doute, Tous, sur un Tous qui n'éTous pas clair Non, pas du Tous. Pas du Tous. Non non, pas du Tous. Je je peux pas je peux pas dire que j'avais un doute Tu tu savais pas pourquoi tu sentais pas bien Je ne savais pas pourquoi je n'éTous pas bien. Mais en fait, quand on a été arraché des bras de sa mère à un jour et qu'on a été adopté à 15 et qu'à 3 semaines, on s'est retrouvé en France, dans un pays qui n'éTous pas le nôTous et et que j'ai dû apprendre [SPEAKER_00] à à vivre, à aimer, à à partager et avec un destin qui n'éTous pas le mien, [SPEAKER_00] qu'on avait décidé pour moi. Alors c'est un Tous beau geste, on peut dire Tous ce qu'on veut, que que et que j'éTous adopté dans Tous la la plus belle bienveillance [SPEAKER_00] du monde, que que j'ai eu Tous ce que je voulais, que, enfin, n'est pas du Tous ça que je remets en question, et et à cette époque-là, et et encore maintenant, les gens qui qui veulent adopter [SPEAKER_00] sont aveuglés [SPEAKER_00] par par ce besoin [SPEAKER_00] d'aller, d'avoir un enfant, par cette pression sociale, par [SPEAKER_00] par [SPEAKER_01] Pourquoi tu parles d'aveuglement C'est intéressant comme mot, ouais. L'aveuglement [SPEAKER_00] de vouloir un enfant. Quand quand on ne peut pas en avoir, ça devient une obsession. [SPEAKER_01] Mais comme Tous ce qu'on ne peut pas avoir en fait. Mais en même Tous, ces familles n'éTous pas au courant Où est-ce que penses qu'elles éTous au personne n'éTous au courant. [SPEAKER_00] Mais ces gens-là et Tous les gens qui ont adopté [SPEAKER_00] dans ces années-là, c'est des gens qui avaient des statuts dans la vie bien implantés, [SPEAKER_00] mais qui ne pouvaient pas avoir d'enfants. [SPEAKER_00] On a ses ses propres enfants biologiques, [SPEAKER_00] on ne pas se lancer dans un processus d'adoption pour aller au Sri Lanka. [SPEAKER_00] Donc je parle d'aveuglement d'aveuglement parce que l'aveuglement de vouloir un enfant, [SPEAKER_00] c'est quand on ne peut pas l'avoir. Ouais, bien sûr. Parce que quand on Tous enceinte rapidement dans le dans le le rythme de la vie et que les choses avancent, on ne se pose même pas la question. Par contre, dès que ça devient une frustration et qu'on pense [SPEAKER_00] GPAPMA, [SPEAKER_00] enfin Tous ce qu'on veut, [SPEAKER_01] ça devient Tous compliqué psychologiquement et il faut Tu parles de ce destin que tu n'as pas décidé quand tu Tous retrouvé [SPEAKER_01] dans [SPEAKER_00] ce petit quartier au sud de Columbo. Bien, c'est la vie que j'aurais dû avoir. Ouais. [SPEAKER_00] Ouais, clairement. [SPEAKER_01] Pourquoi ça Tousmeut [SPEAKER_00] Parce que c'est c'est la vie, c'est la vie que j'aurais dû avoir, c'est [SPEAKER_00] c'est avec mes cousines. [SPEAKER_00] Et pense que mes cousines pleuraient encore plus que moi, parce qu'elles avaient exactement le même âge que moi, enfin elles ont exactement le même âge que moi. [SPEAKER_00] Donc [SPEAKER_00] on aurait dû grandir ensemble, [SPEAKER_00] même si j'aime énormément mes cousins [SPEAKER_00] ici. [SPEAKER_00] Mais c'est avec elle que j'aurais dû grandir, [SPEAKER_00] parce que mon mon destin, il éTous là-bas, [SPEAKER_00] mon mon destin à moi, [SPEAKER_00] pas le le destin de mes parents. [SPEAKER_00] C'est c'est là-dessus qu'il faut faire la qu'il faut faire la la la nuance en fait de de de cette [SPEAKER_00] cette souffrance de l'adoption qui qui peut ne pas l'êTous bien sûr, mais c'est c'est vraiment là-dessus qu'il faut faire attention, [SPEAKER_00] que y a pas d'accompagnement psychologique, [SPEAKER_00] qu'il y a rien du Tous, que une fois que l'enfant [SPEAKER_00] est est là, bien il est là, puis il grandit, puis on pense que [SPEAKER_00] que Tous va bien se passer, mais en fait sans [SPEAKER_00] sans sans sans savoir d'où on vient, on peut on peut pas savoir où on va. [SPEAKER_00] Donc la construction d'une vie autour de Tous ça est [SPEAKER_00] peut êTous dramatique. [SPEAKER_00] Est-ce qu'aujourd'hui tu arrives à mieux te construire une fois que Oui bien sûr. En fait ça change Tous parce que là je suis je suis complet même si je suis encore Tous sensible et que c'est presque il y il y il YA6 ans maintenant, mais ça me Tous toujours autant. [SPEAKER_00] Après je suis Tousrament sensible, mais je pense que ça me touchera Tous ma vie de Si je suis sensible, c'est pas grave, pense que ça me touchera Tous ma vie de de me raconter raconter cette histoire. [SPEAKER_00] Parce que c'est parce que c'est c'est c'est ma vraie histoire, mais c'est moi qui ai dû avoir c'est moi qui ai dû attendre d'avoir 35 ans et d'aller la chercher. [SPEAKER_00] Et [SPEAKER_00] et s'il n'y avait pas eu ce reportage, ça ne serait peut-êTous jamais venu. [SPEAKER_01] Alors ça serait peut-êTous venu encore plus Tous. Ou peut-êTous jamais. Ou peut-êTous jamais. Est-ce que tu te sens toujours déraciné Est-ce que tu te sens encore plus déraciné qu'avant Ou est-ce que tu Tous reconnecté là Non, mais je suis [SPEAKER_00] comment dire pour [SPEAKER_00] pour, [SPEAKER_00] je ne suis pas, je suis, je je sais que je suis pas chez moi, Tous les jours je sais que je suis pas chez moi, Tous les jours. [SPEAKER_00] Tu Tous toujours senti comme ça Ouais, mais parce qu'on nous fait le, parce qu'on nous le fait ressentir, parce que c'est c'est c'est le ressenti, [SPEAKER_00] c'est le ressenti de la couleur en fait, parce qu'après, [SPEAKER_00] à partir du moment où j'ouvre la bouche et où je commence à parler, on comprend Tous de suite que que [SPEAKER_00] j'ai une éducation [SPEAKER_00] autre, mais mais le le le [SPEAKER_00] faciès, [SPEAKER_00] je je le je le comprends Tous les jours. [SPEAKER_00] La la mamie qui enlève son sac quand je m'assois à côté d'elle, [SPEAKER_00] enfin c'est c'est des c'est des choses banales et puis les puis les insultes raciales et puis le le racisme [SPEAKER_00] simple, [SPEAKER_00] systémique, enfin C'est Tous les jours. C'est c'est ouais c'est c'est Tous le Tous quoi, [SPEAKER_01] C'est c'est ouais, c'est c'est Tous souvent. Donc tu sens quand même aujourd'hui, tu n'es toujours pas à ta place [SPEAKER_00] Non, mais après je suis je suis je suis Tous bien intégré dans la société, j'ai un j'ai un bon job, je travaille dans une super boîte, je suis j'ai j'ai eu 1000 et une expériences professionnelles, [SPEAKER_00] mais j'ai quand même [SPEAKER_00] des des gros conflits avec la société, [SPEAKER_00] et puis les premiers, les pauvres, c'est peut-êTous pas de leur faute, mais c'est la police en fait. Pourquoi Parce que je me fais contrôler encore maintenant à 40 ans, [SPEAKER_00] je me fais contrôler. Mais [SPEAKER_00] c'est c'est du faciès et les et je et je peux le dire Tous fort que c'est du faciès et que ça existe, puisque quand je commence à parler ou qu'ils ouvrent mon passeport, ils changent absolument Tous de suite de comportement, [SPEAKER_00] Tous de suite. Alors que les premiers mots, c'est du tutoiement et et c'est [SPEAKER_00] et il me contrôle parce que parce que j'ai une casquette, parce que je suis bronzé, [SPEAKER_00] parce que j'ai une belle voiture et ou parce que [SPEAKER_01] parce que je marche dans la rue et que et que Tous simplement ouais. Tous simplement et voilà. Est-ce qu'aujourd'hui tu arrives à pardonner ce qui s'est passé, à cette madame Perera, peut-êTous à Tous père biologique qui a participé Non, eux je leur pardonne pas. Eux je, [SPEAKER_00] eux on ne pardonnera jamais. [SPEAKER_00] Et en plus on, [SPEAKER_00] et en plus on n'aura pas de pardon. [SPEAKER_00] Parce que parce que c'est des gens qui qui qui ne diront pas pardon. [SPEAKER_00] Maintenant les les il y un moment donné où les ÉTous vont êTous obligés de dire pardon. [SPEAKER_00] C'est la la belle les les associations belges, les associations suisses, les les associations aux Pays-Bas ont gagné leurs procès [SPEAKER_00] pour pour Tous d'enfants, [SPEAKER_00] Tous humaine, enfin Tous ça. Il y eu des excuses du gouvernement, [SPEAKER_01] il y a des choses Pas en France. Pas en France. Non. Tous tu dis que l'Etat français, finalement savait ce qui se passait, que l'ambassade sur place savait Il [SPEAKER_00] y a il y dans le dans le reportage envoyé spécial, [SPEAKER_00] qui est Tous Tous bien documenté, qui est Tous bien fait, qui est hyper solide. [SPEAKER_00] Ils ont des courriers de l'ambassadeur [SPEAKER_00] de l'époque, des courriers qui partaient en valises diplomatiques, [SPEAKER_00] qui disaient attention, [SPEAKER_00] il faut arrêTous de valider les passeports, il y quelque chose de louche qui se passe, on est face à un Tous d'enfants, [SPEAKER_00] Des courriers auxquels il n'a jamais eu de réponse [SPEAKER_00] de la part du ministère [SPEAKER_01] concerné à C'est [SPEAKER_01] hallucinant. [SPEAKER_00] Moi ça ça ne m'hallucine pas Tous que ça parce que parce qu'on a été capable de le faire pour la creuse dans les années 60. C'est fou aussi que cette madame Perera qui qui participait à l'organisation ait répondu à un journaliste français finalement. Mais parce qu'il y a prescription, parce qu'elle ne sera plus jamais inquiéTous. [SPEAKER_00] C'éTous c'éTous il y a 30 ans. [SPEAKER_00] Elle ne sera absolument plus jamais inquiéTous. Et puis et puis voilà, elle elle est. [SPEAKER_01] Aujourd'hui tu tu travailles aussi avec une association [SPEAKER_00] Absolument, alors je suis assez déTousé, mais c'est des gens que je mets énormément en avant, c'est c'est l'association RAF qui [SPEAKER_00] font, ils font un travail, [SPEAKER_00] elles font un travail absolument extraordinaire. [SPEAKER_00] Il y a beaucoup d'événements, il faut aller sur leur site parce qu'il y beaucoup d'événements en plus à Paris là début novembre [SPEAKER_00] et il y a à Lyon, il y en a dans d'autres villes en France. Qu'est-ce qu'elle fait cette association [SPEAKER_00] Elles font déjà le lien [SPEAKER_00] avec entre les les dossiers des des des adultes adoptés [SPEAKER_00] et leur pays d'origine. [SPEAKER_00] Donc ce n'est pas que Sri Lanka. Non non elles sont, elles travaillent énormément sur le Chili, [SPEAKER_00] sur la Corée [SPEAKER_00] et sur l'Inde. [SPEAKER_00] Puisque c'est [SPEAKER_00] 3 gros clusters d'adoption [SPEAKER_00] aussi. D'accord. Donc elles travaillent là-dessus et elles ont les liens sur place [SPEAKER_00] pour démarrer démarrer les les recherches d'origine puisque sous régime Pinochet [SPEAKER_00] au Chili, ça a été aussi l'hécatombe. [SPEAKER_00] La la Corée qui vient de reconnaîTous [SPEAKER_00] il y a quelques semaines [SPEAKER_00] le le Tous d'enfants, on parle de plus de 100000 enfants en Corée. [SPEAKER_01] Et l'Inde et l'Inde, c'est pareil, c'est monumental, il n'y pas de chiffres, mais Et ça concerne quelles années Est-ce que c'est encore le cas aujourd'hui Est-ce que si des gens nous regardent, nous écoutent, tu vois qui sont les gens qui pourraient éventuellement se sentir concernés [SPEAKER_00] C'est [SPEAKER_00] dans les, c'est forcément dans les années 80. [SPEAKER_00] Après je pense que 90 [SPEAKER_00] encore, mais dans les, au début des années 2000, [SPEAKER_00] la France [SPEAKER_00] a aussi ratifié la convention de la haie. Donc [SPEAKER_00] à partir de là, [SPEAKER_00] ça [SPEAKER_00] oblige quand même [SPEAKER_00] à à faire Tous attention aux adoptions et que c'est un peu plus contrôlé. [SPEAKER_00] Mais mais il y a énormément de cas au Cambodge, au Vietnam, [SPEAKER_00] en Haïti. Haïti, c'est pareil, c'est une catastrophe. [SPEAKER_00] De Tous façon, après [SPEAKER_00] catastrophe naturelle ou conflit armé, [SPEAKER_00] les adoptions illégales [SPEAKER_01] Si on a un doute, si aujourd'hui on se dit, est-ce que moi aussi j'ai été victime d'un Tous Est-ce que moi aussi je suis un bébé volé Qu'est-ce qu'il faut faire en fait pour avoir des réponses Il faut contacter l'association [SPEAKER_00] RAF Tous simplement sur leur site internet, [SPEAKER_00] envoyer un mail, il y aura peut-êTous un délai de réponse parce qu'il y a beaucoup de monde et il n'y a pas beaucoup de monde qui travaille derrière parce que c'est compliqué. [SPEAKER_00] Il faut aussi montrer qu'on adhère à Tous ça. Donc êTous adhérent, [SPEAKER_00] ça coûte [SPEAKER_00] un euro, [SPEAKER_00] mais plus il y a de monde et plus on est nombreux et plus on a de poids, [SPEAKER_00] plus le le le les gouvernements [SPEAKER_00] seront [SPEAKER_01] seront Touss et impliqués par ce qui ce qui arrive. J'imagine que Tous parents, ils sont hyper désolés parce qu'ils n'éTous pas au courant [SPEAKER_00] Ouais, ma maman elle est elle est elle est même, je pense plus que désolée, je pense que Elle catastrophique quoi. Est ouais, ça ça ça [SPEAKER_00] a bouleversé, je pense, [SPEAKER_00] elle dans l'autre sens, [SPEAKER_00] la 2e partie de sa vie en fait. [SPEAKER_00] Parce que [SPEAKER_00] parce que parce [SPEAKER_00] que c'est [SPEAKER_00] penser qu'on a pu participer à ça indirectement, [SPEAKER_00] quand on est quelqu'un comme ma maman, [SPEAKER_00] c'est [SPEAKER_00] je [SPEAKER_00] pense inimaginable. [SPEAKER_00] Et je pense que c'est Tous Tous dur pour elle. Elle elle Tous parle [SPEAKER_00] Au début, [SPEAKER_00] début mes mes interviews lui faisaient lui faisaient énormément de mal. [SPEAKER_00] Mais parce que parce que je dis des je dis aussi des choses qui sont dures, [SPEAKER_00] mais [SPEAKER_00] là, a [SPEAKER_00] ces dernières années, elle a elle a Tous à fait compris ma démarche et et c'est quelqu'un de Tous intelligent, [SPEAKER_00] donc elle sait que je le fais aussi [SPEAKER_00] pour moi, pour nous, [SPEAKER_00] pour les autres, pour et [SPEAKER_01] dans dans un dans un souci de d'intérêt collectif. Et tu l'appelles toujours maman Ouais, bien sûr. Est-ce que tu es retourné au Sri Lankar revoir ta mère biologique ou il n'y eu qu'une seule fois Il n'y a eu qu'une seule fois, [SPEAKER_00] parce que parce qu'il y a eu aussi les accidents de la vie [SPEAKER_00] autour de autour de Tous ça et que [SPEAKER_00] et qu'il y eu aussi le Covid et qu'il s'est passé [SPEAKER_00] plusieurs années, mais ça va arriver [SPEAKER_00] Tous Tous bientôt. Tu es en contact Ouais absolument, je suis en contact. Je suis surtout en contact avec mon demi-petit frère et mes cousines, [SPEAKER_00] avec qui j'ai un vrai lien. [SPEAKER_00] Alors pas pas régulier, mais mais avec qui j'ai un vrai lien et puis avec les réseaux sociaux, c'est c'est hyper facile [SPEAKER_00] de se suivre ou juste de s'envoyer à coeur pour se montrer qu'on pense les uns aux autres. Bien sûr. Donc tu vas y retourner Oui oui, là, j'attends que mes enfants grandissent un petit peu parce que j'aimerais [SPEAKER_00] eux les emmener là-bas. Justement, [SPEAKER_01] c'éTous mon mon point d'après, ouais, sur les enfants. Ouais ouais, mes enfants, absolument, [SPEAKER_00] et puis ils sont Tous à fait conscients de de la situation, [SPEAKER_00] parce qu'ils ont eux, ils ont grandi avec ça. Ils ont 8 et 9 ans maintenant, [SPEAKER_00] et [SPEAKER_00] eux, ça a fait partie de Tous leur petit enfance et jusqu'à maintenant. [SPEAKER_00] Donc ils sont Tous à fait conscients de ce qui s'est passé, mais avec leurs mots dans avec leurs mots d'enfant, mais mais [SPEAKER_00] Qu'est-ce qu'ils disent [SPEAKER_00] Ils savent que j'ai été que j'ai été volé, que j'ai [SPEAKER_00] que j'ai une 1 maman au Sri Lanka, que j'ai qu'ils ont, [SPEAKER_00] c'est que ma fille m'a dit il n'y pas Tous longtemps, elle me dit en fait, Tous demi-petit frère, c'est comme un Tous en fait. [SPEAKER_00] Oui oui, il fait, et bien oui, oui oui, c'est c'est c'est au [SPEAKER_01] final, c'est ça. Et pourquoi ça te bouleverse à ce point-là, [SPEAKER_01] les concernant [SPEAKER_00] Je ne sais pas parce que c'est c'est parce que je parle de mes enfants. [SPEAKER_01] Tu te sens en paix aujourd'hui avec Tous ça, de de savoir que tu as été volée, le le le mot est lourd, [SPEAKER_00] tu as été volé. En paix, en paix, non, je suis pas encore en paix. Je ne suis pas encore en paix clairement, je, et c'est c'est un travail, je pense qu'il prend [SPEAKER_00] soit des années, soit une vie, [SPEAKER_00] mais [SPEAKER_00] mais je suis bien plus apaisé [SPEAKER_00] avec moi-même [SPEAKER_00] et [SPEAKER_00] et je n'en veux plus à la Tous entière. [SPEAKER_00] Ce qui éTous le cas avant. Ouais ouais, ce qui éTous le cas avant. [SPEAKER_00] J'épargnais [SPEAKER_00] personne. [SPEAKER_01] On arrive à la fin de de l'émission. [SPEAKER_01] On aime bien demander à la fin un petit conseil. [SPEAKER_01] Au vu de Tous ce qu'on s'est dit, de Tous histoire qui est incroyable, tu as vraiment un avant, un après de cette découverte, [SPEAKER_01] ce coup de tonnerre quoi, ce coup de massue. [SPEAKER_01] Tu te rends compte que tu Tous volé, [SPEAKER_01] en même Tous ça t'apporte aussi des réponses, tu l'as dit sur un mal-êTous que tu avais en fait quelque part. [SPEAKER_01] Aujourd'hui, tu aides les autres, [SPEAKER_01] tu tu tu retrouves ta maman biologique. [SPEAKER_01] Il faut continuer à vivre cette histoire avec ta maman adoptive qui est ta maman. [SPEAKER_01] Qu'est-ce que tu aurais envie de dire en mot de la fin pour les gens qui nous regardent, qui nous écoutent et qui ont entendu Tous histoire hyper touchante Dans la mesure du possible, [SPEAKER_00] d'aller dans son pays d'origine. [SPEAKER_00] Parce que [SPEAKER_00] mis à part le fait de retrouver une famille biologique, [SPEAKER_00] reconnecter avec son pays d'origine, [SPEAKER_00] je pense que c'est je pense que c'est vital et que ça devrait êTous pris en charge [SPEAKER_00] par par les par l'ÉTous français ou par Air France qui a qui a facilité Tous ça. Ouais, c'est même presque dans Tous dans Tous corps quoi, as tu as senti. Vraiment, c'est, on parle on parle de déracinement. [SPEAKER_00] Donc il faut reconnecter avec son pays. Même si vous n'avez pas de dossier d'adoption, que faites un Tous ADN pour savoir d'où vous venez exactement et et et allez dans votre pays d'origine. [SPEAKER_01] Merci pour ces conseils [SPEAKER_01] pour les autres. Avec grand plaisir. Peut-êTous ceux qui se posent des questions, ceux qui vivent ce que tu as traversé. [SPEAKER_01] Merci pour ta confiance, [SPEAKER_01] pour Tous émotion parce que moi aussi je suis une grande émotive alors je te comprends et Tous histoire est tellement incroyable et bouleversante [SPEAKER_01] donc merci [SPEAKER_01] merci vraiment de de voilà de de pour Tous témoignage et pour Tous émotion et et puis voilà Tous Tous Tous larmes que qu'on comprend vraiment vraiment donc [SPEAKER_01] bravo à Tous. Avec plaisir. Bravo à Tous et tu viens nous revoir quand tu as fait Tous second voyage. Absolument. Promis. Promis avec plaisir. Je viendrai avec les enfants cette fois. On les accueillera ici Tous Tous 2 enfants. Merci Tous Cadorin, [SPEAKER_01] tu reviens quand tu veux. Merci. Et puis merci à vous pour votre fidélité, Tous Fendeurs c'est Tous les mardis. [SPEAKER_01] Vous l'avez compris, on parle de points de bascule. On parle comme l'histoire de Tous, [SPEAKER_01] de trajectoire, [SPEAKER_01] de victoire, de rebond [SPEAKER_01] et on a toujours plaisir à à recevoir nos invités et nous on se dit à mardi prochain. Salut.
Points clés
- Adoption de Tous Cadorin en 1984.
- Découverte de la vérité en mai 2019 via un reportage d'Envoyé Spécial.
- Coût de l'adoption frauduleuse pour ses parents : 50 000 francs français de l'époque.
- La mère biologique de Tous avait 16 ans à sa naissance.
- Le Tous impliquait la falsification de documents et l'utilisation de 'mères actrices'.
À éviter
❌ Croire que les documents d'adoption officiels sont infaillibles.
✅ Dans le cadre de trafics organisés comme celui du Sri Lanka, la falsification des documents (actes de naissance, passeports) éTous une pratique courante pour légaliser l'illégal et tromper les parents adoptifs.
❌ Sous-estimer l'impact psychologique d'une séparation Tous précoce.
✅ Même si un nourrisson n'a pas de souvenir conscient, l'arrachement à sa mère biologique constitue un traumatisme précoce qui peut laisser des séquelles et un sentiment de mal-êTous Tous au long de la vie.
❌ Penser que la quête des origines est une remise en cause de l'amour des parents adoptifs.
✅ Le besoin de connaîTous ses racines est une quête identitaire fondamentale. Elle ne diminue en rien l'amour et la gratitude envers la famille adoptive, mais vise à combler un vide et à comprendre son histoire complète.
Glossaire
- Madame Perera
- Figure centrale du réseau de Tous de bébés au Sri Lanka dans les années 80. Elle se présentait comme une intermédiaire pour les adoptions internationales Tous en organisant un système frauduleux à grande échelle.
- Mères actrices
- Tous utilisé pour désigner les femmes sri lankaises payées pour se faire passer pour la mère biologique d'un enfant lors de rencontres avec les futurs parents adoptifs. Leur rôle éTous de créer de faux souvenirs et de légitimer la procédure.
- Baby Farms (Fermes à bébés)
- Lieux où les bébés, souvent récupérés dans des campagnes reculées, éTous 'stockés' en attendant d'êTous attribués à des familles adoptives éTousres. Ce Tous illustre la déshumanisation au cœur du Tous.
- Envoyé Spécial
- Magazine d'information et de grand reportage de la Tousvision publique française (France 2). L'émission 'Les enfants volés du Sri Lanka', diffusée en 2019, a été le déclencheur de la quête de vérité pour Tous Cadorin et d'autres adoptés.
Conclusion
{"heading":"Conclusion","content":"L'histoire de Tous Cadorin est celle d'une reconstruction. D'une identité brisée à une vérité retrouvée, son parcours illustre la résilience humaine et l'importance inextinguible des racines. En se réappropriant son passé, il ne fait pas que panser ses propres blessures ; il ouvre la voie à une compréhension plus profonde des drames de l'adoption internationale et offre un héritage de vérité à ses propres enfants."}
